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14/12/2008

La présomption de culpabilité - Julien Coupat - Tarnac- Yldune...

Les parents d'Yldune ont répondu en tchat aux questions des internautes le 10/12/2008 sur Rue89. j'ai choisit quelques questions et mis toute ou une partie des réponses, le tchat intégral étant visible sur Rue 89.

Avez vous-eu des signes de soutien d'associations et/ou des partis politiques et de leur représentants?"

"La Ligue des droits de l'homme a fait une déclaration prenant position sur l'affaire, demandant notamment le rejet de la qualification « terroriste » et dénonçant la « violation des garanties constitutionnelles des libertés".

Qu'est ce que le citoyen de base peut faire concrètement pour vous aider, vous et votre famille ?

Informer et que les gens se parlent entre eux. Plus il y aura de gens au courant de ce qui se passe, plus il y aura de chance que, d'abord, Yldune et Julien sortent de prison et surtout que soit abandonnée la qualification « terroriste ».

Nous préparons un site -fragmentsduvisible.org- pour le comité de soutien en Ile-de-France. Il y a des comités de soutien qui se créent partout, avec des informations, des événements, des groupes de discussions. Et tous les 11 de chaque mois, nous voulons faire quelque chose pour faire vivre ce soutien, en organisant des événements.

Pensez-vous élargir la bataille qu'il vous faut aujourd'hui mener contre l'ensemble des lois anti-terroristes?


Cette situation met en lumière une vraie dérive du droit. On leur a reproché de ne pas avoir de téléphones portables, de ne pas vouloir se soumettre à la biométrie, voire de vivre à la campagne, comme on a reproché à d'autres d'aller à la mosquée.

Pensez-vous que votre fille porte plainte pour peut-être, « diffamation » contre Alliot-Marie ou contre des journalistes ?

 

La présomption d'innocence a-t-elle été respectée ?

La réponse est dans la question. C'est ce qui nous a le plus choqué au départ : ils ont été accusés et condamnés, alors que la perquisition n'était pas terminée, ni les interrogatoires effectués. Au moment de la perquisition, les policiers ne lui ont posé aucune question. Ils ont fouillé systématiquement tout notre appartement.
La présomption n'a été respectée par personne, mais en plus on a tout de suite utilisé des mots pour faire peur comme « autonomes », « ultra-gauche », « anarchistes ».

Avez-vous eu des infos du parquet ou des enquêteurs concernant le moindre début de preuve matérielle (alors que les avocats n'ont pas accès au dossier pénal sauf erreur) ?


On a parlé d'empreintes, de traces ADN... tout cela a disparu aujourd'hui. Nous ne savons rien de plus que ce que tout le monde sait. Ce qui apparaît aussi dans le rapport de police publié par Mediapart -dont on ne sait s'il est authentique- c'est que tout cela ressemble à une machination. Nous n'avons pas vu l'avocat depuis qu'il a obtenu le dossier, mardi matin.

J'ai entendu que le mandat de perquisition datait du mois de juin, alors que l'arrestation a été effectuée au mois de novembre. C'est un délai vraiment un peu long s'il s'agissait vraiment de terroristes ! Est-ce que la police a donné une explication plausible sur ce délai ? Un mandat de perquisition suppose déjà des soupçons, mais de quoi ? Etaient-ils déjà considérés comme « terroristes » en juin ?


En fait, dans les deux papiers présentés au moment de la perquisition, le premier -qui ouvre l'enquête pour les services de police français- est daté du 16 avril. C'est le « kit nord-américain ». Une enquête a été ouverte à partir de cette date. L'autre document daté du 6 juin, il ouvre la possibilité de faire des perquisitions dans le cadre de cette enquête. Le dernier document, celui de l'exécution de la perquisition, est daté de la veille ou du jour même. Tout cela, nous le découvrons le 11 novembre à 6 heures du matin.

Les termes employés par les médias, la justice et le gouvernement dans cette affaire vous semblent avoir biaisé le traitement du dossier ?

C'est une perspective qu'on se réserve. Quand on voit le traitement de Mediapart, c'est un cas d'école. Le fait de laisser les noms en toute lettre avec les dates de naissance dans le rapport de police, cela veut dire que tu participes du lynchage et cela n'a plus rien à voir avec l'information. C'est de l'abus et c'est irresponsable.
Concernant Alliot-Marie, c'est juste navrant et une incompétence pour un ministre de l'Intérieur. Mardi, elle fait une déclaration en disant qu'il n'y a plus qu'un seul incarcéré. C'est un mensonge. Plus vite elle sera partie, mieux ce sera.

C'est plus que biaisé. La perquisition a duré cinq heures. Cinq minutes après la fin de la perquisition, la télévision était à notre porte. Les policiers n'étaient pas contents. Ils ont remis leur cagoule et ont caché le visage d'Yldune pour sortir. La volonté, c'était d'avoir ces images là pour les diffuser.
Quand Michèle Alliot-Marie a parlé, pendant la perquisition, les présentant comme les coupables, les terroristes, les images étaient déjà prêtes.

 

 

Ne sachant pas exactement où en est l'enquête, je me demande pour quel motif votre fille est maintenue en détention alors que (presque) tous les autres suspect-e-s arrêté-e-s ont depuis été remis en liberté.



J'aimerai bien le savoir précisément. L'avocat vient tout juste d'avoir le dossier. Au début, les policiers de la SDAT m'ont dit « c'est pour une enquête, on veut l'interroger ». J'ai répondu que s'ils l'avaient convoquée, elle y serait allée.
Cette histoire de figure du terrorisme vient un jour des Canadiens, un autre jour du FBI, donc elle a bien été fabriquée outre-atlantique. C'est ce que raconte la presse.

Avez-vous pu voir Yldune depuis son arrestation ?

La réponse est non. Par contre, on a des nouvelles récentes d'hier et d'aujourd'hui, puisque le juge a déclaré à son avocat qu'il avait signé une autorisation de visite. Depuis mardi, on a téléphoné au greffe de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis où il n'avait rien reçu. Aujourd'hui, nous avons recommencé à téléphoner au greffe, où il n'y avait toujours rien. L'avocat nous a dit que ce n'était pas normal.
On nous a conseillé de rappeler la pénitentiaire, la parole du juge ne pouvant être mise en doute. Et là, on a fini par avoir le secrétariat de la prison nous indiquant que cela passait par le greffe de la maison d'arrêt des hommes. Là aussi, il n'y a rien. A l'âge d'internet, c'est quand même étrange.

http://www.rue89.com/2008/12/10/sabotages-sncf-ils-ont-et...

 

interview radio de l'arrestation et de la pérquisition à Tarnac :    http://www.liberation.fr/politiques/0601439-anarcho-auton...

 

Pour les RG, l'enquête continue : http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200850/sabotages-revelati...

"L'enquête prend à nouveau un caractère international. "Nous travaillons en relation étroite avec le BKA allemand et la PJ italienne, confie une source proche de l'enquête. Et nous devrions nous rapprocher également très vite des Anglais, des Canadiens, du FBI américain, ainsi que des polices grecques et belges." selon le JDD.

 

 

Rappel de l’adresse de Julien Coupat, écrivez lui.

Le courrier est censuré, ne parlez pas des faits.

 

Julien COUPAT

N° d’écrou, 290173

42 rue de la santé

75014 PARIS.

 

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