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14/01/2009

Appel du parquet: risque de concertation frauduleuse

Sabotages SNCF : la compagne de Coupat reste en prison

C.J. (lefigaro.fr) avec AFP
14/01/2009 | Mise à jour : 19:41
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Le juge d'instruction a ordonné mercredi la remise en liberté d' Yldune Lévy. Mais la jeune fille demeure cependant incarcérée en raison d'un appel en urgence du parquet.

Comme son compagnon, Julien Coupat, le chef présumé du groupe responsable des sabotages des lignes TGV, Yldune Lévy reste derrière les barreaux. Après que le juge d'instruction a demandé la remise en liberté, libérer sous contrôle judiciaire, de la jeune femme, le parquet a fait appel en urgence mercredi soir de cette décision. C'est à la cour d'appel de Paris de se prononcer désormais sur la validité de la procédure de référé-détention

Le parquet de Paris justifie son opposition en raison notamment de «risque de concertation frauduleuse» entre la jeune femme et les sept autres prévenus du dossier qui ont déjà été remis en liberté. Le parquet avait utilisé la même procédure de référé-détention pour maintenir Julien Coupat en détention, fin décembre.

 

Coupat dépose une nouvelle demande de mise en liberté

 

Mise en examen le 15 novembre pour destructions en réunion et association de malfaiteurs à visée terroriste, Yldune Lévy est, avec Julien Coupat, la seule des neuf membres de la «cellule invisible» anarcho-autonome, mise en cause dans les sabotages des lignes de la SNCF, à être toujours incarcérée. La jeune femme de 25 ans a été entendue une première fois par le juge jeudi dernier. Le juge des libertés et de la détention (JLD) avait fixé comme condition préalable à toute libération que l'amie de Julien Coupat soit auditionnée.

Le couple Coupat-Lévy qui était placé sous surveillance car suspecté d'actes anarchistes, avait été vu le 7 novembre dernier à proximité d'une des voies ferrées, visées par un acte de sabotage, en train de jeter une lampe frontale et une brochure recensant des horaires et trajets de la SNCF. S'appuyant sur ce signalement et des témoignages, la police judiciaire soutient, malgré le peu d'éléments matériels à charge, que le groupe de Coupat envisageait le sabotage des lignes comme «un acte politique de déstabilisation de l'État».

 

Sabotages SNCF: le juge ordonne la libération d'Yldune Levy, appel du parquet

PARIS (AFP) — Le juge d'instruction chargé de l'enquête sur les dégradations contre des lignes ferroviaires à grande vitesse a ordonné mercredi la remise en liberté d'Yldune Lévy, qui reste cependant incarcérée en raison d'un appel en urgence du parquet, a-t-on appris de sources concordantes.

Thierry Fragnoli, le magistrat qui a mis en examen la jeune femme le 15 novembre pour "destructions en réunion et association de malfaiteurs à visée terroriste", a "signé aujourd'hui une ordonnance de remise en liberté sous contrôle judiciaire" d'Yldune Levy, a affirmé à l'AFP son avocat, Me Steeve Montagne.

"Je suis particulièrement heureux de cette décision, le juge a considéré que la libération d'Yldune ne pouvait pas nuire à la nécessaire recherche de la vérité dans le dossier", a-t-il souligné.

La compagne de Julien Coupat, chef présumé d'un groupe présenté comme "anarcho-autonome", n'a cependant pas été remise en liberté en raison d'un appel en urgence interjeté par le parquet, selon une source judiciaire.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris devra donc statuer sur ce référé-détention avant de décider ultérieurement si Yldune Lévy, âgée de 25 ans, doit être remise en liberté.

Les dates d'audiences de cette procédure n'étaient pas connues mercredi soir.

"Encore une fois le parquet s'oppose par une procédure d'exception à la mise en liberté de personnes en détention dans ce dossier", s'est insurgé Me Montagne.

Le 19 décembre, un juge des libertés et de la détention (JLD) avait ordonné la remise en liberté de Julien Coupat, chef présumé du groupe dit de Tarnac à l'origine des dégradations contre des lignes TGV fin octobre et début novembre.

Le parquet avait pris un référé-détention et la chambre de l'instruction avait finalement décidé une semaine plus tard de le maintenir en prison.

Yldune Levy, pour sa part, s'était vu refuser le 22 décembre une première demande de mise en liberté par un JLD au motif que celle-ci n'avait pas été interrogée sur le fond du dossier par le juge Fragnoli. Cette audition a eu lieu le 8 janvier.

A ce jour, des neuf mis en examen dans ce dossier, Julien Coupat et Yldune Levy restent les seuls à être en détention, lui à la maison d'arrêt de la Santé et elle à Fleury-Mérogis.

Trois autres membres de ce groupe, baptisé "cellule invisible" par les enquêteurs, initialement placés en détention provisoire ont été remis en liberté le 2 décembre.

Julien Coupat a, de son côté, déposé une nouvelle demande de mise en liberté, selon son avocate Irène Terrel. Aucune décision n'avait été prise mercredi soir, selon une source proche du dossier.

 

 

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