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23/01/2009

Pour le sourire d'Yldune

Sabotage SNCF: Yldune Lévy remise en liberté par la cour d'appel de Paris

AP | 23.01.2009 | 17:11

Yldune Lévy reste en liberté et sa défense attaque pour réclamer un non-lieu pour la jeune compagne de Julien Coupat, mise en examen dans l'enquête sur les actes de malveillance contre les lignes TGV de la SNCF. A la sortie de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, qui a confirmé vendredi la libération de sa cliente, Me Steeve Montagne a fustigé un dossier "construit" par le parquet.

Pour l'accusation, Yldune Lévy a un "mode de vie semi-clandestin, une pensée forcément subversive. Cette construction vient de voler en éclat", a déclaré le jeune avocat. Selon lui, sa cliente, trop émue pour s'exprimer elle-même, "a une grande volonté de retour à la normalité". "Elle va reprendre ses études et assurer sa défense pour obtenir un non-lieu", a-t-il indiqué.

Le contrôle judiciaire oblige cependant la jeune femme de 25 ans, étudiante en archéologie, à résider à Paris, à ne pas se rendre à Tarnac, lieu de rassemblement du groupe soupçonné des actes de sabotage contre la SNCF, et lui interdit le contact avec les autres suspects, ainsi qu'avec les parents de son compagnon, Julien Coupat. Une quarantaine de proches étaient venus vendredi au Palais de justice et ont accueilli la décision par des applaudissements.

"On est en droit d'attendre la libération de Julien maintenant", a souligné son père, Michel Lévy. "On reste combatifs pour Julien et après sur le dossier, c'est un non-lieu, soyons clairs. On demande des excuses et un non-lieu".

Pour Michel Lévy, le dossier reste vide: "il y avait un groupe, il n'y a plus de groupe, il y avait Bonnie et Clyde, il n'y a plus de Bonnie et Clyde", a-t-il ironisé, entouré d'une forêts de caméras et de micros, suivi par sa fille et son avocat.

Le 14 janvier, le juge d'instruction Thierry Fragnoli avait ordonné la remise en liberté d'Yldune Lévy, incarcérée depuis sa mise en examen pour "destruction en réunion en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" le 15 novembre 2008.

Le parquet avait interjeté appel de cette décision en choisissant une procédure d'urgence, le référé-détention, qui permettait le maintien en détention de la jeune femme. Mais dès vendredi dernier, la chambre de l'instruction avait estimé que cette procédure d'urgence n'était pas fondée et avait ordonné la libération d'Yldune Lévy. Une décision confirmée ce vendredi après l'examen de l'affaire au fond.

Pour le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, interrogé vendredi matin sur RTL ce dossier n'est pourtant "pas vide". "Je ne dis pas que M. Coupat est coupable, (...) il est encore présumé innocent, il dispose d'une défense efficace, mais le juge est en train de voir si les éléments qui sont dans le dossier sont à charge ou pas suffisamment à charge à l'égard de ce garçon et d'autres", a-t-il nuancé.

Julien Coupat est le seul des neuf mis en examen du dossier encore incarcéré depuis le refus, vendredi dernier, d'un juge des libertés et de la détention, de le remettre en liberté. Cinq de ces neuf personnes sont soupçonnées d'avoir participé à des actes de malveillance ayant visé la SNCF. Proches de la mouvance qualifiée d'"anarcho-autonome" par la police, elles sont suspectées d'avoir formé une "cellule invisible".

Des actes de malveillance ont été commis entre le 26 octobre et le 8 novembre contre des lignes TGV. Des fers à béton en forme de crochets ont été posés sur des caténaires en Moselle, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne, entraînant des retards dans la circulation de plusieurs dizaines de trains. AP

 

Yldune Lévy, la compagne de Julien Coupat, mise en examen dans l'enquête sur les dégradations contre des lignes ferroviaires à grande vitesse, a quitté vendredi en début de soirée la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) après avoir été remise en liberté par la cour d'appel de Paris.

La cour avait ordonné peu de temps auparavant, contre l'avis du parquet, la remise en liberté sous contrôle judiciaire d'Yldune Lévy qui est sortie peu après 18h30 de la prison.

"Maintenant, j'ai envie de rentrer chez moi avec mes parents et j'espère que Julien sortira très vite", a déclaré la jeune femme, 25 ans, une petite brune aux yeux noirs coiffée d'un bonnet de laine blanc, mise en examen pour "destructions en réunion et association de malfaiteurs à visée terroriste".

Son contrôle judiciaire lui interdit d'entrer en contact avec les autres mis en examen, de quitter la région parisienne et l'oblige à pointer au commissariat chaque semaine.

Le président de chambre Norbert Gurtner a infirmé le référé-détention pris par le parquet de Paris pour empêcher la remise en liberté d'Yldune Lévy, ordonnée par le juge d'instruction, estimant que cette procédure d'urgence en l'état ne se justifiait pas.

"C'est un échec complet pour le parquet, pour les ministres de la Justice et de l'Intérieur qui ont instrumentalisé dès le départ ce dossier en en faisant un dossier politico-médiatique", a dit son avocat Me Steeve Montagne, visiblement très ému, en saluant "l'indépendance" du président de chambre.

Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) avait dénoncé jeudi "l'entêtement de la ministre de l'Intérieur et du parquet à vouloir maintenir une qualification des faits volontairement disproportionnée". Le juge Thierry Fragnoli s'était aussitôt étonné qu'un syndicat exprime un avis sur un dossier dont il n'a "pas une connaissance approfondie".

Selon Me Montagne, le président Gurtner a été sensible "aux garanties de représentation" de sa cliente, à l'absence de risque de fuite à l'étranger ou de dangerosité d'Yldune, une jeune femme sans histoire qui poursuit des études à Paris et vit chez ses parents".

Mais pour être définitive, la remise en liberté d'Yldune Levy devra être confirmée vendredi par la cour d'appel de Paris qui examinera au fond l'appel du parquet contre sa remise en liberté.

Réunie cette fois en formation collégiale (un autre président et deux assesseurs), la chambre de l'instruction n'est en effet pas tenue de suivre l'arrêt pris ce vendredi par un président de chambre. Elle aura le choix entre confirmer la remise en liberté ou ordonner le retour en détention.

Elle "est bien entendu souveraine dans l'appréciation de ce dossier mais on va se battre pour obtenir la confirmation de la liberté d'Yldune", a déclaré Me Montagne.

Yldune Lévy s'était vu refuser le 22 décembre 2008 une première demande de mise en liberté par un juge des libertés et de la détention (JLD) au motif qu'elle n'avait pas été interrogée sur le fond du dossier par le juge Fragnoli. Cette audition a eu lieu le 8 janvier.

Après la remise en liberté de Yldune Lévy, des neuf personnes mises en examen dans ce dossier, Julien Coupat, chef présumé d'un groupe présenté comme "anarcho-autonome", restera le seul en détention, à la maison d'arrêt de la Santé.

Vendredi, un juge des libertés et de la détention (JLD) a rejeté une nouvelle demande de remise en liberté déposée par son avocate, Me Irène Terrel, qui a fait appel.

http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/211130/--Sabotage+...

 

à Julien, merci pour ta carte postale de " Paris et ses merveilles".

http://www.dailymotion.com/video/xwran_arno-vive-ma-liber...

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