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31/01/2009

soutien à Coupat

1.200 manifestants en soutien à Coupat

AP

31/01/2009

Quelque 1.200 personnes, selon les chiffres de la préfecture de police de Paris, ont manifesté cet après-midi en soutien à l'appel des comités de soutien à Julien Coupat, présenté comme le chef de la cellule soupçonnée de sabotages de caténaires SNCF.

Il reste le seul détenu dans ce dossier après la libération de sa compagne Yldune Lévy le 16 janvier dernier.

Partis du Quartier Latin, les manifestants ont rejoint la place Denfert-Rochereau en passant devant la maison d'arrêt de la Santé où Julien Coupat est incarcéré depuis le 15 novembre. La préfecture n'a pas signalé d'incidents.

Le 16 janvier, un juge des libertés et de la détention (JLD) s'était déjà opposé à la libération de Julien Coupat, une décision dont son avocate, Me Irène Terrel, avait fait appel, mais qui a été confirmée vendredi.

Le 19 décembre dernier, le jeune homme avait pourtant été remis en liberté par un autre JLD, mais le parquet avait interjeté appel et obtenu gain de cause le 26 décembre pour qu'il reste en prison.

Julien Coupat est écroué depuis le 15 novembre, date de sa mise en examen pour "direction d'une association de malfaiteurs terroristes", chef d'accusation passible des assises. Sur les neuf personnes mises en examen dans ce dossier dont la qualification terroriste fait débat, cinq sont soupçonnées d'avoir participé à des actes de malveillance ayant visé la SNCF. Proches de la mouvance qualifiée d'anarcho-autonome par la police, elles sont suspectées d'avoir formé une "cellule invisible".

Le 2 décembre dernier, la chambre de l'instruction avait ordonné la remise en liberté de trois proches de Julien Coupat. Sa compagne, Yldune Lévy, a quitté la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis le 16 janvier. Une semaine plus tard, la chambre de l'instruction a confirmé son maintien en liberté.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/01/31/01011-200901...

 

Parmi les slogans scandés : "Police partout, justice nulle part !", "Libérez Coupat enfermez Alliot-Marie !" ou encore "C'est l'Etat les terroristes !". 1.200 personnes, selon la police, ont manifesté samedi après-midi à Paris contre les lois antiterroristes et en soutien aux mis en examen dans l'enquête sur les dégradations contre des lignes TGV. Dans cette affaire de sabotages, Julien Coupat reste le seul encore en détention.

Portant ou pas des masques blancs avec l'inscription "terroriste", les manifestants ont défilé entre le jardin du Luxembourg et Denfert-Rochereau. Des incidents ont eu lieu lorsque le cortège est passé à proximité de la prison de la Santé où est détenu Julien Coupat, soupçonné d'être le chef du groupe à l'origine des dégradations contre des lignes TGV et incarcéré depuis le 15 novembre.

"Cela aurait pu être moi"

8 policiers ont été blessés samedi, dont deux ont dû être hospitalisés, et 15 personnes ont été interpellées "en flagrant délit", a indiqué la préfecture de police, selon qui "des anarchistes et anarcho-autonomes" ont procédé à des "tirs de fusées", à des jets de "projectiles divers ainsi que de fumigènes" visant les CRS, qui maintenaient un important cordon, avec grilles et canon à eau, pour empêcher les manifestants de s'approcher de la prison.

"Ne nous laissons pas terroriser par l'Etat", proclamait une banderole de la Fédération anarchiste. "L'Etat français prend des boucs émissaires et comme par hasard c'est le mouvement libertaire anarchiste qui est visé", a déclaré à l'AFP Hugues Lenoir, de la Fédération anarchiste. "Cela aurait pu être moi, ça aurait pu être bien d'autres ici", a confié à l'AFP une manifestante sous le couvert de l'anonymat, au sujet de la détention de Julien Coupat

http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,4244120,00...

 

 

C’était notre billet du 27 décembre dernier : Liberté pour Julien et Yldune, incarcérés sans aucune preuve. Que s’est-il passé depuis ? Une bonne nouvelle d’abord : Yldune Levy, la compagne de Julien Coupat que l’on voit ci-contre à la Une du Point du 16 janvier, à la sortie de Fleury Mérogis, a enfin été libérée. Mais Julien, lui, reste en prison. Et c’est insupportable.

La cour d’appel a refusé hier une énième demande de mise en liberté. Officiellement pour "empêcher une pression sur les témoins et une concertation frauduleuse entre la personne mise en cause et les coauteurs et complices", selon l’arrêt de la Cour repris par Bakchich.Info. Qui ironise, traitant Coupat d’ "héritier en puissance d’action directe" menaçant, si on le libère, de "faire régner à nouveau la terreur et les retards sur les rames et parmi les usagers des transports en commun". Parce qu’il faut le redire ici : la qualification d’entreprise terroriste est scandaleuse pour ce qui n’est qu’un acte de malveillance n’ayant jamais mis en danger la vie de quiconque. L’arrêt précédent de la cour d’appel, celui du 23 décembre condamnant Coupat à passer Noël en prison, est à cet égard hallucinant : il est qualifié de "profondément ancré dans une logique dévastatrice" et son maintien en détention a pour but de "mettre fin au trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public (…) s’agissant d’une idéologie de destruction cherchant à ébranler les structures de la société par des attaques massives et violentes contre les moyens de communication suscitant une très vive inquiétude dans l’ensemble de la population". Des attaques massives et violentes, deux sabotages de caténaires dont on n’a qui plus est aucune preuve que Coupat ait quoi que ce soit à y voir ?

Le 22 janvier dernier, Médiapart révèle que le seul témoin à charge, "qui a gravement mis en cause sur procès-verbal Julien Coupat – dernier suspect encore incarcéré –, ne serait pas crédible. Cet homme est notamment sous le coup d’une condamnation pour « dénonciation de délits imaginaires ». Mais ça n’ébranle pas la cour d’appel puisqu’elle maintient, encore et couvtoujours, Julien en prison. C’est aujourd’hui son 78e jour de tôle. Un pur scandale. Citons ce qu’en dit le sociologue belge Jean-Claude Paye, auteur de La fin de l’Etat de droit : La lutte antiterroriste, de l’état d’exception à la dictature, dans une tribune publiée par La libre Belgique : "Dorénavant un individu est arrêté comme terroriste, pas à cause d’actes commis, mais parce qu’il est nommé comme tel par la police. Le 11 novembre 2008, dans le cadre de “l’opération Taïga”, 150 policiers ont encerclé Tarnac. Simultanément, des perquisitions étaient menées à Rouen, Paris, Limoges et Metz. L’interpellation de 10 jeunes gens est avant tout un spectacle destiné à créer l’effroi. Leur arrestation serait en rapport avec des actes de sabotage de lignes de la SNCF, qui ont causé, le 8 novembre, le retard de certains TGV sur la ligne Paris-Lille. Les actes malveillants, l’arrachage de plusieurs caténaires, ont été qualifiés de terroristes, alors qu’ils n’ont, à aucun moment, menacé la vie humaine. L’accusation, qui dit disposer de nombreux indices, notamment des écrits et la présence de cinq suspects près de lignes sabotées au moment des faits, reconnaît n’avoir aucune élément matériel de preuve. C’est leur profil qui justifie leur inculpation. Ils ont été arrêtés car “ils tiennent des discours très radicaux et ont des liens avec des groupes étrangers” et nombre d’entre eux “participaient de façon régulière à des manifestations politiques”, par exemple : “aux cortèges contre le fichier Edvige et contre le renforcement des mesures sur l’immigration”. Quant à leur logement, il est désigné comme un “lieu de rassemblement, d’endoctrinement, une base arrière pour les actions violentes”. Bien qu’ils seraient le “noyau dur d’une cellule qui avait pour objet la lutte armée”, la plupart seront rapidement libérées, certains sous condition, d’autres assignés à résidence, mais ils resteront inculpés. (...) Le discours du pouvoir procède à un double déplacement : de simples actes de sabotages, comme il peut, par exemple, y en avoir dans un mouvement social, sont qualifiés de terroristes et ces actes sont nécessairement attribués aux jeunes de Tarnac, bien que la police reconnaît l’absence de tout élément matériel de preuve. (...)

 

jcpL’absence d’éléments matériels permettant de poursuivre les inculpés n’est pas niée, mais la nécessaire prévalence des faits est renversée au profit de la primauté de l’image construite par le pouvoir. La position de Mme Alliot-Marie, reprise au sein d’un rapport de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur, est particulièrement intéressante : “Ils ont adopté la méthode de la clandestinité, assure la ministre. Ils n’utilisent jamais de téléphones portables et résident dans des endroits où il est très difficile à la police de mener des inquisitions sans se faire repérer. Ils se sont arrangés pour avoir, dans le village de Tarnac, des relations amicales avec les gens qui pouvaient les prévenir de la présence d’étrangers.” Mais la ministre en convient : “Il n’y a pas de trace d’attentats contre des personnes.” Ces déclarations résument bien l’ensemble de l’affaire. Ce qui fait de ces jeunes gens des terroristes, c’est leur mode de vie, le fait qu’ils tentent d’échapper à la machine économique et qu’ils n’adoptent pas un comportement de soumission “proactive” aux procédures de contrôle. Ne pas avoir de téléphone portable devient un indice établissant des intentions terroristes. Rétablir le lien social est également un comportement incriminé (...). Dans les déclarations de Mme Alliot-Marie la référence aux faits, en l’absence de tout indice matériel probant, ne peut être intégrée rationnellement et engendre la phase du délire, une reconstruction du réel avec l’image du terrorisme comme support. Ce processus est également visible dans les rapports de police, dans lesquels s’opère, au niveau du langage, toute une reconstruction fantasmatique de la réalité. Ainsi, comme indice matériel prouvant la culpabilité des inculpés, la police parle “de documents précisant les heures de passage des trains, commune par commune, avec horaire de départ et d’arrivée dans les gares”. Un horaire de la SNCF devient ainsi un document particulièrement inquiétant, dont la possession implique nécessairement la participation à des dégradations contre la compagnie de chemins de fer. (...) L’affaire des “autonomes” de Tarnac n’a pas grand chose à voir avec la vieille notion d’ennemi intérieur et la stigmatisation traditionnelle des opposants politiques. Ici, on ne s’attaque pas à une idéologie déterminée, à une forme de conscience, mais simplement au corps, à des comportements, au refus de s’abandonner à la machine économique. Il ne s’agit donc pas de démanteler une avant garde, mais de montrer que le refus de faire de l’argent, d’éviter les dispositifs de contrôle ou la volonté de refaire du lien social constituent une forme d’infraction, la plus grave qui existe dans notre société, un acte terroriste. Cela concerne tout un chacun et non seulement une sarkomatrakminorité."

 

Grande manifestation aujourd’hui à Paris contre l’antiterrorisme : départ à 15 h du RER Luxembourg.

 

Le site du Comité de soutien aux inculpés du 11 novembre.

22:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/01/2009

Pour le sourire d'Yldune

Sabotage SNCF: Yldune Lévy remise en liberté par la cour d'appel de Paris

AP | 23.01.2009 | 17:11

Yldune Lévy reste en liberté et sa défense attaque pour réclamer un non-lieu pour la jeune compagne de Julien Coupat, mise en examen dans l'enquête sur les actes de malveillance contre les lignes TGV de la SNCF. A la sortie de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, qui a confirmé vendredi la libération de sa cliente, Me Steeve Montagne a fustigé un dossier "construit" par le parquet.

Pour l'accusation, Yldune Lévy a un "mode de vie semi-clandestin, une pensée forcément subversive. Cette construction vient de voler en éclat", a déclaré le jeune avocat. Selon lui, sa cliente, trop émue pour s'exprimer elle-même, "a une grande volonté de retour à la normalité". "Elle va reprendre ses études et assurer sa défense pour obtenir un non-lieu", a-t-il indiqué.

Le contrôle judiciaire oblige cependant la jeune femme de 25 ans, étudiante en archéologie, à résider à Paris, à ne pas se rendre à Tarnac, lieu de rassemblement du groupe soupçonné des actes de sabotage contre la SNCF, et lui interdit le contact avec les autres suspects, ainsi qu'avec les parents de son compagnon, Julien Coupat. Une quarantaine de proches étaient venus vendredi au Palais de justice et ont accueilli la décision par des applaudissements.

"On est en droit d'attendre la libération de Julien maintenant", a souligné son père, Michel Lévy. "On reste combatifs pour Julien et après sur le dossier, c'est un non-lieu, soyons clairs. On demande des excuses et un non-lieu".

Pour Michel Lévy, le dossier reste vide: "il y avait un groupe, il n'y a plus de groupe, il y avait Bonnie et Clyde, il n'y a plus de Bonnie et Clyde", a-t-il ironisé, entouré d'une forêts de caméras et de micros, suivi par sa fille et son avocat.

Le 14 janvier, le juge d'instruction Thierry Fragnoli avait ordonné la remise en liberté d'Yldune Lévy, incarcérée depuis sa mise en examen pour "destruction en réunion en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" le 15 novembre 2008.

Le parquet avait interjeté appel de cette décision en choisissant une procédure d'urgence, le référé-détention, qui permettait le maintien en détention de la jeune femme. Mais dès vendredi dernier, la chambre de l'instruction avait estimé que cette procédure d'urgence n'était pas fondée et avait ordonné la libération d'Yldune Lévy. Une décision confirmée ce vendredi après l'examen de l'affaire au fond.

Pour le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, interrogé vendredi matin sur RTL ce dossier n'est pourtant "pas vide". "Je ne dis pas que M. Coupat est coupable, (...) il est encore présumé innocent, il dispose d'une défense efficace, mais le juge est en train de voir si les éléments qui sont dans le dossier sont à charge ou pas suffisamment à charge à l'égard de ce garçon et d'autres", a-t-il nuancé.

Julien Coupat est le seul des neuf mis en examen du dossier encore incarcéré depuis le refus, vendredi dernier, d'un juge des libertés et de la détention, de le remettre en liberté. Cinq de ces neuf personnes sont soupçonnées d'avoir participé à des actes de malveillance ayant visé la SNCF. Proches de la mouvance qualifiée d'"anarcho-autonome" par la police, elles sont suspectées d'avoir formé une "cellule invisible".

Des actes de malveillance ont été commis entre le 26 octobre et le 8 novembre contre des lignes TGV. Des fers à béton en forme de crochets ont été posés sur des caténaires en Moselle, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne, entraînant des retards dans la circulation de plusieurs dizaines de trains. AP

 

Yldune Lévy, la compagne de Julien Coupat, mise en examen dans l'enquête sur les dégradations contre des lignes ferroviaires à grande vitesse, a quitté vendredi en début de soirée la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) après avoir été remise en liberté par la cour d'appel de Paris.

La cour avait ordonné peu de temps auparavant, contre l'avis du parquet, la remise en liberté sous contrôle judiciaire d'Yldune Lévy qui est sortie peu après 18h30 de la prison.

"Maintenant, j'ai envie de rentrer chez moi avec mes parents et j'espère que Julien sortira très vite", a déclaré la jeune femme, 25 ans, une petite brune aux yeux noirs coiffée d'un bonnet de laine blanc, mise en examen pour "destructions en réunion et association de malfaiteurs à visée terroriste".

Son contrôle judiciaire lui interdit d'entrer en contact avec les autres mis en examen, de quitter la région parisienne et l'oblige à pointer au commissariat chaque semaine.

Le président de chambre Norbert Gurtner a infirmé le référé-détention pris par le parquet de Paris pour empêcher la remise en liberté d'Yldune Lévy, ordonnée par le juge d'instruction, estimant que cette procédure d'urgence en l'état ne se justifiait pas.

"C'est un échec complet pour le parquet, pour les ministres de la Justice et de l'Intérieur qui ont instrumentalisé dès le départ ce dossier en en faisant un dossier politico-médiatique", a dit son avocat Me Steeve Montagne, visiblement très ému, en saluant "l'indépendance" du président de chambre.

Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) avait dénoncé jeudi "l'entêtement de la ministre de l'Intérieur et du parquet à vouloir maintenir une qualification des faits volontairement disproportionnée". Le juge Thierry Fragnoli s'était aussitôt étonné qu'un syndicat exprime un avis sur un dossier dont il n'a "pas une connaissance approfondie".

Selon Me Montagne, le président Gurtner a été sensible "aux garanties de représentation" de sa cliente, à l'absence de risque de fuite à l'étranger ou de dangerosité d'Yldune, une jeune femme sans histoire qui poursuit des études à Paris et vit chez ses parents".

Mais pour être définitive, la remise en liberté d'Yldune Levy devra être confirmée vendredi par la cour d'appel de Paris qui examinera au fond l'appel du parquet contre sa remise en liberté.

Réunie cette fois en formation collégiale (un autre président et deux assesseurs), la chambre de l'instruction n'est en effet pas tenue de suivre l'arrêt pris ce vendredi par un président de chambre. Elle aura le choix entre confirmer la remise en liberté ou ordonner le retour en détention.

Elle "est bien entendu souveraine dans l'appréciation de ce dossier mais on va se battre pour obtenir la confirmation de la liberté d'Yldune", a déclaré Me Montagne.

Yldune Lévy s'était vu refuser le 22 décembre 2008 une première demande de mise en liberté par un juge des libertés et de la détention (JLD) au motif qu'elle n'avait pas été interrogée sur le fond du dossier par le juge Fragnoli. Cette audition a eu lieu le 8 janvier.

Après la remise en liberté de Yldune Lévy, des neuf personnes mises en examen dans ce dossier, Julien Coupat, chef présumé d'un groupe présenté comme "anarcho-autonome", restera le seul en détention, à la maison d'arrêt de la Santé.

Vendredi, un juge des libertés et de la détention (JLD) a rejeté une nouvelle demande de remise en liberté déposée par son avocate, Me Irène Terrel, qui a fait appel.

http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/211130/--Sabotage+...

 

à Julien, merci pour ta carte postale de " Paris et ses merveilles".

http://www.dailymotion.com/video/xwran_arno-vive-ma-liber...

18:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/01/2009

un postier terroriste

Un postier convoqué par l'antiterrorisme pour les attentats du Printemps-Haussmann

Créé le 14.01.09 | Mis à jour le 14.01.09 à 17h25 | 52 commentaires
Gaël Quirante, 33 ans, postier et syndicaliste à Levallois-Perret (92) a été convoqué au 36, quai des Orfèvres, dans le cadre de l'enquête sur la tentative d'attentat au Printemps-Haussman.
Gaël Quirante, 33 ans, postier et syndicaliste à Levallois-Perret (92) a été convoqué au 36, quai des Orfèvres, dans le cadre de l'enquête sur la tentative d'attentat au Printemps-Haussman./DR

INTERVIEW - Gaël Quirante, 33 ans, postier et syndicaliste à Levallois-Perret (92) a été convoqué lundi 12 janvier au 36, quai des Orfèvres.

Motif: une lettre anonyme l’accuse d’être l’auteur de la menace d’attentats du Printemps-Haussmann, le 16 décembre dernier. Pour sa part, la police judiciaire et le parquet refusent de commenter la convocation, en raison du «secret de l’enquête». Une seule chose est certaine, la piste du terrorisme d'extrême gauche semble intéresser l'antiterrorisme.

Que s’est-il passé le 7 janvier dernier?
Alors que je rentre de congés, j’écoute mon répondeur… La veille, un commandant de la brigade criminelle section anti-terroriste m’a laissé un message où il me demande de me présenter au 36, Quai des Orfèvres pour «éclaircir une affaire». Dans mon courrier, je trouve également une lettre signée de la brigade criminelle qui me demande de me présenter «le plus tôt possible» à la même adresse, sans me préciser le motif de cette convocation. J’ai appelé un avocat, mais j’ai passé la nuit à me demander si la police n’allait pas venir me chercher chez moi.

Vous ne décidez pas de rappeler le commandant qui vous a convoqué?

Si, mais le lendemain, après avoir consulté un avocat. Le commandant me précise qu’ils ont reçu une lettre anonyme postée au centre de tri de Nanterre (92) le 17 décembre et dans laquelle un corbeau affirme que je suis l’auteur de la tentative d’attentat. C’est complètement surréaliste.  En plus le commandant me dit que suite à la lettre j’ai été «environné». Le commandant m’a également précisé que je ne «correspondais pas au profil» que dans le cas contraire, ils «seraient venus me chercher chez moi à 6 heures du matin et qu’ils auraient posé les questions après…»

Pourtant, vous avez quand même dû vous présenter au 36, Quai des Orfèvres le lundi suivant...
Oui, c’est hallucinant pour moi le 36, Quai des Orfèvres, c’était juste du cinéma. Et là sur la base d’une simple lettre anonyme je me retrouve au centre d’une affaire énorme. Même si j’avais la conscience tranquille, je savais que je n’avais rien fait, j’étais très inquiet et je me suis demandé si cette dénonciation avait à voir avec mon activité de syndicaliste.

Que s’est-il passé dans le bureau de la brigade criminelle anti-terroriste?
Je suis resté 2h45 dans leurs bureaux. Ils m’ont dit que ce n’était pas une plaisanterie et que c’était la procédure. Ils m’ont montré la lettre, une feuille blanche A4 où il y avait écrit à la main: «Printemps-Haussmann, Gaël Quirante» et mon adresse personnelle. C’est sur la base de cette lettre là que je me suis fait «environner»! Ils m’ont demandé ce que je faisais les 10 (date de prise de contact des auteurs avec l’AFP) et 16 décembre. Heureusement, que j’étais sur divers centre de tri ces jours, imaginez si j’avais été dans le coin par hasard. Il m’a également affirmé qu’ils avaient vérifié grâce à mon téléphone portable si j’étais sorti du département des Hauts-de-Seine, le 16 décembre. J’ai eu de la chance, car ce n’était le cas. Enfin, ils m’ont demandé si j’avais des ennemis.

Vous avez décidé de porter plainte. Pourquoi?
En effet, j’ai demandé aux policiers de noter dans le procès verbal que je portais plainte contre X pour dénonciation calomnieuse et j’ai également demandé une expertise génétique de la lettre pour en découvrir les auteurs. Sur ce point, ils m’ont répondu que cela allait être compliqué car il y avait plusieurs personnes qui avaient touché le document. Mais j’ai maintenu ma demande.

Avez-vous des soupçons sur le ou les auteurs de la lettre anonyme?

Je ne veux pas porter d’accusation calomnieuse, surtout sans preuve. Mais j’espère vraiment que cela n’a rien à voir avec mon engagement syndical à La Poste. Nous sommes en conflit depuis le 20 octobre dernier contre les réorganisations des services et pour une prime contre la vie chère. Et comme par hasard dans la même période, j’ai reçu une lettre de convocation à un entretien préalable au licenciement et une autre au commissariat le 20 janvier prochain avec deux autres postiers du syndicat. Mais là, ça va trop loin. J’espère que tous ces évènements ne sont qu’une coïncidence, parce que ça commence à faire beaucoup pour une seule personne.
Propos recueillis par Leila Minano, Youpress

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Gaël Quirante bientôt à la prison de la santé avec Julien Coupat ?

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18/01/2009

Cougar down

Un hélicoptère de l'armée s'abîme au large du Gabon

C.J. (lefigaro.fr) avec AFP
18/01/2009 | Mise à jour : 09:53
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Dix soldats français se trouvaient à bord du Cougar. Deux militaires ont trouvé la mort et deux ont survécu. Six hommes sont toujours portés disparus.

Pour une raison encore inconnue, un Cougar de l'armée française qui prenait part à un exercice bilatéral avec l'armée gabonaise s'est abîmée samedi soir, au large du Gabon quelques minutes après le décollage. Sur les dix militaires français qui avaient pris place dans l'appareil, un a été retrouvé mort, six sont toujours portés disparus et seuls trois rescapés ont pu être repêchés. Parmi ces survivants, deux hommes ont été récupérés blessés dont un très grièvement. Transporté à l'hôpital de Libreville, il a succombé à ses blessures dimanche matin

L'hélicoptère avait décollé du pont de La Foudre, un bâtiment de la marine nationale française qui croisait à une cinquantaine de kilomètres des côtes gabonaises, à la hauteur de Nyonié, une petite localité située entre Libreville et la ville portuaire de Port-Gentil. A bord du Cougar se trouvaient quatre membres d'équipage, tous issus d'un détachement d'aviation légère de l'armée de terre basé à Libreville, auxquels appartiennent les deux militaires décédés, et six commandos du 13e Régiment de dragons parachutistes, une unité des forces spéciales stationnée à Dieuze. La Foudre qui a déclenché l'alerte, s'est rendue sur les lieux du crash avec ses propres moyens et a pu récupérer les blessés dans la demi-heure.

 

La nuit et les orages compliquent les opérations de recherche

 

Les opérations de recherche se sont poursuivies toute la nuit. Si la mer était calme et le vent faible au moment du crash, la nuit d'encre et des orages ont compliqué la tâche des sauveteurs. Outre la Foudre, deux autres hélicoptères de l'armée et trois navires mis à disposition par la compagnie pétrolière Total sillonnent la zone à la recherche des disparus. Nicolas Sarkozy a demandé que tous les moyens disponibles soient immédiatement engagés et a dépêché sur place son ministre de la Défense Hervé Morin devrait arriver dimanche matin au Gabon.

Les forces françaises au Gabon (FFG) effectuaient samedi avec les forces gabonaises «un exercice de coordination d'opérations de sécurisation maritime». 600 militaires dont 120 Gabonais, des hélicoptères Cougar et Fennec ainsi qu'un C160 étaient engagés sur l'exercice baptisé N'Gari. L'opération, qui devait se dérouler du 17 au 21 janvier, prévoyait notamment des parachutages d'hommes sur des objectifs déterminés à l'avance, notamment à Nyonié.

Les FFG sont constitués d'environ un millier d'hommes, notamment ceux du 6e bataillon d'infanterie de marine (6e BIMA). Les FFG veillent notamment à assurer la sécurité, s'ils venaient à être menacés, des 12 000 ressortissants français installés au Gabon et mènent des missions d'aide au profit de l'Etat et des forces armées gabonaises. Elles constituent également un point d'appui et d'accueil pour les opérations menées en Afrique» notamment Epervier au Tchad. En février 2008.

 

Un hélicoptère Cougar s'abîme en mer au large du Gabon : 2 morts et 6 disparus

Un hélicoptère Cougar AS 532 de l'armée de terre s'est écrasé en mer, samedi soir au large du Gabon. Dix militaires, dont une équipe de six forces spéciales du 13ème régiment de dragons parachutistes (13ème RDP), étaient à son bord. Quatre personnes ont été récupérées rapidement, mais seules deux sont vivantes, dont un légèrement blessé. Six personnels sont toujours portés disparus, dont cinq du 13ème RDP . Les conditions météo étaient orageuses, mais les causes de l'accident sont inconnues. L'hélicoptère repose par trente-cinq mètres de fond et des plongeurs devraient intervenir sur l'épave.

L'accident s'est produit hier soir à 20h08 alors que l'hélicoptère venait de décoller du bâtiment amphibie français la Foudre, un transport de chalands de débarqement (TCD) qui participait à des manoeuvres franco-gabonaises. L'accident s'est produit à une cinquantaine de kilomètres des côtes, au large de Nyoné, une petite localité située entre Libreville et la ville portuaire de Port-Gentil ). La France possède une base militaire permanente au Gabon.

Des moyens de secours ont été dépêchés sur place, comme trois bateaux de la société pétrolière Total

Le président Nicolas Sarkozy a "demandé que tous les moyens disponibles sur zone soient immédiatement engagés pour retrouver les militaires qui se trouvaient à bord". Le ministre de la Défense Hervé Morin doit  se rendre sur place.

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/

http://www.defense.gouv.fr/terre/decouverte/materiels/hel...


L'AS.532 Cougar

Ayant fait l'impasse sur le modèle AS.331 dont le prototype a volé le 5 septembre 1977, l'Aérospatiale a développé le AS.332, lequel présente de nombreuses améliorations par rapport au SA.330 "Puma": puissance accrue (deux turbine Turboméca "Makila" 1A de 1775 ch), plus grande charge utile, meilleures performances, maintenance simplifiée, bruit interne réduit, moindre vulnérabilité aux tirs terrestres, plus grande résistance à l'attérissage d'urgence. A la suite des essais du prototype AS.332 n°01, qui a accompli son premier vol le 13 septembre 1978, plusieurs versions ont été proposées en série : AS.332B militaire (transport 21 soldats); AS.332C civil (pour 19 passagers); AS.332F destiné aux missions navales anti-surface et anti- sous-marines (avec deux missiles Exocet); AS.332L (le C allongé de 0,76 m pour loger 22 passagers); AS.332M (le B avec fuselage long pour loger 24 soldats). En 1986 le montage de deux turbines Makila 1A1 de 1877 ch a entraîné l'apparition des variantes AS.332B1, AS.332F1 et AS.332M1. A dater de premier janvier 1990, un nouveau système de désignations a été appliqué aux versions militaire, celle-ci porte désormais le nom de "Cougar". Sont apparus les AS.532AC et AS.532UC (ex AS.332B1), AS.532MC et AS.532UC (ex AS.332F1), AS.532AL et AS.532UL (ex AS.332M1). Le 6 février 1987 a volé le prototype appelé "Super Puma" Mk II, celui-ci possédant un nouveau rotor principal améliorant les performances. La version civile de série s'est appelée AS.332L, et la version militaire AS.332M2 a donné lieu aux AS.532A2 et AS.532U2 Cougar Mk II en 1990. Au total, 501 Super Puma et Cougar ont été livrés à 45 pays, 33 d'entre eux s'étant équipés de Cougar. Cinq armée de l'air ont en outre acquis des Cougar Mk.II. Les principaux pays utilisateurs sont le Brésil, l'Arabie Saoudite, Singapour, l'Espagne, la Suède, la Suisse, la Turquie et les Pays-Bas. Quelques AS.332 et AS.532 ont été assemblés sous licence par IPTN en Indonésie, par CASA en Espagne et par F+W (aujourd'hui SASC) en Suisse.


http://www.avions-militaires.net/fiches/as332.php

 

Marine nationale : La Foudre met le cap sur l'Afrique

Le Transport de Chalands de Débarquement (TCD) Foudre a appareillé de Toulon dimanche dernier, cap sur l'Afrique de l'ouest. Le bâtiment prendra la suite du TCD Orage, parti de Toulon le 24 juillet. La relève entre les deux navires est prévue dimanche prochain à Dakar, au Sénégal. Pour cette 87ème mission Corymbe, qui durera quatre mois, la Foudre assurera la présence de la France dans le golfe de Guinée, des coopérations et exercices étant prévus avec les marines africaines de la zone. Admise au service actif en 1998, la Foudre peut transporter 10 chalands de débarquement, un tiers des moyens d'un régiment de l'armée de terre et 4 hélicoptères lourds. Nettement plus ancien, l'Orage a été livré par l'arsenal de Brest en 1968. Capable de transporter 8 chalands et plusieurs centaines de soldats, il ne dispose pas de hangar hélicoptère. Comme son sistership l'Ouragan, retiré du service au sein de la marine française début 2006, l'Orage doit être transféré à l'Argentine. Toutefois, comme tous les navires de leur génération, les deux TCD contiennent de l'amiante et l'affaire du démantèlement de l'ex-porte-avions Clemenceau a suspendu la procédure de transfert. L'Ouragan, armé partiellement par un équipage argentin, est toujours bloqué à Toulon, alors qu'il devait traverser l'Atlantique en mars dernier. L'Orage et l'Ouragan seront remplacés par les Bâtiments de Projection et de Commandement (BPC) Mistral et Tonnerre.
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- Voir la fiche technique du TCD Foudre

- Voir la fiche technique du TCD Orage

- Voir la fiche technique du BPC Mistral

http://www.defense.gouv.fr/marine/content/download/44757/...

 

Histoire et actualités du TCD Foudre

Novembre 2008 - février 2009 : Mission Corymbe 95
Le 31 octobre 2008, la Foudre et ses 246 marins quitte Toulon pour une mission Corymbe - la 95e du nom - de quatre mois au large des côtes africaines, quatre mois de présence dans le Golfe de Guinée. Le TCD fait escale technique de 24h00 à Dakar le 7 novembre pour relever le Jules Verne, décharger plus de 80 tonnes de fret et embarquer quelques véhicules de l’armée de Terre.
La Foudre fait ensuite escale à Port-Gentil (Gabon) du 18 au 21 novembre, Lagos (Nigéria) du 1er au 5 décembre.


Mai 2008 : Exercice Anvil
L’exercice Anvil, qui se déroule du 8 au 16 mai au large de Fréjus, met en oeuvre le Tonnerre, les TCD Foudre et Siroco, le Commandant Ducuing, des aéronefs, des commandos, des plongeurs démineurs de la Marine nationale, 365 blindés et véhicules de la 6ème Brigade légère blindée. Le débarquement de 1500 hommes sur la plage de Saint-Aygulf, et des interventions en zone urbaine en sont les temps forts.



Le TCD Foudre, l'EDIC Rapière et des hélicoptères de l'Armée de Terre, pendant l'opération "Ecume éternelle" (7 février 2008).
Février 2008 : Journées de présentation Marine
Baptisées « opération Ecume éternelle », les journées de présentation marine (JPM) ont lieu les 5 et 7 février au large de Toulon. Ces journées permettent de faire découvrir, à un échantillon de représentants de la société civile et militaire, les principales unités de la Marine nationale, et les opérations qu'elle mène quotidiennement sur l’ensemble des océans : assaut amphibie, évacuation de ressortissants, ravitaillement à la mer, lutte sous la mer, lutte anti-surface, guerre des mines, action de l'Etat en mer et sauvegarde maritime.
De nombreuses unités sont engagées dans cette démonstration : BPC Mistral, sous-marin Casabianca, TCD Foudre, frégates Dupleix, Cassard, Courbet, aviso EV Jacoubet, pétrolier-ravitailleur Meuse, chasseur de mines Capricorne, EDIC Rapière, BSAD Ailette, BSR Chevreuil, CTM 27 et 28, commando Hubert, avions Super-Etendard, Hawkeye, Atlantique, Falcon 50, hélicoptères Super-Frelon, Panther, ainsi que des Tigre, Puma et Gazelle de l’ALAT.

Septembre 2007 : L'école de Design monte à bord
Du 17 au 19 septembre, les élèves de l’École Internationale de Design de Toulon (CCIV) ont embarqué à bord du TCD Foudre. Cet échange entre le personnel de la Marine et de futurs créatifs a été riche d'enseignements : découverte des embarquements de chalands via le radier, ainsi que des exercices de « touch & go » d'hélicoptères jours et nuits, des alertes de sécurité incendie, des exercices "crash hélico"… L’embarquement à bord d’un navire TCD de la Marine en tant que stage d'intégration (design d'espace de niveau bac+4) a été l’occasion pour les élèves d’imaginer un futur carré officier marinier supérieur et de proposer divers projets.


Août 2007 : Transfert du dôme sonar du Rubis à Brest
La Foudre quitte Toulon le 10 août, cap sur Brest. Le bâtiment a embarqué un dôme sonar destiné au Rubis, endommagé lors d'une plongée en mars dernier. La pièce, impressionnante, a été chargée le 7 août sur le TCD, au quai d'honneur.


Novembre 2006 -Février 2007 : Mission Corymbe 87
Le 5 novembre 2006, le TCD Foudre appareille de Toulon pour la mission Corymbe 87 en Afrique de l'ouest. Le bâtiment prendra la suite du TCD Orage, parti de Toulon le 24 juillet. La relève est prévue le 12 novembre à Dakar. La Foudre assurera, durant un peu moins de quatre mois, la présence de la France dans le golfe de Guinée. Des exercices de coopération sont prévus avec les marines africaines.
La Foudre appareille le 5 janvier 2007 de Lomé (Togo). Cette seconde escale à Lomé est ponctuée par un exercice avec les patrouilleurs togolais Mono et Kara.


Mars 2006 : Exercice Skreo
De retour de mission Corymbe, la Foudre, a rejoint le BPC Mistral et l'aviso LV Lavallée le 27 mars au large de La Rochelle. Les bâtiments ont participé jusqu'au 30 mars à l'exercice Skreo avec les embarcations du 1er escadron amphibie du 519e régiment du train de La Palice.



Le Master Endeavour à son arrivée à Fort-de-France le 18 mars (photo Yvon Perchoc).
Février 2006 : Importante saisie de drogue
Le 27 février, une saisie de cocaïne est réalisée à 1300 km à l'ouest de Dakar sur un caboteur de 97 mètres le Master Endeavour, battant pavillon panaméen avec 14 hommes à bord.
Le TCD Foudre (qui sert de base à l'opération), les remorqueurs Rari et Tenace, un Atlantique II, une Alouette III, des commandos marine et des agents des Douanes françaises participent à cette opération. Le navire suspect qui transportait des blocs de marbre fait l'objet d'une inspection à bord par des équipes de visite, ce qui conduit à la découverte d'environ 1,5 tonnes de cocaïne dissimulée dans les structures du navire.
Le Master Endeavour, escorté par le Rari et le Tenace est dérouté vers Fort-de-France , où il arrive le 18 mars.

 

Novembre 2004 : En soutien de la mission Licorne en Côte d'Ivoire
Le TCD Foudre et la frégate La Fayette quittent Toulon le 10 novembre à destination de la Côte d'Ivoire. Tous deux devraient être sur zone d'ici au 20 novembre. La Foudre appareille avec à son bord 250 hommes du 1er RIMA d'Angoulême, du 2ème REP de Calvi et du 126ème RI de Brive, dont une partie avait décollé samedi de la base aérienne d'Istres (Bouches-du-Rhône). Ils accompagnent le matériel logistique qui n'avait pu être embarqué à Istres : des chars AMX 10 RC, des VAB (véhicules légers) et deux hélicoptères Puma et trois Gazelle de l'aviation légère de l'armée de terre. La frégate La Fayette relèvera sur zone l'aviso Lieutenant de Vaisseau Lavallée, qui poursuivra sa mission permanente au large des côtes africaines. Tous seront placés sous le commandement du général Poncet qui commande la force Licorne en Côte d'Ivoire. (Communiqué FAN)



Le TCD à la revue navale de Toulon.
Août 2004 : Revue navale à Toulon
Le 60ème anniversaire du débarquement de Provence, est marqué par une importante revue navale, le 15 août 2004 à Toulon. Vingt et un bâtiments français et huit bâtiments étrangers (trois algériens, deux britanniques, un américain, un marocain, un tunisien) participent à ces célébrations. La revue navale est également accompagnée d'un défilé aérien avec des avions de l'Armée de l'Air, 4 Rafale Marine, 9 Super-Etendard de la Marine.

Septembre 2003 : Le VAE Alain Dumontet commande l'Euromarfor
Le 16 septembre, à bord de la Foudre, le général Henri Bentegeat, Cema, a fait reconnaître le VAE Alain Dumontet, Alfan, comme nouveau commandant de l'Euromarfor, en présence des chefs d'état-major des marines espagnole, italienne, française, portugaise, du général d'armée Mosca Moschini, Cema italien et du VA Jean-Marie Van Huffel, Cecmed. Le VAE Alain Dumontet qui succède à l'amiral Quinto Gramellini, commandant en chef de la flotte.
Second temps de la cérémonie, le VAE Dumontet a fait reconnaître le CA Jacques Mazars au commandement du TG 460.01 de l'Euromarfor. Le jour-même, le TG, composé du Tourville, de la Somme, de la Santa Maria (Espagne) et de l'Espero (Italie) a appareillé et mis le cap sur Djibouti où il relèvera le TG 460.02. (Brèves MN)


Septembre 2003 : Corymbe 70 - Rénovation d'un orphelinat à Lomé
Poursuivant la mission Corymbe 70 et voulant marquer son escale de ravitaillement à Lomé par un geste caritatif, la Foudre a non seulement débarqué du matériel et du fret humanitaire mais l’équipage s’est
aussi investi dans la rénovation d’un orphelinat. A l’initiative d’une missionnaire française, Sœur Jeannine, ce foyer accueille des enfants et adolescents orphelins ou séparés de leur famille et réduits au vagabondage. Une vingtaine de marins ont repeint les lieux : plusieurs dortoirs, la cuisine du foyer, le réfectoire, la salle de repos des éducateurs et l’entrée du bâtiment vie. L’ambassadeur de France à Lomé, M. Valette, ainsi que le CV Christian Canova, commandant le TCD, étaient présents lors d’une cérémonie amicale de recette des travaux.


Décembre-janvier 2002 : Guerre civile en Côte d'Ivoire
Parti de Toulon le 18 décembre, le TCD est au coeur du dispositif français en Côte d'Ivoire. Le débarquement des 300 soldats (2ème REP, 8ème RPIMa de Castres, 2ème EEI, 2ème régiment de dragons de Fontevraud) et du matériel (2 Puma, 3 Gazelle, des 1er et 3ème régiment d'Etain et de Phalsbourg), embarqué à Bastia et Toulon dix jours plus tôt, s'est effectué en six heures à Abidjan. La capitale ivoirienne est alors en état de siège avec couvre-feu.
Profitant d'une trêve entre les belligérants, la
Foudre passe Nouvel-an en escale Accra (Ghana). Sa mission est désormais de faciliter le déploiement des forces africaines de la Cedeao (Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest) pour garantir le respect des accords de cessez-le-feu. Le TCD embarque alors à Freetown (Sierra Leone - 6 janvier) du matériel pour le délivrer au 1200 soldats de la Cedeao à Abidjan le 11 janvier. (Cols Bleus)


Septembre 2002 : Sortie d'IPER - escale à Frejus
Après plus d'un an d'indisponibilité pour entretien, la Foudre a mouillé à Fréjus. La dernière escale dans la ville marraine avait eu lieu en 1995. Un stage de remise en condition de 5 jours a également eu lieu, au cours duquel un missile d'autodéfense antiaérienne Mistral a été tiré, et un ravitaillement à la mer au large de Monaco effectué. (Cols Bleus n°2633 12/10/02)


Janvier 2001 : Exercice Catamaran 2001
Le 26 janvier à Toulon, 360 véhicules dont 100 blindés, une vingtaine d'hélicoptères et 1400 hommes du groupement interarmées embarqué (GIE) embarquent à bord des TCD Siroco, Foudre, Orage et Ouragan. Aux cotés de la composante de force amphibie sont déployés les frégates Suffren, Jean de Vienne et Surcouf, les commandos Marine, un groupe de plongeurs démineurs, deux CMT, des appareils de l'Aviation navale et de l'armée de l'Air, ainsi qu'un détachement de 250 hommes du commandement des opérations spéciales (Cos). L'exercice Catamaran a pour but de valider le concept national des opérations amphibies avec des répétitions de débarquement en Corse-du Sud précédant la mise à terre de l'ensemble de la force sur la plage de Racou (Pyrénées-Orientales) à partir du 2 février. (Cols Bleus
n°2561 du 10 février 2001)


Novembre-décembre 2000 : Mission Corymbe 55
Une semaine après son appareillage de Toulon, la Foudre accoste à Dakar. Ainsi débute la mission Corymbe 55 destinée à renforcer les liens que la France entretient avec ses amis africains. Le Togo et le Gabon (Libreville) sont aussi au programme des escales qui ont mené la Foudre jusqu'à l'Equateur. (Cols Bleus
n°2556 du 6 janvier 2000, n°2557 du 13 janvier 2001)


Octobre 2000 : Euronaval
En marge du salon de l'armement Euronaval 2000, le 23 octobre des délégations étrangères ont été invitées à découvrir à Toulon le CMT Persée, les avisos Cdt Birot et Cdt Ducuing, le SNA Rubis, les frégates Jean Bart, La Fayette et La Motte-Picquet, le PR Meuse, le TCD Foudre et le porte-avions Charles de Gaulle. (Cols Bleus n°2547 du 21 octobre 2000)


Septembre 2000 : Exercice de secours aux naufragés

Préparé depuis le début de l'année, l'exercice de secours aux naufragés Secnav 2000 a eu lieu le 26 septembre. Le ferry de la SNCM Ile de Beauté simulait un incendie consécutif à une explosion. Deux Lynx et un Dauphin ont procédé au treuillage des équipes de secours et du matériel médical à bord de l'Ile de Beauté, alors que et 200 figurants "naufragés" embarquaient dans des chaloupes pour être évacués du paquebot en flamme. Ces "naufragés" ont ensuite été récupérés par les TCD Foudre, le Dupleix, le Grèbe, la Carangue et une vedette des Douanes, tandis qu'un Atlantique de la 21F gérait les opérations aériennes autour du bâtiment en détresse. Une délégation de 45 observateurs de l'Union Européenne, du Maroc, d'Algérie et de Tunisie a assisté à l'ensemble de l'exercice. (Cols bleus n°2546 du 14 octobre 2000)


Mars 2000 : Un marin de la Foudre porté disparu en mer
Dans la matinée du 25 mars, la Foudre et le Jean de Vienne faisaient route vers le détroit de Messine et les bouches de Bonifacio quand l'absence du MT Pascal Biel, du détachement de la flottille amphibie, embarqué sur la Foudre, a été constatée. Toute la journée, des recherches coordonnées par le MRCC de Rome ont été conduites par les deux bâtiments, en coopération avec trois avions de patrouille maritime - un français et deux italiens - et une vedette garde-côtes italiennes, puis ont été poursuivies dans la nuit par le Patmar français. Elles sont malheureusement restées vaines. La Foudre et le Jean de Vienne sont arrivés à Toulon le 26 mars. Une enquête de Gendarmerie et une enquête militaire ont été diligentées à bord de la Foudre pour déterminer les circonstances de cette disparition. (Cols bleus n°2524 du 1er avril 2000)


Février 2000 : Exercice franco-émirien Golfe 2000 - escale à Abu Dhabi

Le Golfe a été le théâtre, du 31 janvier au 10 février 2000, d'un exercice franco-émirien rassemblant une douzaine de bâtiments des deux marines sous les ordres d'un commandement binational. Le scénario de l'exercice décrivait une crise qui conduit les Émirats Arabes Unis (EAU) à faire appel à la France. Un adversaire conduit plusieurs agressions sur des installations industrielles des Emirats et prend position sur une île au large d'Abu Dhabi. Les forces coalisées mènent alors des opérations afin de rétablir la souveraineté des EAU.
Sur les 5500 militaires français engagés, 3600 marins étaient répartis à bord du Foch, du Duquesne, de la Meuse, du Tourville, du Jean de Vienne, de l'aviso Commandant Blaison, de la Foudre, de l'Emeraude et d'un Atlantique 2. De son côté, avec 900 hommes engagés, la marine émirienne a mis en oeuvre les frégates Abu Dhabi et Al Emirat, la corvette Murageb, 3 patrouilleurs et 3 chalands de débarquement, deux Super Puma ASM et deux sections de fusiliers commandos. La partie lutte sous la mer a eu lieu du 6 au 8 février en mer d'Oman. Golfe 2000 s'est terminé le 9 février à bord du Foch à Abu Dhabi par une cérémonie militaire en présence de nombreuses autorités des deux pays. (Cols Bleus
n°2520 du 4 mars 2000)


Février 1999 : Embarquement de la PMM de Fréjus-St Raphaël

Du 8 au 12 février 1999, la PMM de Fréjus-Saint-Raphaël a été embarquée sur le TCD Foudre son bâtiment «parrain» pour y effectuer sa «période bloquée». Fait exceptionnel, c'est en mer que s'est déroulée cette période. L'embarquement a eu lieu dans de bonnes conditions, malgré une mer quelque peu agitée qui, le premier jour a fait se retourner quelques estomacs. Les jeunes se sont vite amarinés et les occupations leur ont fait oublier les mouvements du bâtiment. Deux stagiaires, Patricia Robart et Stéphan Marquier, ont parlé au nom de leurs camarades et nous ont dit : «Nous nous estimons privilégiés d'avoir pu séjourner à bord du TCD Foudre et d'y avoir passé cinq jours en mer. Nous avons participé à la vie courante du bord, aux travaux d'intérêt général (cuisine, plonge ... ), au rôle de propreté, nous avons fait du quart et occupé des fonctions en double dans différents services. Cette expérience nous a permis de voir ce qu'est la vie à bord d'un bâtiment de la Marine nationale, l'ambiance, les contraintes, les bons moments et les moins bons. C'est, bien sûr, avec le sourire que nous allons retrouver la terre ferme puis nos familles. Nous remercions les gens de tous grades qui ont permis la réalisation de cette expérience et souhaitons aux stagiaires des sessions futures de vivre une même aventure». (Cols Bleus n°2476 du 6 mars 1999 / Major Loliero Chef du Centre de préparation militaire de Fréjus, Saint-Raphaël)


Février 1999 : Mission opérationnelle à Thessalonique
Le 24 février, le TCD Foudre, qui avait quitté Toulon le 21, a débarqué à Thessalonique 400 hommes et 20 blindés en renfort des 1800 hommes de la force d'extraction prépositionnée en Macédoine. Les soldats appartiennent au 1er REC, au 8ème RPIMa, ainsi qu'aux armes du Génie et des Transmissions. 600 hommes ont également rejoint par voie aérienne le contingent français, qui est stationné dans le nord du pays, à Kumanovo, près de Skopje. (Cols Bleus n°2476 du 6 mars 1999)


Janvier 1999 : Visite du ministre de la défense.

Alain Richard, ministre de la Défense, a rendu visite vendredi 30 janvier aux marins de Toulon. Après un survol en hélicoptère des installations de l'aire toulonnaise, le ministre s'est entretenu une heure durant, à bord de la Foudre, avec une délégation de militaires et de civils appartenant aux forces, aux écoles et aux services de l'arrondissement. Le caractère impromptu et informel de cette visite a permis un échange très libre et spontané sur la plupart des questions qui intéressent les diverses catégories de personnels et qui apparaissent à la lecture des rapports sur le moral.
(Cols Bleus n°2473 des 6 et 13 février 1999; photo Marine nationale/SM Le Joncour)


Octobre 1998 : Exercice Jalibut 98 - escale à Doha

Des éléments du commando Trepel déployés au Qatar, des commandos qatariens, le TCD Foudre, la frégate La Fayette, un Atlantique de la 2lF, des hélicoptères de l'Alat, le CDIC Hallebarde et deux corvettes de la Marine qatarienne ont participé, sous la direction conjointe d'Alindien et de la Marine qatarienne, à l'exercice Jalibut 98. Cet exercice de grande ampleur, qui s'est déroulé au large des côtes du Qatar le mercredi 21 octobre 1998, comprenait deux phases : le débarquement de troupes et de matériel par chalands de transport et de matériel (CTM) et chaland de débarquement d'infanterie et de chars (CDIC) sur une plage, puis l'assaut combiné par hélicoptères et Hurricane du La Fayette. Un Evolex, sous l'oeil attentif d'un Atlantique déployé dans la zone, a conclu cet exercice dynamique.
La participation de la Foudre à l'exercice Jalibut 98 au Qatar avait des allures de première : en effet, pour la première fois, des troupes émiriennes ont mené, depuis un TCD français, un assaut d'une plage défendue par un parti hostile.
21 octobre : Jour-J. Le contre-amiral Jean-Louis Bat-tet, commandant de la zone maritime de l'océan Indien, embarque par hélicoptère. Quelques instants plus tard, le Super Frelon du détachement 33F de la Foudre se pose sur la plate-forme secondaire, avec à son bord une délégation d'autorités et de journalistes du Qatar. Un Sea King qatarien apponte alors sur la plate-forme principale : le brigadier général Ali AI-Attiyah, chef d'état-major des armées qatariennes, accom-pagné par S. E. M. Bertrand Besancenot, ambassadeur de France au Qatar, nous font l'honneur de leur présence pour assister au débarquement. Chacun peut y voir un signe éminent de l'importance qu'attachent les autorités qatariennes à notre coopération. Après une conférence de présentation des moyens mis en oeuvre, l'exercice d'assaut commence. Un stick des forces spéciales embarque dans les Puma du détachement Alat, qui décollent sans délai. Parallèlement, le radier de la Foudre est mis en eau. Dans le CDIC La Hallebarde et les CTM de Flophib, les véhicules qatariens (des VAB de fabrication française) ont fière allure. Le "Vert déradiage" est donné par le commandant, les engins de débarquement sortent vivement des flancs du TCD. Leur progression vers la plage, facilitée par les préparatifs de la veille est un succès. (Cols Bleus n°2466 déc 98)

http://www.netmarine.net/bat/tcd/foudre/actu.htm

 

http://images.google.fr/images?hl=fr&q=13+rdp&um=...

http://www.liendragonpara.net/13regiment.html

http://le.cos.free.fr/13rdp.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/13e_r%C3%A9giment_de_dragons...

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16/01/2009

Yldune est libre

"Maintenant, j'ai envie de rentrer chez moi avec mes parents et j'espère que Julien sortira très vite". Ce sont les premiers mots d'Yldune Levy après sa sortie vendredi de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis dans l’Essonne. La compagne de Julien Coupat était, avec lui, la dernière encore incarcérée dans l’enquête sur les dégradations contre des lignes TGV. Une remise en liberté sous contrôle judiciaire ordonnée par la cour d'appel de Paris. Rejetant ainsi un appel formulé en référé par le parquet.

"C'est un échec complet pour le parquet, pour Mme la ministre de la Justice et Mme la ministre de l'Intérieur qui ont instrumentalisé dès le départ ce dossier en en faisant un dossier politico-médiatique", a commenté l'avocat de la jeune femme, Me Steeve Montagne, visiblement très ému. Le sort de sa cliente doit cependant encore être examiné d’ici une semaine, cette fois sur le fond. Là, une formation collégiale pourra décider de confirmer sa remise en liberté ou de réincarcérer Yldune Levy.

La jeune femme, qui est suspectée de faire partie d’un groupe présenté comme d’"ultra-gauche", reste par ailleurs mise en examen pour "association de malfaiteurs, destructions en relation avec une entreprise terroriste" comme cinq femmes et quatre hommes dans ce dossier.

Un juge des libertés et de la détention a en revanche rejeté vendredi une demande de remise en liberté de Julien Coupat. "Il n'y a aucune charge nouvelle, M. Coupat dispose de garanties de représentation, d'une promesse d'emploi", s'est insurgée son avocate Me Irène Terrel. Les avocats des suspects et leurs proches dénoncent depuis le début de l’affaire une "mascarade judiciaire" montée de toutes pièces pour étayer la thèse d'une menace liée à l'expansion de groupes "d'ultra-gauche" radicaux, défendue par le ministère de l'Intérieur.

http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Justice/Sabot...

 

 

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14/01/2009

Appel du parquet: risque de concertation frauduleuse

Sabotages SNCF : la compagne de Coupat reste en prison

C.J. (lefigaro.fr) avec AFP
14/01/2009 | Mise à jour : 19:41
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Le juge d'instruction a ordonné mercredi la remise en liberté d' Yldune Lévy. Mais la jeune fille demeure cependant incarcérée en raison d'un appel en urgence du parquet.

Comme son compagnon, Julien Coupat, le chef présumé du groupe responsable des sabotages des lignes TGV, Yldune Lévy reste derrière les barreaux. Après que le juge d'instruction a demandé la remise en liberté, libérer sous contrôle judiciaire, de la jeune femme, le parquet a fait appel en urgence mercredi soir de cette décision. C'est à la cour d'appel de Paris de se prononcer désormais sur la validité de la procédure de référé-détention

Le parquet de Paris justifie son opposition en raison notamment de «risque de concertation frauduleuse» entre la jeune femme et les sept autres prévenus du dossier qui ont déjà été remis en liberté. Le parquet avait utilisé la même procédure de référé-détention pour maintenir Julien Coupat en détention, fin décembre.

 

Coupat dépose une nouvelle demande de mise en liberté

 

Mise en examen le 15 novembre pour destructions en réunion et association de malfaiteurs à visée terroriste, Yldune Lévy est, avec Julien Coupat, la seule des neuf membres de la «cellule invisible» anarcho-autonome, mise en cause dans les sabotages des lignes de la SNCF, à être toujours incarcérée. La jeune femme de 25 ans a été entendue une première fois par le juge jeudi dernier. Le juge des libertés et de la détention (JLD) avait fixé comme condition préalable à toute libération que l'amie de Julien Coupat soit auditionnée.

Le couple Coupat-Lévy qui était placé sous surveillance car suspecté d'actes anarchistes, avait été vu le 7 novembre dernier à proximité d'une des voies ferrées, visées par un acte de sabotage, en train de jeter une lampe frontale et une brochure recensant des horaires et trajets de la SNCF. S'appuyant sur ce signalement et des témoignages, la police judiciaire soutient, malgré le peu d'éléments matériels à charge, que le groupe de Coupat envisageait le sabotage des lignes comme «un acte politique de déstabilisation de l'État».

 

Sabotages SNCF: le juge ordonne la libération d'Yldune Levy, appel du parquet

PARIS (AFP) — Le juge d'instruction chargé de l'enquête sur les dégradations contre des lignes ferroviaires à grande vitesse a ordonné mercredi la remise en liberté d'Yldune Lévy, qui reste cependant incarcérée en raison d'un appel en urgence du parquet, a-t-on appris de sources concordantes.

Thierry Fragnoli, le magistrat qui a mis en examen la jeune femme le 15 novembre pour "destructions en réunion et association de malfaiteurs à visée terroriste", a "signé aujourd'hui une ordonnance de remise en liberté sous contrôle judiciaire" d'Yldune Levy, a affirmé à l'AFP son avocat, Me Steeve Montagne.

"Je suis particulièrement heureux de cette décision, le juge a considéré que la libération d'Yldune ne pouvait pas nuire à la nécessaire recherche de la vérité dans le dossier", a-t-il souligné.

La compagne de Julien Coupat, chef présumé d'un groupe présenté comme "anarcho-autonome", n'a cependant pas été remise en liberté en raison d'un appel en urgence interjeté par le parquet, selon une source judiciaire.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris devra donc statuer sur ce référé-détention avant de décider ultérieurement si Yldune Lévy, âgée de 25 ans, doit être remise en liberté.

Les dates d'audiences de cette procédure n'étaient pas connues mercredi soir.

"Encore une fois le parquet s'oppose par une procédure d'exception à la mise en liberté de personnes en détention dans ce dossier", s'est insurgé Me Montagne.

Le 19 décembre, un juge des libertés et de la détention (JLD) avait ordonné la remise en liberté de Julien Coupat, chef présumé du groupe dit de Tarnac à l'origine des dégradations contre des lignes TGV fin octobre et début novembre.

Le parquet avait pris un référé-détention et la chambre de l'instruction avait finalement décidé une semaine plus tard de le maintenir en prison.

Yldune Levy, pour sa part, s'était vu refuser le 22 décembre une première demande de mise en liberté par un JLD au motif que celle-ci n'avait pas été interrogée sur le fond du dossier par le juge Fragnoli. Cette audition a eu lieu le 8 janvier.

A ce jour, des neuf mis en examen dans ce dossier, Julien Coupat et Yldune Levy restent les seuls à être en détention, lui à la maison d'arrêt de la Santé et elle à Fleury-Mérogis.

Trois autres membres de ce groupe, baptisé "cellule invisible" par les enquêteurs, initialement placés en détention provisoire ont été remis en liberté le 2 décembre.

Julien Coupat a, de son côté, déposé une nouvelle demande de mise en liberté, selon son avocate Irène Terrel. Aucune décision n'avait été prise mercredi soir, selon une source proche du dossier.

 

 

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Les tunnels de Sarajevo à Rafah

Le célèbre tunnel du siège de Sarajevo, un musée contre l'oubli de la terreur

SARAJEVO (AFP), le 29-01-2004
La modeste maison des Kolar, qui abrite dans ses sous-sols la sortie du tunnel qui resta pendant des mois la seule voie pour échapper à l'enfer du siège de Sarajevo, est aujourd'hui un des musées les plus fréquentés de la ville.

C'est à travers ce tunnel, qui reliait l'aéroport à la ville assiégée du haut des collines environnantes par les forces serbes bosniaques durant la guerre de Bosnie (1992-1995), que l'aide était acheminée à la population musulmane.

"Mon père apportait de la nourriture à ma soeur à travers ce tunnel ce qui nous a permis de survivre. Signé: Admir Jusufbegovic", peut-on lire parmi les commentaires qui figurent dans le livre d'or du musée.

D'une longueur de 800 mètres, large d'un mètre et haut d'1,5 mètre, le tunnel avait été creusé en 1993, à la pelle et à la pioche, par des volontaires et des militaires musulmans qui se reléguaient nuit et jour pour fournir à leur ville un lien avec le monde extérieur.

Quatre mois et quatre jours de travail épuisant ont été nécessaires pour achever la galerie dans laquelle ont été installés un système d'éclairage, des câbles pour le transport de l'électricité et une conduite pour acheminer les carburants.

Des centaines de personnes empruntaient quotidiennement le tunnel. Souvent la galerie était partiellement inondée en raison de l'infiltration des eaux souterraines.

"Tout arrivait à travers ce tunnel, la nourriture, l'électricité, le matériel militaire, le mazout, les médicaments et Sarajevo n'aurait pas pu survivre sans lui", se souvient Bajro Kolar, le propriétaire de cette maison perdue dans la banlieue Butmir de Sarajevo.

Bajro et son fils Edis ont pris la décision de transformer leur maison en musée afin de sauvegarder ce qui représente, disent-ils, le patrimoine des habitants de Sarajevo.

Le musée qu'ils ont aménagé présente des uniformes et des armes remontant à la guerre, des pelles et des pioches qui ont été utilisées pour creuser le tunnel ainsi que des sacs ayant servi au transport de l'aide humanitaire internationale.

Les Kolar se disent fiers de ce qu'ils estiment être leur plus précieuse pièce de collection: une chaise roulante qui avait servi à transporter à l'aéroport, à travers le tunnel, le président bosniaque défunt Alija Izetbegovic, lorsqu'il se rendait à l'étranger pour participer aux négociations de paix.

"Beaucoup d'étrangers viennent visiter le musée et surtout les diplomates en poste à Sarajevo", assure fièrement Edis.

"Ceux qui ont utilisé le tunnel pendant la guerre préfèrent ne plus revenir ici probablement parce qu'ils ne veulent pas éveiller de terribles souvenirs", poursuit-il.

Le musée présente également aux visiteurs un film avec des images montrant les souffrances de Sarajevo durant ses trois ans et demi de siège et des documentaires d'auteurs locaux sur le tunnel qui est ouvert au public sur une longueur de 20 mètres.

Les autorités locales ont également pris conscience de l'intérêt de préserver le souvenir du tunnel pour les futures générations et ont mis sur pied leur propre projet.

"Nous souhaitons remettre dans l'état le tunnel sur toute sa longueur et construire un musée à ses anciennes voies d'entrée et de sortie", a déclaré à l'AFP une responsable municipale, Azra Zecevic.

Mais Bajro ne cache pas sa rancoeur face à l'ambition des pouvoirs publics: "Au lieu de financer notre projet avec des sommes modestes, ils préfèrent en préparer un autre qui va coûter des millions".


© AFP.

The Third Tunnel of Aggression is a tunnel under the border between North Korea and South Korea.

Only 44 km (27 mi) from Seoul, the Third Tunnel of Aggression was discovered in October 1978. It is 1.7 km (1.1 mi) long, 2 m (6.5 ft) high and 2 m (6.5 ft) wide. [1] It runs through bedrock at a depth of about 73 m (239.5 ft) below ground. It is apparently designed for a surprise attack on Seoul from North Korea, and can easily accommodate a full division per hour along with their weaponry. A total of four tunnels have been discovered so far, but there are believed to be up to ten more.[2] South Korean and U.S. soldiers regularly drill in the DMZ in hopes of finding more. Its description as a tunnel of aggression was given by the south, who considered it an act of aggression on the part of the north. North Korea tried to downplay the shaft, officially declaring it part of a coal mine. Black "coal" was painted on the walls to help confirm this statement. Additionally, observed drill marks for dynamite in the walls point towards South Korea and the tunnel is inclined so that water drains back towards the northern side of the DMZ. Photos are forbidden within the tunnel, which is now well guarded. The South Koreans have blocked the actual Military Demarcation Line in the tunnel with three concrete barricades.

Les tunnels de Cu Chi font partie de l'Histoire. Pendant la guerre, les tunnels de Cu Chi ont permis aux partisans d'Hô Chi Minh de lancer des attaques surprises jusqu'à l'intérieur des bases américaines.Constructionde tunnels par le Vietnamiens

Construits en deux décennies, les tunnels de Cu Chi ont été pendant longtemps l'un des plus formidables sièges de résistance durant la Guerre. Les tunnels ont été construits pour résistCentre de réunion des tunnels de Cu Chi.er au poids des tanks de 50 tonnes et aux bombes de plus de 100 kg.

Nous ne manquerons pas de visiter une partie de plus ou moins 50 mètres de ce labyrinthe, d'une longueur totale de plus de 200 km de conduits souterrains, mesurant de 60 à 70 cm de large et 80 à 90 cm de haut.


Ce réseau de tuGuide vietnamiennnels souterrains était aussi équipé de différentes installations très bien étudiées, allant des salles de réunions, aux postes médico-sanitaires, aux réfectoires, ... Lors de la visite, vous pourrez peut-être goûter des racines de tapioca mélangées avec des cacahuètes écrasées.


A côté se trouve le Mémorial de Guerre en commémoration des 40.000 martyrs.

 

 

 

A Rafah, au sud de la bande de Gaza, des dizaines, des centaines de toiles plastiques couvrent les entrées de tunnels installés sous la frontière, à 200 ou 300 mètres du territoire égyptien. Sous chaque toile plastique, quelques murs de parpaings ou une structure métallique comme un enclos pour l'entrée du puits.

A peine commencé le tournage que la police des frontières nous interpelle pour interdire de filmer. Le Hamas n'aime en effet plus beaucoup la publicité sur ses tunnels par lesquels passent toutes les denrées possibles, de la nourriture à l'ordinateur, au mouton ou à la moto. Ces tunnels existent depuis des années. Le mouvement islamiste s'en est servi pour amener des tonnes d'armes, d'explosifs,  ou, pense-t-on,   ramener  le soldat  Gilad Shalit, kidnappé sur la frontière.

"Licence"

Après le retrait israélien de Gaza, et surtout la prise de pouvoir par le Hamas, le blocus de l'Etat hébreu les a fait pousser. Un propriétaire parle ainsi de 500 à 800 tunnels au total ! A Rafah, on vous expliquera qu'un tunnel "de contrebande " se creuse en un à deux mois, qu'à présent la municipalité de Rafah les contrôle, que des techniciens viennent voir s'il y a un aérateur, si l'électricité est branchée. Il y aurait une sorte de "licence". Selon certains, le Hamas prend une taxe sur chaque passage. En cas d'accident mortel, le propriétaire du tunnel doit payer entre 40 et 60.000 dollars à la famille de la victime.

Dans le premier tunnel où nous filmons, on est en train de passer des rouleaux et des rouleaux de tissu. Lundi, c'est l'Aïd Al Adha (ndlr : reportage effectué le samedi 6 décembre), la fête du sacrifice. Alors ces jours-ci passent des moutons, des vêtements et tout ce qui sera cadeaux de fête. Le matériel est tiré par un treuil horizontal sur plusieurs centaines de mètres, avec des petits wagonnets. Puis arrivé sous le "puits", il est hissé par un nouveau treuil. Puis la marchandise est chargée dans un camion.  Il y a aussi des tuyaux pour livrer du carburant. A côté, un camion-citerne est en train d'être rempli. Dans la bande de Gaza, les stations service sont ainsi alimentées par de l'essence ou du diesel égyptien, d'ailleurs deux fois moins cher que les petites quantités d'essence israélienne autorisées certains jours de blocus.

Economie parallèle

Nous descendons dans un tunnel en "construction" où les ouvriers sont à la pause.  Près du puits de descente,  j'aperçois un long  portemanteau où sont accrochées les  tenues des ouvriers, comme celles de mineurs d'antan. Il faut descendre ensuite une dizaine de mètres par le treuil accroché à un trépied au-dessus du puits. Les tunnels peuvent être de 10 à 25 mètres de profondeur. En bas, ils ont laissé leurs outils pendant la pause, perceuses,  pelle,  truelle pour creuser un boyau d'environ un mètre sur un mètre, Les wagonnets (des bidons de plastique découpés en deux) servent à retirer la terre du fond.  Les tunnels  parcourent ensuite plusieurs centaines de mètres, parfois un kilomètre avant de ressortir en Egypte. On raconte que certains ont fait des erreurs en creusant : un tunnel est arrivé sous un poste de police égyptien, un autre est revenu à Rafah en faisant une boucle.

Rafah est en tout cas une nouvelle ville riche, en pleine effervescence, de jour comme de nuit. Il y a de l'argent à faire, beaucoup d'argent qui  circule. Un  Palestinien me fait remarquer que les propriétaires de tunnels, de terrains ou tous ceux qui sont associés au business seraient bien malheureux si le blocus s'arrêtait -on estime que 25.000 travaillent directement ou indirectement autour des tunnels ! C'est l'économie parallèle de Gaza.

Passagers

Je suis sorti le lendemain par Erez. Autorisé à sortir, mais l'entrée avait apparemment été à nouveau fermée pour les journalistes. Sur la route, je prends des autostoppeurs. Ils sont très courants sur les routes d'Israël, des jeunes, des soldats en permission, des religieux qui n'ont pas beaucoup d'argent. Les arrêts de bus servent aussi d'arrêts aux stoppeurs. Quand je m'arrête à l'un d'eux, trois personnes montent : un vieux religieux avec une belle barbe blanche, une jeune fille et un soldat avec son M16. Le vieil homme s'amuse lorsque je lui demande s'il est rabbin : "non mais avec ma barbe, c'est  toujours ce que tout le monde croit".

Discussion succincte en hébreu. Puis un peu plus tard, ayant appris que j'étais journaliste, on me demande si je sors de Gaza.  Je confirme, l'un ou l'autre me demande de leur dire ce que j'ai vu. "C'est un peu toujours la même chose : beaucoup de misère, de problèmes de vie quotidienne. Les banques ont fermé", réponds-je. Mes passagers ne font pas de commentaire mais s'intéressent. Et puis quand ils descendent à Jérusalem, ils me saluent, très souriants. Mon "rabbin" me dit que je suis "bien courageux" et m'encourage en me serrant longuement la main.


RENDEZ-VOUS

Le blog de Denis Brunetti

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=f9IL86T6Nc8

 

http://www.rfi.fr/actufr/articles/107/article_74467.asp

 

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11/01/2009

Sur fond de guerre des polices

AJACCIO CORRESPONDANT

Quatorze mois de cavale et une arrestation en douceur : Antoine Nivaggioni, un ancien militant nationaliste en fuite depuis le 17 novembre 2008, a été appréhendé vendredi 9 janvier à Ajaccio en fin d'après-midi alors qu'il se déplaçait à proximité de l'hôpital d'Ajaccio.

L'interpellation, réalisée par des hommes du RAID (recherche, assistance, intervention, dissuasion) et de l'OCLCO (office central de lutte contre la criminalité organisée) a été suivie du transfert immédiat de M. Nivaggioni à l'Hôtel de police d'Ajaccio où il était toujours placé en garde à vue samedi matin. Depuis novembre 2007, la justice le recherchait pour l'entendre sur une série de malversations présumées, abus de biens sociaux et marchés publics truqués dont aurait bénéficié la SMS (Société méditerranéenne de sécurité), une entreprise de gardiennage qu'il avait fondée à l'orée des années 2000 et qui s'était rapidement imposée comme l'un des principaux employeurs de Corse.

 

UNE TRÈS EMBARRASSANTE AFFAIRE

 

Cette enquête, ouverte depuis 2006 et conduite par la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille menace plusieurs notables locaux dont Raymond Ceccaldi, ancien président démissionnaire de la chambre de commerce et d'industrie d'Ajaccio, que les juges d'instruction en charge du dossier tiennent pour un rouage essentiel de l'affaire.

De simple procédure de délinquance financière, " le dossier de la SMS" est cependant devenue, au fil du temps et des révélations, une très embarrassante affaire pour certains fonctionnaires de police, accusés d'avoir protégé et aidé Antoine Nivaggioni avant, pendant et après sa fuite, sur fonds de guerre larvée entre services.

De nombreux relevés d'écoute réalisés par le groupe d'intervention régional de Corse et versés au dossier montrent que des policiers de la direction centrale des renseignements généraux (devenue direction centrale du renseignement intérieur, DCRI) étaient en contact étroit et régulier avec M. Nivaggioni et plusieurs de ses proches. Ils avaient tenté, à plusieurs reprises, d'obtenir des informations sur l'enquête en cours auprès de leurs collègues de la police judiciaire locale (Le Monde du 11 novembre 2008).

Le 24 novembre 2008, la voiture du commissaire principal Robert Saby, en charge de l'enquête, avait été détruite par un attentat, une semaine avant que ce dernier ne soit muté hors de Corse. Deux semaines plus tard, un ancien policier des RG et un brigadier-major en poste à la DCRI avaient été entendus par les magistrats de la JIRS. Le premier avait été muté à la suite de l'audition.

En plus d'une année de cavale, le seul signe de vie laissé par Antoine Nivaggioni était un entretien accordé au mensuel Corsica au mois de novembre 2008. Le fugitif annonçait son intention de se rendre à la justice dès que les "conditions seraient réunies".

Antoine Albertini

Les secrets du «dossier Powell»
L'affaire corse qui inquiète le pouvoir
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Elus, policiers, chefs d'entreprise... On s'est beaucoup agité au chevet de la SMS, une société de sécurité montée par d'ex-nationalistes aux curieuses pratiques. Tandis que l'enquête tourne à la guerre des polices, Ariane Chemin et Marie-France Etchegoin ont exploré les doubles fonds de ce sulfureux polar insulaire


C'est l'un de ces déjeuners comme seules la Corse et la République savent les organiser. Ce 17 janvier 2008, deux hommes que tout devrait séparer se retrouvent chez Maxim's, la fameuse étape de tous les guides touristiques parisiens, à deux pas de la Concorde. D'un côté de la nappe amidonnée, Bernard Squarcini, à l'époque patron de la DST Le Squale, comme on le surnomme, est le policier préféré de Nicolas Sarkozy : dans quelques mois, il prendra la tête d'une super Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI), regroupant également les Renseignements généraux. Autant dire, le flic le plus puissant et le mieux rencardé de France.
De l'autre côté de la table, un jeune homme aux allures sages, Jean-Christophe Angelini. A 32 ans, ce garçon bien mis est le bébé de l'Assemblée de Corse et l'étoile montante de la politique dans l'île : il a réuni 45% des suffrages à Porto-Vecchio aux dernières municipales. Nationaliste modéré, opposé à la violence et à la clandestinité, Angelini a pour lui un CV sans tache : il est trop jeune pour avoir connu la guerre sanglante qui a déchiré les «natios» au coeur des années 1990 et, surtout, il n'est pas soupçonné d'affairisme. Ce profil parfait lui vaut depuis quelques années les éloges de Nicolas Sarkozy. Le président de la République a enfin trouvé «son» nationaliste, beaucoup plus fréquentable, croit-il, que le Talamoni de Lionel Jospin ou le Santoni de Charles Pasqua.
Que fait cet élu autonomiste sous les stucs Art déco de Maxim's, face au «n°1» de la DST ? «Il voulait me voir pour prendre le pouls de l'île», explique Angelini. «J'ai fait un tour d'horizon avec un homme qui a une analyse politique un peu fine», confirme Squarcini. Bien que - ou parce que - superflic et corse, le grand manitou du renseignement français continue à garder un oeil discret sur la cuisine locale. Un troisième quidam au moins est pourtant au courant de cet impromptu de chez Maxim's. C'est un chef d'entreprise nommé Jean-Luc Schnoebelen. Le matin même, au téléphone, Angelini lui a glissé avec les précautions habituelles de ceux qui se devinent surveillés : «Je déjeune avec... comment t'expliquer... la personne que vous aviez rencontrée avec Eric, tu sais ? - Celui qui est à Levallois ! [le siège de la DST]», décrypte aussitôt Schnoebelen.


Angelini a raison de parler à mots couverts. Depuis quelque temps, les «grandes oreilles» de la police enregistrent tout. Son téléphone, comme celui de Jean-Luc Schnoebelen et de tant d'autres, est écouté dans le cadre d'un incroyable feuilleton instruit depuis octobre 2006, à Marseille, par les juges Duchaine et Tournaire et suivi en haut lieu à Paris. Dans ce polar insulaire, on croise en effet, par raccroc au moins, le premier flic de France, sous le coup depuis la semaine dernière d'hallucinantes accusations anonymes (voir encadré), et, dans les premiers rôles, le prometteur Angelini, qui y révèle une autre facette de sa personnalité. On y rencontre aussi d'anciens nationalistes reconvertis dans la SMS, Société méditerranéenne de Sécurité. Une boîte qui ne compte que 300 salariés mais qui est le troisième employeur de l'île. Une PME, surtout, qui peut devenir le pivot d'un marché aujourd'hui très porteur : la sécurité. Gardiennage, surveillance des sites sensibles, fouille ou filtrage aux ports et aéroports, la SMS intéresse ceux qui veulent investir paisiblement en Corse ou, en ces temps de terrorisme, se développer à l'étranger. C'est la raison pour laquelle tant de gens - politiques, policiers, élus de la chambre de commerce et d'industrie d'Ajaccio (CCI), chefs d'entreprise venus du continent - se sont bousculés à son chevet. Et tant soucié de son ancien gérant, aujourd'hui en cavale. Reprenons le fil...
Tout ou presque commence deux mois avant le déjeuner chez Maxim's. Le 20 novembre 2007, à l'heure du laitier. A Ajaccio, Marseille ou Toulon, les hommes de la PJ déboulent chez une dizaine d'hommes liés à la SMS. Tous sont embarqués. Tous, sauf un : Antoine Nivaggioni, gérant de fait de la PME. Lorsque les policiers ajacciens frappent à sa porte, il a déjà pris la poudre d'escampette. Disparu, évanoui, au maquis, comme au vieux temps où, avec son ami Alain Orsoni, chef de l'ex-MPA, vitrine légale du FLNC-Canal habituel, il ne dormait jamais deux nuits de suite sous le même toit. La PJ enrage. Nivaggioni, c'est sûr, a des complicités dans la «maison». Il a été prévenu.

A Ajaccio, tout le monde connaît «Antoine», le fils de l'épicerie la Parisienne, na guère «ouverte toute l'année jusqu'à minuit» sur la place Abattucci. Après avoir fait dans la viande et le commerce de chaussures, il se lance en 2000 dans la «sécurité». Avec succès. Un an plus tard, il est relaxé par le tribunal d'Ajaccio d'une tentative d'assassinat datant de 1993. Tout semble sourire à cet homme rond, jovial, ami de tous les rescapés du MPA aujourd'hui versés dans les affaires ou recyclés à la chambre de commerce de Corse-du-Sud. Il décroche de jolis contrats dans l'île et sur le continent : aéroports d'Ajaccio et de Toulon-Hyères, fret postal, station de France 3 Corse, hôpitaux, navires de la SNCM, et jusqu'au port autonome de Marseille avec son juteux trafic vers l'Algérie. A cette époque, Bernard Squarcini est préfet des Bouches-du-Rhône. C'est lui qui donne les agréments pour des marchés aussi délicats que la sécurité du port. Il épluche le dossier de la SMS et tombe sur le nom de Nivaggioni. Une vieille connaissance, forcément, pour cet ancien des RG corses. Confier la surveillance des quais phocéens à l'ex-lieu- tenant d'Alain Orsoni ? «C'était sa boîte que voulaient les responsables du port, explique-t-il aujourd'hui. Parce c'était la meilleure.»
Nivaggioni affiche sa bonne fortune sur le cours Napoléon dans son Audi A6 blindée à 150 000 euros, court les boutiques et les hôtels de luxe. Jusqu'à ce qu'en décembre 2006 l'organisme antiblanchiment Tracfin s'étonne, avec les enquêteurs de l'OCRGDF (Office central de Répression de la Grande Délinquance financière), saisis au même moment, de ce train de vie «mirobolant», de ses «besoins personnels effrénés» et de ses «augmentations de salaires faramineuses». Pour la police, pas de doute : Antoine Nivaggioni a tapé dans la caisse. Tout laisse croire aussi que les marchés passés, notamment avec la CCI, sont truqués, entachés d'un «favoritisme manifeste et sans équivoque». Mieux : les prestations de ses agents de sécurité (dont certains n'étaient même pas assurés !) ont été surfacturées - quand elles n'étaient pas purement fictives. Le préjudice au détriment de la chambre de commerce (dont le président, Raymond Ceccaldi, a été mis en examen) se monterait à 3 millions d'euros. Les juges marseillais s'interrogent aussi sur une série de «prêts» consentis au dynamique entrepreneur. Parmi les créanciers, on trouve Toussaint Luciani, ancien élu et figure patriarcale de l'île, personnalité «éminemment respectée», comme l'écrivent les enquêteurs dans un rapport de synthèse, ou un transporteur de l'Isère, fortement incité par un truand grenoblois à verser son obole : 128 000 euros. Le prix à payer, lui a-t-on expliqué, pour qu'«un continental puisse investir tranquillement dans l'île».
Mais Nivaggioni a bien d'autres amis. Hauts placés. Alors que la SMS frise la faillite et que se resserre l'étau de l'instruction ouverte pour «abus de biens sociaux, faux et usage de faux, blanchiment, escroquerie, association de malfaiteurs», le tribunal de commerce d'Ajaccio, début 2008, lui évite, contre toute attente, les affres du redressement judiciaire. C'est qu'entre- temps deux hommes providentiels sont arrivés du continent. Le premier, c'est Jean-Luc Schnoebelen. Celui qu'Angelini prévient de son déjeuner avec Squarcini. Ancien de Bouygues et de la Lyonnaise des Eaux, il dirige les 3 500 salariés et la cinquantaine de sociétés à travers le monde du groupe Ginger, coté en Bourse et spécialisé dans l'«ingénierie». Le second se nomme Eric-Marie de Ficquelmont. Il a été l'éminence grise d'Henri Proglio à la tête de Veolia, avant d'être mis à l'écart en 2006. Aussi secret que redouté, il possède un carnet d'adresses long comme le bras, une technique éprouvée en matière de marchés publics et une prudence de Sioux : pas d'autre agenda qu'un carnet en papier dont il déchire chaque soir la page du jour.
Ficquelmont et Schnoebelen s'acharnent à sauver la SMS : chacun met près de 200 000 euros dans l'entreprise. «Qu'est-ce que vous allez vous foutre là- dedans, si c'est pas indiscret ?», s'insurge l'un des actionnaires de Ginger au téléphone, fin 2007, aussi surpris que les enquêteurs de voir Schnoebelen s'embarquer dans cette galère. Réponse de l'intéressé : «Je peux pas en parler au téléphone... C'est lié à Ginger pour d'autres raisons... On a rendu service plus ou moins aux politiques...» Deux jours plus tard, il répète au président du conseil de surveillance : «On nous a demandé un service là-dessus (...). Aux plus hautes instances de... Aux plus hautes instances !» Fanfaronnades ?
A l'autre bout du fil, si l'on peut dire, les policiers sont sur les charbons ardents. Certes, Schnoebelen a, il le reconnaît lui-même, «une très grande gueule» et un culot à toute épreuve. En décembre 2007, il a été jusqu'à rencontrer Alain Juillet, chargé de l'intelligence économique à Matignon, pour lui parler des problèmes de la SMS, après la cavale de Nivaggioni. Mais tout de même, quel zèle, quelle énergie déployée pour cette société ! Chaque jour, les enquêteurs, pendus à leurs écoutes, font plus ample connaissance avec les bonnes fées qui se penchent sur la société de sécurité.
Angelini, contrairement à ce qu'il prétendra par la suite, se dépense lui aussi sans compter : coups de fil quasi quotidiens au fils du fugitif et au repreneur Schnoebelen, rencontre avec le nouveau comptable, débats sur la politique commerciale et salariale... «Mon amitié avec Nivaggioni est ancienne et profonde mais c'est avant tout le sort des 300 salariés de la SMS qui a préoccupé l'élu que je suis», se justifie-t-il aujourd'hui. Il jure en tout cas que ce n'était pas au menu du déjeuner chez Maxim's.
Angelini a pu compter, en revanche, sur Didier Vallé, avec lequel il s'entretient régulièrement. Un autre protagoniste haut en couleur, dans ce club étroitement surveillé par les enquêteurs. Vallé, ancien des Renseignements généraux, a été le collaborateur de Bernard Squarcini, qui l'a décoré de l'Ordre national du Mérite, peu après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. «J'ai fait de même avec tous ceux qui ont travaillé avec moi», sourit le Squale. Il sait bien ce qu'on peut dire, l'usage que font ses ennemis de cette amitié qu'il ne renie pas, et toutes les rumeurs qui entourent les activités de Didier Vallé. Le retraité des RG a en effet créé une société de «consulting» et mené en 2005 et 2006, des travées de l'Assemblée de Corse jusqu'aux colonnes des journaux, une efficace campagne de lobbying pour que Veolia rachète la SNCM. Il s'occupe aussi activement de tous les marchés de la SMS, entre deux voyages au Burkina Faso, au Bénin ou en Côte d'Ivoire. Des pays qu'il parcourt «bénévolement», confie-t-il aujourd'hui, pour... la «fondation humanitaire» de la Pefaco, une société espagnole spécialisée dans l'implantation des machines à sous ou le rachat des casinos, et qui emploie aussi Alain Orsoni. De quoi nourrir le fantasme de la pieuvre affairiste qui veut dévorer la Corse. Ou de ces «flics insulaires» qui jouent un double jeu.
L'affaire SMS rend fou. Drôle de dossier - baptisé «Powell» par les enquêteurs ! - où des policiers des RG s'enquièrent auprès des opérateurs de l'éventuelle surveillance de leurs lignes par leurs collègues de la PJ qui les jugent trop proches de la «SMS Connection», pendant que les nouveaux dirigeants de la société de sécurité communiquent eux sur des portables prétendument «sécurisés»... Vaine précaution. Car tout va se précipiter autour d'un dernier épisode rocambolesque : un vrai faux passeport.
Le 10 janvier 2008, Jean-Luc Schnoebelen appelle le fils du fuyard Nivaggioni : «Normalement, je ramène le diplôme d'Antoine. - C'est quoi le diplôme ? - Ben, t'es con ! Réfléchis.» Angelini a l'esprit plus vif : «Très bien, excellent», s'exclame-t-il à l'annonce de cette «bonne nouvelle». Diplôme ? Les policiers ont leur idée : le trio cherche des faux papiers pour exfiltrer le fuyard. Leur contact ? Un ancien légionnaire, qui connaît Eric de Ficquelmont depuis dix ans. Ce baroudeur du continent noir possède plusieurs passeports, dont un israélien, et dans sa cave, des armes détournées d'un stock de l'armée. On lui a promis une place à la SMS, «pour développer les activités en Afrique». C'est lui, l'ancien légionnaire, qui est chargé d'adresser un dossier bidon à la mairie d'Amiens pour obtenir des faux papiers. Las ! Les documents sont saisis avant même d'arriver dans le maquis.
Le 17 janvier 2008, Schnoebelen, Ficquelmont et Angelini sont interpellés et placés en garde à vue. Seuls les deux premiers sont mis en examen, mais ils nient farouchement toute implication dans la fabrication du passeport. «Depuis, l'ex-légionnaire a totalement dédouané mes deux clients, dit Me François Binet, avocat des dirigeants de Ginger. Quant aux écoutes brandies par les enquêteurs, on sait bien qu'on peut leur faire dire ce qu'on veut. Messieurs Schnoebelen et Ficquelmont ont eu le courage d'investir à titre personnel pour aider une entreprise en difficulté. Ils ont appris à leurs dépens qu'il est risqué de faire des bonnes actions en Corse.» En mars dernier, les deux hommes, «dégoûtés», ont pris leurs cliques et leurs claques. Ils n'ont plus aucun lien ni aucune part dans la SMS, assure leur avocat. Antoine Nivaggioni a été vu au moins à deux reprises depuis sa cavale, mais il reste introuvable. Quant à Angelini, il travaille toujours à son destin politique et prépare les élections territoriales de 2010, malgré la «cabale politico-judiciaire» dont il se dit victime. Entretemps, son rendez-vous secret avec le patron du renseignement a fini par «fuiter». Un coup tordu des «grandes oreilles» et de la PJ ? Maudits dossiers corses ! Bernard Squarcini, le superflic, l'homme qui a la charge de surveiller les réseaux terroristes islamistes, se voit contraint de répondre publiquement à un misérable tract polycopié. Mais sur cette île, où les assassinats s'enchaînent depuis quelques mois sans qu'aucun ne soit jamais élucidé, rien n'est anodin. Il y a trois semaines, lors d'une conférence de presse, Alain Orsoni, prévenu par la police qu'on cherchait à l'abattre, a dénoncé le «jeu dangereux» de deux fonctionnaires du commissariat d'Ajaccio, les citant nommément. Tracts anonymes, rumeurs, «poussettes»... Gilles Leclair, nommé patron de la sécurité en Corse après l'«affaire Clavier», débarque au beau milieu de cette guerre des polices en homme averti. Quand il était encore au ministère de l'Intérieur, il a supervisé une bonne partie du dossier Powell...

 

Jean-Christophe Angelini, le «natio» empressé.

Ce courtois conseiller territorial est le nationaliste qui monte en Corse. Nicolas Sarkozy a placé beaucoup d'espoirs en lui. Mais il s'est beaucoup démené pour aider la SMS, au point d'être mis en examen dans une rocambolesque affaire de faux passeport.

 

Antoine Nivaggioni, le patron en cavale.

Gérant de fait de la SMS, il est en cavale depuis le 19 novembre 2007. Il est accusé d'abus de biens sociaux, de blanchiment et d'escroquerie. Le préjudice au détriment de la chambre de commerce s'élèverait à 3 millions d'euros.

 

Alain Orsoni, du FLNC au foot.

Fondateur du MPA, vitrine légale du FLNC Canal habituel, il se réfugie au Nicaragua à la fin des années 1990, où il travaille pour le compte de la Pefaco, société de jeux basée à Barcelone. Pourquoi est-il revenu à Ajaccio cet été ? Pour reprendre le club de football local, dit-il.

 

Jean-Luc Schnoebelen, le continental à la rescousse.

Patron du groupe Ginger, une société d'ingénierie cotée en Bourse, il a voulu, avec un ancien dirigeant de Veolia, tenter de sauver la SMS. Il s'est retrouvé embarqué dans une «enquête corse» qui lui vaut aujourd'hui une mise une examen.

 

Marie-France Etchegoin, Ariane Chemin
Le Nouvel Observateur

20 juin 2005
Lettre de Louis GAIFFE à toutes les instances concernées

"
Gaiffe Louis
CP la Toulon / La Farlède
N° 1047 C 149
Route de la Crau
BP 543
83041 Toulon cedex 9

Je suis innocent, condamné à 10 ans de réclusion criminelle parce que je me suis défendu d’être coupable et que j’ai dénoncé les crimes de faux des magistrats et de la police judiciaire.

D’un décès accidentel dans lequel je n’ai aucune participation ni physique ni morale ni même mentale, ils ont tenté, pour se faire mousser professionnellement et devant les médias, de fabriquer la grosse affaire en créant d’abord un commanditaire d’assassinat pour ensuite, leur supercherie ne tenant pas la route, se rabattre sur un complice de séquestration.

Je les poursuis en justice et les audiences que cette mafia repousse illégalement depuis 3 et 4 ans, auront lieu prochainement à Paris, Bordeaux et Montauban. La première sera à la 17 ° chambre correctionnelle ( chambre de la presse ) à Paris le 14 janvier 2005 à 13 heures 30.

La relation des faits est présentée de façon chronologique, lisez la jusqu’au bout, il ne vous en coûtera qu’une dizaine de minutes, vous aurez alors envie de voir les preuves sur le site " www.crimes-de-la-justice.com ".

vous regarderez :
chapitre 60 : les fausses ordonnances de Canivet
chapitre 59 : nouveau crime de Canivet, Cotte, Burgelin
chapitre 55 : mes lettres ouvertes aux ordures
chapitre 37 : la cour de cassation contrôlée par des criminels

et vous aurez déjà une belle opinion sur la magistrature française.

Décembre 1997

I A Montauban, la police judiciaire emmenée par le commissaire Robert SABY et le juge d’instruction Jean-François REDONNET du TGI de Montauban cherchent et trouvent 5 faux témoins qui déclarent sur l’honneur que Louis Gaiffe adressait depuis plus de trois mois à la victime des fax insultants et menaçants.

II Le juge REDONNET falsifie les relevés téléphoniques pour faire croire que Louis Gaiffe est le destinataire d’appels, soit qu’il est tenu au courant de la commission de l’infraction.

13 janvier 1998

III A Nice, le commissaire SABY met Louis Gaiffe en garde à vue mais ne l’informe pas de ses droits ni de la raison de sa garde à vue ni surtout de ce qui précède. De retour à Toulouse le 17 janvier 1998, il incorpore au dossier pénal un faux procès verbal d’information des droits, c’est la pièce D 93.

14 janvier 1998

IV A Nice, ne pouvant donner à Louis Gaiffe aucun élément pour justifier la prolongation de sa garde à vue, le commissaire SABY n’établit pas la procédure : demande au juge d’instruction de son autorisation, procès verbal de l’autorisation et de la justification à faire signer Louis Gaiffe.

Ce n’est qu’en novembre 1999 que, suite à la nullité de la procédure demandée par Louis Gaiffe, le commissaire SABY établit un procès verbal d’autorisation de prolongation que revêtira de sa signature le fameux doyen RENARD de Nice, c’est la pièce D 118.

en 1998 et 1999

V Le procureur de la République de Montauban Jean KUBIEC et le commissaire SABY substituent le véhicule saisi par un autre.

Il a été saisi en janvier 1998 le véhicule 4942 ZP 06, inconnu de Louis Gaiffe. Ce véhicule a été expertisé. La chambre de l’instruction confirme par arrêt n° 995 du 23 décembre 1999 que c’est bien ce véhicule qui a été saisi et expertisé.

Il sera substitué par le véhicule 4942 ZF 06 dans le coffre duquel, sur ordre de KUBIEC, procureur de la République, le commissaire de police SABY mettra des traces de sang de la victime, traces qu’il a obtenues au laboratoire de police scientifique et c’est curieusement ce laboratoire qui découvrira en mai 1999, soit 19 mois plus tard, les traces de sang après que trois experts privés en aient affirmé l’absence.

Le véhicule 4942 ZF 06 est un des véhicules utilisés par Louis Gaiffe en décembre 1997.

juillet 2000

VI Le commissaire SABY établit un faux rapport de fin d’enquête, il y reprend les éléments I et II, y invente en plus un trafic d’argent avec l’étranger et que Louis Gaiffe était déjà connu des services de police pour des affaires criminelles, c’est la pièce D 554.

13 juin 2001

VII Le procureur de la République KUBIEC établit un faux réquisitoire définitif reprenant aux pages 6, 7, 8 et 9 les cinq faux témoignages de fax, il va jusqu’à falsifier les désignations du registre des pièces à conviction et prétendre à l’existence de la saisie de nombreux fax adressés par Louis Gaiffe à la victime.

Pour camoufler la falsification des communications téléphoniques, il se garde bien de désigner les numéros d’appel alors qu’il indique avec grande précision le moment de l’appel en heures et minutes et la durée en minutes et en secondes. En indiquant les numéros appelés il aurait dénoncé la supercherie.

De même pour camoufler la substitution des véhicules, il donne une description avec la marque, le type, la couleur ... mais il ne donne pas l’identification par le numéro minéralogique !

Et pour camoufler que les traces de sang ont été mises sur son ordre par SABY, il falsifie la chronologie des expertises et des auditions, il altère le texte des missions et dénature le contenu des rapports d’experts. Il va jusqu’à indiquer que le responsable du décès a été interrogé le 4 mai 1998 sur les différentes expertises faites en juin 1998, décembre 1998 et même mai 1999 pour lesquelles il n’a pas indiqué les dates.

Il conclut au renvoi de Louis Gaiffe devant la cour d’assises pour séquestration suivie de mort et ... assassinat !

C’est à dire que si la peine de mort n’avait pas été abolie, Louis Gaiffe l’aurait encourue et qu’au pays des droits de l’homme, avec des faux qu’il a fabriqués, le procureur de la République couvrirait les autres magistrats criminels en envoyant un innocent à l’échafaud.

12 juillet 2001

KUBIEC oblige le juge d’instruction MUNIER-PACHEU à recopier textuellement ( formellement interdit par la loi ) son réquisitoire dans l’ordonnance de renvoi devant la cour d’assises et pour ce faire il lui fournit la disquette.

31 octobre 2001

La chambre de l’instruction de Toulouse, BELLEMER président, fera de même mais verra son arrêt cassé par la chambre criminelle, car la double accusation de séquestration suivie de mort et assassinat est impossible légalement.

12 juin 2002

La chambre de l’instruction d’Agen, cour de renvoi, président FOURCHERAUD, elle aussi absolument convaincue des faux, recopie le réquisitoire mais abandonne la séquestration suivie de mort et, pour satisfaire la cour de cassation qui le lui a demandé, elle refusera de considérer les faux et les violations de la loi.

25 septembre 2002

La chambre criminelle à qui toutes les violations de la loi ont été signalées par mémoires d’avocat en cassation et de Louis Gaiffe et qui a eu connaissance des faux par une inscription de Louis Gaiffe du 14 janvier 2002, conclut en une ligne d’un arrêt très court :

" L’arrêt de la chambre de l’instruction étant régulier dans la forme ... "

et confirme le renvoi.

février 2003 et novembre 2003

VIII Les cours d’assises de premier ressort de Tarn et Garonne, président RICHIARDI et d’appel de Haute Garonne, président TREILLES, rejettent les inscriptions de faux en totale violation de la loi, en prétendant que les faux sont couverts par l’arrêt de renvoi. Ils n’ont pas fait une erreur, non, c’est volontaire, ils ont commis un crime de faux pour couvrir les faux cités ci-avant.

Ils refusent d’expliquer la disparition du véhicule 4942 ZP 06, ils refusent de montrer le véhicule 4942 ZF 06 qui est opposé à charge mais n’apparaît pas sur le registre des pièces à conviction, ils refusent de montrer les nombreux fax.

La cour d’assises d’appel, TREILLES président, falsifie dans le procès verbal des débats les désignations du registre des pièces à conviction en déclarant dans cette pièce authentique qѵe les fax et le véhicule 4942 ZF 06 figurent sur le registre et existent dans les pièces à conviction.

6 novembre 2003

IX TREILLES, président de la cour d’assises d’appel, établit un faux arrêt de condamnation dans lequel il indique pour Louis Gaiffe la complicité par instructions données alors qu’elle n’existe pas sur la feuille des questions, les jurés n’avaient retenu que l’aide dans la préparation par le prêt d’un véhicule qui n’appartient pas .. à Louis Gaiffe et qui n’existe pas légalement dans la procédure !

novembre et décembre 2003

X Tous les faux refusés illégalement par les cours d’assises sont présentés entre le 25 novembre et le 16 décembre 2003 à CANIVET, président de la cour de cassation, conformément à l’article 647 du code de procédure pénale. Il doit suivant l’article 647-1 statuer dans le mois. ( il a déclaré tout récemment en novembre 2004 qu’il fallait que les délais soient impératifs ! .. ) Et pourtant, quatre mois plus tard le 31 mars 2004, le pourvoi formé par Louis Gaiffe est étudié et rejeté sans qu’il ait statué !

Pour couvrir sa criminelle omission, CANIVET fabrique en mai 2004, une ordonnance globale pour sept inscriptions de faux, en violant les textes mêmes qui sont exclusivement réservés au président de la cour de cassation ( 647-1 et suivants )

Il datera cette ordonnance du 23 décembre 2003, mais il n’a toujours pas statué sur le faux le plus grave, la falsification dans leur actes des désignations du registre des pièces à conviction par un procureur de la République, un juge d’instruction, deux présidents de chambres d’instruction, deux présidents de cours d’assises, un président de la chambre criminelle.

le 31 mars 2004

XI Le 31 mars 2004 la chambre criminelle rejette le pourvoi de Louis Gaiffe dans la plus grande illégalité :

  • la chambre criminelle examine le pourvoi le 31 mars alors que le président de la cour de cassation n’a pas statué sur les huit inscriptions de faux déposées par Louis Gaiffe en novembre et décembre 2003, violation de l’article 647-1 du code de procédure pénale.

  • la chambre criminelle ne répond pas à neuf moyens de cassation stipulés d’ordre public, violation de l’article 593 du CPP.

  • la chambre criminelle déclare qu’il est loisible à la cour d’assises de ne pas montrer à l’accusé les pièces à conviction, violation de l’article 341 du CPP.

  • la chambre criminelle déclare que le procès verbal des débats peut être en contradiction avec le registre des pièces à convictions, violation de l’article 378 du CPP.

  • et termine son arrêt malgré tout ce qui précède par :
    " la procédure est régulière "

3 septembre 2004

XII Ce n’est que le 3 septembre 2004, soit neuf mois plus tard au lieu d’un mois et malgré sa soi-disant volonté de délais impératifs, que CANIVET statue sur le faux registre des pièces à conviction : il déclare que cette pièce même falsifiée n’est pas de nature à influer sur la solution du pourvoi !

Pour CANIVET, premier magistrat de France, président de la cour de cassation gardienne de la loi, un faux registre, des pièces à conviction qui n’ont jamais existé, une pièce à conviction qui n’apparaît pas sur le registre, une saisie qui a disparu ... tout ceci n’a pas d’importance, on peut " avec " condamner Louis Gaiffe à 10 ans de réclusion criminelle. Il le déclare dans un acte authentique ... nous sommes le pays qui a vu naître les droits de l’homme.

novembre 2004

XIII Le 14 juin 2004 devant cette incurie, Louis Gaiffe adressait à la chambre criminelle une requête en rétractation de son arrêt du 31 mars 2004. Ce n’est qu’en novembre 2004 que CANIVET fait dire à Louis Gaiffe par le procureur général près la cour d’appel de Toulouse qu’il a été statué sur sa requête par un rejet en septembre 2004 mais il n’envoie pas l’arrêt. Sommé plusieurs fois par Louis Gaiffe, le procureur général, malgré l’article 617 du CPP lui intimant de le faire, se refuse à lui adresser l’arrêt, il doit être honteux, on le cache.

nous arrivons en 2005

XIV DELEVOYE, le Médiateur, sollicité huit fois depuis le 22 avril 2004 pour les refus de statuer, refus d’accès à la justice, refus de délivrer un arrêt, fausses ordonnances, faux arrêts, dysfonctionnements à lui confiés par la loi 73-6, n’a toujours pas rendu un seul arbitrage car CANIVET lui interdit de répondre à Gaiffe.

Le Médiateur de la République non seulement n’effectue pas sa tâche mais il renie sa raison d’être, il viole l’essence même de sa fonction, il doit rendre son arbitrage en dehors de toute pression, article 1 er de la loi : " il ne reçoit d’instruction d’aucune autre autorité ".

DELEVOYE se rend complice de CANIVET dans la couverture mafieuse des magistrats criminels.

C’est PERBEN qui dirige cette mafia, Louis Gaiffe lui a dénoncé tout ce qui précède par pas moins de huit lettres recommandées avec AR pendant les trois dernières années. PERBEN, avocat dans le civil, ne lui a jamais répondu et n’a pris aucune initiative, au contraire, il couvre, il commande, il dirige et l’UMP s’acoquine avec la magistrature pour obtenir un renvoi d’ascenseur, c’est comme cela que l’UMP a sauvé JUPPE grâce un parjure de la cour d’appel.

La CEDH couvre

XV La cour européenne des droits de l’homme alertée dès août 2002 et en mai 2004 par deux requêtes parfaitement conformes aux articles 34 et 35 de la convention, lui apportant les faux et les violations des douze points ci-avant ainsi que les preuves, a conclu le 31 août 2004 en une courte phrase :

" La cour n’a relevé aucune apparence de violation des droits et libertés garantis par la convention et ses protocoles ".

Que penser ? D’ordinaire la Cour Européenne des Droits de l’Homme met plusieurs années pour statuer ! Là, elle statue en quelques semaines, elle se rend complice des magistrats criminels.

alors lecteur !

Tout ce que je divulgue au grand jour, tout ce que je publie sur mon site " www.crimes-de-la-justice.com " depuis l’année 2000, toutes ces époustouflantes mais véridiques accusations de crimes que je porte contre les magistrats et la police judiciaire depuis bientôt cinq ans, ne m’ont jamais valu la moindre condamnation pour outrage.

C’est bien parce que je dis la vérité !

La justice en France est pourrie !

Ce mail a été adressé en priorité aux personnes et organismes suivants :
- membres du gouvernement
- députés et sénateurs
- cour de cassation et cours d’appel
- facultés de droit
- médias
- école nationale de la magistrature
- école de police
- médiateur
- conseil de l’Europe à Strasbourg
- cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg

lecteur veux tu m’aider ?
veux tu donner ton avis à " optima.bolan@tele2.fr " ?
veux tu diffuser ce mail à toutes tes connaissances ?
tu peux obtenir toutes les preuves de ce que j’avance sur le site mais également en demandant par email

Louis Gaiffe.
"

"Selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir" 
Jean de Lafontaine
Rien n'a changé depuis l'époque de Jean de Lafontaine, ce serait même pire, car il semble que la justice soit maintenant entre les mains des puissants et des réseaux dans toutes ces soi-disant démocraties. -

 

http://www.bakchich.info/article242.html

http://www.corsicaregina.net/Suite-de-l-arrestation-de-Je...

 

 

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10/01/2009

armes« conventionnelles »

Déluge de feu sur le Liban, l’aveu des armes
publié le mercredi 29 novembre 2006

Claire Moucharafieh, Pour la Palestine n°51
Durant les 33 jours de guerre contre le Liban, l’armée israélienne a usé de toutes les armes possibles : missiles, obus de 155 mm, munitions incendiaires, « bunker buster », bombes à phosphore, à implosion, à laser, à fragmentation ... Ces armes conventionnelles ont été employées massivement et de façon délibérée contre des populations civiles - victimes de la guerre à plus de 90%. Des zones densément peuplées, aux superficies exiguës et confinées, ont été noyées sous les bombes. Hormis les armes « classiques », l’usage d’« armes sales » favorisant la dissémination de produits toxiques et radiologiques semble être un fait acquis. Des présomptions sérieuses portent, aussi, sur l’emploi de têtes chimiques. Autrement dit d’armes de destruction massive. Enfin, la campagne israélienne a été l’occasion d’expérimenter des armes nouvelles. Le Liban a ainsi servi de laboratoire expérimental où toutes les règles minimales du droit de la guerre ont été rendues obsolètes. Cette conduite préfigure les guerres à venir contre les cibles prétendument « terroristes » où tout est possible. La régression en matière de droit international est immense. Officiellement terminée depuis le 14 août, la guerre se poursuit, mais de façon différée. Avec un million de petites bombes à sous-munitions disséminées et toujours actives, le Sud-Liban a été transformé en un immense champ de mines. Etat des lieux, en six questions, d’une conduite de guerre criminelle.

1.Quelles sont les armes “classiques” utilisées par l’armée israélienne ?

On entend par armes« conventionnelles » toutes celles qui ne sont ni nucléaires, ni bactériologiques, ni chimiques. L’armée israélienne en a fait un usage massif et indiscriminé. La liste qui suit est confirmée par toutes les sources.

Les bombes à phosphore

Ce sont des bombes explosives incendiaires. Le phosphore, qui existe sous deux formes (blanc et rouge), est un matériau pyrophore. Le phosphore blanc connu sous le nom de Willy Pete (WP), est le plus instable ; il est hautement soluble dans les lipides d’où une pénétration rapide dans la peau. Un obus au phosphore cause des brûlures très graves et une mort lente, terriblement douloureuse. La réaction chimique continue jusqu’à ce que toute la matière soit consumée, faute d’oxygène. Cette arme est aussi utilisée à des fins de signalisation, comme moyen de repérer des cibles, pour l’éclairage et comme projectiles perforants contre des blindés, d’où son classement dans la catégorie des « armes conventionnelles ».

L’utilisation du phosphore est corroborée par des différentes sources. Le quotidien Ha’aretz du 13 septembre dernier cite des témoignages de militaires. « Il est clair que les soldats de l’armée israélienne ont tiré des obus au phosphore pour provoquer des incendies et délimiter les périmètres à bombarder. Un commandant a admis avoir vu des camions chargés d’obus au phosphore en route vers les équipes d’artillerie ». Timor Goksel, porte-parole pendant 20 ans des observateurs de la FINUL, a dénoncé pendant des années l’usage de bombes au phosphore au sud du Liban. En juillet 2006, il réitérait ses accusations, après avoir examiné des cadavres civils à la morgue de l’hôpital de Tyr. Y-a-t-il eu un usage important de ces munitions ? Difficile de donner des chiffres. Ce que l’on sait c’est qu’elles ont été utilisées contre des populations civiles, dans des zones densément peuplées.

Les bombes thermobariques à effet de souffle

Elles sont aussi appelées bombes à implosion ou bombes à vide. Cette arme combine des effets thermiques, d’onde de choc et de dépression. Elle contient deux charges explosives. Après la mise à feu, la première explosion ouvre un réservoir qui disperse généralement du fioul (d’où le nom de Fuel-Air explosive). La deuxième charge explose ensuite, créant par la combustion de l’oxygène une formidable dépression : tout l’air est alors « aspiré ». Cette alternance explosive cause des brûlures graves, très difficiles à soigner, et des traumas particuliers, notamment pulmonaires, dus à la dépression.

L’ampleur inédite des destructions (îlots entiers d’habitations effondrés dans la banlieue sud de Beyrouth, villages du Sud-Liban détruits pour certains à 80%, comme à Khiam), atteste de l’utilisation importante des bombes à implosion. Principale pourvoyeuse de ces munitions, l’armée américaine continue à les développer de manière à en intensifier l’onde de choc et la pression.

Les bombes « bunker-buster »

Comme leur nom l’indique, elles sont conçues pour pénétrer des cibles fortifiées ou enterrées en profondeur. Développées par le constructeur d’armes américain Lockheed à la demande du Pentagone dans la perspective de la seconde guerre du Golfe, ces bombes de deux tonnes et demi larguées par des F15 et des F16 pénètrent à plus de 30 mètres sous terre et dans 6 mètres de béton armé. De par leur système de guidage très précis, à laser, elles ne laissent aucune chance aux populations réfugiées dans des abris souterrains. Ces bombes, comme celles à implosion, ont été utilisées, entre autres, à Cana, le 30 juillet 2006. Grâce au New York Times et à The Times (britannique) du 22 juillet, on sait qu’à la demande expresse du gouvernement israélien, l’administration Bush a expédié une grosse cargaison de GBU-28 (Guided Bomb Unit) à son partenaire quelques jours après le déclenchement de l’agression. Les avions transporteurs, venant des Etats-Unis, ont fait escale en Ecosse pour se réapprovisionner en carburant. De sources concordantes, au moins 100 bombes GBU-28 ont été livrées à Israël. Une livraison faisant partie des ventes d’armes américaines à Israël, approuvées par le Congrès en 2005. Y en a-t-il eu davantage, notamment des prototypes de nouvelle génération, la GBU-39 qui peut détruire des cibles à 70 mètres de profondeur ? Nul ne sait. Les « bunker-busters » ont été utilisés pour la première fois en 2003, lors de l’invasion américaine de l’Irak. Mais à deux reprises uniquement, en raison du retard de livraison du constructeur. Sachant que l’emploi d’une arme dans les conditions réelles de guerre vaut plus que n’importe quel test, l’utilisation de la GBU-28 par l’aviation israélienne au Liban sera, sans nul doute, extrêmement précieuse pour Lokheed.

Les bombes à fragmentation

Cette bombe explose avant d’atteindre sa cible ou à l’impact, en libérant des milliers d’éclats qui se propagent à haute vitesse dans des directions aléatoires. La charge explosive ne constitue qu’un quart, voire moins, de la masse totale de la bombe. Le reste de l’engin se divise en une multitude de projectiles meurtriers et incandescents. Les éclats provoquent des dégâts terribles en déchiquetant les objets et les personnes à une portée excédant largement le souffle de l’explosion. Même à des centaines de mètres, les projectiles peuvent être meurtriers. Les chercheurs de Human Rights Watch ont photographié des munitions à fragmentation dans des unités israéliennes d’artillerie stationnées sur la frontière israélo-libanaise, lors d’une visite le 23 juillet dernier. Les photos montrent des obus de type « Munitions Conventionnelles Améliorées à Double Usage M483 A1 », produites et livrées par les Etats- Unis. Selon certaines sources [1] , 150.000 bombes à fragmentation ont été larguées par Israël sur le Liban.

Les bombes à sous-munitions(BASM)

Il s’agit d’une bombe à fragmentation de nouvelle génération, composée d’un conteneur principal (la bombe mère) qui s’ouvre au-dessus de la cible et largue une grande quantité de mini-bombes (88 ou 644, selon les modèles). Celles-ci - appelées des sous-munitions- explosent à l’impact et s’éparpillent autour de l’objectif sur une superficie d’au moins 230 m2. Elles sont de divers types et produisent des effets différents (antipersonnel, antivéhicule, anti-infrastructure, antipiste, incendiaire, toxique), certains modèles pouvant combiner les effets. Conçues pour percer les chars, mais surtout, selon Handicap International, « pour saturer, pourrir et interdire une zone », les BASM mutilent ou tuent sur un grand périmètre en provoquant des « souffrances indicibles » [2]. Cette arme est dite de « saturation de zone » car après largage, « personne ne maîtrise plus la dispersion ni la cible finale. Elle est donc indiscriminée par nature » [3]. L’imprécision de ces bombes comme leur capacité aveugle à faire de grands dommages contre des cibles indéterminées, avec une marge d’erreur de 1,2 km par rapport à l’objectif fixé, en font une arme très controversée. L’essentiel des BASM, larguées par l’aviation ou tirées par l’artillerie israéliennes, est importé des Etats-Unis. Seul le modèle M85 est fabriqué en Israël.

Les BASM, plus que toute autre arme, ont été utilisées massivement et sans aucune limitation : selon Handicap International, quelque 2,8 millions de sous-munitions ont été dispersées sur l’ensemble du territoire libanais, en particulier au Sud du pays. Toutes les grandes organisations de défense des droits humains, et les services de déminage, ainsi que les plus hauts responsables de l’ONU, ont accusé l’armée israélienne d’avoir délibérément frappé des quartiers d’habitations. « Les jardins, les maisons, les champs d’oliviers sont infestés... » Dans un article qui a fait grand bruit [4], Meron Rapoport, journaliste à Ha’aretz, a cité les témoignages de soldats expliquant comment leurs supérieurs leur avaient donné l’ordre d’« inonder la zone (ndlr : le sud-Liban) de bombes à fragmentation, sans cible précise ».« Les ordres étaient de saturer la zone ». Un officier d’une unité de missiles a confirmé l’utilisation massive de MLRS (Multiple Lauch Rocket System) malgré leur imprécision notoire. [5] « Nous n’avions aucune possibilité de viser des cibles isolées, notre commandement le savait parfaitement (...).Ce que nous avons fait était dingue et monstrueux », conclut-il. De façon absolument criminelle, l’essentiel des bombardements au phosphore et de sous-munitions ont eu lieu, selon l’ONU, durant les 72 dernières heures précédant le cessez-le-feu.

La particularité redoutable de ces armes est qu’elles n’explosent pas toutes à l’impact au sol, mais demeurent actives, devenant, de fait, des mines. Une fois la guerre terminée, ces « bombes à redardement  » continuent donc à tuer et à mutiler. Au Liban, leur taux d’échec terriblement élevé est sans précédent : il a été estimé à 40% par les Nations unies.

2. Ces armes sont-elles autorisées ?

De façon générale, le droit international oppose les armes conventionnelles (ou armes classiques), aux armes de destruction massive (appelées aussi NBC , pour nucléaires, bactériologiques et chimiques ou NBCR depuis l’inclusion des armes radiologiques), frappées, elles, d’interdiction absolue. Il a fallu des dizaines d’années de négociations, les efforts inlassables du CICR et les campagnes d’opinion des ONG, pour finalement obtenir des Etats qu’ils reconnaissent que certaines armes « conventionnelles » étaient, aussi, parfaitement « inhumaines ». La « Convention sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi de certaines armes classiques pouvant produire des effets traumatiques excessifs ou frappant sans discrimination  », adoptée le 10 octobre 1980, constitue, à ce titre, une immense avancée des lois de la guerre. A cet accord-cadre, entré en vigueur en 1983, est rattaché une série de protocoles, désignant les armes interdites ou devant être restreintes. C’est le cas des armes blessant par des éclats non localisables (par rayons X) (protocole I, 1983), des armes incendiaires (protocole III, 1983) et des armes au laser aveuglantes (protocole IV, 1995). Les mines antipersonnel (protocole II) sont, elles, formellement prohibées depuis l’adoption, en 1997, du traité d’Ottawa.

Que peut-on en conclure ? Soulignons d’abord une ambiguïté : hormis les mines antipersonnel, les armes conventionnelles « inhumaines » ne sont pas illégales en toutes circonstances, seules leurs conditions d’utilisation peuvent l’être. En revanche, et le point est essentiel, leur usage est strictement interdit, cette fois « en toutes circonstances », contre des cibles civiles et des « biens à caractère civil ». Mais également contre les « cibles militaires situées à l’intérieur d’une concentration de civils ». Le phosphore blanc entre absolument dans cette catégorie. Les bombes à sous-munitions (BASM) ne font pas encore l’objet d’un protocole particulier, mais pour le CICR, Amnesty International et Handicap International, il ne fait aucun doute que « leur emploi au coeur de zones peuplées au Liban (...) constitue une grave violation du droit international humanitaire  » [6]. Pour elles, les BASM sont, « de fait, des mines antipersonnel ».

L’Etat d’Israël, qui s’est fait une spécialité assassine de ne signer ni de ne ratifier - à une exception près - aucun traité international [7], a envoyé au créneau ses communicants pour expliquer que ses armes conventionnelles étaient parfaitement « légales » et que la Convention de 1980 se contentait d’en fixer les règles d’utilisation. « C’est un faux débat », rétorque le délégué au Liban de Human Rights Watch, N. Houry. « Les civils sont en train de mourir, d’armes conventionnelles ou non conventionnelles. Notre priorité en tant qu’organisation est de démontrer qu’Israël ne distingue pas entre civils et militaires ». Omar Nachabé, docteur en criminologie, partage cet avis, faisant remarquer : « Même les armes conventionnelles utilisées non conventionnellement sont interdites » [8].

3.L’armée israélienne a-t-elle utilisé des armes de destruction massive ?

Des doutes graves portent sur l’emploi par Israël de « bombes sales » et de munitions à têtes chimiques. En l’état, seule une enquête approfondie militaire, scientifique et médicale menée par des experts indépendants permettrait de lever toutes incertitudes.

Les bombes sales à l’uranium appauvri

Leur utilisation semble quasiment acquise. On appelle « bombes sales » des armes qui favorisent la dissémination de produits toxiques radiologiques. Les cent bombes américaines à guidage laser GBU 28 (cf.“bunker-buster”) contenaient très probablement des ogives à l’uranium appauvri (UA).Même Amnesty International, toujours prudente, reprend à son compte cette information dans un communiqué. La photo (ci-dessous) prise par le photographe David Silverman, travaillant à l’agence Getty Images News, a été publiée le 15 juillet dans The Guardian, avant de disparaître totalement.On y voit le dard de l’UA sur les obus.

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© David Silverman
Un soldat israélien charge son tank, transportant un obus capable de transpercer un blindage. On peut observer le dard de l’uranium appauvri sur chaque obus.

C’est ce qu’affirme, entre autres et avec force, l’ancien commandant Dough Rokke. L’homme sait de quoi il parle : il a servi pendant plusieurs décennies dans l’armée américaine et fut chargé au début de la guerre du Golfe, en 1991, de préparer les soldats à l’utilisation d’armes de destruction massive (NBC), avant d’être dépêché en Irak à la tête d’une équipe pour éliminer les matériaux contaminés. Souffrant, depuis, de diverses maladies connues sous le nom de « syndrôme de la guerre Golfe », il est, aujourd’hui, l’un des critiques les plus véhéments des méfaits de l’uranium appauvri. Pour lui, l’UA est chimiotoxique et radiotoxique et les risques sanitaires liés à son exposition sont évidents (poumons, reins, peau, signes débilitants, cancers, malformations congénitales etc.). Il reste que la radioactivité de l’UA est sujette à d’intenses polémiques. L’OMS semble minimiser les risques mais reconnaît, en même temps, qu’il y a « de grandes lacunes dans les connaissances » surtout à long terme. Rappelons qu’aucun traité spécifique n’interdit nommément les armes à l’UA.

Ce n’est pas la première affaire d’uranium appauvri qu’a à connaître le Liban. En mai 2000, le correspondant de RFI au Liban, Paul Khalifé, avait rendu compte d’un branle-bas politique et diplomatique, après la découverte de débris de roquettes israéliennes portant en anglais la mention de « Radioactive material », aux côtés de deux combattants du Hezbollah affreusement mutilés. Des faits survenus trois semaines avant le retrait israélien du Sud-Liban...

Bombes à tête chimique

Des présomptions sérieuses pèsent sur leur utilisation, mais les preuves manquent. Wayne Madsen affirme avec assurance que l’armée israélienne a bien eu recours à ces armes. Cet ancien officier de la Marine américaine affecté à la NSA (National Security Agency) sous la présidence de Reagan, spécialiste de la sécurité informatique et aujourd’hui reconverti dans le journalisme d’investigation, s’appuie sur des sources provenant du renseignement militaire américain pour l’attester. Selon lui, les bombes américaines thermobariques fournies à Israël contiennent du phosphore blanc et d’autres substances chimiques. Cette arme à bi et multi-usage ferait partie de celles que les néoconservateurs ont faussement accusé Saddam Hussein de détenir. L’engin commercialisé comme une bombe anti-mine à explosion différée aurait une charge utile pouvant inclure des produits chimiques. Madsen rapporte également que des gaz lancés par les Israéliens sur les villages du sud Liban ont provoqué de violents vomissements parmi la population. Diverses sources corroborent l’utilisation du « Baccilus Globogii ».

Difficile de recouper ces affirmations... En revanche, on peut soutenir que l’Etat d’Israël a toujours, et ce depuis sa création, mené un programme de développement d’armement à caractère offensif comprenant d’« importantes capacités en matière de guerre chimique et biologique  ». Un rapport officiel de l’Agence suédoise de recherche en matière de défense, publié en décembre 2005 [9], l’écrit en toutes lettres. Ce programme d’armes de destruction massive est présenté comme une force de dissuasion. Le centre de gravité de toutes ces activités se situe à Ness Ziona, au sud de Tel Aviv, un lieu entouré du plus grand secret. C’est là que se trouve, par exemple, l’Institut pour la recherche biologique (IIBR), depuis sa création en 1952. En 1992, la coordination et le financement de l’IIBR ont été placés sous la direction du Bureau des moyens spéciaux du ministère de la Défense. Israël entretient, bien entendu, le plus grand flou autour de ces questions. Il n’a jamais fait la moindre déclaration sur ces activités, tout comme sur son programme nucléaire. N’oublions pas qu’il s’est toujours refusé à signer la Convention relative aux armes biologiques et toxiques du 10 avril 1972 - qui impose l’interdiction de leur fabrication, de leur stockage et de leur emploi ainsi que leur destruction, ratifiée par 155 Etats- sans jamais fournir la moindre explication. S’il a signé la Convention sur les armes chimiques du 13 janvier 1993, il ne l’a jamais ratifiée. A la différence de 180 Etats dans le monde.

Pour conclure, rappelons simplement deux faits. D’abord, bien sûr, la catastrophe de Bijlmer en 1992. Les dizaines d’enquêtes mises en place pour découvrir les causes exactes du crash du Boeing 707 d’El Al sur ce quartier résidentiel d’Amsterdam (43 morts et plusieurs dizaines de blessés) n’ont jamais abouti alors que les problèmes de santé publique persistent encore jusqu’à ce jour. Bien qu’une partie du contenu de la cargaison demeure inconnue, les autorités ont dû reconnaître que trois des quatre composants du gaz innervant -le sarin- ainsi que 190 litres de dimethyl methylphosphate y étaient présents. Autre fait : le 4 octobre 1998, le Sunday Times de Londres citait une source militaire israélienne faisant état d’exercices de simulation au cours desquels des équipages de F-16 avaient été entraînés à charger en quelques minutes des armes chimiques et biologiques sur leurs avions.

4.L’armée israélienne a-t-elle expérimenté de nouvelles armes ?

De nombreux témoignages recueillis par des hôpitaux, des artificiers et des journalistes, ainsi que des avis d’“experts”, convergent : la guerre du Liban pourrait avoir été un laboratoire d’expérimentations d’armes nouvelles - testées dans des conditions réelles de guerre pour être perfectionnées.

« On parle de corps dont les tissus sont nécrosés mais qui n’ont pas de blessures apparentes ; de corps apparemment “rapetissés” ; de blessés dont les jambes à moitié emportées continuent à se nécroser malgré l’amputation et qui meurent ; de cas de blessures internes comme celles provoquées par une explosion, mais sans traces d’éclats ; ou bien de cadavres noircis alors qu’ils ne sont ni calcinés, ni présentant des brûlures, ou d’autres qui, bien que blessés, ne semblent pas avoir saigné... Tout cela suggère la possibilité que des armes nouvelles aient été utilisées  : des armes à énergie directe, des agents chimiques et biologiques, en une sorte d’expérimentation macabre de la guerre future dans laquelle on ne respecte rien : ni règles internationales (de la convention de Genève aux traités sur les armes chimiques et biologiques), ni réfugiés, ni hôpitaux et Croix-Rouge, sans parler des civils et de leur avenir, de leurs enfants, de l’environnement, tellement empoisonné qu’y vivre sera une condamnation.  » [10] Ce texte n’est pas de n’importe qui. Il est signé Angelo Baracca (professeur de physique à l’université de Florence), Paola Manduca (professeure de génétique à l’université de Gênes) et Monica Zoppe (biologiste, laboratoire de thérapie génétique et moléculaire à Pise). Tous interviennent dans des colloques scientifiques de renommée internationale. Ils sont à l’initiative d’un appel aux chercheurs du monde entier afin qu’ils apportent leurs compétences. Ils exigent des garanties quant à la préservation d’échantillons biologiques prélevés sur les victimes et demandent la constitution d’une commission internationale d’enquête indépendante des gouvernements.

« Les cadavres des huit victimes examinées (Rmeilé, 17 juillet) étaient noirs, comme carbonisés, mais dessous, la couche cutannée et les muscles étaient intacts et c’est ça qui est suprenant. Leurs cheveux et même leurs habits étaient intacts, ils n’avaient pas d’éclats d’obus dans le corps et ne présentaient pas des traces d’hémorragie ... » [11] Dr Mario Aoun, président de l’Ordre des médecins libanais et Dr Bachir Cham, chirurgien dirigeant un hôpital à Saïda.

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La photo de cette petite fille à l’allure de momie égyptienne a fait le tour du monde sur internet. Son corps est intact, mais entièrement noir. Photo prise à Saïda.

Durant la guerre, l’armée israélienne a distribué de nouvelles directives de censure interdisant de faire état de « l’utilisation de types uniques de munitions et d’armements » au Liban. Une note a été envoyée le 23 juillet par le colonel Sima Vaknin-Gil, chef de la censure militaire, aux organes de presse israéliens couvrant les opérations terrestres [12] . Pour pouvoir travailler, ces derniers, photographes compris, ont dû signer une décharge. Cette nette allusion à des prototypes pourrait confirmer l’utilisation d’armes nouvelles.

Une nouvelle génération d’armes est aujourd’hui développée, non plus “cinétiques” (à l’aide d’un projectile) mais à énergie directe.Les premières classifications distinguent les armes laser, les armes au plasma et à impulsions (le projectile, chargé électriquement, est composé d’électrons, protons et neutrons), et les armes à micro-ondes. Le rabougrissement et le rétrécissement des corps de certaines victimes libanaises pourraient avoir été provoqués par des armes à énergie directe. Le Dr Mario Aoun, président de l’ordre des médecins libanais, a fait état de rapports de médecins venant de Tyr « soupçonnant l’utilisation de bombes avec des matières paralysantes, à partir du comportement de certains blessés ». Depuis 1995, les Etats-Unis et Israël ont activement développé une arme à infra rouge avancée, dans le cadre d’un programme commun anti missile, secret, connu sous le nom de Tactical High Energy Laser (THEL). Il s’agit d’une arme laser chimique mobile. On peut aussi concevoir que les Etats-Unis aient poussé Israël à parfaire et à expérimenter sur le terrain une arme nouvelle testée en Irak, le « Rayon de la Mort » [13] qui consiste en l’envoi sur une personne d’ondes courtes électro-magnétiques semblables à celles des micro-ondes.

La criminalité de cette nouvelle génération d’armes, pas toutes létales mais qui provoquent -pour certaines- des douleurs nerveuses insupportables, est l’impossibilité pratique de distinguer le civil du combattant. Elles portent donc en elles la configuration des nouvelles guerres totales, sans limites, où les lois de la guerre deviennent, en pratique, obsolètes.

5. Quelle est l’ampleur des terres du Liban-Sud minées ?

Au total, plus d’un million de bombes à sous-munitions larguées par l’armée israélienne n’ont pas explosé et polluent, selon Handicap International, près de « 500 sites » (villes, villages, champs cultivés, terrains). L’agence Reuters estime, pour sa part, que 170 villages seraient tapis de mini-bombes. Dans certaines zones, Jan Egeland, secrétaire général adjoint de l’ONU, évalue le taux d’échec des BASM à 70% ! C’est dire l’ampleur de la catastrophe. Le danger permanent menaçant les civils libanais serait pire qu’en Irak, en 2003, en Afghanistan, en 2001, ou au Kosovo en 1999. La dépollution du territoire libanais et sa sécurisation prendront, dans le meilleur des cas, un an. Les experts les plus pessimistes- comme ceux de LandMine Action (GB)- parlent plutôt en décennies. On rappelle que le Laos, victime de la première génération des BASM en 1975, compte encore aujourd’hui des victimes. Dès la fin août, Amnesty international et Human Rights Watch, mais surtout Kofi Anan, exigeaient d’Israël des cartes précises des régions polluées. Ils ne les ont toujours pas. « Le Hezbollah a ramassé un grand nombre de ces bombes et les a mises dans des boîtes pour les éloigner des enfants. On ne peut le leur reprocher, ils risquent leur vie », raconte Tekimiti Gilbert, chef des opérations du Centre de coordination de l’action contre les mines de l’ONU au Liban. Mais ce genre de ramassage spontanné rend, selon lui, plus difficile la localisation de celles cachées -ensevelies sous la terre ou sous les gravats des maisons détruites. En effet, la « présence d’une seule est une confirmation absolue qu’il y en a beaucoup d’autres dans le voisinage immédiat (...). Le Liban est petit et le Sud encore plus. Larguer des bombes à fragmentation dans des espaces aussi confinés est mortel », conclut-il.

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Des bouteilles d’eau circulent massivement au Liban pour mettre en garde les habitants de ne toucher à aucune munition figurant sur l’étiquette.

6. Quelles en sont les conséquences sur la vie et la sécurité quotidiennes ?

Malgré le cessez-le-feu, la guerre n’est pas terminée. Depuis le 14 août, avec le retour des refugiés dans leurs foyers, quatre Libanais, en moyenne, meurent ou sont gravement blessés tous les jours. 37% des victimes ont moins de 18 ans. Les enfants, qui prennent souvent les mines pour des jouets, sont les premiers atteints. Au 10 octobre, 129 civils avaient trouvé la mort ou ont été mutilés (mains, bras, pied arrachés, fragmentations dans le corps...). « Jour après jour, le nombre de blessés augmente avec l’ampleur des retours, comme autant d’actes de guerre différés contre les populations civiles. Ce sont de véritables pièges », s’indigne Jean-Baptiste Richardier, président d’Handicap International. Hormis la sécurité des personnes, les BASM empêchent toute véritable reprise économique. Traditionnellement rural (à 70%) et pauvre (le plus fort taux de chômage du Liban), le Sud-Liban a déjà perdu cet été ses récoltes de tabac- sa première source de revenus. La cueillette des olives, prévue en octobre, risque fort d’être aussi compromise. Les agriculteurs devront alors affronter un dilemme mortel : soit risquer, malgré tout, la moisson, soit laisser pourrir les olives dont ils dépendent pour vivre. On sait que pour le moment, les opérations de déminage se sont concentrées sur les villages, les écoles et les terrains de jeux, plutôt que sur les terres agricoles.

L’Etat d’Israël a mené au Liban une guerre totale, asymétrique, sans loi ni limites, assimilant de facto les populations civiles à « l’ennemi terroriste ». Les armes utilisées sont autant d’aveux : elles disent un modèle de guerre, éprouvé en Irak, où les civils sont traités comme de « la viande à griller » comme dans les guerres coloniales du début du XIXè siècle. La question de l’impunité des crimes israéliens se pose non seulement humainement mais ouvre de très sombres perspectives politiques. En l’absence d’enquêtes internationales indépendantes, de sanctions et de réparations, la règle entérinée du « deux poids deux mesures », alimente, jour après jour, des haines inextinguibles. Lesquelles, tôt ou tard, finiront par rendre bien réelle, côté victimes, l’invention américaine folle de la « guerre de civilisation ».

Claire Moucharafieh

 

[1] Chiffres fournis, le 31 août 06, par Global research, un centre de recherche canadien sur la mondialisation. Il n’est pas exclu que les bombes à fragmentation soient confondues avec les BASM.

[2] Jean-Baptiste Richardier, médecin, directeur d’Handicap International, Le Monde,12/9/06.

[3] Jean-Baptiste Richardier, médecin, directeur d’Handicap International, Le Monde,12/9/06.

[4] Edition du Ha’aretz des 12 et 13 septembre 06.

[5] Le Multiple Lauch Rocket System est un système de lancements multiples de roquettes installé sur une plateforme mobile sur pneu capable de mettre le feu à un volume très élevé de munitions non guidées. Il est notoirement imprécis.

[6] Kate Gilmore, secrétaire générale d’Amnesty.

[7] Israël n’a pas ratifié la Convention de 1980 sur les armes classiques, ni même signé ses protocoles (hormis celui sur les armes laser aveuglantes).

[8] L’Orient-Le-Jour du 3 août 06.

[9] Ses auteurs sont Magnus Normark, Anders Lindblad Anders Norqvist, Bjöm Sandström et Louise Waldenström. Le rapport, intitulé Israel and WMD : Incentives and Capabilities (Israël et les armes de destruction massive : motivations et capacités), porte sur la période 1948-2005.

[10] Publié dans Il Manifesto du 8 août, sous le titre “Liban et Gaza : pour une commission internationale sur les armes nouvelles”.

[11] Dr Mario Aoun, AFP du 17 juillet 06, Le Soir du 20 juillet 06 et L’Orient-le-Jour du 3 août 06

[12] cf. le site très riche : planetenonviolence.org

[13] Arme révélée par un reportage de la chaîne italienne RaïNews24, en mai 2006. Les informations rapportées font notamment l’objet d’une enquête menée par le Strategic Research Institute de Californie.

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