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04/02/2009

Strasbourg en état de siège pour l'Otan

 

The Black Bloc

The Black Bloc par BrianLarter

 

Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel appellent à une "véritable coopération" entre l'UE et l'Otan, déplorant un "partenariat stratégique" insuffisant entre les deux institutions, dans une tribune publiée mercredi par lemonde.fr.

"A notre grand regret, le +partenariat stratégique+ entre l'OTAN et l'UE n'est pas à la hauteur de nos attentes, en raison de désaccords qui persistent entre certaines nations", écrivent-ils dans ce texte commun, sans préciser leurs griefs.

Tous deux se retrouveront samedi à Munich à l'occasion d'une Conférence sur la sécurité, un rendez-vous annuel considéré comme le "Davos de la Défense", avant d'accueillir, les 3 et 4 avril, le sommet du 60e anniversaire de l'Alliance, de part et d'autre du Rhin, à Strasbourg et Kehl.

De ce sommet, ils attendent "qu'il lance les travaux sur un nouveau +concept stratégique+" et, dans cette perspective, M. Sarkozy et Mme Merkel plaident pour "une véritable coopération entre l'UE et l'Otan, fondée sur une nécessaire complémentarité".

Le président et la chancelière précisent que leur intention n'est pas "de réinventer les principes fondamentaux" de l'Otan mais "de débattre sans oeillères pour donner de nouvelles orientations et transformer l'Alliance de manière crédible".

"Aucun pays n'est aujourd'hui capable de résoudre seul les problèmes du monde", font-ils valoir, se disant "convaincus" de "l'intérêt de faire de la construction européenne et du partenariat atlantique les deux faces d'une même politique de sécurité".

Evoquant la nouvelle administration Obama, ils notent ses "accents nouveaux en matière de politique étrangère et de sécurité" et soulignent que "nombreux sont les Européens qui attendent beaucoup de ce changement".

Leur tribune prône une "approche globale" des crises prenant en compte, "outre les questions proprement militaires", la "situation financière internationale, les approvisionnements énergétiques ou les questions migratoires".

"Pour l'Allemagne et pour la France, face aux défis actuels, l'Europe a besoin des Etats-Unis comme les Etats-Unis ont besoin d'un partenaire européen fort", insistent-ils.

Evoquant la crise géorgienne de l'été 2008, M. Sarkozy et Mme Merkel estiment qu'elle a "créé un problème de confiance avec la Russie" tout en appelant à "des relations confiantes et fructueuses" avec Moscou.

"Nous appelons à tendre la main à la Russie et à relancer notre coopération au sein du conseil OTAN-Russie et entre l'UE et la Russie, si celle-ci le souhaite", écrivent-ils.

Leur tribune ne souffle mot en revanche de la perspective d'une réintégration par la France de la structure militaire intégrée de l'Alliance atlantique à l'occasion du sommet de Strasbourg/Kehl, liée par M. Sarkozy à des progrès substantiels sur l'Europe de la Défense.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-38346937@7-37,0.html

 

A-t-on déjà vu Otan de perturbations ? « La ville s'apprête à devenir le centre du monde pendant deux jours », s'est réjoui vendredi Robert Herrmann, premier adjoint au maire (PS) lors d'une présentation de la réunion de l'Otan prévue les 3 et 4 avri...

A-t-on déjà vu Otan de perturbations ?

« La ville s'apprête à devenir le centre du monde pendant deux jours », s'est réjoui vendredi Robert Herrmann, premier adjoint au maire (PS) lors d'une présentation de la réunion de l'Otan prévue les 3 et 4 avril à Strasbourg et à Baden-Baden (Allemagne). Problème, « le sommet entraînera aussi des contraintes », précise l'élu. Le 22 janvier, le ministère de l'Intérieur avait déjà annoncé la réactivation des contrôles aux frontières. Ce week-end, la préfecture du Bas-Rhin a indiqué que des routes seront coupées et des itinéraires obligatoires mis en place. Les secteurs du Palais de la musique et des congrès (PMC), de la cathédrale et du Palais des Rohan feront l'objet de mesures de sécurisation particulières. Il sera notamment interdit d'y circuler et de stationner et leurs résidents devront se munir d'un laissez-passer pour se déplacer. Quelque 2 000 foyers vont recevoir ou ont déjà reçu par courrier un formulaire de demande du précieux sésame, d'autres en seront bientôt destinataires. Un policier se rendra à leur domicile pour récupérer le document et les renseigner sur les dispositifs de sécurité. Des réunions d'informations devraient être prochainement organisées par la municipalité et la préfecture.

Autre annonce préfectorale du week-end, au moins douze établissements scolaires fermeront le samedi 4 avril, journée pendant laquelle les 28 chefs d'Etat membres de l'Otan siégeront au PMC. D'autres écoles pourraient être concernées, et certaines dès le vendredi. « Vraisemblablement, des entreprises seront aussi touchées », précise le préfet Jean-Marc Rebière. Ainsi, un marché aux puces, programmé le 4 avril place Broglie, a déjà été reporté de deux semaines et des commerçants pourraient devoir laisser leurs rideaux baissés. « On charge encore la mule, alors que le monde économique est assez affecté par la crise », déplore Pierre Bardet, directeur de l'association de commerçants, les Vitrines de Strasbourg. Il rencontrera la municipalité le 10 février afin de pouvoir organiser une opération spéciale le week-end précédent le sommet. Comme « il y a urgence », il espère aussi être reçu rapidement par le préfet. En raison « des effets pénalisants » engendrés par le dispositif de sécurité, ce dernier envisage d'accorder aux magasins une autorisation exceptionnelle d'ouverture dominicale. « Nous avons allégé au maximum les contraintes », soutient Jean-Marc Rives, en charge de l'organisation du sommet pour la France. Même son de cloche du côté de la ville. « Il ne sera, notamment, pas question d'interdire les mariages et a fortiori les enterrements », explique Robert Herrmann. Au lieu d'être célébrées à l'hôtel de ville, place Broglie, les unions le seront au centre administratif de la CUS, parc de l'Etoile. ■

Philippe Wendling

http://www.20minutes.fr/article/295615/Strasbourg-Un-sommet-de-contraintes-pour-Strasbourg.php

 

27 chefs d’État ou de gouvernements, dont le président des États-Unis Barack Obama, un contre sommet de contestataires, Strasbourg se prépare à vivre un début avril agité à l’occasion du 60e sommet de l’Otan.

DUPUIS-DÉRI, Francis. "Les Émeutes policières"
in : Black Blocs. La liberté et l’égalité se manifestent. Lyon : Atelier de Création Libertaire, 2005. 128 p. ISBN : 2-905691-96-4

A première vue, la violence des Black Blocs et de leurs alliés entraîne un effet mécanique très simple : la répression et la brutalité policières. Il ne faut en effet pas feindre l’innocence et se surprendre, lorsque l’on casse des vitrines, ou que l’on lance des projectiles sur des citoyens en uniforme, que ceux-ci ne proposent pas de régler le différend par une partie de dés ou de poker. Après tout, les manifestants transgressent consciemment la loi et prennent parfois les policiers eux-mêmes pour cibles. Et s’il est des citoyens pour qui la non-violence n’est pas un dogme, ce sont bien les policiers. Les partipants aux Black Blocs et leurs alliés doivent sérieusement réfléchir aux conséquences que leurs actions peuvent entraîner pour les autres manifestants.

Mais à y regarder de plus près, l’observateur attentif constate que la dynamique entre manifestants et policiers est beaucoup plus complexe, et que la violence de ces derniers ne vient pas toujours répondre à celle des manifestants. En d’autres mots, les policiers n’ont pas besoin de Black Blocs pour se déchaîner contre des manifestants et ils n’hésitent pas à bousculer, blesser et arrêter des manifestants qui, objectivement, ne représentent aucune menace. A Seattle, par exemple, les images prises par les militants et par la police indiquent clairement que les frappes menées par le Black Bloc contre des commerces et des banques ont commencé environ deux heures après que les policiers aient utilisé la force pour disperser les militants non violents qui bloquaient les rues et des entrées de centres de conférences [1]. A Gênes, des policiers ont brutalisé à coups de bottes et de matraque de très nombreux manifestants non-violents, comme le confirment des témoignages aussi bien que des images télévisées [2]. A Montréal, le 26 avril 2002, une manifestation d’environ 500 personnes contre une réunion préparatoire des ministres du travail du G8 n’a tout simplement pas eu lieu, parce que les policiers ont encerclé le rassemblement avant même le départ de la marche et ils ont arrêté tout le monde, aussi bien des militants que de simples passants. Lors de la Convention du Parti républicain à New York, à la fin de l’été 2004, la police se félicitait d’avoir arrêté 1821 manifestants, alors que ces derniers n’avaient mené aucune action violente [3].

La psychologie policière peut expliquer cette répression et cette violence, mais il ne faut pas reprocher aux policiers ce que d’autres reprochent aux Black Blocs, soit d’être violents par simple plaisir sadique et irrationnel : la violence des policiers s’explique aussi en termes sociaux et politiques. Les policiers, surtout en Amérique du Nord, procèdent à des arrestations de masse "préventives" pour préserver leur image publique : ils craignent que la "casse" entraîne de la part de l’opinion publique de vives critiques à leur égard, et préfèrent donc prévenir que guérir... Des études universitaires en sociologie et en "sciences" politiques ont montré que les policiers seront plus facilement violents s’ils ont conscience d’être face à des groupes politiques considérés comme "déviants" et "marginaux" par les représentats de l’Etat et par les acteurs politiques que celui-ci juge respectables [4]. C’est ici, évidemment, que les condamnations maintes fois répétées des porte-parole réformistes qui cherchent à tout prix à se dissocier des "casseurs" et à leur nier toute pertinence politique créent autour de ces "jeunes vandales" un vide politique. Les policiers savent dès lors qu’ils ont affaire à des "déviants" qui empoisonnent le monde. Les policiers comprennent qu’ils ont le champ libre d’agir à leur guise, mais ils se laissent trop souvent emporter par leur enthousiasme répressif et ne s’en prennent qu’à des Black Blocs, brutalisant au passage quantité de manifestants pacifiques.

La réplique des policiers lors des divers sommets et contre-sommets a souvent été d’une violence disproportionnée par rapport aux actions des Black Blocs, les policiers sachant que ceux-ci représentent une menace marginale, qu’ils défendent des idées politiques considérées comme "déviantes" et qu’ils n’ont pas d’alliés au sein des forces politiques "respectables". Résultat : les Black Blocs et leurs alliés, ainsi que des manifestants non-violents, ont dû faire face à de véritables "émeutes policières", pour reprendre l’expression utilisée en 1972 aux Etats-Unis par la Commission nationale présidentielle d’étude sur les causes et la prévention de la violence, qui désignait ainsi plusieurs assauts de policiers déchaînés à la fin des années 1960 [5]. Si l’expression semblera à certains trop polémique, sans doute peut-on s’entendre sur la quincaillerie et la nécrologie.

Quincaillerie, d’abord : ces milliers de policiers mobilisés à chaque grande manifestation sont entraînés et bien équipes de casques, de boucliers, d’uniformes rembourrés et ignifugés, de fusils à balles de caoutchouc, de gaz fumigène et lacrymogène, d’armes à feu, de chiens, de chevaux, de véhicules blindés, de canons à eau, d’hélicoptères, de prisons, etc. Ils sont également appuyés par des agents des services secrets et par des unités militaires. Par ailleurs, les policiers n’hésitent pas à tromper l’opinion publique en grossissant artificiellement l’ampleur de l’ "arsenal" des Black Blocs et de leurs alliés. Il s’agit là d’une pratique policière très courante à l’égard des groupes politiques radicaux. Suite à des manifestations lors desquelles les policiers ont procédé à des arrestations, les porte-parole des corps policiers organisent un dévoilement des "prises de guerre" et les médias sont invités à croquer l’image d’une table sur laquelle est disposé un impressionnant arsenal militant. En y regardant de près, toutefois, le spectateur attentif découvre une série d’objets anodins - brocheuses et ciseaux (pour l’affichage), crécelles, casseroles, bidons et baguettes (pour la musique), manches de pancartes et de drapeaux, porte-voix et même bouteilles d’eau.

...

Nécrologie, ensuite : ce sont les policiers qui ont tué des manifestants et non l’inverse. A Göteborg, les policiers ont tiré à balles réelles et on blessé gravement plusieurs manifestants ; à Gênes, Carlo Giuliani - qui n’était pas vêtu de noir - brandissait un extincteur vers un véhicule de la police, qui qui lui valut d’être abattu par un policier de deux balles dans la tête tirée à bout portant. La Jeep des policiers a ensuite roulé par deux fois sur le corps inerte. Ironie du sort : le lendemain, les chefs d’Ett du G8 prenaient la parole our dénoncer la "violence aveugle" des... manifestants ; et les réformistes non-violents, si prompts généralement à se démarquer des "casseurs", s’appropriaient sans malaise apparent la mémoire de Carlo Giuliani et l’intronisaient martyr de la cause commune. PEu de temps aupravant, trois étudiants avaient été tués par les policiers alors qu’ils manifestaient contre la Banque mondiale en Papouasie-Nouvelle-Guinée.


Version originale : "Bonnes feuilles"

 

 

Strasbourg, Kehl et Baden-Baden, accueillent les 3 et 4 avril prochains, le 60e sommet de l’Otan, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, fondée en avril 1949 pour faire face à la menace militaire de l’Union soviétique.
Ce sommet revêt un caractère particulier, puisqu’il célébrera le 60e anniversaire de l’organisation dans un contexte modifié. L’URSS a disparu mais un antagonisme demeure entre l’Ouest et Moscou et le sommet sera conjointement organisé par deux pays, la France et l’Allemagne.

Entre Baden-Baden et Strasbourg

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel l’avaient proposé lors du précédent sommet, en 2008, à Bucarest en Roumanie.
Hier, à Strasbourg, Jean-Marc Rebière, préfet du Bas-Rhin, et l’ambassadeur Jean-Marc Rives, secrétaire général de la préparation du sommet, ont fait un premier point sur l’organisation de l’événement et ses conséquences sur la vie des Strasbourgeois.
Après le Conseil européen de décembre 1989 et le deuxième sommet des chefs d’État et du gouvernement du Conseil de l’Europe, en 1997, ce sommet est le troisième plus important rendez-vous international accueilli, pour une bonne part, par Strasbourg.
Ce sommet binational se partagera entre Baden-Baden et Strasbourg. Baden-Baden accueillera le vendredi 3 avril le dîner d’ouverture, et le Palais de la musique et des congrès (PMC) de Strasbourg, le samedi 4, la tenue du sommet.
À Strasbourg, cette réunion entraînera des mesures de sécurité maximum. 2000 habitants proches du PMC ont déjà reçu des courriers les avertissant du blackout qui touchera leur quartier.

Écoles fermées

Plus globalement le secteur du PMC, qui englobe FR3 Alsace, le Conseil régional et le Wacken, ainsi que l’hyper-centre ville seront soumis à de sévères interdictions ou restrictions de circulation.
Sans que cela soit définitif, 13 établissements scolaires devraient être fermés, le vendredi 3. D’ores et déjà, les services de l’État ont vérifié que ces établissements scolaires ne programmaient pas d’examens ce jour-là.

Où va dormir Obama ?

Beaucoup d’autres questions restent ouvertes. À commencer par les demandes de déplacements particuliers que pourraient souhaiter les chefs d’États, voire l’hébergement de Barack Obama.
Début janvier, il semblait acquis que le président américain dormirait en Allemagne. « À ce jour, je ne sais pas où résidera le président américain », reconnaissait hier le préfet, cultivant un refus de transparence assumé.
Interrogé sur les forces de l’ordre mobilisées coté français, il s’est contenté de faire valoir une différence culturelle avec l’Allemagne qui a donné des chiffres : « Je ne communique pas les chiffres, seul le résultat compte. »

http://www.lalsace.fr/articles/show/id/505451?symfony=23664c479b31afde4a25d73a89ce0356

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