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06/02/2009

« saboter l’antiterrorisme »

 


 

Accueil du site > Sur le terrain > Sous les pavés, la rage ; dans les couloirs du métro, la baston.
Saboter l’antiterrorisme ? Des milliers de manifestants se sont bougés les fesses, cet après-midi, pour participer à une journée d’action contre le sort fait aux anarcho-autonomes. Et encore davantage de CRS, postés tout au long de l’itinéraire… Une mobilisation policière impressionnante, mais pas suffisante pour mettre bas toute résistance : dans les couloirs de la station Denfert-Rochereau, un face-à-face violent a opposé des manifestants aux policiers. Images.

Sous les pavés, la rage ; dans les couloirs du métro, la baston.

samedi 31 janvier 2009, par JBB

La mobilisation était là : plusieurs milliers de manifestants ont répondu présents à l’invitation à « saboter l’antiterrorisme » et à défiler en soutien aux inculpés de Tarnac. Ce qui fait (quand même) un paquet de fiers supporters de cette « mouvance anarcho-autonomes » qui donne des cauchemars à Michèle Alliot-Marie… Pas assez - toutefois - pour effacer la présence policière : il y avait tellement d’uniformes qu’on aurait pu penser à un mouvement de revendication des CRS… Ils étaient partout, encadrant de très près le cortège, barrant chaque avenue, chaque rue et chaque ruelle croisées. Tout était bloqué, en un déploiement de forces de l’ordre réellement impressionnant. Des CRS par-ci, des CRS par-là, des flics en civil en veux-tu en voilà, et des policiers en uniformes pour faire bonne mesure. Bref : du bleu, partout.

Petite ou vaste, chacune des rues croisées était barrée d’un cordon de CRS, avec toujours un ou deux policiers caméra à la main, histoire de filmer la manifestation.

Aux fenêtres d’un hôtel surplombant directement l’itinéraire de la manifestation, deux policiers équipés de puissants appareils photo. Souriez, vous êtes fichés…

Canons à eau de sortie. Pour rien, finalement : ils n’auront pas été utilisés.

Pourtant… Malgré une atmosphère plutôt tendue, en dépit de l’envie évidente de certains d’en découdre, le cortège s’est déroulé sans incidents. Beaucoup de pétards et de feux d’artifice artisanaux, énormément de slogans appelant à mettre bas l’Etat policier, une proportion non négligeable de manifestants masqués, quelques jets d’objets variés sur les forces de l’ordre… Et puis rien d’autre, sinon une fin de manifestation dans la bonne humeur et en musique. Parfait ? Presque…

Aux alentours de 18 h, il ne restait plus grand monde place Denfert-Rochereau, terminus de la manifestation. Progressivement, dans le calme et sans prêter grande attention aux CRS barrant chacune des rues donnant sur la place, les manifestants quittaient les lieux, s’engouffrant dans le métro. Passaient les portillons et…
Ceux qui se sont dirigés vers le RER ont eu la surprise de tomber sur un face à face tendu entre policiers et manifestants.

Tout avait démarré quelques minutes plus tôt, quand les policiers en faction derrière les portillons de RER ont interpellé un jeune noir [Le motif de l’interpellation - pour peu qu’il y en ait un - n’est pas clair. Je pensais, comme d’autres manifestants, qu’il lui était reproché de ne pas avoir payé son ticket. Plusieurs commentaire ci-dessous soulignent le contraire - ainsi que d’autres billets de blog - , avançant que le jeune avait justement un ticket en règle. Et que seule la couleur de la peau lui a valu d’être soumis à ce contrôle d’identité]. Chez une trentaine de personnes, l’arrestation a fait éclater une colère jusqu’alors rentrée. Très vite, la pression est montée et la confrontation s’est fait plus violente, les manifestants sommant les forces de l’ordre de libérer le jeune homme, maintenu dans un coin et entouré d’uniformes. Quand deux policiers l’ont ceinturé violemment, le faisant tomber à terre et le frappant, les injures ont laissé place à des coups, échangés des deux côtés. Débordés, les policiers ont alors fait appel à des renforts, essayant de s’extraire de ce coin de couloir de métro où ils étaient bloqués par ces militants très remontés.

[1]

Pour se dégager, les flics ont copieusement usé de la matraque, peinant toutefois à se frayer un chemin et à emporter leur proie. Ils n’y seraient d’ailleurs peut-être pas parvenus sans l’arrivée d’une dizaine d’autres policiers et l’emploi de lacrymos. Un usage convaincu de la matraque et de la gazeuse qui leur a finalement permis de se libérer du petit groupe, emportant avec eux leur prisonnier et laissant flotter sur leur passage, dans les couloirs du métro, un copieux nuage de gaz. Fin de l’épisode.

 

Et ? Ben… les manifestants présents n’ont finalement pas réussi à libérer le jeune homme. Mais il s’en est fallu de peu. Reste ce réjouissant sentiment que, même quand la police semble avoir le contrôle absolu de la situation, elle ne maîtrise pas tout. Et aussi cette colère sourde et massive qui monte, suffisante pour faire reculer - au moins un temps - les forces de l’ordre. C’est déjà pas mal, non ?

 

[Edit, dimanche à 9 h 50.] Après cet épisode souterrain, Infozone mentionne de nombreuses arrestations dans les souterrains du métro : « Dans les couloirs non seulement la respiration est difficile, mais les policiers bousculent violemment tout ce qui bouge, sans discernement aucun. Les usager(e)s paniquent, ils ne comprennent pas ! Les chiens du capital en profitent pour procéder a des arrestations musclées sous des prétextes fallacieux comme ’outrage’ (on est forcement grossier avec du gaz plein la gorge) ou ’possession de stupéfiants’ (la dangereuse mouvance de l’ultra beuh). D’autres furent également arrêtés a l’entrée pour jet de projectiles, surement sur témoignages des policiers. 15 arrestations au total… »

Par ailleurs, Infozone explique que le jeune interpellé était un sans-papier.

Notes

[1] Il me manque les photos des moments les plus violents, ainsi que de l’emploi des lacrymos. Mes maigres compétences en la matière, conjuguées à la tension du moment, m’auront fait rater ces clichés. Désolé.


68 Messages de forum

  • il y avait effectivement du monde cet après-midi, en tout cas plus que je ne l’espérais.

    Mais quel silence !

    Peu de slogans et surtout peu de gens pour les reprendre en coeur.

    Je ne sais pas si c’est le trop-plein bleu marine ou le froid mais, à part la fanfare et les clows de fin de cortège, rien ne pouvait nous empêcher d’entendre distinctement les pétards.J’avais l’impression de suivre un cobillard.

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    • C’est vrai que l’ambiance était lourde et pesante, en grande partie à cause du « trop-plein bleu marine ». Et puis, il y a avait un truc dans l’air, ça donnait l’impression de pouvoir péter à n’importe quel moment.

      « à part la fanfare et les clows de fin de cortège, »

      Clair que la Brigade activiste des clowns -même en petit comité - a la classe. Il y avait aussi un peu de zik, ça réchauffait un brin.

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      • « C’est vrai que l’ambiance était lourde et pesante, en grande partie à cause du « trop-plein bleu marine ». Et puis, il y a avait un truc dans l’air, ça donnait l’impression de pouvoir péter à n’importe quel moment. »

        C.Q.F.D. Sans doute faudra-t-il bien d’autres fois battre le pavé, mais on sent sourdre une exaspération qui monte jour après jour sans que l’on sache exactement quand, pour quoi et si cela va péter. Pour ma part je ne vois pas d’autre issue pour sortir de cette fange nauséabonde dans laquelle L’Ubu qui gouverne est en train de faire glisser le pays.

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    • Un dicton dit qu’il n’ y a a pas plus dangereux qu’une manifestation silencieuse...le silence de la colère, le silence de la honte d’être dans ce pays de merde, crier c’est libérer une energie...je prefère cent fois une manif silencieuse et determiné qu’une manif bruyante et dian dian...

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      • Sous les pavés, la rage. 1er février 13:41, par JBB

        Il y a quelque chose de ça, une rage sourde et à fleur de peau.

        « je prefère cent fois une manif silencieuse et determiné qu’une manif bruyante et dian dian... »

        Je suis assez d’accord avec toi. Même si je pense que tout mouvement de revendication, aussi dur soit-il, ne doit jamais oublier que la joie, l’inventivité et la fête sont aussi essentiels pour qui prétend remettre en cause l’ordre de la société. Façon Reclaim the Street, par exemple.

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    • Même ambiance dans le cortège du 29 janvier à Paris, pourtant on n’a vu aucun flic à l’horizon (sauf à Opéra) et cette ambiance-là était tout du long...

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      • qques autres à partager ce constat de climat tendu, mais on constate aussi assez peu de fédération entre les manifestants et peut etre trop peu de temps passé devant les barricades à la santé où des chants de soutien, d’encouragement auraient été bienvenus pour que Julien et les autres détenus nous sentent présents, à leur coté. Je ne suis pas une grande pratiquante des manifestations mais je pense aussi que la gaieté ( tant que possible), l’union, et l’energie positive sont de bonnes armes face à cette propension à la violence de nos sociétés. Tout ce qu’ils veulent c’est qu’on s’ennerve, qu’on perde notre sang froid.Pour ne pas ressembler à une assemblée de moutons soyons humains. Merci à tous d’avoir été là et la lutte doit continuer dans nos quotidiens.

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  • Merci pour ce petit compte-rendu...

    see ya !

    Voir en ligne : Kprodukt, blog actif et militant( ?)

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  • Un article du Figaro parle (un peu) de la manifestation :

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/01/31/01011-20090131FILWWW00712-1200-manifestants-en-soutien-a-coupat.php

    Je n’en ai pas vu d’autres...

    Voir en ligne : http://carnetsfg.wordpress.com/

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  • Sur LCI,ils ont modifié leur article du début de soirée en affirmant qu’il y avait eu plusieurs policiers blessés ainsi que qques manifestants(comme d’habitude d’ailleurs avec ces brutes...),qu’en est-il ? avez vous des infos ?

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    • A part les échauffourées du métro, je n’ai pas vu d’interpellation ou de coups, sauf à compter comme tels les bouteilles et pétards qui ont été balancés sur les CRS. Mais j’ai quitté Denfert-Rochereau vers 18 h, alors qu’il restait 200 à 300 manifestants sur la place, en bonne partie en train de danser sur de la tekno. La dispersion s’est peut-être effectuée de manière violente, mais j’en doute un brin : l’ambiance n’était plus à la tension.

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  • Toujours sur ce ***** de site LCI,ils parlent de 8 policiers blessés dont 2 partis à l’hôpital et 15 interpellations en flagrant délit...En début de soirée,ils parlaient juste de la manif et ils ont modifié leur article dans la soirée en spécifiant ces incidents mais sans donner aucun faits,ni photos,aucune preuve...ça pue la désinformation encore une fois (bon,je sais le site n’est pas une référence,c clair) !!! Merci pour le compte-rendu

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  • 8 blessés chez les matraqueurs, 15 interpellations en flagrant délit pour tir de fusées, outrage à agents de la force publique ou détention de produits stupéfiants. selon la préfecture de Paris ...

    Qui traque les pseudo-anarcho-autonomes de Mâme MAM et qui ne trouve pour les coffrer qu’outrage aux bleus et détention d’herbe ... du grand n’importe quoi ... Ça donne un avant-goût de la haute teneur des preuves qu’elle est censée avoir rassemblées dans le dossier Coupat.

    Miam, l’épisode du métro. C’est si bon quand la peur change de côté ... Et cette colère qui gronde, comme tu dis ... Les français ont voulu l’exprimer calmement par les manifs du 29 , mais on leur en a détourné le message.

    Pas sur que ça les calme. La prochaine fois sera plus « rugueuse ». Enfin.

    Voir en ligne : http://merachlor.blogspot.com/

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    • Même analyse : le 29 à Lille, le cortège arrive en fin de parcours, des lancers de bouteilles, cageots, légumes, des sifflets, des insultes ... etc ... contre des CRS (visiblement inquiets mais sans réplique) et ... aucune réaction moralisatrice dans la manif. En général dans ces cas là, on entend toujours des appels au calme de la part des manifestants. Souvent, les services d’ordre des syndicats tentent de s’interposer. Cette fois-ci, rien. Une odeur de rébellion planait.

      Ils ont peur. Battons le fer tant qu’il est chaud.

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      • Dans les couloirs du métro, la baston. 1er février 10:17, par JBB

        @ Merachlor : « Qui traque les pseudo-anarcho-autonomes de Mâme MAM et qui ne trouve pour les coffrer qu’outrage aux bleus et détention d’herbe. »

        Oui, mais : attention ! La détention de cannabis en relation avec une entreprise terroriste, ça peut aller chercher loin… :-)

        @ Dogbreath : oui, c’est évident que le ressenti de la majeure partie des manifestants a évolué quant aux éventuels débordements. Et qu’il n’est plus une armée de gens pour s’interposer en appelant au calme quand ont lieu des jets d’objets divers ou des échauffourées.

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  • Un jour pas si lointain, les charognards flics, medias et politiques demanderont pardon... mais il sera trop tard... pour eux...

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  • Je me permets d’apporter une petite rectification au récit du débordement policier qui a eu lieu dans le métro Denfert en fin de manif. Ce qui pourrait paraître un détail est en fait très important. En effet, le black a été interpellé pour un contrôle d’identité alors qu’il venait de passer son ticket. Ce dernier n’était en aucun cas un fraudeur !!!!!! Et c’est parce qu’il n’avait pas ses papiers sur lui (ou peut être pas du tout) que la police l’a mis de côté, que les amis et badauds se sont révoltés et qu’ils ont fini par le plaquer au mur, le menotter et le lyncher.

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  • Soutient aux inculpé-e-s de tarnac... vous oubliez (volontairement ?) isa, juan, bruno... les premier-e-s inculpé-e-s de l’anti terrorisme, en taule depuis plus longtemps que coupat mais moins médiatisé-e-s. (la différence de classe sociale, le fait de ne pas s’exprimer dans les médias bourgeois ou d’être moins facilement acceptés par la gôche ?)

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    • Dans les couloirs du métro, la baston. 1er février 11:59, par JBB

      « vous oubliez (volontairement ?) isa, juan, bruno... »

      Faut peut-être arrêter de dire n’importe quoi et de voir des complots partout. En l’occurrence, le sort fait à Isa, Juan et Damien - comme à tous les inculpés de l’antiterrorisme - a été souvent mentionné sur ce site, entre autres ICI, LA ou encore ICI. Mais c’est tellement plus facile de faire des procès direct sans rien vérifier, hein…

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      • Dans les couloirs du métro, la baston. 1er février 13:08, par arnold
        Il est vrai qu’article 11 a deja fait mention, et plus d’une fois, d’Isa, Juan, Damien (toujours en taule), Farid, Ivan, et Bruno (qui eux sont sortis mais restent sous controle judicaire). Il serait injuste de soupçonner le site d’« oublier volontairement » nos camarades. En revanche, il est vrai également que ces « affaires » ont toutes été très peu relayées et communiquées, ni par les médias ni par les partis et organisations de gôche, et on ne peut que constater qu’évidemment l’origine social, ainsi que l’identité militante des personnes fait que le traitement est different selon les affaires.

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        • Dans les couloirs du métro, la baston. 1er février 13:48, par JBB

          « Il serait injuste de soupçonner le site d’’oublier volontairement’ nos camarades. »

          Merci. Je ne prétends en aucun cas être exemplaire en la matière. Mais je n’aime pas ce côté procès politique, qui peut effleurer parfois.

          Pour le reste, tout d’accord avec toi. Ainsi qu’avec cette analyse de la médiatisation entourant Tarnac, prenant le pas sur le cas d’autres victimes beaucoup plus oubliées. Ça marchera toujours ainsi, je crois, la mobilisation ne peut jamais être pure et parfaite, il y aura toujours des biais.

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  • On a des images, et on cherche le nom du copain sans pap’ !

    contre_sens@no-log.org

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  • Je recopie le témoignage de « Berckman » sur la fin de la manif (et sur ce qui s’est passé dans le métro) :

    A la fin de la manif, alors que tout le monde se dispersait dans le calme sous très haute surveillance policière (le dispositif était hallucinant, jamais vu ça auparavant dans les manifs parisiennes), on est descendu dans le métro avec qqs camarades. Là, on tombe sur un groupe de flic qui étaient en train de faire un contrôle d’identité au faciès : Tout le groupe était passé avec des tickets, et les flics contrôlent un manifestant, comme par hasard le seul noir du groupe. Les autres restent pour demander sa libération, on se joint au groupe. Ca commence à gueuler « libérez notre camarade », « police partout, justice nulle part », « contrôle au faciès ». Puis à un moment les flics commencent à plaquer le camarade contre le mur, lui tordent les poignets. Comme la douleur le fait bouger, ils en profitent pour le lyncher : coups, clé de bras... Du coup ça commence à gueuler sérieusement du côté des manifestants : un flic colle une patate à une camarade, et ils essaient d’extraire le camarade interpellé à travers la foule (comme il restait encore du monde de la manif à l’extérieur, ils voulaient visiblement pas prendre le risque de passer devant les manifestants). Des civils et des CRS sont arrivés en renforts et on s’est fait gazer et matraquer dans le métro. Il y avait des mômes dans la foule, et à un moment, le groupe a été séparé en deux, quand on est arrivé à une fourche dans le couloir. Le camarade a été emmené. Je pense effectivement qu’ils en ont profité pour serrer des manifestants au hasard... Tout cela ressemble à de la bonne vieille provocation policière...

    Ici->http://revolution.celeonet.fr/index.php ?sho...

    Il y a aussi une vidéo intéressante sur la « télé libre » : http://latelelibre.fr/index.php/2009/01/fin-de-manif-sans...

    J’ai beaucoup aimé l’anarcho-masochiste.

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    • Dans les couloirs du métro, la baston. 1er février 19:20, par JBB

      Waouh ! J’avais raté ça, l’anarcho-masochisme. Et je trouve ça vraiment super classe, à la fois efficace et malin.

      Faut dire que j’ai davantage assisté aux affrontements, lors de cette fin de manif de jeudi. Et que j’ai raté ces moments différents où les citoyens-manifestants s’en prenaient aux CRS avec talent. Sur ce coup, la TéléLibre assure.

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  • Bonsoir, j’y étais aussi mais étant partie plus tôt, je n’ai pas eu vent des heurts souterrains... Grosse tension oui, mais un point positif important : un appel des autonomes suivis par tout un cortège de gens plus modérés... irons-nous vers une confluence des luttes ? En tout cas chouette papier, tu as toujours mon adresse mail je crois, à plus. Lise (la BAC et Beaubourg...)

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    • Dans les couloirs du métro, la baston. 1er février 20:32, par JBB

      Salut Lise :-)

      « irons-nous vers une confluence des luttes ? »

      J’ai eu la même impression que toi. Voir défiler ensemble quelques adhérents de la Ligue des droits de l’homme, des totos à capuche, des citoyens d’âge respectable, des membres de la FA et des membres de rien du tout incline (un brin) à l’optimisme. Et ce qui est sûr, c’est qu’il y a une radicalité croissante d’une part de la population qui ne l’était pas forcément avant. C’est toujours ça.

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  • L’article consacré à la « mise au point » du comité invisible publié sur mediapart conclut comme suit :

    « Gageons que ce samedi, lors la « manifestation nationale contre l’anti-terrorisme » à Paris, 15h, la police cherchera probablement à identifier les éventuels distributeurs de la « mise au point ». Histoire de voir un peu d’invisible. »

    Personnellement j’ai récupéré un exemplaire du prospectus lors de la manif de jeudi. Mais je doute qu’ils aient besoin de beaucoup chercher pour identifier qui les distribuait : à cinq mètres des deux jeunes qui assuraient la diffusion, une demi-douzaine de civils qu’on aurait eu de la peine, même sans leurs discrètes oreillettes, à confondre avec le SO de la CGT, ne perdaient rien de la scène.

    Qu’en conclure ? Telle est la question... Je la pose d’ailleurs à l’auteur de l’article, puisque les commentaires ne sont pas ouverts aux non abonnés à mediapart. je doute en tout état de cause que ce comité soit vraiment invisible pour tout le monde.

     

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