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06/03/2009

Iridium Satellite LLC relançé par le DoD

Irak: les téléphones GPS d'un opérateur des Émirats dérangent la coalition

Des envoyés spéciaux en Irak se sont vu confisquer des téléphones satellites de l'opérateur Thuraya (Emirats arabes unis). L'appareil, muni d'un module GPS, pourrait donner leur position. Mais des professionnels doutent des arguments avancés.

Invoquant des raisons de sécurité, l'armée américaine a interdit à certains journalistes, le week-end dernier, l'usage des téléphones satellites de l'opérateur des Émirats arabes unis, Thuraya Telecommunications, sur le terrain des opérations en Irak.

Selon les agences de presse Reuters et AFP, des journalistes embarqués ("embedded") au sein des unités militaires ont été priés de ne plus utiliser ces combinés. Certains ont même eu leur téléphone confisqué, outil de travail pourtant incontournable. «Des officiers m'ont demandé de leur donner mon téléphone, ce que je suis en train de faire», a ainsi expliqué Matthew Green, l'un des envoyés spéciaux de Reuters dans le centre de l'Irak, au sein d'unités militaires avançant sur Bagdad. Il a ajouté que d'autres collègues accompagnant le premier corps expéditionnaire des marines avaient subi le même sort.

Interdire les téléphones pour protéger les journalistes et les unités


Côté américain, on se défend de vouloir museler une partie de la presse. Au quartier général du Commandement central américain au Qatar (Centom), le général Victor Renuart a affirmé aux agences que cette décision ne visait pas à restreindre la couverture médiatique de l'offensive, mais que «sur le champ de bataille, la sécurité des opérations est essentielle, et il y a des lieux et des moments où il faut être sûr qu'aucune communication n'est en cours». «On veut être sûr que rien ne puisse tomber entre les mains des Irakiens», a-t-il indiqué.

Les combinés de Thuraya ont ainsi la particularité de disposer d'un module GPS intégré, qui permet à son utilisateur de localiser sa position. Position qu'il peut être amené à communiquer dans le cadre de son travail (flash infos, duplex). Autre danger: «Les Irakiens peuvent repérer le signal et tirer des missiles», ont indiqué les militaires américains aux journalistes cités par Reuters. Un argument technique qui ne convint pas Patrick Jibassier, directeur général de TDCom, distributeur exclusif dans l'Hexagone de Thuraya. Sa société a fourni les services et les combinés à la plupart des envoyés spéciaux français dont ceux de France Télévisions. «Cette décision s'explique surtout par la volonté des autorités américaines de pouvoir contrôler tout les réseaux de communications sur place», explique-t-il à ZDNet France.

Contactées aujourd'hui, les rédactions de TF1 et de France Télévisions nous ont confirmé ces mesures de "confiscation", précisant cependant qu'il s'agissait de consignes appliquées de manières très sporadiques. «Il y a effectivement une équipe italienne qui a vu ses téléphones confisqués par des Anglais, mais nos équipes continuent à utiliser des combinés Thuraya sans problème», explique un responsable technique chez France Télévisions.

Une décision plus politique que technique


Patrick Jibassier de TDCom y voit surtout une décision politique: «Il y a un autre système de téléphonie par satellite sur la zone concernée qui est Iridium, et dont un utilisateur pourrait tout autant être localisé. Mais Iridium est un système 100% américain, ce qui n'est pas le cas de Thuraya. Or un opérateur satellitaire peut tout faire, localiser les utilisateurs et, bien entendu, écouter les communications, des informations que les États-Unis préfèrent certainement avoir sous leur contrôle», poursuit le responsable.

Rappelons en effet qu'Iridium, au bord du dépôt de bilan, a été sauvé par le département américain de la Défense, qui a investi 72 millions de dollars entre 2000 et 2002, pour maintenir dans l'espace ses satellites et équiper 20000 utilisateurs gouvernementaux. La proximité entre l'armée américaine et Iridium n'est donc pas à démontrer.

Enfin, sur l'éventualité d'une localisation des unités militaires via le téléphone des journalistes les accompagnant, «cela paraît peu probable», poursuit Jibassier. «Je ne connais pas les moyens dont disposent les Irakiens, mais localiser ces téléphones n'est pas à la portée d'un amateur. Toutes les données échangées avec le satellite, les conversations comme celles permettant la localisation sont chiffrées, et sans la clé de chiffrement, il est impossible de les exploiter».

Précision utile : la technologie utilisée par Thuraya est d'origine américaine. Son satellite de télécommunications, Thuraya-1, a été construit par Boeing Satellite Systems.

Quoi qu'il en soit, les combinés de Thuraya n'en sont pas à leur première interdiction. Aucun Irakien n'a le droit d'en utiliser depuis six mois, nous a précisé France Télévisions. Une interdiction dont l'aspect politique ne fait, dans ce cas, aucun doute.

Par Christophe Guillemin, ZDNet France

Reconstruction de l'Irak: le satellite en attendant le GSM

En matière de télécommunications, c'est le téléphone par satellite qui s'impose en Irak avant l'ouverture de réseaux GSM dans la capitale et le reste du pays. L'opérateur par satellite Iridium débute ses activités, rejoignant ainsi Globalstar.

L'infrastructure de télécommunications en Irak a été totalement détruite lors de la guerre lancée au printemps 2003 par la coalition anglo-américaine contre le régime de Saddam Hussein. Dans le cadre de sa reconstruction, de nouveaux marchés s'ouvrent, dans un premier temps, pour les opérateurs de téléphonie par satellite, puis pour les opérateurs de téléphonie mobile terrestre.

Iridium Satellite LLC vient ainsi de recevoir l'autorisation de commercialiser ses services et équipements en Irak. L'opérateur américain de téléphonie par satellite a en effet obtenu, lundi 21 juillet, l'aval de l'autorité provisoire de la coalition (Coalition Provisional Authority ou CPA), l'instance assurant actuellement l'autorité en Irak, dirigée à Bagdad par l'ambassadeur Paul Bremer.

«Parce que Iridium peut opérer indépendamment de toute infrastructure de communication existante, il s'agit de la solution parfaite pour fournir immédiatement des communications et des services de transfert de données sans surcoût ni délais d'implémentation», commente Gino Picasso, P-DG d'Iridium Satellite LLC, dans un communiqué. Les services et combinés satellite d'Iridium sont immédiatement disponibles en Irak, précise l'entreprise.

Iridium va pouvoir concurrencer Globalstar


Iridium bénéficie déjà d'une réelle présence sur place via l'armée et l'administration américaine en Irak. Rappelons en effet qu'Iridium, au bord du dépôt de bilan, a été sauvé par le département américain de la Défense avec lequel l'opérateur a passé un accord en décembre 2000. Selon ses termes, le Pentagone paye 36 millions de dollars par an, pour équiper 20000 utilisateurs gouvernementaux en téléphone satellite. Les combinés Iridium, déjà largement utilisés par la coalition, pourront désormais être achetés par des civils.

Iridium n'est pas le seul opérateur sur place puisque son concurrent Globalstar propose déjà ses services en Irak depuis la mi-avril. Ce dernier ne dispose bien entendu cependant pas des mêmes appuis qu'Iridium au sein de l'administration militaire.

Enfin, les opérateurs de téléphonie mobile classiques sont également sur les rangs. Les téléphones cellulaires, interdits sous le régime de Saddam Hussein, vont pouvoir faire leur apparition.

La coalition a en effet lancé jeudi 12 juin un appel d'offres pour l'édification d'un réseau de téléphonie mobile GSM couvrant l'ensemble du territoire. «Les sociétés, les consortium ou les individus qui souhaitent concourir pour obtenir la licence des réseaux de téléphonie mobile sont invités à faire connaître leur intérêt à la coalition», indique-t-elle dans un communiqué. Les détails des trois appels d'offres seront rendus publics le 28 juillet.

Cette décision représente un changement radical d'orientation, relève Reuters. Le mois dernier, des responsables occidentaux chargés de l'Irak avaient en effet indiqué que la priorité était de rétablir le réseau de lignes terrestres existant et non de bâtir un réseau GSM commercial.

L'opérateur américain MCI, ex-Worldcom, a déjà établi un réseau de télécommunications à Bagdad, mais à destination exclusive des militaires de la coalition.

Par Christophe Guillemin, ZDNet France

Le Pentagone mise sur Iridium

Le département de la Défense américain va investir 72 millions de dollars sur deux ans dans le réseau de téléphonie mobile planétaire par satellite.

Le département de la Défense américain va investir 72 millions de dollars sur deux ans dans le réseau Iridium pour maintenir dans l'espace ses satellites et soulager son propre réseau de communication. Après la faillite de l'entreprise Iridium LLC, les satellites devaient retomber sur la Terre en se désagrégeant dans l'atmosphère.

De l'air pour le Pentagone


Les 66 satellites du réseau planétaire de téléphonie mobile par satellite Iridium, pesant plus de 600 kilos chacun, continueront donc à tourner au-dessus de nos têtes. Le Pentagone explique dans son communiqué qu'il disposera désormais d'un accès illimité au réseau Iridium pour 20 000 utilisateurs gouvernementaux durant les deux prochaines années. De quoi soulager son propre réseau de communication par satellite, parvenu depuis peu à saturation.

Iridium : histoire d'un échec


Le fameux réseau lancé en 1998 et dont Motorala était l'un des principaux actionnaires, devait offrir une couverture de communication planétaire. Un projet d'avant-garde, qui a hélas vite tourné à l'échec commercial faute d'avoir trouvé son marché. La société s'est alors placée, dès l'été 1999, sous Chapitre 11, la loi américaine protégeant les sociétés en faillite, en espérant trouver acquéreur.

Le 20 novembre 2000 les actifs d'Iridium étaient rachetés pour 25 millions de dollars par Iridium Satellite (IS), un groupe d'investisseurs monté pour l'occasion comprenant le géant de l'aéronautique américain Boeing et présidé par Daniel Colussy, ancien dirigeant de compagnies aériennes. C'est Iridium Satellite qui a passé ce contrat avec le gouvernement américain. Il obtient ainsi un délai de deux ans pour redresser la barre et rendre l'entreprise rentable.

Par Christophe Guillemin, ZDNet France

MCI-Worldcom choisi par Washington pour construire un réseau GSM à Bagdad

Ce réseau de téléphonie mobile devrait être limité pour ne couvrir que 5000 à 10000 personnes dans la capitale irakienne. Il sera donc essentiellement au service des Occidentaux, des militaires aux organisations humanitaires.

L'opérateur télécoms américain MCI (ex-Worldcom) vient d'obtenir, de la part du gouvernement américain, un contrat pour construire un petit réseau de téléphonie mobile en Irak. La localisation exacte de ce réseau n'a pas été dévoilée, ni le montant précis du contrat. Le Wall Street Journal croit savoir qu'il avoisine les 45 millions de dollars, grâce à une indiscrétion d'un membre du Pentagone.

Interrogés par la presse américaine, les représentants de MCI déclarent que leur infrastructure devrait être fonctionnelle d'ici juin. Ils se refusent néanmoins à tout autre commentaire. Selon les habituelles sources proches du dossier, le réseau pourra fournir des services mobiles à 5000 personnes, voire 10000 au maximum, dans Bagdad.

La norme américaine CDMA délaissée au profit du GSM


Il devrait fonctionner avec la norme GSM (Global System for Mobile), utilisée presque partout dans le monde, et surtout en Asie et en Europe. La requête du député républicain californien Darrell Issa n'a donc pas été suivie: il avait demandé à Donald Rumsfeld, le ministre de la Défense, de tout faire pour imposer en Irak le format de téléphonie mobile CDMA, inventé par l'américain Qualcomm. Ses griefs contre le GSM: une «norme française dépassée». Sa méconnaissance du dossier et surtout le fait que Qualcomm a financé sa campagne électorale semblent l'avoir discrédité.

Il ne s'agit pour l'instant que du déploiement d'un réseau limité, censé permettre aux Occidentaux présents à Bagdad (militaires et humanitaires majoritairement) de communiquer plus facilement. Ils utilisent jusqu'à présent des téléphones satellitaires. Washington promet de laisser le futur gouvernement irakien choisir lui-même les sociétés pour reconstruire les infrastructures du pays. Le choix de la norme GSM n'est donc pas forcément définitif.

Pour rappel, Worldcom a déposé le bilan l'été dernier, après la découverte des manipulations financières de ses dirigeants. Il s'est rebaptisé MCI il y a tout juste un mois, pour tenter de repartir sur de nouvelles bases; il espère sortir du "Chapter 11" (synonyme de redressement judiciaire aux États-Unis) courant 2003. L'opérateur avait déjà décroché un contrat similaire en Afghanistan en juin 2002.

Par Estelle Dumout, ZDNet France

Worldcom: la fraude toujours plus importante

Un nouvel audit dévoile plus de 9 milliards de dollars d'irrégularités comptables au sein de l'opérateur américain. Le gendarme boursier s'apprêterait à proposer un compromis pour conclure son enquête, avec une amende de plusieurs millions à la clé.

Les audits des comptes de Worldcom n'en finissent plus de révéler de nouvelles manipulations financières. Le second opérateur longue distance des États-Unis, en faillite depuis fin juillet, a finalement reconnu mardi 5 novembre que plus de 9 milliards de dollars de revenus ont été indûment comptabilisés depuis 1999.

En juin dernier, lorsque le scandale financier a éclaté, Worldcom avouait avoir artificiellement gonflé ses bénéfices de quelque 3,8 milliards de dollars. À l'époque, déjà, ce fiasco faisait figure de plus grande banqueroute de toute l'histoire industrielle. L'opérateur a entraîné dans sa chute le cabinet d'audit Arthur Andersen, qui a validé ses comptes truqués.

Depuis, les audits se sont poursuivis et ont mis à jour 3,3 milliards d'irrégularités supplémentaires en août. La totalité des manipulations se monterait à présent à plus de 9 milliards, et l'examen des comptes n'est toujours pas terminé.

Parallèlement, la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain, mène sa propre enquête sur Worldcom. Selon l'agence Reuters, un compromis pourrait être annoncé dans les semaines à venir pour mettre un terme aux investigations. Worldcom devrait en contrepartie s'acquitter d'une amende, dont le montant n'est pas encore fixé. Le New York Times croit savoir qu'elle pourrait dépasser les 7 millions de dollars qu'a dûs verser Arthur Andersen dans une précédente affaire de fraude concernant un de ses clients, la firme Waste Management (transporteurs de déchets).

Un tel accord amiable permettrait à Worldcom d'éventuellement parvenir à se sortir de sa situation de faillite. En revanche, ses anciens dirigeants ne sont pas exonérés de poursuites: ils auront à faire face à différents procès intentés par les actionnaires. Le bureau du procureur fédéral de New York enquête également sur les fraudes qu'ils sont accusés d'avoir commis. Ils doivent également rendre des comptes devant le comité des services financiers de la Chambre des représentants américains.

Par Estelle Dumout, ZDNet France

Les vrais faux-jetons de France Télécom

Têtes d'affiche cette semaine: jetons en or chez France Télécom, les "bonnes oeuvres" de Gemplus, le GSM nouvelle arme de guerre, droits d'auteur et cacophonie, la fausse mort de Bill Gates et le site de la RATP en berne...

Les vrais faux-jetons de France Télécom

L'homme providentiel déterminé à faire entrer France Télécom (FT) dans l'ère du "vrai" capitalisme est le remplaçant de Michel Bon, Thierry Breton. Dernière décision remarquée prise le 2 avril par le conseil d'administration qu'il préside: rémunérer les administrateurs! Une révolution car par son statut public, FT n'a jamais délivré de «jetons de présence» aux membres du conseil, la plupart étant des grands commis de l'État ou de "simples" représentants syndicaux. Mais la nouvelle direction a proposé de changer la donne en rémunérant les sept nouvelles têtes du conseil élues par les actionnaires (donc par l'État) le 25 février.
Parmi les heureux élus, des managers dans le besoin comme Arnaud Lagardère (cogérant avec Philippe Camus du groupe éponyme), Bernard Dufau (ex-IBM France...), Henri Martre (ex-Aérospatiale) ou encore Thierry Breton en personne. Combien? 250000 euros au total. Soit 10000 euros par an par et par tête; auxquels s'ajoutent 1500 euros par présence aux conseils, 1000 euros par participation aux groupes de travail internes (les «comités»), et enfin 1000 euros pour la présidence d'un des comités. Proposition qui reste encore à valider le 28 mai par les actionnaires. Mais l'État restant majoritaire, on voit mal Matignon s'opposer à cette «révolution».




Gemplus et Sagem réconciliés?

Le tribunal de commerce de Marseille a donc ordonné le 2 avril une «expertise de gestion» sur la stratégie du roi de la carte à puces, Gemplus. Le comité d'entreprise (CE), soutenu par son «chevalier blanc» Sagem (qui détient 10% du holding luxembourgeoix Gemplus International), dénonce les projets de la direction de vouloir transférer tous les actifs du groupe au Luxembourg.
Mais le tribunal n'a pas accédé à toutes les demandes du CE. Outre de menus frais ou avantages en nature octroyés en 2001 à quelques dirigeants (remboursés depuis), le CE voulait des éclaircissements sur une bien curieuse dépense: «Le paiement par Gemplus SA de deux factures d'insertions publicitaires de 35880 euros chacune à la revue Le fonctionnaire, ministère de l'Intéreur, et à l'association nationale des retraités de police.» Curieux: Sagem n'a pas soutenu le CE sur ce point. Elle n'a pourtant jamais, ô jamais, financé de la sorte de telles "bonnes oeuvres" gouvernementales.




GSM, pour «Grande Singerie Mégalomaniaque»?

Bravo au député américain Darrell Issa (républicain - Californie). Il a écrit au ministre de la Défense Donald Rumsfeld, pour lui demander de faire tout pour imposer le format de téléphonie mobile CDMA dans l'Irak d'après-guerre. Pourquoi? Parce que le GSM, selon lui, est une «norme française dépassée» (sic), déclinant le sigle selon le nom du premier groupe de travail créé au début des années 90 («Groupe Speciale Mobile») au niveau européen. Aujourd'hui, le président du lobby GSM Association, Robert Conley (ex-manager de... Motorola) a dû expliquer au député qu'il faisait fausse route: la norme Global System for Mobile n'est pas franco-française (établie par l'ETSI, institut européen de normalisation des télécoms), elle est utilisée presque partout dans le monde, surtout en Asie et en Europe, mais aussi aux États-Unis et en Amérique latine.
Tout s'éclaircit lorsqu'on apprend qu'Issa est représentant du 48e district de Californie. Hasard, c'est dans ce district (au nord de San Diego) que la société Qualcomm possède son siège social. Qualcomm est l'inventeur du CDMA et grand pourfendeur du GSM. Et elle a financé la campagne électorale du député. CQFD.




Droits d'auteur et cacophonie

Rififi à prévoir entre la Sacem et les producteurs de musique. La première, qui défend les droits des auteurs compositeurs, a confirmé cette semaine qu'elle était en négociation avec l'association professionnelle représentant les fournisseurs d'accès français, l'AFA. Objectif: parvenir à un accord pour la diffusion de musique en ligne, avec un contrat du type de celui déjà signé avec la plate-forme OD2. Ce qui n'aura pas l'heur de plaire au grand défenseur des droits et du porte-monnaie des producteurs, Pascal Nègre.
Président d'Universal Music France et de la SCPP (le lobby des producteurs), Nègre l'avait vertement souligné en janvier à l'occasion du Midem: «Quel accord sérieux peut-on avoir avec la Sacem sur l'internet?» Car le modèle de contrat proposé par la Sacem demande aux distributeurs internet de lui reverser directement leur contribution, sans plus passer par l'intermédiaire des maisons de disque. Après avoir signé un tel contrat, OD2 s'est vu privé du catalogue d'Universal Music France. Le même sort attend-il les fournisseurs d'accès internet qui oseront parapher le contrat de la discorde?




Spameurs à la page

Qui veut gagner des millions... en aidant le fils éploré ou l'avocat fidèle d'un ex-dictateur africain? Ce genre de spam "piège-à-gogo" circule depuis des années sur l'internet. Il s'agit généralement de quémander une aide charitable et rétribuée à hauteur de plusieurs millions de dollars. Le gogo est invité à fournir son numéro de compte bancaire pour sortir du pays en ruine quelque fortunes cachées issus de l'ancien régime. Ces derniers temps, on a eu droit au Général Leslie Mabuzo (soi-disant proche de la famille Kabila au Congo-Kinshasa), au Docteur Julius Mpofa (qui se présente comme un fonctionnaire sud-africain) ou encore Mohammed Abacha (prétendu fils de l'ex-patron déchu du Nigéria).
Actualité oblige, le malheureux à la recherche d'un bon samaritain est à présent Farouk Al-Bashir, présenté comme un richissime exploitant pétrolier irakien. Malgré la tyrannie de Saddam Hussein, il a réussi, clame le message estampillé "Urgent Assistance Needed", à mettre 12,5 millions de dollars à l'abri dans un coffre, à Bagdad. A vot' bon coeur messieurs dames!




Voir Séoul et mourir (virtuellement)

Les trois chaînes de télévision sud-coréennes (MBC TV, YTN et SBS TV) ont repris, le 4 avril, un vrai-faux scoop: l'assassinat de Bill Gates. À l'origine de cette bourde, un site internet pastiche de CNN, qui rapportait que le père de Microsoft avait été tué lors d'une manifestation caritative à Los Angeles.
Il s'agissait vraisemblablement d'un des nombreux sites pastiches consacrés au film Nothing So Strange, un film indépendant sorti en 2001 dont le synopsis débutait par ces mots: «Bill Gates a été assassiné le 2 décembre 1999 à Los Angeles par un tireur isolé, posté sur le toit de l'hôtel Park Plaza». Les télés ont démenti quinze minutes plus tard. Mais pendant ce temps, la Bourse de Séoul a eu le temps de dévisser de 1,5%. Le pire, écrit Reuters, c'est que ce n'était même pas un poisson d'avril: le week-end dernier, des médias chinois s'étaient fait avoir de la même manière.




RATP en grève, site internet en berne

Jeudi 3 avril, grève très largement suivie à la RATP: des dizaines de milliers d'usagers piétinent. Quel est le réflexe de l'internaute francilien? Se connecter sur Cite Futée, le site d'information de la Régie, pour s'informer sur ses chances d'éviter la marche forcée. Hélas, l'internaute est resté comme sur un quai de métro: le site arborait une sobre page unique, indiquant «service inaccessible», mais donnait, tout de même, la liste succincte des lignes de métro fortement déconseillées ou fonctionnant au ralenti. Autant larguer son PC et écouter France-Info ou FIP...
Les «vieux» internautes se souviennent que lors de la grève surprise du début juin 1999, le site web de la RATP fut totalement saturé. Quatre ans plus tard, le métro s'ouvre petit à petit au téléphone mobile, teste des bornes interactives et fait la promo de BlueTooth et du Wi-Fi pendant la Fête de l'internet... Mais la RATP n'a toujours pas prévu de doper sa bande passante avant une grande grève prévue toujours au moins 7 jours avant, préavis oblige.

ZDNet France

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