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02/07/2009

France, pays des terroristes présumés...

 

 

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Chef de la Police Judiciaire parisienne, M. Péchenard est nommé pour encourager le fichage génétique de toute la population, au prétexte que même les innocents pourront, grâce au fichier FNAEG, "être lavés de tout soupçon"...

Acceptez d’être fiché à vie, c’est pour votre bien ! Cette noble pensée novlang a été traduite par le directeur de la PJ de Paris en 2006 [1] à propos du fichier des empreintes génétiques (FNAEG).

Extrait d’un article du Monde : [2]

Pourquoi avoir étendu le fichage à un si grand nombre d’infractions ? Pour le directeur de la police judiciaire, Frédéric Péchenard, "cet outil extraordinaire pour éviter les récidives criminelles" n’a de sens que si le maximum d’individus s’y trouvent répertoriés. Parce que, constate-t-il, "il est très rare que les violeurs ou les tueurs en série ne soient pas connus des services de police pour des infractions moindres (vols, petits incendies, actes de cruauté envers les animaux, etc.). Le Fnaeg, dont les consultants doivent bien sûr rester strictement encadrés, est une nécessité de la police moderne, autant pour les victimes que pour les suspects éventuels qui peuvent, grâce à une trace ADN, être lavés de tout soupçon".

Pour mieux faire accepter l’idée qu’un fichage de masse serait salutaire, ce haut fonctionnaire brandit la carotte : il pourra disculper tout citoyen innocent ! Mais de quoi devrait-on se disculper, à l’avance, si l’on est présumé innocent ? Une nouvelle fois la charge de la preuve est inversée et cette sombre promesse n’est qu’une nouvelle atteinte à ce qu’on appelle un État de

"Bien des infractions manquent encore pour alimenter le fichier, ironise Côme Jacqmin, secrétaire général du Syndicat de la magistrature (SM). Nombre de délits financiers tels le délit d’initié, la fraude fiscale ou l’abus de bien social n’exigent pas de fichage ADN..." [3]

RAPPELS : (Mis à jour 15.01.2007)

- Un article du Figaro, publié lors de la nomination de M. Péchenard à la direction régionale en juin 2006, précise que « Le choix de placer ce brillant contrôleur général de 49 ans à ce poste clef ne doit rien au hasard ». « Homme de confiance et camarade d’enfance de Nicolas Sarkozy – leurs mères, toutes deux avocates, étaient voisines et amies –, il va compléter l’organigramme forgé par le ministre de l’Intérieur pour s’assurer de la fidélité des principaux rouages de la « grande maison ». (...) Tour à tour affecté aux « Stups » et à la tête de la section antiterroriste de la brigade criminelle, il est numéro 2 de l’antigang au moment de l’affaire de la prise d’otages de la maternelle de Neuilly-sur-Seine par « Human Bomb » en mai 1993. A cette occasion, il renoue avec Nicolas Sarkozy, alors jeune maire de la ville. » [4]

- Le FNAEG, qui est alimenté depuis 2002, grossit à très vive allure : 2 100 références en 2002, 40 000 en 2004, 283 000 aujourd’hui. Parmi elles, 107 000 personnes condamnées, 163 000 "soupçonnées", 16 726 traces relevées sur des scènes de crimes.

- Ce fichier des traces ADN a été imposé à l’opinion sous couvert de lutte contre les crimes sexuels.  [5]


[1] Direction régionale de la police judiciaire de Paris (D.R.P.J.), rattachée à la préfecture de Police de Paris, elle a compétence sur la capitale et les trois départements de la petite couronne (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne). Ses effectifs sont de l’ordre de 2.359 policiers et administratifs.

[2] "La tentation du fichage génétique de masse", 25.09.06.

[3] (op cit)

[4] Le Figaro, 03 juin 2006.

[5] 1. Le Fnaeg (Fichier national automatisé des empreintes génétiques) est créé sous le gouvernement Jospin par la loi Guigou du 17 juin 1998, trois mois après l’arrestation de Guy Georges, le tueur en série identifié grâce à son ADN. Initialement, le fichier n’est destiné qu’aux auteurs d’infractions sexuelles.
2. Le 15 novembre 2001 (gouvernement Jospin toujours), la loi Vaillant dite de "sécurité quotidienne" l’élargit aux atteintes volontaires à la vie de la personne (actes de torture, de barbarie, etc.) aux actes de terrorisme, aux atteintes aux biens accompagnées de violence (destructions, dégradations par explosif ou incendie). Elle prévoit aussi une sanction pour tout refus de se soumettre au prélèvement : six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende au moins.
3. Un grand pas est franchi avec la loi Sarkozy de "sécurité intérieure" du 18 mars 2003 (gouvernement Raffarin). Les infractions les plus banales sont introduites (vols simples, dégradations, tags, arrachage de cultures OGM...). La sanction pour refus d’obtempérer au fichage est alourdie. Surtout, la loi prévoit désormais de ficher les personnes non condamnées mais simplement suspectées - "à l’encontre desquelles il existe des indices graves ou concordants". S’il est innocenté, l’intéressé peut demander par la suite le retrait de ses empreintes du Fichier national. Le procureur peut, ou non, l’accepter.
4. Dans la foulée, la loi Perben II de 2004 obligera toute personne condamnée à plus de dix ans de prison à fournir son ADN. Qui refuse, perd aussitôt tout droit à une réduction de peine.
Le Monde, op. cit.

 

La France est tout simplement le pays qui interpelle le plus de terroristes présumés : 400, en 2008, sur un millier d'arrestations effectuées en Europe, a révélé ce matin Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale (DGPN), au colloque de Défense et Stratégie. Si le territoire n'a pas été touché par un attentat majeur depuis 13 ans, la France continue à connaître des "attentats secondaires", d'origine basque ou corse. Et, encore plus évidemment, la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur) est par ailleurs, et sans surprise, très active sur les réseaux d'inspiration islamiste, qu'il s'agisse de "petites mains" recueillant des financements, ou de guérilleros-djihadistes revenant de formation à l'étranger. Frédéric Péchenard a d'ailleurs rendu un hommage très appuyé à Bernard Squarcini et à ses équipes.
De surcroît, sur la frange islamiste, la France a aussi pratiqué les mesures préventives, en réalisant un certain nombre de mesures d'éloignements d'étrangers. 115 personnes ont dû aller habiter ailleurs, dont 25 imams.




Contrairement à ce qu'avait affirmé le directeur général de la DGPN, Frédéric Péchenard, jeudi matin sur RTL, le comédien Christian Clavier "n'a pas déposé une plainte, mais se réserve le droit de le faire" après l'intrusion samedi d'une cinquantaine de militants indépendantistes dans le jardin de sa villa à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud). Une rectification formulée jeudi après-midi par la Direction générale de la police nationale (DGPN) elle-même.

"La plainte a été déposée par Christian Clavier. La plainte et la maison de Christian Clavier sont en zone gendarmerie. Ce qui fait que c'est la gendarmerie nationale qui s'occupe et de la protection de sa maison et de la plainte", a expliqué jeudi matin Frédéric Péchenard ajoutant : "Ceux qui ont occupé la maison seront entendus. Par la suite, c'est à la justice de décider d'engager ou non des poursuites."

"Un poste extrêmement sensible"

Contrairement à ce qu'avait affirmé le directeur général de la DGPN, Frédéric Péchenard, jeudi matin sur RTL, le comédien Christian Clavier "n'a pas déposé une plainte, mais se réserve le droit de le faire" après l'intrusion samedi d'une cinquantaine de militants indépendantistes dans le jardin de sa villa à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud). Une rectification formulée jeudi après-midi par la Direction générale de la police nationale (DGPN) elle-même.

"La plainte a été déposée par Christian Clavier. La plainte et la maison de Christian Clavier sont en zone gendarmerie. Ce qui fait que c'est la gendarmerie nationale qui s'occupe et de la protection de sa maison et de la plainte", a expliqué jeudi matin Frédéric Péchenard ajoutant : "Ceux qui ont occupé la maison seront entendus. Par la suite, c'est à la justice de décider d'engager ou non des poursuites."

"Un poste extrêmement sensible"
Sur RTL, le premier flic de France a justifié la sanction visant Dominique Rossi, coordonnateur des services de sécurité sur l'île, relevé lundi de ses fonctions et muté à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). "La faute qui est reprochée (à Dominique Rossi) c'est de ne pas avoir su anticiper ni profiter des renseignements qui lui ont été fournis (...) Il savait ce qu'il allait se passer mais il n'a pas pu, pas su ou ses ordres n'ont pas été suivis." Coordinateur des forces de sécurité intérieure en Corse est "un poste extrêmement sensible puisqu'il est le patron des services de police et de gendarmerie sur l'île. C'est un contrôleur général de la police nationale. Il fait partie de la centaine de personnes ayant le grade de haut commissaire dans la police nationale", a expliqué le premier policier de France. "J'ai fait mon boulot et je n'ai rien à me reprocher", a répliqué jeudi le grand flic natif de Piana, Dominique Rossi, dans un entretien publié jeudi dans les colonnes du Monde

Le limogeage du patron des forces de sécurité en Corse n'a rien à voir avec les liens d'amitié que partagent le comédien Christian Clavier et Nicolas Sarkozy, soutient Frédéric Péchenard. Se défendant que la décision ait été prise par le chef de l'État, le directeur général de la Police nationale confirme que la décision vient bien de la ministre de l'Intérieur . "Même si les faits s'étaient déroulés chez Camille de Rocca Serra, la décision aurait été la même. C'est Michèle Alliot-Marie qui m'a demandé de prendre cette sanction. Par la suite, j'ai donc nommé Gilles Leclair comme successeur."

 

Frédéric Péchenard, le super-flic du présidente

Isabelle Mandraud, le Monde

vendredi 28 septembre 2007, sélectionné par Spyworld

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La voix rugit dans la cour du ministère de l’intérieur, place Beauvau. "Tu veux vendre des cacahuètes boulevard Saint-Michel, c’est ça ?" On imagine, à l’autre bout du téléphone portable, un subordonné tétanisé par une bévue, l’un de ces 150 000 hommes que le directeur général de police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, a sous ses ordres. Non, c’est le papa qui parle. Un père comme les autres, à cette différence près qu’il côtoie les ministres et la pègre, le pouvoir et le crime. Ami d’enfance de Nicolas Sarkozy, il dit aimer, dans son livre Gardien de la paix (Michel Lafon, 308 p., 18,50 €), "le monde des vraies gens".

Commentaire aimable de la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie : "Il a un bon style." Le DGPN règne sur tous les services de police (police judiciaire, renseignement, terrorisme, etc.). Un empire de flics. Avec à leur tête, pour la première fois, celui qui se définit comme "un flic avec une vie de flic". Jusqu’ici le poste était dévolu à un préfet.

Tout a changé le 23 mai, après l’élection de Nicolas Sarkozy. "Je l’aime beaucoup. C’est lui qui m’a nommé...", avance Frédéric Péchenard, 50 ans. Officiellement, la décision, parmi deux autres candidats, revint à Michèle Alliot-Marie, mais les habitués de la Place Beauvau, eux, préfèrent évoquer un choix entre "Péchenard, Péchenard et Péchenard". Dans son livre, le super flic du président éprouve le besoin de se justifier sur ses relations avec le chef de l’Etat, un peu excédé qu’on y revienne sans cesse. "Oui, écrit-il, Nicolas Sarkozy et Frédéric Péchenard, c’est une histoire ancienne." Après son divorce, la mère de Nicolas Sarkozy s’installe avec ses enfants dans le 17e arrondissement de Paris, à côté des Péchenard qu’elle fréquente. "Les Sarkozy ont toujours fait partie de mon environnement familial, comme les Péchenard ont toujours fait partie du leur."

Les deux hommes se perdent de vue puis se retrouvent en 1993, lors de la prise en otages d’enfants dans une école maternelle de Neuilly-sur-Seine par "Human Bomb". L’un est le maire de la commune, ministre du budget, l’autre est le patron adjoint de la brigade de recherche et d’intervention, plus connue sous le nom d’Antigang. Dix ans plus tard, devenu ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy promeut Frédéric Péchenard, alors patron de la "Crime", sous-directeur des affaires économiques et financières (SDAEF) puis directeur de la police judiciaire, la PJ parisienne. Des postes de confiance.

A la SDAEF, il traite de dossiers sensibles, celui de Jean-Paul Huchon, président PS du conseil régional d’Ile-de-France, de Jean-Marie Messier, ex-PDG de Vivendi, de Charles Pasqua ou celui, plus brûlant encore, du corbeau de l’affaire Clearstream, dont il finira, quatre mois après la plainte de Nicolas Sarkozy devenu partie civile, par être dessaisi par la justice.

La relation est étroite. Elle n’entache pas la réputation du policier reconnu par ses pairs et qui a grimpé tous les échelons, les "Stups", la section antiterroriste, l’Antigang, la brigade de répression du banditisme, la "Crime", la direction de la PJ. Dans son bureau gris perle, mitoyen du ministère de l’intérieur, rue des Saussaies, le DGPN lorgne les six téléphones disposés en rang d’oignons sous son nez, la ligne directe avec le ministère, l’interministériel, le réseau sécurisé Raimbaud, le réseau de la police... "Ce n’est pas forcément ce que j’aurais voulu faire", lâche-t-il. Ah ? "Ne croyez pas que je crache dans la soupe, mais la brigade criminelle c’est ce qui m’a le plus marqué, se hâte-t-il de reprendre, passant au tutoiement. C’est un métier passionnant, dur, qui te confronte à des difficultés, qui te permet d’aider des gens, qui touche au sacré, aux questions de vie et de mort." L’action sur le terrain lui manque. Il se souvient de sa dernière interpellation, en 2003. "C’était dans le 19e arrondissement, un type, identifié grâce à son empreinte génétique, il avait assassiné une commerçante avant de se masturber dessus..."

Aujourd’hui, ses missions sont vastes : il lui faut, entre autres, faire baisser les chiffres de la délinquance, achever la fusion dans le renseignement de la DST et des RG, préparer le déménagement du mythique 36, quai des Orfèvres, réorganiser la sécurité, accompagner la ministre de l’intérieur dans tous ses déplacements. Enfin, presque. Sa tutelle est double, puisque le ministère a été dépecé avec la création d’un pôle sur l’immigration, l’intégration et l’identité nationale dirigé par Brice Hortefeux.

Les arrestations d’étrangers en situation illégale ? "C’est tout à fait le travail de la police", affirme Frédéric Péchenard tout en cherchant à lui donner un sens. "Il faut cibler le travail clandestin, les filières d’immigration plutôt que d’aller prendre quelqu’un comme ça dans la rue". C’est aussi un défenseur acharné du fichage génétique, "au nom de l’efficacité", ce qui lui a valu le prix Big Brother 2006, décerné par une association de défense des libertés individuelles...

Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie-officiers, est formel : "C’est un type bien. Il s’est toujours intéressé au côté humain dans la police. En jouant avec l’affect, tu peux faire bosser les mecs." Joaquim Masanet, secrétaire général de l’UNSA-Police (réputé de gauche), le tient pour "un être humain très ouvert". D’autres, sous le couvert de l’anonymat, s’agacent de sa médiatisation grandissante et du cercle sarkozyste de plus en plus pesant dans la police. En 2006, la photo de Frédéric Péchenard, à la tête de la PJ parisienne, posant dans Paris Match bras croisés et pieds écartés sur les toits du 36, quai des Orfèvres, avait suscité ironie et irritation. Cette fois, c’est le titre de son livre, Gardien de la paix - ce qu’il n’a jamais été - qui lui vaut des critiques.

Fils unique issu de la bourgeoisie - il vit toujours dans l’hôtel particulier familial dans le 17e arrondissement de Paris -, il est devenu policier "par vocation" contre l’avis de son père, avocat et grand amateur de Proust. Péchenard est fidèle en amitié. Les déboires d’un ami commissaire mis en prison, injustement selon lui, pour complicité dans une affaire de stupéfiants lui ont inspiré un roman, Piège pour un flic (avec Luc Jacob-Duvernet, Ed. Anne Carrière, 2003).

Disponible, il juge "important d’entretenir des relations cordiales avec les journalistes", dont quelques-uns sont devenus des proches. Lui aussi a connu la tourmente - vite dissipée - lorsque Richard Durn, auteur de la tuerie du conseil municipal de Nanterre, s’est suicidé en se jetant le 28 mars 2002 par une lucarne du "36". Cet épisode l’a fait réfléchir. "Tant pis si un Richard Durn peut briser une carrière. Tant mieux si Nicolas Sarkozy peut l’accélérer."

Parcours

- 1957 : Naissance à Neuilly-sur-Seine.
- 1983 : Commissaire de police.
- 2000 : Chef de la brigade criminelle.
- 2003 : Sous-directeur des affaires économiques et financières.
- 2006 : Directeur de la police judiciaire parisienne.
- 2007 : Directeur général de la police nationale ; parution de "Gardien de la paix"

 

 

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