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15/07/2009

Polémique Explosion Vapocraqueur Total Carlin...quand votre usine fait Boum...

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Située à l’Est de la France dans le département de la Moselle, l’usine Total de Carling - Saint-Avold vient d’être le siège d’une violente explosion. L’accident s’est produit à 15 h 15, au cours d’opérations de redémarrage du vapocraqueur numéro 2, un dispositif servant à produire de l’éthylène et du propylène, à la suite d’un arrêt lié aux récentes intempéries. Au cours de ces opérations, une unité de production de vapeur a explosé pour une raison qui demeure encore inconnue. Pour le moment, le décompte provisoire des victimes s’établit à deux morts et six blessés.

Si aucun départ de feu n’a été enregistré, plusieurs personnes seraient encore ensevelies sous les décombres d’après la préfecture de Moselle. Une vingtaine de véhicules des sapeurs-pompiers et une cinquantaine d’hommes seraient à ce titre sur place.
Selon le groupe Total qui exprime "à l’ensemble des victimes et à leurs proches son émotion et sa solidarité", le site aurait été sécurisé et "aucun risque de pollution n’est à craindre".

Avec une production s’étendant des produits pétrochimiques de base comme l’éthylène (250 000 tonnes/an), le propylène, le méthane et le styrène, aux plastiques de grande consommation tels que le polyéthylène (170 000 tonnes/an) et le polystyrène (180 000 tonnes/an), cette usine emploie près de 530 personnes. Située à proximité des frontières allemande, belge et luxembourgeoise, elle est reliée à nombre de raffineries Total via un important réseau de pipelines.

Une cellule d’information et de soutien aux familles des victimes ainsi qu’à leurs collègues de travail est en cours de mise en place.

"L'accident s'est produit au cours d'opérations de redémarrage du vapocraqueur"

"Cette nuit, ce vapocraqueur a été arrêté suite à un risque d'orage par mesure de sécurité, rapporte le délégué. C'est une procédure habituelle et classique. Les opérateurs ont redémarré leur unité au matin. L'explosion a eu lieu lors de la mise en service d'un surchauffeur."

 

Le vapocraquage est le principal moyen de fabrication des intermédiaires de première génération. Comme le craquage catalytique (voir le chapitre sur le pétrole), il consiste à casser les molécules de la charge, par pyrolyse, pour obtenir des molécules plus petites. De plus, il est réalisé en présence de vapeur d'eau qui sert à diluer les hydrocarbures pour éviter les réactions parasites d'aromatisation des cycloalcanes ou de Diels-Alder aboutissant à la formation de goudrons et de coke par condensation. On utilise entre 0,25 et 1 tonne de vapeur d'eau par tonne d'hydrocarbure à craquer. La charge peut être lourde (gazoles), moyenne (naphta) ou légère (éthane, propane, butane). En Europe et au Japon le naphta représente 70 à 80 % des charges vapocraquées ; aux États-Unis l'utilisation des charges légères est majoritaires. Les conditions opératoires et la composition du produit obtenu dépendent de la nature de la charge


can be light fuels heavy fuels

other words used are: feeds

Les condensats sont généralement utilisés, dans le domaine de la pétrochimie, comme charges de
vapocracquage pour la production d'oléfines.

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Union sacrée pour un vapocraqueur

«Notre chimie est au pied du mur à court terme», a souligné Fabien Boucher (PS), alors que le président Leroy s’est dit déterminé à défendre le projet de pipeline qui assurerait la pérennité des usines de Carling et Sarralbe. Avant ce projet «à moyen terme», il convient d’abord d’obtenir que le vapocraqueur de Total Petrochemicals, dont l’activité est suspendue, reste en capacité de reprendre du service. «Ce potentiel est gravement menacé», croit savoir le conseiller général de Saint-Avold 1, et son éventuelle destruction interdirait la mise en œuvre d’un véritable «plan d’ensemble» pour la chimie mosellane. Un «plan d’ensemble» que «Total freine à mort», a ajouté Alex Staub, conseiller général UMP de Sarralbe.

Publié le 07/03/2009

 

 

 

Mardyck : le vapocraqueur de Polimeri à l'arrêt suite à « un incident » sur un compresseur

mercredi 03.06.2009, 04:45 - La Voix du Nord

 Une flamme impressionnante et un panache de fumée noire: laconséquence des gaz brûlés suite à l'arrêt du vapocraqueur. Une flamme impressionnante et un panache de fumée noire: laconséquence des gaz brûlés suite à l'arrêt du vapocraqueur.

|  FUMÉE |

Depuis dimanche en fin d'après-midi, le vapocraqueur de Polimeri, à Mardyck, se trouve à l'arrêt en raison d'« un incident » sur un compresseur. On ignore la date de reprise de l'activité de production, de l'éthylène pour l'essentiel.

 

Habitués à voir des flammes et de la fumée sortir d'usines autour de leur village, des habitants de Mardyck n'en ont pas moins été étonnés d'apercevoir un épais panache noir jaillir d'une torchère de l'usine Polimeri, dimanche, vers 17 h. «  Un incident technique sur un compresseur » se trouve à l'origine de ce fait, explique Brice Chevrier, responsable environnement à Polimeri. «  Ce compresseur (pour décrire cette machine complexe, on pourrait la comparer au moteur d'un frigo), s'est mis en sécurité automatiquement pour une raison que l'on ignore. Nous n'avons pas réussi à remettre en route rapidement cet équipement dont le rôle consiste à refroidir des gaz. Nous avons pris la décision d'arrêter le vapocraqueur pour rester en sécurité. » Arrêt qui s'est effectué par étapes jusque vers 19 h.

Pour justifier la présence d'une grande flamme et le dégagement du panache noir, M. Chevrier indique : «  Quand le vapocraqueur se trouve à l'arrêt, on envoie beaucoup de gaz à la torchère. Cette torchère est un organe de sécurité. Elle brûle les gaz en excès dans les installations.

» Il déclare : «  C'est certes impressionnant, mais pas grave, pas toxique. » Depuis dimanche soir, les techniciens du site s'efforcent de trouver la raison pour laquelle le compresseur s'est subitement mis en sécurité. Un incident très rare, selon M. Chevrier. Par voie de conséquence, le vapocraqueur lui aussi se trouve à l'arrêt. On ignore la date de sa remise en route.

Élément essentiel de l'usine, le vapocraqueur produit surtout de l'éthylène, un gaz que l'on transforme en polyéthylène, un plastique.

Polimeri, qui fonctionne tout au long de l'année sept jours sur sept, emploie environ 450 personnes en 5X8. Environ 200 salariés se trouvent en permanence sur le site. •

 

19:43 | Lien permanent | Commentaires (4) |

Commentaires

Ce nouvel incident ressemble à la catastrophe de l’explosion de la raffinerie TOTAL la MEDE en 1992 ; 6 morts, 1 blessé grièvement ;
Je suis l’Avocat de ce seul survivant et j’ai obtenu la condamnation de TOTAL à l’issue de 9 années de procédure acharnée devant le tribunal correctionnel d’AIX EN PROVENCE en avril 2003 ;
Je connais parfaitement la stratégie de TOTAL au plan judiciaire qui consiste à plaider l’accident sans responsabilité ;
J’ai obtenu également l’indemnisation d’une famille directement par TOTAL dans le cadre de la catastrophe AZF TOULOUSE
Enfin j’ai obtenu une condamnation de TOTAL dans le cadre d’un incident de pollution sur la côte bleue à la suite d’une fuite d’hydrocarbures résultant d’une défaillance technique qui aurait pu avoir des conséquences encore plus graves ;
Vous pourrez retrouver ces infos sur mon site web en tapant : DARMON AVOCAT VITROLLES

Écrit par : darmon | 16/07/2009

Bonjour,
Je viens de faire une recherche,bravo pour votre engagement :

L'un des avocat des parties civiles, Jean-Pierre Darmon, s'est déclaré satisfait que Total ait été reconnu coupable tout en jugeant qu'"il s'en était bien sorti". "On met la responsabilité sur le compte des salariés et on omet des aspects techniques comme le fait que les indicateurs de pression étaient défaillants. Je ne suis pas étonné. L'important reste la prise de conscience qu'il y a des problèmes à La Mède qui enregistre une multitude de petits incidents dont on ne parle pas. La justice est passée mais il y aura d'autres pépins".

Un pronostic qui s'appuie sur un autre précédent : en 1992, dans la même raffinerie, une explosion avait tué six personnes et sept cadres de Total avaient été condamnés en 2002 à de la prison avec sursis.

(D'après agence)

merci pour le post.

Écrit par : e-fred | 16/07/2009

On ne peut pas s’empêcher de penser à AZF.

Écrit par : Nom d'un chien | 17/07/2009

Encore une affaire qui risque de terminer dans un flou TOTAL ...

Écrit par : e-fred | 17/07/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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