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18/07/2009

enlèvement-barbouse-agent-conseillers-Mogadiscio-AMISOM...

Selon Le Monde du 14/07/09:

" Les deux hommes, qui étaient en Somalie depuis neuf jours, s'étaient enregistrés comme journalistes à l'hôtel, sans préciser leur nationalité. Mais, en réalité, ils étaient présents dans le pays pour "apporter une aide en matière de sécurité au gouvernement fédéral de transition du président cheikh Charif. Dès que cette information a été connue, tous les services de l'Etat concernés se sont mobilisés ainsi que notre ambassade à Nairobi, compétente pour la Somalie", a précisé le ministère des affaires étrangères dans un communiqué. Un responsable gouvernemental somalien a indiqué que les deux hommes travaillaient sous couverture pour leur sécurité.

Le Quai d'Orsay n'a donné aucune autre précision sur l'identité de ces hommes ni s'il s'agit de militaires ou de civils, pas plus que sur leur corps d'origine ou la durée de leur présence en Somalie."

 

Mais alors pourquoi ne pas passer par l' AMISOM, comme nous l'indique France-Diplomatie ?

Relations politiques

Somalie : attaques contre le gouvernement fédéral de transition (13 mai 2009)

"La France condamne fermement les récentes attaques contre le gouvernement fédéral de transition qui ont entraîné de nombreuses victimes civiles et forcé des dizaines de milliers de Somaliens à fuir Mogadiscio.

Nous condamnons les groupes qui cherchent à renverser le gouvernement fédéral de transition, gouvernement légitime issu du processus de paix de Djibouti et soutenu par l’ensemble de la communauté internationale.

Nous sommes préoccupés par les informations faisant état du soutien apporté à ces groupes armés par des éléments étrangers.

Nous réitérons notre plein soutien au gouvernement fédéral de transition mené par le président Sheikh Sharif et appelons toutes les forces somaliennes à rejoindre le processus de réconciliation engagé par le président somalien.

Nous saluons le courage et la détermination des forces de l’AMISOM dans leur mission de protection du gouvernement fédéral de transition face aux assauts des groupes armés."

 

Qu'est ce que l'AMISOM ?

Status_of_Mission_Agreement_on_AMISOM.pdf

FOI-R--2596--SE.pdf

" L'Amisom, constituée d'environ 4.300 hommes, loin des 8.000 initialement prévus, et seule force étrangère sur le sol somalien, est la cible d'attaques récurrentes des insurgés islamistes opposés au gouvernement."


Alors pourquoi nos deux "faux-journalistes conseillers en sécurité" font-ils cavaliers seuls en Somalie ? Qu'est ce que la France a encore à proposer "en +" que l'AMISOM ? Qu'est ce qu'on veut encore fourguer en Somalie ? Qui a "renseigné" les preneurs d'otages ?

Selon France 24, les ventes d'armes en Somalie sont faites par les américains:

 

" AFP - Les Etats-Unis ont fourni des armes et des munitions au gouvernement somalien pour combattre les insurgés, a déclaré jeudi le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly, accusant l'Erythrée de soutenir financièrement les islamistes radicaux des shebab.

 

"Comme vous le savez, la violence à Mogadiscio et les attaques contre le gouvernement fédéral de transition nous inquiètent beaucoup", a déclaré M. Kelly au cours d'un point de presse.

 

"A la demande de ce gouvernement, le département d'Etat a aidé à (lui) fournir des armes et des munitions en urgence", a précisé le porte-parole.

 

Washington veut ainsi "soutenir les efforts du gouvernement de transition pour repousser les attaques des forces extrémistes, destinées à détruire le processus de paix de Djibouti et faire échouer les efforts de paix et de stabilité en Somalie par la réconciliation nationale", a-t-il ajouté.

 

Le président somalien Sheikh Sharif Ahmed a déclaré lundi l'état d'urgence face à l'intensification des attaques des insurgés islamistes, qui mettent en péril un gouvernement ne contrôlant qu'une petite partie du pays et qui a lancé ce week-end un appel à l'aide désespéré à ses voisins.

 

Le gouvernement ne contrôle plus que quelques régions du centre de la Somalie et des quartiers stratégiques de la capitale (le palais présidentiel, le port, l'aéroport notamment) protégés par les soldats de la force de paix africaine (Amisom).

 

Le porte-parole américain a accusé l'Erythrée voisine de soutenir les extrémistes somaliens.

 

"Nous sommes très préoccupés par le rôle de l'Erythrée", a-t-il déclaré. "Nous pensons qu'ils fournissent une assistance matérielle, y compris financière, à certains de ces groupes extrémistes, notamment les shebab".

 

"Le soutien de l'Erythrée aux shebab et à d'autres groupes extrémistes représente un obstacle sérieux à tous les progrès que nous pourrions faire", a-t-il conclu.

 

Les islamistes extrémistes des shebab et la milice Hezb al-Islamiya ont lancé depuis le 7 mai une violente offensive contre le gouvernement de M. Ahmed. Les forces pro-gouvernementales mènent depuis le 22 mai une contre-offensive, qui a rencontré de sérieux revers.

 

En mai, le président somalien avait accusé l'Erythrée d'armer les islamistes extrémistes. Asmara a rejeté ces accusations la semaine dernière, dans une lettre publiée à l'ONU."

 

Le Quotidien de la Réunion et de l'océan indien nous apprend que :

 

"Les Etats-Unis ont armé des troupes gouvernementales. Une semaine après, la moitié était passée chez les shebab (islamistes extrémistes) avec armes et bagages », selon l’expert des questions somaliennes. La France s’est elle engagée au printemps à former à Djibouti un bataillon de l’armée somalienne, soit 500 hommes.

Cette formation devait débuter en septembre, mais avec la dégradation de la situation à Mogadiscio, les préparatifs ont été accélérés et elle devait débuter en août à Djibouti.

L’enlèvement des deux Français, qui selon Paris étaient « en mission officielle d’assistance auprès du gouvernement somalien dans le domaine de la sécurité », risque fort de porter un coup d’arrêt à ce programme, juge l’expert. "

 

Ainsi donc c'était pour "une oeuvre"...

 

Vers une mission UE de formation de l'armée somalienne?
Initiative fr.
Sujet tabou, il y a encore quelques semaines, l'initative française visant à former les
forces de sécurité somaliennes (l'armée somalienne) a été présentée au Conseil des
Ministres de la Défense de l'UE, à Bruxelles lundi. Il s'agit de permettre la mise en place
d'une force "robuste", d'environ 6.000 hommes. La France s'était engagée - lors de la
conférence de la communauté internationale - à former 500 hommes (un bataillon), dès
septembre, en s'appuyant sur les forces françaises basées à Djibouti (FFDJ). Les pays
arabes, de leur coté, s'engageant à financer également cette formation.
Présentée par Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Défense, l'initiative consiste à
proposer à "ses partenaires européens" de s'associer au projet français sous
différentes formes (formation, soutien matériel, financier...) et de mettre sur pied une
véritable mission militaire "non exécutive", de soutien et d'entraînement dans le cadre
de la PESD. Ce qu'on appelle une mission SSR (réforme des forces de sécurité). Le
format serait légèrement différent de la mission SSR au Congo ou la future mission
Althea II - telle qu'elle sera reconfigurée (à la fin de l'année notamment) mais l'objectif
resterait le même : former une armée moderne, efficace et démocratique. Les soldats
seraient, en effet, formés non pas dans le pays mais "off shore" à Djibouti (où les
Français surtout, mais aussi les Allemands sont présents en permanence, ainsi que les
Américains) ou dans d'autres pays africains, comme au Burundi (lieu de formation des
militaires des Nations-Unies).
Une mission SSR dès septembre ? Le ministre Français a insisté sur la nécessité d'un
cadre européen, que ce soit pour l'objectif de la mission ou le statut des personnels.
Une formation de 500 hommes nécessite environ 150 formateurs et représente un coût
de 1,5 millions d'euros, précise-t-on coté français. L'action de formation des Français
pourrait être lancée à partir de la fin du mois de septembre 2009, pour une durée de six
semaines. Elle a reçu l'appui des Allemands et des Néerlandais, affirme-t-on de source
française. "Il y a un accord général sur le principe et les modalités de formation", a
précisé Bruno Le Maire, à quelques journalistes (dont j'étais), à l'issue du Conseil. "Tout
le monde est d'accord pour dire qu’il faut d’abord s’assurer des forces de sécurité
somaliennes. Accord général souligné par Javier Solana (le diplomate en chef de
l'Union). Il reste à déterminer précisément qui va participer à cette mission. Il faudra
quelques mois pour cela".
Réticence tchèque mais feu vert confirmé pour l'UE... Le ministre de la Défense
tchèque, Martin Bartak (fidèle à l'esprit de réticence générale aux initiatives
européennes), s'est voulu beaucoup plus prudent lors de sa conférence de presse."Il
est encore trop tôt pour parler d'une opération européenne ni d'un délai" a expliqué "Il
faut encore étudier tous les aspects". Il s'est refusé cependant à dire s'il était ou non
d'accord avec cette proposition. "Nous venons juste de recevoir la proposition". Mais
du coté des proches de Javier Solana et des services du Conseil, on confirme le bon
état d'esprit général des 27. Cette mission a effectivement reçu un "feu vert politique"
et le travail de préparation et de planification pourrait être entamé rapidement.
(mis à jour le 19 mai)

 

http://bruxelles2.over-blog.com/article-31572382.html

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