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30/10/2009

Espagne : Manifestation de pompiers à saint Jacques de Compostelle pour le maintient du service public



A Saint jacques de Compostelle, il n'y a que les voix du seigneur qui restent impénétrables...

16:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Solidarité avec les inculpés de Poitiers !

du JL:

 

Soutien Patrick

Quelques infos «techniques» du Collectif anti répression de Tours pour soutenir Patrick, toujours incarcéré à Poitiers-Vivonne depuis le 10 octobre.

Lui écrire !

Centre Pénitentiaire de Poitiers Vivonne
Patrick DUBREUCQ
Numéro d’écrou 145
Champ de Grolles
86370 VIVONNE

Sachez que les courriers sont lus par l’administration pénitentiaire avant d’être donnés au prisonnier et peuvent être censurés ou utilisés contre lui… Et comme tout se paie en prison, pensez à joindre une enveloppe et des timbres pour qu’il puisse répondre.

La solidarité est une arme !


P
our toute info ou toute question, contactez le Collectif antirep.

D'autres infos suivront très prochainement…

Collectif antirépression face à la police - Tours, 28 octobre 2009.

attestation.pdf

16:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/10/2009

Afghanistan- Traffic -Poppy - Opium - Karzai - CIA

article du NYT :

http://www.nytimes.com/2009/10/28/world/asia/28intel.html?_r=2&ref=global-home

Brother of Afghan Leader Said to Be Paid by C.I.A

Published: October 27, 2009

KABUL, AfghanistanAhmed Wali Karzai, the brother of the Afghan president and a suspected player in the country’s booming illegal opium trade, gets regular payments from the Central Intelligence Agency, and has for much of the past eight years, according to current and former American officials.

http://static.open.salon.com/files/cutpod1228783915.jpg

traduit chez Slate:

http://www.slate.fr/story/12239/opium-karzai-cia-afghanistan

La CIA paie le frère du président Karzai, soupçonné de trafic d'opium

Ahmed Wali Karzai, le frère du président afghan Hamid Karzai et qui est suspecté de jouer un rôle dans le trafic illégal d'opium, reçoit des paiements réguliers de la CIA depuis huit ans selon des sources officielles américaines.

La CIA paie Karzai pour différentes prestations, notamment pour son aide dans le recrutement d'un groupe paramilitaire qui effectue des raids contre les insurgés sous les ordres de l'agence de renseignement américaine dans la région de Kandahar, rapporte le New York Times. Ce groupe est accusé d'avoir conduit des opérations non-autorisées contre des membres du gouvernement afghan, selon des sources officielles américaines.

Les liens financiers et les relations de travail entre la CIA et Karzai soulèvent d'importantes réserves sur la stratégie américaine en Afghanistan, et ont crée des divisions au sein même de l'administration Obama. Certains pensent que ces liens compliquent la relation déjà tendue avec le président Hamid Karzai, dont la popularité n'est pas criante et qui est décrit comme un pantin des Américains par les talibans. D'autres estiment que de telles pratiques prouvent que les Etats-Unis ne font pas tout ce qui est en leur pouvoir pour éradiquer le trafic de drogue en Afghanistan, une source de revenus majeure pour les talibans.

Plus généralement, certains membres de l'équipe d'Obama estiment que le fait de s'appuyer  sur Ahmed Wali Karzai, la plus puissante figure locale d'une région où les talibans sont très présents, va à l'encontre de l'objectif américain d'encourager le développement d'un gouvernement central fort, condition indispensable à un départ des troupes américaines.

La révélation de ces liens entre la CIA et Karzai intervient au lendemain de l'annonce de la démission du fonctionnaire américain en charge de la région de Zabul, également contrôlée par les talibans. Dans sa lettre de démission adressée à son responsable du personnel, Matthew Hoh expliquait les raisons de son acte: «J'ai perdu toute compréhension et confiance dans les visées stratégiques de la présence américaine en Afghanistan. J'ai des doutes et des réserves sur notre stratégie actuelle et future, mais ma démission ne se base pas sur la manière dont nous menons la guerre, mais plutôt pourquoi nous la menons et dans quel but.»

[Lire l'article complet sur nytimes.com]

 

 

 

anuary 26, 2007

Karzai rejects US demand to spray opium crop this year

  • President refuses to use chemicals
  • Fields beaten down with sticks

Intense American pressure has failed to persuade President Karzai to start chemically spraying Afghanistan’s opium poppy crop in an attempt to cripple the heroin trade.

After several days of high-level talks in Kabul, it was announced yesterday that there would be no spraying of this year’s crop, due to be harvested in two months.

Mr Karzai has promised that if other, less controversial methods of eradication — notably sending in labourers with sticks to beat the heads off the poppies — fail to have a substantial impact on the harvest, he will turn to herbicide next year, although he has ruled out aerial spraying. Said Mohammad Azam, spokesman for the Afghan Ministry of Counter-Narcotics, said of the decision to beat the poppies: “If it works, that is fine. If it does not, next year ground spraying will be in the list of options.”

The decision is a blow to the Americans. Ronald Neumann, the US Ambassador in Kabul, has been pressing President Karzai to go for the spraying option this year, after last season’s bumper crop. Opium production from poppy growing rose 49 per cent last year, producing 6,700 tonnes — enough to make about 670 tonnes of heroin.

The American Embassy tried to be sanguine. “We always said that ground-based spraying is a decision for the Afghans to make,” it said.

However, the British will be relieved. Although Britain is as keen as the US to eradicate the poppy fields, it fears that a radical pesticide-spraying programme without offering alternative livelihoods for the farmers could provoke violent reactions and lead to increased confrontation with the Taleban, which uses profits from the opium business to fund its insurgency against the British forces in southern Afghanistan.

The majority of the poppies are grown in Helmand province in the south, where 5,000 British troops are based, and most of the fields are in the area of Lashkar Gah, the provincial capital. Lashkar Gah, described yesterday by British officials here as “the richest poppy-growing area in the world”, has already become a focus for Taleban suicide bombings in recent months.

A British diplomat involved in the counter-narcotics operation in Lashkar Gah told The Times: “Spraying is highly controversial because the Afghans fear the chemicals will harm people and contaminate the water.” Local farmers also complain that spraying of poppy crops will put at risk legitimate farming produce. The diplomat said: “We want to carry the local people with us, and even using the stick method to destroy the poppy crops is going to be difficult.”

It’s the old question of trying to solve a problem while winning hearts and minds. Massive chemical spraying would be more effective in reducing the opium yield but the repercussions in an area such as Lashkar Gah could seriously upset efforts being made to stabilise security in Helmand.

The Americans insist that the beating-with-sticks option is never going to be enough because the warlords, drug barons and Taleban paymasters who control the biggest poppy fields will find ways through corruption or threats of violence to preserve their investment. However, the British diplomat said that Kabul’s Afghan Eradication Force, set up to destroy the poppy crops, would start the process in two months.

http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/asia/article1296146.ece

http://static.open.salon.com/files/blacktarop1228784034.jpg

16:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Charles Pasqua, le colonialisme, la France à fric,les guerres africaines...et l'affaire Borrel ?

Entre grand déballage de l'ancien ministre et le refus de la France d'enquêter sur les acquis immobiliers des chefs des nouvelles démocraties africaines, la France à fric tient le pompon...

http://www.tumbuktoo.com/var/ezflow_site/storage/images/tk/nouvelle-africaine/politique/omar-bongo-elf-et-la-france-le-pacte-de-corruption/9016-1-fre-FR/Omar-Bongo-Elf-et-la-France-le-pacte-de-corruption_articleFull.jpg

Des affaires françaises, des affaires africaines. Des noms connus, d’autres moins. Juste à la fin du millénaire, c’est un beau morceau de la Françafrique qui a été visé, perquisitionné ou mis en examen, voire écroué par les juges Armand Riberolles, Marc Brisset-Foucault, Philippe Courroye et Isabelle Prévost-Desprez : Michel Roussin, Pierre Falcone, Arcadi Gaydamak, Jean-Charles Marchiani, Charles Pasqua, Bernard Poussier, Jean-Christophe Mitterrand, Jean-Noël Tassez - tandis que le juge Renaud van Ruymbeke relançait la traque du fugitif Alfred Sirven, via de présumés complices de sa cavale, Jean-Marie Lapierre, ancien mercenaire de Bob Denard, et Lionel Queudot.

- 1. Michel Roussin.
- 2. De Pierre Falcone à Arcadi Gaydamak.
- 3. Jean-Charles Marchiani.
- 4. Jean-Christophe Mitterrand.
- 5. Sirven alias Lapierre.
- 6. Maux secrets contre biens publics.

L’incarcération de Jean-Christophe Mitterrand, après celle du richissime marchand d’armes Pierre Falcone, a comme débondé les médias, débordant le cercle des spécialistes de l’Afrique. Télés, radios, hebdomadaires, journaux ont déversé les informations, parfois les scoops, sur les trafics d’armes mortifères, l’action délétère des réseaux, la noria des “valises à billets”. La Françafrique, le plus long scandale de la République (cette face cachée de l’iceberg des relations franco-africaines, ce système de négation des indépendances par la sélection et l’entretien de potentats amis, via des relations parallèles, délinquantes, inavouables), est sortie du Noir silence 1 où elle était plongée. Elle a fait, longuement, la une de l’actualité. Les intérêts en jeu sont énormes, dans le pétrole bien sûr, mais aussi dans la privatisation des services publics d’un continent qui comptera bientôt un milliard d’habitants. La carte des réseaux et lobbies françafricains est en pleine mutation, mais leur puissance financière et médiatique domine toujours la scène parisienne. Plusieurs des principaux leaders politiques, à commencer par l’hôte de l’Élysée, sont mouillés jusqu’au cou. La plupart des autres, et l’essentiel de la classe politique, sont intimidés. Comptez le reste, ceux qui se sont opposés publiquement à la persistance de ce système qui pille et méprise l’Afrique : sur les doigts d’une main.

Bref, il fallait tenter de bloquer le déferlement des révélations. Et d’abord discréditer l’action des juges, dont certains, enfin, intervenaient en liberté dans ce “domaine réservé”. Haro sur le troisième pouvoir ! Montesquieu n’est pas la tasse de thé des Charasse, Pasqua, Mitterrand, etc. Une armée d’avocats s’est entichée de la “stratégie de rupture”, jadis théorisée par Jacques Vergès au service des peuples opprimés, pour la mettre désormais au service des réseaux milliardaires .

la suite ici :

http://pagesperso-orange.fr/kerbreizh/images/politique/pasqua/pasquatotal.jpg

Monaco, le compte secret et les ventes d'armes

Les policiers ont fait le lien entre l'affaire de blanchiment d'argent à Monaco ­ impliquant deux proches de Pasqua ­ et le scandale des ventes d'armes à l'Angola. Ils ont découvert un compte secret sur lequel ont transité plus de 100 millions de fr

Christophe Dubois | 06.06.2001
LES ENQUÊTEURS monégasques, chargés depuis juin 2000 d'un dossier de blanchiment mettant en cause deux proches de Charles Pasqua, Robert Feliciaggi et Michel Tomi, viennent d'ajouter une pièce fondamentale au puzzle bancaire, qu'ils assemblent depuis plusieurs mois. Ils ont mis la main très récemment sur un compte du Crédit foncier de Monaco (CFM) géré par Charles Feliciaggi, le frère aîné de Robert, sur lequel ont transité d'importantes sommes d'argent provenant du ministère des Armées de l'Angola, des Forces armées angolaises (FAA), mais aussi du cabinet présidentiel de Luanda. Une partie des transactions s'élevant à 15 millions de dollars (plus de 100 millions de francs, soit 15 millions d'euros) ont ainsi été relevées, qui semble correspondre à des commissions réalisées sur des ventes d'armes. Une partie de ces fonds a été ensuite redistribuée vers des sociétés off-shore, mais aussi des établissements basés en France. Une analyse minutieuse de ces comptes, qui représentent plusieurs milliers de pages d'écritures comptables, l'examen des dates de virements et l'étude des destinataires auraient permis d'identifier des « personnes physiques et morales » proches du marchand d'armes Pierre-Joseph Falcone, mis en examen par Philippe Courroye dans le cadre d'un dossier de blanchiment portant sur un trafic d'armes entre la France et l'Afrique. Cette découverte bancaire rapproche donc un peu plus les dossiers instruits à Monaco et Paris, où apparaissent les « amis corses » de Charles Pasqua. La mise en place de ce compte a permis d'utiliser un « paravent » entre le donneur d'ordre angolais et le destinataire final. Les banques pourraient être mises en cause Charles Feliciaggi est considéré comme l'une des personnalités européennes les plus proches du président angolais, Eduardo Dos Santos. Connu jusqu'à présent pour avoir installé des usines de pêche en Angola, il aurait pu jouer un rôle non négligeable dans l'introduction de Pierre Falcone auprès du régime angolais. Ironie du sort : l'enquête instruite à Monaco avait justement démarré à la suite du règlement de la chambre d'hôtel par Charles Feliciaggi d'un individu fiché au grand banditisme, qui venait de jouer au casino de Monaco en compagnie du plus jeune frère de la famille Feliciaggi, Jean-Claude. L'analyse de cette banale facture d'hôtel avait permis la découverte des trois cents comptes appartenant à la famille Feliciaggi et à ses proches, et l'ouverture d'une information judiciaire pour « blanchiment » confiée au juge Jean-Christophe Hulin. Les découvertes récentes des policiers monégasques pourraient se doubler d'une mise en cause des autorités bancaires tant monégasques que françaises. En effet, lors d'une perquisition effectuée dans le bureau du gestionnaire des comptes des Feliciaggi, qui a été inculpé à Monaco, les enquêteurs ont retrouvé un rapport de l'inspection générale du Crédit agricole-Indosuez, maison mère du CFM, datant de l'automne 1999, dans lequel il était demandé de fermer tous les comptes de la famille Feliciaggi en raison des mouvements suspects. Cette décision n'a été suivie d'aucun effet et les transactions ont continué Le CFM a par ailleurs traîné les pieds pour délivrer les justificatifs du compte de Charles Feliciaggi, qui était resté jusqu'à présent très « confidentiel ». Enfin, selon nos informations, Robert Feliciaggi et Michel Tomi ont reçu une convocation pour être entendus le 18 juin par le juge d'Ajaccio (Corse-du-Sud) Jean-Michel Gentil sur commission rogatoire internationale du juge Hulin. Le magistrat monégasque s'est particulièrement concentré sur une opération de 100 millions de francs (15 millions d'euros), correspondant à la revente du casino d'Annemasse (Haute-Savoie), dont l'ouverture avait été autorisée en avril 1994 par Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur. Les enquêteurs soupçonnent qu'une partie de cet argent aurait servi à financer la campagne européenne de la liste de Charles Pasqua à hauteur de 7,5 millions de francs (1,1 million d'euros) via Marthe Mondoloni et son père, Michel Tomi, qui ont tous deux également demandé leur audition comme témoin assisté auprès du juge Courroye.

Le Parisien

 

Qui est le clan Feliciaggi ?

A.N
20 Novembre 2006

Robert Feliciagi.

En 1986, les frères Feliciaggi ont créé avec André Tarallo (Elf) la société Agricongo. Il s’agissait à la fois d’assurer le ravitaillement des personnels d’Elf expatriés et de recycler sur place une partie des pétrodevises. Ils avaient monté cette affaire avec le directeur des Affaires politiques de l’Outre-mer, puis directeur de cabinet du ministre de la Coopération, Claude Érignac, qui leur avait accordé d’importantes subventions du Fonds d’aide et de coopération. La direction d’Agricongo avait été confiée à Jacques Baratier. Par la suite, des structures similaires ont été créées au Gabon et au Cambodge, puis une association a été constituée, en 1993, pour les coordonner, l’Institut français d’appui au développement. Plus récemment, Agrisud International a étendu ses activités à la Côte d’Ivoire, à l’Angola et au Bénin.
Robert Feliciaggi contrôle aussi les principaux casinos, les loteries et les PMU au Bénin, au Burkina-Faso (98 millions de francs de chiffre d’affaires en 1998, 1008 employés), au Cameroun (CA : 235 millions, 1008 employés), au Congo-Brazaville (CA 72 millions, 596 employés), en Côte d’Ivoire (CA 248 millions, 301 employés), au Gabon (CA 45 millions, 800 employés), en Guinée (CA 120 millions), en Île Maurice (CA 98 millions, 227 employés), à Madagascar (CA 48 millions, 235 employés), au Mali (CA 153 millions, 671 employés), au Niger (CA 64 millions, 412 employés), au Sénégal (CA 226 millions, 965 employés ) et au Togo (nouvelle exploitation, 345 employés). Ces activités lucratives se développent en étroite collaboration avec les autorités locales. Ainsi, Antoinette Sassou N’Guesso (épouse du président Sassou) siège au conseil d’administration de la Cogelo, la loterie nationale congolaise. De même, Charles Pasqua aurait été administrateur du PMU camerounais.
Robert Feliciaggi est par ailleurs conseiller territorial de Corse (élu sur la même liste que Noël Pantalacci, directeur de la CADEC), maire de Pila-Canale, et responsable du GFCOA, le club de football d’Ajaccio, etc. Charles Pasqua est venu l’installer, le 8 octobre 1999, délégué du RPF (Rassemblement pour la France) à Ajaccio.
Robert Feliciaggi est considéré comme proche de Jean-Jérôme Colonna (homonyme d’Yvan Colonna, sans parenté avec lui), originaire de Pila-Canale et parrain présumé de la «bande du Valinco «. Les conditions dans lesquelles Robert Feliciaggi a acquis le grand hôtel Miramar de Propriano, l’a fait exploiter par la famille de Jean-Jérôme Colonna, et a bénéficié de divers prêts non recouvrés de la CADEC ont attiré l’attention de la Commission d’enquête parlementaire de 1998.
De même s’est-on interrogé sur l’attribution de la concession d’Elf-Corse à Toussaint Luciani et Noël Pantalacci, sur intervention d’André Tarallo, puis à sa cession aux frères Feliciaggi. Robert Feliciaggi conduisit un bras de fer avec le préfet Claude Érignac lors de l’installation d’une quarantaine de machines à sous au casino d’Ajaccio.
Charles Feliciaggi, frère de Robert, dirige plusieurs sociétés d’import-export. Il assure notamment la totalité de l’approvisionnement de la garde du président angolais, José Eduardo Dos Santos, par l’entremise de diverses sociétés, dont Agrisud. Les principaux comptes bancaires des deux frères étaient gérés par la banque FIBA, dont ils étaient devenus le principal client après Elf.

http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&sr=852&n=499&id_artl=11850

 

Un nouveau «M. Afrique» à l’Elysée : Michel de Bonnecorse remplace Michel Dupuch

RFI, Dossier d'actualité - le 29/08/2002 - Michel de Bonnecorse, ambassadeur au Maroc six ans durant, a remplacé récemment Michel Dupuch à la tête de la «cellule africaine» de la Présidence de la République.

La cellule africaine de l’Elysée n’a pas échappé au vent de changement qui souffle actuellement sur la diplomatie française. Son titulaire, Michel Dupuch, ancien ambassadeur de France en Côte d’Ivoire et proche de l’ancien président Henri Konan Bédié, l’a quittée dès le mois de juin, alors que la crise malgache occupait - et préoccupait - tous les responsables de la politique africaine de la France, à commencer par le ministre des Affaires étrangères. Celui qui avait pris la place de Jacques Foccart auprès du président Jacques Chirac, a discrètement pris sa retraite, au moment où commençait une refonte en profondeur de la diplomatie française, notamment sur le continent africain, et certains diplomates ne voyaient plus la nécessité de maintenir, à l’Elysée, une «cellule» autrefois dirigée par Jacques Foccart du temps de de Gaulle et Pompidou, puis par Guy Penne et Jean-Christophe Mitterrand, durant le double septennat de François Mitterrand.

La fin de la cohabitation et le rôle central que joue de nouveau le palais de l’Elysée, en lien direct avec le ministère des Affaires étrangères, devrait permettre à Jacques Chirac de remodeler à sa guise la présence française en Afrique. Finalement, même si le Quai d’Orsay compte plus que jamais garder la haute main sur tous les continents et les dossiers chauds de la planète, le président de la République a opté pour la continuité. Non seulement il maintient à ses côtés une «cellule africaine» qui fait toujours partie de «l’exception diplomatique» française, mais il a décidé de la confier à un proche collaborateur, qui dans les années 70 a déjà été conseiller diplomatique de Jacques Chirac, lorsque celui-ci était premier ministre. Michel de Bonnecorse, en effet, fait partie de ces diplomates qui n’ont pratiquement jamais quitté l’Afrique. Il a été ambassadeur au Sénégal, à Madagascar, au Kenya, en Tunisie et tout dernièrement - six années durant - au Maroc. Ce gaulliste de 62 ans peut sans doute compter sur sa proximité avec le tout nouveau directeur de la DGSE, Pierre Brochand, avec lequel il a fait l’ENA ; ainsi que sur les liens qu’il a su tisser tout au long de sa carrière diplomatique avec des «africanistes» présents sur l’ensemble de l’échiquier politique, et tout particulièrement sur les amis du royaume du Maroc. Mais il devra aussi tenir compte des changements intervenus, ces dernières années, dans la diplomatie française, et surtout d’un acquis qui ne semble pouvoir être remis en cause : l’intégration de l’Afrique dans la sphère des compétences du Quai d’Orsay, désormais dirigé par un ministre partisan d’une certaine forme de «bonapartisme diplomatique» et qui ne cache pas son intention d’intervenir au plus vite dans les conflits en cours ou latents, par le biais notamment d’une «task force» : une sorte de «force d’intervention rapide» diplomatique censée répondre aux nouveaux défis. «Les voies traditionnelles de la diplomatie n’offrent plus que des réponses partielles», a dit Dominique de Villepin aux ambassadeurs français réunis à Paris. «La puissance coule désormais par les canaux de l’influence plutôt que par ceux de l’autorité». Le ministre des Affaires étrangères souhaite en effet que le Quai d’Orsay devienne «le centre de coordination, d’impulsion et de synthèse de l’action extérieure de l’Etat» afin de «préserver la vision stratégique de la France».

Elio COMARIN (RFI)

 

http://a31.idata.over-blog.com/1/05/83/62//affiche-Elf.jpg

 

FRANCE - 18 juin 2006 - par FRANÇOIS SOUDAN

Le président Jacques Chirac ne quitte l’Élysée que dans onze mois. Mais ses pairs du continent s’inquiètent déjà de savoir qui va lui succéder.

Les Africains, pour qui les deuils sont des moments essentiels de la vie, auront-ils l’occasion d’organiser une cérémonie des adieux autour de Jacques Chirac ? Puisqu’il revient à la France d’accueillir en 2007 le prochain sommet entre l’ancienne métropole et ses ex-colonies, cette survivance de plus en plus obsolète d’un passé révolu, on réfléchit à l’Élysée sur l’opportunité ou non de répondre au souhait formulé en ce sens par le club des chefs d’État amis de Chirac à l’issue de la précédente réunion de Bamako, en décembre 2005.
Nul, parmi les conseillers du chef de l’État français impliqués dans ce dossier (Maurice Gourdault Montaigne, Michel de Bonnecorse et quelques autres), n’a encore osé en parler avec l’intéressé. « Nous évoquerons cela en septembre, sans lui cacher ce que ce genre de grand-messe peut avoir de crépusculaire, confie l’un d’eux, cela rappelle un peu l’oraison funèbre de Hassan II à Mitterrand lors du sommet de Biarritz en 1994. Connaissant le président, je pense qu’il préférera laisser à son successeur le soin d’organiser - ou non - cette conférence. Mais je peux me tromper. »

Déjà, à Bamako, le chef de l’État français n’avait pas apprécié que son homologue sénégalais Abdoulaye Wade tente d’insérer dans le communiqué final une sorte de motion de remerciement en forme d’épitaphe pour services rendus à l’Afrique. « Il veut m’enterrer alors que je suis moins âgé que lui et que son élection présidentielle aura lieu avant la nôtre », avait grincé Chirac. Et il avait fallu que Denis Sassou Nguesso le Congolais se dévoue pour faire entendre raison à Wade, qui n’en démordait pas…

À moins d’un an de son départ de l’Élysée, alors que Jacques Chirac fait de son mieux, en matière de politique africaine aussi, pour dissiper une lourde atmosphère de fin de règne, c’est de Nicolas Sarkozy qu’est venu le coup de poignard de Brutus. « L’appel de Cotonou » du ministre candidat, lancé le 19 mai à l’issue de sa tournée africaine (voir J.A. n° 2368), a été jugé comme une « perfidie » à l’Élysée pour deux raisons. Question de forme : si les étapes du voyage de Nicolas Sarkozy avaient été préparées et négociées entre David Martinon, conseiller diplomatique du ministre de l’Intérieur et Michel de Bonnercorse, le « monsieur Afrique » de l’Élysée, ni l’incursion impromptue à Marrakech sur le chemin du retour, ni le contenu du discours de Cotonou n’ont été évoqués. Question de fond surtout : critique au vitriol des relations « françafricaines » de papa, le programme Sarkozy, tel qu’il a été énoncé au Bénin, prend le contre-pied d’une politique déjà largement obsolète dans les faits. Le problème, c’est qu’à la lecture de ce texte, on a la furieuse impression que ce mode de relation « foccartien » brocardé par le ministre d’État est en vigueur aujourd’hui. Bref, que cette politique est celle de Chirac. Habile, mais un peu « perfide » effectivement. En fait, le seul point sur lequel Sarkozy se différencie de son ex-mentor, c’est dans le domaine de la connivence et de la convivialité. Pour Sarkozy, il n’y a que des rapports entre États. Pour Chirac, il n’y a pas d’État sans chef d’État - particulièrement en Afrique - et la personnalisation des relations, le tutoiement et l’usage réciproque des prénoms permettent de faire passer la pilule d’une politique de moins en moins spécifique et de plus en plus européanisée. Dans les palais africains (pas tous, mais la plupart), on ne s’y trompe d’ailleurs pas. On regrette déjà Chirac, on s’inquiète chaque jour un peu plus de l’hypothèse Ségolène Royal et on se méfie de Sarkozy. Même si on ne le met pas dans le même sac qu’un Édouard Balladur ou un Lionel Jospin, deux Premiers ministres qui semblaient considérer l’Afrique comme un continent où on se salit les mains (au sens figuré bien sûr, mais aussi au sens propre en ce qui concerne le premier). Il va de soi que, question affectif, Nicolas Sarkozy n’a rien d’enthousiasmant. On lui préférerait nettement Dominique de Villepin, par exemple. « Êtes-vous sûr que votre Premier ministre n’a plus aucune chance ? » demandait, il y a peu, avec insistance, un chef d’État d’Afrique centrale à un émissaire venu de Paris. Las…

En attendant l’inventaire et l’inévitable changement, les affaires continuent. Au 2, rue de l’Élysée, le carnet de rendez-vous de la « cellule africaine » ne désemplit pas. Michel de Bonnecorse, 65 ans, qui la dirige avec doigté depuis 2002, se veut philosophe : « L’une des premières décisions du futur président, quel qu’il soit, sera vraisemblablement de supprimer la cellule, pronostique cet ancien ambassadeur au Maroc, mais il faudra bien, ensuite, faire face aux multiples demandes d’audience des ministres de passage que leurs homologues français n’auront pas le temps de recevoir, aux visites de courtoisie des ambassadeurs, aux coups de fil pressants des chefs d’État, sans compter les sollicitations personnelles. Alors, on nommera un vieux diplomate pour gérer tout cela - et ce dernier recréera autour de lui un clone de la cellule tant décriée. » Michel de Bonnecorse sait de quoi il parle : hostile par principe aux fameux réseaux franco-africains, dont il ne reste plus grand-chose, il a bien dû se plier aux règles occultes du « village ». Être toujours disponible, rendre service, connaître ses interlocuteurs sur le bout des doigts, « aimer » l’Afrique sans sombrer dans la familiarité - un bréviaire qu’il convient de maîtriser pour peu que l’on prétende vouloir jouer un rôle dans le règlement des crises du continent.

Ces crises, qui marqueront les dix derniers mois « africains » de l’ère Chirac, ont pour nom Tchad et Côte d’Ivoire. Et aucune des deux n’aura sans doute trouvé de solution définitive, lorsqu’en mai 2007 l’Élysée changera de titulaire. L’une des dernières décisions importantes de Jacques Chirac en la matière aura sans doute été de sauver le soldat Idriss Déby Itno. Au nom de la géopolitique et de la défense des intérêts français dans la région beaucoup plus que pour des raisons affectives certes (le président tchadien n’a jamais été la tasse de thé du Français), mais sauver est bien le verbe qui convient. On sait, bien sûr, que l’armée française a aidé son homologue tchadienne, mais on sait beaucoup moins jusqu’à quel point les Américains étaient décidés à évincer Idriss Déby Itno. Selon de très bonnes sources, quelque temps avant l’attaque de N’Djamena, le 13 avril dernier, et alors que les colonnes du Front uni pour le changement (FUC) progressaient vers la capitale, le numéro deux du département d’État, le secrétaire d’État adjoint Robert Zoellick, avait appelé au téléphone un collaborateur direct de Jacques Chirac pour lui proposer d’examiner avec lui les voies et moyens d’« en finir avec Déby ». Reçu à Paris, le même Zoellick réitère sa requête. Motif : selon la Banque mondiale et les pétroliers américains, ce chef d’État est l’exemple même de la mauvaise gouvernance. Question de son interlocuteur : « Qui voyez-vous à sa place ? » Réponse, confondante, de l’Américain : « Mais c’est justement de cela qui nous voudrions discuter avec vous, nous avons besoin de votre expertise ! » Interloqué, le haut fonctionnaire français lui explique alors que le tombeur d’Idriss Déby Itno ne pourra être qu’un affidé du régime de Khartoum - lequel ne figure pas, c’est le moins que l’on puisse dire, sur la liste des amis des États-Unis. « Zoellick en est resté sans voix, apparemment, il n’avait pas pensé à cela, confie son hôte, à moins que Washington n’ait songé, sans oser le dire, à installer au pouvoir l’un des frères Erdimi, qui mangent dans la main des pétroliers, mais ne représentent rien au Tchad. Toujours est-il que le projet a été abandonné. » Déby Itno, faute de mieux, dit-on à Paris, où l’on ne se fait guère d’illusion sur la validité de sa récente réélection ainsi que sur sa capacité à dialoguer avec son opposition. Déby Itno, plutôt que le « scénario catastrophe » (vu de France) que représenterait l’installation à N’Djamena d’un pouvoir sous influence libyo-soudano-chinoise aux fortes potentialités déstabilisatrices pour toute la région. De passage à Paris à la mi-juin, le ministre soudanais des Affaires étrangères Lam Akol s’est vu tenir un discours à peine plus nuancé. Ce sudiste, qui fut proche de John Garang, a certes juré ses grands dieux que le Soudan n’était pour rien dans la rébellion tchadienne en plein réarmement après sa défaite de N’Djamena. « Lam Akol était constamment flanqué de collaborateurs qui ressemblaient beaucoup à des commissaires politiques, nuance l’un de ceux qui l’ont rencontré ; à ses yeux on voyait qu’il ne croyait guère à ce qu’il disait - mais avait-il le choix ? »

Autre crise ouverte à laquelle Jacques Chirac n’aura pas trouvé de solution durable : la Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo et lui ne se sont pas adressé la parole depuis le bombardement du camp français de Bouaké, le 6 novembre 2004. Vingt mois de silence radio, c’est beaucoup. Une rupture totale de communication directe à laquelle l’ancien ministre français des Affaires étrangères Roland Dumas a pourtant failli mettre un terme, en août 2005. Reconverti en lobbyiste du président ivoirien, Dumas avait en effet convaincu Chirac de le prendre enfin au téléphone. Rendez-vous avait même été pris pour début septembre. « Mais Thabo Mbeki nous a informé qu’à la fin du mois d’août, alors que Dumas se démenait pour rétablir le contact, Gbagbo lui avait téléphoné, à Pretoria, pour l’avertir que les Français concoctaient son renversement à Abidjan et projetaient même de le faire assassiner. Lorsqu’il a appris cela, Chirac a annulé le rendez-vous téléphonique. Vous savez, il ne supporte pas le double langage », confie l’un des conseillers de l’Élysée. Tout au moins est-ce là la version du président français, lequel, pour ce qui est du double langage, n’est effectivement pas un naïf. Quant à l’infatigable Roland Dumas, désespérant de réconcilier les inconciliables, il s’attache depuis à une tâche tout aussi délicate : « vendre » Laurent Gbagbo auprès de ses ex-camarades socialistes…

À l’Élysée et au Quai d’Orsay, même si l’on vous soutient mordicus le contraire, plus personne, ou presque, ne croit que l’échéance du mardi 31 octobre prochain pour l’élection présidentielle ivoirienne sera tenue. On parle désormais de plus en plus d’une « prolongation technique » jusqu’au 31 décembre 2006, afin de respecter au moins l’année prévue, pendant laquelle Laurent Gbagbo demeurerait chef de l’exécutif. Ensuite, c’est l’inconnu. « En réalité, les chefs d’État des pays membres de la Cedeao devront prendre leurs responsabilités et le Conseil de sécurité de l’ONU suivra », explique à Paris un très proche du dossier. « Soit Laurent Gbagbo parviendra à les convaincre que le non-respect du calendrier relève de la responsabilité de ses adversaires et du Premier ministre Charles Konan Banny - ce dont je doute, d’autant plus qu’il est minoritaire au sein de la Cedeao. Soit un Conseil présidentiel, dont seront exclus tous les candidats à la magistrature suprême, prendra le relais. Ce qui est à nos yeux la meilleure solution - mais ce qui suppose au préalable une suspension de la Constitution. » À moins qu’un miracle ne survienne d’ici là, on voit donc mal Jacques Chirac léguer à son successeur un dossier franco-ivoirien apaisé, où le contingent Licorne ne serait plus qu’un souvenir…

JeuneAfrique.com

 

 

http://www.denistouret.net/constit/pasqua_cigare.jpg

 

Les guerres africaines de Vincent Bolloré

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/04/DELTOMBE/16970

« Ce n’est pas parce qu’on est ami avec quelqu’un qu’il n’y a pas d’éthique dans nos rapports », commentait sobrement M. Vincent Bolloré alors qu’on l’interrogeait sur les luxueuses vacances offertes au président Nicolas Sarkozy en 2007. De fait, le groupe dirigé par l’industriel français occupe une place particulière dans l’économie nationale : impliqué dans les films plastique, les transports ou l’énergie, il dispose de plusieurs filiales qui bénéficient parfois de contrats avec l’Etat. Créé en 1822, toujours détenu majoritairement par la famille Bolloré, le groupe se place parmi les cinq cents premiers conglomérats du monde. S’il est implanté un peu partout, l’Afrique semble sa terre d’élection. Là, la guerre industrielle fait rage, notamment pour la concession des ports récemment privatisés. Ce sont les relations du groupe avec des régimes locaux peu scrupuleux — tel celui de M. Charles Taylor au Liberia, ou celui du « Françafricain » Paul Biya au Cameroun — qui l’ont mis sous le feu de la critique. Mais M. Bolloré peut compter sur un solide réseau d’amitiés politiques et sur les médias qu’il contrôle pour se défendre.

Par Thomas Deltombe

« Pour nous, les médias, il offre

l’image parfaite du héros contemporain.

Renouant avec les chevaliers d’industrie,

il nous ferait oublier la crise. »

 

Reportage de TF1

sur Vincent Bolloré (1986) (1).

Pendant longtemps, les médias français se sont attendris sur le visage poupin de M. Vincent Bolloré. Le « petit prince du cash- flow », comme on l’appelait dans les années 1980, incarnait le « capitalisme nouveau », l’entrepreneur éthique, qui avait su concilier paix sociale et rentabilité financière. Micros et caméras se bousculaient devant le responsable de la Confédération générale du travail (CGT) de sa papeterie d’Odet, en Bretagne, qui affirmait main sur le cœur vouloir « jouer le jeu du profit » et préférer la « modernité à la lutte des classes ».

Mais le portrait du golden boy breton des « années fric » a, depuis, pris quelques rides. Il y eut d’abord ces opérations boursières dans les années 1990, contre le groupe Bouygues en particulier, qui lui valurent une réputation d’homme d’affaires rapace, empochant de juteux dividendes sur les cadavres trahis. Il y eut aussi cette familiarité affichée avec insolence, de son yacht de luxe à son jet privé, avec un Nicolas Sarkozy fraîchement installé à l’Elysée. Soupçons, collusions, l’ange milliardaire est, dans une partie de la presse, devenu démon (2).

Et voilà que remonte à la surface une autre facette de M. Bolloré : les activités de ses entreprises en Afrique. En vingt ans, ce continent est devenu un des piliers d’un groupe dont il a longtemps constitué la « face cachée ». L’Afrique ne représente, certes, qu’un quart de son chiffre d’affaires officiel (1,4 milliard d’euros sur 6,4 en 2007). Mais, avec ses dix-neuf mille salariés, ses deux cents agences réparties dans quarante-trois pays et les installations hautement stratégiques qu’il contrôle (ports, transports, plantations), M. Bolloré y agit comme un empereur conquérant dont les réseaux politiques et médiatiques constituent les armes favorites.

La bataille qui fait le plus de bruit dans les médias est celle des ports africains, lesquels constituent la clef de voûte de son réseau local de transport et de logistique. Le groupe Bolloré est en effet propriétaire de plusieurs sociétés qui ont fait fortune, à l’époque coloniale, dans le transport, le transit et la manutention des produits d’import-export avec le continent. Les deux principales sont la Société commerciale d’affrètement et de combustibles (SCAC) d’une part, rachetée en 1986 et fusionnée par la suite avec d’autres branches du groupe pour donner naissance à SDV Logistique internationale ; et d’autre part SAGA, sœur jumelle de la précédente, rachetée après moult intrigues en 1997. En outre, Bolloré profite de la vague de privatisations imposée aux pays africains par les institutions financières internationales (IFI), obtenant la concession d’infrastructures stratégiques héritées, elles aussi, de l’époque coloniale — comme, en 1995, la Société internationale de transport africain par rail (Sitarail), qui relie le Burkina Faso à la Côte d’Ivoire, et, en 1999, la Camrail, compagnie ferroviaire du Cameroun qui joue un rôle essentiel dans le désenclavement du Tchad et de la Centrafrique.

En ce qui concerne les installations portuaires, Bolloré a — en seulement cinq ans — raflé, à travers ses différentes filiales et parfois en partenariat avec d’autres opérateurs, la gestion de plusieurs terminaux à conteneurs mis en concession : Douala (Cameroun), Abidjan (Côte d’Ivoire), Cotonou (Bénin), Tema (Ghana), Tincan (Lagos, Nigeria) et plus récemment Pointe-Noire (République du Congo)...

En connexion avec les deux cents agences dont dispose le groupe dans une quarantaine de pays africains, et avec ses chemins de fer, ses milliers de camions et ses millions de mètres carrés de surface de stockage, la gestion des ports assure de fait au groupe Bolloré une redoutable emprise sur le continent. Sous la marque ombrelle Bolloré Africa Logistics, créée en septembre 2008, il est devenu le « premier réseau intégré de logistique en Afrique » (3). Mais, derrière les communiqués triomphants, c’est une véritable guerre aussi politique qu’économique qui se joue autour des ports africains.

Ainsi, pour remporter la concession de celui de Dakar en 2007, M. Bolloré a utilisé tous ses leviers d’influence. Outre son affichage au côté de M. Sarkozy, il a mobilisé MM. Alain Madelin et François Léotard pour appuyer son dossier, et missionné M. Arnaud Lagardère pour tenter de décourager son principal adversaire, le mastodonte des Emirats arabes unis Dubai Ports World (DPW) (4). Il a aussi fait consacrer une émission spéciale au président sénégalais sur la chaîne de télévision de son groupe, Direct 8, et une double « une » dans ses journaux dits gratuits, Matin plus (devenu au début de 2008 Direct matin plus) et Direct soir. Avec un titre d’une touchante sobriété : « Abdoulaye Wade : un grand d’Afrique » (Direct soir, 20 mars 2007)...

Ces efforts ne furent pourtant pas récompensés : la gestion du terminal portuaire de Dakar échut finalement à DPW en octobre 2007. Bien qu’il conteste en sous-main cette attribution, M. Bolloré n’en garde pas moins, devant la presse, le sourire des beaux joueurs. Et entonne le refrain libéral : l’échec sénégalais ne démontre-t-il pas que, loin de la fuir, comme on l’en a toujours accusé, son groupe joue le jeu de la saine concurrence ? N’est-ce pas la preuve qu’il n’y a, pas plus au Sénégal qu’ailleurs, de « chasse gardée » pour les multinationales françaises (5) ? « Si on gagne, on gagne, si on perd, on perd, c’est la vie des affaires », conclut-il, philosophe (6).

Une jolie façon d’enterrer les polémiques qui entourent l’attribution des concessions portuaires dont il a lui-même bénéficié, comme à Douala au Cameroun, ou à Abidjan, où l’Etat ivoirien lui a confié ce marché de gré à gré (et en pleine guerre...), en 2004.

Le sourire forcé de M. Bolloré après le camouflet de Dakar s’explique par une autre guerre, plus sourde, plus violente encore : celle qui l’oppose à un autre de ses concurrents, Progosa. L’affrontement, fratricide, dure depuis plusieurs années sur fond de lutte de réseaux politico-affairistes. Le patron de Progosa, M. Jacques Dupuydauby, est en effet l’ancien dirigeant de la SCAC, débarqué au moment de la reprise de l’entreprise par M. Bolloré en 1986. Après être passé chez Bouygues, puis s’être un temps rallié à M. Bolloré, M. Dupuydauby s’est à nouveau opposé à ce dernier pour la gestion des ports africains, notamment au Togo.

La concurrence acharnée entre les deux hommes s’est rapidement muée en guérilla judiciaire, en Europe et en Afrique, avant de prendre des allures de conflit entre clans : alors que Bolloré est jugé proche du président Sarkozy, Progosa est peuplé de « chiraquiens » (7). Et voilà que, à l’intersection de la guerre médiatique et de la barbouzerie politico-économique, un ancien gendarme affirme avoir enquêté sur un collaborateur de M. Dupuydauby, à la demande de la société d’intelligence économique GEOS mandatée par M. Bolloré (8). « Mensonge, diffamation, escroquerie ! », crie-t-on chez Bolloré. Manifestement, la « vie des affaires » n’est pas qu’un hobby de gentlemen...

Si les ports africains sont à ce point convoités, c’est qu’ils constituent d’inestimables sources de pouvoir à la fois politique et économique : grâce à eux, douanes obligent, de nombreux Etats remplissent leurs caisses ; à travers eux aussi, on contrôle, information précieuse, les flux entrants et sortants du continent... « L’Afrique est comme une île, reliée au monde par les mers, expliquait un ancien du groupe Bolloré en 2006. Donc, qui tient les grues tient le continent (9) !  » L’enjeu paraît d’autant plus important que l’arrivée sur le continent noir de nouvelles puissances, la Chine en tête, donne du souffle à ceux qui se proposent d’assurer la logistique, le transit et le transport des marchandises.

Fort bien implanté dans ce secteur, le groupe Bolloré affiche régulièrement des résultats records. « En Afrique de l’Ouest, nos parts de marché sur les matières premières sont de l’ordre de 50 à 70 % suivant que l’on parle du cacao ou du coton, nous explique, réjoui, M. Dominique Lafont, directeur général « Afrique » du groupe. En Afrique de l’Est, elles sont plutôt de 15 à 30 %. Mais, partout, nous sommes le premier opérateur. » Le conglomérat multiplie aussi les contrats dans le domaine de la logistique pétrolière, minière ou industrielle : avec Total en Angola, au Cameroun ou au Congo ; avec Areva pour l’uranium du Niger ; pour des mines d’or au Burkina Faso ou une centrale électrique au Ghana, etc.

Comme pour toutes ses activités africaines, M. Bolloré fait jouer ses réseaux afin de remporter les marchés. « Les ministres, on les connaît tous là-bas, indique ainsi le directeur général du groupe Gilles Alix. Ce sont des amis. Alors, de temps en temps — je vais être clair —, on leur donne, quand ils ne sont plus ministres, la possibilité de devenir administrateurs d’une de nos filiales. C’est pour leur sauver la face. Et puis on sait qu’un jour ils peuvent redevenir ministres (10). » Au Gabon, le groupe, qui convoite la mine de fer géante de Belinga, bientôt exploitée par les Chinois, a placé la fille du président Omar Bongo, Pascaline, à la tête de sa filiale Gabon Mining Logistics. Fort de ces soutiens multiples, Bolloré évolue en bonne harmonie avec les pouvoirs amis, dans la plus pure tradition de la « Françafrique ».

En France aussi, le groupe recrute, depuis longtemps, des hommes influents. Le plus connu est sans doute M. Michel Roussin, un des « Messieurs Afrique » du groupe depuis plus de dix ans. Il s’était distingué dans un livre sur l’Afrique publié, en 1997, dans une collection dirigée par le beau-frère de M. Bolloré, l’ancien ministre Gérard Longuet (11). Mais c’est surtout en tant qu’ancien haut cadre des services secrets français, ancien homme de confiance de M. Jacques Chirac et ancien ministre de la coopération de M. Edouard Balladur, que M. Roussin, par ailleurs vice-président du Mouvement des entreprises de France (Medef) International, intéresse M. Bolloré.

Difficile de démêler les connexions multiples qui existent entre le groupe, digne héritier des trusts coloniaux et des réseaux françafricains, et les responsables politiques français. Comme d’autres conglomérats, il bénéficie de l’appui des pouvoirs publics dans sa conquête des marchés du continent, le président de la République ou les ministres se transportant volontiers en Afrique pour jouer les lobbyistes auprès de leurs homologues. Si les amitiés de M. Bolloré à droite sont connues, on note que le député socialiste Jean Glavany fait partie, aux côtés de M. Alain Minc, du comité stratégique du groupe.

En outre, les activités africaines du groupe Bolloré bénéficient, indirectement, de certains programmes d’aide publique pour le développement des infrastructures et, directement, de contrats publics. Ces derniers concernent « des sommes résiduelles, conteste M. Bolloré devant son biographe officiel, et uniquement dans des secteurs où personne ne veut s’aventurer ; par exemple, le transport en Afrique, où nous sommes les seuls. Tout cela représente quelques dizaines de millions d’euros, c’est-à-dire moins de 1 % de notre chiffre d’affaires (12) ». Tout « résiduels » qu’ils soient, ces contrats publics — notamment avec les ministères des affaires étrangères ou de la défense — relèvent en général d’intérêts stratégiques. Quand la France envoie — ou rapatrie — des troupes en Afrique, comme pour l’opération « Licorne » en Côte d’Ivoire (13), les nombreuses filiales du groupe Bolloré apparaissent souvent indispensables. « Toutes les opérations sont réalisées avec la plus stricte sécurité et confidentialité », lit-on, en surimpression d’images de véhicules blindés, sur un prospectus distribué par la branche « Défense » de SDV...

« Opérateur de référence sur l’ensemble des axes africains de transport », comme il aime se présenter, le groupe peut donc prospérer indifféremment en temps de paix et en temps de guerre. L’Organisation des Nations unies fait fréquemment appel à ses services quand elle envoie des casques bleus. Et Bolloré est intervenu dans le cadre de la Force de l’Union européenne (Eufor) envoyée au Tchad. Au Soudan, pays pétrolier ravagé par des années de violence, ses filiales font, de l’aveu même de leurs responsables, de fructueuses affaires simultanément dans les logistiques humanitaire... et pétrolière (14).

S’il ne rechigne pas à communiquer sur l’aspect « humanitaire » de son activité (« une manne considérable », selon un responsable de SDV), le groupe ne fait pas toujours preuve — c’est une litote — de la même transparence. On a pu ainsi s’étonner de ses excellentes relations avec M. Denis Sassou Nguesso au moment où, à la fin des années 1990, celui-ci revenait au pouvoir au « Congo-Brazzaville » à la faveur d’un coup d’Etat et au prix d’une très sanglante guerre civile (15). Les liens entre le groupe et M. Charles Taylor, à la même période, ne sont pas moins obscurs. Comment se fait-il, s’interrogeait-on en 1998, que la société belge Socfinal, dont Bolloré est l’un des principaux actionnaires, ait obtenu la concession d’une immense plantation d’hévéas au moment même où M. Taylor prenait, dans le sang, le pouvoir au Liberia ?

Liaisons dangereuses en Sierra Leone

Sans citer expressément M. Bolloré, M. Taylor fera alors cette remarque significative sur ses relations lorsqu’il combattait dans le maquis : « Il n’y a pas de privilèges. Il se trouve simplement que les hommes d’affaires français sont venus nous voir avant les autres. Ils ont pris des risques. Ce qui explique qu’ils aient aujourd’hui une longueur d’avance. (...) C’est du “business as usual”. Car, sur le fond, les hommes d’affaires n’ont pas de nationalité. Qu’ils viennent de France ou d’ailleurs, ils s’intéressent tous — et c’est bien normal — au bois, au minerai de fer, à l’or et aux diamants du Liberia (16). »

« Avez-vous rencontré Charles Taylor ? », demande en 1999 Jeune Afrique à un Bolloré détendu : « Pas moi, non. Je ne fais plus rien moi-même [sourire], il y a des dirigeants du groupe qui font ce qu’il faut à ma place (17). » La proximité entre le conglomérat et le régime libérien sera à nouveau évoquée, en 2001, lorsque plusieurs associations accuseront le premier de participer au trafic du bois qu’organisait le second pour financer sa guerre de déstabilisation dans la Sierra Leone voisine. Mais l’histoire ne dit pas si M. Bolloré a toujours le « sourire » depuis que M. Taylor est poursuivi devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, à Freetown, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

S’il dément « catégoriquement » tout lien entre son groupe et le régime de M. Taylor, M. Lafont paraît moins assuré lorsqu’on évoque les accusations portées contre les filiales implantées à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), que ravage une guerre transfrontalière. Ici, ce ne sont plus de simples associations qui accusent, mais un groupe d’experts ayant enquêté, à la demande du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), sur l’« exploitation illégale » des ressources naturelles dans cette région. L’ONU s’inquiète en effet de voir le commerce des matières premières dans cette région nourrir le trafic d’armes. Il s’agit en particulier du coltan (ou colombo-tantalite), utilisé dans la fabrication de téléphones portables et de consoles de jeux vidéo. Le cours mondial de ce minerai a explosé au début des années 2000.

Sous le titre « Facilitateurs ou complices passifs ? », on apprend dès le premier rapport, paru en avril 2001, que SDV, filiale à 100 % du groupe Bolloré, figure « parmi les principaux maillons de ce réseau d’exploitation et de poursuite de la guerre. Des milliers de tonnes de colombo-tantalite ont ainsi été chargées à partir de Kigali ou ont transité par le port de mer de Dar es-Salaam (18). » Les experts de l’ONU réitèrent leurs accusations en novembre 2001, avant qu’un nouveau rapport, en 2002, place SDV sur la liste des entreprises qui « violent les principes directeurs de l’Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE] à l’intention des entreprises multinationales » ; et un autre encore, en 2003, la range parmi celles qui n’ont « pas donné suite » aux sollicitations des experts « alors qu’elles avaient tout le temps nécessaire pour se manifester (19) ».

Il faudra attendre fin 2008, au moment où les conflits de l’est de la RDC reviennent dans l’actualité, pour entendre les responsables du conglomérat sur ce sujet. Interrogés par l’hebdomadaire Marianne (qui, s’appuyant sur le rapport de 2003, oublie les précédents, bien plus explicites...) (20), ils consentent, enfin, à... nier en brandissant le curriculum vitae « irréprochable » de l’actuel responsable de la zone pour le groupe, en poste depuis moins de deux ans. Il faut dire que les démentis sérieux paraissent un peu superflus : le 25 janvier 2009, la chaîne éducative France 5 diffuse un documentaire de cinquante-deux minutes (« Les mines de l’enfer ») intégralement consacré au coltan, en réussissant la prouesse de citer les rapports de l’ONU... sans mentionner une seule fois Bolloré ni aucune autre multinationale occidentale.

Profitant de l’apathie de la plupart des journalistes, le groupe a pris position sur un autre champ de bataille, celui de la communication, où il investit massivement depuis le début des années 2000. Contrôlant un arsenal allant de la publicité (Euro RSCG) à la télévision (Direct 8), en passant par les sondages (CSA) et la presse gratuite (Matin plus, Direct soir), il peut assurer la propagation de messages maîtrisés de bout en bout, de la conception à la diffusion. Accompagnant la conquête des marchés africains, le pôle médias multiplie les offensives de charme envers tout ce que le continent compte de « décideurs » importants.

C’est le cas sur la chaîne Direct 8, dont le directeur des programmes n’est autre que le fils de M. Bolloré, Yannick, et où l’on peut suivre mensuellement une émission présentée par M. Roussin en personne (lire « Direct 8, chaîne de l’afro-optimisme industriel »). C’est le cas également dans les journaux gratuits que le groupe distribue, tels des tracts, à des millions d’usagers des transports en commun. Profitant de l’ignorance quasi générale et du désintérêt presque total pour les pays africains, Matin plus et Direct soir soignent l’image des chefs d’Etats amis, qui, manquant pour la plupart de légitimité électorale, ne se maintiennent au pouvoir que par la répression interne et la propagande d’exportation. Avec son pôle médiatico-publicitaire, Bolloré leur offre, dans cette guerre silencieuse, une arme de choix.

C’est ainsi que Matin plus, quotidien réalisé en partenariat avec Le Monde, dresse un bilan flatteur des vingt-cinq années de règne du chef de l’Etat camerounais Paul Biya. Le gouvernement de Yaoundé, apprend-on avec surprise, se démène pour « revaloriser le pouvoir d’achat » des Camerounais et « renforcer les institutions de promotion des droits de l’homme » (Matin plus, 26 octobre 2007). Le « gratuit » ne rectifiera pas son discours en février 2008 lorsque les émeutes de la faim seront écrasées dans le sang, faisant une centaine de morts.

Particulièrement bien implanté au Cameroun, mais inquiété par une plainte pour « corruption et favoritisme » déposée par son concurrent Progosa sur l’affaire de la concession du terminal à conteneurs du port de Douala, le groupe Bolloré soigne avec ardeur l’image internationale du président Biya. A sa charge, avec sa presse gratuite, et sans doute à prix d’ami avec sa filiale publicitaire Euro RSCG, dont le président Stéphane Fouks a rendu une visite « riche et fructueuse » à la présidence camerounaise en février 2009.

Une attitude politico-philantropique

Mais la communication du groupe Bolloré dans ce pays ne s’arrête pas là. Pour assurer ses arrières, il fait également les yeux doux aux journalistes locaux. Six rédacteurs en chef de la presse camerounaise furent ainsi invités en mai 2007 pour une virée d’une semaine en France, tous frais payés. Et c’est animé par la même générosité que M. Roussin s’est rendu à Yaoundé en février 2008 pour y signer un partenariat avec la Fondation Chantal Biya, structure opaque de « lutte contre le sida » et faire-valoir caritatif de la très influente épouse du président...

Il faut dire que M. Bolloré, dans une attitude politico-philanthropique, met fréquemment la main à la poche pour ses bonnes œuvres, tel le Réseau éducation pour tous en Afrique (Repta), animé par M. Gabriel Cohn-Bendit ; il a longtemps soutenu la société de capital-risque à vocation « sociale » de M. Michel Rocard, Afrique Initiatives, aujourd’hui défunte. Il contribue aussi à des opérations plus ponctuelles, comme l’envoi en 2005 d’une mission humanitaire au Niger, par l’association Réunir, que préside M. Bernard Kouchner.

L’obsession de M. Bolloré pour la fondation de M. Nelson Mandela s’inscrit dans la même veine. Ses journaux gratuits ont déjà consacré quatre « unes » au héros de la lutte contre l’apartheid, dont un doublé Matin plus - Direct soir, en septembre 2007, à l’occasion de la visite à Paris de l’ex-président sud-africain. « Bolloré, qui cherche à se développer [économiquement] en Afrique du Sud et de l’Ouest, a organisé lui-même l’événement et mis à disposition son avion », révèle alors l’hebdomadaire Télérama. En médiatisant l’opération, il soigne ses relations africaines... et élyséennes : M. Sarkozy était tout heureux de pouvoir serrer la main de l’icône (21). » Comme en témoigne une photographie publiée par Matin plus, c’est tout sourires que le président français se prête, sur le tarmac de l’aéroport d’Orly, à l’opération de charme de son ami Vincent. Et pour ne froisser personne, c’est la photographie de M. Kouchner qui agrémente, le 3 septembre 2007, les pages « Mandela » de Direct soir...

Thomas Deltombe.

Criminalité financière, Entreprise, Industrie, Médias, Multinationales, France, Afrique de l’Ouest

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Thomas Deltombe

Journaliste, auteur de L’islam imaginaire - La construction médiatique de l’islamophobie en France, 1975-2005, La Découverte, Paris, 2007.

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(1) « Un héritage à la Corbeille : Bolloré », TF1, 4 février 1986.

(2) Lire Nathalie Raulin et Renaud Lecadre, Vincent Bolloré, enquête sur un capitaliste au-dessus de tout soupçon, Denoël, Paris, 2000 ; et Nicolas Cori et Muriel Gremillet, Vincent Bolloré, ange ou démon ?, Hugo doc, Paris, 2008.

(3) Voir la présentation qui en est faite sur le site Bolloré Africa Logistics.

(4) Antoine Glaser et Stephen Smith, Sarko en Afrique, Plon, Paris, 2008, pp. 96-97.

(5) « Planète entreprises », Radio France Internationale (RFI), 25 novembre 2007.

(6) « Bolloré répond à tout », Jeune Afrique, Paris, 30 mars 2008.

(7) Michel Dupuch, ancien conseiller Afrique de M. Jacques Chirac, est administrateur de Progosa ; M. Rémy Chardon, ancien directeur de cabinet du maire de Paris, en est vice-président exécutif ; Mme Brigitte Girardin, ancienne ministre de la coopération, est présidente de la Fondation Progosa — laquelle soutient la Fondation Chirac, axée sur le développement durable et le dialogue des cultures.

(8) Patrick Baptendier, « Allez-y, on vous couvre ! », Editions du Panama, Paris, 2008.

(9) Lire Anne-Valérie Hoh et Barbara Vignaux, « L’Afrique n’est plus l’eldorado des entreprises françaises », Le Monde diplomatique, février 2006.

(10) « Le groupe français, refuge des ministres retraités », Libération, Paris, 17 octobre 2008.

(11) Michel Roussin, Afrique majeure, Editions France-Empire, Paris, 1997.

(12) Jean Bothorel, Vincent Bolloré, une histoire de famille, Jean Picollec, Paris, 2007, pp 12-13.

(13) Lire Léon Koungou, « L’Union européenne s’engage à reculons », Le Monde diplomatique, février 2008.

(14) « Les bonnes affaires de Bolloré », Marchés tropicaux et méditerranéens, Paris, 25 janvier 2008.

(15) Cf. François-Xavier Verschave, Noir Silence.Qui arrêtera la Françafrique ?, Les Arènes, Paris, 2000.

(16) « Liberia : les métamorphoses d’un seigneur de la guerre », Politique internationale, n° 82, Paris, hiver 1998-1999, pp. 354-355.

(17) « Nous nous conduisons en Afrique comme au Japon ou aux Etats-Unis », Jeune Afrique, 16 février 1999.

(18) Rapport du groupe d’experts sur l’exploitation illégale des ressources naturelles et autres richesses de la République démocratique du Congo, 12 avril 2001.

(19) Lettres du 8 octobre 2002 et du 15 octobre 2003, adressées au Secrétaire général par le président du groupe d’experts sur l’exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesse de la République démocratique du Congo.

(20) « Des entreprises occidentales responsables de la guerre en RDC ? », Marianne2.fr, 12 novembre 2008.

(21) « Le raz de marée Vincent Bolloré », Télérama, Paris, 6 novembre 2007.

 

 

Lire ou relire dans Bakchich :

Pourquoi les journaux du groupe Bolloré écrivent-ils des articles élogieux sur des chefs d’État africains en oubliant dictatures et violations des droits de l’Homme ? « Bakchich » a posé la question à des journalistes du groupe du meilleur ami industriel (…)
Depuis le petit tour d’un certain Sarkozy Nicolas, l’homme qui ne boit que de l’eau, sur son yacht Paloma au détour de Malte, Bolloré a chopé la guigne. Surtout en Afrique. Déjà gêné aux entournures au Togo et au Gabon (Cf. La guerre des ports a bien eu (…)

 

Affaire Borrel : le siège de l’Élysée

Justice / lundi 7 mai 2007 par Laurent Léger

Les juges chargées de l’affaire Borrel ont tenté de perquisitionner l’Élysée pour savoir si des pressions avaient été exercées sur la justice.

La perquisition avait été programmée mercredi matin, mais les journalistes en sont restés pour leurs frais. Ils avaient pourtant été obligeamment prévenus par les avocats de la partie civile et, dès mercredi matin, les téléphones portables chauffaient pour prévenir les retardataires. Les juges Fabienne Pous et Michelle Ganascia, chargées d’enquêter sur d’éventuelles pressions sur la justice dans le cadre de l’affaire Borrel, du nom de ce magistrat visiblement assassiné à Djibouti, voulaient faire une descente à l’Élysée.

Elles avaient bien fait les choses : arriver rue du Faubourg Saint-Honoré en plein conseil des ministres, à 10h15, ce qui garantissait l’affluence médiatique. Les journaleux rechignent en effet à se trouver sur les lieux d’une perquisition dès 6 heures du matin, heure plancher autorisée par le code de procédure pénale pour perquisitionner. Mais les juges téméraires se sont heurtées au statut très particulier de l’ancien palais de la Pompadour, où Chirac a pris ses aises pendant 12 ans et où un futur (une future ?) locataire s’installera bientôt. Comme ne l’ignoraient pas les juges, l’Élysée, siège de la présidence de la République, est régi par un statut militaire. Les magistrates ont donc requis l’autorisation du gouverneur militaire de Paris, Xavier de Zuchowicz. Ce dernier, logé dans l’un des plus grands logements de fonction de la capitale, aux Invalides, est censé diriger l’armée pour défendre la capitale en cas d’attaque. Autant dire qu’en dehors de l’organisation du 14 Juillet et du 11 Novembre, le galonné se tourne les pouces. Au moins les juges d’instruction ont-elles mis de l’animation dans la journée ensoleillée du général.

Mais gouverneur militaire ou pas, l’Élysée a dit niet aux juges qui voulaient rendre une petite visite dans les locaux de la cellule Afrique, rue de l’Élysée. « Il leur a été précisé qu’en vertu de l’article 67 de la Constitution, il ne pouvait être fait droit à leur demande », a aussitôt dégainé l’Élysée, déroulant immédiatement un cordon de gendarmes dans la cour d’Honneur pour empêcher l’intrusion de la justice. L’article 67 stipule que le chef de l’État ne peut pas durant son mandat « être requis de témoigner, non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite ». Les magistrates, accompagnées d’experts informatiques, ont fait le pied de grue pendant plus d’une heure.

Les 19 et 20 avril, elles avaient perquisitionné le Quai d’Orsay et le ministère de la Justice dans la même affaire, faisant moisson de documents. Mais les gendarmes, là encore, n’avaient pas été des plus coopératifs : la section de recherches de Paris avait refusé de les assister « compte tenu du contexte actuel de période électorale », avait écrit le lieutenant-colonel Guérin, patron de cette unité de pandores. Finalement, les flics de Nanterre avaient donné leur coup de main. Au moins ce dossier de « pression sur la justice », sûrement pas le plus passionnant que la justice aura eu en mains, aura servi à réactiver la bonne vieille guerre police-gendarmerie…




Borrel : la veuve du juge assassiné dénonce des "manipulations" de l’Élysée sous l’ère Chirac

Élisabeth Borrel, la veuve du juge Bernard Borrel tué en 1995 à Djibouti, a dénoncé mercredi "des manipulations" orchestrées par l’Élysée, visant, selon elle, à dédouaner "les personnes mises en cause dans l’assassinat" de son mari. La veuve du juge assassiné, qui est également magistrate, s’est exprimée au cabinet de son avocat, Me Olivier Morice, sur le contenu de documents saisis par des juges en août 2008 à l’Élysée, dont Libération a publié mercredi des extraits.

"Nous avons maintenant des preuves écrites sur le fait que l’Élysée de l’époque (Jacques Chirac, élu de 1995 à 2007, NDLR) était systématiquement avisé de ce qui se passait dans le dossier criminel de mon mari, mais également des interventions directes de l’Élysée dans ce dossier", a affirmé Élisabeth Borrel. "C’est une manipulation qui a été faite au sommet de l’État français. On s’en doutait, maintenant, on a les preuves de cette volonté de dédouaner les personnes mises en cause dans l’assassinat de mon mari", a-t-elle ajouté.

Ces documents provenaient de la cellule Afrique de l’Élysée dirigée sous Jacques Chirac par le diplomate Michel de Bonnecorse. Ils ont été remis par son successeur aux juges Fabienne Pous et Michèle Ganascia, qui avaient tenté, sans succès, de perquisitionner à l’Élysée le 2 mai 2007.

Le juge Borrel a été retrouvé mort en 1995 à Djibouti, le corps à demi calciné. Djibouti a conclu à un suicide, mais l’enquête française menée à Paris par la juge Sophie Clément privilégie la thèse d’un assassinat. Des témoignages, dont celui de l’ex-membre de la garde présidentielle Mohamed Saleh Alhoumekani, mettent directement en cause le président Ismaël Omar Guelleh et son entourage.

© Le Point.

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27/10/2009

Le fait de désinformer - désinformation

La sanction infligée au colonel Frédéric Merveilleux du Vignaux ne sera pas effacée de son dossier militaire. Le Conseil d'État a en effet décidé, mardi, de rejeter la requête présentée par l'officier, après avoir été mis aux arrêts durant 30 jours par le général commandant la 11E brigade parachutiste, à la suite du drame survenu lors des journées portes ouvertes du régiment.

Le 29 juin 2008, l'un des exercices de démonstration avait viré au drame. Un sous-officier mimant un tir de couverture, vient d'engager dans son fusil d'assaut, un chargeur contenant des munitions de guerre. Les quelques rafales tirées par l'arme fauchent 16 spectateurs dont plusieurs enfants. Si la responsabilité du sergent Vizioz dans cet accident ne fait aucun doute, la venue de Nicolas Sarkozy au chevet des victimes va provoquer un séisme au sein de l'état-major de l'armée de Terre avec notamment la démission du général Bruno Cuche. Le 22 juillet 2008, le colonel Frédéric Merveilleux du Vignaux, qui avait quitté le commandement du 3e RPIMa, l'avant-veille du drame s'était vu infliger une sanction de 30 jours d'arrêt pour, disaient les attendus de la sanction « négligence dont il avait fait preuve dans l'exercice de ses fonctions de chef de corps du 3ème régiment parachutiste de marine en ne faisant pas observer les règlements en vigueur, notamment dans le domaine de la gestion, du suivi et du stockage des munitions et en n'effectuant pas les contrôles qui auraient permis la découverte de ce stock illicite ».

Moins de trois semaines après avoir été sanctionné par sa hiérarchie, le colonel Merveilleux du Vignaux avait déposé une requête auprès du Conseil d'État demandant l'annulation de la sanction et la suppression de la mention portée à son dossier militaire. Les conseillers de la plus haute juridiction administrative ont estimé que « l'appréciation que l'autorité militaire a faite de la gravité de ces faits en infligeant à M. Merveilleux du Vignaux une sanction de premier groupe de trente jours d'arrêts n'est pas manifestement disproportionnée ».

http://www.ladepeche.fr/article/2009/10/23/699938-Carcassonne-La-sanction-du-colonel-du-Vignaux-confirmee.html

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Le Mot de l'éditeur : Désinformation et services spéciaux

Désinformation et services spéciaux : amis ou ennemis ?
Dans un monde où la maîtrise de l'opinion est le secret du pouvoir de tous les pouvoirs, on comprend bien l'enjeu stratégique que représentent les médias dans la sphère politique comme au sein des services secrets. Mais qui dit opinion et information dit aussi désinformation... Désinformation et services spéciaux étudie ce concept aux multiples facettes, et le met en lumière sous un jour nouveau : il se penche sur une pièce de théâtre où trois acteurs - les services spéciaux, les médias et le public - sont tour à tour victimes, manipulateurs et cibles de la désinformation.
Un cas d'école, l'affaire du Rainbow Warrior, illustre l'analyse de façon détaillée. Désinformation par l'erreur, par l'inversion des rôles, par la supposition, par l'image... Nous sommes mis en face des faits avec toutes les clefs de lecture quant aux procédés utilisés et aux résultats obtenus. Désinformation et services spéciaux nous donne ainsi à lire une approche à la fois concrète et richement documentée d'un thème qui passionne de plus en plus de lecteurs.

Sophie Merveilleux du Vignaux a reçu du Centre français de recherche sur le Renseignement le prix du jeune chercheur 2003 pour son mémoire de maîtrise à l'Ecole des Hautes Études politiques intitulé «Aux frontières du secret. La politique d'ouverture de la DGSE (1990-2003)». Elle collabore par ailleurs a des travaux collectifs sur le Renseignement.

Extrait du livre :
Désinformation et services spéciaux

Malgré d'innombrables définitions, il reste encore difficile de se faire une idée précise de ce qu'est la désinformation. Pourquoi ce concept est-il si ardu à cerner ? Tout d'abord parce que ceux qui pourraient le mieux en parler sont ceux qui en usent et ils ont bien souvent tout intérêt à en minimiser l'efficacité. Les autres se limitent à employer un mot pour un autre jusqu'à ce que tous se confondent et ne forment qu'un magma de notions certes proches, mais néanmoins distinctes.
Il est sans doute utile, avant de poursuivre, de revenir sur le terme d'information. Deux universitaires la définissent comme une «description objective faite en vue d'être communiquée et d'apporter une nouveauté pour l'auditoire». Elle consiste à «provoquer chez l'auditeur des sentiments comparables à ceux de témoins oculaires des faits relatés». Selon cette définition, l'essence d'une véritable information repose sur l'impartialité, c'est-à-dire sur la neutralité du contenant et du contenu. L'objectivité doit s'appliquer d'une part au fait exposé et d'autre part à la source et au vecteur utilisés pour le propager.
L'information a toujours été un élément de puissance fondamental, mais son utilisation a changé. Autrefois, celui qui possédait l'information possédait le pouvoir. Aujourd'hui et grâce à l'important essor des moyens de communication, l'information s'est démocratisée. Tous y ont accès, si bien que le pouvoir revient désormais à celui qui saura la trier et l'exploiter.
La désinformation, quant à elle, a été récemment décrite dans un dictionnaire comme «une utilisation de l'information, notamment de l'information de masse, pour induire en erreur, cacher ou travestir les faits». Un renvoi vers le mot «intoxication» est signalé, sous-entendant un lien et une confusion possibles entre les deux notions. Ailleurs, elle est décrite comme «un ensemble de procédés qui utilise l'infor­mation comme une arme contre l'adversaire». Nous sommes ici au coeur des principes de guerre de l'information. L'Académie française, qui la définit comme «une action particulière ou continue qui a pour but, en usant de tous les moyens, d'induire un adversaire en erreur ou de favoriser chez lui la subversion dans le dessein de l'affaiblir», fait davantage référence aux opérations psychologiques. Parmi ces nombreuses définitions, la frontière entre différents procédés est parfois ténue. C'est sans aucun doute ce qui les rend si difficiles à appréhender. Pourtant, si plusieurs mots existent, c'est sans aucun doute qu'ils recouvrent des notions différentes. Ce sont donc avant tout des terminologies qu'il faut distinguer : guerre de l'information, guerre psychologique et désinformation

.http://livre.fnac.com/a1951636/Sophie-Merveilleux-Du-Vignaux-Desinformation-et-services-speciaux

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20/10/2009

Panne d'ordi...désolé

Petit post d'un autre ordi que chez moi. Le mien s'est (encore) fait tué...grrrrrrrrrrrrrr

Le temps de mettre la main sur un ordi  correct et moins vérolable...

La Guerra Continua !

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PROBE

12:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/10/2009

Dead Kennedys " California über alles "

I am governor jerry brown
My aura smiles
And never frowns
Soon I will be president

Carter power will soon go away
I will be fhrer one day
I will command all of you
Your kids will meditate in school

California über alles
über alles california

Zen fascists will control you
100% natural
You will jog for the master race
And always wear the happy face
Close your eyes, cant happen here
Big bro on white horse is near
The hippies wont come back you say
Mellow out or you will pay

California über alles
über alles california

Now it is 1984
Knock knock at your front door
Its the suede/denim secret police
They have come for your uncool niece

Come quietly to the camp
Youd look nice as a drawstring lamp
Dont you worry, its only a shower


For your clothes heres a pretty flower

Die on organic poison gas
Serpents eggs already hatched
You will croak, you little clown
When you mess with president brown

California über alles
über alles california

21:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Décret no 2009-1235 du 14 octobre 2009 modifiant le décret no 79-1035 du 3 décembre 1979 relatif aux archives de la défense

Les textes en italiques et surlignés sont supprimés ou abrogés:

 

MINISTÈRE DE LA DÉFENSE
Décret no 2009-1235 du 14 octobre 2009 modifiant le décret no 79-1035 du 3 décembre 1979
relatif aux archives de la défense
NOR : DEFD0910791D
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de la défense et du ministre de la culture et de la communication,
Vu le code de la défense ;
Vu le code du patrimoine, notamment le chapitre 3 du titre Ier du livre II ;
Vu le décret no 79-1035 du 3 décembre 1979 modifié relatif aux archives de la défense ;
Le Conseil d’Etat (section de l’administration) entendu,

Décrète :

Art. 1er. − Le c de l’article 1er du décret du 3 décembre 1979 susvisé est supprimé. (c) Du service de documentation extérieure et de contre-espionnage.

Art. 2. − A l’article 5 du même décret, les mots : « l’article 9-2 du décret du 28 juillet 1975 susvisé » sont
remplacés par les mots : « l’article D. 4122-5 du code de la défense ».


Art. 3. − L’article 6 du même décret est abrogé.

Ne peuvent être communiqués qu'après un délai de soixante ans :

 

- les documents classifiés "secret défense" et "très secret" ;

 

- les dossiers, rapports et fiches de renseignements à caractère nominatif mettant en cause la vie privée ou intéressant la sûreté de l'Etat ou la défense nationale ;

 

- les dossiers des deuxièmes bureaux des états-majors et des bureaux de renseignements et de relations internationales militaires ;

 

- les dossiers du service de documentation extérieure et de contre-espionnage ;

 

- les archives des services de la gendarmerie mettant en cause la vie privée ou intéressant la sûreté de l'Etat ou la défense nationale ;

 

- les dossiers de la sécurité militaire.

Art. 4. − Le dernier alinéa de l’article 7 du même décret est remplacé par les dispositions suivantes :
« L’accord de l’autorité dont émanent les documents, mentionné à l’article L. 213-3 du code du patrimoine,
est donné par le Premier ministre en ce qui concerne les fonds d’archives publiques provenant des services qui
lui sont rattachés, par le ministre de la défense en ce qui concerne les autres fonds. »

Le Premier ministre ou le ministre chargé de la défense peut accorder des dérogations générales pour certains fonds ou parties de fonds visés à l'article précédent lorsque les documents qui les composent auront atteint trente ans d'âge.


Art. 5. − Le présent décret est applicable à Mayotte et dans les Terres australes et antarctiques françaises.
Art. 6. − Le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, le ministre de la défense
et le ministre de la culture et de la communication sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution
du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 14 octobre 2009.
FRANÇOIS FILLON
Par le Premier ministre :
Le ministre de la défense,
HERVÉ MORIN
Le ministre de l’intérieur,
de l’outre-mer et des collectivités territoriales,
BRICE HORTEFEUX
Le ministre de la culture
et de la communication,
FRÉDÉRIC MITTERRAND

 

 

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30 kilos de plutonium "oubliés" pendant 5 mois à Cadarache: les scandales du nucléaire s'enchaînent

Le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) et Areva ont dissimulé entre 14 et 31 kilos de plutonium au sein d'enceintes de confinement d'un atelier en cours de démantèlement. Ils ont mis 5 mois à avertir l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) de cet "oubli".

Centrale nucléaire

 

L'ASN vient de dresser un procès verbal et de suspendre les opérations de démantèlement d'un Atelier de Technologie du Plutonium (ATPu) à Cadarache, qui produisait du combustible Mox pour des réacteurs nucléaires.

 

L'incident est considérable et classé au niveau 2 de l'échelle de gravité des événements nucléaires (qui comporte 7 niveaux).

 

Le CEA a informé l'ASN de la "sous-évaluation des dépôts de plutonium" dans des accès aux enceintes de confinement de l’installation.

 

"Evalués à environ 8 kg pendant la période d’exploitation de l’installation, les dépôts récupérés à ce jour sont, selon le CEA, de l’ordre de 22kg et le CEA estime que la quantité totale pourrait s’élever à près de 39 kg" explique l'ASN.

 

L'inspection de l'ASN a permis de confirmer que le CEA avait connaissance de ce dépôt de plutonium depuis le mois de juin.

http://www.vedura.fr/actualite/5952-30-kilos-plutonium-oublies-mois-cadarache-scandales-nucleaire-enchainent

 

 

Incident nucléaire : le démantèlement du site de Cadarache suspendu

Par Marc Vignaud

Incident nucléaire : le démantèlement du site de Cadarache suspendu

Des dépôts de plutonium supérieurs aux prévisions ont été repérés sur une installation du site du CEA à Cadarache © AFP

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La sécurité des sites nucléaires revient sur le devant de la scène. Mercredi, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décidé de classer au niveau 2 (sur 7) de l'échelle Ines un "incident" survenu sur un site du Commissariat à l'énergie atomique de Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône. L'arrêt des travaux sur cette installation en cours de démantèlement a été également ordonné.

Cette décision intervient après que le CEA a signalé à l'ASN, le 6 octobre, un problème constaté lors d'opérations d'assainissement de son atelier de technologie du plutonium (ATPu), exploité par Areva et à l'arrêt depuis 2003, situé à Cadarache. Le CEA a affirmé avoir repéré des dépôts de plutonium supérieurs à ses prévisions lors du démantèlement de boîtes à gants, enceintes étanches dans lesquelles est stockée de la matière nucléaire. La division de Marseille de l'Autorité a alors procédé à une "inspection le vendredi 9 octobre afin d'analyser cet incident". Puis, elle a demandé une expertise de la situation à l'Institut de radioprotection et de sécurité nucléaire et son appui technique. Celui-ci lui a rendu son avis mercredi. Selon les conclusions de l'Autorité, les dépôts "évalués à environ 8 kg pendant la période d'exploitation de l'installation" étaient en fait "de l'ordre de 22 kg" et le CEA "estime que la quantité totale pourrait s'élever à près de 39 kg".

Pour la Criirad - Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité -, cette méconnaissance des quantités de plutonium stockées est "très grave" et "très inquiétante". Son directeur de laboratoire, Bruno Chareyron, y voit trois types de problèmes. D'abord, le risque de prolifération nucléaire induit par ce manque de maîtrise. Il rappelle que quatre kilos de plutonium suffisent à produire une bombe nucléaire artisanale et, diffusés avec un aérosol, pourraient servir à polluer un territoire donné. Ensuite, le risque d'un accident de "criticité", une réaction nucléaire potentiellement mortelle, qui se déclenche toute seule lorsqu'une "masse critique" de plutonium est atteinte. Cette quantité dépend des conditions de stockage, notamment de "la répartition géométrique" et "l'humidité". Enfin, un risque en termes de radioprotection que cet écart fait courir au personnel, voire aux populations alentour. Le problème est suffisamment grave pour que l'ASN soumette la reprise des opérations de démantèlement à son "accord préalable".

Indignations ministérielles

L'autorité de contrôle s'élève aussi contre le décalage entre le signalement de l'incident par le CEA, le 6 octobre, et la connaissance du problème depuis le mois... de juin. "Ce délai est tout à fait inacceptable", a commenté Laurent Kueny, chef de la division de Marseille de l'ASN. Contacté par l'AFP, le CEA a expliqué avoir déclaré l'incident en octobre, préférant "attendre d'avoir une vision globale des stocks" de matière. "Nous sommes de bonne foi dans cette affaire", a plaidé Henri Maubert, un porte-parole du CEA. 82 tonnes de plutonium sont stockées sur les sites nucléaires en France, selon l'inventaire réalisé par l'Agence pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

Du côté ministériel, les réactions sont virulentes. L'incident est "scandaleux" et "inadmissible" a jugé, jeudi, la secrétaire d'État chargée de l'écologie, Chantal Jouanno. "Il est totalement anormal que sur cette filière, que l'on dit extrêmement contrôlée, on découvre que la comptabilité est mal tenue, qu'on ne sait pas exactement combien il y a (de plutonium) et surtout qu'on en soit informé si tardivement", a-t-elle affirmé sur RTL. "On va voir qui est responsable de quoi et ça permettra de savoir s'il faut que des têtes tombent", a-t-elle ajouté. Le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, s'est montré plus modéré. Il a estimé que l'exigence de transparence devait être "absolue en matière de sûreté nucléaire" et a regretté "profondément" qu'un tel délai se soit écoulé entre la découverte de cette situation et sa déclaration". "Cette transparence et cette exigence de sécurité sont les conditions incontournables de la fourniture d'électricité d'origine nucléaire. Elles seront respectées", a-t-il martelé dans un communiqué.

Concrètement, la directrice de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), Marie-Claude Dupuis, sera entendue mercredi prochain par l'Assemblée nationale. Celle-ci a bien l'intention d'apporter un éclairage sur la question des déchets nucléaires, mais précise que l'Andra n'a pas de lien avec l'incident de Cadarache. Et de préciser que son institution n'a la charge que de trouver des solutions ultimes de stockage pour les déchets nucléaires qui ne peuvent être réutilisés, ce qui n'est pas le cas du plutonium du site de Cadarache... Le PS et les Verts ont commandé une commission d'enquête parlementaire.

 

 

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L'OTAN payé pour ne pas faire la guerre...


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Un "Taliban repenti"...cette photo ne fait pas partie de l'article ci-dessous mais a été prise en même temps.

Payer les talibans, une pratique cachée mais répandue?

Marc BASTIAN
Agence France-Presse
Kaboul

Payer des insurgés pour avoir la paix est une pratique officiellement niée, mais répandue à relativement grande échelle parmi les forces de l'OTAN en Afghanistan, selon des sources militaires occidentales et afghanes, alors que l'Italie a démenti jeudi y avoir eu recours.

Le quotidien britannique The Times affirme jeudi que les 10 soldats français tués dans une embuscade en Afghanistan en août 2008 avaient mal évalué les risques, parce que les militaires italiens qui les avaient précédés ne leur avaient pas dit qu'ils payaient les talibans pour maintenir la paix dans leur région de Saroubi, près de Kaboul. Dans un communiqué, le gouvernement italien a démenti avoir «jamais autorisé ni consenti aucune forme de paiement d'argent aux membres de l'insurrection talibane en Afghanistan».

Un haut gradé afghan a laissé entendre le contraire.

Un taliban repenti pose devant l'attirail militaire qu'il... (Photo AFP)

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Un taliban repenti pose devant l'attirail militaire qu'il a remis aux autorités afghanes lors d'une cérémonie d'amnistie à Heart, le 14 octobre dernier.Photo AFP


«Nous savions que les forces italiennes payaient l'opposition (armée) en Saroubi pour ne pas être attaquées. Nous avons des informations sur des accords similaires dans la province de Herat (ouest) par les forces italiennes» basées là-bas, a-t-il déclaré sous couvert d'anonymat.

Un porte-parole de l'armée française à Kaboul, le lieutenant-colonel Jackie Fouquereau, a assuré que «les Français ne donnent pas d'argent aux insurgés».

Le général Eric Tremblay, porte-parole de l'OTAN en Afghanistan, a dit n'être «pas au courant» de ces pratiques de manière générale, et n'avoir pas d'information concernant le cas italien.

«Ce n'est pas une pratique de contre-insurrection. (...) Mais le gouvernement afghan peut parfois faire des arrangements locaux. Si c'est pratiqué, c'est plus par le gouvernement afghan que par les forces internationales», a-t-il assuré.

Mais selon divers officiers occidentaux et afghans sous couvert d'anonymat, cette pratique, visiblement politiquement sensible, est assez largement répandue au sein de l'OTAN en Afghanistan.


Une source militaire occidentale a évoqué des payements effectués par les soldats canadiens stationnés dans la violente province de Kandahar, dans le sud, tandis qu'un autre officier parlait de pratiques similaires par l'armée allemande dans le nord, à Kunduz.

«Beaucoup de pays de l'OTAN dont les soldats opèrent dans les zones rurales d'Afghanistan payent les insurgés pour ne pas être attaqués (...) à l'exception des forces américaines, britanniques et de l'opération Enduring Freedom» sous commandement américain, explique le haut gradé afghan.

Selon lui, «plus de la moitié des forces de l'OTAN déployées dans la campagne afghane ont passé de tels accords» de paiements en échange de leur tranquillité.

Sans vouloir chiffrer aussi précisément l'étendue de la pratique, un officier occidental explique que «comme ce n'est pas très valorisant et pas reconnu officiellement, on n'ose pas toujours en parler clairement, on a un peu honte... Du coup, parfois ça communique mal entre l'ancienne unité sur place et la nouvelle unité venant la relever», comme ce qui s'est peut-être passé entre les Italiens et les Français.

Selon The Times, les services secrets italiens avaient versé des dizaines de milliers de dollars aux commandants talibans et aux seigneurs de guerre locaux pour maintenir en paix la région de Saroubi.

Les soldats français étaient déployés depuis à peine un mois quand 10 d'entre eux furent tués et 21 blessés, le 18 août 2008, dans une des embuscades les plus meurtrières tendues par les insurgés contre les forces internationales.

 

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Un "Taliban repenti retourné". Il va bientôt pouvoir s'acheter une Harley-Davidson...cette photo ne fait pas partie de l'article ci-dessous mais a été prise en même temps.

La Brough Superior, c'était quand même plus classe...

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