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30/11/2009

Le Passager Clandestin– parce qu’il n’y a plus rien à attendre de l’État –

 

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« Les mots nous divisent, les actes nous unissent. » Tupamaros (Uruguay)

08:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Les petits mots d'un marchand de canon français : « Après c'est un peu comme des pneus, il en faut quatre pour équiper une voiture à nous de convaincre le client d'en prendre plus, que c'est mieux d'en avoir un peu à l'avance... »

Relancée, l'usine d'armement vise désormais le marché à l'exportation

dimanche 29.11.2009, 16:02 - La Voix du Nord

 Le ministre de la Défense Hervé Morin lors de la visite de l'usine au mois de mai. PHOTOBRUNO FAVA Le ministre de la Défense Hervé Morin lors de la visite de l'usine au mois de mai. PHOTOBRUNO FAVA

| PONT-SUR-SAMBRE |

La commande de 1 200 bombes passée dans le cadre du plan de relance a permis à la SAMP d'embaucher huit personnes au lieu d'en licencier sept. Autre retombée, indirecte : la société expose désormais un peu partout dans le monde et suit notamment de près le marché de l'avion de combat Rafale.

 

Depuis la visite en mai du ministre de la Défense Hervé Morin, déplacement au cours duquel il annonçait officiellement l'achat de 1 200 corps de bombes pour l'armée française, la SAMP (1) respire. Grâce à cette commande huit emplois ont été créés. « Cinq ingénieurs premier emploi, deux ouvriers tourneurs et une standardiste », précise le PDG Christian Martin. Non sans préciser qu'il y a quelques mois encore, sept licenciements étaient envisagés. Et que « si on a un contrat à l'exportation demain, on peut embaucher entre trois et cinq personnes de plus ».

Le Brésil, Dubaï...

La fabrication des 1 200 projectiles air-sol d'un poids de 250 kg est en bonne voie et la commande permet d'avoir« une visibilité jusqu'à début 2011 ». Si la société n'a pas conclu d'autres ventes pour l'instant, grâce au plan de relance, elle est aujourd'hui présente avec des stands à l'Étranger. « Je bouge beaucoup », résume M. Martin, tout juste de retour du salon aéronautique de Dubaï, où la France exposait le Rafale dont elle espère vendre 60 exemplaires à l'émirat. Des avions qu'il faudra armer... « Aujourd'hui on va à l'exportation. On est présent là où la France est présente ». Pas difficile de deviner que la SAMP a également des contacts avec le Brésil le président Sarkozy et son homologue Lula se sont rencontrés huit fois cette année et ont souvent parlé Rafal e... En cas de vente d'avions au Brésil ou à Dubaï, la société pontoise devrait tirer son épingle du jeu. « On aura un contrat minimum garanti »lâche le PDG. « Après c'est un peu comme des pneus, il en faut quatre pour équiper une voiture à nous de convaincre le client d'en prendre plus, que c'est mieux d'en avoir un peu à l'avance... » À notre question "La concurrence est-elle rude ?" M. Martin répond « oui, mai on n'a qu'un seul vrai concurrent, des Américains ».

L'achat annoncé de 60 Rafale supplémentaires par l'armée française ne concernerait pas la SAMP qui a déjà reçu sa part du gâteau. La Grèce, en revanche, où Hervé Morin s'est rendu lundi pour promouvoir la vente de 30 avions « est un client potentiel. On y exposera nos produits l'année prochaine ». La vente aux Grecs, ce n'est pas pour demain. « Des négociations, c'est long : ça peut durer des années ».

Pour approcher les États susceptibles d'être intéressés par les bombes de la SAMP, « on suit la tendance politique du gouvernement français. Si politiquement c'est non, c'est non. Dans un deuxième temps, ça suit avec l'avion ». Mais pas toujours. Des contrats peuvent également être signés avec des pays "hors embargo" bien évidemment mais qui n'achètent pas d'avions français. Qui prend les contacts ? « On est complètement autonome : dès qu'on a le feu vert on traite directement avec l'État en question ».

Et si un jour les commandes "explosaient", la SAMP suivrait-elle ? « L'armée a des stocks tampons. Ensuite c'est la géopolitique qui dicte sa loi ». En cas de forte demande « nous avons les outils après la question c'est d'augmenter les effectifs ».

Mais aujourd'hui, pour booster les ventes mieux vaut miser sur le développement du marché à l'exportation. « La France est présente en Afghanistan, mais... elle ne tire pas beaucoup », a observé M. Martin. •

RUFUS DE RIDDER

 

Société des ateliers mécaniques de Pont-sur-Sambre.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Avesnes_sur_Helpe/actualite/Autour_de_Avesnes_sur_Helpe/Aulnoye_aymeries_et_ses_environs/2009/11/29/article_relancee-l-usine-d-armement-vise-desorma.shtml

 

 

Qu'est ce que la SAMP ?:

La Société des ateliers mécaniques de Pont Sur Sambre (SAMP) est, en 2009, l'unique société du complexe militaro-industriel français produisant des bombes pour avions [2].

Elle construit des corps de bombes de 50 à 500 kg [3] en aciers spéciaux dont actuellement les Mk81 (125 kg), Mk82 (250 kg) et Mk83 (460 kg) conception américaine et conçoit des munitions dont, dans les années 1990, la gamme de bombes lisses de 250 kg EU2 [4]et, à la fin des années 2000, la P250.

Après leur usinage, c'est la société Eurenco, du groupe Société nationale des poudres et des explosifs, qui les remplit d'explosifs. Puis les kits de guidages sont ajoutés pour en faire des armes de précision tels les armements air-sol modulaire [5]. (source Wiki)

 

 

 

Le ministre Hervé Morin fait ses emplettes pour relancer l'usine de Pont

samedi 16.05.2009, 04:47 - PAR RUFUS DE RIDDER

PHOTOS BRUNO FAVA PHOTOS BRUNO FAVA

|  ARMEMENT  |

En achetant 400 tonnes de bombes, l'armée remplit confortablement le carnet de commandes de l'usine d'armement de Pont-sur-Sambre. Hier, Hervé Morin est venu visiter les ateliers et trinquer sur l'avenir de la société; un avenir qui devraitpasser par l'exportation.

Ecoutez le ministre Hervé Morin, lors de son déplacement

Si à Pont on savait que derrière le nom Société des Ateliers Mécaniques (SAMP) se cachait une usine d'armement ce qu'on y fabriquait exactement restait un énigme. La visite du ministre de la Défense, hier matin, a été l'occasion rêvée d'en savoir plus. On a appris d'abord que l'usine allait mal que les commandes faisait défaut, «  surtout depuis une dizaine d'années », précise le Pdg Christian Martin. Ensuite, si la visite du centre d'études a eu lieu en comité restreint, celle de l'atelier situé le long de la voie ferrée, rue Gambetta à Aulnoye, a permis de découvrir toute la gamme des bombes fabriquées. Hervé Morin a écouté attentivement les explications données par les techniciens. Sur un sol secoué par la forge, le ministre a assisté à la naissance d'un nouveau projectile : espèce de suppositoire géant à tête rouge pour être encore bien chaud. Mais si M. Morin était de passage à Pont hier, c'était avant tout pour annoncer de façon officielle l'achat de 1 200 bombes de 250 kg pièce «  pour l'armée de l'air et la marine ». La commande répond à une promesse faite il y a quelques mois dans le cadre du plan de relance pour l'économie, mieux connu sous le nom : plan de relance Sarkozy.

Cinq emplois créés

Christian Martin se réjouit d'avoir, «  aujourd'hui, un carnet de commandes satisfaisant, en fabrication et en étude ». Et d'annoncer que cette vente «  va nous permettre de créer cinq emplois... et de maintenir les sept qui étaient menacés ». L'effectif de l'usine, où travaillent 22 salariés, montera donc à 27 grâce à cette commande. Mais la dépense de 8 millions d'euros ne couvre pas seulement l'achat des bombes de 250 kg (environ 4 millions d'euros) elle inclut le financement d'un contrat d'études pour le développement d'armes nouvelles.

Le ministre dit vouloir mettre tout en oeuvre «  pour empêcher que le savoir-faire disparaisse du pays (...) Partout où on peut, on le fait ». Hervé Morin dit comprendre que «  si les grands groupes arrivent à ouvrir des portes pour les PME c'est beaucoup plus difficile ». Il a promis de «  faciliter les relations directes entre les PME et la DGA (*) et de réduire de 80 à 40 jours, le délai d'autorisation à l'exportation ». Et l'exportation, c'est justement ce que vise avant tout la société pontoise. La commande française peut servir de tremplin pour des contrats alléchants avec des états étrangers... Si on sait aujourd'hui que des avions français larguent des bombes estampillées SAMP sur l'Afghanistan, difficile de savoir qui les achètera demain. Et où elles tomberont. •

> (*) Délégation générale pour l'armement.

 

Pour Hervé Morin, le plan de relance, c'est de la bombe !

Le ministre de la défense Hervé Morin s'est rendu vendredi dans le Nord pour visiter la société SAMP, qui fabrique des bombes d'avion. Cette société, la seule en son genre dans notre pays, était en grande difficulté. Elle n'avait pas reçu de commandes depuis 2004, mais seulement des crédits pour poursuivre des recherches sur de nouvelles bombes pénétrantes P250.

Le plan de relance de l'économie est passé par là. SAMP va donc recevoir 8 millions d'euros du ministère de la Défense pour une commande de 1200 bombes Mk 82 de 250 kg. Cela devrait lui assurer entre un et deux ans de production. Hervé Morin s'est rendu sur place pour en discuter avec le patron et les salariés de l'entreprise.


SAMP, implantée à Pont-sur-Sambre et Aulnoye, est une PME. A peine 22 salariés, dont 60% dans la recherche-développement. La formation représente 3,63% de la masse salariale, un niveau très élevé. La moyenne d'âge est de 44 ans et l'ancienneté dans l'entreprise de 20 ans.

Le ministère de la Défense entend faire un effort particulier en direction des PME. Un bureau spécial a été crée par la DGA pour servir d'interlocuteurs à ces petites et moyennes entreprises.

Le plan de relance va permettre de sauver sept emplois qui auraient dû être supprimés et d'en créer cinq nouveaux, soit un gain de 12 emplois. Vu de Paris, cela n'a l'air de rien, mais la SAMP est implantée dans un bassin d'emploi où le taux de chômage est très élevé, de l'ordre de 14%. Parmi les emplois crées, un poste "commercial export" a été confié à un cadre de 61 ans.

Pour le ministère de la Défense, le plan de relance se chiffre au total à 2,4 milliards d'euros  : 110 millions d'études amont, 240 millions de travaux dans le BTP, 500 millions de factures payées plus vite et 1,6 milliards de commandes nouvelles. Le sauvetage de la SAMP représente donc 0,3 % du plan de relance pour la Défense.


Pour un industriel, fabriquer des bombes n'est pas une sinécure : "Je ne fais pas un produit noble. Quand je vais voir un banquier, toute le monde s'enfuit en courant", assure le patron de la Samp Christian Martin.

Reste que ce type d'entreprises est confronté à deux types de choix stratégiques : comment se diversifier et trouver des marchés à l'exportation ?

La Samp fabrique des corps de bombes en aciers spéciaux : Mk 81 (125 kg), Mk 82 (250 kg) et Mk 83 (500 kg). Après leur usinage, c'est la société Eurenco, du groupe SNPE, qui les remplit d'explosifs. Puis les kits de guidages sont ajoutés.

La Samp développe aujourd'hui des bombes pénétrantes capables de percer du béton et réduisant les dommages collatéraux, pour des emplois en zone urbaine. La vitesse de pénétration est de 292 m/seconde. Dans une bombe de 250 kg, la charge explosive pèse 86 kg. L'idée est de réduire cette charge jusqu'à 28 kg afin de limiter les effets de l'explosion.

Au niveau mondial, les Etats-Unis sont le premier producteur de bombes d'avions. Le prix de base d'un corps de bombe d'emploi général de 250 kg est de 3000 euros et celui de sa charge explosive de 3000 euros également. Les kits de guidage font monter la facture de manière vertigineux.  Paveway 2 : environ 18.000 euros, Enhanced Paveway : 35.000 euros. A2SM : 100.000 euros. C'est le prix à payer pour ne plus recourir aux tapis de bombes.

07:29 | Lien permanent | Commentaires (1) |

29/11/2009

Permettez-moi messieurs de préférer le language des hommes...

 


Les poissons volants se reconnaîtrons facilement...

 

19:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Feuer-Chaoten - concessionnaire Citroen incendié à Berlin en solidarté

[Strasbourg/sommet OTAN] : concessionnaire Citroen incendié à Berlin en solidarité avec les condamnées

"Dans la nuit du lundi 23 novembre nous avons brule des voitures du concessionaire citroen de Lichtenberg a Berlin. Cette action est en reponse a la nouvelle de la sentence de 4ans d emprisonnement pour deux emeutiers du sommet NATO( avril, strasbourg, France. Ces deux arrestations sont clairement utilises pour l’exemple, pour briser toute revolte COLLECTIVE.

Participer a une emeute, se mouvoir d une cible a une autre, ENSEMBLE, est une chose que le systeme craint. Et il n a nul besoin de se justifier de sa repression.

Partout, il punit les revoltes collectives qui naissent quand une manifestation tourne a l’emeute. A Berlin, apres la manifestation en memoire de Silvio Meier tue par les nazis,18 personnes sont arretees. Ou comme en France ou les revoltes lyceenes sont durement reprimees en ce moment. Partout, des individus sont arretes sans preuves-et gardes en taule jusqau proces. A Berlin, apres Alexandra et Christof, les flics choisissent de prendre en hotage Tobias. En France ou en Belgique, des camarades sont accuses, parfois de terrorisme, car connus comme actifs dans les luttes (squats, immigration...). En Grece, toujours pas besoin de preuves pour accuser des jeunes rebels d’appartenir a la fameuse "consipiration des cellules de feu".

Jour ou nuit, continuons de parcourir les rues ensemble ! Elles sont nos maisons ! Transformons les manifs et le quotidien en desordres !

La lutte continue ! Liberte pour tous et toutes !"

http://toulouse.indymedia.org/spip.php?page=article&id_article=42677

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Le phénomène est apparu il y a plusieurs mois selon la police allemande et ne cesse de s’amplifier au point que cette dernière parle désormais «dactions politiques».

Que se passe-t-il au juste ? Réponse : depuis plusieurs mois, donc, les incendies se multiplient en Allemagne contre les grosses cylindrées, à Berlin et à Hambourg principalement.

Plus de 200 véhicules ont ainsi déjà été incendiés cette année, en Allemagne, en majorité des Mercedes et des BMW, mais aussi des Volkswagen ou encore des Ferrari. Et pour la police, la plupart de ces incendies ont une origine politique. Ils surviennent souvent dans d
anciennes banlieues ouvrières, très prisées désormais par les classes moyennes et supérieures. Des voitures appartenant à des grandes sociétés type Vattenfall ou Deutsche Telekom ont également été touchées. La police soupçonne des groupes dextrême gauche dêtre à lorigine de ces attaques, mais sans évoquer un mouvement coordonné de grande ampleur.

Le retour des Brigades rouges par le feu ?

Leur presse (Yahoo! Actualités), 27 novembre 2009.






quelques photos en pluches (PROBE)

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The roof, the roof, the roof is on fire,
The roof, the roof, the roof is on fire,
The roof, the roof, the roof is on fire,
We don't need no water let the motherfucker burn,
Burn motherfucker burn.

 

 


10:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/11/2009

Appel du réseau Seattle to Brussels, novembre 2009

 

 

Appel du réseau Seattle to Brussels, novembre 2009

OMC : La grande rupture – Plus de crise !

Changez le système commercial,

pas le climat

Du 30 novembre au 2 décembre 2009 – 10 ans après la “Bataille de Seattle » et seulement quelques jours avant le sommet crucial des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague, la 7ème ministérielle de l’OMC aura lieu à Genève. Elle vise à promouvoir l’extension des pouvoirs de l’OMC et du libre-échange comme solution aux crises globales que nous traversons.

Le modèle neolibéral en matière commerciale et d’investissements, incarné par les accords de l’OMC et par les nombreux accords de libre-échange bilatéraux, est une des causes de la crise financière globale, de la faim et des crises énergétique et climatique.

Pourtant, les gouvernements continuent de promouvoir la dérégulation et la libéralisation, l’Union Européenne et ses Etats-membres constituant l’une des forces motrices les plus agressives dans cette approche. Contrairement au mantra actuel de la régulation que l’Union Européenne récite, la pression pour conclure le Doha Round et toute une série d’accords bilatéraux et régionaux de libre-échange conduira à davantage de libéralisation et de dérégulation de la finance et de l’économie à travers le monde, servant une fois de plus les intérêts des multinationales.

Le libre-échange et l’OMC ont fermé l’opportunité d’améliorer leurs vies à des familles de paysans sur toute la planète. Ils ont empêché que les consommateurs aient tous accès à de la nourriture saine et abordable. Ils ont refusé aux travailleurs du Sud et d’Europe l’accès à des emplois plus nombreux et décents. Ils ont refusé aux citoyens à travers le monde l’amélioration de l’accès à des services essentiels de qualité. Et ils ont échoué à promouvoir un développement durable socialement et écologiquement. 

Pour surmonter les crises systémique et globale qui englobent la planète, nous appelons collectivement à la construction d’un nouvel ordre économique ; un ordre qui place la satisfaction des besoins humains de base en son cœur, ainsi que la mise en place et la garantie de tous les droits sociaux, économiques, culturels et politiques ; un ordre basé sur des modèles de production et de consommation qui respectent les limites des ressources naturelles de la planète ; qui promeuve une distribution équitable de ces ressources et qui utilise des énergies propres, sûres et renouvelables.

Pour y parvenir, nous devons mettre en place un modèle multilatéral alternatif en matière de commerce et d’investissements ; un modèle qui soit juste, durable, participatif et basé sur la solidarité.

Nous appelons les mouvements sociaux, les syndicats et les organisations de la société civile en Europe à nous rejoindre à Genève pour une semaine d’action qui débutera le 28 novembre pour dire « OMC : La grande rupture ! Plus de crise ! » et « Changez le commerce pas le climat ».

Réseau Seattle to Brussels

www.s2bnetwork.org

 

 

 

09:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/11/2009

Comment, avec l'aide de l'église ou toute autre agence de communication, justifier l'inégalité entre riches et pauvres par les dons

LE DON AU MOYEN ÂGE : PRATIQUE SOCIALE ET REPRÉSENTATIONS

 

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Perspectives de recherche

par Eliana Magnani Soares-Christen

 

Version remaniée de l’essai publié dans CEM (bulletin du Centre d’études médiévales d’Auxerre), n° 4, 2000, p. 62-74.

(extraits)

Le pauvre – on y reviendra – est un acteur fondamental de l’échange car il est le véhicule du salut du riche. Effectivement, dans un passage de la Vie de saint Éloi, écrite dans le premier quart du VIIIe siècle, on souligne que « Dieu aurait pu faire tous les hommes riches, mais il voulut qu’il y ait des pauvres en ce monde, afin que les riches aient une occasion de racheter leurs péchés (10) ».

Par la volonté du Créateur de sauver les riches, la société est fondée sur l’inégalité. Ainsi, les biens dont dispose le riche sont, en fin de compte, le moyen de son salut (11).

La même idée apparaît dans l’acte de fondation de Cluny qui commence par le rappel suivant : « Si la Providence de Dieu veut qu’il y ait des hommes riches, c’est afin qu’en faisant un bon usage des biens qu’ils possèdent de façon transitoire, ils méritent des récompenses qui dureront toujours (12). »

La donatio pro anima s’articule, en effet, autour de l’idée que Dieu a donné aux hommes la possibilité d’obtenir des biens célestes grâce aux biens terrestres, de construire des choses éternelles avec des biens passagers (13).

Des temporalia, à condition qu’on en fasse un bon usage, peuvent se transformer en caelestia (14).

En ce sens, un acte de Lérins datant de 1033 fait remarquer que parmi les miracles de l’oeuvre du « grand arbitre » et les merveille qu’il a données aux mortels figure le fait que ceux-ci puissent mériter les éternelles et perpétuelles récompenses grâce aux biens matériels et fragiles(15).

L’affirmation se trouve confortée par l’Écriture qui enseigne qu’« on récolte ce qu’on sème » (Pr 22, 8; Si 7, 3; Jb 4, 8; Os 8, 7; Ga 6, 7; 2 Cor 9, 6) et que « la justice de celui qui a distribué et donné aux pauvres de ses biens demeure à jamais » (Ps 112, 9; 2 Co 9, 9). Donc on est en droit d’espérer retrouver dans l’au-delà ce qu’on donne ici-bas.

 

10. Vita sancti Eligii episcopi noviomensis, MIGNE, Patrologia Latina, t. 87, c. 533.

11. Pr 13, 8 dans CL 232 (milieu XIe s.), 208 (1110-1115), CLU 1715 (985), 1784 (988), 3350

(v. 1055), 3506 (1077).

12. CLU 112 (910).

13. CLU 1189 (965/966), 1190 et 1191 (965/966), 2731 (v. 1020), 3377 (1061-73), 3506 (1077).

14. CSV 110 (1014).

15. CL 154 bis (1033).

Piégé par les "Yes Men", des altermondialistes spécialisés dans le détournement, le maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany, affirme qu'"il n'y a pas de misère en France" et que les pauvres "vivent très bien". Il croyait s'exprimer sur une télévision américaine.

09:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/11/2009

Les nettoyeurs du Net

Quand on tape sur Google”Paul Lambert” (le nom a été changé à la demande de notre interlocuteur), la première page de résultats affiche une liste de textes informatifs sur l'usine de biocarburants qu'il a créée en Italie. Les clients, les fournisseurs, les candidats à l'embauche et les concurrents qui cherchent à se renseigner sur cet homme d'affaires découvrent un site d'entreprise très bien fait, des articles élogieux sur ses procédés innovants, des évaluations signées par des experts en marketing et en développement durable.

Or, il y a quelques mois, la situation était très différente. Sur les dix premiers résultats Google, six étaient des documents rappelant que, dans les années 1980 et 1990, l'homme était un trafiquant d'armes international, et qu'il avait été mêlé à deux scandales politico-financiers. A l'époque, il avait même écrit un livre sur son métier. Puis il s'était expatrié et avait refait sa vie.

Par quel miracle, en quelques mois, “Paul Lambert” s'est-il refait une virginité numérique ? Il a fait appel aux services de Hington & Klarsey, une jeune agence basée en Angleterre, spécialisée dans la gestion de la “e-reputation”. L'équipe, qui réunit des informaticiens, des juristes et des gens de communication, a mis au point un procédé très efficace. Elle mène des recherches pour identifier les auteurs des textes visés et les responsables des sites qui les publient. Puis elle leur demande de supprimer les contenus compromettants, ou au moins de les modifier, en remplaçant le nom de leur client par ses initiales. Xavier Desfeuillet, directeur exécutif de Hington & Klarsey, se dit partisan de la manière douce : “Nos arguments sont avant tout d'ordre moral. Nous expliquons aux éditeurs que ces informations sont sans valeur, car obsolètes. Elles nuisent à notre client sans rendre service à quiconque.” Ainsi, il réussit à convaincre le quotidien L'Humanité de supprimer de ses archives en ligne un article sur son client, datant de 1993.

Bien sûr, ce système est imparfait. L'une des affaires impliquant “M. Lambert” fut évoquée lors d'une enquête parlementaire, dont le compte rendu reste publié sur un site officiel. Par ailleurs, des blogueurs militants, qui ont republié certains articles et rédigé des commentaires, refusent de les effacer, et s'insurgent contre cette forme de censure.

Dans d'autres cas, l'agence ne parvient pas à identifier les propriétaires du site, ou n'obtient aucune réponse car ils vivent dans un pays lointain. Certains essaient aussi d'extorquer de l'argent pour effacer un contenu dérangeant. Quand le “nettoyage” s'avère impossible, les agences ont recours à une autre technique, le “noyage” : on neutralise les documents gênants en les faisant reculer dans la hiérarchie des résultats des moteurs de recherche. Qui se soucie de ce que Google publie en quatrième ou en cinquième page ?

L'agence crée alors une série de sites dont l'adresse contient le nom du client, ce qui les propulse en tête du classement. Pour plus de crédibilité, elle leur accole des mots-clés comme “news”, “market” ou “audit” … Il faut ensuite les remplir de “contenu positif” rédigé dans un style neutre et professionnel, souvent accompagné de photos et de vidéos. Vient enfin l'étape cruciale du référencement : l'agence possède des centaines de pages Web apparemment indépendantes, dont la fonction essentielle est de publier des liens en direction des sites dont on veut faire la promotion. Ceux-ci sont alors repérés en priorité par les algorithmes de Google.

Ces prestations haut de gamme sont réservées aux chefs d'entreprise, aux stars du show business et aux hommes politiques, car elles peuvent coûter des dizaines de milliers d'euros. Pour les citoyens ordinaires, d'autres agences proposent des services plus modestes, à des tarifs abordables. Aux Etats-Unis, la gestion de “e-reputation” est en train de devenir une industrie, fonctionnant sur le modèle des compagnies d'assurances. Pour un abonnement de 15 dollars par mois, la société californienne Reputation Defender effectue ainsi sur Internet une veille permanente pour le compte de ses clients. A chaque fois que leur nom ou leur photo apparaît sur un nouveau site, elle les avertit. Si le client estime que ce contenu est dérangeant, la société lance une offensive pour le faire effacer. Elle facture 29 dollars par document supprimé.

Michael Fertik, le patron de Reputation Defender, affirme posséder plusieurs milliers de clients modestes : psychologue accusé d'avoir acheté son diplôme, parents découvrant que leur fils raconte des secrets de famille sur des forums… Il note aussi la multiplication des affaires impliquant des images. La mode des photos érotiques prises dans l'intimité du couple se répand dans la jeunesse occidentale. Quand la passion s'estompe, les images restent à l'abandon sur un disque dur, mais en cas de crise ou de dispute, elles surgissent au grand jour : par vengeance, des hommes éconduits ou trompés les affichent sur Internet. Parfois, la femme contre-attaque en publiant des textes assassins sur son compagnon. Du coup, les deux parties deviennent clientes de Reputation Defender.

En France, une start-up baptisée Reputation Squad vient de se lancer sur le même créneau. Parmi ses premiers clients, un homme qui fut victime d'une escroquerie, largement couverte par les médias. Des années après l'affaire, son nom figure toujours dans de nombreux articles sur Internet. Personne ne lui reproche rien, mais il exècre ce statut d'éternelle victime.

Quand les documents sont diffamatoires ou attentatoires à la vie privée, les agences peuvent utiliser des méthodes plus musclées. La société parisienne Les Infostratèges n'hésite pas à envoyer aux blogueurs et modérateurs de forums des rappels à la loi et des menaces de poursuites. Avec les sites des médias classiques, c'est plus compliqué, mais Didier Frochot, le juriste des Infostratèges, imagine déjà une réforme ambitieuse : “Les sites officiels comme Legifrance (qui publie sur Internet les arrêts de différents tribunaux) anonymisent leurs archives au bout de deux ans, pour accorder aux justiciables un droit à l'oubli. Les médias devraient faire la même chose. S'ils n'arrivent pas à s'autodiscipliner, il faudra faire voter une loi contraignante.” M. Frochot a saisi la CNIL de cette question, sans résultat à ce jour.

Certaines victimes s'adressent, plus classiquement, à des avocats, qui apprennent sur le tas le métier de nettoyeur du Net. Me Blandine Bonvoisin, avocate à Lille, a récemment reçu dans son cabinet une employée de banque en plein désarroi. Son fils de 15 ans, qui s'était amusé à taper le nom de sa maman sur Google, est tombé par hasard sur un film pornographique datant de 1987, dont elle était la vedette. Côté familial, le mal est fait, mais l'ex-actrice craint à présent que ses collègues ne fassent la même découverte. L'avocate estime que le recours aux tribunaux sera suffisant : “La plaignante doit prouver qu'elle subit un préjudice, mais dans le cas d'une oeuvre pornographique, ce sera facile. Par ailleurs, à l'époque du tournage, ma cliente n'a pas pu céder ses droits pour une exploitation via Internet, car il n'existait pas.”

 

 

Les avocats s'estiment très efficaces dans les cas de non-respect de la présomption d'innocence. En 2002, la responsable d'une association est mise en examen dans une affaire d'abus de confiance. Garde à vue, licenciement… Son nom est cité dans les médias, et les articles les plus accusateurs sont repris et commentés sur des forums. En 2006, elle bénéficie d'un non-lieu, mais personne n'en parle. Résultat, deux ans plus tard, quand on tapait son nom sur Google, on tombait sur des articles non datés, donnant l'impression qu'elle était toujours au centre d'une affaire en cours : “Je cherchais du travail, se souvient-elle ; à cause d'Internet, les recruteurs étaient tous au courant de mon passé judiciaire. Bien qu'innocentée, j'étais terrassée par la honte.” Elle crée sa propre entreprise, mais sa réputation sur Internet lui fait perdre plusieurs clients. En 2008, elle a enfin assez d'argent pour faire appel à une avocate.

Pour des raisons techniques, le problème risque de s'aggraver très vite. Des nouveaux logiciels de reconnaissance visuelle vont bientôt permettre de retrouver toutes les photos d'une personne sur Internet à partir d'une seule image de son visage. Les moteurs de recherche, qui ne scannent aujourd'hui qu'une partie des serveurs accessibles via Internet, s'enfoncent de plus en plus profondément dans les bases de données, et vont dénicher des documents jusque-là épargnés, notamment dans les réseaux sociaux et les archives à l'abandon. Des étudiants qui avaient publié dans les années 1990 des blagues de potaches sur le réseau universitaire Usenet, oublié de tous, découvrent aujourd'hui avec horreur qu'ils ont refait surface sur les forums de Google Groups.

A l'époque, les documents Usenet étaient archivés par une société privée, dont le fonds a été racheté par Google. Une jeune Française a récemment essayé de supprimer de Google Groups des messages très intimes laissés dix ans plus tôt sur Usenet, en vain. Elle fait alors appel à une avocate, qui écrit à Google, sans résultat. Elle va jusqu'à porter plainte, mais le juge décide que le droit français n'est pas applicable à un service appartenant à une société californienne. En désespoir de cause, elle saisit la CNIL, qui lui répond que ce jugement est regrettable, mais qu'elle n'y peut rien. Puis un jour, la jeune femme constate que les messages ont mystérieusement disparu. Malgré tout, elle a résilié son abonnement Internet.

Yves Eudes
LE MONDE | 23.11.09 | 13h58

Article paru dans l'édition du 24.11.09

 

«Nettoyez» votre réputation sur le Web

06/04/2009 10:34

Si l'on tape votre nom ou celui de votre entreprise dans Google et que tous les premiers résultats qui apparaissent renvoient une image négative de vous, il y a comme un problème. D'où l'apparition de sociétés qui vous proposent d'améliorer votre «web-réputation».

Une vieille photo d'une soirée d'étudiants un peu trop arrosée sur Facebook, un commentaire maladroit sur un forum de discussion, une vidéo compromettante sur YouTube, des amis peu fréquentables dans ses réseaux sociaux... Toutes ces traces encombrantes que les internautes sèment sans trop y penser sur la Toile peuvent avoir des conséquences fâcheuses lors d'un entretien d'embauche ou de négociations commerciales, voire même lors d'un premier rendez-vous amoureux. Aujourd'hui, le fait de «googler» une personne avant de la rencontrer est devenu monnaie courante, ce qui signifie qu'il vaut mieux faire en sorte de ne pas avoir trop de casseroles qui traînent sur le Web.

Ce simple constat a donné des idées à certains entrepreneurs : on voit fleurir ces derniers temps des sociétés spécialisées dans le «nettoyage de réputation» sur Internet. La plus connue à ce jour est sans doute le site américain ReputationDefender, fondé par le jeune avocat Michael Fertik en 2006.

Créée à Louisville dans le Kentucky, la société a déménagé dans la Silicon Valley, où elle emploie 55 personnes, et a réalisé un chiffre d'affaires de l'ordre de 5,5 millions de dollars en 2008. «Cela représente une croissance de 100 % par rapport à 2007», souligne son fondateur.

A noter par ailleurs que ReputationDefender est parvenue à lever 2,6 millions de dollars auprès de plusieurs venture-capitalists en août 2008 et que pour soutenir sa croissance rapide en Europe, elle vient d'ouvrir un bureau à Munich, en Allemagne. La Belgique fait également partie de la quarantaine de pays où le site compte aujourd'hui des clients.

Un rapport mensuel sur votre réputation virtuelle

«L'idée de créer ce service m'est venue en lisant un article sur les coups bas que se font les adolescents sur Internet, raconte Michael Fertik. Bien sûr, quand j'avais leur âge, il m'arrivait aussi de colporter des ragots sur d'autres élèves ou même de faire circuler des papiers se moquant de mes camarades à travers la classe mais les dégâts ne duraient que quelques heures au maximum. La différence, c'est qu'aujourd'hui, ce genre de propos peut rester de manière permanente sur le Web. Autrement dit, si on ne fait rien pour les retirer, ils peuvent se transformer en tatouages virtuels pour la vie.»

La principale solution proposée par ReputationDefender s'appelle «MyReputation». Pour 14,95 euros par mois, celle-ci permet à l'utilisateur de recevoir un rapport mensuel sur tout ce qui se dit à son sujet sur la Toile, avec une identification des éléments les plus susceptibles d'occasionner des dégâts à son image. Mais ne suffit-il pas de taper son nom dans Google pour arriver gratuitement au même résultat ? «Non, car nous utilisons des outils bien plus sophistiqués que cela, répond Michael Fertik. Notre force, c'est le software . Mes employés sont avant tout des techniciens, pas des juristes.» Selon lui, c'est pour cette raison que Reputation Defender garde une longueur d'avance sur ses concurrents. «C'est facile de dire que l'on contrôle la réputation des internautes, mais c'est beaucoup plus difficile de le faire réellement», affirme-t-il.

Impossible de tout contrôler

Une fois qu'un élément potentiellement nuisible a été repéré par ReputationDefender sur le Web, le site propose à l'internaute de le «détruire» pour 29,95 euros supplémentaires. C'est d'ailleurs de cette manière que la société a acquis une certaine notoriété aux Etats-Unis dès 2006, lorsque les parents de Nikki Catsouras, une jeune fille qui s'était tuée au volant de la Porsche de son père en Californie, ont fait appel à Michael Fertik pour que celui-ci fasse retirer de la Toile les photos du crash. Il s'agissait en effet d'images particulièrement horribles, prises par des policiers sur les lieux de l'accident, et que ceux-ci avaient envoyées à des collègues par e-mail. Il n'en fallait pas plus pour créer un effet boule de neige, les photos en question se retrouvant rapidement un peu partout sur le Net, permettant même à Nikki Catsouras d'acquérir une notoriété posthume sous le nom de «Porsche Girl».

A priori , le travail de ReputationDefender dans cette sordide affaire, qui a notamment abouti à des sanctions au sein de la police, n'a pourtant pas été d'une grande efficacité puisqu'aujourd'hui encore, on trouve ces fameuses images de Nikki Catsouras décapitée après une recherche de seulement quelques secondes sur Google. «En réalité, notre action a bel et bien été très efficace dans la mesure où nous sommes parvenus à faire retirer les photos de plusieurs centaines de sites, répond Michael Fertik. Le problème est que par la suite, les parents de Nikki Catsouras ont continué à donner des interviews malgré mes mises en garde, ce qui a inévitablement amené les photos à se multiplier à nouveau sur Internet.» Cela dit, il est bien obligé de reconnaître qu'il est «impossible» de contrôler complètement ce qui se passe sur le Web et il précise que ReputationDefender rembourse ses clients en cas d'échec.

Surveiller l'activité de ses enfants

Deux autres produits proposés par la société californienne s'appellent «MyChild» et «MyPrivacy». Pour 14,95 euros par mois, le premier permet aux parents de faire surveiller l'activité de leurs adolescents sur Internet, tandis que pour 9,95 euros par mois, le second promet aux internautes de faire retirer leurs données personnelles des nombreuses bases de données commerciales. Avec là aussi une efficacité toute relative. Le magazine Forbes soulignait en effet récemment que la majorité de ces gigantesques bases de données ne donnent aucune suite aux demandes de suppression des listes envoyées par ReputationDefender, même si Michael Fertik affirme avoir conclu des accords avec quelques-unes d'entre elles.

Pour les particuliers fortunés qui veulent à tout prix soigner leur image virtuelle, la start-up californienne vient par ailleurs de lancer le service «MyEdge» qui permet aux abonnés de s'assurer que lorsqu'on tape leur nom dans un moteur de recherche, tous les premiers résultats qui apparaissent sont des informations positives les concernant, ou en tout cas des infos sur lesquelles ils ont un certain contrôle. Une sorte «d'assurance Google» qui, en fonction du degré d'efficacité recherchée, coûte tout de même entre 99 et 599 euros par an.

Les informations scandaleuses font recette

La société Hington Klarsey, créée il y a un an à Londres, paraît a priori plus crédible que ReputationDefender. Il faut dire que, contrairement à la start-up californienne, elle ne s'adresse pas aux particuliers (à l'exception de certaines célébrités du showbiz, du monde sportif ou même de la sphère politique) mais à des entreprises. Le prix aussi est sensiblement différent puisqu'on parle ici de montants qui oscillent de 20.000 à plus de 100.000 euros. «Si nos coûts sont élevés, c'est parce que la quinzaine de personnes qui travaillent pour nous sont des personnes extrêmement compétentes et bien formées», souligne le directeur général Xavier Desfeuillet.

Hington Klarsey propose notamment à ses clients de stopper les rumeurs qui circulent à leur sujet sur Internet, de désindexer des pages web obsolètes, d'influencer de façon positive leur réputation en ligne, mais aussi et surtout de contrer les campagnes de dénigrement à leur encontre.

«Avec le sexe et les jeux en ligne, les informations scandaleuses font partie des trois principaux vecteurs qui permettent à un site ou à un blog de doper son audience, affirme Xavier Desfeuillet. Ceux-ci ont donc tout intérêt à relayer ces informations, généralement sans prendre la peine de les vérifier, pour générer du trafic, et donc aussi des clics et de l'argent. Bien sûr, l'information peut toujours être démentie par la suite via des médias plus traditionnels mais en attendant, le mal est fait. Et le préjudice moral et financier peut être très important pour l'entreprise visée. Nous avons eu un client qui a perdu 18 % de son chiffre d'affaires à la suite d'une campagne de dénigrement sur le Web.»

Privilégier la technique du «contre-dénigrement»

Xavier Desfeuillet est plutôt un adepte des méthodes douces. Pour lui, il ne sert à rien de lancer des procédures judiciaires tous azimuts, d'autant plus que souvent, les courriers d'avocats se retrouvent eux aussi sur Internet, ce qui contribue à détériorer encore un peu plus l'image de marque de la société. Il estime qu'il ne sert à rien non plus de vouloir effacer ce qui se trouve déjà en ligne car «même quand la source s'est tue, la diffusion de l'information reste massive et transnationale». Pour lui, mieux vaut donc agir de manière discrète, en pratiquant ce qu'il appelle le «contre-dénigrement». Comment ? Notamment en entretenant de bonnes relations avec des blogueurs et des «référenceurs» Internet influents, afin de les amener à contrebalancer les informations scandaleuses, ce qui freinera leur propagation. «Pour réagir correctement sur Internet, il suffit de connaître les bons acteurs», affirme-t-il. Comme Reputation Defender, Hington Klarsey agit également en amenant un maximum d'informations neutres ou positives vers les premières pages des moteurs de recherche, car «personne ne va au-delà de la troisième ou quatrième page sur Google».

Mais surtout, Xavier Desfeuillet incite ses clients à régler avant toute chose leurs problèmes avec leurs clients mécontents, car ce sont eux qui constituent souvent la source des mauvaises réputations sur Internet en exprimant leur insatisfaction sur des tas de forums. «Pour une marque, régler ces problèmes n'a pas un coût direct énorme mais cela peut aider à restaurer la confiance des consommateurs», dit-il, en précisant que la résolution de ces litiges doit ensuite être rendue extrêmement voyante, afin de créer une «opinion contradictoire». «Nous ne réparons plus les problèmes lorsque nous savons que cela va à nouveau péter dans deux mois, dit-il. Il nous est déjà arrivé de défendre des causes indéfendables par le passé, mais cela s'est toujours terminé par un échec. S'il y a vraiment un problème avec une entreprise, il est impossible de noyer ce problème sur Internet.»

Cortix a demandé à être retiré de Wikipédia

Les entreprises préfèrent en général ne pas faire savoir qu'elles ont fait appel aux services de Hington Klarsey. Parfois, il arrive pourtant que les méthodes douces puis les menaces ne marchent pas, et que l'affaire sorte tout de même sur la place publique par le biais d'une action en justice.

C'est ce qui s'est passé avec la société française Cortix, pour laquelle Hington Klarsey a finalement entamé plusieurs procédures pour diffamation contre les sites et les blogs qui remettaient en cause les pratiques commerciales de cette entre- prise spécialisée dans la création de sites web. Avec notamment à la clé une décision assez spectaculaire de la part du tribunal de commerce de Paris, à savoir la fermeture pour 30 jours de la page concernant Cortix sur Wikipédia. «Personnellement, je préfère régler les problèmes sans élever la voix plutôt que de brandir des pages et des pages d'arguments juridiques, raconte Xavier Desfeuillet. Mais dans ce cas-ci, nous avons décidé d'aller jusqu'au bout car nous trouvions qu'il était intolérable que certaines informations mentionnées sur Wikipédia étaient prises pour argent comptant. Il fallait donc montrer les dents.» Mais avec quelle efficacité ? Ces actions en justice n'ont pas réussi à empêcher que l'on trouve encore relativement facilement sur le web les articles qui évoquent les dysfonctionnements chez Cortix, démontrant une nouvelle fois à quel point il est difficile de gérer sa réputation sur le Web. En attendant, les sociétés Reputation Defender et Hington Klarsey continuent à croître rapidement, imitées par des tas d'autres sites promettant de veiller sur votre «buzz digital». Une nouvelle profession est née.

Mathieu Van Overstraeten

http://trends.rnews.be/fr/economie/e-trends/12-1722-47697...

06/04/2009 10:34

 

23:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

quelques conseils de la Fédération Française de Tir

 

Ces éléments ont été copiés sur le site de la Fédération Française de Tir

Que vous soyez attiré par le tir sportif de loisir ou de compétition, maintenant que vous êtes licencié, nous vous invitons à exercer cette pratique en toute sécurité en appliquant quelques principes techniques élémentaires.

Votre choix pourra se porter sur des armes de poing ou d’épaule, selon votre propre sensibilité.

A cet effet, et à travers l’exemple du tir de précision à 10 mètres, nous vous proposons les premiers conseils techniques qui vous permettront d’apprendre un bon geste.

Pour tirer et atteindre une cible avec précision à chaque coup, il convient de coordonner les éléments techniques suivants, qui composent la séquence de tir :

*

la position

*

la visée

*

le lâcher

*

la tenue de l’arme

*

l’annonce

C'est à partir des éléments de cette séquence que nous allons évoquer succinctement la technique de base.

1. LA POSITION

Nous vous présentons à travers quelques schémas commentés, les fondamentaux de la position debout du pistolier et du carabinier.

De par leur morphologie, certains tireurs devront faire évoluer leur position, et ce, en respectant les principes de simplicité, d’équilibre et de reproductibilité.

Au niveau de la respiration, chacun comprendra que le geste du tireur s'accommode mal des " bougers " qu’elle peut engendrer. Toutefois, instinctivement, celle-ci va se bloquer (par une apnée) lors de la réalisation d’un geste précis.

 


 

 

Comme " il n’y a pas, d’un côté, un "ouvrier sauvage" qui posséderait l’apanage de l’activité révolutionnaire, par la grève spontanée et le sabotage, et de l’autre des individus ou des groupes qui ne pourraient faire usage des armes qu’en période d’insurrection généralisée."

 

 

Lettre de Guy Debord à Gianfranco Sanguinetti

 

19:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Tarnac, les procès verbaux discordants... Gendarmerie vs SDAT ?

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http://www.liberation.fr/societe/0101600696-tarnac-la-contre-enquete-qui-derange

Des procès-verbaux discordants

 

 

Pourtant, un gendarme, le lieutenant-colonel Eric G., chargé des constatations le jour des faits, dresse un procès-verbal contradictoire. Il note qu’un officier de police de la SDAT lui a déclaré dans la journée au téléphone «avoir suivi et observé un individu qui s’est stationné à l’intersection entre la D23 et la LGV Est pendant une vingtaine de minutes entre 4 heures et 4 heures 20». Mieux : «Cette personne a accédé à l’emprise sécurisée de la SNCF sans qu’il [le policier] puisse déceler ses agissements.» Cette déclaration, faite alors que les sabotages font déjà l’actualité des radios, ne sera pas été réitérée.


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le cafouillage sur la découverte de l’incident

 

De son côté, le conducteur du TGV d’ouverture de la ligne a «constaté un incident du pantographe» à 5 h 12. C’est à 8 h 22 que les services de la SNCF remarquent à Strasbourg un pendule [élément de fixation de la caténaire, ndlr] resté accroché sur le pantographe du train. A 10 h 36, les agents de maintenance sont prévenus. Et Patrick C., qui reçoit l’appel, est déjà sur la voie. Il est sorti vers 9 h 10 pour un TGV stoppé par un chevreuil… C’est donc lui qui arrive sur place à 11 h 46 seulement. Il constate que huit pendules sont décrochés, et un cassé, sur dix mètres.

Dans la journée, les gendarmes découvrent que la police ferroviaire aurait appelé le central de sûreté vers 10 heures pour l’avertir d’un appel de l’officier de permanence de la police judiciaire à 7 h 50. «Une équipe PJ, en mission de surveillance», aurait «vu un individu piéton qui se trouvait sur la LGV à l’intérieur des emprises SNCF». Le commandement de surveillance SNCF se tourne vers le responsable de la régulation de la LGV Est. L’appel est enregistré vers 10 heures.

«- Je t’appelle, j’ai la police qui nous a indiqué maintenant que vers 5 heures ce matin, il y aurait eu un équipage de la PJ qui aurait aperçu au niveau de Dhuisy […] une personne qui se serait avancée sur le pont, je pense qu’elle n’a rien jeté, parce que sinon on s’en serait rendu compte. C’est juste pour signaler ça, quoi : une personne a fait un aller-retour sur le pont et après, ils ont perdu la personne.

- Ben là, écoute, je ne suis pas du tout au courant, mais vraiment pas du tout ! Ça c’est passé à 5 heures ?

- Ouais, à 5 heures ! Il est temps qu’ils se réveillent, ils nous appellent cinq heures après, mais bon…»

L’avis des avocats.«Le signalement a été donné au plus tôt à 7 h 50 et plus vraisemblablement vers 10 heures. Les circonstances qui ont entouré le signalement de l’incident aux techniciens de la SNCF suscitent également de nombreuses interrogations. […] La PJ a tardé, sans raison connue, à informer les responsables de la SNCF.»

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18:10 | Lien permanent | Commentaires (1) |

Bourvil "La Tactique Du Gendarme"

18:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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