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13/12/2009

Sécurité, menaces et salaires de la peur, tout le monde veut en croquer !!! CNR ( conseil national du renseignement )

http://image.toutlecine.com/photos/s/a/l/salaire-de-la-peur-1953-03-g.jpg

A ne pas manquer : Premier colloque européen des directeurs de sécurité d’entreprise

Mardi 15 décembre, dans les locaux de l’OCDE à Paris, se tiendra sous la présidence de François Roussely, président du CDSE, le premier colloque européen des directeurs de sécurité/sûreté d’entreprise, ouvert par Henri Proglio et clôturé par Guillaume Pepy.

Les entreprises évoluent dans un environnement changeant et doivent aujourd’hui faire face à de nouvelles menaces. Quelles sont-elles et comment l’entreprise peut-elle y répondre ? Le CDSE présentera les résultats exclusifs d’une large enquête menée conjointement avec l’Edhec sur les perceptions et les réactions des entreprises face à ces nouvelles menaces.

Autour de quatre tables-rondes, il s’agira d’établir un état des lieux de ces nouvelles menaces, pour certaines nées de la crise économique, et de réfléchir aux moyens d’y faire face à partir des « bonnes pratiques » de certaines entreprises. Seront abordés les enjeux de la cybercriminalité, les nouvelles formes de contestation sociale (blocages, sabotages, terrorisme, etc.), l’impact de la crise sur les budgets de sécurité, etc.

Ce colloque, organisé par le CDSE, sera animé par un riche panel de directeurs sécurité internationaux, de PDG, de hauts fonctionnaires, de conseillers politiques, d’experts et d’universitaires. Il comptera notamment les présences de Bernard Bajolet (Coordonnateur National du Renseignement à la Présidence de la République) et Pascal Teixeira (Directeur de la Stratégie à la DGSE).

 

> Programme du colloque :

 

> 9h30-11h00 : Quelles menaces ?

Enquête : Etat des lieux des menaces pour les entreprises européennes. Enquête réalisée avec le concours de l’Edhec.

 

> 11h15-12h45 : Crise économique et nouvelles formes de contestation

Quelles sont ces nouvelles formes de contestation ? Est-ce un phénomène français ? Comment les entreprises sont-elles susceptibles d’y répondre ? Comment les partenaires de l’entreprise peuvent-ils travailler de concert pour éviter tout débordement ?

 

> 14h30-15h00: La mise en oeuvre d’une politique de sécurité sur le marché international

L’International Security Management Association (ISMA) présentera les outils mis en place par les grandes entreprises pour combattre les nouvelles menaces.

 

> 15h00-16h30 : Quelles répercussions la crise économique a-t-elle sur l’organisation de la sécurité des entreprises ?

Hausse de la malveillance, baisse des budgets sécurité : Comment les acteurs de la sécurité peuvent-il s’adapter à cette nouvelle donne ?


10/12/2009
Élysée : renfort à la cellule “renseignement”
Jérôme Poirot, ancien haut fonctionnaire de la ville de Paris et ex-conseiller de Rachida Dati au ministère de la Justice, rejoint le coordonnateur national du renseignement à l’Élysée.

La cellule “renseignement” de la présidence de la République s’étoffe avec l’arrivée de Jérôme Poirot. Ce haut fonctionnaire de 45 ans vient d’intégrer l’équipe du coordonnateur national du renseignement, Bernard Bajolet. Conseiller technique pour les affaires budgétaires au cabinet de la garde des Sceaux, Rachida Dati, jusqu’en juin dernier, cet administrateur de la ville de Paris a beaucoup bougé, comme en témoigne sa carrière. Docteur en géographie, diplômé de l’École supérieure des transports, Jérôme Poirot est aussi passé par l’ENA (promotion Averroès, 2000).



Le Coordonnateur national du renseignement vient enterrer le CIR (comité interministériel du renseignement) jusqu’alors placé sous l’autorité du Premier ministre , au sein du Secrétariat général de la défense national (SGDN) dont le périmètre d’action est sérieusement menacé depuis plusieurs années.

 

En effet, l’ordonnance du 7 janvier 1959 confiait au Premier ministre le soin d’animer la coordination entre les différents services de renseignement et de sécurité ; puis, le décret du 17 octobre 1962 a créé le Comité interministériel de renseignement (CIR) chargé de rédiger un plan gouvernemental de renseignement que le Premier ministre soumettait à l’approbation du Président. Le dispositif, tombé en désuétude, a été ranimé par le décret du 20 avril 1989, élaboré par le cabinet de Michel Rocard , et qui reprend les grandes lignes fixées dès 1962. Jean-Pierre Raffarin, en 2004, a également tenté de réactiver ce mécanisme.

 

Avec la création du CNR, la marginalisation du Premier ministre en matière de renseignement est officialisée. En effet, plusieurs facteurs se combinent : nul besoin de rappeler qu’en France le Président de la République exerce des pouvoirs que la Constitution ne lui octroie pas explicitement comme l’a démontré le Professeur Pierre Avril ; en matière de renseignement, en particulier, alors même que le Premier ministre est doté d’outils tels que le CIR ou encore le rattachement des services de renseignement et de sécurité aux ministres de l’Intérieur et de la Défense, l’autorité du Président de la République, hors période de cohabitation, s’exerce sans partage dans ces domaines régaliens (grâce à la soumission des responsables concernés).

 

Nicolas Sarkozy a vite saisi l’importance stratégique de ces compétences et services : en juillet 2008, il a impulsé la création de la DCRI et placé à sa tête Bernard Squarcini, un fidèle. Par la suite, il a procédé au remplacement du très chiraquien patron de la DGSE, Pierre Brochand, pour nommer à sa place Erard Corbin de Mangoux, ancien conseiller élyséen pour les affaires intérieures et ancien collaborateur au conseil général des Hauts-de-Seine (les mouvements au sein de la direction générale se poursuivent d’ailleurs dans le même sens).

 

Certains, Nicolas Sarkozy en premier, ont dénoncé cette hypocrisie de l’exercice du pouvoir sous la Vème République qui concentre les prérogatives les plus importantes dans les mains du chef de l’Etat, irresponsable pour la durée du mandat  ; toutefois, au lieu de réformer la Constitution pour déchirer ce voile de mensonges et doter le Président de la République d’une véritable responsabilité politique, Nicolas Sarkozy préfère exercer au grand jour tous les pouvoirs acquis par le chef de l’Etat depuis 1958, et accentuer la marginalisation du Premier ministre. L’hypocrisie est dissipée mais la fonction présidentielle est directement exposée et la clef de voûte des institutions pourrait, en cas de scandale comparable à celui du Rainbow Warrior , être durablement atteinte.

 

Un dispositif de coordination du renseignement plus démocratique pourrait être envisagé, sans aller jusqu’à instituer le Premier ministre en acteur central du renseignement, comme Michel Rocard l’avait un temps imaginé. Il conviendrait en premier lieu de revenir sur la décision gaullienne de 1966 qui avait retiré le SDECE (l’actuelle DGSE) de la tutelle du Premier ministre pour le placer sous l’autorité du ministre de la Défense. On pourrait également procéder à la création d’un portefeuille de Secrétaire d’Etat au renseignement, en s’inspirant du modèle espagnol. Dans les deux cas, le Président de la République exercerait toujours les pouvoirs qu’il possède aujourd’hui sans exclure le Premier ministre, l’activité de renseignement gagnerait une administration ministérielle apte à agir pour le mieux, la question du contrôle parlementaire des activités de renseignement s’en trouverait simplifiée et, enfin, les services jouiraient d’une certaine reconnaissance publique (« réconcilier le renseignement avec la nation », selon le CNR) qui leur fait encore défaut.

 

Au final, l’idée d’améliorer la coordination entre les services contribuant aux activités de renseignement est louable. Le dispositif mis en place depuis 2008 n’est guère satisfaisant, à divers niveaux. Le renseignement nécessite autre chose qu’une volonté de puissance comme principe coordonnateur.

Terra Nova :

http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1097

 

« Le Bajolet nouveau est arrivé » (p.11) : L’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, va coordonner l’ensemble des services de renseignements à l’Elysée.

Le Bajolet nouveau est arrivé

Algérie / samedi 21 juin 2008 par Renée de Saissandre

François Fillon est attendu ce samedi à Alger, où il devrait retrouver l’actuel ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, 59 ans et toutes ses dents. Ce dernier se prépare à coordonner l’ensemble des services de renseignements à l’Elysée. Portrait.

Le nouveau poste que l’Ambassadeur Bernard Bajolet se prépare à occuper ne devrait pas trop le dépayser. Les bunkers sécurisés et les environnements hostiles, ça le connaît. Alors, coordonner l’ensemble des services de renseignement à l’Élysée, quand on sait leur enthousiasme à travailler ensemble, ne peut que lui rappeler des terrains mouvants familiers. Ce nouveau poste de coordinateur vise à introduire cohérence et complémentarité entre des administrations bunkérisées (Lire l’encadré) et va faire grincer des dents. Pour en imposer aux espions militaires et civils, il fallait donc un serviteur de l’État doté d’un pédigrée riche en faits d’armes. Un champion des missions casse-gueule, les casseroles en moins. Le genre de profil qu’on irait davantage dégoter boulevard Mortier, à la DGSE, qu’au Quai d’Orsay.

C’est pourtant sur un diplomate que Nicolas Sarkozy a jeté son dévolu. Un haut fonctionnaire qui choisit de représenter la France à Sarajevo plutôt qu’à Berlin, à Bagdad plutôt qu’à Abou Dhabi, à Alger plutôt qu’à Rabat ne peut être foncièrement mauvais pour un Président qui a souvent du mal avec une culture Quai d’Orsay, trop pusillanime à ses yeux. Et plus que ses congénères diplomates, Bernard Bajolet a pratiqué la communauté du « rens » [renseignement, pour les initiés] et la diplomatie de crise. Deux qualités requises pour prévenir les batailles rangées à venir entre services.

La confiance totale de Pierre Brochand

Parfait arabisant et vrai orientaliste, ce natif de Lorraine a fait l’essentiel de ses quelques trente années de carrière dans l’Orient compliqué. Et plus c’est compliqué, plus il aime. Il est conseiller à Damas de 1986 à 1990, alors que la France est la cible d’actions violentes liées aux réseaux proche-orientaux. Il se frottera alors à la DST, qui développe des contacts avec les Syriens. Il rejoint Amman comme Ambassadeur entre 1994 et 1998. Poste d’observation idéal d’un Irak sous embargo et base de repli des huiles du régime comme de ses opposants, il développera les contacts, se préparant sans le savoir encore à l’affectation qui le sortira définitivement du lot.

Bernard Bajolet, actuel ambassadeur de France en Algérie et futur coordonnateur des services de renseignements français - JPG - 67.7 ko
Bernard Bajolet, actuel ambassadeur de France en Algérie et futur coordonnateur des services de renseignements français
© Mor

Rentré de Sarajevo, flanqué du titre de Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur qu’il a reçu à l’issue de sa mission dans la capitale bosniaque, c’est en « chef de section des intérêts français » qu’il arrive à Bagdad, en septembre 2003. La France qui s’est opposée à l’intervention américaine quelques mois plus tôt, n’est pas la bienvenue. Pendant que les envoyés américains restent barricadés dans la « zone verte » de la capitale irakienne, ciblés par les premiers groupes djihadistes, l’Ambassadeur de France se promène. Et va au contact des Irakiens apportant à l’Élysée et au gouvernement qui naviguent à vue des éclairages précieux sur la politique à mener. Cette connaissance fine du terrain lui sera utile quand il sera confronté aux prises d’otages de journalistes français. Il y gagne un rare crédit auprès de la DGSE, et la totale confiance de son patron, Pierre Brochand, un autre diplomate.

Un homme peu disert

Si l’homme aime communiquer avec les médias, sait murmurer à l’oreille des chevaux (il pratique l’équitation) et dialoguer avec des preneurs d’otages par mail, il parle peu de lui. Seul un magazine a réussi à lui extorquer quelques secrets : Le mag des Contrexévillois, le journal de la ville où vivent ses parents. Dans une interview titrée « exclusif » et publiée en janvier 2005, « l’ami et citoyen d’honneur » de la bourgade thermale des Vosges, connue pour son eau, révèle appeler de Bagdad « une fois par semaine » ses parents – papa a même été « plusieurs années adjoint au Maire ». L’Ambassadeur en eaux troubles ne boit pas que de la Contrex. Scoop : il aime le casino et le bal du Nouvel an. Sa faille ? La patience, « qui n’est pas innée ». Heureusement, il a « la foi » dans ce qu’il fait. Voilà qui devrait plaire au très catholique Claude Guéant, l’influent secrétaire général de l’Elysée.

Renseignements pris…

À Alger, qu’il rejoint fin 2006 dans la foulée de Bagdad, il retrouve une autre Ambassade bunkérisée où cohabitent gaiement et en nombre des agents de la DGSE et de la DST. Le numéro deux d’Al Qaïda vient d’annoncer l’intégration du GSPC algérien dans ses réseaux, augurant la série d’attentats sanglants qui frapperont ensuite l’Algérie. Les menaces directes contre la France le replongent dans la gestion du sécuritaire et les affaires de terrorisme. Une autre expertise à son actif, qui lui permettra d’avoir son mot à dire sur l’un des dossiers prioritaires du renseignement. Barbus et moustachus, attention ! L’homme à la barbiche qui arrive à l’Élysée va tous vous mettre à poils…

Voir en ligne : in Bakchich n°86

Diplomatie gonflée Les journalistes algériens d’El Watan et du Quotidien d’Oran ont assisté à un spectaculaire pétage de plomb de Bernard Bajolet, ambassadeur de France à Alger, au cours d’une rencontre informelle avec le diplomate. Outre une attaque perfide à l’encontre de Kouchner, qui, selon le diplomate, n’aura pas grande influence sur la politique étrangère de la France, Bajolet a rappellé qu’il n’avait qu’un patron, Nicolas Sarkozy. Au sujet de l’épineuse question du Sahara, M. Bajolet n’a pas fait preuve de langue de bois : le conflit sahraoui ne sera pas un facteur de blocage dans les relations algéro-françaises dans la mesure où « le Sahara occidental n’est pas un problème majeur, ni un enjeu pour la France ». Sur l’immigration et les visas, M.Bajolet a littéralement dérapé arguant que le nombre d’Algériens en situation irrégulière en France était de 350 000 ! Sachant que l’on estime habituellement de 200 000 à 400 000 le nombre de personnes en situation irrégulière en France, on peut se demander où M.Bajolet est allé chercher ses chiffres…

http://www.bakchich.info/RLD-bien-conseille,01282.html

09:51 | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

Bonjour,

pour avoir toute l'information sur la cybercriminalité et l'ordre public sur Internet consultez mon blog :

http://cybercriminalite.wordpress.com

Écrit par : Jean-Paul Pinte | 13/12/2009

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