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25/01/2010

Pour l'antiterrorisme, il n'y a pas de fumigènes sans dépanneuse...

L'enquête sur les 9 de Tarnac prennant l'eau, "on" se décide de se rabattre sur autre chose...

 

Début 2010 : une vieille enquête sur des sabotages SNCF pendant le mouvement anti-CPE passe en antiterrorisme ; un réquisitoire vise Juan déjà inculpé dans l’"affaire de la dépanneuse". Lire le texte Antiterrorisme : Nouvelle enquête autour du CPE.

- Dans les affaires de Paris-banlieue (la prétendue "Mouvance Anarcho-Autonome Francilienne"), de Tarnac (la prétendue "Cellule invisible") et de Chambéry, plus aucun-e inculpé-e n’est en prison : tou-te-s sont soumis-es à des contrôles juidiciaires, et deux d’entre eux ont choisi de s’y soustraire. Aucune date de procès n’est pour le moment fixée.

- Lundi 25 mai 2009, Juan a été libéré. Comme Damien, libéré le vendredi 27 mars, il a été placé sous contrôle judiciaire, avec notamment une assignation à résidence.
Le 11 mars 2009, Ivan et Farid ont été convoqués par la "Justice", qui a décidé de les réincarcérer, au motif que la police les aurait vu ensemble à des rassemblements de solidarité. Farid a été amené à la prison de la Santé dans la soirée. Ivan, quant à lui, ne s’est pas présenté à sa convocation. Jeudi 7 mai, Farid a été libéré. Son contrôle judiciaire est encore plus strict qu’avant, il lui est désormais interdit d’aller en région parisienne (où il vivait).
Mardi 10 février 2009, Isa est sortie de prison. Sous contrôle judiciaire, il lui est notamment interdit d’entrer en contact avec les autres personnes mises en examen.

- Dernièrement, ont été publiés plusieurs textes portant sur les manières de réagir à la répression et à la prison. Parmi ceux-ci, voici deux textes qui ont été publiés dans le n°4 de la revue Tout doit partir : A propos de la répression, de nos peurs et de nos forces et En quête d’allié-es ?, ainsi qu’un texte paru dans le n°25 de L’Envolée, Danse avec l’état – Dénoncer l’exception jusqu’à en oublier la justice. Une affiche citant une lettre de Juan est téléchargeable.

 

Une vieille enquête sur des sabotages SNCF pendant le mouvement anti-CPE passe en antiterrorisme ; un réquisitoire vise une personne

Fin août 2009, le juge d’instruction antiterroriste Brunaud, qui s’occupe de l’affaire de janvier 2008 (fumigènes, dépanneuse… pour rappel, voir http://infokiosques.net/mauvaises_intentions ), décide de commencer à clore cette enquête. S’ensuit alors, comme habituellement, une période de quelques mois pendant laquelle les différentes parties (inculpés et procureur) peuvent faire des observations et demander de nouveaux actes d’enquête. Cette période est censée durer trois mois mais, lorsque personne n’est en prison, les juges ne respectent pas les délais.
Récemment, nous avons appris que le procureur avait demandé un « réquisitoire supplétif ». L’enquête est donc toujours ouverte : l’instruction n’a finalement pas été close.

Ainsi, le 10 décembre 2009, le procureur a demandé à ce que soient effectués de nouveaux actes d’enquête, dont le contenu vient d’être connu. Le procureur met en avant différents éléments.
En septembre 2009, un rapport indique que l’ADN de Juan* (inculpé pour l’histoire de la dépanneuse) aurait été prélevé sur une paire de gants en latex qui aurait été trouvée non loin des lieux d’une tentative d’incendie contre la SNCF, datant du 12 avril 2006, à Paris 19ème.
Le procureur relève contre Juan*, et contre « tous autres », des « présomptions graves » de détention et transport d’éléments incendiaires, de tentative de dégradation, de dégradation et d’association de malfaiteurs ; le tout en relation avec une entreprise terroriste.
Cette enquête sur le 12 avril s’inscrit dans le cadre d’une enquête plus large concernant des dégradations contre la SNCF en bande organisée (concrètement, des incendies sur des installations électriques gérant le trafic des trains). L’enquête comprend différents faits, tous s’inscrivant dans le mouvement anti-CPE :
- le 29 mars 2006 à Alfortville, Orly, Villemoison sur Orge et Champlan
- le 6 avril 2006 à Wissous, Sarcelles, Epinay sous Sénart et Bobigny
- le 12 avril 2006 à Paris
L’enquête qui regroupe tous ces faits était ouverte depuis 2006. Fin novembre 2009, elle bascule en antiterrorisme, et est donc aujourd’hui gérée par un juge antiterroriste à Paris.

Mettant en avant ces arguments, le procureur demande au juge de :
- faire de nouvelles analyses téléphoniques
- comparer les modes opératoires utilisés en mars avril 2006 et celui du 2 mai 2007 (affaire de la dépanneuse de police)
- comparer ces modes de fabrication à ceux décrits dans les livres saisis dans la voiture lors de l’arrestation d’Isa* en janvier 2008
- effectuer des comparaisons ADN concernant Juan*
- procéder à des expertises psychiatriques sur Isa*, Juan* et Damien (les 3 personnes déjà accusées pour l’histoire de la dépanneuse).

Une commission rogatoire est en cours : les flics sont en train d’enquêter. A ce jour, il n’y a pas encore de retour. Plus d’infos bientôt sans doute.

Solidarité !

D'autres textes sur http://infokiosques.net/mauvaises_intentions

Contact : solidaritesinculpes(a)riseup.net

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