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28/01/2010

Racisme...Brice Hortefeux vient chercher l'absolution à Strasbourg

 

Paradoxe des élections régionales oblige, Brice vient battre le fer maintenant qu'il est chauffé par d'autres que lui :

Chaussé d'un faux-nez à défaut de chapka syrienne, en quête d'absolution de ses précédentes déclarations "un ça va, deux bonjour les dégats", Brice Hortefeux est venu lui même, de peur qu'un de ses conseiller refasse une connerie à la caisse d'un supermarché, soutenir la communauté israélite de Strasbourg pour dénoncer, non sans rire : "le visage hideux de l'antisémitisme", ainsi que "De tels actes sont l'expression de la sauvagerie et de l'inhumanité" et que "tous les groupuscules qui cherchent à attiser la haine au mépris de nos principes, de nos valeurs et de nos lois."
On peut noter qu'il ne parle pas du visage hideux du racisme ordinaire ni du fait que la police et les services de renseignements sont largement informés quand à la composition (quand ce n'est infiltrés et de connivences) avec ces dits "groupuscules".

Sorti de son hibernation, le sénateur-maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), s'est déclaré préoccupé par ce "prurit de racisme" et cette "résurgence d'antisémitisme, d'islamophobie, de racisme".
Il poursuit, maintenant obligé de dire quelque chose, par : "Je ne m'en explique pas clairement la cause: est-ce que c'est la proximité des élections régionales, le débat sur l'identité nationale, le 65e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz? Je n'en sais rien, je le constate".
C'est bon Roland, on t'a vu, tu peux retourner roupiller...on te réveillera pour venir constater...

«Le cimetière juif de Cronenbourg a été profané, 18 stèles ont été taguées avec une croix gammée inscrite en couleur brune et 13 ont été renversées», a déclaré Patrick Roussel, commissaire principal de la Sûreté départementale du Bas-Rhin.Laurent Schmoll, président de la communauté israélite de Strasbourg, a précisé que l’inscription «Juden Raus» (Les Juifs dehors) avait également été relevée sur une tombe.«Ce sont tout à fait des inscriptions de la période nazie. On fête actuellement l’anniversaire de la libération des camps de concentration et je pense que ça a forcément un lien», a-t-il ajouté.Le cimetière lui-même n’est pas équipé de caméras mais le système de vidéo surveillance de la ville pourrait fournir des indices à la sûreté départementale, chargée de l’enquête.(Mis en ligne à 14h10, actualisé à 17h DNA)

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Roland Ries est habillé par la fondation François Mitterand, Brice Hortefeux, quand à lui, porte un long manteau brun et des gants fauves...la chemise a une teinte rose...


Pourtant, Brice Hortefeux a raté de nombreuses occasions de venir parler du "visage hideux" du racisme ordinaire en Alsace :

En juin 2007, "Elsass-Lothringen" nous apprend que deux personnes du Val de Villé font encore et toujours partie du "collectif Elsass Frei" qui se singularise par des graffitis sous une grande partie de ponts d'autoroutes et d'autres endroits très divers à travers l'Alsace entière, et qu'ils tiennent des réunions régulières à Fort-Louis (village du nord de l'Alsace, situé non loin du Rhin et de la frontière franco-allemande).
Après la profanation de tombes juives, des consanguins identitaires se solidarisent avec ces actes lâches de haine et de racisme: "Herrlisheim Kommando - Juden raus" .


Val de Villé, Breitenbach, petit village typique :

Un petit alsacien d’origine congolaise victime d’attaques racistes
Dans le village de Breitenbach, en France, sa famille adoptive est harcelée
Quentin, 9 ans, a été menacé à l’arme blanche et a failli être brûlé par des enfants de son âge. Christophe et Christiane Mertz, ses parents adoptifs, et sa soeur Clara sont la cible d’agressions racistes dans leur petit village de Breitenbach, en Alsace. Comme en 2004, des croix gammées souillent les murs de leur jolie maison bleue.

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lundi 27 novembre 2006 / par Falila Gbadamassi

Le petit village français de Breitenbach, en Alsace, est, depuis quelques semaines, le théâtre d’attaques racistes. La famille de Christophe et de Christiane Mertz ne connaît plus de répit. Il y a un mois, leur fils Quentin d’origine congolaise, 9 ans, est pris à parti par cinq gamins âgés de 10 à 14 ans dans une rue du village, alors qu’il joue avec trois de ses camarades de classe. L’un d’eux le menace d’un couteau et d’autres tentent ensuite de brûler ses vêtements. Trois de ses agresseurs sont aussi des camarades de classe. Dans la nuit de jeudi à vendredi, ce sont aux murs bleus du domicile familial qu’on s’est pris en y inscrivant des croix gammées et le mot « nègres ». Malheureusement, ce n’est pas la première fois que les Mertz font l’objet d’attaques racistes. En 2004, leurs murs sont tagués, déjà, de croix gammées et de propos haineux puis leur boîte-aux-lettres est envahie de courriers anonymes. « Les faits, certes, semblent indépendants, constate Christophe Mertz, mais on ne peut s’empêcher de faire un lien entre eux ». Des plaintes concernant les deux derniers incidents ont été déposées et l’affaire suit son cours.

Coupable d’être une famille qui compte des noirs en son sein ?

Que leur reproche-t-on ? D’avoir accueilli dans leur foyer des petits « noirs », semble-t-il. Christophe et Christiane Mertz adoptent le petit Quentin en 1999. Les voisins accueillent alors un « pauvre petit africain » et n’hésitent pas à faire des dons de friandises au point d’en exaspérer les parents. « C’était comme une mascotte », se souvient M. Mertz. L’adoption de Clara, un autre enfant congolais, en 2001, va définitivement modifier la donne. « C’est à vous ? », interroge-t-on, désormais, à propos de la petite fille âgée aujourd’hui de 6 ans. « Vous comptez encore en ramener beaucoup ? » : c’est l’autre question qui fuse souvent de la bouche d’une bonne partie de ceux qui avaient si chaleureusement accueilli le rejeton Mertz.

« Quentin est très affecté, mais il ne montre pas ses sentiments. Il peut s’avérer exubérant à propos de tout et de rien, mais il évite de parler de ce qui le préoccupe », nous a confié son père, Christophe. L’enfant s’accusait déjà, il y a deux ans, d’être responsable de la situation dont sa famille était victime. « Il doit se demander ce qu’il est venu faire dans cette galère », avance son père. Clara, pour sa part, « montre à qui passe par là ce qu’on a écrit sur les murs ». D’après, M. Mertz, les enfants n’osent plus jouer dans le village de peur de se faire agresser. Les parents des assaillants n’ont pas essayé de nouer le dialogue avec ceux de Quentin. Parmi eux, des mamans qui avaient invectivé le couple Mertz en 2004, les accusant d’être venus troubler la quiétude du village en portant alors plainte. Christophe Mertz aurait été prêt à retirer sa nouvelle plainte concernant l’attaque de Quentin « moyennant une franche discussion ». Mais aujourd’hui, « il en est hors de question ! » Car sa famille, et plus particulièrement ses enfants, sont obligés de subir au quotidien la tension qui règne dans le village alsacien.

http://www.afrik.com/article10762.html

 

Extrait de "Observatoire Régional de l’Intégration et de la Ville – Alsace                  Janvier 2006 " table ronde sur le racisme en Alsace du 16 octobre 2004 :

...on a pu constater que l’Alsace a été marquée, en 2004, par une trentaine d’actes racistes et/ou antisémites (cf. dossier remis lors de la Table Ronde et liste des actes en annexe de ce compte-rendu) faisant le plus souvent référence à l’idéologie nazie et ayant recours à des propos xénophobes.
Ces actes se sont déroulés sur l’ensemble du territoire alsacien (Bas-Rhin et Haut-Rhin, rural comme urbain). Toutefois, le nombre a été plus important sur le Bas-Rhin et en milieu urbain. Ils ont été recensés de février à fin octobre 2004.
Il faut rappeler que le phénomène n’est malheureusement pas nouveau (il est apparu dès 1982) mais prenait des formes différentes dans la mesure où il ciblait plus particulièrement et exclusivement les juifs.
Par ailleurs, ce n’est pas un phénomène exclusivement alsacien, dans la mesure où d’autres régions ont été concernées. Toutefois, l’Alsace s’est signalée par un nombre de faits plus importants.

Les actes recensés en 2004 se singularisent par l’évolution des « cibles » touchées (juifs, arabes, musulmans, étrangers ou personnes considérées comme tels...), leur fréquence ainsi que la diversité des formes prises par ces actes.
Ces actes ont pris différentes formes :
1- graffitis / tags alliant souvent les expressions néo-nazis et racistes sur des lieux
publics (y compris des lieux de culte) mais aussi sur des lieux privés (local
associatif, maison particulière...)
2- profanation de sépultures (chrétiennes, juives ou musulmanes, notamment
militaires = cinq cimetières musulmans)
3- dégradation de biens et de lieux (incendies, destructions...)

doc PDF

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