Avertir le modérateur

28/02/2010

Surveillez l'attitude de vos enfants lorsqu' ils écrivent

image enfant .jpg

22:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Période électorale et création de tension : Le mouvement Jeune Alsace appelle à un rassemblement devant le restaurant Quick de Strasbourg-Hautepierre, lundi à 11 h

En ces temps d'élections régionales, tout est bon...tout est bon pour attiser les haines et les rancoeurs sous fonds de faux débats "halal" :

 

Strasbourg : Appel à la manifestation devant Quick...



DNA du 26-02-2010
Le mouvement Jeune Alsace appelle à un rassemblement devant le restaurant Quick de Strasbourg-Hautepierre, lundi à 11 h. L'organisation, dont une dizaine d'adhérents figurent sur la liste Alsace d'Abord aux prochaines élections régionales, entend « dénoncer la politique de la chaîne de ne proposer à ses clients que des hamburgers halal dans un certain nombre de restaurants ». Les manifestants craignent que l'expérimentation menée dans plusieurs villes françaises, notamment Roubaix et Marseille, s'étende à l'Alsace.

 

Qui est Jeune Alsace ?

A fortiori, comme tu t'en doutes, pas vraiment un club de jeunes favorables à l'ouverture sur le monde.

Ils sont "liés" au parti "Alsace d'abord" (source wiki) mais statutairement indépendant...l'association se présentant dans ces termes dans un texte trouvé sur le net :

"... dans une Europe où on ne peut plus se dire fier sa civilisation sans être taxé de « raciste » par les bien-pensants, Jeune Alsace a fait le choix de la Résistance." (texte original trouvé sur le net avec la faute de sens)

" Une adhésion à Jeune Alsace ne signifie donc pas une adhésion à Alsace d’Abord, même si de nombreux militants de Jeune Alsace sont membres de ce parti."

"Evidemment, il est normal de vouloir conserver en Alsace notre héritage alémanique menacé."

 

Pourquoi critiquer le fait de vendre des produits halal ? Il y a pourtant de nombreux restaurants à Strasbourg et environ qui proposent cette formule et personne n'y trouvait rien à redire.

"L’enjeu pour ces nouveaux restaurateurs n’est pas religieux. Musulman lui-même, Mustafa M. s’est lancé sur le marché du halal « pour répondre à la demande des jeunes musulmans, qui ont la culture du fast-food ». Ismaël L., gérant de la pizzeria rapide MD 30 Pizza, confirme : « On fait du commerce, c’est tout. »

"Cinqs labels halal existent déjà, délivrés par la grande mosquée de Lyon, celles de Paris, d’Evry-Courcouronnes et les associations A votre service et Muslim conseil international. « Mais aucun n’est habilité par le ministère de l’Agriculture », déplore Benabdellah Soufari.
Le mode d’abattage rituel détermine si la viande est halal. A l’abattoir de Haguenau, qui fournit Strasbourg et sa périphérie, « 40 à 50% des abattages sont halal, indique Ilan Fulcks, le directeur. Avec la viande casher, l’abattage rituel représente 80% de notre activité ». Le site de Haguenau emploie deux sacrificateurs halal permanents et deux saisonniers pour la fête de l’Aïd. Ils sont musulmans, formés à l’abattage, et habilités par la mosquée d’Evry.
Le secteur strasbourgeois du halal se développe au-delà des restaurants. A Hautepierre, Selim Khouatra a lancé sa marque de bonbons halal, Gar a Gar, à la gélatine de poisson." (extraits d'un article de MCSinfo, Université Robert Schuman Strasbourg)

 

Peut-être y aura-t-il une réelle opportunité de débattre de ces questions autour d'un hamburger et d'une bière au Quick de Hautepierre, à moins que cette manifestation n'ai pour seul but de "cultiver sa différence" et attiser les querelles à quelques jours des élections régionales ?

Contre-manifestation à 11h au Quick Hautepierre.

21:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

THE MUSIC EMPORIUM "Nam Myoho Renge Kyo"

11:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/02/2010

Lettre à un lecteur sur les complots ( par Jules Bonnot de la Bande)

mercredi 24 février 2010

Lettre à un lecteur sur les complots


[merci pour cette analyse ... qui me (re)pose les questions suivantes: où chacun peut-il situer la limite entre lucidité et paranoia ? ... comment éviter à la fois l'ignorance (volontaire ou involontaire) de telles manœuvres occultes ; et la peur qui paralyse ?
peut être avez vous des réponses, si ces questions vous semblent pertinentes ?

chapulin colorado]


« Le mur tapissé de papier gris était éclaboussé de sang et percé de deux trous attestant que deux projectiles l’avaient traversé. Le regard vif de Counihan repéra une tache sur le papier qui n’était pas accidentelle. Elle se trouvait tout près du sol, à côté de La Tremblote dont la main droite était maculée de sang. Il avait écrit sur le mur avant de mourir, avec ses doigts trempés dans son propre sang et dans celui de la môme Salda. Les lettres composant les mots étaient inégales, incomplètes, le bout de ses doigts séchant de l’une à l’autre, et maladroites car il avait dû les tracer dans l’obscurité.
En remplissant les blancs, en interprétant les déformations et en nous livrant à des hypothèses là où il n’y avait aucune indication pour nous guider, nous obtînmes deux mots : Grande Flora. »

Dashiell Hammett, Le grand braquage.

C’est bien volontiers que nous répondons à votre question. Nous ne savons pas si notre réponse apaisera votre perplexité mais nous ne doutons pas que vous soyez « plus agile qu'une tortue, plus fort qu'une souris, plus noble qu'une laitue ».
Précisons tout d’abord que nous ne possédons aucune clé anglaise nous permettant de déchiffrer tous les secrets d’Etat. Qui plus est, nous sommes portés à penser que les individus qui cherchent la vérité sont plus près de la rencontrer que ceux qui l’ont trouvée. Nous n’excluons pas non plus qu’ici et là un lecteur attentif puisse déceler dans les textes que nous avons publiés un fait contestable, une approximation ou une erreur. Nous sommes, à cet égard, toujours disposés à nous corriger, même si nous prenons garde à ne pas publier n’importe quoi. Ces considérations ne sont pas pour autant un plaidoyer pour un renoncement post-moderne à élaborer une connaissance plus poussée du monde actuel. Nous pensons, par exemple, que s’il n’est pas encore possible de tout savoir de l’affaire Moro, il n’en reste pas moins vrai qu’il est possible de la comprendre. Quelques pièces du puzzle manquent encore, mais le dessin général n’en serait guère modifié. C’est ainsi que nous ne nous aventurerons pas à trancher le cas controversé de Mario Moretti, tandis que d’autres l’ont déjà fait. Qu’il ait été un agent secret ou qu’il ait été manipulé par quelque officier traitant logé au sein d’Hypérion ne changera rien fondamentalement à la certitude que tant d’éléments ont apportée : il s’agissait bien d’une affaire d’Etat. De même, il ne nous est pas possible de connaître tous les tenants et aboutissants de la pseudo révolution culturelle chinoise, mais nous en savons assez pour pouvoir affirmer avec certitude que c’était une lutte descendant des sommets de la bureaucratie à la base du Parti puis s’étendant à la société toute entière, bref une guerre civile fabriquée de toutes pièces, comme le fut aussi la « décennie sanglante » en Algérie.
Ces préalables posés, reste l’examen de votre question. Remarquons d’abord que la frontière entre la lucidité la plus grande et son contraire est parfois poreuse chez un même individu. Par exemple, la tête la mieux faite de son temps, l’homme qui le premier sut comprendre et formuler la vérité sur la prétendue révolution culturelle chinoise ou l’enlèvement d’Aldo Moro est aussi celui qui s’entêta jusqu’à la fin de sa vie à nier l’existence de Jean-Patrick Manchette (croyant à tort qu’il s’agissait du pseudonyme de Jean-Pierre George) ou à croire que Morgan Sportès avait écrit une mystification en relatant une expédition au Siam, alors que ce dernier s’était appuyé sur des documents d’archives (d’autres sornettes du même acabit apparaissent ici ou là dans le septième et dernier volume publié de la correspondance de Guy Debord). On se gardera donc, devant les meilleurs exemples, de la dévotion des gardiens du temple comme de la malveillance des disciples désavoués, l’une procédant de l’idolâtrie, l’autre de son frère ennemi, le ressentiment, toutes passions qui, comme on sait, sont mauvaises conseillères.
Quant à la paranoïa elle-même, il nous semble que trois aspects fondamentaux de ce délire de la personnalité se retrouvent dans le « complotisme » et permettent de le distinguer de la critique lucide des complots réellement existants : la systématisation ; la haine pathologique ; et le comportement de persécuté-persécuteur.
Sur le premier point, rappelons, contrairement à un préjugé vulgaire, que la personnalité paranoïaque ne se manifeste pas sous la forme d’un délire dénué de raison. Comme le rappelle Henri Ey, la vie psychique du paranoïaque est caractérisée par « la clarté et l’ordre » (Manuel de psychiatrie) Il est à noter que dans sa phase de systématisation achevée, « l’interprétation tire du travail raisonnant, dans l’élaboration même de délire, la conviction qu’il [le paranoïaque] découvre enfin la vérité et cette contre-vérité il la pense, il la vit et la construit comme un système démontré jusqu’à l’évidence. » (Ibid.) Nous reconnaissons dans le complotisme ce délire d’interprétation, ou folie raisonnante, un type particulier de délire qui « obéit à un besoin, voire une manie, de tout expliquer, de tout “déchiffrer”, conformément à un système fondamental de signification. » (Ibid.). Toutefois, « c’est bien de contre-vérité qu’il s’agit car, même si les délires systématisés de la paranoïa sont caractérisés par leur construction “logique” », ils sont construits « à partir d’éléments faux, d’erreurs ou d’illusions. » Ces éléments faux, ces erreurs, ces illusions dont le complotisme nourrit sa systématisation sont de deux ordres. Il s’agit d’abord de l’attribution d’un pouvoir exorbitant à des coupables minoritaires, infimes voire inexistants : les Juifs ou les Illuminati, par exemple. Le second ordre d’erreur découle plutôt de la mégalomanie, un trait constitutif fondamental de la personnalité paranoïaque. C’est évidemment parmi les dictateurs que nous trouverons sous sa forme achevée cette tendance délirante. Devant tout ce qui dans le réel résiste, le Pouvoir absolu pense en ces termes : Le peuple, c'est l'Etat, et l'Etat, c'est moi. Donc, qui se soulève contre moi est nécessairement l'Autre, considéré dans son altérité radicale, en un mot l’Etranger (dans chaque soulèvement, à Paris en mai 68 comme à Téhéran aujourd’hui, les puissances établies croient deviner « la main de l'étranger »). Le pouvoir iranien, qui recommence ces jours-ci les procès de Moscou à l’encontre de quelques opposants dont on exige des aveux truqués, n’a pas manqué de détecter un complot de la CIA dans les troubles qu’il affronte, car comment expliquer autrement que des masses se soulèvent contre le quadrillage policier de tous les aspects de leur vie quotidienne ? Remarquons ici que la forme systématique du délire paranoïaque se présente comme relativement plausible à l’observateur, « d’où [sa] puissance de conviction et de contamination ». Les spectateurs enthousiastes des Pouvoirs absolus ont confirmé ce fait à maintes reprises. Que l’on songe seulement aux maolâtres français. N'avaient-ils pas affirmé en leur temps que Simon Leys avait puisé sa documentation sur la Chine dans les archives truquées de la CIA ?
La haine pathologique se manifeste à l’encontre de boucs émissaires, par exemple les Juifs, ou bien de personnes de l’entourage du délirant, dont l’hostilité se manifesterait secrètement. Le stalinisme a fourni les plus beaux échantillons de cette pathologie, à travers les scissions au sein de la bureaucratie où les représentants des différentes factions découvraient les uns chez les autres les complots anti-prolétariens les mieux dissimulés (les accusateurs aux ordres de Staline iront, par exemple, jusqu’à découvrir que Boukharine avait voulu assassiner Lénine en 1918, que Trotski était en liaison avec l’Intelligence Service de puis 1926, et avec l’espionnage allemand depuis 1921).
On nous opposera peut-être que le Pouvoir ne croit pas toujours aux accusations extravagantes qu’il porte à l’encontre de ses ennemis réels ou supposés. Il ne s’agirait donc pas toujours de paranoïa mais d’une forme cynique de mystification. Nous ne doutons pas un instant du bien-fondé de cette restriction dans quelques cas, que des dirigeants aient voulu se débarrasser par cet artifice de rivaux encombrants ou détourner à l’encontre de boucs émissaires l’insatisfaction populaire. Toutefois, sur cette question de la production de preuves, l’Etat raisonne le plus souvent comme les antisémites professionnels le firent lorsqu’ils durent admettre que les Protocoles des sages de Sion étaient un faux : si non è vero, è ben trovato. Comme l’exposait l’un des tenants de l’authenticité « spirituelle » des Protocoles, Julius Evola, en 1953 : « On pourrait montrer sans peine que, quand bien même les Protocoles seraient un faux et leurs auteurs des agents provocateurs, ils n’en reflètent pas moins des idées typiques de la Loi et de l’esprit d’Israël. » De même, les accusateurs du NKVD ont illustré à leur manière spéciale la thèse hégélienne selon laquelle « le faux est un moment du vrai », en faisant un usage maïeutique de la question, comme l’Inquisition quelques siècles plus tôt. Si l’accusation d’hitléro-trotskisme portée à l’encontre de quelques membres déchus de la bureaucratie ou de quelques marxistes hétérodoxes n’a été qu’un prétexte commode à quelques épurations, il n’en reste pas moins que les inquisiteurs staliniens étaient convaincus du caractère contre-révolutionnaire de leurs victimes. En d’autres termes, la mystification est ici au service de la fausse conscience paranoïaque.
De cette haine pathologique découle logiquement, si l’on peut dire, ce triste fait que les paranoïaques « sont presque tous des persécutés-persécuteurs ». Dans la constitution paranoïaque du Pouvoir absolu, le culte de la personnalité, le besoin pathologique d’adulation, se tourne invariablement en haine à l’encontre des courtisans les plus serviles comme à l’encontre des dissidents authentiques ; et dans les deux contextes, celui de la psychologie individuelle et celui de la pratique politique, une même constatation s’impose : « Naturellement, c’est surtout le meurtre qui est le plus à craindre. » (Ey, op. cit.) Il importe ici d’observer que cette psychose trouve parfois un emploi social efficace. Et cet aspect est généralement négligé par les adversaires des « théories du complot ». Ils méconnaissent bien souvent que c’est d’abord au sommet de l’Etat que se manifeste ce délire d’interprétation et les moyens coercitifs de lui donner toute licence de s’exprimer. Un exemple de ce fait, souvent méconnu, c’est Staline, dont il faut rappeler qu’il était un authentique paranoïaque. Ce diagnostic avait été établi dès les années 30 par les docteurs Levine et Plietniev. Ils l’avaient confié à des dirigeants hauts placés (c’est la véritable raison de leur énigmatique condamnation au cours du procès Boukharine-Rykov de 1938). On ne s’étonnera pas dès lors d’apprendre que Staline partageait l’antisémitisme d’Hitler. Cet antisémitisme d’abord dissimulé se manifesta graduellement après la mort de Lénine, dès sa rupture avec Zinoviev et Kamenev. Souvarine relève dans son Staline qu' « il ne se gêna plus pour mettre sournoisement en circulation les thèmes et les procédés favoris de ceux qu’on désignait comme les “Centuries noires”. » (Ces bandes armées et organisées, « de connivence avec le gouvernement et la police, lançaient des pogroms antisémites pour détourner le mécontentement populaire », Arthur Koestler, La Corde raide.) C’est cette idée fixe de Staline qui est à l’origine de la « découverte » d’un prétendu complot de « médecins terroristes », les « assassins en blouse blanche », accusés d’avoir tuer sournoisement leurs malades (Jdanov et plusieurs personnalités politiques importantes), et « d’être à la solde de services secrets étrangers, notamment d’une institution philanthropique juive dénoncée comme criminelle » (six d’entre ces médecins étaient juifs). Le procès truqué de cet invraisemblable complot devait donner le coup d’envoi à « la déportation en masse des Juifs dans l’extrême-nord glacial de la Sibérie » (Souvarine, op. cit.)

Ces considérations, illustrées de quelques exemples historiques, en conduisent certains, dont nous ne sommes pas, à se débarrasser du problème des complots en rangeant uniformément leur dénonciation dans la case « complotisme ». C’est là selon nous une « systématisation » négative à laquelle il convient de ne pas céder pour autant. Quels sont les critères qui nous permettraient de distinguer le délire d’interprétation paranoïaque de la déduction juste ?
A l’encontre des paranoïaques qui sont portés à se reconnaître des ennemis cachés, que des révolutionnaires engagés dans une pratique séditieuse, visant en définitive à renverser les pouvoirs établis, soient naturellement portés à se méfier des gardiens de l’ordre public, les policiers, quoi de plus normal ? Il est dans l’ordre des choses que les voleurs se méfient des gendarmes, ou les révolutionnaires des services secrets, la réciproque étant d’ailleurs vraie (seuls des gauchistes peuvent par calcul ou par idéologie se poser invariablement en « victimes-de-la-répression »). C’est plutôt le contraire qui serait étonnant. Les services spéciaux disposent d'une force d'intervention et ont pour mission de le faire. Ils sont plutôt rarement tout à fait étrangers à ce qui se passe, ou au moins ignorants de ses préparatifs. Bien sûr, l'Etat n'est pas un démiurge et n'invente pas tout, mais sa mission est bien de tout surveiller, et la surveillance inclut forcément la manipulation. Son souhait de bien remplir son rôle et d'accomplir cette mission est exprimé on ne peut plus clairement par la surenchère permanente qu'il organise en matière d'instruments et de méthodes d'information à sa disposition.
Ces considérations ne devraient pas conduire pour autant à s’autoriser d’un don de divination stratégique pour déterminer de façon « extralucide » qui est un provocateur policier et qui est un authentique révolutionnaire. On sait, par exemple, que les socialistes-révolutionnaires russes hésitèrent avant de trancher le cas de l’agent provocateur Azev, examinant soigneusement les arguments et contre-arguments avancés par divers membres de leur organisation. On relira à ce sujet l’exemplaire chapitre « Comment fut dévoilée la trahison d’Azev » dans Souvenirs d’un terroriste de Savinkov. On sait aussi que le comportement pour le moins étrange de Moretti ayant conduit à l’arrestation de certains membres des Brigades rouges, la possibilité que celui-ci fût un espion amena les BR à ouvrir une enquête à son encontre (enquête qui le disculpera…). Il est bon de rappeler ici que les complotistes obsessionnels raisonnent en dépit du bon sens. Ainsi, au lieu d'essayer de trouver la vérité cachée dans certains faits étranges et d'éventuellement y trouver trace d'un complot, ils privilégient un renversement de la charge de la preuve qui systématise une conception paranoïaque du monde. De même qu’il ne revenait pas à Azev de prouver son innocence mais à ses accusateurs de démontrer sa culpabilité, c’est, par exemple, aux tenants d’un complot américain visant à renverser la République islamique d’Iran qu’il revient d’apporter des preuves, et non le contraire.
Beaucoup plus simplement, à l’opposé de la systématisation paranoïaque construite « à partir d’éléments faux, d’erreurs ou d’illusions. », il convient de se souvenir que la dénonciation de maints complots a été étayée par des preuves factuelles. Par exemple, la victoire de la révolution russe a livré l'accès aux archives confidentielles de l'Okhrana, contenant les fiches de 35 000 provocateurs. Une autre source d’information constamment vérifiée à travers l’histoire moderne tient dans le fait que les pouvoirs établis ne constituent pas eux-mêmes une force absolument homogène. Des trahisons ou des défections peuvent se manifester. Dès 1905, un fonctionnaire jaloux de l’Okhrana livra anonymement des informations sur Azev aux socialistes-révolutionnaires. Et c’est l’ancien Directeur de la police lui-même, Lopoukhine, qui fournit à Bourtsev des renseignements décisifs sur Azev. De même, c’est un ancien officier des forces spéciales de l’armée algérienne Habib Souaïdia qui a révélé les dessous de la « sale guerre » conduite par la Sécurité militaire algérienne, informations confirmées et développées par le numéro 2 de la direction du contre-espionnage Mohammed Samraoui dans Chronique des années de sang (Algérie : comment les services secrets ont manipulé les groupes islamistes). Enfin, il est avisé d’accorder un certain crédit aux témoins dont parle Pascal, ceux qu’on croit parce qu’ils se font égorger. Le journaliste italien Pecorelli (celui qui avait annoncé à un jour près la date de l’enlèvement de Moro) était de ceux-là, lui qui mourut assassiné à la veille de révéler des informations compromettantes sur Andreotti. De même, les journalistes assassinés dans la Russie du spectaculaire intégré. Par contre, aucun pouvoir n’a jamais songé à supprimer des faussaires comme Faurisson.
Ici, la paranoïa et la vérité s’écrivent en lettres de sang, mais les messages qu’elles tracent demandent parfois, à n’en pas douter, un certain art et une certaine méthode pour être distingués et déchiffrés.

 

10:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/02/2010

Le service public a encore l'esprit de résistance - L'employé de France Telecom a dénoncé l'écoute bidouillée aux épiciers de Tarnac

Tarnac : des oreilles traînaient illégalement

25/02/2010 à 00h00

Récit :  Découvert en mars 2008 par un agent de France Télécom dans l’épicerie du groupe, un dispositif d’écoutes sauvages de la police fait peser une menace sur la régularité de l’instruction.

Dans l’enquête sur les sabotages des lignes TGV, c’est une nouvelle zone d’ombre. L’ombre d’une manipulation, encore. Plusieurs écoutes téléphoniques visant les jeunes de Tarnac, en mars 2008, ont été dissimulées à la justice jusqu’à aujourd’hui. Les services de police n’ont pas tout dit, et cette opacité, nullement admise dans un dossier judiciaire, pourrait devenir l’un des arguments massue de la défense qui a adressé au juge une nouvelle demande d’actes, lundi (lire page suivante).

Comme le Canard enchaîné l’a signalé, un de ces dispositifs d’écoute a été involontairement dévoilé par un agent de France Télécom à un cogérant de l’épicerie de Tarnac (Corrèze) en avril 2008. L’agent avait été à l’époque sanctionné. Depuis, la direction de France Télécom se mure dans le silence. Et pour cause. Ces écoutes ont été effectuées en dehors du périmètre de l’information judiciaire ouverte après les sabotages des lignes TGV, en novembre 2008, et avant même l’ouverture de l’enquête préliminaire, le 11 avril 2008. «Outre le fait qu’elle conforte les présomptions sur le caractère orchestré, prémédité donc politique du dossier, l’existence d’écoutes clandestines antérieures à la procédure est sanctionnée de manière constante par la jurisprudence», analyse Me William Bourdon, avocat de la défense. Dans les années 90, des écoutes illicites avaient, par exemple, provoqué l’annulation intégrale du dossier «Schuller-Maréchal», visant le beau-père du juge Halphen.

«Branchement». Pour l’heure, seuls des témoignages confirment l’existence et la levée des écoutes de Tarnac. Retrouvé par Libération, Francis M., technicien, a suivi le dossier en qualité de délégué du personnel à France Télécom. «La ligne fonctionnait, mais l’écoute provoquait un affaiblissement des signaux et un problème de terminal de carte bancaire, explique-t-il. L’agent a coupé la dérivation et rétabli la ligne. Puis il a appelé le chef de département qui, lui-même, a averti le service national qui s’occupe des écoutes. Il l’a fait parce qu’il était entré avec le client dans le central. C’est ce qui lui a été reproché par la suite. On avait envoyé quelqu’un au carton sans qu’il sache de quoi il s’agissait.»

La machine de carte bancaire de l’épicerie était tombée en panne à la mi-mars 2008. Les télédéclarations de recettes à la banque ne passent plus. L’un des cogérants du magasin change d’appareil, en vain. Le 4 avril 2008 au matin, il teste la nouvelle machine avec l’agent France Télécom, puis il l’accompagne au local technique. «Dès qu’il s’est trouvé devant le tableau, il a dit : "Ah là, il y a un branchement, et c’est pas nous"», se rappelle l’épicier, questionné par Libération.Alors que sur chaque ligne des fils blancs et rouges sont connectés, les deux hommes constatent la présence «d’un fil bleu et d’un fil jaune» reliés en parallèle à un boîtier plastique. «C’est la police, alors ?» fait l’épicier. «Ça se pourrait bien», répond le technicien, qui appelle son supérieur. «Il parlait, en répétant certaines réponses de son chef, et il a dit : "Ah bon, il y a trois numéros sur écoute à Tarnac ?" Il a demandé s’il pouvait débrancher et il a dit à haute voix : "Je débranche, donc !"» L’appareil CB refonctionne.

«Des écoutes, on en pose tous les jours, poursuit le syndicaliste. Le pourquoi du comment, on ne le connaît pas. C’est un de mes collègues qui avait posé l’écoute. Il l’avait fait régulièrement via un ordre de travaux. Mais l’agent qui est intervenu n’avait pas l’historique. Plusieurs lignes étaient concernées. Et celle du magasin n’a pas été la seule à avoir été levée.» Pour l’agent, les ennuis sont rapides. «Dans l’heure qui a suivi, les consignes sont redescendues. Le directeur territorial a convoqué celui qui avait posé l’écoute, celui qui l’avait levée, et le chef de département. Patrick Coat, alors directeur régional, est parti à Paris le lendemain.» L’agent «fautif» écope d’une mise à pied et de quinze jours de suspension. De son côté, Patrick Coat aurait été convoqué au ministère de l’Intérieur.

L’écoute de Tarnac a transité par le service ad hoc de France Télécom, installé à Montrouge (Hauts-de-Seine), qui reçoit les demandes d’écoutes judiciaires ou administratives.

Les avocats du groupe de Tarnac ont demandé à l’opérateur «l’historique des interventions techniques sur les lignes» de l’épicerie pour l’année 2008. Il leur a été répondu que les «données 2008» n’étaient «plus consultables» pour ce numéro. Les avocats ont saisi le 2 février la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada). Ils doivent interroger cette semaine la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), qui veille à la régularité des écoutes dites administratives réalisées par le Groupement interministériel de contrôle (GIC), à la demande des services spéciaux.

Manœuvre. L’interruption des écoutes de Tarnac, le 4 avril 2008, provoque l’ouverture précipitée d’une enquête préliminaire visant Julien Coupat et ses amis. Le 11 avril, la Sous-direction antiterroriste (Sdat) écrit au procureur de la République pour lui révéler l’existence d’une «structure clandestine» disposant «de plusieurs bases logistiques», notamment à Tarnac. Sans parler d’écoutes, la Sdat évoque des «informations» émanant de la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG). On peut en déduire que l’actuelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, fusion de la Direction de la sûreté du territoire et de la DCRG) a été à la manœuvre, comme l’a admis son directeur, Bernard Squarcini. «La DCRI surveillait ces individus depuis longtemps», avait-il précisé au Point en mars 2009.

En août 2008, quatre mois après la levée de ces écoutes secrètes, le numéro de l’épicerie de Tarnac fait l’objet d’une demande officielle d’interception de ligne. Autorisée par le juge des libertés, cette écoute sera prorogée trois fois, jusqu’en novembre 2008. Mais elle n’apportera aucune information sur les projets d’«actions violentes» prêtés au groupe de Tarnac.

Par KARL LASKE

 

 

la bavure 2.jpg

Libé a repris un info du Canard enchaîné:

" un de ces dispositifs d’écoute a été involontairement dévoilé par un agent de France Télécom à un cogérant de l’épicerie de Tarnac (Corrèze) en avril 2008

C'est certain que l'heure est plutôt à la dénonciation de sans-papiers et au lynchage d'immigrés débarqués sur les plages, merde alors !

eric-besson-immigration_317.jpg

Dans le temps "on" avait la milice, des mecs toujours prompt à filer le coup main (ou de barre en métal)...mais que fait l'Association Fraternelle des Anciens des Services de Sécurité (Anfass) dont «la mission est de participer à la défense, à la sécurité et à la justice de la France». Avec au premier rang de ses préoccupations la délinquance et le «terrorisme d'Al Caida (sic) et de l'ETA.

La plupart des personnes qui sont membre de l'Anfass sont des anciens combattants, des anciens militaires des services spéciaux, des renseignements, des policiers, des magistrats... Bref des gens du métier. Cela dit, quiconque peut postuler mais devra tout de même montrer «patte blanche». En effet, une enquête sera menée et un casier judiciaire vierge sera demandé ( ben c'est raté pour celui qui a envoyé (oups !) la lettre au chevrier...).

Avec son siège social situé à Limoges, l'Anfass a pour ambition d'ouvrir une délégation dans chaque département. A l'heure actuelle, plus d'un tiers existe dont une délégation située à Urt.L'association tient tout de même à préciser qu'elle ne met pas en place une milice «car nous ne sommes pas armés» selon Mme Tarraso membre del'association. Il s'agit d'un réseau d'information, basé sur l'observation. Les personnes adhérentes «participent à la défense de la Nation, à la prévention des conflits et à la protection de la population».


Chaque délégué départemental est la personne vers laquelle sont rapatriées les informations et elle est la seule habilitée à entrer en contact avec les Services Officiels (gendarmerie, police, RG...). Le délégué est aussi entouré d'avocats, magistrats et autres conseillers.» Ouais mon gars, c'est du brutal !!!

Il faut absolument privatiser France Telecom !!! C'est vital pour les écoutes "officielles" et les oreilles qui traînent !!!

milive défile.jpg

 

18:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

la jeunesse emmerde le front national - Tu prends mon bled comme étiquette (collectif 6.8.7.7.0)

18:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Paris : Thalès occupé par des opposant-e-s à la tyrannie technologique

article repris de chez le JL :

Aujourd’hui mercredi 24 février 2010, un rendez-vous pour une action contre la tyrannie technologique avait été donné à 10 heures place du Châtelet. Cette action intervenait le lendemain de la fin de la campagne de promotion et d’acceptation des nanos initiée en octobre par la CNDP. À cette occasion, plus de 200 opposant-e-s au nanomonde et à la tyrannie technologique en général (OGM, biométrie, nucléaire, vidéosurveillance…) s’étaient réuni-e-s pour un vrai débat public à la CIP à Paris (Voir compte rendu).


Ce matin 80 personnes se sont donc rassemblées place du Châtelet. Un camion de police était déjà présent, et quelques flics en civil. Vers 10h30, nous prenons le métro en groupe pour nous rendre vers notre premier objectif : le siège de l’entreprise «I&E consultant», spécialiste en «stratégie d’opinion», et embauchée par le ministère de l’Écologie pour épauler la CNDP dans sa campagne pro-nanos (Plus de précisions sur cette agence de com’).

Des flics en civil nous suivent plus ou moins discrètement dans les couloirs du métro. Arrivés à la station «Bonne Nouvelle», nous sommes accueillis par six camions de la police nationale. Deux camions nous dépassent avec les gyrophares, et prennent position devant I&E. Qu’à cela ne tienne, ce ne sont pas les objectifs qui manquent. Retour au métro pour de nouvelles aventures.

Le plan B, c’est Thalès, une boîte spécialisée dans les systèmes informatiques militaires et de sécurité. C’est l’entreprise qui vient de mettre au point le système Hypervisor. Nous sortons cette fois à la station Anatole France, et nous nous dirigeons au pas de course vers les bureaux de Thalès. Cette fois, la police est prise de cours, et nous entrons dans le hall de l’entreprise.

Un vigile tente de nous empêcher de rentrer. Parmi les dernières personnes du groupe, deux se font attraper par le vigile et un employé zélé de Thalès qui s’est senti obligé de lui prêter main forte. Un flic en civil qui nous avait suivi depuis le début intervient pour les aider. Des personnes reviennent en arrière et parviennent à faire rentrer nos amis.

Nous investissons le hall — des employés s’empressent de mettre en lieu sûr les maquettes de drônes et de chars qui le décorent… On nous dit aussi que «c’est dommage vous n’êtes pas venus la bonne semaine», tous les directeurs sont au ski, du PDG Luc Vigneron au directeur «éthique et responsabilité des entreprises»…

Une banderole est déployée devant l'entrée : «Ta laisse électronique, une usine à fric». Sous les slogans et chants «Flics, chercheurs ou militaires qu’est-ce qu’on ferait pas pour un salaire», «Ordre, croissance, sécurité», «Ta Laisse électronique, Tyrannie technologique»… les employé-e-s de Ta Laisse partent déjeuner bien tôt, nous évitant pour la plupart au maximum. Après avoir diffusé de nombreux tracts (voir ci-joint), l’action s’est conclue par un départ en cortège dans Neuilly jusqu’au métro.

Nous avons saboté la campagne de promotion de la CNDP, et nous n’en resterons pas là !


le pluche de Probe :

LES ENTREPRISES ENGAGEES DANS LES NANOTECHNOLOGIES dossier PDF

deuxième lien: entreprisesnano.pdf

connection vente arme.jpg

source image Le Monde Diplomatique : http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:_otFYb2viiSNYM:http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/artoff14209.jpg

09:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Regards sur les théories du complot et les "sites passerelle" - 1

Extraits de discussions sur le blog Rouge & Noir.

Probe a choisit de présenter les posts de wiecha à la suite et celui d'AnarSonore :

 

wiecha 20/01/2010

On peut effectivement commencer sur les théories du complot.

Sans nommer qui que ce soit, pour l'instant, donc sur la méthode.

Un élément commun à tous les conspirationnistes, essentiel à capter pour les combattre sans perdre son temps, qu'il s'agisse d'égarés ou au contraire de militants, c'est l'inversion de la charge de la preuve.

Le discours complotiste est toujours articulé de la même manière, qu'il s'agisse de dénoncer les illuminatis, les islamistes, les sionistes, les extra terrestres , les franc maçons et bien d'autres, qu'il s'agisse du complot pour faire sauter les tours, pour propager un poison mortel dans les vaccins, ou pour remplacer les humains par des reptiliens. Cette dernière hypothèse peut faire ricaner avec condescendance, mais le fait est qu'elle tourne dans nombre de milieux, que ceux qui la propagent tiennent des conférences assez fréquentées au point que les fascistes plus classiques doivent s'acharner à la démonter sur certains de leurs forums.

Bref, le complotiste commence par énoncer sa thèse, le complot, avec ses objectifs et ses auteurs.
Ensuite, seulement, il énonce un certain nombre de faits, généralement beaucoup à la fois qui iraient dans son sens, toujours selon lui.
Puis face au contradicteur, il lui demande de prouver qu'il a tort.

La première réaction de bonne foi consiste souvent à entrer dans le débat sur ces bases: à prendre fait après fait pour en donner d'autres explications, à essayer de trouver des faits contradictoires, à montrer que tel fait peut s'expliquer totalement autrement, et ainsi de suite.

Mais c'est de cette manière que les réseaux conspirationnistes ont réussi à s'imposer dans les débats, un peu partout sur internet et surtout dans la tête des gens. Sur la base évidente pour tous, que les versions officielles du capitalisme ne sont qu'un point de vue orienté et subjectifs, sur la base évidente que la stratégie des différentes entités qui constituent la bourgeoisie n'est évidemment pas toujours explicitée de manière publique.
Leur objectif a été rempli au sens ou il n'a jamais été question pour eux de débattre d'une hypothèse, mais d'orienter les débats sur leurs terrains, et selon leurs méthodes.

Beaucoup de militants ont ainsi perdu de vue l'essentiel: c'est à celui qui avance une théorie de démontrer rationnellement qu'elle est vraie, et non à son contradicteur de démontrer qu'elle est fausse.

Car, dans ce dernier cadre de débats, on est forcément piégés: avec la méthode conspirationniste exposée ci dessus, chacun peut faire le test. Et bâtir sa théorie du complot, par exemple que les bergers allemands contrôlent le monde depuis au moins deux siècles par injonctions télépathiques.

Et la démonter , si elle est bien foutue prendra un temps énorme: sur mon site internet, je posterai une dizaine d'articles par jour minimum; tous les faits divers impliquant des bergers allemands que je pourrai trouver. Des biographies des personnages historiques ayant eu ce type de chiens ( quitte à mentir d'ailleurs, mes contradicteurs devront alors se faire chier à prouver que untel avait en fait un chat ou détestait les chiens ). Je montrerai la corrélation entre les périodes de leur vie ou ils ont eu un berger allemand et les décisions qu'ils ont prises. Naturellement, vu le nombre de personnes possédant un berger allemand , je sélectionnerai celles dont les opinions et les activités correspondent à l'objectif que j'ai assigné aux "comploteurs ": la destruction de la race humaine, ou de celle des épagneuls bretons.
J'y adjoindrai des articles spécialisés dans l'anatomie canine, dans la sociologie animale, de préférence très longs et inacessibles à des personnes ne maitrisant pas les connaissances scientifiques des méthodes en question, rédigés par des "scientifiques reconnus". J'en ferais un résumé , en expliquant qu'à la page 53 de l'article, l'auteur évoque très précisément un élément qui peut aller dans mon sens.

Et naturellement à ceux qui me diront que ma théorie est farfelue, je répondrais en préalable qu'il est tout de même étrange de se préoccuper de la démolir et de la discréditer si elle est aussi farfelue que ça. Bien évidemment, j'aurai pris soin de me faire exclure de quelques conférences et forums vétérinaires, ce qui me permettra de démontrer l'acharnement de la censure à mon égard.Et j'aurai avec mes camarades également foutu le bordel par exemple au Noel de la SPA, je me serais fait jeter par la police et j'aurai mis la vidéo. Avec un exposé, là très précis et très argumenté des divers scandales ayant touché la SPA ces dernières années, et de comment certains de ses animateurs s'en sont mis plein les poches

Ca parait très con avec les bergers allemands, mais c'est exactement de cette manière que fonctionnent toutes les entreprises conspirationnistes, on peut le vérifier sur les sites innombrables consacrées à la grippe A ou au 11 septembre. Et c'est aussi avec ce type de stratégies que l'extrême droite a fait son trou à l'extrême gauche, et par ricochet dans le mouvement social. Sur les médias qui ne lui appartiennent pas, l'extrême droite postera l'article sur la SPA, pour les bergers allemands, sur les massacres d'enfants palestiniens pour les juifs, sur l'assassinat des femmes en afghanistan pour les islamistes.

Le truc, c'est de toujours choisir les sujets qui font l'actualité et ceux dont on pense qu'ils préoccupent les gens et qu'ils sont les plus à même de les révolter.

Après la question suivante est " A quel besoin répond la théorie du complot et quelle proposition sociale porte-t-elle implicitement qui en fasse un élément essentiel des stratégies de conquête du pouvoir ?"

 

wiecha 21/01/2010

Oui, mais le problème qui se pose à nous concrètement, c'est la raison pour laquelle tant de gens , et surtout de prolétaires, éprouvent un attrait pour ces théories et les choisissent clairement comme une alternative à la lutte des classes. Contrairement à l'idée qu'on pourrait en avoir, qu'en ont certains militants, l'adhésion partielle ou totale à ces théories n'est pas un "sas" vers la lutte , même si les gens sont en contact avec des idées et des pratiques qui pourraient les y conduire.

Et démonter les foutaises serait bien un jeu d'enfant, si et seulement si il n'y avait pas autre chose derrière. En réalité, l'utilité de la méthode ci-dessus n'est malheureusement presque jamais de retourner l'interlocuteur, elle est juste utile pour ne pas être retourné soi même, c'est à dire pour rompre le débat en connaissance de cause, et ne pas laisser pourrir ta réunion, ton site, ton collectif.

Quand la démonstration rationnelle ne fonctionne pas , c'est souvent qu'elle ne répond pas à la bonne question, c'est à dire que les gens qui se font happer , finalement , trouvent un bénéfice autre dans l'adhésion que le fait d'avoir accédé à une "vérité utile". Et c'est ce qui se produit.
Je vois quelques pistes à creuser en profondeur

- la théorie du complot est une auto justification de sa propre passivité: souvent tu y as droit dans les actions dans un lieu public de la part de gens qui ne s'y joignent pas, mais viennent te dire " je suis avec vous, mais ça ne sert à rien". Concrètement, ils ne sont pas avec nous, puisqu'ils ne font rien qui les mette concrètement dans la lutte. Mais créer une opposition fantasmatique et secrète permet d'éluder cette dimension: si je ne crie pas avec vous contre le directeur de la CAF, ce n'est pas parce que j'ai peur, ce n'est pas parce que ça nécessiterait de me mettre en danger, mais parce que le directeur de la CAF n'est rien, et le gouvernement non plus d'ailleurs, et les patrons encore moins. Les vrais " responsables" sont cachés, occultes et donc la seule lutte possible, c'est leur dévoilement.

- cette dimension du "dévoilement" est primordiale, et ça explique aussi son essor concomittant à celui de l'internet: il y a des gens aujourd'hui, plein, qui se voient comme des Resistants, des vrais, alors que leur seule activité est de l'ordre du discours. Les théories du complot se sont dévéloppées parallèlement au durcissement de l'affrontement de classe, à la difficulté croissante de faire grève ou autres sans répression, aux échecs des derniers mouvements de masse en terme de satisfaction des revendications.

La théorie du complot , à l'inverse de celle de la lutte des classes, ne propose d'office aucun espoir: elle n'est pas une explication dynamique du monde avec deux forces qui s'affrontent, mais celle ou ceux qui agissent et ceux qui subissent sont toujours à la même place. Dans le cadre du "système" fantasmé, il n'y a que des défaites, aucune riposte qui fasse sens dans le déroulement des évènements historiques. Au contraire, même les révolutions, même les mouvements de masse, ne sont pas ce qu'ils paraissent: ils sont eux aussi manipulés dès le début par des forces obscures , ils sont même souvent provoqués pour aboutir à l'objectif inverse de ce qu'ils prétendent être, la continuation de la domination.

L'adhésion et la propagation de ces théories me semblent donc correspondre au sentiment de défaite ressenti par les prolétaires, et lui donner une jusitification. Et elles offrent un dérivatif à ce sentiment, à peu de frais, l'impression de se réapproprier du sens simplement en dénonçant de prétendus coupables. Et toutes ces théories, parce qu'elles sont fascistes, donnent évidemment la possibilité concrète de chatier un coupable à sa portée, car aucune d'entre elles n'omet de désigner parmi les coupables, une minorité quelconque à l'intérieur du prolérariat, toutes ouvrent une possibilité de pogrom.


wiecha 21/01/2010

S'il suffisait de ces quelques lignes, à mon avis nous n'en serions pas là.
On effleure à peine le sujet à mon avis, c'aurait été peut-être suffisant en 2002-2003, au moment ou une des têtes de pont était l'angle des théories du complot. Et encore.

Quant à l'esprit d'analyse et de synthèse, c'est flatteur, mais la réalité est moins glorieuse: c'est juste le résultat de deux ans de boulot, de recherche, de contacts à droite à gauche, avec tous ceux, et pas des anarchistes malheureusement, qui ont une raison ou une autre de ressentir l'urgence antifasciste. Des années passées à voir certains médias "amis" et pas des moindres colporter les pires saloperies racistes ou antisémites, des années passées à constater l'inexorable avancée de l'idéologie fasciste sous toutes ses formes, des hommages à peine voilés à Vichy du pouvoir en place, à l'emploi banalisé dans les mouvements d'extrême gauche, de la CIP à l'Appel d'un terme comme "oligarchie".

Les facsistes ont réussi jusqu'ici toutes leurs offensives idéologiques: on peut prendre l'exemple de la liberté d'expression, par exemple, devenue l'étendard de tout le monde, mais qui sert aujourd'hui essentiellement à faire que, massivement, des racistes et des antisémites trouvent un fervent soutien un peu partout, chacun considérant leur "droit à s'exprimer" comme une priorité et le contenu de leurs discours, très secondaire, comme si appeler au meurtre et à la haine , finalement , n'avait rien à voir avec les meurtres et avec la haine.

Surement que tu regardes pas la télé et tu as bien raison, mais moi je suis accro à la télé. Et donc je peux te dire qu'ils se sont adaptés et qu'ils ont accès aux médias de masse, même sans parler de l'internet, mettons ça de côté pour l'instant.

Désolé de citer concrètement, mais là je ne peux pas faire autrement. Actuellement, le blog phare de l'extrême droite identitaire c'est fdesouche. Au minimum 3000 à 6000 visites par jour. Il y a quelques temps de ça, cette équipe a publié une vidéo qui montrait une agression dans un bus, vidéo qui ne pouvait sortir que de bases de données policières, évidemment. La vidéo a été regardée des milliers de fois sur le net, et elle est arrivée en une sur tous les 20H. Et pas un reportage n'omettait de citer le blog en question. Il se trouve que le jeune homme agressé a eu l'immense courage de publier un texte ou il expliquait qu'il n'estimait pas avoir été la victime d'une agression "anti blanche", qu'il n'estimait pas que cette histoire permette à qui que ce soit de dire quoi que ce soit sur la banlieue ou l'immigration. Ca personne à la télé n'en a entendu parler.

Dieudonné quant à lui est certainement le candidat aux européennes qui a été le plus médiatisé et de manière à ce que tout le monde regarde le reportage, pas avec les trucs relou du style " martin dugenou nous explique sa conception de l'Europe ". La diabolisation a bon dos.

Il y a quelques jours, RTL affichait sur son site, en une, une vidéo intitulée "le débat Marine le Pen Besson". Déjà tout un programme.
Mais cette vidéo a interpellé des spectateurs. En effet elle était tronquée ne présentant que les morceaux ou Marine Le pen parle, et avec des commentaires écrits à son avantage. De plus elle mettait en lien sur You Tube d'autres videos du même auteur, encore plus explicites.

Au bout de plusieurs heures et de 12 000 vues environ, RTL s'est excusée parlant d'une "erreur".

Juste deux exemples, à mon avis très clairs sur ce qui est en train de se passer. Moi, je ne vois pas les choses comme une hiérarchie des dangers, je vois des forces qui avancent ensemble, pour l'instant, dont l'une ou l'autre peut prendre le dessus.

L'antifascisme est passé de mode, depuis longtemps maintenant, et effectivement, on te renvoie souvent SOS, l'épouvantail pour faire monter la gauche...On te répète "le vrai danger est ailleurs", comme s'il y avait UN vrai danger et pas plusieurs.

Mais si dans sa dernière période, la République de Weimar avait en commun bien des discours avec le NSDAP, si elle a encouragé sa montée, et pensé pouvoir le contrôler et l'utiliser uniquement pour briser la révolution sociale, la République de Weimar et le 3ème Reich étaient deux choses différentes. Il fallait bien abattre la première pour espérer faire la révolution sociale, mais il fallait bien en même temps empêcher que son écroulement soit l'avènement de la dictature nazie.

Je précise que je parle de cet exemple, uniquement sur la question des analogies et des comparaisons entre la République et le fascisme, et pas du tout pour faire un lien direct et caricatural entre la France d'aujourd'hui et l'Allemagne du début des années 30

 

wiecha 22/01/2010

Sauf qu'à force de citer Mein Kampf et la Gestapo à tout bout de champ, on en oublie que le nazisme n'est pas le sarkozysme, et que les néo nazis en tant que tels sont une réalité bien vivante et en pleine expansion.

A vrai dire, je me demande parfois quels mots nous allons utiliser dans le futur, et quelles comparaisons. C'est aussi à mon avis, un des grands problème du discours radical aujourd'hui, la surenchère verbale. Là dessus, les textes de Ni Patrie, Ni Frontières sont assez intéressants, notamment ceux écrits lors du sommet de Vichy, et ceux qui évoquent la réalité des dictatures à l'étranger.

Après, à vrai dire je ne tiens pas à orienter le débat dans cette direction. Par expérience, et pour avoir été convaincue comme toi, de l'aspect "secondaire" des mouvements fascistes extra-gouvernementaux, je sais que j'aurai du mal à te convaincre. Question d'expériences concrètes liées aussi à leur champs d'implantation, à une sensibilité plus ou moins grande à certains évènements précis, à certains glissements, qui dépendent de beaucoup de facteurs.

Moi, ce qui m'importe surtout, c'est de trouver des pistes spécifiques par rapport à ce combat, qu'il soit considéré comme secondaire ou pas et de faire tourner l'information et la réflexion, comme on peut le faire sur d'autres sujets. Pas mal de gens partagent cette préoccupation, à ce que je peux voir. Et si nous la laissons à d'autres, et bien comme sur d'autres sujets, nous n'aurons plus ensuite qu'à dénoncer l'"imposture social démocrate , qui sous couvert d'antifascisme...".

Parce qu'il y a ça et là, plein de jeunes qui ne supportent pas le retour des skin heads, plein de moins jeunes qui sont anti-républicains, anti-capitalistes, et anarchistes, mais qui pour autant, éprouvent le besoin d'agir et de réfléchir contre la montée des groupes fascistes.

Si, par exemple, ton voisin est au Bloc Identitaire, quotidiennement et immédiatement, c'est un peu plus emmerdant quand même que s'il est au Modem.Et quand la probabilité de ce voisinage s'accroit , c'est un vrai souci.

 

AnarSonore 22/01/2010

Contribution trouvée sur luftmenschen

Mondialisation.ca: analyse antifasciste d'un site passerelle

Parmi les stratégies actuellement utilisées par les fascistes, celle de l’utilisation des médias a priori ennemis pour augmenter leur audience est essentielle. Elle passe par la création d’initiatives virtuelles et concrètes autour de thèmes devenus communs au discours d’extrême gauche et d’extrême droite, même si ce que recouvrent les analyses des uns et des autres n’est pas similaire. Cette stratégie passe notamment par l’utilisation d’Internet, et des sites passerelles, c'est-à-dire des sites se présentant comme des sites alter mondialistes.

Un exemple pratique.

Lors de leurs dernières réunions (1), les modérateurs d’Indymedia LILLE ont pris la décision de ne pas censurer a priori les textes venant du site mondialisation.ca, et de l’étudier prochainement de plus près…. Ce projet d’étude approfondie trouve ses sources dans la polémique ouverte par des contributeurs réguliers d’Indymedia Lille; ceux-ci ont dénoncé la reprise de textes d’un site qui publie notamment et fréquemment les textes de membres du Reseau Voltaire. Ceux par exemple de Sylvia Cattori, mais aussi ceux d’Arno Mansouri, responsable de la Maison d’éditions Demi lune, qui publie Thierry Meyssan.

Il y a deux approches, vis-à-vis d’un site comme Mondialisation.ca : ce site fonctionne sur la publication en rafales de textes venus d’à peu près partout et sur de nombreux sujets. Et dont les auteurs sont aussi bien des gens du Reseau Voltaire que de respectables professeurs d’université, souvent les deux. Mais aussi des membres d’ATTAC, un président d’une association déclarant se battre contre le nucléaire, les deux responsables d’un comité pour l’annulation de la dette.

La première approche consiste à considérer que la publication d’écrits fascistes, la collaboration d’auteurs clairement liés à l’extrême droite, et à sa fraction « national révolutionnaire » (Les amitiés du Reseau Voltaire avec la mouvance Dieudonné Soral et leurs voyages communs, notamment au Liban sont désormais suffisamment connus) n’est pas un élément suffisant pour considérer le site comme fasciste. Elle consiste à prendre les textes publiés un par un, et à se déterminer au coup par coup. A examiner minutieusement chaque écrit publié , et ce n’est pas une mince affaire. A se poser la question précise de tel ou tel texte : sur la Palestine, dit-il des choses vraiment choquantes, peut-on dire « camp d’extermination ….lente » sans être antisémite ? Et le trafic d’organes prétendument pratiqué par Israel, est-ce seulement une rumeur, doit on faire la distinction entre les textes qui évoquent l’armée et ceux qui mettent tous les Israeliens dans le même sac ?

Et sur la grippe H1N1, comment faire la distinction entre un texte qui évoque à juste titre le profit effectué par les labos et celui qui sombre dans le conspirationnisme ?

Cette approche évidemment est particulièrement lourde et fastidieuse pour des sites d’open publishing. En toute logique, puisqu’elle est stupide, pour ne pas dire plus.

La seconde approche est extrêmement simple. Elle consiste à dire qu’un site qui publie des articles d’auteurs liés à l’extrême droite est un site contrôlé par l’extrême droite, que l’ensemble des animateurs en soit conscient ou non. Jusqu’à nouvel ordre, naturellement : il arrive à chacun de faire une erreur et de retirer UN texte particulièrement manipulateur.

C’est l’approche anti-fasciste.

Evidemment, cette approche et cette analyse déclenchent les quolibets et le mépris de ceux qui sont bien résolus à plonger jusqu’à l’abîme dans la prétendue complexité des choses. C’est la grande mode militante du moment, celle qui a poussé à s’interroger pendant cinq ans sur les « motivations » et les « raisons » du discours antisémite de Dieudonné, celle qui consiste à poser des questions idiotes en les appelant dérangeantes, du genre « les antisémites au fond ne sont-ils pas des antiracistes ? » , ou « ne devrait-on pas avoir le droit de tout dire, même des appels aux meurtres, tant qu’on ne tue pas soi même ? ».

L’approche antifasciste consiste à dire qu’un fasciste est un fasciste, point barre. Un fasciste est une personne dont l’objectif est d’imposer l’ordre fasciste. Le reste, ce sont pour lui des moyens, et le fascisme est à ce niveau, l’idéologie utilitariste par excellence. Le fascisme est ce courant qui s’est appuyé et s’appuie simultanément sur le scientisme et sur l’irrationnel, sur l’apologie de l’individu Roi et sur la négation de tout droit individuel. Le fascisme , parce qu’il n’existe que par la guerre de tous les prolétaires contre les autres prolétaires, a pris, sur tous les conflits mondiaux, des opinions contraires, dont le seul point commun est l’apologie de toutes les guerres sauf de la guerre sociale. Le Front National, en plusieurs dizaines d’années d’histoire et à quelques mois d’intervalle a ainsi été tantôt férocement pro-israélien ou inconditionnellement pro-palestinien, tout en étant toujours simultanément raciste et antisémite.

Donc, la logique antifasciste consiste à aller chercher les intérêts de classe présents dans chaque expression de la pensée et de la pratique d’un groupe. Chercher les intérêts de classe, cela signifie entre autres de ne pas distinguer la parole et les actes.

Aussi face à un site comme mondialisation.ca , site de culture européenne, animé en grande partie par des français et des québecois, il y a une rubrique qui attire immédiatement l’œil, celle intitulée « élections européennes ».

Elle attire l’œil, parce qu’elle détonne par son côté prosaïque et concret des autres rubriques, globales et nobles, telles que « société et culture », « économie mondiale », « politiques et religions ». Nobles dénominations, qui jointes aux fonctions de la plupart des auteurs dans les hautes sphères de la production intellectuelle capitaliste donnent au site l’apparence d’un cercle de pensées détaché des basses contingences matérielles et politiciennes.

La modération d’Indymedia Lille n’a pas vu cette rubrique, parce qu’elle refuse l’analyse antifasciste, parce que la présence de contributeurs fascistes sur ce site ne lui suffit pas à le qualifier. Difficile de trouver ce que l’on ne cherche pas.

Si elle avait opéré un simple click sur cette rubrique, ici elle serait tombée sur l’évidence...même pas dissimulée.

Le premier texte visible dans les Actualités de cette rubrique s’appelle Mouvement des Patriotes Français pour l’indépendance et la démocratie (2)

Le deuxième est signé Libertas

Un troisième est signé par un responsable de Libertas Christophe Beaudouin

Deux autres sont signés par deux militants d’un parti dénommé UPR avec un lien vers le site de ce parti

Evidemment, ‘l’antifasciste mal dégrossi’ sait déjà ce qu’il en est quand un mouvement en Europe utilise le mot « patriote » dans son intitulé, en ce début du 21ème siècle.

Ainsi espérons nous humblement épargner quelques journées de fastidieuses lectures aux modérateurs d’Indymedia Lille .

Libertas est un mouvement européen fondé en 2008 : en France, sa représentation locale aux élections a été incarnée par le MPF de Philippe de Villiers et le Mouvement Chasse Pêche Nature et Traditions. Le porte parole du mouvement, Christophe Beaudoin, est également auteur sur le site Mondialisation.ca.

Le Mouvement des Patriotes pour l’Indépendance et la Démocratie a été crée par un ex du MPF de Philippe de Villiers. Nous laissons aux adeptes de la prétendue complexité le soin de parcourir l’intégralité de son site, au cas ou des analyses intéressantes de la question palestinienne y figureraient. Pour les autres, la mention des sujets évoqués, reprise des communiqués d’un ex du Front, diatribe contre l’islamisation de la France, petite histoire des Rois de notre beau pays, suffiront. On peut cependant y ajouter quelques liens amis, parmi lesquels Radio Courtoisie.

Quant à l’UPR, elle est dirigée par François Asselineau. Elu au Conseil de Paris depuis de nombreuses années, il a quitté l’UMP pour créer l’UPR. Il a également rempli la fonction de directeur de cabinet de Charles Pasqua. Il participe à des émissions sur Radio Courtoisie, entre autres.

Les trois partis politiques précédents sont les seuls à être cités dans la rubrique Elections Européennes, manifestement beaucoup moins « ouverte » que les autres catégories du site.

Immense interrogation des tenants de la pensée « complexe », en réalité décomplexée : comment un site peut-il à la fois défendre les peuples opprimés, et notamment les Palestiniens, contre les offensives « sionistes » , contre l’ "arrogance de l’Occident Impérialiste et Mondialiste et de son valet/maître israelien", et concrètement faire la promotion de mouvements d’extrême droite dénonçant l’ « islamisation de la France », « l’invasion des clandestins », et ainsi de suite ?

Comment peut-il publier des textes d’ATTAC et des textes du MPF ?

Réponse des bourins antifascistes : il est de notoriété publique, que les racistes sont forcément des antisémites et inversement.

Tactiquement parlant, les fascistes peuvent bien trouver utile de brandir des portraits du Che et de faire mine de pleurer toutes les larmes de leurs corps sur les Arabes qu’on tue à quelques milliers de kilomètres, si ça peut attirer le chaland sympathisant de l’extrême gauche, et faire monter l’animosité contre les Juifs d’ici.

Mais lorsqu’il s’agit concrètement de récupérer les bénéfices de ces manipulations, on passe aux choses sérieuses, notamment en période électorale.

Historiquement, et en termes d’analyse de classe, l’alliance ou la collaboration au sein de mouvements fascistes, d’intellectuels reconnus professionnellement par le capitalisme et se croyant de gauche avec des fractions de la paysannerie aisée et des petits commerçants n’est pas une nouveauté.

Le fait que des professeurs d’université « altermondialistes » se retrouvent à animer un site qui lance des appels au vote quasi directs pour des partis d’extrême droite, notamment « Chasse , Pêche Nature et Tradition » est certes odieux, mais donc pas si étonnant que ça.

Là ou les choses s’aggravent et concernent directement tous ceux qui participent aux luttes sociales, c’est lorsque ce types de sites sont directement repris et mis en lien par Indymedia.

Indymedia en effet, est un média issu des luttes, et il doit son succès à tous les mouvements de classe, antiracistes, antisexistes, antifascistes, qui ont publié des articles au fil des années.

Mondialisation.ca appartient à ses animateurs mais Indymedia appartient à tout le mouvement, sans lequel il ne serait qu’une coquille vide.

Les modérateurs , investis d’un mandat , doivent le respecter, et ne le font pas chaque fois qu’ils mettent en lien mondialisation.ca, chaque fois qu’ils relaient un site à vocation électoraliste de l’extrême droite. Et ce d’autant plus que la simple liste des auteurs aurait du les alerter.

Naturellement, l’analyse antifasciste exposée ci-dessus n’est pas valable que pour mondialisation.ca. Un site qui relaie les thèses de l’extrême droite, ou aide à leur diffusion en faisant de la pub à leurs médias est un média fasciste par la force des choses.

En l’état actuel, la modération d’Indymedia Lille se réserve la possibilité de publier mondialisation.ca. La conclusion est nous l’espérons provisoirement, évidente.

Les liens vers des sites d'extrême droite ont été désactivés, pour ne pas augmenter leur référencement, en y insérant une étoile

(1) compte rendu public ici
http://lists.indymedia.org/pipermail/im ... 18-ni.html
(2) http://mo*ndialisation.ca/index.php?con ... &aid=13313
(3) http://.mo*ndialisation.ca/index.php?context=va&aid=
(4) http://mo*ndialisation.ca/index.php?con ... &aid=15348
(5) http://.mo*ndialisation.ca/index.php?co ... &aid=15477
http://.mon*dialisation.ca/index.php?co ... &aid=15708

 

 

 

09:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Sévices civiques

article pris chez "Lisez la Pie bavarde"

Le parlement adopte le service civique: la grande avancée sociale à 5,62€ net de l’heure

extrait d’un article de libération du jour:

Le service civique sur les rails

Les députés ont adopté ce jeudi à la quasi-unanimité la proposition de loi créant le service civique volontaire, grand chantier du Haut commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse, Martin Hirsch. [...]

L’idée est de pousser les jeunes à s’investir dans des «missions utiles à la société» dans des associations, des ONG, des fondations (sauf les fondations d’entreprises), les collectivités locales ou l’Etat. Tout ce qui revêt «un caractère philanthropique, éducatif, environnemental, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial ou culturel» ou qui «participe à la prise de conscience de la citoyenneté européenne.» Exemple: donner un coup de main dans une maison de retraite [...]

En échange, les jeunes reçoivent de l’Etat 540 euros pas mois (100 euros de plus s’ils sont peu diplômés).[...]

Entre 6 et 24 mois. Il faut consacrer au moins 24 heures par semaine à son activité «volontaire». La possibilité de mener de front le service civique et des études ou un emploi a été supprimée en commission. [...]

Ça commence quand?
«Tout de suite, très vite», presse Martin Hirsch. [...]

source www.liberation.fr.

Bon, alors là, mon premier réflexe, sortir la calculette:

smic mensuel net: 1055,42€,  heures par mois (base 35h): 35 * 4 semaines

service civique mensuel net: 540€, heures par mois (base 24h): 24 * 4 semaines

ce qui nous donne => 1055,42 / (35*4) = 7,538714286 soit environ 7,54€ net de l’heure pour le smic

et …

540/(24*4)= 5,625€ de l’heure pour le service civique.

C.Q.F.D.

Bon courage pour les futurs volontaires désignés d’office!!!

devinette: Le travail est service et n’a pas que civile

25 février 2010

 

Le pluche de Probe :

Cliquer ici pour télécharger le texte

Les relations entre la personne volontaire et la personne morale agréée

(Intitulé nouveau)
« Art. L. 120-6. – Le contrat de service civique, conclu par écrit,
organise une collaboration exclusive de tout lien de subordination entre
l’un des organismes ou l’une des personnes morales agréées mentionnées
au II de l’article L. 120-1 A et la personne volontaire.
« Le contrat de service civique ne relève pas des dispositions du code
du travail.

 

08:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/02/2010

les épines ***DERNIÈRE TOURNÉÉE!!***

dernière tournée !.jpg
salut à touTEs!!

Pour finir en beauté, Le café associatif et autogéré "LES ÉPINES" organise UNE GROSSE TEUF le samedi 27 février en ses murs

au programme:

**18H**
grande TOMBOLA DES HORREURS ticket à 1 euro, touss Gagnants...

**20H**
CONCERT: GUSTAVSON et ses chansons satiriques, piquantes et épineuses et un Buffet végétarien

VENEZ À PLEIN!!
Café associatif LES ÉPINES
39, rue de Benfeld
67100 Strasbourg Neudorf

à faire tourner...
Les Épines

21:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu