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30/03/2010

CRA du Mesnil-Amelot

Manif devant le CRA du Mesnil-Amelot

AFP
29/03/2010 |

Environ 300 personnes se sont réunies aujourd'hui à l'appel d'une quinzaine d'associations près du nouveau centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne, formant un cercle de silence pour dénoncer son ouverture.

"Ce qui se passe avec la construction de ce nouveau centre de rétention est expressif de cette déshumanisation de la politique à l'égard des étrangers", c'est "important de dire notre honte et notre outrage", a affirmé Alain Richard, Franciscain de la communauté de Toulouse, à l'initiative des cercles de silence.

Derrière des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "non au traitement inhumain des immigrés" ou encore "non à l'enfermement des enfants", 300 membres d'associations, riverains ou élus locaux se sont réunis à plusieurs centaines de mètres du nouveau CRA, sans pouvoir accéder à son entrée principale, la route étant bloquée par la police. Plus de 800 messages écrits à destination des retenus étaient également affichés sur un long drap blanc porté par les participants.

Le plus grand centre de rétention de France

Ce nouveau CRA qui devait initialement ouvrir aujourd'hui n'a toujours pas de date officielle d'ouverture. "Nous ne laisserons pas mettre les enfants en prison" a martelé Richard Moyon du Réseau Education sans Frontières (RESF), avant de dénoncer "une chasse à l'enfant intensive" avec l'ouverture de ce nouveau CRA qui comptera 40 places pour des familles. Dominique Nogueres, vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) a regretté l'existence d'une "cité judiciaire à l'intérieur du CRA", qui "éloignera le plus possible les étrangers d'une justice digne et responsable".
Entouré de hauts grillages, de barbelés, de haies épineuses et d'un chemin de ronde, surmonté d'un mirador, le centre est équipé de multiples caméras de vidéo-surveillance, de détecteurs de mouvements et de portes à ouverture magnétiques contrôlés à distance, selon la Cimade, seule ONG autorisée à y intervenir. Dans ce centre de rétention, le plus grand de France, qui va se rajouter au premier CRA de Mesnil-Amelot, il y aura 240 places.(le Figaro)

Le Cra pas encore ouvert, déjà critiqué

Créé le 26.03.10 à 03h39
Mis à jour le 26.03.10 à 03h39
Le nouveau site comportera 2 CRA de 120 places séparés par des bâtiments administratifs.
Le nouveau site comportera 2 CRA de 120 places séparés par des bâtiments administratifs./ S. POUZET / 20 MINUTES

Immigration Un deuxième centre de rétention administrative doit ouvrir au Mesnil-Amelot (77)

Le nouveau centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) n'a pas encore ouvert qu'il fait déjà parler de lui. D'après les associations, l'édifice ressemblerait davantage à une prison qu'à un centre de retenue pour les sans-papiers, censés demeurer libres de leurs mouvements. « On ressent une froideur sécuritaire dans cet établissement carcéral », dénonce Clémence Richard, correspondante à la Cimade. Une délégation de l'ONG de défense des droits des migrants a pu visiter à plusieurs reprises le bâtiment avant son ouverture, prévue dans quelques semaines.

Univers carcéral et sécuritaire
Grillages, haies épineuses, barbelés, caméras, détecteurs de mouvements… Il faudra montrer patte blanche à l'entrée. « La police aux frontières contrôlera les entrées et même les déplacements à l'intérieur des bâtiments », déplore Damien Nantes, responsable du service défense des étrangers à la Cimade. « Ils sont retenus pour une faute administrative. On ne peut pas les considérer comme de dangereux délinquants. » Sans compter le bruit incessant des avions qui atterrissent à Roissy, dont une des pistes est dans l'axe des bâtiments.

Un bâtiment jugé « illégal »
La CRA du Mesnil-Amelot pourra « accueillir » jusqu'à 240 retenus (lire encadré). Problème, le décret du 30 mai 2005 fixe une limite de 140 places pour les centres de rétention. Les autorités justifient ce surnombre par une division du site en deux CRA séparés d'une route, mais ce n'est pas l'avis des associations. « Il n'y a qu'une seule entrée, un seul tour de ronde pour les gardiens, un seul grillage autour de l'enceinte. Il n'y a donc bel et bien qu'un seul CRA, de 240 places, ce qui est illégal », estime Damien Nantes. « C'est faux. Nous communiquerons une fois les travaux terminés », répond-on au ministère de l'Immigration. L'association a déposé un recours devant le tribunal administratif en janvier pour annuler l'arrêté ordonnant l'ouverture de l'établissement.

Un « village judiciaire » dans le CRA
L'idée n'est pas nouvelle. La création de salles d'audience délocalisées date de 2003. Mais il y a deux ans, la Cour de cassation avait rappelé que si les tribunaux pouvaient s'installer « à côté » des CRA, cela ne voulait pas dire « à l'intérieur ». « Ce village judiciaire est bien commode. Il est à l'abri du regard du public et du contrôle démocratique », s'inquiète Patrick Henriot, du Syndicat de la magistrature. Le ministère de la Justice est d'ailleurs prêt à y mettre les moyens.
« Pour relier avec un réseau sécurisé les salles au tribunal de grande instance de Meaux et de Bobigny, cela coûterait 200 000 € chaque année. « Il n'y a plus de séparation des pouvoirs, les droits de la défense sont complètement bafoués », ajoute Marianne Lagrue, du syndicat des avocats de France.

Un camp pour les enfants
Ce sera LE centre de rétention des enfants en Ile-de-France. Deux bâtiments, soit 40 places, seront réservés aux familles. Depuis le décret de 2005 qui autorise la retenue des mineurs, 262 enfants ont été enfermés en France. « Ce n'est pas parce qu'il y a du matériel de puériculture qu'on peut les mettre en prison », dénonce la Cimade.

William Molinié


Silence en bout de piste! On expulse...

Au Mesnil-Amelot, en bordure de l'aéroport Charles De Gaulle, se trouve un bâtiment dit "village judiciaire" avec, au rez-de-chaussée, les locaux de police et, au premier étage, des salles d’audience du Tribunal de Meaux délocalisées. Le tout à l'intérieur de la clôture de sécurité entourant le Centre de Rétention Administrative qui recevra 40 personnes par jour, pour finalement en expulser une partie. Ouverture: le 29 mars 2010.

Pour les défenseurs du droit des étrangers à vivre dignement dans le pays où ils projettent leur avenir et celui de leur famille, les Centres de Rétention Administrative (CRA) représentent l'ultime étape d'une série de mauvais traitements contre lesquels il faut lutter inlassablement. Lieux d'enfermement de personnes dont le seul crime est de vivre et travailler en France sans titre de séjour, pour qui l'accès au droit ne peut se faire que dans l'urgence, où l'on place des familles complètes, ils génèrent des tensions mortelles; mutilations, suicides, incendies.

Le nouveau CRA de 240 places ouvre ses portes (si l'on ose dire...) le 29 mars 2010. Nous relayons l'appel à marquer l'opposition à cette ouverture par un Cercle de Silence sur place.

Martine et Jean-Claude Vernier

Ce centre sera le plus grand de France. Il s’ajoutera au premier CRA du Mesnil-Amelot, qui compte déjà 140 places.

 

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L’entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d’industrialisation de la rétention. D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire. C’est une première atteinte à la dignité des personnes.

Le futur centre de rétention (schema ci dessus) comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en six "unités de vie" de 40 places, disposées autour de deux bâtiments administratifs jumeaux, eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l’ensemble du camp. Des dizaines de caméras et des détecteurs de mouvements complètent ce dispositif carcéral.

Comme pour le CRA de Vincennes, l’Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d’un centre de rétention.

La construction envisagée de deux salles d’audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d’exception éloignée de tout regard de la société civile.

Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c’était le cas au CRA de Vincennes avant l’incendie du 22 juin 2008). Comme l’a montré la situation de Vincennes, ce type d’univers déshumanisé favorise, encore plus qu’ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide.

Un tel camp ne pourra fonctionner qu'au mépris du respect des droits et de la dignité des personnes qui vont y être enfermées. S'opposer à son ouverture c'est défendre leurs droits fondamentaux d’êtres humains.

Nous nous opposons à l’ouverture du futur centre de rétention du Mesnil Amelot. Nous  dénonçons la criminalisation des migrants et appelons les citoyens et les élus à se mobiliser contre l’internement administratif des étrangers.

Nous appelons tous ceux qui le peuvent à venir se joindre à un cercle de silence qui se tiendra  devant le nouveau centre du Mesnil-Amelot le 29 mars à 13h 30

Nous appelons tous les prochains cercles de silence à informer sur cette ouverture et à faire signer l'appel contre celle-ci.

Pour trouver des éléments d'informations sur le camp voir le ici. Des indications (navettes mises en place, trajet) pour se rendre au Mesnil le 29 seront mises en place.

Les billets récents de Fini de rire sont ici et le sommaire complet est .

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