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30/04/2010

Les raisons d’une colère

Degrés et fonctionnement de l’échelle « Bui-Trong »

 

1er degré : violence en bandes, dénuées de caractère anti-institutionnel (vandalisme, razzia dans les commerces, rodéos et incendies de voitures volées, délinquance crapuleuse en bandes, rixes, règlements de comptes).


2e degré : provocations collectives contre les vigiles, injures verbales et gestuelles contre les adultes, vandalisme furtif contre les biens publics.


3e degré : agressions physiques sur les agents institutionnels (pompiers, militaires, contrôleurs, vigiles, enseignants, travailleurs sociaux) autres que policiers.


4e degré : attroupements lors d’interventions de police, menaces téléphoniques aux policiers, lapidation de voitures de patrouille, manifestations devant les commissariats, chasse aux dealers.


5e degré : attroupements vindicatifs freinant les interventions, invasion du commissariat.


6e degré : agressions physiques contre les policiers, attaque ouverte du commissariat, embuscades, pare-chocages.


7e degré : vandalisme ouvert, massif (saccage de vitrines, de voitures, jets de cocktails Molotov) en un temps généralement bref, et sans affrontement avec les forces de l’ordre, de la part de 15 à 30 jeunes.


8e degré : guérilla, émeute, saccages massifs suivis d’affrontements avec les forces de l’ordre, répétition 3 à 5 nuits d’affilée, de la part de 50 à 200 jeunes.


« Sur quelques secrets de fabrication. Entretien avec Lucienne Bui-Trong », Les Cahiers de la sécurité intérieure, 33, 3e trimestre 1998, p. 217.

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Poursuites annulées contre André Durrmann, éleveur de moutons qui avait refusé de vacciner ses bêtes contre la fièvre catarrhale ovine (FCO).

L'éleveur alsacien avait comparu le 18 mars pour avoir refusé de vacciner ses bêtes contre la fièvre catarrhale ovine

 

Rappel des faits du 18 mars 2010

 

Le tribunal de proximité de Sélestat (Bas-Rhin) a mis en délibéré au 23 avril sa décision concernant André Durrmann, éleveur bio à Andlau. L'agriculteur est poursuivi pour non-respect d'un arrêté ministériel imposant la vaccination des bovins, ovins et caprins contre cette maladie inoffensive pour l'homme, une infraction considérée non pas comme un délit mais comme une contravention.

"Je suis pour la libre vaccination, je ne reconnais pas l'infraction", a déclaré au juge M. Durrmann, qui encourt une amende de 750 euros. Potentiellement, l'amende maximale encourue aurait pu être de 750 euros par mouton non vacciné, mais "le ministère public a retenu une seule infraction: on vous a fait un prix de gros", a souligné à l'audience le juge Jean-Paul Gérard.

"Si je comprends bien, vous êtes contre cette vaccination pour des raisons philosophico-agricoles", a ajouté le juge d'un ton conciliant. Dans toute la France, quelque 3.000 éleveurs --surtout dans le domaine de l'agriculture biologique-- sont réfractaires à l'obligation vaccinale, estimant le vaccin inutile et potentiellement nocif pour l'animal. Nombre d'entre eux font l'objet d'une procédure similaire à celle intentée contre M. Durrmann, et pourraient donc être prochainement convoqués à leur tour devant un tribunal. 

Une centaine de manifestants, représentants de collectifs créés dans toute la France pour défendre les quelque 3.000 éleveurs réfractaires à cette obligation vaccinale, étaient venus soutenir leur collègue devant le tribunal de proximité de Sélestat, où il encourt une amende de 750 euros. AFP


Le tribunal de proximité de Sélestat dans le Bas-Rhin a annulé vendredi, pour des raisons de procédure, les poursuites contre un éleveur de moutons qui avait refusé de vacciner ses bêtes contre la fièvre catarrhale ovine (FCO).

André Durrmann, qui exploite une petite ferme à Andlau dans le Bas-Rhin, avait comparu le 18 mars devant le tribunal de proximité, où il encourait une amende de 750 euros pour non-respect d'un arrêté ministériel qui impose cette vaccination. Ce procès, qui s'était déroulé dans une ambiance bon enfant en présence d'une centaine de manifestants, dont des militants de la Confédération paysanne, venus soutenir l'agriculteur, était une première en France. "Le tribunal a prononcé la nullité de la procédure car le parquet n'avait pas mentionné dans la citation l'arrêté ministériel dont il était question", a expliqué Me Marie-Rose Gaasch, l'avocate de M. Durrmann. L'éleveur avait exposé au tribunal sa thèse en arguant qu'il était "pour la libre vaccination".
Dans toute la France, quelque 3.000 éleveurs, surtout en agriculture biologique, sont réfractaires à cette obligation vaccinale. Ils estiment le vaccin inutile et potentiellement nocif pour l'animal. Nombre d'entre eux font l'objet d'une procédure similaire à celle intentée contre M. Durrmann, et pourraient être prochainement convoqués à leur tour devant un tribunal.
La FCO, une infection virale transmise d'un animal à l'autre par le biais d'un moucheron piqueur, n'est pas directement contagieuse entre animaux, ni dangereuse pour l'homme.

Article de France 3.fr - 23/04/2010

 

Sélestat : ironie et bonne humeur au procès de l'éleveur anti-vaccins

Rigueur du droit contre convictions «philosophico-agricoles»: un éleveur bio a été jugé vendredi à Sélestat (Bas-Rhin), lors d'une audience très symbolique et bon enfant, pour avoir refusé de vacciner ses moutons contre la «maladie de la langue bleue».

Une centaine de manifestants, représentants de collectifs créés dans toute la France pour défendre les quelque 3.000 éleveurs réfractaires à cette obligation vaccinale, étaient venus soutenir leur collègue devant le tribunal de proximité de Sélestat, où il encourt une amende de 750 euros.

«Je suis pour la libre vaccination, je ne reconnais pas l'infraction», a déclaré au juge André Durrmann, à la tête d'une petite ferme à Andlau, et qui était le premier en France à être jugé pour des faits de ce type.

«Vous dites que pour des raisons philosophico-agricoles, vous refusez que vos bêtes soient vaccinées», résume le juge Jean-Paul Gérard, devant le refus de l'éleveur de s'exprimer davantage.

M. Durrmann est poursuivi pour non respect d'un arrêté ministériel imposant la vaccination des ovins, bovins et caprins contre la fièvre catarrhale ovine (FCO), une infection virale transmise d'un animal à l'autre par le biais d'un moucheron piqueur, mais qui n'est pas directement contagieuse entre animaux, ni dangereuse pour l'homme.

A l'issue de l'audience, le tribunal a mis sa décision en délibéré au 23 avril. Potentiellement, l'amende maximale encourue aurait pu être de 750 euros par mouton non vacciné, mais «le ministère public a retenu une seule infraction: on vous a fait un prix de gros», souligne le juge.

«C'est normal: il n'y a qu'un troupeau», répond du tac-au-tac l'avocate de la défense, Me Marie-Rose Gaasch, suscitant les rires de la salle.

Maniant l'ironie, le magistrat fait remarquer à l'avocate:

«- Pour vous comme pour moi, l'élevage de moutons, ça n'a aucun secret».

«- Je suis juriste, mais ça ne veut pas dire que je ne m'y connais pas en moutons», réplique l'avocate, qui énumère alors certains des arguments des réfractaires à la vaccination obligatoire: selon elle, le vaccin n'est pas inoffensif pour l'être humain - contrairement à la maladie elle-même -, et il existe des techniques alternatives pour prévenir l'affection.

Me Gaasch a également soulevé plusieurs arguments juridiques pour tenter d'obtenir l'annulation de la procédure.

De son côté, le représentant du parquet, André Dubrulle, a évoqué un «véritable problème de santé publique» et souligné que «la vaccination a été rendue obligatoire en raison d'une explosion de la maladie».

Toutefois il a également observé qu'il fallait prendre en compte la «possibilité» que d'autres méthodes de prévention de la maladie puissent être mises en place dans un avenir proche. «Nous aimerions avoir l'éclairage de la part des services vétérinaires», a fait valoir sur ce point le magistrat, qui n'a pas requis de peine mais a seulement demandé l'ajournement de la décision.

Avant et après l'audience, le comité de soutien de l'éleveur poursuivi a bruyamment manifesté devant le tribunal, muni d'une vache en carton-pâte à l'arrière-train parsemé de seringues géantes.

«C'est un peu folklorique, mais ça reste bon enfant», a commenté le juge.

Article de L'Alsace.fr - 19/03/2010

08:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/04/2010

Eclairer la guerre - A propos de Frédéric Gros et Louis Gautier

éclairer_la_guerre2.jpg

 

Juger Mars, les philosophes n’ont généralement rien de plus pressés. L’actualité rajeunie de la guerre leur en donne une fois de plus l’occasion. Peut-il y avoir des guerres justes, et même des situations où il est moralement obligatoire d’entrer en conflit [1], ou doit-on penser, avec Prévert, que quitte à se montrer héroïque, c’est-à-dire, après tout, exemplaire pour son prochain, autant le faire par le refus inconditionnel d’attenter à sa vie [2] ? Y a-t-il des manières de faire la guerre qui soient pour toujours condamnables et d’autres légitimes, ou faut-il admettre, avec le général Sherman pendant la guerre de Sécession, que « la guerre, c’est l’enfer » et qu’il y a de l’impudence à vouloir tuer en règle ? Telles sont les questions par lesquelles les philosophes font souvent comparaître la guerre devant le tribunal de la raison. Malgré leur qualité souvent remarquable, les nombreux essais écrits ces dernières années en ce sens [3] ont le défaut de mesurer une catégorie trop vite déshistoricisée de guerre aux scrupules d’une conscience trop imprudemment désincarnée, porteuse de principes et de valeurs a priori qui semblent mûris en dehors du monde où ils trouvent à s’appliquer. Mais la seule question que la philosophie a à poser à la guerre est-elle bien celle de sa légitimité ? N’est-il pas vrai qu’avant de juger la guerre, il serait bon de savoir ce que l’on juge, et donc d’abord de la définir ? Et c’est ici que les difficultés commencent. Clausewitz ne disait-il de la guerre qu’elle était un véritable caméléon [4], jamais tout à fait la même, jamais tout à fait une autre ? Voilà qui ressemble pourtant bien à une question dont la philosophie a depuis toujours fait son affaire : celle d’un concept de la guerre. La philosophie peut-elle jouer un rôle dans ce travail de définition de la guerre, ou doit-elle attendre que des travaux positifs aient rendu leur verdict pour commencer son travail normatif ? Ne devine-t-on pas assez vite que, sur un objet comme la guerre, les valeurs participent d’emblée à la description de ce qui est estimé (qu’on pense à la distinction entre des actes de guerre et de police, au problème du statut des actes terroristes et de leurs responsables, etc.), et que cette division du travail est biaisée ?

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22:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

CRASS " Do They Owe Us A Living "

 

à Zoé ...

09:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/04/2010

Parution du premier tome du Guide d’autodéfense numérique

Beaucoup d’entre nous utilisent quotidiennement, et souvent avec une certaine insouciance, les technologies numériques. Pourtant, ce qui a motivé leur création et leur développement, tout autant que certaines affaires récentes, mérite qu’on apprenne à désamorcer le potentiel de surveillance et de répression dont elles sont toutes porteuses.

C’est pourquoi nous sommes quelques-un⋅e⋅s à nous être attelé·e·s à la rédaction (en français !) d’un « Guide d’autodéfense numérique », afin de comprendre ce qu’on risque en utilisant des ordinateurs, et de pouvoir choisir quand et comment le faire.

Le premier tome de ce guide vient de paraître sur Internet. Il est disponible pour une lecture en ligne, et comme brochure à imprimer (et faire circuler !) à l’adresse :

https://guide.boum.org/

Il s’attache à la question de l’usage des ordinateurs « hors connexions », étant entendu que les informations générales qu’il présente valent également comme préalable à toute idée d’utilisation des ordinateurs en réseau.

Ce dernier aspect, et donc les problèmes liés à Internet, seront abordés dans un second volume, qu’on espère voir sortir l’an prochain.

On trouve dans ce premier tome des éléments de compréhension de l’outil informatique et de ses failles, des éléments de réflexion permettant d’élaborer et de mettre en place des « politiques de sécurité », et des outils permettant à quiconque d’apprendre et de répandre des pratiques de protection des données numériques.

Pour se faire une idée, voici quelques exemples de questions qui trouveront leur réponses :

Pourquoi les fichiers supprimés continuent-ils à hanter nos disques durs ? Qu’est-ce qu’un logiciel malveillant ? Pourquoi utiliser des logiciels libres ne constitue pas une protection ? Comment faire le ménage sur un ordinateur après des années de pratiques insouciantes ? Comment travailler sur un document sensible ou archiver un projet achevé ? Quels outils pour chiffrer un disque dur ou partager un secret ?

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No Border - Paris 15 mai journée LIBERTE DE CIRCULATION

JOURNEE d’ACTION « LIBERTE DE CIRCULATION »

 

15 Mai 2010 à PARIS

(Rassemblement à la Station Jaurès, Ligne 2, à 14h00)


LES ENTRAVES A LA LIBERTE DE CIRCULER SE MULTIPLIENT !!

Aujourd’hui ce ne sont pas seulement les migrant-e-s et sans papiers qui sont interpellé-e-s, ce sont aussi les précaires, jeunes stigmatisés qui subissent le harcèlement des contrôles d’identités au faciès et de leurs titres de transports.


« ATTENTIFS ENSEMBLE » …

A grands renforts de lois sécuritaires, les gouvernements légitiment chaque jour le contrôle et la surveillance accrus de l’espace social collectif. C’est ainsi qu’on encourage la délation des hommes, femmes et enfants
sans papiers, dans les administrations, banques et jusque sur leur lieu de travail. Les femmes sans papiers ne sont pas en reste : porter plainte pour violences, ou viols signifie pour elles immédiatement la garde a vue et l'expulsion. On contrôle, sanctionne et culpabilise les chômeurs-ses et précaires, on segmente les quartiers avec des portiques et des codes, on arrête dans les écoles, on sanctionne le « délit de solidarité », on stigmatise les
groupes politiques et communautés qui résistent.

...CONTRE LA POLITIQUE MIGRATOIRE EUROPEENNE !!

Les migrant-e-s qui arrivent à Calais, au terme d’un long périple de plusieurs mois, sont harcelé-e-s, chassé-e-s et expulsé-e-s sans répit. La destruction de la « jungle » de Calais et la fermeture systématique de tous les lieux de solidarités par une police aux traitements inhumains et dégradants, condamnent les exilé-e-s à l’errance et à la
persécution.

La transformation des frontières en barbelés et miradors participe à la politique européenne de gestion des « flux » migratoires où les migrant-e-s sont réduit-e-s à de simples quotas. Pour mener à bien ces objectifs, l’Agence Européenne Frontex, surarmée et aux pouvoirs considérables, met en œuvre une chasse impitoyable dans les espaces maritimes, aériens et terrestres, forçant les migrant-e-s à emprunter sans cesse des trajectoires plus dangereuses et mortelles (1508 morts recensés aux frontières de l’UE en 2008).

La liberté de circulation est empêchée et violemment réprimée pour les exilé-e-s qui fuient la guerre, la corruption et la misère : tous les accès à l’Europe sont refusés. Le droit au logement, au travail, à une vie décente pour les exilé-e-s qui veulent se reconstruire ou rejoindre leur famille émigrée en Europe, sont bafoués par les règlements
européens liberticides : règlement Dublin 2 ordonnant le renvoi systématique du demandeur d’asile dans le premier pays d’entrée ou ses empreintes ont été prises (fichier eurodac). Ainsi la Grèce, voie d’entrée principale de l’Europe, n’instruit que 0,03% des demandes d’asiles en violation de la convention européenne des droits de l’homme et des accords de Genève. En outre, la directive retour « harmonise » au niveau européen la durée
de la rétention (détention des sans papiers) jusqu’à 18 mois pour pouvoir expulser envers et contre tout.

Le programme de Stockholm, des 27 ministres de l’intérieur durcit quant à lui toutes les législations européennes. Au prétexte de la lutte antiterroriste les pays européen nous entraînent dans une grave dérive sécuritaire de contrôle et de répression des individus.

ACTEURS ECONOMIQUES COMPLICES ET COUPABLES

Quand la lutte contre l’immigration devient un business, l’expulsion, l’enfermement et la logistique sécuritaire deviennent des sources de profits (juteux). Des hommes et femmes sans-papiers construisent les centres de rétentions qui les enferment, nettoient les gares et trains dans lesquels ils sont contrôlés et arrêtés. Ils sont réduits à une simple force de travail que l’on prend et jette à merci. Le cynisme n’a pas de frontières …

PARCE QUE LA LIBERTE DE CIRCULER EST MENACEE PAR L’EXISTENCE MEME DES FRONTIERES NO BORDER REFUSE ET ENTEND COMBATTRE L’EUROPE DU TOUT PROFIT, CRIMINELLE, FUNESTE ET CARCERALE QUI PIETINE LA LIBERTE DE CHACUN A CIRCULER, S’INSTALLER.

LIBERTE DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION POUR TOUS !!!

LE SAMEDI 15 MAI 2010 NOUS APPELONS TOUTES ET TOUS A UNE VASTE JOURNEE D’ACTION ET DE MANIFESTATION ENVERS LES ACTEURS POLITIQUES, ECONOMIQUES, INSTITUTIONNELS ET IDEOLOGIQUES QUI DISSIMULENT LEUR PROFIT DERRIERE UNE EUROPE SECURITAIRE ET LIBERTICIDE.

NO BORDER ! NO NATIONS !

RENSEIGNEMENTS SUR

http://parisactionday.noblogs.org/


CONTACT :

noborderparis@riseup.net

 

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27/04/2010

Appel à un mois de solidarité avec les inculpés de Villiers-le-Bel

Appel à un mois de solidarité avec les inculpés de Villiers-le-Bel

Ça ne se passera pas comme ça.

Pourquoi nous devons libérer les incarcérés de Villiers-le-Bel.

Le 21 juin prochain, ce ne sera pas l’été, ce ne sera pas la fête de la Musique ; ce sera l’ouverture du procès de nos amis, de nos frères. Quatre de Villiers-le-Bel devront répondre de l’accusation d’avoir tiré à la chevrotine sur la police durant les émeutes de novembre 2007. Le scénario est déjà écrit : après l’opération de communication de février 2008 – 1500 hommes en armes dans la cité avec journalistes embarqués -, après les « sanctions exemplaires » exigées par Sarkozy, après les condamnations démesurées des émeutiers au printemps dernier – 3 ans ferme pour jet de pierre -, ce sera le procès de la « banlieue-tueuse-de-flics », chargé de réconcilier le pouvoir avec l’électorat du Front National et tous les flippés de France.

Ça ne se passera pas comme ça.

Pourquoi nous devons libérer les incarcérés de Villiers-le-Bel.

Le 21 juin prochain, ce ne sera pas l’été, ce ne sera pas la fête de la Musique ; ce sera l’ouverture du procès de nos amis, de nos frères. Quatre de Villiers-le-Bel devront répondre de l’accusation d’avoir tiré à la chevrotine sur la police durant les émeutes de novembre 2007. Le scénario est déjà écrit : après l’opération de communication de février 2008 – 1500 hommes en armes dans la cité avec journalistes embarqués -, après les « sanctions exemplaires » exigées par Sarkozy, après les condamnations démesurées des émeutiers au printemps dernier – 3 ans ferme pour jet de pierre -, ce sera le procès de la « banlieue-tueuse-de-flics », chargé de réconcilier le pouvoir avec l’électorat du Front National et tous les flippés de France.

On négligera que les deux seuls morts dans cette affaire, ce sont Lakhamy et Moushin, deux adolescents tués dans un curieux « accident » avec une voiture de police. On fera semblant d’oublier que les secours à peine arrivés, un porte-parole du ministère de l’Intérieur annonçait déjà aux médias que les policiers n’étaient pour rien dans ces morts. On évitera bien d’évoquer que c’est le déferlement de cars pleins de CRS sur la cité qui a déclenché l’émeute. Puisqu’il faut des « coupables » sur qui déchaîner la vengeance de l’Etat, il faut un procès, un procès pour l’exemple. En l’absence de la moindre preuve, ce sera un procès de témoignages, ce sera parole de flics et de délateurs anonymes rémunérés contre parole de « jeunes », devant un jury d’assises.

 

Jusqu’à la mort de Lakhamy et Moushin, Villiers-Le-Bel, c’était une petite ville discrète du Val d’Oise - la gare, la Cerisaie, la ZAC, le PLM, les Carreaux, les Burteaux... Depuis les émeutes, Villiers, ce n’est plus une ville, c’est un symbole, un enjeu, un fantasme. Le pouvoir y projette toutes ses angoisses sécuritaires, et d’abord sa crainte qu’à l’occupation policière des quartiers réponde l’émeute organisée, que ceux que l’on braque au flashball depuis dix ans finissent par mettre les flics dans le viseur. Chaque soir de l’année, les boulevards de Villiers ne sont plus qu’un ballet des différents corps de police – UTEQ, gardes mobiles, CRS, BAC, etc. -, en attendant l’inauguration du nouveau commissariat de 360 hommes.

C’est une expérimentation où l’on cherche à déterminer le niveau de pression policière, de provocations que peut supporter un quartier sans exploser. La sensation, ici, ce n’est pas de vivre en marge de la société, mais dans le laboratoire de son futur. S’il y a dans l’avenir proche un risque de soulèvement, ce qui est sûr c’est que c’est à Villiers que le pouvoir s’entraîne à le gérer. N’importe qui se promène ici dans la rue après 17 heures comprend : L’Etat et ses patrouilles de Robocops façon Gaza ne cherchent pas à ramener l’ordre là où règnerait le désordre, mais à provoquer le désordre au bon moment pour pouvoir être vu comme ceux qui ramènent l’ordre, quand s’approchent les élections.

En vérité, cette société est devenue si incapable de dire positivement ce qu’elle est ni ce qu’elle veut, qu’elle ne sait plus se définir que contre la banlieue. C’est pourquoi le pouvoir veut faire du procès de Maka et des autres le procès des « tueurs de flics » : pour souder autour de lui une société en perdition. Nos amis n’ont pas à payer pour cette perdition, ni pour le salut des gouvernants. Le procès qui leur est intenté ne vise pas, au fond, à établir la responsabilité d’actes précis, c’est le procès d’un événement dans son entier, et plus que d’un événement encore, celui d’une séquence historique. Une séquence historique qui s’est ouverte avec la mort de Zyed et Bouna et les émeutes de 2005, et que le pouvoir voudrait finir d’étouffer par un procès d’assises à grand spectacle. Le problème, c’est que la rage et la révolte qui se sont exprimés là ne s’y laisseront pas étouffer. Un autre est que ces explosions-là ont résonné et résonnent encore dans bien d’autres coeurs que celui des dits « jeunes des cités ». Un autre encore est que cette nouvelle opération d’isolement est peut-être en passe d’échouer définitivement. Des cloisons se sont brisées, des mains qui se cherchaient à tâtons se sont trouvées.

Nous en appelons à tous ceux qui ne supportent plus l’occupation de nos vies par la police. Nous ferons tout pour que ce procès ne soit pas une nouvelle occasion de légitimer cette occupation par les désordres qu’elle produit. Nous refusons que nos frères payent pour les angoisses des gouvernants. Cela fait déjà deux ans qu’on les tient enfermés. Nous refusons que des dizaines d’années d’emprisonnement soient distribuées sur la base de témoignages anonymes rétribués par la police.

Nous refusons le scénario du gouvernement. Nous avons deux mois pour le chambouler.

Plusieurs dates sont déjà prévues dans cette tournée de soutien qui se déroulera du 20 mai au 15 juin 2010. Une manifestation partira le samedi 19 juin à 14h de la gare de Pontoise. Un programme partiel sera rendu public dans les semaines qui viennent.

Prenez contact avec nous. Organisez des soirées de soutien, des débats, des projections, des actions. Rencontrons-nous.

Comité de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel Collectif Respect Verité Justice

Pour nous soutenir financièrement (avocats et campagne de soutien), vous pouvez obtenir les coordonnées bancaires du collectif de soutien de Villiers le Bel en écrivant à : respectveritejustice g2t gmail.com

Pour toute information concernant la tournée et pour communiquer les différentes initiatives :

www.soutien-villierslebel.com

Article du Jura Libertaire

 

à relire :

Les "Tireurs" de Villers le Bel - La délation, nouvel organe de visée ...

 


19:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Appel à solidarité internationale pour Giannis Dimitrakis, 28 avril 2010

A l’occasion du procès en appel le 28 avril 2010, nous appelons à des actions de solidarité internationale.


Cela fait maintenant plus de quatre ans qu’au matin du 16 janvier 2006, l’anarchiste Giannis Dimitrakis a été arrêté, grièvement blessé par des tirs de police, après le braquage d’une filiale de la Banque Nationale dans le centre d’Athènes.

Instantanément, une véritable tempête d’informations toutes faites s’est abattue ; informations systématiquement fournies par la police et consciencieusement relayées par les médias. Pour que d’autres camarades puissent être reconnus comme membres ou complices, la police a invoqué « le gang des voleurs vêtus de noir » auquel elle a attribué une série de vols et des liens avec des groupes révolutionnaires armés, ce qui lui a permis d’affirmer que l’ensemble du mouvement anarchiste et anti-autoritaire était étroitement relié au crime organisé !!! L’acharnement dans la chasse à l’homme, la diffusion de propos diffamatoires à l’encontre des trois complices présumés de Giannis (dont les têtes furent plus tard mises à prix contre d’astronomiques récompenses) ainsi que son arrestation – soit quatre de nos camarades connus depuis longtemps pour leurs activités politiques – visent, d’une part, à leur anéantissement par le recours au droit et permettent, d’autre part, de mettre en oeuvre un plan de lutte totale ayant pour but de miner le sens des luttes anarchistes, anti-autoritaires, et de classes pour mieux les criminaliser.

Dès le départ, l’Etat a manifesté envers Giannis une hargne sans nom, du fait de son positionnement politique revendiqué. Alors que la création d’un climat de désinformation par les médias allait croissante, le magistrat a tenté d’interroger Giannis sur son lit d’hôpital aux urgences, alors même qu’il état affaibli et que ses facultés de jugement étaient altérées par l’effet des médicaments. Les chefs d’accusation qui ont été retenus contre lui relèvent des lois « antiterroristes » ; ils ont rajouté six vols non résolus, une tentative d’homicide et du blanchiment d’argent. Giannis a probablement été le premier à effectuer de la détention préventive à la prison de haute sécurité de Malandrino où sont exclusivement détenus les condamnés. Il a été agressé par des gardiens, a subi les transfèrements abusifs, les mesures disciplinaires ; l’écrasante condamnation en première instance (chose inouïe : trente-cinq ans ferme pour vol !) et, énième provocation, la privation des droits élémentaires à préparer sa défense devant la cour d’appel rajoutent encore à l’acharnement contre lui.

Dans de telles circonstances, notre camarade a défendu dès le départ son choix d’avoir exproprié une banque sans exprimer aucun remords, tout en étant très clair sur ses motifs et ses intentions : l’acte qu’il a posé fait sens dans la critique et l’action contre le système d’exploitation et d’esclavage salarié, contre la casse sociale que produit la finance, de même qu’il s’inscrit dans une lutte sociale protéiforme.

De plus, dans l’univers sordide de la prison, notre camarade ne s’est jamais laissé défaire et est resté digne. Il a pris part à toutes les luttes de prisonniers qui ont eu lieu ces dernières années en Grèce. Il a fait des grèves de la faim – malgré des problèmes de santé récurrents consécutifs aux balles de la police – en solidarité avec ses codétenus, et luttant pour les conditions de survie et d’existence rendues difficiles dans l’emprisonnement. Avec d’autres antiautoritaires incarcérés, il a été un formidable relais lors du grandiose mouvement de prisonniers de l’automne 2008.

Pour toutes ces raisons – et parce que Giannis Dimitrakis et les trois autres anarchistes recherchés par la police sont des nôtres, camarades en lutte dans la diversité des combats menés pour la liberté – des actions de solidarité politique en leur faveur ont éclaté dans de nombreuses villes de Grèce. Depuis les affiches, les textes, les brochures, les flyers, les banderoles, les graffs, les attaques contre les banques, d’autres cibles économiques, ou des véhicules du gouvernement jusqu’à la massive participation publique dans les amphithéâtres, au rassemblement dans le centre d’Athènes et aux manifestations devant les prisons de Malandrino, Koridallos, Neapolis et Alikarnasso, les anarchistes et les antiautoritaires ont clairement montré comment ils souhaitaient répondre à leurs camarades retenus en otages par l’Etat.

Le procès en appel aura lieu le 28 avril, le verdict sera alors définitif pour notre camarade. Quatre ans après son arrestation, quatre ans après le début de cette répression acharnée, un an et quelques mois après la révolte de Décembre, la constance de l’Etat pour opprimer, marginaliser et criminaliser tous ceux qui luttent est évidente. Notre arme fondamentale contre cette politique est la solidarité en acte, par tous les moyens possibles.

Le procès en appel de Giannis Dimitrakis est d’une importance majeure, autant pour l’issue judiciaire de cette affaire que pour la manière dont nous allons – ou pas – laisser l’Etat nous détruire par ses expérimentations et ses manipulations.

A l’occasion du procès en appel le 28 avril 2010, nous appelons à des actions de solidarité internationale. Des collectifs et des camarades organisent des manifestations et des actions à partir du mardi 27 avril, partout en Grèce. Cette démarche prendrait tout son sens si vous pouviez, en plus, organiser des actions ce jour-là (ou à cette période) où que vous habitiez ; sous la forme, par exemple, de manifestations devant les ambassades et les consulats grecs. De telles actions nous seront un signe manifeste de solidarité et revêtiront une importance particulière à nos yeux.

Salutations fraternelles,
Assemblée pour la Solidarité
Athènes, Grèce.

Articel de Non Fides - 9/04/2010

 

19:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

La première police d'Etat - La Police nationale ...de Vichy ...1941-1944.

 

La Police Nationale de Vichy

La loi du 23 avril 1941 portant organisation générale des services de police en France crée une Police d'Etat qui s'appellera la Police Nationale.

L'occupation Allemande et l'absence de Démocratie sous le régime de Pétain permettent au régime de Vichy de proclamer des lois sans l'assentiment du parlement qui, s'il n'est pas dissous, ne sera jamais réunis pour consultation de 1940 à 1944.

Cette loi portant sur l'Etatisation de la Police serait en fait un projet provenant du syndicat des Commissaires du temps des années 20-30.

Cette réforme va aller dans le sens de l'occupant puisque plus tard les accords Bousquet-Oberg en 1942 vont permettre aux autorités Allemandes de se décharger de nombreuses tâches répressives.

Les régimes autoritaires donnent de l'importance à la Police, qui devient le bras armé de l'Etat. D'autant que les clauses de l'armistice privait Pétain d'une véritable armée alors qu'il voulait mettre en marche la Révolution Nationale.

Pétain voulait surtout affirmer son autonomie et sa souveraineté même en zone occupée, le prix à payer, faire à la place de l'occupant les objectifs des nazis. Pour cela il utilisera la Police qui sera une pièce essentielle dans cette stratégie.

Dès 1940, le premier ministre de l'Interieur du Régime de Vichy et le nouveau Directeur de la Sûreté Nationale vont épurer la hiérarchie et poser les bases d'un recrutement et de formation. Ils prévoient la création d'une force civile, les Groupes Mobiles de Réserve (GMR).

Les villes de plus de 10.000 habitants perdent leur Police Municipale (sauf Paris), elle est remplacée par une Police d'Etat ; elle dépend des Préfets de régions et des intendants de régions.

Cette unification des polices s'accompagnait d'avantages matériels et salaires, indéminités, rénovation des locaux visant à attirer des recrues de qualités et accroître le prestige d'un "corps d'élite" dont Vichy entendait en faire un pilier du redressement nationale.

La loi du 17 juillet 1940 et le décret d'application du 21 septembre 1942 permettent de révoquer immédiatement ceux qui ne donneraient pas entière satisfaction dans l'accomplissement de leurs missions, même sans motif légitime ou objectif.

Le nouveau recrutement permettrait de se débarrasser des éléments qui ne correspondent plus à l'idéologie de Vichy. Mais l'impopularité des missions confiées, les exigences de mutation, les salaires trop bas ne permettent pas un recrutement espéré. Peu de candidats et beaucoup de démissions.

Lorsque le STO est mis en place et les policiers en étant exemptés, on peut penser que certains jeunes rentrent dans la police pour y échapper ; et les mouvements de résistance de la police en profite également pour faire recruter des jeunes gens qui servent la cause lorsque cela est nécessaire.

Après la chute du Régime de Vichy et la France étant libérée de son occupant, il aurait été logique que toutes les lois promulguées par ce régime de dictature dussent être caduques. Pourtant à la libération la "Police Nationale" redevient la "Sûreté Nationale", on dissout les éléments les plus compromettants comme les intendants, mais l'Etatisation des Polices Municipales reste.

De même la Vème République fera ce que le Régime de Vichy n'avait osé faire, elle intégrera en 1966 la Préfecture de Police et créera une nouvelle Police Nationale à vocation Républicaine qui est celle que l'on connaît aujourd'hui.


Résumé d'après un article de Jean-Marc Berlière

Serment

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17:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/04/2010

Repression en Allemagne via Internet

Allemagne : La police perquisitionne un provider alternatif de gauche

La police berlinoise a aujourd’hui lundi 26 avril 2010 perquisitionné le provider berlinois SO36. Le but de l’action était de le rendre responsable de la page antimilitariste bamm.de. Ce site est celui de la fédération berlinoise et brandebourgeoise de la société allemande pour la paix-association des objecteurs de guerre (DFG-VK) qui se trouve à l’adresse http://www.bamm.de et hébergée par SO36.net Concrètement ce sont des serveurs de SO36.net ainsi que l’appartement d’une des personnes en charge du travail de maintenance et officiellement responsable pour le domaine bamm.de auprès de l’agence des domaines DENIC. Les agents de la police criminelle berlinoise ont saisi plusieurs serveurs. Peu de temps après le procureur s’est ravisé et a fait ramener les serveurs sans que les données ne soient copiées. Cependant dans l’appartement perquisitionné deux ordinateurs et plusieurs disques durs ont été saisis. C’est dans le même but que la police a perquisitionné la librairie Schwarze Risse à Mehringhof Berlin lundi dernier. Ce qui provoque la colère officielle est un flyer « faisons la fête quand ils tombent » qui appelle à sabrer le champagne lors de la mort de soldats allemands. Cette action a été mise en avant comme satirique par la DFG-VK et déclarée dès lors terminée. La police tient la DFG-VK responsable « de refuser le droit à l’existence des soldats de la Bundeswehr stationnés et par cet appel festif de mettre en cause le sentiment de sécurité des soldats et de leurs proches. » C’est un scandale que les personnes critiques à l’égard de l’implication militaire de l’Allemagne soient confrontées à la répression d’Etat, alors qu’au même moment le procureur abandonne les poursuites contre l’officier Klein responsable du bombardement de Kundus. SO36.net est un Provider internet de gauche non commercial qui met à disposition des infrastructures et des services techniques pour des individus et des groupes politiques. Depuis longtemps SO36.net est dans le viseur des autorités, car il s’engage pour garantir des communications libres et gratuites. La dernière fois le serveur SO36.net a été perquisitionnée dans le cadre de la procédure 129a le 9 mai 2007 dans le cadre du contre sommet du G8 à Heiligendamm. Avec cette action la police criminelle de Berlin blesse une fois de plus le droit fondamental de la liberté d’expression ainsi que le secret des communications. L’opposition à la guerre en Afghanistan ainsi que l’hébergement de sites politique, n’est pas seulement légitime, il est nécessaire.

23:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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