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05/05/2010

Le Spectacle de la psychose sécuritaire : simulation d'attentat - Omega 2010

 

épouventail_terrorisé.jpeg

En ce moment dans le monde, un vrai terroriste est un faux épouvantail renversé - Probe -  (photo AFP)

 

 


PARIS - Vingt cinq morts dont un terroriste, 105 blessés dont 37 graves, 67 personnes indemnes mais choquées et qui sont autant de témoins, l'exercice "Oméga 2010" a mis en scène mardi matin trois attentats fictifs à Paris, Saint-Denis et Melun, et mobilisé 1.700 personnes.

 

Le vrai est un moment du faux.jpg

 

"La menace terroriste est réelle", a souligné le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux à Saint-Denis et à Paris, justifiant cet exercice qui poursuit "un triple objectif".

D'abord, "confirmer (notre) préparation à toute éventualité" face à des terroristes qui "opèrent davantage aujourd'hui avec une pluralité de lieux", ensuite "perfectionner encore notre capacité de réactivité". Enfin, affûter la candidature de la France "à l'accueil de l'Euro (de foot) 2016", sachant que "la sécurité sera un des critères déterminants" à l'attribution de cette compétition, le 28 mai.

Justement, c'est au Stade de France, lors d'une rencontre du "Top 14" de rugby, qu'à 10H00 une explosion se produit dans la tribune Est où un sac contenant l'engin avait été abandonné par un terroriste, tué dans l'affaire.

Très vite, la sécurité en place pour la rencontre est débordée. Des renforts de police, de pompiers, de personnel médical sont appelés.

"Non pré-positionnés", insiste Martine Monteil, préfet de la zone de défense de Paris, responsable de l'exercice ; ils se rendent sur place à partir de leur lieu habituel d'activité.

Si les moyens ne manquent pas, "l'essentiel est la coordination", explique un colonel de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, qui en est chargé.

La priorité va aux victimes. Les morts (10), figurés par des mannequins, sont laissés sur place; les lieux sont une "scène de crime".

Les blessés (40), qui ont reçu chacun un bracelet avec un code barre pour un meilleur suivi, sont triés selon la gravité de leurs blessures. "Les plus touchés, les +urgences absolues+ (12) sont hospitalisés au plus près, les moins atteints au plus loin", explique le colonel.

Pour leur part, les "impliqués (37) reçoivent un soutien psychologique et sont pris en charge par la police judiciaire, car ce sont des témoins", relève Martine Monteil.

C'est elle qui, quelques minutes plus tard, prévient le ministre qu'un "autre attentat vient d'être commis près de la Tour Eiffel", où M. Hortefeux se rend aussitôt.

Là, près de l'accès d'embarquement des Batobus, un kamikaze s'est fait sauter avec cinq kilos d'explosifs : la scène est proche de celle du Stade de France avec 10 morts et 40 blessés, dont 15 "urgences absolues" et 10 "impliqués".

Les responsables des secours s'attachent à la "coordination des effectifs des différents services sur le terrain" et "entre le terrain et l'autorité zonale (pour) plus de fluidité, de rapidité, une meilleure exploitation possible des ressources", commente le professeur Pierre Carli, directeur du service mobile d'urgence et de réanimation de l'hôpital Necker.

Pendant ce temps, un autre engin, actionné à distance par téléphone portable, explose au niveau "espace enfants" du centre commercial Carré Sénart, près de Melun : cinq morts, 25 blessés, dont 10 "urgences absolues" et 20 "impliqués".

"Nous devons être particulièrement attentifs, réactifs et participatifs", a affirmé Brice Hortefeux, au terme de cet exercice "prévu depuis janvier".

Il a rappelé qu'en 2009 "il y a eu 36 interpellations de présumés terroristes et depuis le 1er janvier 19 (autres), dont quatre islamistes radicaux, déférés et mis en examen pour apologie du djihad sur leurs sites" internet.

Article de L'Express - 04/05/2010

 

Trois attentats virtuels: 1.700 personnes mobilisées pour l'exercice "Oméga 2010"

PARIS — Vingt cinq morts dont un terroriste, 105 blessés dont 37 graves, 67 personnes indemnes mais choquées et qui sont autant de témoins, l'exercice "Oméga 2010" a mis en scène mardi matin trois attentats fictifs à Paris, Saint-Denis et Melun, et mobilisé 1.700 personnes.

"La menace terroriste est réelle", a souligné le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux à Saint-Denis et à Paris, justifiant cet exercice qui poursuit "un triple objectif".

D'abord, "confirmer (notre) préparation à toute éventualité" face à des terroristes qui "opèrent davantage aujourd'hui avec une pluralité de lieux", ensuite "perfectionner encore notre capacité de réactivité". Enfin, affûter la candidature de la France "à l'accueil de l'Euro (de foot) 2016", sachant que "la sécurité sera un des critères déterminants" à l'attribution de cette compétition, le 28 mai.

Justement, c'est au Stade de France, lors d'une rencontre du "Top 14" de rugby, qu'à 10H00 une explosion se produit dans la tribune Est où un sac contenant l'engin avait été abandonné par un terroriste, tué dans l'affaire.

Très vite, la sécurité en place pour la rencontre est débordée. Des renforts de police, de pompiers, de personnel médical sont appelés.

"Non pré-positionnés", insiste Martine Monteil, préfet de la zone de défense de Paris, responsable de l'exercice ; ils se rendent sur place à partir de leur lieu habituel d'activité.

Si les moyens ne manquent pas, "l'essentiel est la coordination", explique un colonel de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, qui en est chargé.

La priorité va aux victimes. Les morts (10), figurés par des mannequins, sont laissés sur place; les lieux sont une "scène de crime".

Les blessés (40), qui ont reçu chacun un bracelet avec un code barre pour un meilleur suivi, sont triés selon la gravité de leurs blessures. "Les plus touchés, les +urgences absolues+ (12) sont hospitalisés au plus près, les moins atteints au plus loin", explique le colonel.

Pour leur part, les "impliqués (37) reçoivent un soutien psychologique et sont pris en charge par la police judiciaire, car ce sont des témoins", relève Martine Monteil.

C'est elle qui, quelques minutes plus tard, prévient le ministre qu'un "autre attentat vient d'être commis près de la Tour Eiffel", où M. Hortefeux se rend aussitôt.

Là, près de l?accès d?embarquement des Batobus, un kamikaze s'est fait sauter avec cinq kilos d'explosifs : la scène est proche de celle du Stade de France avec 10 morts et 40 blessés, dont 15 "urgences absolues" et 10 "impliqués".

Les responsables des secours s'attachent à la "coordination des effectifs des différents services sur le terrain" et "entre le terrain et l'autorité zonale (pour) plus de fluidité, de rapidité, une meilleure exploitation possible des ressources", commente le professeur Pierre Carli, directeur du service mobile d'urgence et de réanimation de l'hôpital Necker.

Pendant ce temps, un autre engin, actionné à distance par téléphone portable, explose au niveau "espace enfants" du centre commercial Carré Sénart, près de Melun : cinq morts, 25 blessés, dont 10 "urgences absolues" et 20 "impliqués".

"Nous devons être particulièrement attentifs, réactifs et participatifs", a affirmé Brice Hortefeux, au terme de cet exercice "prévu depuis janvier".

Il a rappelé qu'en 2009 "il y a eu 36 interpellations de présumés terroristes et depuis le 1er janvier 19 (autres), dont quatre islamistes radicaux, déférés et mis en examen pour apologie du djihad sur leurs sites" internet.Copyright © 2010 AFP


Article AFP -Charles SICURANI (AFP) - 04/05/2010

 

L’enfant qui criait au loup

A trop crier au loup, on en voit le museau.

Un enfant bâillait comme un pou tout en gardant sont troupeau. Il décide de s’amuser.

"Au loup ! hurle-t-il. Au loup ! Vos troupeaux sont en grand danger ! "

Et il crie si fort qu’il s’enroue. Pour chasser l’animal maudit, les villageois courent, ventre à terre, trouvent les moutons bien en vie, le loup, ma foi, imaginaire…


Le lendemain, même refrain.  Les villageois y croient encore.


Troisième jour, un vrai loup vint et c’était un fin carnivore.


"Au loup ! cria l’enfant. Un loup attaque vos troupeaux ! "


"Ah! Le petit impertinent ! Mais il nous prend pour des nigauds! " s’écrièrent les villageois.


Le loup fit un festin de roi.


Ésope, Αἴσωπος / Aísôpos, esclave phrygien affranchit, probablement VIème siècle av.J.-C


http://www.crowded.fr/wp-content/uploads/2008/12/bush_tarte_chaussure.gif

08:43 | Lien permanent | Commentaires (0) |

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