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19/05/2010

Strasbourg, du 21 au 24 mai 2010 - DEMONTONS LA VIDEOSURVEILLANCE !

Rien n’y fait, quelle que soit la couleur de la majorité municipale, elle succombe au camérablabla ! Nos rues sont désormais épiées par un réseau sans cesse démultiplié. Le sommet de l’OTAN a récemment permis une extension du réseau à moindres frais, donnant un avant-goût de l’ état d’urgence permanent qui nous attend. Et voilà qu’on nous annonce un caméraz-de-marée national, le programme délirant d’un pouvoir autoritaire et socialement impotent... Il est urgent de démonter les croyances naïves et les arguments fallacieux ! Caméraplapla !


Regardez-moi Strasbourg ! On ne peut plus y faire deux pas sans y être filmé ! Au nom d’une sécurité devenue le nouvel eldorado électoraliste de nos élus majoritaires, au nom aussi d’une ville-marque qu’on voudrait vendre pour ce qu’elle n’est pas, une vitrine bien trop proprette pour rester tolérante, nos élus se sont permis de nous mettre sous surveillance. Ô Strasbourg ! Ville juste dont les pauvres sont chassés du centre par manque d’un laisser-passer-consommation ? Ville humaniste contrôlée jusqu’aux dents par des centaines de caméras ? Tous les maires seraient-ils sécuritairement contaminés ? La CREP a depuis longtemps interpellé citoyens et élus sur la méchante dérive que constitue ce réseau de vidéosurveillance. Il est temps d’affirmer haut et fort que ces caméras qui nous épient ne sont pas le dernier mot de l’urbanité… Car ce réseau est la marque du renoncement : renoncement au progrès social, à l’humanité des villes, à la réduction des inégalités. La situation a empiré depuis 2007, depuis que l’État incite à la débauche technique et qu’un marché de la sécurité prospère sur les préjugés. Mais beaucoup commencent à douter ou refusent cette vidéoppression qui fige les déséquilibres sociaux sans jamais répondre au malaise social, qui justifie la peur de l’autre et fait de chacun un suspect. Nous ne la laisserons pas faire ! Démontons ensemble les arguments ineptes qui veulent la renforcer !

La CREP convie à une série de rencontres celles et ceux qui veulent avoir le cœur net sur cette affaire : pour mieux connaître le réseau de vidéosurveillance, tenter de comprendre son vrai sens, social et historique, pour apprendre ensemble à lui résister.


Rien n’y fait, quelle que soit la couleur de la majorité municipale elle succombe au camérablabla ! Du coup nos rues sont épiées par un réseau de caméras sans cesse démultiplié. Le sommet de l’OTAN a récemment permis son extension à moindres frais, donnant un avant-goût de l’état d’urgence permanent qui nous attend. Et voilà qu’on nous annonce un caméraz-de-marée national, le programme délirant d’un pouvoir autoritaire et socialement impotent... Il est urgent de démonter les croyances naïves et les arguments fallacieux ! Caméraplapla !

Regardez-moi Strasbourg ! On ne peut plus y faire deux pas sans y être filmé ! Au nom d’une sécurité électoralement payante, au nom aussi d’une ville-marque, avec son marché de Noël, sa politique cyclable ou son TGV, qui devient une vitrine bien trop proprette pour rester tolérante, nos élus se sont permis de nous mettre sous surveillance.

Semaine d’actions : demandez le programme !

La CREP convie à une série de rencontres celles et ceux qui veulent avoir le cœur net sur cette affaire : pour mieux connaître le réseau, tenter de comprendre son vrai sens social et historique, apprendre ensemble à lui résister.

Mardi 18 mai à 18 h
- Strasbourg dans la nasse scopique

Rendez-vous place de l’Étoile face à la CUS. Partons à la découverte du réseau strasbourgeois de vidéosurveillance dans les rues et grâce à notre carte. La visite de certains lieux emblématiques de la vidéosurveillance sera suivie d’une présentation en images, notamment de la nouvelle carte des caméras, et d’un apéro au Syndicat potentiel 13, rue des Couples (sans caméras mais avec la DCRI).

Vendredi 21 mai à 20 h
- De quoi la vidéo-surveillance est-elle le nom ?

Rendez-vous à la Maison des associations, place des Orphelins. Echange avec Jean-Pierre Garnier, sociologue, qui a publié récemment chez Agone : Une violence éminemment contemporaine. Essais sur la ville, la petite bourgeoisie intellectuelle et l’effacement des classes populaires. Le blog de notre invité : La chronique de Jean-Pierre Garnier.

Samedi 22 mai à 15 h
- A la recherche du pot aux roses

Rendez-vous place du Château. Jeu de piste palpitant dans les rues de Strasbourg avec à la clef une révélation qui ne nous laissera pas de marbre.

Samedi 22 mai à 18 h
- Apéro-craie sous surveillance

Résister à la société sécuritaire c’est aussi craier, et boire un coup ensemble ! Rencard là où se terminera le jeu de piste...

Dimanche 23 mai dès 16 h
- Ils ont filmé les caméras

Projection sérieuse et conviviale de films documentaires et de fiction sur la société surveillée. Détails à venir...

Lundi 24 mai à 18 h
- Dansons sous les caméras : bal sauvage folk masqué

Rendez-vous place Broglie. Rompant avec cette normalisation des comportements qui est l’un des objectifs des caméras, nous danserons là où on ne nous attend pas : rusés et masqués nous ne cacherons pas notre joie au cours d’un bal, au nez, à la barbe, et sous les yeux incrédules des caméras !

De quoi la vidéosurveillance est-elle le nom ?

La CREP a depuis longtemps interpellé citoyens et élus sur la méchante dérive que constitue ce réseau de vidéosurveillance. Non, ces caméras qui nous épient ne sont pas le dernier mot de l’urbanité… Car ce réseau est la marque du renoncement : renoncement au progrès social, à l’humanité des villes, à la réduction des inégalités.

La situation a empiré depuis 2007, depuis que l’état incite à la débauche technique tandis qu’un marché de la sécurité prospère sur les préjugés. Mais beaucoup commencent à douter, ou refusent cette vidéoppression qui fige les déséquilibres sociaux sans jamais répondre au malaise social, qui justifie la peur de l’autre et fait de chacun un suspect.

Pour vous rafraîchir la mémoire, vous pouvez relire ce petit historique de la vidéosurveillance à Strasbourg depuis 2007. Pour vous agiter les neurones, n’hésitez pas à consulter la bibliographie et la discographie commentées. À Grenoble : Un démontage de caméras... pour de vrai. En France : Carte des villes françaises vidéosurveillées. Au paradis des caméras : No CCTV.

 

40 personnes pour scruter les caméras

Une quarantaine de personnes ont participé hier à Strasbourg à la visite guidée du dispositif de vidéosurveillance organisée par le Collectif de réappropriation de l'espace public (CREP).

Première action d'une semaine intitulée Démontons la vidéosurveillance, la visite guidée et critique du dispositif strasbourgeois débute, ce mardi à 18 h 15, devant les locaux du centre de supervision installé au centre administratif de la place de l'Etoile. « Installer des caméras, c'est pointer une forme de délinquance »  « Nous sommes ici devant l'antre du Diable », lance avec le sourire Benjamin, membre du CREP et premier « guide » à prendre la parole.

La visite a débuté à quelques pas des portes du Centre de supervision d'où les agents de la CUS pilotent environ 250 caméras de vidéosurveillance. (Photo DNA - Jean-François Badias)


La visite a débuté à quelques pas des portes du Centre de supervision d'où les agents de la CUS pilotent environ 250 caméras de vidéosurveillance. (Photo DNA - Jean-François Badias)

article DNA - 19/05/2010

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