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25/05/2010

Tarnac moi une histoire ... encore... one more...

"pour association de malfaiteurs en lien avec une organisation terroriste... "

 

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Assez surprennant pour que je te le poste en premier, l'article des DNA, complet et... gratos... de l'édition d'aujourd'hui :

 

La procédure patine

Lancée en trombe fin 2008, l'enquête sur les dix jeunes de Tarnac (Corrèze) soupçonnés d'avoir saboté des lignes TGV semble s'essouffler un an après la sortie de prison de Julien Coupat. Transitoire équilibre des forces, disent les enquêteurs. Épuisement d'une procédure à charge, répond la défense.

Depuis l'assouplissement presque total en décembre du contrôle judiciaire des mis en examen (10 pour association de malfaiteurs en lien avec une organisation terroriste, trois également pour dégradation), aucun acte majeur n'a émergé de l'enquête.
« Les deux équipes tirent chacune un bout de la corde mais la corde ne bouge pas », expliquait-on récemment de source proche du dossier.
« Les juges sont dans l'incapacité la plus totale de prouver la véracité des éléments à charge », estime pour sa part Me Jérémie Assous, avocat de la défense. Sur la table basse du bureau de cet avocat, un exemplaire de « L'Insurrection qui vient », ouvrage anonyme attribué à Julien Coupat, le cerveau de la bande, selon les enquêteurs, posé sur un livre de photos de TGV.
L'anniversaire, en novembre dernier, de l'arrestation des principaux mis en examen, Julien Coupat et sa compagne Yildune Lévy, a marqué un virage.

«Plus que des erreurs, ce sont des faux»

Contre-enquête à l'appui, la défense a choisi, de ne plus s'attaquer à la qualification des faits - s'agit-il de terrorisme ? - mais de questionner purement et simplement leur imputabilité - les ont-ils commis ?
Première cible de cette offensive : décrédibiliser un témoignage sous X, accablant pour les mis en examen.
Également pointés du doigt, certains actes entachés d'irrégularités, comme une surveillance vidéo du domicile parisien de Julien Coupat, menacée d'annulation.
Enfin des contradictions apparues dans la « colonne vertébrale du dossier » : le procès verbal d'une filature du couple Coupat-Lévy, la nuit où un fer à béton a été déposé sur une caténaire, à Dhuisy (Seine-et-Marne).
« Plus que des erreurs, ce sont des faux », lâche Me Assous. L'instruction - menée par les juges antiterroristes Thierry Fragnoli, Edmond Brunaud et Yves Jannier- ne semble pas pour sa part avoir rassemblé des éléments à charge aussi lourds que les accusations véhémentes de la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie. S'exprimant quelques heures après le spectaculaire coup de filet de Tarnac, le 11 novembre 2008, Mme Alliot-Marie avait gravement mis en garde contre une « radicalisation de l'ultra-gauche ».
« Ce jour-là elle avait peut-être connaissance d'autres éléments que le strict dossier judiciaire », décode-t-on de source proche du dossier.
Autre explication, la lenteur des commissions rogatoires internationales lancées notamment aux États-Unis, où les mis en examen sont soupçonnés d'avoir participé à une réunion anarchiste.
Reste le fameux récit de la filature de Dhuisy consigné dans un procès-verbal, dit cote 104. « Si on la sauve on est à peu près bon », dit-on de source judiciaire. Pour la défense, il ne résistera pas à une reconstitution, dont le principe est acquis.
A la clôture de l'instruction, probablement pas avant l'été, deux options : le renvoi devant le tribunal ou le non-lieu.

«Tous les indices sont concordants»

Cette dernière hypothèse « serait un peu la voie de sortie permettant au juge d'instruction de se défausser sur la police et le parquet », dit Benjamin Rosoux, l'un des mis en examen.
« Tous les indices sont concordants », répliquent les enquêteurs, qui gardent l'espoir d'un procès. « Le problème, c'est qu'aucun texte ne dit que trois indices font une preuve ».

DNA - pas signé - 25/05/2010

 

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Isoard contre les Éristiques


L'affaire de Tarnac toujours pas résolue

 

Aujourd'hui, les politiques se taisent et les juges mettent en avant le secret de l'instruction. Seuls les mis en examen et leurs avocats rappellent que l'« affaire de Tarnac » n'est toujours pas résolue.

Lancée en trombe fin 2008, l'enquête sur les dix jeunes de Tarnac soupçonnés d'avoir saboté des lignes TGV semble s'essouffler un an après la sortie de prison de Julien Coupat. « Transitoire équilibre des forces », disent les enquêteurs. « Épuisement d'une procédure à charge », répond la défense.

Aucun acteur n'a émergé

Depuis l'assouplissement presque total en décembre du contrôle judiciaire des mis en examen (dix pour association de malfaiteurs en lien avec une organisation terroriste, trois également pour dégradation), aucun acte majeur n'a émergé de l'enquête.

« Les deux équipes tirent chacune un bout de la corde mais la corde ne bouge pas », expliquait-on récemment de source proche du dossier.

« Les juges sont dans l'incapacité la plus totale de prouver la véracité des éléments à charge », estime pour sa part Me Jérémie Assous, avocat de la défense. Sur la table basse du bureau de cet avocat, posé sur un livre de photos de TGV, un exemplaire de L'insurrection qui vient, ouvrage anonyme attribué à Julien Coupat, « le cerveau de la bande », selon les enquêteurs.

Une grave mise en garde

L'anniversaire, en novembre dernier, de l'arrestation des principaux mis en examen, Julien Coupat et sa compagne Yildune Lévy, a marqué un virage.

Contre-enquête à l'appui, la défense a choisi, de ne plus s'attaquer à la qualification des faits - s'agit-il de terrorisme  ? - mais de questionner purement et simplement leur imputabilité : les ont-ils commis ?

Première cible de cette offensive : décrédibiliser un témoignage sous X, accablant pour les mis en examen.

Également pointés du doigt, certains actes entachés d'irrégularités, comme une surveillance vidéo du domicile parisien de Julien Coupat, menacée d'annulation.

Enfin des contradictions apparues dans la « colonne vertébrale du dossier » : le procès-verbal d'une filature du couple Julien Coupat-Yildune Lévy, la nuit où un fer à béton a été accroché sur une caténaire, à Dhuisy (Seine-et-Marne). « Plus que des erreurs, ce sont des faux », lâche Me Assous.

L'instruction, menée par les juges antiterroristes Thierry Fragnoli, Edmond Brunaud et Yves Jannier, ne semble pas pour sa part avoir rassemblé des éléments à charge aussi lourds que les accusations véhémentes de la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie.

S'exprimant quelques heures après le spectaculaire coup de filet de Tarnac, le 11 novembre 2008, Michèle Alliot-Marie avait gravement mis en garde contre une « radicalisation de l'ultra-gauche ».

Une fameuse filature

« Ce jour-là elle avait peut-être connaissance d'autres éléments que le strict dossier judiciaire », décode-t-on de source proche du dossier.

Autre explication, la lenteur des commissions rogatoires internationales lancées, notamment aux États-Unis où les mis en examen sont soupçonnés d'avoir participé à une réunion anarchiste.

Reste le fameux récit de la filature de Dhuisy consigné dans un procès-verbal, dit cote 104. « Si on la sauve, on est à peu près bon », dit-on de source judiciaire. Pour la défense, il ne résistera pas à une reconstitution, dont le principe est acquis.

La Montagne - idem - 25/05/2010

 

Let the M. F. burn ...

L'enquête sur le sabotage des rails en panne

 

Un an après la sortie de prison de Julien Coupat, l'enquête sur le sabotage de lignes TGV en 2008 s'essouffle. Dix jeunes de Tarnac, en Corrèze, sont soupçonnés d'y avoir participé.

«Les deux équipes tirent chacune un bout de la corde mais la corde ne bouge pas», selon une source proche de l'enquête sur le sabotage de lignes TGV, enquête qui avait pourtant démarré sur les chapeaux de roue, en 2008. Depuis l'assouplissement, en décembre, du contrôle judiciaire des mis en examen, rien de majeur n'a émergé. Dix personnes sont mises en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une organisation terroriste, trois le sont aussi pour dégradation. «Les juges sont dans l'incapacité la plus totale de prouver la véracité des éléments à charge», estime MeAssous, avocat de la défense. Près de lui, «L'Insurrection qui vient», ouvrage anonyme attribué à Julien Coupat, le cerveau de la bande, selon les enquêteurs.

La défense change de stratégie

L'anniversaire, en novembre dernier, de l'arrestation des principaux mis en examen, Julien Coupat et sa compagne Yildune Lévy, a marqué un virage. Contre-enquête à l'appui, la défense a choisi de ne plus s'attaquer à la qualification des faits - s'agit-il de terrorisme? - mais de questionner purement et simplement leur imputabilité - les ont-ils commis? Première cible: un témoignage sous X à décrédibiliser, accablant pour les mis en examen. Également pointés du doigt, certains actes entachés d'irrégularités, comme une surveillance vidéo du domicile parisien de Julien Coupat, menacée d'annulation.

Des contradictions

Enfin, des contradictions apparues dans la «colonne vertébrale du dossier»: le procès-verbal d'une filature du couple Coupat-Lévy, la nuit où un fer à béton a été déposé sur une caténaire, à Dhuisy (Seine-et-Marne). «Plus que des erreurs, ce sont des faux», lâche Me Assous. L'instruction - menée par les juges antiterroristes Fragnoli, Brunaud et Jannier - ne semble pas pour sa part avoir rassemblé des éléments à charge aussi lourds que les accusations véhémentes de la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie. S'exprimant peu après le spectaculaire coup de filet de Tarnac, le 11novembre 2008, elle avait gravement mis en garde contre une «radicalisation de l'ultra-gauche». «Ce jour-là elle avait peut-être connaissance d'autres éléments que le strict dossier judiciaire», décode-t-on de source proche du dossier. Autre explication, la lenteur des commissions rogatoires internationales, lancées notamment aux États-Unis, où les mis en examen sont soupçonnés d'avoir participé à une réunion anarchiste. À la clôture de l'instruction, sans doute pas avant l'été, deux options: le renvoi devant le tribunal ou le non-lieu.

Pris au tas chez Le Telegramme.com - 26/05/2010

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« Il ne nous a pas échappé que le principe est la liberté, et l'exception la détention provisoire, ce que nous mettons en application, puisque nous avons dans chacun de nos cabinets beaucoup plus de personnes libres sous contrôle judiciaire que détenues. » T. FRAGNOLI

15:42 | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

Je propose Isoard contre les Éristiques en lieu et place de la légende "Isoard et ses amis tirent sur la corde".

Écrit par : Isoard | 04/07/2011

Bonjour Isoard

Merci pour la proposition de légende

Amitié dématérialisée

Écrit par : fred | 05/07/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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