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30/06/2010

La démocratie chrétienne à l'oeuvre, du terrorisme au port du bracelet électronique...

Le terrorisme est islamique et d’extrême-gauche

Michel Janva , le 30 juin 2010

Le Directeur central du renseignement intérieur (DCRI), le préfet Bernard Squarcini, déclare :

"Nous déjouons deux attentats par an. [...] Le mois dernier, nous avons démantelé une filière franco-tunisienne entretenant des liens avec le Maroc.

Les candidats au djihad partaient de la région parisienne pour les zones afghanes et pakistanaises. Certains sont morts au combat sur place. D'autres comptaient revenir commettre un attentat. Nous avons aussi mis au jour la première filière marocaine à destination de la Somalie, dont l'organisateur était installé à Paris. Avant, je vous rappelle il y a eu l'affaire Adlène Hicheur, chercheur en physique des particules élémentaires au Cern à Genève, enrôlé par al-Qaida au Maghreb islamique, qui proposait comme cible le site du 27e bataillon des chasseurs alpins en Haute-Savoie. Ou encore le cas de ce converti ans qui avait planifié fin 2008 un attentat à la voiture piégée à l'islam de 29 contre un bâtiment public (éventuellement le siège de la DCRI à Levallois).

[...]Lors de grands sommets comme à Strasbourg, Vichy ou Poitiers, nous apercevons toujours une frange de l'ultragauche autonome cultivant une certaine thématique anticarcérale, antinucléaire, antisécuritaire. Ces mouvements contestataires restent vivaces et se regroupent au gré des circonstances. Cela ne veut pas dire qu'ils ne font rien entre-temps: par exemple, ils ont suivi de très près les émeutes en Grèce, accompagnées d'assassinats politiques.

En France, quelques clignotants s'allument. Je pense à des actions contre l'Administration pénitentiaire, le ministère de la Justice à Paris ou encore à une vague de sabotage de distributeurs automatiques de billets."

piqué sans rigoler sur Chrétrienté Info ( coopérateurs de la Vérité) - 30/06/2010

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Squarcini : « Nous déjouons deux attentats par an »

INTERVIEW - Pour le deuxième anniversaire de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), son directeur, le préfet Bernard Squarcini, dévoile en exclusivité l'état des menaces qui pèsent sur la France.

Après deux ans à la tête du contre-espionnage, le patron de la DCRI fait le bilan de son action. Près de 3300 hommes et femmes, placés sous ses ordres, luttent contre le terrorisme, les atteintes à la sécurité nationale et au patrimoine économique.

LE FIGARO. - Après deux ans d'existence, peut-on esquisser un bilan de la DCRI ?

Bernard SQUARCINI. - Nous déjouons deux attentats par an. Nous investissons sur des dossiers pendant des mois, voire des années pour éviter le passage à l'acte. C'est le must de notre activité, qui se fonde notamment sur le recrutement de sources humaines de qualité. Si nous intervenons après le drame, cela veut dire que nous avons échoué dans la détection de la menace.

Avec la DGSE, nous avons amorcé un rapprochement sans précédent. Nous pêchons à la fois de manière intense au chalut pour débusquer les filières djihadistes qui partent en Afghanistan, par exemple, mais aussi au harpon, en ciblant des individus fanatisés mais isolés, n'appartenant à aucune cellule. Notre mission est de les repérer et de les «purger» au plus vite, avant qu'ils ne commettent l'irréparable. Le renseignement, comme l'assurance, cela coûte cher avant l'accident.

Quelles sont les dernières menaces que vous avez déjouées ?

Le mois dernier, nous avons démantelé une filière franco-tunisienne entretenant des liens avec le Maroc. Les candidats au djihad partaient de la région parisienne pour les zones afghanes et pakistanaises. Certains sont morts au combat sur place. D'autres comptaient revenir commettre un attentat. Nous avons aussi mis au jour la première filière marocaine à destination de la Somalie, dont l'organisateur était installé à Paris. Avant, je vous rappelle il y a eu l'affaire Adlène Hicheur, chercheur en physique des particules élémentaires au Cern à Genève, enrôlé par al-Qaida au Maghreb islamique, qui proposait comme cible le site du 27e bataillon des chasseurs alpins en Haute-Savoie. Ou encore le cas de ce converti ans qui avait planifié fin 2008 un attentat à la voiture piégée à l'islam de 29 contre un bâtiment public (éventuellement le siège de la DCRI à Levallois). Au moment de son interpellation, il était sur Internet pour se procurer des produits explosifs.

La menace d'extrême gauche s'est-elle estompée depuis le coup de filet de Tarnac ?

Non. Lors de grands sommets comme à Strasbourg, Vichy ou Poitiers, nous apercevons toujours une frange de l'ultragauche autonome cultivant une certaine thématique anticarcérale, antinucléaire, antisécuritaire.

Ces mouvements contestataires restent vivaces et se regroupent au gré des circonstances. Cela ne veut pas dire qu'ils ne font rien entre-temps: par exemple, ils ont suivi de très près les émeutes en Grèce, accompagnées d'assassinats politiques. En France, quelques clignotants s'allument. Je pense à des actions contre l'Administration pénitentiaire, le ministère de la Justice à Paris ou encore à une vague de sabotage de distributeurs automatiques de billets. Cette situation me rappelle la mouvance autonomiste «Os Cangaceiros», hostiles au plan prison d'Albin Chalandon en 1992: il y avait des attentats contre les grues. Tout était fait pour ralentir les chantiers. Nous sommes confrontés à cette même mouvance situationniste reprise aujourd'hui par certains. La mort tragique d'une jeune femme issue du milieu alternatif en manipulant un engin explosif près de Chambéry avait été un signal fort. Nous sommes dans l'antichambre du passage à l'acte.

La tentative d'attentat sur un vol Amsterdam-Detroit l'hiver dernier a montré les failles de la sûreté aérienne. Où en est-on aujourd'hui ?

Dans cette affaire, le jeune Nigérian qui voulait se faire exploser dans l'avion avait bien été signalé comme dangereux. Mais l'information était noyée dans l'une des multiples bases de données des services américains. À l'évidence, il y avait là un souci d'exploitation des fichiers. En Europe, le problème est différent: pour l'instant, nous n'avons pas les bases juridiques européennes pour identifier les individus à risques dès la phase de réservation du billet, nous n'avons accès qu'aux données d'enregistrement et a posteriori.

À quoi va servir la future Académie du renseignement en France ?

C'est un projet piloté à l'Élysée par le coordinateur national du renseignement. La première session aura lieu dès septembre. L'académie accueillera des agents du civil, mais aussi de l'armée, pour des cycles de formation et d'échange d'expérience professionnelle. Six agences y participeront: DCRI, DGSE, Direction du renseignement militaire, DPSD, Direction nationale de recherche et d'enquête douanière et Tracfin, la cellule de lutte antiblanchiment rattachée à Bercy. L'idée est de développer une culture commune du renseignement chez les participants, de mutualiser nos ressources également, surtout en ces temps de rigueur budgétaire. Ce qu'une direction ne pourra obtenir par elle-même, elle s'entendra donc avec un service frère pour le partager: ici, un spécialiste des langues rares, ourdou, pendjabi, ouzbek, tchétchène; là, un expert en électronique. Plus personne ne bricolera dans son coin. Cette Académie va démultiplier nos capacités, en favorisant, à terme, les passerelles entre services, y compris avec les militaires.

La DCRI conserve-t-elle sa mission de protection de l'image du couple présidentiel, qui l'a conduite à enquêter lors des rumeurs visant Nicolas et Carla Sarkozy ?

Tout ce qui touche à la stabilité et à la sécurité des institutions nous concerne. Qu'il s'agisse du président de la République, de ceux du Sénat et de l'Assemblée ou du premier ministre. En l'occurrence, dans l'affaire à laquelle vous faites allusion, la DCRI s'est contentée d'une simple vérification qui a donné lieu ensuite à une enquête judiciaire. À partir du moment où une personne écrit sur un blog des informations visant le chef de l'État qui sont reprises, qui plus est, sur des sites étrangers, cela nous intéresse. Nous agissons dans le cadre de notre mission.

» Il ya deux ans, la DCRI voyait le jour


piqué au tas chez le Figaro - 30/06/2010

Bracelet électronique pour étrangers ?

 

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé mercredi que les étrangers, présentant une "menace à l'ordre public" et qui sont l'objet d'un "recours" contre leur expulsion, porteront un bracelet électronique. Le ministre, qui était interrogé lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale par la députée UMP Françoise Briand sur la menace terroriste en France, a déclaré à cet égard vouloir "aller plus loin".
Ainsi il a annoncé qu'"un étranger qui présente une grave menace à l'ordre public et fait l'objet d'un recours empêchant son expulsion" se verra "désormais obligé de porter un bracelet électronique".

Il a évoqué au détour de cette annonce des cas récents dans l'actualité mais n'a pas cité d'exemples précis.  Le ministre a confirmé, ainsi que l'avait déclaré dans un entretien au Figaro mercredi Bernard Squarcini, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), que "deux attentats potentiels en moyenne sont déjoués" chaque année en France. "La menace terrorise existe et est bien réelle", a-t-il dit, et "nous sommes totalement mobilisés". Depuis le début de l'année, selon lui, il y a eu 22 présumés "terroristes basques" interpellés, ainsi que 51 présumés "radicaux islamistes".

piqué chez le Figaro - 30/06/2010


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La Cour de cassation annule la condamnation à perpétuité d'Yvan Colonna

 

La Cour de cassation a annulé aujourd'hui pour des raisons de forme la condamnation à perpétuité d'Yvan Colonna, pour l'assassinat en 1998 du préfet Claude Erignac, ouvrant la voie à un troisième procès d'assises.

piqué chez DNA;fr - 30/06/2010

 

Affaire Erignac. Yvan Colonna aura droit à un troisième procès

On croyait le sort d'Yvan Colonna définitivement scellé après sa condamnation en appel à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat du préfet Erignac. C'était sans compter sur la Cour de cassation. La juridiction suprême a décidé ce mercredi de casser le verdict car l'audition d'un des témoins n'a pas été faite dans les règles. Un nouveau procès Colonna aura donc lieu.

 

Accusé d'avoir abattu le préfet Claude Erignac en 1998, Yvan Colonna avait été condamné le 27 mars 2009 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Ce verdict rendu en appel a été annulé ce mercredi par la Cour de cassation. Conséquence : le "berger de Cargèse" aura droit à un nouveau procès.

Pour casser ce jugement, la juridiction suprême s'est appuyée sur des irrigularités de forme. Mercredi dernier, l'avocat d'Yvan Colonna, Me Patrice Spinosi, avait demandé à la chambre criminelle de la Cour de cassation d'annuler la peine prononcée en appel par la cour d'assises spéciale de Paris car son client aurait été "mal jugé".

"La victoire du droit"

"Ce n'est pas seulement la victoire d'Yvan Colonna, c'est aussi la victoire du droit", a réagi Me Spinosi après la décision de la Haute juridiction. Les juges ont retenu que l'audition d'un des témoins n'avait pas été régulièrement menée.

Autre conseil d'Yvan Colonna à se féliciter de cet arrêt : Me Patrick Maisonneuve. Selon l'homme de loi, "ce procès ne s'était pas passé de manière équitable. C'est donc à raison que la Cour de cassation a décidé de réduire à néant" la procédure.

"Il faudra recommencer, mais on recommencera"

Le représentant du ministère public Christian Raysseguier avait requis le rejet du pourvoi à l'audience du 30 juin. Selon l'avocat général, il n'y avait pas eu "de violation des droits de la défense".

La veuve du préfet Erignac, absente au moment où la Cour de cassation a rendu sa décision, a estimé que ce rebondissement judiciaire était  "une grande déception". "Il faudra recommencer, mais on recommencera", a-t-elle ajouté. Certes, "tout recommence aujourd'hui mais ça ne préjuge absolument pas de la solution qui sera retenue par la nouvelle juridiction", a ajouté l'avocat de la famille Erignac, Me Emmanuel Piwnica.

piqué chez Le Telegramme - 30/06/2010

 

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Attention ! Trois provocateurs + Les Situ de Strasbourg et d’autre part + Sur l’expulsion des Strasbourgeois

 

 
Aux situationnistes absents de Paris
À des camarades strasbourgeois


Le 15 janvier 1967

La réunion de l’Internationale situationniste tenue à Paris le 15 janvier 1967 a dû constater que des calomnies particulièrement basses ont été lancées en collusion contre Mustapha Khayati par trois membres de l’I.S., dans des buts tactiques, et pour camoufler leurs propres manœuvres.

Les mensonges de Théo Frey, Jean Garnault et Herbert Holl ayant été mis en évidence, ils ont été exclus sur-le-champ, et l’I.S. refusera naturellement tout contact à l’avenir avec quiconque se compromettrait avec eux.

Pour l’I.S. : Bernstein, Debord,
Khayati, Nicholson-Smith, Viénet.


*


Attention ! Trois provocateurs

Depuis que l’I.S. développe la théorie de la cohérence, comme exigence de toute organisation révolutionnaire maintenant, nous avons également soulevé les problèmes d’une idéologie de la cohérence qui serait à craindre par là même, dès que des gens croiraient pouvoir se rallier à un tel drapeau tout en conservant diverses contradictions entre l’affirmation théorique et la pratique. Dans la mesure où, même dans l’I.S., certains devenaient suspects d’une dissociation de ce genre, il était clair qu’ils devaient en toute hâte corriger leurs insuffisances, ou bien devenir les porteurs de cette idéologie. Nous avons nettement averti que nous ne tolérerions jamais la formation parmi nous d’une «critique idéologique de l’idéologie». Théo Frey, Jean Garnault et Herbert Holl ont suivi leur pente vers la fausse conscience. La tentative de défense de la fausse conscience dans un milieu défavorable ne pouvait que les conduire rapidement à la falsification consciente et organisée. Nous les avons acculés à se révéler, pour eux-mêmes et pour nous. Et nous les avons aussitôt exclus, détruisant ainsi la première manfestation de cette «idéologie de la cohérence» parmi nous.

Frey, Garnault et Holl ont en accord lancé et soutenu un inepte ramassis d’accusations fabriquées dans le but d’obtenir l’exclusion de Mustapha Khayati. Ils propageaient des rumeurs hostiles, et les démentaient ensuite. Ils affirmaient des faits imaginaires, et protestaient, aussitôt en présence des témoins de ces ragots, qu’ils n’avaient rien dit. Ils niaient des faits constatés, en essayant de discréditer tous ceux qui s’en souvenaient. Une réunion de l’I.S. tenue le 10 janvier a décidé unanimement d’en finir avec cette «crise» par la simple application du principe que tout menteur convaincu serait exclu sur-le-champ. Présents, Frey et Holl n’ont évidemment pas pu refuser ce principe. Dès le 15 janvier, ils ont été sommés de comparaître avec celui qu’ils accusaient, dans une confrontation générale. Frey, Garnault et Holl ont d’abord maintenu toutes leurs assertions et leurs dénégations. En moins de trois heures, ils ont dû entériner l’effondrement pitoyable de leur mensonge solidaire. D’abord par des demi-aveux individuels, puis, pan par pan, reconnaissant le démantèlement de leur falsification. Ils ont dû en venir, ne pouvant plus nier des faits, à les prétendre oubliés par eux. Enfin, ils ont dû tout avouer. C’est alors seulement, se voyant exclus, qu’ils ont révélé — dans l’intention franchement délirante de se disculper — qu’ils avaient formé dans l’I.S. une fraction secrète qui avait nécessité tous les mensonges finalement démasqués. C’est en tant que membres occultes de cette incroyable fraction qu’en décembre un délégué d’une assemblée de l’I.S. (Garnault) présentait à l’arrivée comme inacceptables les conclusions mêmes dont il s’était fait le porteur ; qu’un des signataires d’une lettre collective (Holl) téléphonait aussitôt seul aux destinataires que le texte qu’ils n’avaient pas encore pu lire était une indignité. Après quoi, les deux bons apôtres «justifiaient» leur lâcheté par une autre, en inventant une «menace d’exclusion» qui les aurait paralysés jusqu’aux orteils dans la discussion. Après quoi, ils niaient «radicalement» auprès d’autres avoir jamais parlé d’une possibilité d’exclusion, ni trompé leurs mandants, ni téléphoné. Après quoi, il leur fallait obtenir l’élimination de Khayati parce qu’il était témoin de ces supercheries ; et ils pensaient y parvenir en l’accusant systématiquement d’avoir tout inventé pour leur nuire. Après quoi, tout leur est retombé sur la gueule.

Mais cette fraction secrète était explicitement destinée à renforcer la démocratie et la participation égale de tous au projet situationniste ! Elle devait sauver l’I.S., et au besoin la «dissoudre». D’ailleurs Frey, l’idéologue le plus burlesque dans cet art d’allumer les incendies à l’aide d’un seau d’eau, a introduit sa révélation, consécutive à l’écroulement public de toutes les calomnies qu’il venait de soutenir et couvrir, en prononçant noblement la phrase : «La vérité est révolutionnaire» !

Aucun d’eux n’osait dire, même à cette dernière heure, qu’aucune critique aurait jamais pu être censurée dans l’I.S., au moindre degré. Ils avouaient qu’ils n’avaient rien voulu dire. Alors ? Ils étaient vexés et mécontents de se trouver inférieurs au niveau de la participation réelle dans l’I.S. Mais, d’une part, ils avaient affirmé en rejoignant l’I.S. qu’ils se sentaient capables de cette participation (ce qui impliquait le renforcement de cette capacité par la pratique réelle). D’autre part, les deux moins bornés d’entre eux, après avoir promis le contraire, étaient volontairement restés géographiquement isolés de cette pratique, pour parachever leur «vie étudiante» (en quoi déjà ils constituaient parmi les situationnistes une curieuse exception). Ils en sont donc venus à valoriser l’exigence abstraite d’une participation immédiate totale, contre toutes les réalités de cette I.S. qu’ils admiraient béatement. Ce soupir disgracié vers une reconnaissance abstraite réservée à leur quasi-impuissance devait bien sûr promptement les opposer, en ennemis sournois, à toutes les capacités réelles qu’ils enviaient (ils n’avaient pas la lucidité de celui-ci, le courage de celui-là, ils n’avaient pas écrit le livre de tel autre, ils n’avaient pas baisé la reine de Siam). Ainsi, tous les retards de leur propre développement dans la vie n’étaient pas surmontés, mais cessaient d’être dissimulés. Ceux qui n’osaient pas participer n’osaient pas parler. Ils murmuraient, ils gémissaient entre eux (s’étant sélectionnés sur la base de leur misère partagée, en s’ouvrant réciproquement de leurs secrètes susceptibilités de vierges de comédie). Ainsi donc, ils recomposaient clandestinement une situation hiérarchique parmi nous, pour pouvoir ensuite s’en plaindre. Ces consciences malheureuses invoquaient un au-delà de l’I.S. pour déplorer son absence : ils étaient sûrs que tous les situationnistes sont égaux, mais ils se trouvaient moins égaux que d’autres. Incapables d’assumer jusqu’au bout les exigences de l’I.S., ils s’en sont fabriqué une image absurde destinée à être critiquée — parmi eux, à huis clos —, et donc à leur permettre de s’affirmer magiquement «plus radicaux» ; même au prix de quelques bassesses assez traditionnelles.

Au lendemain de leur exclusion (communiquée le 15 janvier à tous les camarades concernés), Frey, Garnault et Holl ont publié un tract annonçant leur démission ! Il est d’ailleurs évident que tout ce que pourront dire ou écrire des gens qui se connaissent à partir d’une telle base d’action n’a plus aucune importance. Dans ce tract destiné au public, le ton de leurs calomnies et falsifications a naturellement baissé de plusieurs degrés par rapport aux aveux de la veille — encore une fois «oubliés» il faut croire. Ils sont même assez drôles pour écrire qu’il était vain de rechercher «un menteur particulier dans une situation de mensonge général». Aussi bien ne l’avons-nous pas fait : pas plus qu’on n’aurait l’idée de personnaliser une sardine dans sa boîte, on ne s’amuserait à chercher le menteur dans la voyante collusion Frey-Garnault-Holl, malheureuse jusque dans le déploiement concret de ses ruses, alors même qu’un climat de confiance lui en facilitait le début. Il est bien notable que la seule question pratique dont ils se sont vraiment occupés — leur propre conspiration à tous égards inutile —, non seulement était une pratique schizophréniquement opposée à tous leurs «buts idéaux», mais encore était menée avec un irréalisme confondant : ainsi, ils ont bien été dans la forme de leur entreprise ces «purs» idéologues marchant sur la tête, qu’ils étaient déjà par son contenu.

Partout ailleurs, leur texte est en retard non d’un jour mais d’une période, puisque ce qu’ils attaquent post festum dans l’I.S., c’est uniquement l’effet de leur propre présence.

Nous déclarons nettement et définitivement que l’I.S. refusera tout contact ultérieur avec quiconque accepterait désormais de se compromettre dans la fréquentation de ces trois truqueurs, ou d’un seul d’entre eux (c’est déjà le cas d’Édith Frey). En engageant délibérément là-dessus toute la rigueur qui peut nous être reconnue, nous donnons les présents faits comme indiscutables.

Pour servir à l’auto-défense de tous les groupements révolutionnaires où ces gens pourraient vouloir s’infiltrer, nous fournissons les précisions suivantes, aisément vérifiables à l’usage, sur la façon dont ils mentent :

Frey est le plus intelligent. Capable de fragments de raisonnement véridiques, et d’une conviction qui se croirait presque franche dans quelques envolées, pourvu qu’il reste à une distance suffisante du concret. On peut détecter le mensonge en comparant la netteté de ces instants privilégiés aux brumes de l’ensemble, et en lui rappelant les positions incompatibles qu’il a juxtaposées sans gêne. C’est beaucoup plus aisé à dévoiler si l’on peut observer l’incohérence lorsque Frey doit, en plus, couvrir des positions beaucoup plus évidemment intenables sorties à contretemps par ses complices (pour leur qualité, à coup sûr, il n’est pas gâté).

Garnault, quand il ment, est extrêmement maladroit. Il ne peut tromper personne un quart d’heure, pour peu qu’on lui pose quelques questions sans ménagement. Quand il voit que tout ne passe pas bien, il se réfugie dans la dignité blessée, mais d’un air profondément peu convaincant.

Holl ment avec la plus grande froideur (raideur suspecte). Mais c’est aussi le plus bête, le plus embrouillé dans les plus simples affaires quotidiennes. De sorte qu’il soulève obligatoirement le doute dans la moindre confrontation ; non certes par l’embarras de son attitude, mais par l’extrême extravagance des points sur lesquels il peut trouver opportun d’inventer et falsifier.

Le 22 janvier 1967
Pour l’Internationale situationniste : Michèle Bernstein, Guy Debord, Mustapha Khayati, J.-V. Martin, Donald Nicholson-Smith, Raoul Vaneigem, René Viénet.
Supplément à la revue Internationale Situationniste,
B.P. 307-03 - Paris.


*


Aux membres de l’I.S.

7 février 67

Je propose comme débat théorique urgent dans plusieurs des prochaines réunions, une définition plus précise de l’«organisation I.S.» (cohérence et participation démocratique en termes concrets).

Si l’exclusion de trois truqueurs ne pose presque aucun problème pratique (ils se condamnent eux-mêmes par leurs propres manifestations), elle semble au contraire imposer une nouvelle clarification théorique : le fait qu’il y ait eu une fraction secrète dans un groupe proclamé «cohérent» doit nous mener à préciser :
1) La cohérence théorico-pratique que nous voulons effectivement, et à quel niveau on doit atteindre la participation démocratique à la gestion de l’ensemble de notre activité ; en rejetant toute exigence d’égalité abstraite fondée sur un perfectionnisme idéologique qui se traduirait en fait par un processus «moralisant» (et jamais clos) de nivellement sur l’impuissance ou l’inexpérience.
2) Quelles gens — dans quelles conditions précises — nous pouvons désormais admettre (en fonction des réponses au premier point). À propos de ceci, nous devons bien voir que la sévérité vers l’extérieur montrée par l’I.S. l’année dernière est partiellement entachée d’arbitraire puisqu’elle couvrait des Frey-Garnault-Holl.
3) Les relations avec des groupes autonomes (en fonction des réponses aux deux premiers points).

Guy


*


À un camarade [Double d’une lettre sans la mention du destinataire (peut-être Daniel Guérin ?).]

27 février 67

Cher camarade,

Je répond un peu tardivement à votre lettre du 9 février. La polémique dont vous parlez ne nous oppose guère aux étudiants de Strasbourg, mais précisément à trois ex-participants de l’I.S., auxquels deux membres de l’ancien bureau de l’A.F.G.E.S. ont été assez malavisés pour se joindre [André Schneider et Bruno Vayr-Piova. André Schneider dénoncera peu après, dans le tract Souvenir de la maison des morts, les mensonges dont il fut victime.].

La reconnaissance des individus dans le dialogue inter-subjectif, la transparence de leurs rapports, l’ouverture de leur expéreince, et la domination de leur histoire, toutes valeurs que vous défendez dans votre lettre, sont en effet éminemment souhaitables.

Il reste que tout effort dans ce sens ne se produit pas dans un laboratoire extra-historique, mais malheureusement dans l’entourage pesant du vieux monde, de vieilles habitudes aliénantes plus ou moins bien dominées ou dissimulées. Cet entourage peut regagner des gens jusque dans le milieu même où s’esquisse une affirmation d’une volonté de dépassement de tout ceci (et les gens les plus vulnérables sont sans doute ceux qui n’ont trouvé là que l’occasion d’une telle affirmation abstraite).

Il reste que la découverte, dans quelque groupe que ce soit, d’une ignominie comme le mensonge pratiqué en équipe pour salir et éliminer quelqu’un dont on est en principe solidaire, ne peut qu’être sanctionné par le mépris définitif.

Cordialement,

Guy Debord

Piqué avec camaraderie chez le Jura Libertaire - 30/06/2010

 

Les Situ de Strasbourg et d’autre part

 

L’Internationale situationniste est le dernier mouvement d’avant-garde révolutionnaire moderne, né, à la fin des années 50, de la rencontre des peintres du groupe Cobra (Copenhague-Bruxelles-Amsterdam) et des poètes rebelles de L’Internationale lettriste. Pendant une dizaine d’années, les " situs " développeront une critique radicale de la " société marchande " et une attaque en règle contre tous ceux qui l’organisent : hommes politiques, industriels, syndicalistes mais aussi intellectuels et artistes " dévoyés ". Leur programme tient en deux slogans : " changer la vie " et " jouir sans entraves ". Ils seront en tout près de quatre-vingt dans le monde à participer à cette aventure subversive et poétique. En 1966, à la suite des nombreuses exclusions prononcées par le " patron " charismatique, Guy Debord, ils ne sont plus que sept, dont quatre basés à Strasbourg, Théo Frey, Jean Garnault, Herbert Holl et Edith Frey qui s’illustreront cette année là par un coup d’éclat : la prise de pouvoir par surprise de l’AFGES (Association Fédérative Générale des Etudiants de Strasbourg) dans le but avoué de la liquider. Forts de ce fait d’armes et de leur supériorité numérique, les quatre Strasbourgeois tentent alors de ravir les commandes du mouvement à un Debord très parisien qui se consacre désormais à l’exploitation éditoriale de son fonds de commerce révolutionnaire. Mais ce dernier résiste. A l’issue d’une bataille interne dérisoire et d’une mascarade de procès sur le modèle stalinien, Théo Frey et ses amis sont exclus le 16 janvier 1967. Cet épisode alsacien sonnera le glas de l’Internationale situationniste. Il aura tout de même permis la publication d’un pamphlet corrosif, De la misère en milieu étudiant, contribution décisive à l’éveil de toute une jeunesse que l’on retrouvera dans la rue quelques mois plus tard.

La Librairie Arthème Fayard a édité en mai 1997 dans un volume de 708 pages, en y ajoutant des documents et annexes "signifiants", le texte intégral des douzes numéros de l’Internationale situationniste parus entre juin 1958 et septembre 1969. Dans le dernier, on lit non sans étonnement "il nous suffira de noter qu’en France ancun situationniste ne réside en province (et surtout pas à Strasbourg)". pourtant, si la cité alsacienne n’est pas, contrairement à certaines allégations, le berceau du mouvement, lequel existait déjà en 1957, elle fut le théâtre d’un événement majeur. En novembre 1966, des jeunes gens s’emparèrent de force des locaux et du matériel de l’UNEF pour imprimer, au nom de l’Association Fédérative Générale des Etudiants de Strasbourg, présidée par André Schneider, une brochure anonyme de 47 pages intitulée De la misère en milieu étudiant, considérée sous ses aspects économiques, politiques, psychologiques, sexuels et notamment intellectuels, et de quelques moyens pour y remédier. Son rédacteur : Mustapha Khayati. "Diverses mesures préliminaires" annoncèrent la sortie de l’opuscule. Celle du 26 octobre 1966 apparut comme la plus retentissante : une douzaine de trublions interrompirent à coups de tomates le cours du cybernéticien Abraham Moles, titulaire de la chaire de sociologie. En guise de publicité, l’AFGES afficha un comics réalisé par André Bertrand, Le retour de la colonne Durruti, pointant "la crise générale des vieux appareils syndicaux et des bureaucraties gauchistes", propageant l’espoir "du renouveau dans un groupe qui ne cachait pas ses intentions de saborder eu plus vite et pour le mieux tout ce militantisme archaïque". Le texte, distribué lors de la cérémonie marquant la rentrée et traduit dans plusieurs langues, inquiéta non seulement les sommités universitaires locales, mais horrifia aussi le Landerneau de la presse régionale, nationale et même étrangère. En riposte à la répression judiciaire, l’AFGES, qui exerça le contrôle sur la section locale de la MNEF, ferma le bureau d’aide psychologique universitaire, considérant que la "claire fonction" de cette instance était "de maintenir la passivité de toutes les catégories d’exploités". A quatre mois d’intervalle, il atteignit un tirage de 20 000 exemplaires. Mais compte trenu des innombrables duplications et diffusions dans plusieurs pays, l’on tabla sur 300 000 unités. Pourtant, le total des affiliés ne dépassa jamais plus de vingt en même temps dans le monde, ni plus d’une centaine durant son histoire. Début avril 1967, 79 étudiants se solidarisèrent ouvertement avec Vayr-Piova, vice-président de l’AFGES, renvoyé de la Faculté. Théo Frey, plus tard auteur de L’Unique et sa propriété (publié à Haguenau), Jean Garnault et Herbert Holi, exclus de l’IS le 15 janvier 1967 pour "mensonges", jouèrent un rôle important dans les révoltes de mai 1968. Plusieurs aphorismes situationnistes comme "Vivre sans temps mort et jouir sans entrave", "Ne travaillez jamais" ... fleurirent sur les murs.

http://www.larevuedesressources.org/spip.php?rubrique14


 
Sur l’expulsion des Strasbourgeois
Expulsions & L’idéologie alsacienne (extrait de l’Internationale situationniste n°11 )
novembre 2002 / Internationale situationniste / Ce mouvement, formellement créé en juillet 1957 à la conférence de Cosio d’Arroscia, est né d’un ensemble international de mouvements contestataires des années 1950, dont, entre autres, le Lettrisme de Isidore Isou, que Guy Debord transforma en "Internationale lettriste".

Récentes exclusions

Théo Frey, Jean Garnault et Herbert Holl ont été exclus à l’instant même où ils cessèrent de soutenir leurs mensonges, dans la confrontation jugée par l’I.S. entre Khayati et eux. C’était le 15 janvier, vers minuit : le détail vaut d’être noté, car les menteurs écrivirent par la suite, comme un argument important d’une de leurs proclamations, que c’était déjà le 16, et ainsi prétendirent qu’il y aurait dans les conclusions de l’I.S. quelque chose d’inexact qui équilibrerait, pour ainsi dire, leur accumulation de falsifications concertées. Ayant à ce moment admis, presque comme une justification supérieure, qu’ils constituaient depuis quelques mois une fraction secrète décidée à capter le pouvoir dans l’I.S. (opération de nature magique, puisque ce " pouvoir " n’est rien d’autre que certaines capacités théoriques et pratiques individuelles, dont ils se sentaient démunis et que la conduite qu’ils assumaient leur interdisait à jamais d’atteindre) ils dirent aussi qu’Édith Frey en était. Comme elle était absente, et comme nous connaissions maintenant les autres, nous ne pouvions pas être sûrs de ce dernier aveu concernant un tiers, et nous n’avons pas alors joint son nom dans notre procès-verbal d’exclusion. Cependant, comme Édith Frey s’est effectivement solidarisée tout de suite avec eux, il faut donc croire qu’elle était dans le secret des menteurs.

L’idéologie alsacienne

Les milliers de lignes accumulées par les garnautins, dans les quelques dizaines de circulaires et tracts qu’ils ont fait paraître après leur exclusion, bardées d’affirmations péremptoires subrepticement découpées dans les publications situationnistes précédentes, et ici tout à fait hors de propos, n’ont jamais poursuivi qu’un seul but : cacher d’un rideau de fumée idéologique ce simple petit fait trivial, direct, brutal, que Frey, Garnault et Holl ont été exclus pour avoir menti en équipe, dans le but d’obtenir l’exclusion de Khayati, en essayant jusqu’à la dernière minute d’arracher ce " succès " ; faisant ce qu’ils pouvaient, jusqu’au bout, pour convaincre une assemblée de l’I.S. qui, depuis des heures, les traitait de plus en plus nettement en suspects.

De notre côté, mis à part un procès-verbal de l’exclusion immédiatement envoyé à tous les membres de l’I.S. absents de cette assemblée, et à seulement quatre personnes extérieures engagées à ce moment dans une action pratique avec nous (parmi lesquelles le seul Vayr-Piova préféra ne pas comprendre) - nous n’avons jamais publié qu’un seul texte, Attention ! trois provocateurs, qui était suffisant et définitif. Et les garnautins, dans leurs multiples documents, n’ont même pas pensé qu’il était utile (car ils n’en étaient évidemment plus à un mensonge près) de rejeter une bonne fois cette accusation vraiment suffisante et centrale. Ils n’ont pas senti que ce silence les jugeait aux yeux de toute personne non prévenue. Ils ont biaisé, lancé d’autres contrevérités, parlé d’autre chose, fait allusion au vif du sujet avec une gêne pudique : " Khayati ment : il rapporte inexactement des détails, et même si ces détails avaient été "exactement" rapportés, il n’en aurait pas moins menti sur l’ensemble d’une situation " (tract garnautin du 19 janvier). On admirera le demi aveu du " et même si ". C’est bien en effet ce qui s’était passé, et le " détail " est, à vrai dire, gros comme ce qui leur manque.

Leur tendance au renversement idéologique du réel, qui les avait menés au mensonge conspiratif, la prompte mise au jour du mensonge l’a poussée à l’extrême, en en faisant une nécessité. Aucune énormité dès lors ne les arrête plus dans la course aux contresens. Ils ont trouvé " flicard " le tract de l’I.S. qui dénonçait leur procédé policier tout à fait classique de la production de quelques faux témoins pour déshonorer et faire éliminer un adversaire gênant, dans la meilleure tradition du " document Taschereau ". Ils se sont abrités derrière Hegel pour condamner " la réflexion dite psychologique " qui veut rabaisser par de petites explications d’ordre privé les " grandes figures historiques ". Ainsi, ils postulent avec une naïveté percutante qu’ils sont, eux, de ces hommes historiques. Ils pensent donc avoir " voulu et accompli une grande chose, non imaginaire et présumée, mais bien juste et nécessaire. " Ces héros oublient simplement que tout ce qu’ils ont par eux-mêmes jamais voulu - sinon accompli - c’était la réussite d’un truquage aussi vil que dépourvu de sens ; et que, si nous avons dû avancer quelques précisions sur leur misère psychologique, c’est bien parce que nous avions à expliquer la surprenante petitesse de leur action. Cette majorité qui les rejetait - en fait tous ceux qui ne figuraient pas dans leur fraction ainsi découverte -, ils l’ont alors imputée à une dictature de Debord et de ses fanatiques partisans. Ils ont inventé ce pouvoir personnel dans l’I.S., pour y réappliquer la dialectique du maître et de l’esclave. Ils croient qu’ils ont été les esclaves servant les fins de Guy Debord ; et ainsi qu’ils sont appelés à devenir des maîtres. Mais ils ont ignoré, pour un tel " dépassement de l’I.S. ", comme toujours, l’essentiel. Ils étaient peut-être bien des esclaves, par goût personnel. Nous l’ignorions. Mais dans ce cas ils étaient assurément des esclaves qui ne travaillaient pas. Ils ne pouvaient donc voir aliéner pour l’usage de qui que ce soit leur oeuvre, puisqu’elle était inexistante ; ni devenir forts de la fonction pratique à laquelle ils eussent été soumis, puisqu’ils n’en avaient aucune. C’était justement leur non-participation à l’activité commune de l’I.S., leur fermeté à demeurer - d’ailleurs en dépit de leurs engagements - dans une vie provinciale " étudiante " faites de quiètes spéculations, qui créaient leur infériorité, leur connaissance contemplative de l’I.S. Cette contemplation admirative s’est normalement changée en rancoeur. Leur fraction s’est constituée secrètement sur le thème de l’égalité à établir dans l’I.S. ; et ces idéologues de l’égalité pure étaient assez aveuglés pour ne pas sentir que leur constitution en fraction secrète (avant même le recours à la calomnie organisée) les plaçait au-dessus de l’ensemble de l’I.S., et constituait la première inégalité objective créée et institutionnalisée dans les rapports entre les situationnistes.

Aussitôt que les garnautins furent compris par l’I.S., et traités en conséquence, l’idéologie de l’égalité pure fut proclamée hautement et servit à rassembler quelques étudiants qu’eux-mêmes méprisaient la veille, non sans raison. En quelques semaines on égalisa à Strasbourg avec une fureur et un extrémisme au regard desquels les exigences des niveleurs et des bras-nus, des millénaristes et des babouvistes parurent des jeux d’enfants. On proclama que le défaut de l’I.S. avait été de n’être qu’une avant-garde, et que l’avant-garde n’existe que par le retard de quelques autres. Que le retard était donc aboli par Garnault, et qu’il fallait maintenant " une organisation révolutionnaire capable d’agir dans le monde sur une vaste échelle " (L’Unique et sa propriété). Et donc que l’on était devenu cette organisation. D’un trait de plume, le prolétariat mondial, sorti comme un seul homme des divers degrés de son retard, était là, rigoureusement égal en conscience et en capacité à Garnault et à n’importe qui. Et ceci était le dépassement de l’I.S., si souhaitable dans leur position. Naturellement, tout cela s’était passé dans la pensée pure.

Le produit de " cet enthousiasme qui, comme un coup de pistolet, commence immédiatement avec le savoir absolu " (Hegel) a paru pour l’étonnement ébloui du monde, qui ne le reverra pas de si tôt, le 13 avril 1967. Là, l’" organisation révolutionnaire capable d’agir dans le monde sur une vaste échelle " est montée à l’assaut du ciel de la M.N.E.F. (section de Strasbourg). Et pour avoir été défaite dans cette épopée électorale, elle n’en laisse pas moins le glorieux souvenir de sa praxis totale, en sauce Garnault (personne ne s’étonnera donc si nos idéologues condamnent ensuite dans l’I.S. l’abus de l’exigence de cohérence entre ce que l’on dit et ce que l’on fait).

La plus haute production de l’idéologie alsacienne a été imprimée dans la brochure L’Unique et sa propriété. Ici Debord a remplacé Khayati comme objet d’envie et de haine. L’incohérence totale, au niveau même du texte, se ramène à ce développement. La théorie de l’I.S. avait de grandes qualités. Elle avait un grave défaut : c’est d’être debordiste. De sorte qu’elle ne valait rien, même comme théorie. Car seule la praxis (voir plus haut).

Pour soutenir cette rigolade - Debord seul ayant toujours tout dirigé et tout fait - les procédés les plus sots sont mis à contribution parmi une dizaine d’évidents mensonges : ainsi l’idée qu’il n’y aurait jamais eu d’oppositions dans l’I.S., alors que nos garnautins furent, tout au contraire, la première de ces oppositions qui soit lâchement restée secrète. Pour une citation attribuée nommément à Debord (pour laquelle on feint de croire que le concept de " communication " n’est pas employé au sens de l’I.S., mais au sens unilatéral de l’O.R.T.F, par exemple), deux citations avancées sans nom d’auteur sont en fait de Vaneigem : tous les situationnistes, et tous les lecteurs attentifs de nos publications, sachant bien que certaines des conceptions de Vaneigem sur les qualités de l’organisation situationniste présentent d’importantes nuances personnelles. Debord, comme meneur, est identifié au cardinal de Retz, lequel se voit en retour doté d’une conscience de classe assez insolite (" se regardant jouer le jeu esthétique d’une lutte sans espoir face à la montée de l’appareil bureaucratique-bourgeois "). Nos idéologues auraient dû plutôt lire Retz : ils y auraient appris qu’" en fait de calomnie, tout ce qui ne nuit pas sert à celui qui est attaqué ".

Le comble de leur analyse est de découvrir, dans le style " marxiste " de L’Humanité Dimanche, que du fait que la revue Internationale Situationniste paraît légalement, et que Debord, son directeur, se trouve personnellement responsable de nos dettes chez l’imprimeur qui a la témérité de nous faire confiance, il y a là la base d’un pouvoir économique qui expliquerait la fatalité d’un pouvoir debordiste sur toute l’I.S. ; et qui explique du même coup pourquoi les héros de l’égalisation n’ont même pas essayé une minute de s’opposer à ce pouvoir, et lui ont toujours fait bonne mine.

Le fait par exemple que toutes nos publications hors de France ont toujours et partout été réalisées sur une base financière complètement autonome par les camarades de ces pays, avec d’autres " directeurs " ou d’autres travailleurs dans les imprimeries, n’a même pas été considéré dans leur optique étroitement alsacienne.

La réalité actuelle de l’I.S. comme " groupe international de théoriciens ", paraissait déjà bien belle aux garnautins, quand ils croyaient y avoir leur place, et pouvoir prouver bientôt qu’ils étaient aussi eux-mêmes au moins des théoriciens. Dès le lendemain de leur exclusion, ils reprochent à l’I.S. de n’être que cela ; de ne pas se déclarer comme eux " organisation révolutionnaire capable d’agir dans le monde sur une vaste échelle ". Il serait bien inutile d’attendre d’eux la moindre conscience des réalités du processus pratique qui créera ce genre d’organisation des travailleurs dans la société moderne. Mais pour rester sur le plan émotionnel et égocentrique qui les tient captifs, on peut se demander quelle différence il y aurait pour eux à ce que le nouveau courant révolutionnaire soit au stade de la première liaison sur une nouvelle base théorique, ou déjà vécu par des ouvriers révolutionnaires en lutte, ou même au stade du pouvoir des Conseils. Car les garnautins et leur pratique réelle y seront à tout moment condamnés. Les ouvriers révolutionnaires ne plaisantent pas sur les questions de calomnie - au contraire des bureaucrates et politiciens qui règnent par les manipulations de mensonges. Et le pouvoir prolétarien des Conseils, qui est de part en part la mise en pratique de la vérité, devra évidemment traiter les cas de mensonges soutenus en équipe par des groupes secrets, poursuivant leurs propres fins, comme une des rares formes d’obstruction qu’il aura encore à réprimer.

http://www.larevuedesressources.org/spip.php?page=imprimer&id_article=58

Pour aller plus loin :

Memento Mori

L’exemplaire Debord

 

L’exemplaire Debord, donc. Debord n’a cessé de se montrer en exemple. La racine de cette exemplarité est l’identité, qu’il affirme et revendique, entre sa pensée et sa vie : il a vécu comme il a dit que l’on devait vivre. Et la vie est quotidienne — et le reste. Il y a le passé où l’on puise et le présent où l’on vit ; il n’y a pas de futur — no futur ! Si l’on ne vit pas maintenant, on ne vit jamais. Ce n’est pas une position nouvelle ; elle se retrouve dans toute l’histoire de la philosophie. Qu’est-ce à dire ? En substance : tout est , de toute éternité, dans le présent et la présence au monde. Si l’on est incapable de répondre : présent, c’est comme si l’on n’existait pas. Debord répond présent. Et il ne s’occupe pas de ceux qui en sont incapables. Jusque là, il n’y a rien à dire. Mais il finit par se poser en autorité, lui qui ne devait répondre que pour lui-même. Il veut se montrer exemplaire pour les autres ; mais il ne peut être exemplaire que pour lui-même. Il n’a aucun droit de juger les autres. On se trouve là à la limite. Pourtant, il franchit la borne. Il faut revoir son film testamentaire : In girum etc. à cette aune. Ce que je me propose de faire prochainement. Memento mori.

 

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29/06/2010

« Les paroles s’envolent, les écrits restent… » (Le programme économique et social de l’extrême-droite dans le texte)

Dans la mesure où la crise économique entraîne une radicalisation des deux côtés de la barrière de classe, elle a au moins ceci de positif qu’elle contribue à révéler le rôle de l’extrême-droite en tant que force politique au service de la domination. Ainsi, le 6 mai 2010,  en Grèce, les députés d’extrême-droite de l’Alerte Populaire Orthodoxe  (ou LAOS) ont voté conjointement avec leurs homologues sociaux-démocrates un « plan de rigueur » – véritable déclaration de guerre aux travailleurs du pays… Et c’est tout naturellement que des militants d’extrême-droite se sont rangés du côté des forces de l’ordre (bourgeois) pour tenter de faire face à la colère populaire… C’est bien connu, « quand on ne fait pas partie de la solution, on fait partie du problème » : du côté d’Athènes, l’extrême-droite ne peut plus guère cacher qu’elle « fait partie du problème ».
En revanche, en France – où les antagonismes de classes ne s’expriment pas (encore) avec la même acuité – le FN, le MPF et autres amicales de consanguins tentent encore de persuader le prolétariat que l’extrême-droite « fait partie de la solution ». Pour ce faire, ils ont souvent recours à la méthode éprouvée du double discours. D’un côté, une partie de la propagande (surtout celle destinée à la masse des exploités, par le biais de la télévision, de la radio, des grands quotidiens, des affiches, tracts ou autocollants) des fafs  comporte – outre les habituelles éructations xénophobes – des dénonciations appuyées du « mondialisme ultra-libéral », de la « mondialisation sauvage », etc. De l’autre, lorsqu’ils s’adressent avant tout aux initiés et/ou à leur électorat traditionnel – patrons, commerçants, artisans, professions libérales[1]… –, les fafs n’ont pas besoin de s’encombrer avec une rhétorique à tonalité sociale voire carrément socialiste… L’extrême-droite révèle alors sans fausse pudeur quels sont ses véritables objectifs économiques et sociaux[2] !

22:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

La Cour suprême américaine ne touche pas aux armes

 

 

Conformément au 2e amendement de la Constitution, la plus haute juridiction des Etats-Unis a estimé ce lundi que, à l'instar de l'Etat fédéral, les Etats et les villes ne pouvaient ni limiter ni interdire les armes à feu. C'est une défaite cinglante pour les partisans du contrôle.

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Pas touche au 2e amendement ! Après une longue procédure et de nombreux débats, et malgré les fusillades quasi-quotidiennes se produisant un peu partout dans le pays, la Cour suprême des Etats-Unis a décidé ce lundi que le port des armes de feu demeurerait un droit inaliéable pour les citoyens des Etats-Unis -ce droit est garanti depuis 1791 par le 2e amendement de la Constitution*. 

Les neuf juges de la plus haute juridiction américaine étaient appelés à se prononcer sur une loi de la ville de Chicago, qui interdisait partiellement le port d'armes, de manière inconsitutionnelle, depuis 28 ans. La réponse s'est jouée à 5 contre 4 : à l'instar de l'Etat fédéral, les Etats fédérés, comme les municipalités, ne peuvent pas limiter, et encore moins interdire, la possession des armes à feu dans un but d'auto-défense car le droit des particuliers est égal, voire supérieur, au leur.

"Contrôle raisonnable"

Les partisans de la régulation des armes affirmaient que le 2e amendement visait à empêcher l'Etat fédéral de chercher à prendre le contrôle des Etats. Mais il y a deux ans, la Cour suprême avait déjà interprété l'amendement comme le droit pour chaque citoyen de posséder une arme chez lui pour son auto-défense. Qualifiée d'historique à l'époque, la décision ne s'appliquait cependant qu'à l'Etat fédéral, puisqu'elle concernait la seule ville de Washington. Depuis, un habitant de Chicago, où les armes sont complètement interdites, soucieux de se défendre contre "les dealers et les bandes", a saisi la Cour pour qu'elle étende cette interprétation à l'ensemble des Etats.

En revanche, la Cour suprême estime que les juridictions locales conservent la possibilité de mettre en place un "contrôle raisonnable" sur la base de celui déjà existant au niveau national.

* "Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un Etat libre, le droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé".

Outre les armes, la Cour suprême a annoncé qu'elle ne se prononcerait pas sur l'immunité du Saint-Siège. Cela implique que le Vatican pourra être tenu responsable au civil des éventuels actes d'un prêtre dans une affaire de pédophilie. La Cour suprême confirme ainsi la décision d'une cour d'appel de lever l'immunité du Saint-Siège dans une affaire de prêtre pédophile dans l'Oregon. A la suite de cette décision, c'est le Vatican qui avait fait appel devant la Cour suprême.

 

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Le refus des neuf sages lundi signifie que la décision de la cour d'appel  devient définitive. Un tribunal américain pourra alors passer à l'étape suivante  et examiner la qualité d'"employeur" du Vatican vis-à-vis du prêtre mis en cause pour décider si la procédure peut se poursuivre à l'encontre de l'Eglise.

piqué chez TFouane.fr - 28/06/2010

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28/06/2010

Procès de Villiers le Bel

Procès de Villiers-le-Bel: quatre témoins sur cinq se sont désistés

PONTOISE - Un seul témoin sous X a été entendu lundi par la cour d'assises de Pontoise au procès de tireurs présumés sur les forces de l'ordre à Villiers-le-Bel en novembre 2007, alors que cinq témoignages étaient programmés, dont un à visage découvert.

 

Dès l'ouverture de l'audience, l'avocate générale, Marie-Thérèse de Givry, a annoncé un premier désistement : "Un témoin que nous devions entendre depuis Paris ce matin à 09H30 ne s'est pas présenté (...) Les autres témoins ne se sont pas présentés non plus".
Dans la foulée, un autre témoin attendu dans l'après-midi à visage découvert a fait savoir à la presse via son avocat, Me Gilbert Collard, qu'il ne se présenterait pas non plus. "Il attend un mandat d'amener afin d'avoir une protection policière", a déclaré à l'AFP Me Collard. "Il fait des crises d'angoisse", a ajouté une enquêtrice.
D'après la police, ces désistements n'ont qu'une explication : "La peur".
Le témoin anonyme 19/07 ne s'en "sentait pas la force" et "a peur pour son intégrité et celle des siens", un autre "est introuvable" et la police est en "pourparlers" avec un troisième, selon les enquêteurs.
"La peur est un sentiment irrationnel", a souligné à la barre le commissaire Yann Sourisseau, de la DRPJ de Versailles. "Il sont paniqués à l'idée d'être confrontés une nouvelle fois aux personnes qu'ils ont désignées comme les auteurs des faits", ajoute-t-il.
Quatre jeunes, incarcérés, sont jugés depuis une semaine à Pontoise pour tentative de meurtre en bande organisée sur des policiers dans les nuits des 25 et 26 novembre 2007 à Villiers-le-Bel, ainsi que pour détention et port d'arme prohibés. Le cinquième, sous contrôle judiciaire, soupçonné d'avoir fourni un fusil à pompe, comparaît pour complicité.
Le 25 novembre 2007, la mort de deux adolescents - Moushin et Lakamy - tués à Villiers-le-Bel dans une collision entre leur moto et une voiture de police avait provoqué deux jours d'émeutes et d'échauffourées entre jeunes et forces de l'ordre.
Ces dernières semaines, plusieurs tentatives de meurtre et un meurtre samedi à Villiers-le-Bel ont alimenté l'angoisse de représailles contre les témoins, "alors que ces faits n'ont rien à voir avec le procès", a assuré M. Sourisseau.
Il a fallu finalement attendre l'après-midi pour avoir le premier témoignage sous X, celui du matricule PT02/08.
Caché derrière un store, la voix déformée, PT02/08 a raconté par visio-conférence avoir "vu tirer sur les forces de l'ordre" l'un des accusés, Maka Kante, dit Mara, le soir des émeutes qui avaient commencé le 25 novembre 2007.
"J'ai vu un individu tirer sur les forces de l'ordre à deux ou trois reprises. Il portait une capuche, quand il s'est retourné je l'ai reconnu, c'est un nommé Mara", a déclaré le témoin, confirmant mot pour mot sa déposition.
Ce témoin PT02/08 avait déjà été évoqué pendant l'audience lorsque la défense avait parlé de lui comme d'un informateur des services de police avec lesquels il a d'ailleurs reconnu à l'audience avoir "collaboré une fois" en matière de drogue.
"Qu'est-ce qui motive votre témoignage '", a interrogé Me Bruno Bourrier, avocat des policiers blessés.
"Ce sont des faits très graves, des choses qui ne doivent pas arriver", a expliqué le témoin, également entendu pour le passage à tabac d'un commissaire de police le même soir.
L'audience doit se poursuivre mardi avec deux témoins à visage découvert.

piqué au tas chez L'Express.fr - Par AFP, publié le 28/06/2010

 

 

28 juin derniers rebondissements procès de villiers le bel

Selon leur presse les fameux Les témoins sous X dont le fameux témoin à visage découvert, qui devaient être entendus ce lundi matin par la cour d’assises de Pontoise se sont pas présentés au tribunal , on le sait par des déclarations faite par une des avocates Marie-Thérèse de Givry ça c’était tot ce matin en début d’audience.

Autre rebondissement l’un de ces fameux témoins sous X serait très connu pour bosser avec la police et ça depuis des années, n’étant pas venus ce serait le juge d’instructions qui lirait les déclarations de ces mystérieux témoins sous X aux abonnés absents devant le tribunal on se demande d’où sort ce genre de procédures

Ce procés semble donc de plus en plus orienté et de plus en plus ce calquer sur d’autres procès passés ou l’on avait vu des juges se faire avocats généraux , ou on avait pu observer des procédures et des dossiers quasi vides quand ils n’étaient manifestement pas bidonnés on se rappellera des procés des présumés coupables de l’incendie du Cra de vincennes ou des procès plus anciens de jeunes qui s’étaient faits arrêter lors du soulèvement des quartiers populaire de l’automne 2005, lors des manifs du Cpe ce ne sont pas hélas les exemple qui manquent de cette parodie de justice qui nous frappe depuis 2002 et l’arrivée de la droite Ump au pouvoir

Pour vous tenir au courant des dates d’audience voir l’agenda militant démospéres mais le plus important c’est qu’un maximum de gens s’y déplace pour témoigner et relayer ce qui s’y passe

Les audiences a venir de cette semaine ou il est très important d’aller voir sur place :

Jeudi Premier Juillet

http://www.demosphere.eu/node/19624

Vendredi 2 juillet

http://www.demosphere.eu/node/19625

Samedi 3 juillet

http://www.demosphere.eu/node/19626

Solidarité avec ceux de Villiers le Bel

Indymédia Lille - 28/06/2010

 

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SNCF " Merci de votre compréhension "

18:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

G20 Toronto - Les gens d'abord - 2 manifestants arrêtés pour collage d'affiches.

On a beaucoup montré les voitures de police en feu, la casse et la répression au G20 à Toronto. Ceci dit, ce n'est qu'une partie de la réalité. Des gens du CMAQ étaient sur les lieux et ont tenté de porter un autre regard. Voici une vidéo réalisée par un médiactiviste de Québec. Comme il le dit lui-même «mon vidéo-reportage n'est pas représentatif de toute la marche», il a essayé de montrer ce qu'il considère être «des actions colorées et intéressantes». Son film s'arrête vers 16h30, soit avant que le gros de la répression ne se déchaîne contre tout ce beau monde.

Piqué chez Voix de faits - Source: http://www.cmaq.net/fr/node/41993

 

Deux militants de la ville de London, en Ontario, ont été arrêtés après avoir coller des d'affiches du G20 sur des boîtes aux lettres appartenant au gouvernement et au service de l'équipement hydraulique. D. M., 25 ans, et A. C., 19 ans, ont été accusé de sept chefs d'accusation pour collage d'affiches avec slogans hostiles au G 20. Le dommages aux boîtes aux lettres a été estimé à 700 $, bien que les militants précisent que la colle utilisée est respectueuse de l'environnement.

piqué au tas chez theglobeandmail.com - 28/06/2010

 

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"Qu'est-ce que la démocratie directe ?" - Fabrice Wolff (suite)

 

(PARABASE)

(Ce n'est pas à dire que la "justice démocratique" et les "droits de l'homme" s'imposèrent dès leur entrée en scène dans le spectacle social : à l'époque du triomphe par l'épée de l'Idéal bourgeois, ses adorateurs les plus fervents échouèrent à instituer le culte de la Raison, car c'était tout de même trop paradoxal; les nouveaux maîtres renoncèrent donc à incinérer le cadavre du vieux Dieu-juge omnipotent de Jérusalem - qui pour régner sur Rome avait certes dû tolérer la présence d'un brillant avocat au Tribunal des suppliciés, mais qui n'en avait pas moins persécuté sans pitié jusqu'au dernières adeptes de son plus coriace adversaire, le subversif Satan, que les Athéniens avaient connu et fêté sous le nom de Dionysos ou Sabazios -, et ils le réintronisèrent tant bien que mal dans le ciel nouveau, en ayant pris soin toutefois de le démembrer: réduit à n'être que la pudique vierge Vertu, ou la ferme matrone Morale, aujourd'hui grécisées en Éthique; mais en réalité, la société bourgeoise n'a jamais dédié de coûteuses cérémonies publiques qu'à la stoïque Justice - et aussi, bien sûr, à la virile Nation, ou à son avatar patrie, qui partage un trône qu'elle a souvent tenté d'usurper, bête immonde et insatiable parée de toutes sortes de breloques multicolores, qui exige sans cesse d'effroyables sacrifices humains et digère ses victimes dans des temples géants où, lors de grotesquespalotins.gif cérémonies éjaculatoires rythmées et régulées par les rituels du Sport, elle s'entend louer d'hymnes et de hourras. Les Français, ces incorrigibles utopistes, s'acharnent en vain à recoudre la plaie sanguinolente qui révèle la mutilation originelle de leur Idéal universel, et rêvent depuis Waterloo de refaire leur panache envolé en psalmodiant le mythe gras et libidineux de Marianne, la République modèle, vertueuse "patrie des droits de l'homme" qui arme les tyrans, à prix d'ami, de machettes ou d'uranium. C'est dire que seul Sade, le proscrit, le maudit, l'agitateur qui de la fenêtre de son cachot excitait le peuple de Paris contre la Bastille, l'orateur de l'éphémère embryon de démocratie directe des clubs des faubourgs, pouvait tout de suite arracher le bandeau qui empêche de reconnaître la double identité de la véritable personnification de l'Ideal d'une société schizophrène, et dévoiler Justine, frêle et crédule agnelle partout violée et profanée, qui finit immolée par sa maléfique sœur jumelle, Juliette, cynique, vénale, tortionnaire, empoisonneuse, exterminatrice, adulée en secret dans les alcôves des riches et des puissants. La France réelle ayant finalement fait mauvais accueil à l' Idéal bourgeois, ce dont témoignent les révolutions prolétariennes de 1848 et 1871, ainsi que toute la littérature du XIXe siècle - Balsac, Baudelaire, Lautréamont ou Rimbaud ayant ruiné systématiquement toutes prétentions mythographiques des Guizot, Thiers, Lamartine ou Hugo -, il prit es quartiers dans l'Allemagne piétiste, où Kant avaut été le plus enthousiaste théologien de la Raison, Fichte celui de la Nation, avant que Hegel, le grand abstracteur de quintessence, enseignât l'unité des concepts qui se réalise dans l'État : l'État de droit" étant la justification, la conscience et la limite, en un mot l' Esprit de la "raison d'État", et réciproquement, dans la plus parfaite harmonie, pour les siècles des siècles. A Marx et Engels revient le mérite d'avoir brisé ce cercle enchanté, en enquêtant sur les causes et conséquences de la révolution industrielle, qui réalisait la perfection de l'Idéal en broyant hommes, femmes et enfants dans le chaudron du Progrès de la Civilisation; ils découvrirent ainsi le lien métaphysique qui, au-delà du Bien et du Mal, maintient envers et contre-tout l'unité de la société bourgeoise: le Saint-Esprit du Marché mondial, mystérieuse et insaisissable Économie capitaliste, souveraine [divinité des négriers](en italique), fruit des entrailles des comptoirs coloniaux, qui usurpa à l'agriculture la Corne d'abondance quand elle prouva qu'elle réussissait, dans la cornue infernale des cales des navires faisant "commerce triangulaire", la transsubstantiation de produits manufacturés - armes, alcool et verroterie - en toutes sortes d'exquises denrées exotiques, par la seule magie du sacrifice des Nègres; qui conquit le monde par la force des "accumulations primitives du capital", autrement dit par le pillage, l'escroquerie et l'asservissement généralisés; qui se paya même le luxe d'abolir officiellement l'esclavage, là où les grandes plantations engendraient les usines et les mines où les prolétaires de toutes origines étaient désormais traités à l'égal des esclaves, et où les "Codes noirs", première expression du Droit bourgeois, faisait place aux réglementations du travail; et qui bien sûr a aussi ses Lois, ses temples : les Bourses, ses prêtres : les agioteurs ou [traders](en italique), augures des temps modernes, prédisant les jours fastes et néfastes sur la base de ces infaillibles calculs, aujourd'hui assistés par ordinateur, auxquels ils sont formés dans les meilleurs écoles d'astrologie divinatoire.

(Page 84-88)

 

Fabrice Wolff
Qu’est-ce que la démocratie directe ?

(Manifeste pour une comédie historique)

Editions Antisociales

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27/06/2010

Confusionisme Infiltré au G 20 de Toronto - Le Block sponsorisé par Nike !

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