Avertir le modérateur

31/07/2010

Révolutionnaires sectaires en Grèce : "Quelqu'un voulait faire taire un très bon journaliste d'investigation qui a dérangé beaucoup de gens avec ses papiers"

http://www.occupiedlondon.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/sexta111.jpg

petite étoile, kalash, UZI, poing "américain"... quel amoncellement d'inepties !

 

Grèce: nouvelle menaces de la "Secte des Révolutionnaires"

ATHENES (AP) — La "Secte des Révolutionnaires", un mouvement extrémiste grec qui a revendiqué mardi l'assassinat d'un journaliste tué le 19 juillet à Athènes, a menacé mercredi de transformer la Grèce en "zone de guerre".

"Nous sommes en guerre contre votre démocratie", affirme la "Secte des révolutionnaires" dans un communiqué adressé mercredi à un journal de la capitale grecque.

"Les touristes doivent savoir que la Grèce n'est plus un paradis sûr du capitalisme [comme Monaco]. Nous allons l'intention de le transformer en zone de guerre [?] d'activité révolutionnaire, avec incendies, sabotages, manifestations violentes, attentats et assassinats" contre des policiers, hommes d'affaires et des journalistes que le groupe considère comme corrompus.

Le communiqué accompagné d'un CD contenant une photographie de l'arsenal du groupe -des armes de poing et automatiques, munitions, chargeurs-, comporte une nouvelle revendication de l'assassinat du journaliste Sokratis Giolias.

Agé de 37 ans, marié et père d'un jeune enfant, Sokratis Giolias dirigeait la radio privée d'Athènes Thema FM et tenait un blog d'information à succès, "Troktiko", dans lequel il évoquait régulièrement des scandales financiers et politiques. [Il enquêtait sur une affaire de corruption impliquant des milieux d'affaires.] Il a été tué d'une quinzaine de balles provenant d'armes de poing déjà utilisées par le groupe lors d'autres attentats, selon la police.

D'après les enquêteurs, le quotidien d'Athènes Ta Nea a reçu mardi le communiqué de revendication de l'assassinat, comportant de nouvelles menaces contre la presse, la police et la justice.

L'assassinat du journaliste a été unanimement condamné par les médias et la classe politique. La "Secte des Révolutionnaires" est apparue après les émeutes de décembre 2008 en Grèce, déclenchées par la mort d'un adolescent tué par la police.

Le groupe a revendiqué en juin 2009 le meurtre d'un policier, Nektarios Savvas, qui protégeait un témoin dans un procès pour terrorisme, ainsi que l'attaque d'une chaîne de télévision privée, visée par des tirs et un engin explosif en février de l'année dernière également.

La Secte révolutionnaire avait revendiqué l'attentat contre la chaîne Alter, qui n'avait fait aucune victime, en accusant les médias de manipuler l'information pour soumettre l'opinion publique à l'Etat. "Journalistes! Cette fois nous sommes venus à votre porte, mais la prochaine fois vous nous trouverez chez vous", menaçait l'organisation, qui promettait de s'en prendre aux médias, à la police et à la classe politique.

Selon les résultats des expertises balistiques de la police, les deux armes utilisées pour assassiner Sokratis Giolias avaient déjà servi pour tuer Nektarios Savvas, et l'une d'elles avait aussi été employée pour l'attaque contre Alter ainsi que dans des tirs contre un poste de police en février de l'année dernière également.

Les autorités grecques sont confrontées à des attaques de plus en plus meurtrières de la part des groupes extrémistes depuis les émeutes de 2008. En juin dernier, une lettre piégée a tué un proche conseiller du ministre de la Protection civile dans leurs locaux, qui sont pourtant l'un des bâtiments les plus gardés de Grèce. AP

piqué sur tempsreel.nouvelobs.com - 27/07/2010

 

Le groupe d'extrême gauche grec [à bon ?] «Secte des révolutionnaires», qui a revendiqué l'assassinat à la mi-juillet d'un journaliste grec, a menacé de mort mercredi journalistes, policiers et personnel pénitentiaire. «Nous sommes en guerre contre votre démocratie», indique l'organisation, dans des déclarations publiées par le quotidien grec Ta Nea.

extrait piqué sur www.liberation.fr - 28/07/2010

 

Un nouveau terrorisme

Le récent assassinat, à Athènes, du journaliste Socrates Guiolias inquiète les autorités grecques. Huit ans après le démantèlement partiel du Groupe terroriste du 17 novembre [implication dans la mort de l'éditeur d'un journal conservateur Apogevmatin, Nikos Momferatos], elles sont confrontées à un nouvel extrémisme apparu dans son sillage, notamment celui de la « Secte des révolutionaires ».

extrait piqué sur DNA.fr - 31/07/2010

 

10:43 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le Camp Climat [Liège] mènera une action directe non violente à l’aéroport international Bierset

30 juillet 2010- Communiqué de presse de Camp Action Climat 2010

Ce lundi 02/08, une centaine de militants pour la justice climatique mèneront une manifestation et une action directe non violente à l’aéroport cargo de Bierset. Deux actions étaient déjà au programme d’aujourd’hui : perturbation de « Liège sur sable » et balade manifestive à vélo.


Les participants au Camp Action Climat ont choisi de cibler l’aéroport cargo de Liège-Bierset, un des plus importants aéroports de marchandises au niveau mondial. Les activités exercées sur cet aéroport incarnent toutes les dérives de notre système actuel :
Les émissions massives de CO2 via le transport ne cessent de croître et elles ont déjà dépassé les émissions industrielles. A l’origine de ces émissions, on trouve le transport de produits frais venant du bout du monde alors qu’ils pourraient être cultivés localement, mais aussi le transport de produits chimiques et de matériel militaire. Parallèlement, au niveau social, les entreprises présentes sur le site engrangent des bénéfices énormes sur base de l’exploitation d’une main d’œuvre bon marché et d’emplois précaires tant au Nord qu’au Sud. Enfin, c’est la question des politiques publiques face aux enjeux climatiques qui vise à être dénoncée. Mechi, participante au camp, explique : « Les subventions publiques et les avantages fiscaux offerts à ce secteur ultra-polluant traduisent à eux-seuls la vision à court terme de nos gouvernements. Il n’existe à l’heure actuelle aucune politique cohérente visant à lutter contre les causes du réchauffement climatique ».
Le choix s’est donc imposé pour les militants du Camp Climat, dont le slogan est « System change, not climate change ». Relocalisation de l’économie, défense de l’agriculture durable sur base du principe de la souveraineté alimentaire, production décentralisée d’énergies renouvelables, sortir d’un système basé exclusivement sur la recherche de la croissance économique et remboursement de la dette climatique que les pays du Nord doivent au Sudi, font partie des solutions avancées par les membres du réseau Climate Justice Action, qui est à l’initiative du Camp Action Climat belge de cette année.
Dans le cadre des activités du camp, ce matin, une trentaine d’activistes a envahi « Liège sur sable » situé à l’esplanade Saint Léonard, événement sponsorisé entre autres par Coca-Cola et Red Bull. Accompagnés d’une samba et de banderoles où l’on pouvait lire « Prison Beach, Libérez la place!», les membres du Camp Action Climat ont réussi à dénoncer la privatisation de cet espace public habituellement animé par les nombreuses associations et riverains des alentours.
Cette après-midi, la mobilisation pour l’action du 2 août continuera dans les rues de Liège : les membres du Camp Action Climat participeront à la « Masse Critique », une balade manifestive cycliste promouvant l’usage du vélo pour les déplacements quotidiens.
CONTACT PRESSE fr: 0484 38 01 48 - CONTACT PRESSE Nl + Angl : 0485 99 95 07
Info, photos et précédents communiqués de presse : http://www.campactionclimat.be

06:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Quintette du Hot Club de France (Django Reinhardt, Stéphane Grappelli, Joseph Reinhardt, Roger Chaput, Louis Vola) "La Marseillaise"

06:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/07/2010

Horizon 2012 sur le thème de l'Insécurité: Zorro à Grenoble

 

http://www.udenap.org/Photos/d/delon_alain_en_zorro.jpg

 

Insécurité: Sarkozy Zorro à Grenoble


Le président de la République se rend en personne à Grenoble vendredi pour y installer le nouveau préfet de l'Isère, Eric Le Douarnon. Une manière de reprendre en main le thème de la lutte contre l'insécurité, très cher à Nicolas Sarkozy, à moins de deux ans de la présidentielle.

Ensuite, ce sera l'heure des vacances pour Nicolas Sarkozy qui partira, dès la fin du conseil des ministres du 3 août, pour le Cap Nègre, dans le sud de la France. Une pause de trois semaines pour préparer la rentrée, qui s'annonce déjà très chargée avec, entre autres, le projet de réforme des retraites.

Nicolas Sarkozy sera à Grenoble vendredi. Souhaitant reprendre en main la sécurité du Sarkozy à Grenoble .jpgpays, secoué ces dernières semaines par des violences en Isère ou encore dans le Loir-et-Cher, le chef de l'Etat a tenu à venir en personne à Grenoble pour y installer le nouveau préfet, Eric Le Douaron. Ce dernier, nommé par le président en remplacement d'Albert Dupuy, à la suite des violences urbaines dans le quartier de La Villeneuve, a pris officiellement ses fonctions jeudi. Agé de 59 ans, Eric Le Douaron – un ancien policier – est allé déposer, comme le veut l'usage, une gerbe au mémorial de la Résistance de Grenoble, puis une autre au monument aux morts de la ville.

"L'autorité de la loi doit être respectée sur l'ensemble du territoire national. C'est pourquoi, j'ai décidé de nommer préfet de l'Isère, Eric Le Douaron, un policier de métier, préfet de la Meuse, qui a été durant six ans, un très remarquable directeur de la sécurité publique à Paris", avait déclaré Nicolas Sarkozy, le 21 juillet dernier, lors de la nomination du préfet. Et d'ajouter: "Le gouvernement mène une lutte implacable contre la criminalité. C'est une véritable guerre que nous allons livrer aux trafiquants  et aux délinquants".

Lors de cette visite symbolique, placée sous le thème de la lutte contre la criminalité, Nicolas Sarkozy sera accompagné par les ministres de la Justice et de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux, mais aussi par le secrétaire d'Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel.

Un thème de campagne

Dès son arrivée, Nicolas Sarkozy se rendra à l'Hôtel de police de Grenoble pour rencontrer les forces de l'ordre de la ville. Visés par des menaces de morts suite au décès du braqueur présumé du casino d'Uriage, Karim Boudouda, une vingtaine de policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) ont été placés sous protection et éloignés de la ville. Suivra ensuite une réunion avec les représentants locaux et nationaux de la lutte contre l'insécurité, à la préfecture. Nicolas Sarkozy conclura sa visite iséroise par un discours. Une manière, pour le chef de l'Etat, de renouer avec le thème très porteur du combat contre l'insécurité – "la lutte implacable" menée par le gouvernement – à moins de deux ans de la présidentielle de 2012.

piqué au tas chez www.lejdd.fr - 30/07/2010 et retourné

 

 

Et alors ? Et alors ? Et alors ? Et alors ?

http://www.gorjeios.blogger.com.br/zorro_est_arrive__.JPG

11:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

tout le monde ne peut pas lire le jura libertaire

voir l'image en taille réelle

10:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Si vous disposez de renseignements, merci d'appeler le numéro vert de la brigade criminelle au : 0800 33 60 98. L'appel est gratuit et votre anonymat sera préservé

Prodiges et vertiges de l’anonymat payant

Le procès dit des « cinq de Villiers-le-Bel » a mis en lumière une nouvelle pratique indissociablement policière et judiciaire qui mérite d’être examinée avec attention : le recours à des témoignages anonymes rémunérés.

Rappel des faits. Deux jours après les émeutes, le 29 novembre 2007, le chef de l’Etat déclare, à l’occasion d’un discours sur la sécurité devant des policiers et des gendarmes réunis à la Défense : « Mettez les moyens que vous voulez (…), ça ne peut pas rester impuni, c’est une priorité absolue ». Le 3 décembre 2007, les services de police distribuent dans les boîtes aux lettres du quartier du Bois-Joli 2 000 exemplaires d’un tract ainsi rédigé : « La Police Judiciaire de Versailles recherche tout témoignage relatif aux coups de feu tirés contre des policiers au cours des soirées et des nuits du 25 au 26 et du 26 au 27 novembre 2007. Si vous disposez de renseignements, merci d’appeler le numéro vert de la brigade criminelle au : 0800 (…). L’appel est gratuit et votre anonymat sera préservé. Tout élément susceptible d’orienter favorablement les enquêtes en cours pourra faire l’objet d’une rémunération ». Dans la presse, Jean Espitalier, directeur régional de la Police judiciaire de Versailles, explique : « Nous avons fait ces tracts pour que les témoins des coups de feu soient assurés qu’ils pourront témoigner sous X et que les témoignages qui permettront de faire avancer les investigations seront récompensés à hauteur de plusieurs milliers d’euros ». De fait, plusieurs témoignages « sous X » sont ensuite recueillis au cours de l’enquête.

Première question : cette méthode est-elle légale ? Rien n’est moins sûr. L’article 15-1 de la loi n°95-73 du 21 janvier 1995, introduit par la loi dite Perben II du 9 mars 2004, prévoit bien la possibilité d’une rémunération, mais pas des témoins : « Les services de police et de gendarmerie peuvent rétribuer toute personne étrangère aux administrations publiques qui leur a fourni des renseignements ayant amené directement soit la découverte de crimes ou de délits, soit l’identification des auteurs de crimes ou de délits ». Bref, ce texte légalise – c’est d’ailleurs ainsi qu’il avait été commenté en son temps – la rémunération des indicateurs (l’arrêté correspondant du 20 janvier 2006 fait bien référence à « la rétribution de l’informateur »). Or, un indicateur n’est pas un témoin, un renseignement n’est pas un témoignage. En procédure, l’information émanant d’un indicateur se traduit par la rédaction d’un procès-verbal de renseignement judiciaire qui n’a pas, et pour cause, la même portée qu’un témoignage, même si, en matière pénale, la preuve est dite « libre ». Autrement dit, il n’y a certes pas de hiérarchie juridique des éléments de preuve dans une procédure pénale, mais il ne fait pas de doute que tous ces éléments n’ont pas la même forme ni la même force judiciaires (autre exemple : l’ADN du suspect retrouvé sur l’arme du crime pèse logiquement plus lourd qu’un témoignage indirect). Ne serait-ce que pour cette raison : le témoin prête serment de dire « toute la vérité, rien que la vérité ». S’il ment, il peut être poursuivi pour faux témoignage.

LA FIN NE JUSTIFIE PAS LES MOYENS

Le tract policier du 3 décembre 2007 mélange allègrement ces deux concepts : renseignement et témoignage. Cette confusion serait anecdotique si les enquêteurs n’avaient pas recueilli, en l’espèce, de témoignages anonymes au sens strict du terme, mais c’est précisément ce qu’ils ont fait ! Pour mémoire, la procédure de témoignage anonyme a été instaurée par la loi du 15 novembre 2001 « sur la sécurité quotidienne », soit près de trois ans avant le texte sur la rémunération des indicateurs. Son champ d’application a été élargi par la loi dite Perben I du 9 septembre 2002. Elle figure à l’article 706-58 du Code de procédure pénale. La personne qui en fait l’objet est explicitement désignée par la loi comme un « témoin » et non comme un « informateur ». Aucune rétribution de ce témoin n’est prévue. Juridiquement, la différence peut sembler faible, car il est à chaque fois question d’une personne dont les déclarations sont susceptibles de faire progresser l’enquête, mais il est significatif que le législateur n’ait jamais explicitement autorisé la rémunération des témoins, qu’ils soient d’ailleurs anonymes ou non. En pratique, la différence est de taille, car un « informateur » est susceptible d’entretenir des relations suivies avec les services d’enquête – d’où la possibilité de le rémunérer ! – ce qui n’est a priori pas le cas d’un témoin, sauf à ce que les mots n’aient plus aucun sens.

Par conséquent, la légalité d’un appel à témoins anonymes rémunérés et des témoignages ainsi recueillis est pour le moins douteuse.

Deuxième question : à supposer que cette pratique soit légale, est-elle judiciairement acceptable ? Concrètement, il n’est pas possible pour la justice de savoir à priori si les témoignages anonymes recuellis ont donné lieu ou non à rémunération par la police. En effet, il résulte de l’arrêté du 20 janvier 2006 que la rétribution des indicateurs relève de la compétence exclusive du directeur général de la police ou de la gendarmerie nationales. Autrement dit, il est parfaitement possible, et même très probable au regard du tract diffusé par la PJ de Versailles – mais sans qu’on ait pu en avoir la certitude formelle ! – que les fameux témoins anonymes du procès de Pontoise aient été en réalité des informateurs payés par la police. Quand on sait qu’un témoignage est fragile par définition (subjectivité, mémoire, intérêt à dire une chose plutôt qu’une autre…), quand on sait que le témoignage « sous X » l’est plus encore (déclarations plus floues – et donc plus difficilement vérifiables – pour éviter l’identification du témoin, effet de déresponsabilisation de l’anonymat…), on peut penser que le témoignage anonyme rémunéré – objectivement intéressé donc – est une aberration judiciaire. Il n’est pas anodin qu’une telle aberration ait surgi dans cette affaire où, parce qu’il était question de policiers d’une part et de « jeunes de cité » d’autre part, tout était permis : « Mettez les moyens que vous voulez… ». Au fondement du droit, de la justice et de la démocratie, il y a pourtant cette idée forte : la fin ne justifie pas les moyens.

Cette tribune a été rédigée avant que la Cour d’assises ne rende son verdict.

Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature

Lien vers le site du Monde :

http://www.lemonde.fr/idees/article...

 

piqué avec camaraderie sur  www.syndicat-magistrature.org -

 

 

10:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

L’enquête de Tarnac engagée sur de mauvais rails

Anticonstitutionnels. C’est ainsi que les avocats d’Yldune Levy, l’amie de Julien Coupat, jugent les témoignages déposés sous X dans le cadre de « l’affaire de Tarnac ».


Dans un article intitulé « Les balances anonymes des flics devant le Conseil constitutionnel », publié le 28 juillet 2010 dans Charlie Hebdo, le journaliste Laurent Léger rapporte qu’« un témoin avait dénoncé anonymement Julien Coupat et les prétendus terroristes de l’ultragauche, avant de dire exactement le contraire lorsqu’il a été interrogé sous sa propre identité. » Le quotidien Libération l’avait révélé le 25 novembre dernier : « La police aurait fait pression sur Jean-Hugues Bourgeois et antidaté le PV de son audition, afin d’accabler le groupe de Julien Coupat. »

Sous le nom de code « Témoin 42 », Jean-Hugues Bourgeois aurait notamment déclaré aux policiers que Julien Coupat serait prêt « à tuer car la vie humaine a une valeur inférieure au combat politique ». Mais sous son propre nom, le témoin Bourgeois Jean-Hugues a une tout autre vision des choses : « J’ignorais tout de leur projet politique complet (…). Tout ce que je peux dire, c’est que je partageais avec eux un idéal de gauche libertaire, qui n’a rien de répréhensible. » Des propos répétés au juge.

Question prioritaire de constitutionnalité

Laurent Léger rappelle que c’est « la première loi Perben [qui], en septembre 2002, avait (…) permis l’audition dans les dossiers judiciaires de témoins anonymes ». Cette disposition, qui n’avait pas été contestée par l’opposition à l’époque, est strictement encadrée, ce qui fait qu’elle « n’a pas rencontré un immense succès ». Mais la double déposition de « Témoin42 » alias Jean-Hugues Bourgeois pourrait sonner le glas du témoignage sous X. En effet, la première audition, celle du « Témoin 42 » qui charge Coupat et ses amis, « fonde encore une partie du dossier », note le journaliste. Alors même que Jean-Hugues Bourgeois a par la suite démenti les allégations qu’on lui prête.

Les deux avocats d’Yldune Levy, William Bourdon et Joseph Bréham, voient là une faille. Ils « ont déposé le 17 juin devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel une question prioritaire de constitutionnalité ». Pour eux, « le recours au témoignage sous X [et] les modalités de recours (les moyens de faire appel) portent atteinte aux droits de la défense, au principe d’égalité et à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ». Laurent Léger précise que cette demande « sera plaidée en septembre ». Si elle aboutit, un coup sévère sera porté à la loi Perben. Et l’enquête de Tarnac prendrait l’eau une nouvelle fois

 

piqué au tas sur :

site_charlie-enchainé.png

 

10:04 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Guy-André Kieffer, les journalistes, la Côte d'Ivoire et la filière cacao

Côte d'Ivoire: trois journalistes incarcérés après une enquête sur la filière cacao

Ils refusent de livrer leur source et risquent notamment 12 mois de prison ferme et la suspension de leur journal.

Le tribunal correctionnel d'Abidjan a renvoyé mercredi au lundi 26 juillet son verdict pour trois journalistes, arrêtés à la suite de la publication de conclusions d'une enquête sur des malversations présumées dans la filière cacao en Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de fève brune.

Il s'agit du Français Théophile Kouamouo, directeur des rédactions du quotidien Le Nouveau courrier, ainsi que des Ivoiriens Stéphane Guédé et Saint Claver Oula, directeur de publication et rédacteur en chef. Inculpés de "vol de documents administratifs", "diffusion d'information sur un dossier judiciaire non encore évoqué à l'audience publique" et "révélation d'un document couvert par le secret", ils risquent 12 mois de prison ferme, une amende de 10 millions de francs CFA (environ 15 000 euros) et la suspension de leur journal.

Leur enquête devait faire l'effet d'une "bombe", écrivaient-ils la semaine dernière. D'après RFI, "sous le titre Le livre noir de la filière café-cacao, le quotidien privé détaillait "pillages" et "escroqueries" dont se seraient rendus coupables les barons du secteur".

La filière cacao, un sujet sensible

Le journaliste franco-canadien indépendant Guy-André Kieffer a disparu le 16 avril 2004 à Abidjan. Lui aussi enquêtait notamment sur des malversations dans la filière cacao en Côte d'Ivoire.

Selon leur avocat, le procureur Raymond Tchimou, qui a remis récemment au président Laurent Gbagbo les conclusions confidentielles de sa propre enquête sur la filière cacao ivoirienne, a exigé de connaître la source des journalistes.

"Les dossiers sont la propriété du parquet, ils ont été purement et simplement soustraits", a expliqué le procureur Fernand Oulaï. Pour lui, "le parquet a subi un préjudice grave" car une "partie du réquisitoire, point par point, virgule par virgule, a été reproduite par le journal".

Mais les journalistes ont refusé de révéler leur source. "Les journalistes n'ont pas obligation de révéler leur source, il n'y a pas eu de vol", ont répliqué leurs avocats constitués en collectif, évoquant la loi de 2004 sur la presse qui exclut les peines d'emprisonnement pour les journalistes. "On va créer un précédent qui va tuer la presse", ont-ils assuré.

Les organisations professionnelles, parmi lesquelles le Groupement des éditeurs de presse de Côte d'Ivoire (GEPCI) et l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI), "soutiennent sans réserve" les journalistes mis en cause "dans leur refus de livrer leur source".

Mercredi, un comité de soutien avait fait le déplacement, la plupart des membres portant des T-shirts à l'effigie des trois journalistes sur lesquels on pouvait lire: "Liberté fragile pour le journalisme d'investigation!"

Piqué au tas sur LEXPRESS.fr avec AFP - 21/07/2010

 

Disparition de Kieffer - Le principal témoin retrouvé au Ghana

En complicité avec ses geôliers, le principal témoin de la disparition de Guy André Kieffer, s’est évadé en février de la prison.
Il a été arrêté au Ghana puis extradé à Abidjan.

Lago Gossé Charles, agent des services secrets à la présidence, a été mis sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan(Maca), le 20 décembre 2007 dans l’affaire de la disparition de « Guy André Kieffer». Il est accusé d’être l’un des témoins-clés de la disparation de ce journaliste franco-canadien. Ecroué sans jugement durant deux ans au bagne de Yopougon, Lago prend des habitudes et tisse des relations avec ses geôliers. Il s’agit des sergents Koulaté Zagba et Yapo Jean-Baptiste. Le 15 juin 2009, le détenu est admis à l’hôpital militaire d’Abidjan(Hma) pour recevoir des soins nécessaires à sa crise d’asthme. « Mes deux gardiens m’ont conduit à l’hôpital. Ils devaient me surveiller. Après les soins, nous sommes retournés à la Maca », affirme Gossé Charles. Mais les contacts entre lui et les gardes pénitentiaires se consolident au fil des mois. Car, explique le principal témoin dans l’affaire de la disparition de Guy André Kieffer, Koulaté Zagba est le cousin de son co-détenu. L’idée de s’évader de la prison bouillonne dans la tête de Charles. Selon lui, il avait un second rendez-vous à Hma avec son médecin traitant.
« Zagba venait tout le temps dans notre cellule. Il était accompagné de Yapo Jean-Baptiste. Pendant trois mois c’est-à-dire fin octobre à début décembre 2009, on a planifié mon évasion. Ils m’ont fait trois propositions. Il y a d’abord la possibilité de fuir en passant par le tunnel. Ou bien, ils me proposaient de sortir par le portail. J’ai rejeté ces deux propositions car j’étais malade et tout le monde me connaît à la Maca. Donc, j’ai opté pour le retrait bancaire. Il s’agissait de leur verser de l’argent. Je signale que ce sont eux-mêmes qui m’ont fait toutes ces propositions », soutient Lago Gossé Charles en ajoutant que sur les 3 millions Fcfa convenus il a remis à Zagba et Yapo la somme de 2,1 millions Fcfa.

Comment s’est déroulée l’évasion

Rendez-vous est pris en février 2010 pour le contrôle médical à Hma. Le détenu escorté par ses geôliers se rend chez son médecin. Ainsi, le plan de l’évasion se met en marche. Après l’examen médical, Charles « convainc » ses gardiens de faire un détour à Adjamé 220 Logements chez son beau-père. Selon lui, il devait leur remettre le reliquat de l’argent demandé. Sur place, Zagba et son collègue autorisent le prisonnier à monter tout seul à l’immeuble où se trouverait le fameux beau-père. Le prisonnier de Kieffer ne se fait pas prier pour prendre la poudre d’escampette. Les gardes pénitentiaires se rendent à l’évidence en début d’après-midi. Mais Lago Charles qui savait ce qu’il faisait traverse la frontière ivoiro-ghanéenne. Il passe trois mois en cavale au Ghana. En avril, il tente de quitter Accra en prenant un vol. Les services secrets ghanéens alertés le capturent à l’aéroport. Entre-temps, les deux geôliers sont écroués à la Maca pour connivence, corruption et évasion de détenu. Intercepté au pays des Black Stars, Lago Charles est extradé à Abidjan où il atterrit directement au violon de la brigade de recherches. Selon lui, il a passé trente-deux jours en garde-à-vue avant d’être conduit à nouveau à la Maca où l’attendaient ses nouveaux co-détenus : Koulaté Zagba et Yapo Jean-Baptiste. «J’ai été copieusement tabassé par les gardes pénitentiaires », lâche-t-il. Hier, Charles, Jean- Baptiste et Zagba ont comparu devant le tribunal des flagrants délits de Yopougon pour répondre des faits qui leur sont reprochés. Le témoin oculaire n’a pas la langue dans sa poche. Il déclare : «Dès mon arrivée à la Maca, j’ai pris des contacts avec le réseau d’évasion. Ce sont mes deux surveillants qui m’ont donné toutes les informations. En trois mois, nous avons planifié ensemble mon évasion depuis ma cellule. Je leur ai remis une enveloppe de 2,1 millions Fcfa. Il était question que je donne le reliquat. Suite à mon rendez-vous à Hma nous nous sommes rendus à Adjamé 220 logements où je devais leur remettre le reliquat avant de prendre la fuite. C’est ce qui a été fait ». La réplique ne s’est pas fait attendre. Elle est venue de l’avocat des deux gardes pénitentiaires mis en cause. «Mes clients ne reconnaissent pas les faits. Ils risquent leur emploi et jouent leur vie. Il n’y a pas de preuve qui atteste que mes clients ont reçu de l’argent. Mme le président, Lago Charles est un menteur notoire. Il a tourné en bourrique le monde entier sur le fait que le corps de Guy André Kieffer se trouve dans la forêt du banco. Les fouilles n’ont rien donné. Il a même cité des personnalités qui seraient impliquées dans la disparition du journaliste. Ce monsieur n’est pas crédible », soutient le conseil. Aux termes d’un débat long et houleux, le tribunal a renvoyé l’affaire au vendredi 30 juillet pour délibération. Bien avant cela, le procureur a requis 12 mois de prison pour les deux geôliers et 6 mois fermes pour le principal témoin de la disparition de Kieffer.

Un compte rendu d’audience de Ouattara Moussa

piqué au tas sur news.abidjan.net - 03/07/2010

 

et toujours rien sur l' assassinat du Directeur d’INTERPOL Côte d’Ivoire, le Commissaire Bridji ZOGOUE ?

09:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/07/2010

Warum Joe "Bogota"

19:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

A gauche, les redresseurs de Retort

 

Il paraît que Karl Marx, à qui on annonçait le déclenchement de la Commune de Paris, eut ce cri du cœur: «Ne peuvent-ils pas attendre? Je n’ai pas fini d’écrire le Capital.»C’est en l’illustrant de cette histoire que le philosophe slovène Slavoj Zižek exprime souvent sa conviction que, pour la gauche, l’enjeu aujourd’hui est moins d’attendre une nouvelle révolution que de s’engager dans un travail théorique en profondeur, dût-il prendre du temps. Venu de l’autre bout de la planète et animé d’une radicalité politique au moins aussi grande, Des images et des bombes partage cette idée que la gauche doit penser autant qu’agir. «Les faits sont nécessaires, comme antidotes dans un monde de demi-vérités;mais les nouveaux concepts, ou ceux, plus anciens, impitoyablement réélaborés à la lumière du présent, le sont aussi.» Le résultat est ce manifeste à la fois cérébral et combatif,minutieux, acharné, dense au point d’être parfois elliptique – mais, en tout cas, jamais démagogique.

 

«Pitoyables péroraisons».

 

Retort («riposte », en anglais) est un collectif d’activistes californiens antimondialisation, antiguerre, anti-Bush. «Anticapitalistes» et fiers de l’être: «Quel bonheur lorsque cette identité- là fut réactualisée, et le mot prononcé avec mépris» par les médiaspro-Bush. En2005, trois universitaires et un juriste, tous membres du groupe, ont écrit ce texte qui analyse la logique interne de ce qu’ils appellent le «libéralisme militaire» et s’interrogent sur l’avenir de «la gauche». A commencer par le mot lui-même, discrédité par les «pitoyables péroraisons des militants», mais qui, jugent les auteurs, a le mérite de garder «vivante, contre l’évidence, l’idée d’une alternative à l’ordre capitaliste». Militants de gauche, les membres de Retort le sont eux-mêmes, et le souvenir de la manifestation mondiale contre la guerre en Irak, le 15 février 2003, sert de fil rouge au propos. Mais, de ce «moment d’exaltation», ils entendent penser «les limites et les manques». Par exemple,pourquoi, quatre ans après Seattle, le terme de «mondialisation » y était-il à ce point absent, quand tout montre que l’invasion de l’Irak fut d’abord un «putsch néolibéral et hypernationaliste perpétré au nom de la mondialisation et de la démocratie libre-échangiste»? D’où se dégage un principe général: «Une résistance efficace devra être construite en des termes qui contestent l’ensemble de la texture de la modernité.» «Lit-elle toujours, cette gauche?» La question est perfide et juste. Eux ont lu Marx, Kojève, Debord, Hardt et Negri, et utilisent leur terminologie «sans sentir le besoin de nous en excuser».A juste titre, car l’originalité de l’ouvrage jaillit du croisement de deux concepts, rarement rapprochés. D’abord, «l’accumulation primitive du capital», qui désigne chez Marx l’appropriation violente des ressources naturelles par la bourgeoisie à la fin du Moyen Age et durant la colonisation. Ensuite, la notion de «spectacle», forgée par Guy Debord – le critique d’art T.J. Clark, l’un des quatre auteurs, fut en son temps membre de l’Internationale Situationniste britannique. Marx croyait que l’accumulation primitive, péché originel du capitalisme, appartenait à l’histoire. Non, répond Retort: c’est «un processus inachevé et récurrent, indispensable à la perpétuation de la vie du capitalisme». «La terre, l’eau, la forêt, les espaces de coutume communautaire, le substrat minéral, la vie des rivières et des océans et même les ondes aériennes: le capitalisme a toujours dépendu, et dépend encore aujourd’hui, du fait que de plus en plus de ces propriétés partagées ne le soient plus, quelles que soient la violence et l’absurdité qu’implique leur transformation en objet à vendre.» Le brevetage du vivant et la privatisation éclair de l’économie irakienne décidée par l’armée américaine en sont deux exemples récents. Mais la nouveauté est que «l’accumulation primitive doit être mise en œuvre dans les conditions du spectacle». Celui-ci est à entendre ici au sens de Guy Debord, c’est-à-dire comme étant «le capital à un tel degré d’accumulation qu’il devient image». Excitant le désir consumériste, affaiblissant la citoyenneté, le spectacle s’analyse comme une «colonisation de la vie quotidienne», inséparable de la colonisation «classique»: «L'Atlantique noire du sucre, de l’alcool et des opiacés n’aurait pu exister sans cette dynamique de façonnement de la subjectivité selon un maillage de petites addictions vendables.» Pour autant, Retort refuse l’amertume ou le mépris. «Encore une fois, pas de jérémiades. » Qui veut combattre efficacement le règne de la marchandise doit commencer par en prendre acte. «Se hisser d’une disqualification hautaine à une hostilité réelle»,voilà l’enjeu pour la gauche face au spectacle. Le comprendre, mais ne pas en dépendre. Soit «l’exacte antithèse d’Al-Qaeda». «Image auto satisfaite». A rebours de la nuance de complaisance perceptible ici ou là après le 11 Septembre, l’islamisme sert ici de contre-modèle. «C’est une chose de se révolter contre les usages que nos maîtres ont fait de la “menace”. C’en est une autre de ne pas reconnaître la réalité de la menace.» Pour Retort, Al-Qaeda marque la résurgence de la conception léniniste de la révolution,où une avant-garde agit au nom de la masse. La gauche doit à tout prix se déprendre d’un tel schéma «si elle veut convertir son spasmodique “Nous sommes des millions” en une […] pratique politique». L’avant-propos de l’édition française n’hésite pas à critiquer l’attitude de la gauche française (et européenne) en 2003 qui, trop occupée à se mirer dans l’«image auto satisfaite» de sa «différence»,n’a pas vu que son antiaméricanisme s’intégrait parfaitement à la logique du spectacle. Et note que Chirac, encensé par la gauche pour son soi-disant courage face à l’Amérique,n’a pas tardé à montrer la vraie nature de ses calculs politiciens en participant dès 2004 à l’intervention américaine en Haïti. La force du spectacle est «la capacité à produire de la passivité». Pour en sortir, il faut manifester, certes, mais aussi lire, chercher, comprendre. Deleuze dit que philosopher, c’est fabriquer des concepts. Faire la révolution, c’est s’en servir.

AESCHIMANN Eric

Retort . Des images et des bombes. Politique du spectacle et néolibéralisme militaire Traduit de l'américain par Rémy Toulouse et Nicolas Vieillecazes. Les Prairies ordinaires, 204 pp., 14 euros

04/09/2008 - http://www.liberation.fr/livres/010188472-a-gauche-les-redresseurs-de-retort

 

autre article à lire sur A. 11 :

Retort : "Ils firent un désert et le nommèrent paix"


18:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu