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19/08/2010

Brice "Super Surfeur" Hortefeux, après le sommet de l'intégration à Vichy, le retour des "Brigades spéciales"...bientôt la BS2 !

 

« Je ne ferai pas de politiquement correct. Je revendique à mort le choix de Vichy » (Brice Hortefeux)

 

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Brice Hortefeux, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement durable, a prononcé un discours à Bruxelles le 10 septembre 2008 [1] consacré à « la gestion des flux migratoires et la mise en place d’un Pacte européen sur l’immigration et l’asile ».

« Conscient de l’importance du sujet de l’intégration, il a déclaré qu’il organisera, les 3 et 4 novembre prochains à Vichy, la troisième conférence ministérielle sur ce sujet, après celles de Gröningue en 2004 et de Postdam en 2007. »

« On va mettre fin à l’opprobre sur cette ville, a-t-il déclaré au Figaro. Ce sera la première réunion internationale depuis soixante ans à Vichy, l’ancienne capitale de la France de Pétain. »(La Montagne - 21 septembre 2008)

 

 

Hortefeux: des "Brigades spéciales" de sinistre mémoire

Le terme désignait sous l'Occupation, les unités chargées de traquer "l'ennemi intérieur".

"Brigades spéciales de terrain". En annonçant une "nouvelle génération" d'unité de police, à Toulon (Var), le 17 août, Brice Hortefeux est sans doute allé un peu vite, oubliant le poids de l'histoire. "Ce nom n'est pas anodin", a dit le ministre de l'Intérieur, en faisant référence à leur mission d'intervention dans les quartiers sensibles.

Pourtant, les "brigades spéciales" sont de sinistre mémoire dans la police. Sous l'Occupation, à Paris, les "BS" étaient en effet chargées de traquer "l'ennemi intérieur", juifs et résistants en tête (1). Certains responsables policiers commencent à s'inquiéter de cette appellation. Surtout à l'heure où le gouvernement s'engage dans une surenchère sécuritaire.

(1) Policiers français sous l'Occupation, d'après les archives de l'épuration, par Jean-Marc Berlière, avec la collaboration de Laurent Chabrun, Ed. Perrin.

piqué sur l'Express.fr - 19/08/2010

 

La police, de Vichy à l'épuration

L'enquête de Jean-Marc Berlière et de Laurent Chabrun, portrait vérité des gardiens de la paix sous l'Occupation, vient de recevoir le prix Derogy

Jean-Marc Berlière est un récidiviste. Biographe du préfet Lépine, analyste rigoureux, en 1996, du Monde des polices en France (Complexe), qui reste la meilleure approche historique du sujet, il nous livre aujourd'hui, avec la collaboration de Laurent Chabrun (journaliste à L'Express), son regard sur... Sur quoi exactement? Moins sur les policiers français sous l'Occupation, comme le suggère le titre de l'ouvrage, que sur des policiers, placés dans la double contrainte de l'obéissance à Vichy et de la collaboration avec l'occupant nazi. Nourri d'archives (mais sans fétichisme: le lecteur aura tout intérêt à commencer le livre par les réflexions des pages 76-77, qui tordent le cou à «l'effet scoop» si recherché de nos jours), l'ouvrage se présente en effet comme une impressionnante galerie de portraits, depuis le gardien de la paix chargé, dans les brigades spéciales de sinistre mémoire, de la répression des résistants, jusqu'au directeur qui, sans jamais se salir les mains, organise le fichage des juifs parisiens et leur détention à Drancy.

Mais le livre est aussi, et peut-être d'abord, une passionnante analyse de l'épuration, de ses mécanismes, de ses enjeux, de ses temporalités. Les auteurs s'y livrent à une décapante relecture du véritable dictionnaire des idées reçues qui s'est aujourd'hui constitué sur le sujet. Il doit être désormais acquis que l'épuration a été un phénomène de grande ampleur, qui s'étale sur une longue durée, et que le lampiste n'a pas payé pour le haut gradé: à la fin de 1945, nous rappelle Berlière, le pourcentage de fonctionnaires de police révoqués en province s'élève à 2,7% pour les gardiens de la paix, contre 37% au sommet de la hiérarchie.

De cette visite, intelligemment guidée, des années 40 de la police française, le lecteur sera tenté de faire une pièce, particulièrement sombre, à ajouter au volumineux dossier de l'introspection collective rétrospective sur Vichy; comme l'y incitent les auteurs, sans doute devrait-il aussi en déduire quelques réflexions sur la question, pas totalement périmée de nos jours, de l'obéissance à l'ordre inique.

Les Policiers français sous l'Occupation, par Jean-Marc Berlière et Laurent Chabrun. Perrin, 390 p., 135,13 F (20,60 euros).

piqué sur l'Express.fr - Baruch Marc-Olivier - 08/11/2001

 

 

« Mardi 16 novembre 1943, la Brigade Spéciale, après quatre mois de filature, décide de frapper en commençant par Epstein et Manouchian. Ce dernier est attendu devant son domicile clandestin par le commissaire Barrachin, chef de la Brigade Spéciale n°2 des Renseignements Généraux. Manouchian est pris en filature. Il prend le train à la gare de Lyon et descend à Evry-petit-Bourg. A la sortie de la gare, il aperçoit Epstein qui se met à marcher en direction de la Seine. Il le suit à une cinquantaine de mètres. Epstein, qui s’est déjà retourné à plusieurs reprises, convaincu d’être filé, descend vers la berge, très grasse et détrempée, et accélère le pas. Manouchian, qui s’est sans doute aussi aperçu de la filature, hésite puis continue son chemin. Poursuivi par deux inspecteurs et le commissaire Barrachin, échelonnés tous les quatre-vingts mètres environ, Epstein conserve son avance et arrive dans une allée au sol plus dur. Se retournant, il aperçoit trois policiers et se met à courir. L’inspecteur Chouffot tire à plusieurs reprises avant de le neutraliser. Rejoint par les trois policiers, il leur oppose une très forte résistance. Finalement, menotté dans le dos, il tente à nouveau de s’échapper mais sans succès. De son côté, Manouchian a été rattrapé par deux inspecteurs. Il tient dans la poche droite de son manteau un 6.35 avec une balle dans le canon mais décide de se rendre à la deuxième sommation. Il est 10 heures du matin. »
(d’ après le rapport de police – Archives nationales, Z6 82/1260).
Paragraphe extrait de « l’Affiche rouge, une victoire posthume » d’Adam Rayski, DMIH, 1999.

piqué au tas sans demander sur ce blog fort instructif

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