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07/09/2010

Benzodiazépines - Ordonnances pour le contrôle social

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Extrait de BENZODIAZÉPINES psydoc-fr.broca.inserm.fr

 

Dans le contexte actuel, la France fait partie des pays les plus médicalisé. La prescription des médicaments au cabinet du médecin généraliste dépasse le pourcentage de tous les autres pays industrialisés. Plus des trois quarts des médecins qui voient des toxicomanes déclarent leur prescrire des médicaments. On note de même une augmentation nette des posologies quotidiennes des benzodiazépines - Tranxène® 50, Rohypnol® - constat qui vient de confirmer la place importante que les prescription médicamenteuses jouent dans la pérennisation ou l’entretien des " béquilles chimiques ". Les quantités journalières prescrites dépassent souvent les posologies habituelles : (Tranxène® 50, posologies variant de 1 à 8 comprimés,    Rohypnol®,  2 à 4 comprimés par jour, Lexomil® de 1 à 6 comprimés par jour).

 

Le Rohypnol® (flunitrazépam) est une benzodiazépine utilisée dans plusieurs pays pour le traitement de l'insomnie. Sa vente n'est pas permise au Canada et aux Etats-Unis, mais on la retrouve sur le marché noir (il arrive souvent par les filières mexicaines). Le produit est absorbé rapidement par voie orale (on peut aussi l'ingérer par inhalation). La sédation survient après 20 à 30 minutes. Les effets culminent après 2 heures et persistent pendant 8 heures.

Au début de 1997, les médias nord-américains ont fait une grande publicité au produit, l'associant à des viols commis sur des victimes ayant absorbé le médicament à leur insu, avec de l'alcool (les cambriolages sexuels). Le flunitrazépam possédant des propriétés amnésiantes, la victime éprouvait beaucoup de peine à se souvenir de ce qui lui était arrivé à son réveil. De plus sa présentation était de nature à favoriser de tels débordements ; récemment les laboratoires ont mis sur le marché une nouvelle forme de Rohypnol®, de couleur verte qui colore les boissons dans lequel il est dissout et en réduisant sa posologie (arrêt de la commercialisation des formes de 2 mg).

La meilleure analyse européenne est celle du Dr Marc Jamoulle, spécialiste belge. Selon son analyse la situation au niveau de l’Europe est inquiétante, avec une consommation en forte hausse. L’enquête mené parmi des consommateurs d’héroïne a permis de souligner que presque 60% des dépendants aux opiacés sont des polytoxicomanes, les médicaments détournés d’usage et surtout le Rohypnol® étant incriminé dans plus de la moitié des cas. Les " roches " donnent un état caractéristique, " être en Roche ", état décrit souvent comme une explosion interne. Les " roche-man " ont des passages à l’acte fréquents, suivis d’un état d’amnésie antérograde totale. Il est utilisé de façon intentionnelle comme amnésiant antérograde (notamment par les prostituées et les prisonniers). Le Rohypnol® fait partie actuellement des drogues de rue les plus répandues.

Le tableau peut être d'intensité variable selon la quantité de comprimés ingérée, la potentialisation alcoolique souvent recherchée, le degré de déficience mentale de l'individu, la durée et l'intensité de la toxicomanie. Le Rohypnol® est rapidement toléré. Les doses peuvent atteindre 60 à 80mg/jour. On a rapporté des décès lors de surdoses, particulièrement avec l'ingestion combinée d'alcool.

Le Tranxène® 50 (chlorazépate), est une benzodiazépine souvent rencontrée dans le parcours des toxicomanes. La prise orale de Tranxène® se fait souvent en mélange avec l’alcool et des drogues dures comme l’héroïne. Les effets se font ressentir au bout de 30 à 45 minutes et persistent pendant 6 à 8 heures (effet dose-dépendant). Les réactions adverses sont représentées par une baisse de la tension artérielle, sécheresse des muqueuses, troubles de la vision, états confusionnels. Paradoxalement, l’effet anxiolytique attendu peut être replacé par une levée de l’inhibition – agressivité ou excitabilité. Comme les autres benzodiazépines, l’usage abusif de Tranxène® induit une pharmacodépendance (le sevrage se manifeste alors par céphalées, tension nerveuse, engourdissements des extrémités, et dans les cas extrêmes des crises convulsives). Parmi les effets psychiques redoutables on peut citer des hallucinations, attaques paniques, états confusionnels, des signes d’irritabilité, désorientation temporo-spatiale. Comme pour les autres benzodiazépines, l’arrêt du Tranxène® doit se faire proggressivement, par paliers.

L’Halcion® (triazolam) est une des benzodiazépines qui ont soulevé plusieurs points d’interrogation, surtout sur ces propriétés amnésiantes et sur le développement de la suggestibilité mais aussi sur les manifestations violentes qui résultaient. On a vu des pays qui ont interdit la commercialisation (Grande-Bretagne en 1991) ou des pays qui ont réduit la posologie autorisée et limiter la durée de prescription (maximum deux semaines en France). La soumission des consommateurs a attirée l’attention des spécialistes sur le potentiel infractionnel de son utilisation.

 

L’utilisation des benzodiazépines dans une visée toxicomaniaque est un fait largement constaté au niveau de la France. Le faible coût, la possibilité et la facilité de se procurer une substance psychoactive sous la couverture quasi-constante de la légalité font de cette classe médicamenteuse, le numéro un des médicaments détournés d’usage ; on constate de plus en plus la présence grandissante des mélanges entre les benzodiazépines et les autres drogues, mais aussi des mélanges aussi dangereuses entre les benzo et les produits de substitution opiacés (Subutex). La nécessité de travail en réseau entre les différents partenaires – secteur médico-psychologique, social, justice – est une évidence. La politique de réduction des risques doit tenir compte de cette consommation et offrir des moyens de prévention plus adaptés, à travers des campagnes d’information et sensibilisation auprès des prescripteurs, des usagers et des professionnels des centres de soins.

 

Extrait d'un article de navytimes :

Traduction GoogleTrad-Probe

Les accidents mortels, impliquant essentiellement des médicaments préscrits par ordonnance, surviennent en même temps qu'une augmentation des prescriptions d'ordonnance chez les militaires. De nombreux soldatss prennent plusieurs médicaments en même temps. Les prescriptions d'anxiolitiques et des médicaments psychiatriques ont presque doublé de 2001 à 2009, selon les données de l'Agence Defense Logistics. Et l'armée a indiqué que le montant de prescription de stimulants aux soldats a plus que doublé entre 2006 à 2009.

Les registres de décès montrent les militaires ont signalé au moins 68 morts accidentelles par médicaments en 2009, contre 24 en 2001. Au total, au moins 430 soldats sont morts de la consommation de drogue - ou, dans un petit nombre de cas d'utilisation d'alcool, - au cours de la dernière décennie.

Ces chiffres sont basés sur une analyse des documents militaires par Times sur plus de 14.000 blessés mis à jour par le Centre Defense Manpower Data et fournis en réponse à une requête Freedom of Information Act.

Source :

Rx for death: Troop deaths soar with prescriptions for war wounded

 


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