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12/09/2010

A Reims, un cas de harcèlement policier manifeste !

Ce lundi 13 septembre, un camarade de l’Egregore (le groupe rémois de l’OCL) se voit convoquer devant la justice pour répondre de deux accusations d’« outrage » contre des forces de l’ordre.

Pour comprendre le fond de cette affaire, il est nécessaire de saisir le climat qui règne depuis maintenant deux ans dans notre ville. Comme partout ailleurs, les luttes des dernières années (luttes des lycéens contre le CPE, la LRU…) ont laissé des traces : des rencontres et des échanges ont eu lieu, et un petit groupe de personnes majoritairement jeunes et de sensibilité anarchiste s’est constitué.

A l’image de ce qui se passe actuellement dans d’autres villes, (Poitiers, Tours…), ces personnes ont dû affronter la répression. Celle de la justice de classe, en subissant des procédures judiciaires (outrage, rébellion…) ; celle de la police, qui se comporte de plus en plus comme une bande de cow-boys prêts à en découdre. C’est ce dernier point qui est le plus inquiétant, car si la police a toujours été présente dans l’espace public, la pression des flics dans les cortèges des manifestations s’est faite ces derniers mois de plus en plus forte, tant du point de vue politique (la DCRI, ex-RG), avec des prises de photos systématiques, que du point de vue effectif (on serait tenté de dire militaire), avec des BAC qui multiplient les provocations.

C’est dans ce contexte que le camarade se voit reprocher des faits censés s’être déroulés au cours de deux manifestations publiques : l’une en solidarité avec des lycéens interpellés pendant une manif de protestation, lors de la venue des ministres Fillon, Pécresse et Châtel dans un lycée de la ville ; l’autre pendant la parade syndicale du 24 juin contre la réforme des retraites.

Les conditions des interpellations – à l’issue de l’émission de radio de l’Egregore à laquelle il participe, ou dans des endroits où il a ses habitudes – ne laissent aucun doute sur la nature du message délivré : il s’agit de décourager, impressionner et faire peur. La méthode est classique et bien connue.

C’est donc un procès qui dépasse largement le cas individuel de notre camarade.

L’enjeu est ici double : il faut développer une solidarité réelle et concrète sur des bases claires et fortes (c’est-à-dire en refusant l’« innocentisme » et en plaçant le problème sur un plan politique), pour remporter une victoire certes locale mais significative ; et refuser la stratégie de la peur en signifiant que la tactique policière n’a pas de prise sur nous – la rue nous appartient ici, maintenant et pour toujours !

Plus que jamais, face à l’Etat policier, notre arme c’est la solidarité.

Egregore

piqué au tas sur oclibertaire.free.fr - 11/09/2010

 

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