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24/11/2010

Pour réduire la fuite des capitaux, la police démentelle ces camps de Rroms tapis dans l'ombre...

Descentes dans cinq camps de Roms

Château de la Mogère, 7 h 18 :   débouchant de la route de Boirargues, une trentaine de véhicules de la gendarmerie et de la police prennent position autour du domaine. En quelques secondes, 90 policiers de la sûreté départementale, gendarmes mobiles nîmois et de la brigade de recherches de la compagnie de Castelnau-le-Lez encerclent deux camps de Roms, coincés entre l'A9 et le château. Coups de poing sur les portes des caravanes et abris de fortune, les portes s'ouvrent... Regards hagards et étonnés.
Dans le même temps, des descentes similaires sont menées derrière la clinique du Millénaire, près du rond-point de la Lyre et de l'avenue Auriol, par une quarantaine de policiers (brigade anticriminalité, compagnie départementale d'intervention, service du roulement, identification
judiciaire) accompagnés de quelques militaires.
Voilà le réveil dynamique auquel ont eu droit les occupants de ces camps, hier dès potron-minet, à la faveur d'un dispositif préparé bien en amont déjà, parachevant le gros d'une minutieuse enquête de longue haleine parsemée de filatures diverses, recoupements... Une action destinée à interpeller plusieurs hommes et une femme (intéressant, elle, les militaires millavois), tous suspectés d'avoir commis, depuis plusieurs mois, au moins vingt-quatre cambriolages chez des particuliers de Palavas, Carnon, Pérols mais aussi en Aveyron, dans le Cantal et d'autres coins du Grand Sud.
Des faits commis tant en zone police que gendarmerie. Ce qui a conduit un magistrat instructeur montpelliérain à délivrer une commission rogatoire et co-saisir les deux services pour boucler cette affaire.
Au total, les enquêteurs avaient ciblé neuf objectifs (personnes). Deux d'entre elles ayant été interpellées il y a quelques jours à la faveur d'un flagrant délit (elles sont écrouées depuis). Hier, quatre autres sont donc 'tombées' dans la nasse policière. Les trois derniers, enfin, manquant à l'appel. Et pour cause :   « Il s'agit de gens itinérants qui se déplacent beaucoup. D'ailleurs, il n'est pas exclu qu'ils aient 'tapé' ailleurs en France », détaillent le commissaire Benoît Desmartins, le patron de la sûreté départementale, et Christophe Pizzi, le commandant de la compagnie castelnauvienne.
Hier, les perquisitions menées du côté de La Mogère n'ont rien donné. En revanche, celles opérées au nord de l'agglomération ont permis de mettre au jour divers objets (en cours d'identification) : une valise pleine de rasoirs jetables, du matériel audio ou de bricolage, des montres...
Soit le reliquat de vols commis   « par des équipes organisées, opérant le jour et parfois jusqu'à dix fois dans une seule journée, même s'il s'agit d'une économie de subsistance et pas de crime organisé », précise le commandant Pizzi. 
J.-F.CODOMIÉ

piqué au tas sur midilibre.fr - 24/11/2010

 

 

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