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18/02/2011

La vie de Michèle Alliot-Marie est un long fleuve tranquille

Selon le contrat que Le Nouvel Observateur a pu se procurer, l'homme d'affaires tunisien Aziz Miled avait l'intention de céder la société civile immobilière Ikram aux parents de la ministre dès sa création.

MAM: Le contrat qui éclaire

Sur son site internet, Le Nouvel Obs publie vendredi le contrat liant les parents de Michèle Alliot-Marie à Aziz Miled. D'après le document, l'homme d'affaires tunisien et son fils avaient prévu de céder leurs parts pour que la SCI revienne dans sa globalité à Renée et Bernard Marie.

On en sait désormais un peu plus sur le contrat qui lie les parents de Michèle Alliot-Marie à Aziz Miled. En effet, Le Nouvel Obs, qui s'est procuré ledit contrat et qui le publie vendredi sur son site internet, indique que l'homme d'affaires tunisien – critiqué pour sa proximité du clan Ben Ali – avait prévu de céder la société civile immobilière (SCI) en question (lire: MAM, un bien immobilier qui pose question) à Bernard et Renée Marie dès la fin de sa construction. L'appartement est situé dans un complexe immobilier à Gammart, une banlieue huppée de Tunis.

Après avoir créé en octobre 2010, avec son fils Karim, une SCI d'un capital de départ de 5.000 dinars, soit environ 2.500 euros, Aziz Miled décide d'augmenter ce capital pour le porter à 755.000 dinars, "soit une augmentation de 750.000 dinars" (environ 375.000 euros). Cela passe, précise le contrat, par "la création de 75.000 parts nouvelles de 10 dinars chacune réparties à parts égales entre Madame Renée Marie et Monsieur Bernard Marie". Mais cela ne s'arrête pas là. Une fois les quatre parties ainsi liées, deux cessions de parts sont réalisées. D'abord, Aziz Miled cède les parts lui appartenant pour 4.000 dinars, soit environ 2.000 euros, au père de la ministre des Affaires étrangères. Et son fils fait de même avec la mère de MAM, pour une somme de 1.000 dinars. L'acte de cession de parts sociales est signé le 30 décembre par les époux Marie – lors de leur séjour très controversé en Tunisie – et le 4 janvier par Aziz Miled.

Suite à la révélation du Canard Enchaîné mercredi, Bernard Marie était monté au créneau pour défendre Michèle Alliot-Marie. "C'est privé et cela ne concerne en rien ma fille", avait-il déclaré sur i-Télé, assurant que la ministre n'était pas "partie prenante" dans cette affaire. Avant de conclure que, à 93 ans, il n'avait "pas besoin de consulter (sa) fille pour acheter quelque chose".

piqué au tas sur www.lejdd.fr - 18/02/2011

Alliot-Marie : le fameux contrat

L’homme d’affaires tunisien Aziz Miled a créé la société civile immobilière Ikram avec l’intention de la céder aux parents de Michèle Alliot-Marie, Renée et Bernard Marie. C’est ce qui ressort du contrat établi entre les deux parties que Le Nouvel Observateur a pu se procurer. Le 7 octobre 2010, Aziz Miled enregistre la fondation d’une SCI dotée d’un capital de départ de 5.000 dinars (environ 2.500 euros) réparti entre lui et son fils, Karim. Cette coquille juridique est visiblement destinée dès l’origine à être transmise à d’autres.

En effet, huit jours plus tard, les deux hommes décident d’augmenter "le capital social en numéraire pour le porter de 5.000 dinars à 755.000 dinars, soit une augmentation de 750.000 dinars (environ 375.000 euros) et ce par la création de 75.000 parts nouvelles de 10 dinars chacune réparties à parts égales entre Madame Renée Marie et Monsieur Bernard Marie". Puis, Aziz Miled a cédé ses parts à Bernard Marie pour la somme de 4.000 dinars (2.000 euros). Son fils, Karim a fait de même avec Renée Marie contre 1.000 dinars (500 euros). Renée et Bernard Marie s’engagent en échange à apporter à la société la somme en numéraire de 755.000 dinars, soit environ 326.000 euros. Ils profitent de leur séjour à Tabarka pour apposer leur signature sur l’acte de cession le 30 décembre 2010.

Dans un communiqué publié après les révélations du Canard Enchaîné, Bernard Marie a expliqué que cette SCI est propriétaire "d’une option d’achat sur un appartement en cours de construction, à Gammart", une banlieue huppée de Tunis qui abrite de nombreux palaces. Les statuts ont effectivement été déposés auprès de la Recette de l’Enregistrement des Actes de Sociétés 1er bureau Tunis, qui correspond à la zone de Gammart. Aziz Miled était associé avec Slim Chiboub, l’un des gendres de Ben Ali, aujourd’hui réfugié à l’étranger, à un très juteux projet de marina dans cette même baie de Gammart. Un immense complexe touristique qui mordait sur la forêt domaniale. Le terrain public, déclassé et rendu constructible, aurait été vendu par l’Agence foncière touristique au prix dérisoire de 12 dinars (6 euros) le mètre carré, dans une zone où les prix dépassent souvent les 5.000 dinars le mètre carré. Une opération qualifiée de "cadeau du pouvoir" par plusieurs hommes d’affaires tunisiens.

Ce contrat devrait être également bientôt disponible en ligne sur le site du registre du commerce de Tunisie, conformément à une politique de transparence de ces nouveaux responsables.

Christophe Boltanski

piqué au tas sur leNouvelobs.com - 18/02/2011

 

Voici une chronologie des événements qui ont conduit le président tunisien Zine el Abidine ben Ali à quitter le pouvoir, et à partir en Arabie saoudite :

17 décembre 2010 – Mohamed Bouazizi, un jeune marchand ambulant, s’immole par le feu à Sidi Bouziz (centre) pour protester contre la confiscation de sa marchandise.

19 décembre – Les manifestations de Sidi Bouzid prennent de l’ampleur et la police fait usage de gaz lacrymogène. Des dizaines de personnes sont arrêtées.

22 décembre – Houcine Neji, 24 ans, se donne la mort par électrocution. Il ne voulait “plus de misère, plus de chômage”.

24 décembre – Le mouvement gagne Bouziane, 240 km au sud de Tunis, où un manifestant de 18 ans est tué d’une balle dans la poitrine lorsque la police ouvre le feu sur les contestataires.

27 décembre – Le mouvement de protestation gagne la capitale tunisienne. Un millier de jeunes diplômés au chômage manifestent et sont dispersés à coups de matraques. Des témoins font état d’une douzaine de blessés.

28 décembre – “Qu’une minorité d’extrémistes et d’agitateurs (…) ait recours à la violence et aux troubles dans la rue (…) est inacceptable”, affirme le président Ben Ali dans sa première allocution télévisée depuis le début des troubles.

29 décembre – Ben Ali effectue un remaniement ministériel partiel.

5 janvier 2011 – Décès du marchand de primeurs Mohamed Bouazizi

6 janvier – Plusieurs milliers d’avocats se mettent en grève pour dénoncer la répression policière, tandis que les manifestations se poursuivent.
La censure en ligne se durcit, plusieurs cyber-dissidents sont arrêtés.

9 janvier – Les autorités font état de 14 morts après les affrontements de la veille entre manifestants et forces de l’ordre à Thala, à Kasserine et à Regueb.

10 janvier – Le président Ben Ali intervient pour la deuxième fois à la télévision et dénonce des “actes terroristes” qu’il impute à “des éléments étrangers”. Il promet en outre 300.000 créations d’emplois en deux ans. Le gouvernement tunisien ordonne la fermeture de toutes les écoles et universités du pays jusqu‘à nouvel ordre.

11 janvier – Les violences gagnent la banlieue de Tunis. Samir Labidi, porte-parole du gouvernement, fait état de 21 morts depuis le début des troubles. Selon la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH), le nombre de morts dans les émeutes en Tunisie s‘élève à au moins 35.

12 janvier – Le chef de l’Etat limoge le ministre de l’Intérieur, Rafik Belhaj Kacem. Un couvre-feu est décrété dans la capitale et sa banlieue.

13 janvier – Le président annonce à la télévision qu’ il ne briguera pas de nouveau mandat en 2014 et promet la liberté de la presse. Son interventions ne calme pas les manifestations. Selon la FIDH, les émeutes ont fait au moins 66 morts depuis mi-décembre.

14 janvier – Nouvelle manifestation à Tunis pour réclamer le départ immédiat de Ben Ali
Vers 15h15 GMT, le chef de l’Etat annonce le limogeage du gouvernement et la tenue d‘élections législatives anticipées dans les six mois. Trois-quarts d’heure plus tard, il décrète l‘état d’urgence et impose le couvre-feu dans tout le pays.
Vers 17h45 GMT, le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, annonce que Ben Ali est temporairement dans l’incapacité d’exercer ses fonctions et déclare assumer la charge de président par intérim jusqu‘à des élections anticipées. Ben Ali quitte la Tunisie.

15 janvier – L’Arabie saoudite confirme peu avant 01h00 GMT que Ben Ali et son épouse se trouvent sur son sol pour une durée indéterminée.

Copyright © 2011 euronews

piqué au tas sur fr.euronews.net - 2011/01/15

 

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