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28/02/2011

Exposition "Les robes grises" à la Médiathèque André Malraux - Strasbourg

Exposition de dessins et d’archives clandestines du camp de Ravensbrück du 5 février au 26 mars 2011.


Les robes grises, exposition à la médiathèque Malraux


Déportation de Besançon.

Résistante déportée dans le camp de concentration de Ravensbrück, Jeannette L’Herminier n’avait jamais dessiné auparavant. C’est en quarantaine qu’elle aperçoit un crayon par terre. Elle le ramasse, le cache dans un pli de sa robe, et le ressortira ensuite pendant l’appel ou les pauses. Ses dessins représentent toujours les femmes dans des positions très élégantes ; elles sont restées coquettes comme si les conditions de déportation n’avaient en rien détruit leur féminité. Pourtant, sortes de spectres volants, ces portraits de femmes n’ont jamais de visage. Les manuscrits de l’ethnologue Germaine Tillion, camarade de déportation de Jeannette L’Herminier à Ravensbrück, mettent en lumière la vie concentrationnaire et la force de l’amitié entre les déportées.

Des témoignages inédits d’anciennes camarades de déportation viennent dialoguer avec les oeuvres.

L’exposition Les Robes grises fait dialoguer les dessins de Jeannette L’Herminier et les manuscrits de l’ethnologue Germaine Tillion, toutes deux déportées dans le camp de Ravensbrück. L’histoire du Verfügbar aux Enfers s’inscrit dans le camp de Ravensbrück mais ne s’y cantonne pas. Le Naturaliste - sorte de narrateur - donne une conférence sur une nouvelle espèce appelée Verfügbar (en allemand: «disponible»).

Il en donne les principales caractéristiques et en explique l’évolution à travers plusieurs phases. Cette conférence est peu à peu arrêtée par la prise de parole des Verfügbar analysés, qui sont en fait les déportées de Ravensbrück elles-mêmes.

pris sur www.strasbourg.eu/

09:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/02/2011

DCRI, CRISTINA, présomption d'innocence...

Le 26 février, dans une note intitulée « CRISTINA, fichiers, DCRI, Conseil d'Etat... (I) », le blog Notre Siècle rappelle l'existence à ce jour d'un recours en Conseil d'Etat demandant entre autres l'annulation du Décret relatif aux missions et à l’organisation de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) et des « décisions ayant institué et défini le fichier CRISTINA et les modalités de constitution, alimentation et utilisation dudit dossier », y compris le décret non publié protégé par le secret défense. Au même moment, le rôle de la DCRI est évoqué dans un article de La Tribune avec le titre « Espionnage chez Renault : une simple vengeance ? », pendant que le Parisien écrit « Espionnage : le corbeau pourrait être un cadre de Renault » en spéculant sur l'orientation des recherches de la DCRI. Il y a quelques mois, le directeur de la DCRI, Bernard Squarcini, s'est lui-même livré dans les médias à des affirmations sur l'affaire de notre collègue Adlène Hicheur qu'à ce jour aucun tribunal n'a confirmées. Que deviennent la présomption d'innocence et les garanties de la défense des droits des citoyens ? S'ajoute à cette avalanche d'informations médiatiques et d'affirmations publiques difficiles à contrôler le secret défense qui entoure le fonctionnement de services tels que la DCRI. Alors que, parallèlement, le juge Marc Trévidic, président de l'Association Française des Magistrats Instructeurs (AFMI) n'hésite pas à mettre en cause dans Médiapart le caractère constitutionnel des dispositions actuelles en matière de secret défense.

 

Dans son article du 26 février « CRISTINA, fichiers, DCRI, Conseil d'Etat... (I) » sur le blog Notre Siècle, évoquant son recours en Conseil d'Etat 318952, Luis Gonzalez-Mestres écrit  notamment :

http://notresiecle.blogs.courrierinternational.com/archiv...

Mon exception d'inconstitutionnalité vise, dans sa rédaction actuelle, la Loi n°78-17 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, l'actuel dispositif légal ne m'apparaissant pas conforme aux articles 1 et 34 de la Constitution, notamment en ce qui concerne les :

« données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou l'appartenance syndicale des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle de celles-ci »

et ce qui me semble être une insuffisante protection fournie par la loi (...)

(fin de l'extrait)

L'auteur invoque, à propos de l'article 34 de la Constitution, la définition « La loi fixe les règles concernant :

- les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques ; les sujétions imposées par la Défense Nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;

(...) »

(fin de l'extrait de l'article 34 de la Constitution)

Non seulement on peut s'interroger à ce sujet à propos d'un dispositif en matière de fichage qui a fait l'objet de nombreuses critiques, mais la protection des citoyens en matière de détention et de présomption d'innocence ne paraît guère garantie dans la pratique. Jusqu'où vont les carences de la législation actuelle ?

Sur ces questions, la situation d'Adlène Hicheur a de quoi interpeller à plusieurs titres. Qu'il s'agisse de son arrestation ou de sa garde à vue, de son maintien en détention, ou de la propagande institutionnelle sur son affaire alors que les données de la DCRI sont protégées par le secret défense.

 

Force est de constater que Bernard Squarcini, présenté dans les articles en tant que directeur de la DCRI, n'a pas hésité à déclarer explicitement :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/06/29/01016-...

"... je vous rappelle il y a eu l'affaire Adlène Hicheur, chercheur en physique des particules élémentaires au Cern à Genève, enrôlé par al-Qaida au Maghreb islamique, qui proposait comme cible le site du 27e bataillon des chasseurs alpins en Haute-Savoie."

(Le Figaro, 1er juillet 2010)

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Terrorisme-La-menac...

"Nous déjouons en moyenne deux attentats par an. Je peux vous citer celui qui visait le 27e bataillon des chasseurs alpins, engagé en opérations extérieures en Afghanistan, Adlene Hicheur, cet ingénieur du Centre européen de recherche nucléaire (Cern) qui avait proposé ses services via Internet à Al-Qaida au Maghreb islamique."

(Journal du Dimanche, 10 septembre 2010)

Il aparaît, à la lecture de ces déclaration et des affirmations qu'elles contiennent, que la plus haute autorité de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur se présente dans la pratique comme représentant la seule instance compétente dans l'établissement des faits. Ceci avant tout jugement sur le fond. Quelle marge d'appréciation reste-t-il au juge du fond ?

Pour rappel, l'article 6.2 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme prescrit :

http://www.echr.coe.int/NR/rdonlyres/086519A8-B57A-40F4-9...

2. Toute personne accusée d'une infraction est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie.

(fin de l'alinéa)

Peut-on se satisfaire d'un tel fonctionnement de la part des institutions françaises ? De quel droit le directeur de la DCRI affirme-t-il publiquement, comme étant avérés, des faits supposés qu'aucun tribunal n'a confirmés ?

 

Quelle liberté d'appréciation réelle reste-t-il au juge du fond après de tels propos tenus en public par la directeur de la DCRI à propos d'un citoyen qui se trouve depuis octobre 2009 en détention provisoire sans jugement ?

Dans la pratique, un service de renseignement intérieur comme la DCRI, muni de surcroît de dossiers et données protégés par la secret défense, se présente comme la seule instance vriament compétente en matière d'établissement des faits.

Et c'est ainsi que, pendant qu'Adlène Hicheur reste à la prison de Fresnes sans être jugé, une version « officielle » des faits est répandue dans les médias par le même service qui a procédé à son arrestation.

Une bien étrange « sécurité juridique » dans la pratique, si on pense aux arguments invoqués en même temps par le Conseil Constitutionnel et la Cour de Cassation pour ne pas annuler des procès-verbaux d'interrogatoires comme ceux effectués pendant la garde à vue d'Adlène Hicheur.

Alors qu'en l'espèce, la Cour de Cassation reconnaît l'existence d'une « violation des dispositions de l'article 6 § 1 et 6 § 3 de la Convention européenne des droits de l'homme » par la privation de l'aide d'un avocat lors de ces auditions.

Voir, pour rappel, l'arrêt 10-83204 de la Cour de Cassation du 9 novembre 2010 :

http://www.legifrance.com/affichJuriJudi.do?oldAction=rec...

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09:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/02/2011

Le 09 mars à Nancy, la répression continue !

Le 9 mars 2011 aura lieu à Nancy un nouveau procès d’une personne inculpée dans le cadre du contre-sommet de l’otan en avril 2009 à Strasbourg.

Cette personne avait été arrêtée le jeudi 2 avril en marge de la chasse à l’homme lancée par les forces répressives contre les manifestants. Elle a fait partie des 300 personnes interpellées ce jour-là et conduite en bus au poste de police pour y être placées an garde à vue.

Jugée en comparution immédiate juste après le contre-sommet, cette personne, de nationalité allemande, a été jugée pour « participation à un attroupement armé » et « port d’arme de 6ème catégorie » et condamnée à six mois de prison ferme et trois ans d’interdiction de territoire. Après plus de quatre mois de prison, elle a finalement été relaxée lors de son procès en appel, le 29 juillet. Le juge a alors considéré que le bâton (une sardine de tente par procuration…) qu’elle portait au moment de son arrestation, ne pouvait être qualifié d’arme de 6ème catégorie.

Malgré cela, l’État s’est acharné et s’est pourvu en cassation.

En 2010, la cour de cassation a cassé le jugement précédemment cité et la personne sera donc rejugée prochainement.

Près de deux ans après le contre-sommet de l’otan, le gouvernement continue à exercer sa pression sur les individuEs venuEs manifester leur désaccord avec les politiques belliqueuses des États, comme il a réprimé violemment la contestation lors des manifestations contre la loi sur les retraites, en automne dernier, criminalisant ainsi les mouvements sociaux dans leur globalité.

Nous appelons donc à venir soutenir cette personne le 9 mars 2011 à Nancy devant le bâtiment de la cour d’appel, au 3 terrasse de la pépinière, à partir de 13h30.

La Legal Team de Strasbourg

https://mensch.coop/legalteamstrasbourg

 

2 Jahre danach…

…und immer noch kein Ende der Repression

09:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/02/2011

Gianfranco Ragona – Le pacifisme anarchiste de Gustav Landauer - 2006

extrait :

Chacun, selon lui, porte en soi un savoir transmis par les générations précédentes et appartenant à l’espèce : « Les personnes ne réussissent pas à penser leurs idées, elles cachent en elles-mêmes des connaissances infinies et une secrète sagesse, mais elles ne réussissent pas à les mettre en œuvre. [18] » Dans ce savoir générique se retrouve le désir de paix, écrasé par la société capitaliste moderne et par l’État, puisque les travailleurs ne sont plus en état d’agir de manière autonome et d’affirmer leurs intérêts et leurs valeurs. De façon critique envers la politique, il situa la cause de cette situation dans la séparation entre travail manuel et travail intellectuel ; elle a pour conséquence que la majeure partie du peuple ne peut plus réfléchir à l’intérêt général :
« Les ouvriers pensent lentement ; chez leurs parents on pensait avec lenteur et l’école ne les a pas améliorés, elle ne les a pas entraînés. Leur pensée est restée emprisonnée et ils ont toujours jugé favorablement la possibilité d’attribuer à d’autres la tâche de penser à leur place. Ceci, seulement ceci, est la cause du malheur dont nous parlons : le système de la délégation ! »

 

à lire chez Espace contre Ciment

 

12:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/02/2011

Paris-Texas, une proposition politique des mis en examen de Tarnac

l’indicateur_des_chemins_de_fer_permet_de_voir_les_progrès_annuels_de_l’unification_humaine.jpg

Article paru dans l'édition du 25.02.11

Paru sur Le Monde, le 24 février 2011.

"Printemps des peuples arabes", "révolution en marche", "transition démocratique", "fin de la dictature". Les grandes machines discursives sont de sortie. Il n'en faut pas moins pour parvenir à présenter le renversement des régimes pro-occidentaux du Maghreb comme de nouvelles victoires de l'Occident, et le triomphe inespéré de ses valeurs.

La fièvre révolutionnaire qui s'est récemment emparée des plus prudents éditorialistes témoigne d'abord de l'intense réaction immunitaire à quoi l'événement accule le discours dominant. On répond par un violent accès d'orientalisme à la nécessité de disposer, au plus vite, entre nous et les bouleversements en cours, un solide cordon sanitaire. On s'émerveille de ces "révolutions" pour mieux esquiver les évidences qu'elles nous jettent au visage pour mieux dissoudre le trouble qu'elles suscitent en nous.

Faut-il qu'elles soient précieuses, les illusions qu'il s'agit d'ainsi préserver, pour que l'on se répande partout en pareilles apologies de l'insurrection, pour que l'on décerne la palme de la non-violence à un mouvement qui a brûlé 60 % des commissariats égyptiens. Quelle heureuse surprise de soudain découvrir que les principales chaînes d'information sont entre les mains des amis du peuple !

Or voilà : si les insurgés de l'autre côté de la Méditerranée disent : "Avant, nous étions des morts-vivants. A présent, nous nous sommes réveillés", cela signifie en retour que nous, qui ne nous insurgeons pas, nous sommes des morts-vivants, que nous dormons. S'ils disent : "Avant, nous vivions comme des bêtes, nous vivions dans la peur. A présent, nous avons retrouvé confiance en nous, en notre force, en notre intelligence", cela signifie que nous vivons comme des bêtes, nous qui sommes si évidemment gouvernés par nos peurs.

Ceux qui peignent aujourd'hui aux couleurs les plus lugubres l'impitoyable dictature de l'atroce Ben Ali ne le trouvaient-ils pas hier encore si fréquentable ? Il faut donc qu'ils mentent aujourd'hui, comme ils mentaient hier. Le tort de Michèle Alliot-Marie réside d'ailleurs là : avoir dévoilé en quelques phrases à l'Assemblée nationale que, derrière tant de dissertations d'écoliers sur la différence entre leurs dictatures et nos démocraties, se cache la continuité policière des régimes; en quoi les uns sont certes plus experts et moins grossiers que les autres.

On peut détailler ad nauseam la brutalité de la répression sous Ben Ali. Il n'en reste pas moins que les doctrines contre-insurrectionnelles – l'art d'écraser les soulèvements – sont désormais la doctrine officielle des armées occidentales, qu'il s'agisse de les appliquer en banlieue ou dans les centres-villes, en Afghanistan ou place Bellecour à Lyon. Le feuilleton hebdomadaire des petits mensonges et des misérables combines de Mme Alliot-Marie ne saurait effacer le véritable scandale : avoir traité de "situation sécuritaire" une situation révolutionnaire. Si nous n'étions pas occupés à tresser des couronnes de jasmin ou de lotus aux révoltes du Maghreb, peut-être n'aurions-nous pas déjà oublié que Ben Ali, quatre jours avant de disparaître dans les poubelles de l'histoire, avait parlé des émeutes de Sidi Bouzid comme d'"impardonnables actes terroristes perpétrés par des voyous cagoulés". Ou que son successeur a cru apaiser la colère du peuple en annonçant comme première mesure l'abrogation de "toutes les lois antidémocratiques", à commencer par les lois antiterroristes.

Si nous refusons de tenir pour miraculeux l'enchaînement qui mène de l'immolation de Mohamed Bouazizi à la fuite de Ben Ali, c'est que nous refusons d'admettre comme normale, à l'inverse, l'indifférence feutrée qu'a partout rencontrée pendant tant d'années la persécution de tant d'opposants. Ce que nous vivons, nous et une certaine jeunesse politisée, depuis trois ans, y est certainement pour quelque chose. Dans les trois dernières années, nous dénombrons en France plus d'une vingtaine de camarades qui, toutes tendances confondues, sont passés par la case prison, dans la plupart des cas sous prétexte d'antiterrorisme et pour des motifs dérisoires – détention de fumigènes, introduction de glu dans des distributeurs de billets, tentative ratée d'incendie de voiture, collage d'affiches ou coup de pied.

Nous en sommes arrivés en janvier au point où la magie du signalement sur le fichier des "anarcho-autonomes" a mené une jeune femme en prison – pour un tag. Cela se passe en France, et non en Russie, et non en Arabie saoudite, et non en Chine.

Chaque mois désormais, nous apprenons qu'un nouveau camarade a été prélevé en pleine rue, que l'on a intimé à telle amie, après bien d'autres, de devenir indic en échange de l'impunité ou d'un salaire ou de conserver son poste de professeur, que telle connaissance a, à son tour, basculé dans la dimension parallèle où nous vivons désormais, avec ses cellules miteuses, ses petits juges pleins de haine rentrée, de mauvaise foi et de ressentiment, avec ses insomnies, ses interdictions de communiquer, ses flics devenus des intimes à force de vous épier. Et l'apathie qui vous gagne, l'apathie de ceux qui vivent "normalement" et s'étonnent, l'apathie organisée.

Car c'est une politique européenne. Les rafles régulières d'anarchistes en Grèce ces derniers temps le prouvent. Aucun régime ne peut renoncer au broyeur judiciaire, quand il s'agit de venir à bout de ce qui lui résiste. La culpabilité est une chose qui se produit. Comme telle, c'est une question d'investissement, financier, personnel. Si vous êtes prêt à y mettre des moyens hors normes, vous pouvez bien transformer une série de faux procès-verbaux, de faux témoignages et de manœuvres de barbouzes en dossier d'accusation crédible.

Dans l'affaire dite de Tarnac, la récente reconstitution de la nuit des sabotages, si longtemps réclamée par la défense, en a administré le plus bel exemple. Ce fut un de ces moments d'apothéose où éclate, jusque dans les détails les plus infimes, le caractère de machination de toute vérité judiciaire. Ce jour-là, le juge Fragoli a su occulter avec art tout ce qui démontre l'impossibilité de la version policière. Il devenait subitement aveugle dès que l'indocile réalité contredisait sa thèse. Il a même réussi à mettre les rédacteurs du faux PV de filature à l'abri de la contradiction, en les dispensant d'être là. Et cela était en effet superflu, puisque tout ce petit monde s'était déjà transporté sur les lieux, une semaine auparavant, en privé et en douce.

A dire vrai, qu'il ait fallu contrefaire la reconstitution suffit à montrer que le procès-verbal lui-même était contrefait. C'est sans doute cela qu'il a fallu abriter des regards en bouclant la zone par des murs de gendarmes appuyés de brigades cynophiles, d'hélicoptères et de dizaines de brutes de la sous-direction antiterroriste.

A ce jour, il en aura coûté quelques millions d'euros pour transformer en instruction bien ficelée des fantasmes de flics. Il importe peu de savoir à qui, pour finir, on imputera les actes qui furent le prétexte de notre arrestation. Quant à nous, nous plaignons d'ores et déjà le tribunal qui aura à faire passer pour du terrorisme la pose de quelques innocents crochets, maintenant que bloquer les flux est devenu le moyen d'action élémentaire d'un mouvement de masse contre la réforme des retraites.

Le silence frileux des gouvernants européens sur les événements de Tunisie et d'Egypte dit assez l'angoisse qui les étreint. Le pouvoir tient donc à si peu. Un avion décolle et c'est tout un édifice de forfaiture qui tombe en miettes. Les portes des prisons s'ouvrent. La police s'évanouit. On honore ce qui hier encore était méprisé, et ce qui était l'objet de tous les honneurs est maintenant sujet à tous les sarcasmes. Tout pouvoir est assis sur ce gouffre. Ce qui nous apparaît, à nous, comme démence sécuritaire n'est que pragmatisme policier, antiterrorisme raisonné.

Du point de vue du gestionnaire de situations sécuritaires, l'ordre public n'aurait jamais été ébranlé, et Ben Ali serait encore tranquillement président, si l'on avait réussi à neutraliser à temps un certain Mohamed Bouazizi.

C'est à l'évidence, dans les banlieues comme dans les mouvements de révolte, la chasse aux Bouazizi, aux fauteurs d'insurrection potentiels qui est lancée, et c'est une course contre la montre; car, de Ben Ali à Sarkozy, qui règne par la peur s'expose à la fureur.

Monsieur le président, il y a des ranchs à vendre au Texas, et votre avion vous attend sur la piste de Villacoublay.

 

Aria, Benjamin, Bertrand, Christophe, Elsa, Gabrielle, Julien, Manon, Matthieu et Yildune,
sont les dix personnes mises en examen dans l'affaire dite "de Tarnac"
pris chez UHD ce soir

21:15 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/02/2011

Incroyable: Mark Stone alias Mark Kennedy vient aux secours de MaM !

Un espion chez les écolos

Pendant près de sept ans, le policier Mark Kennedy a infiltré des réseaux de militants écologistes… jusqu’à prendre leur parti. The Guardian fait le récit de cette double vie.

L'écologiste, PC Mark Kennedy alias Mark Stone en avril 2009 - The Guardian

Il est arrivé un jour avec ses cheveux longs, ses tatouages et la passion de grimper aux arbres. On ne s’est pas méfié de ce type qui se présentait sous le nom de Mark Stone à l’entrée d’une ferme reconvertie en base militante. On était le 12 août 2003 et Mark Stone était venu dans le Yorkshire, en pleine vague de chaleur, pour assister à une réunion de militants écologistes baptisés Earth First.

En dehors du fait qu’il gagnait visiblement bien sa vie et qu’il mangeait de la viande, rien ne différenciait Mark Stone des centaines d’autres militants occupés à fumer des joints, jouer de la guitare et préparer des actions publiques sous des tentes.

Ce que personne n’aurait pu deviner, c’est qu’en dépit des apparences, cet “alpiniste free-lance” de 33 ans était en réalité un policier en service chargé d’un ambitieux projet d’infiltration des milieux écologistes.

Mark Kennedy a mené une incroyable double vie pendant plus de sept ans. Le policier s’est tellement bien intégré à la communauté des militants que près de deux cents personnes étaient là pour fêter ses 40 ans. Naturellement, personne ne savait que Kennedy transmettait des rapports détaillés à ses supérieurs alors qu’il participait à certains des plus grands événements militants des dix dernières années, et parfois même les organisait. Mark Kennedy a été de presque toutes les grandes manifestations écologistes du Royaume-Uni depuis 2003. Muni d’un faux passeport, il s’est rendu dans plus de vingt-deux pays, manifestant contre la construction d’un barrage en Islande, rejoignant des militants verts espagnols, pénétrant les réseaux anarchistes d’Allemagne et d’Italie.

Sa mission nécessitait d’entrer illégalement sur des sites de centrales électriques, d’envahir des aéroports ; elle a pris fin lors d’une opération au cours de laquelle le policier aurait fini par franchir la ligne, oubliant son rôle d’espion pour inciter les militants à agir illégalement. Mais Kennedy semble également avoir évolué de manière inattendue sur le plan personnel. Ces dernières se­maines, après que les militants eurent découvert sa véritable identité et fait savoir qu’il travaillait pour la police, Kennedy a exprimé ses remords auprès de ses amis trahis et cherche à présent un moyen de racheter sa faute.



Kennedy est entré dans la police vers 1994. Début 2003, il est choisi pour une opération top secret. Cela fait des dizaines d’années que la police infiltre les milieux protestataires, mais Kennedy doit être l’un des premiers agents à travailler pour la nouvelle National Public Order Intelligence Unit (NPOIU), chargée de surveiller les “extrémistes de l’intérieur”. Cet été-là, il se voit remettre un permis de conduire, un passeport établissant sa nouvelle identité – Mark Stone – et une histoire crédible pour expliquer ses absences : alpiniste professionnel, il part souvent à l’étranger pour des contrats bien rémunérés. Kennedy a deux atouts qui vont bientôt le rendre indispensable au sein du mouvement. D’une part, il conduit et posséde un pick-up ; ensuite, il sait se montrer généreux, acceptant de payer l’impression de documents, louant des véhicules et payant les amendes infligées par les tribunaux. Il obtient rapidement la confiance des militants. En 2004, il devient membre de Dissent !, un réseau chargé de préparer des manifestations liées au sommet du G8, prévu pour l’année suivante à Gleneagles [en Ecosse]. En 2005, l’agent infiltré grimpe aux arbres de la capitale pour accrocher des bannières contre BP. Il se rend ensuite en Ecosse où son pick-up sert à transporter des équipements pour un campement écolo près de Stirling [à proximité de Gleneagles]. Après le G8, Kennedy file en Islande pour manifester contre la construction d’un barrage. Conscients d’être surveillés par la police, les militants limitent au maximum le nombre de personnes informées des détails logistiques de l’opération. Pour des raisons pratiques, les personnes chargées du transport en font généralement partie.
A l’été 2006, Mark Kennedy est un militant à part entière. Il rejoint le cercle des organisateurs du premier Camp climat et participe à son installation près de la centrale à charbon de Drax, dans le Yorkshire [organisés par le groupe militant Camp action climat (CAC), une dizaine de campements se sont installés depuis sur des sites jugés stratégiques, principalement au Royaume-Uni].

Mark Stone dans le GuardianLors du Camp climat de l’année suivante à l’aéroport de Heathrow, près de Londres, Kennedy se voit confier la charge importante de l’organisation des transports. Ce n’est que le 12 avril 2009, après l’assaut par la police d’une école dans la banlieue de Nottingham, que la double vie de Mark Kennedy commence à éclater au grand jour.

La police avait appris – probablement par Kennedy lui-même – que des militants prévoyaient d’entrer sur le site de la centrale de Ratcliffe-on-Soar, une centrale à charbon située à proximité.

Au cours d’un vaste coup de filet, la police prend d’assaut le bâtiment de l’école où les militants se sont rassemblés depuis la veille. A l’intérieur, ils trouvent cent quatorze personnes, dont Kennedy. Le 5 janvier 2011, vingt militants seront finalement condamnés pour le délit mineur de préparation à une effraction après avoir reconnu qu’ils avaient prévu d’occuper la centrale pendant une semaine afin d’empêcher l’émission de 150 000 tonnes de carbone. Ce jour-là, après avoir prononcé des condamnations “indulgentes”, le président du tribunal de Nottingham a déclaré que cette occupation avait été pacifique et non dangereuse et estimé que les militants étaient des personnes “honnêtes”, dotées “des plus louables intentions”.

Stone/Kennedy avait joué un rôle déterminant dans la préparation de cette opération. Lorsque les militants furent avertis de la présence de nombreux policiers à l’extérieur de la centrale, il fut question d’abandonner le plan. On chargea toutefois Kennedy d’aller vérifier la gravité du problème. A son retour, il déclara [faussement] qu’il n’y avait aucun policier [pour inciter les écolos à pénétrer sur le site]. Les forces de police débarquèrent peu de temps après.

Certains militants se mirent immédiatement à soupçonner Kennedy. Ces soupçons ne firent que s’aggraver lorsque celui-ci, inculpé en même temps que vingt-sept de ses compagnons, décida de faire appel à un autre cabinet d’avocats. Lui seul fut relaxé. Ce n’est toutefois qu’après avoir découvert par hasard son véritable passeport, des mois plus tard, que les militants finirent par apprendre sa véritable identité. Le 21 octobre 2010, six de ses amis proches le pressèrent de questions. Il finit par avouer et exprimer, en larmes, ses regrets. Kennedy vit à présent à l’étranger, mais les derniers développements de l’affaire semblent indiquer que son repentir était sincère. Dans des courriers électroniques échangés avec les militants, Kennedy demande qu’on lui “fasse confiance” et s’engage à donner des preuves à leurs avocats afin de “les aider”.
piqué au tas sur www.courrierinternational.com - 27/01/2011

http://www.7sur7.be/static/FOTO/pe/11/1/8/art_large_790943.jpg

Tarnac: l'infiltré britannique

Selon nos informations [les tuyaux perçés prenant l'eau, il a été envisagé de convoquer], Mark Kennedy, un agent des services britanniques infiltré au coeur des mouvements "alter", a livré des précisions importantes sur les déplacements de Julien Coupat à l'étranger.

Ce fut longtemps le secret le mieux gardé de l'"affaire de Tarnac": un agent britannique, infiltré au coeur des mouvements altermondialistes et environnementalistes européens, a joué un rôle important dans cette enquête.

Tarnac: l'infiltré britannique

L'agent Kennedy a fait défection, passant dans le camp altermondialiste.

http://www.guardian.co.uk/

De 2002 à 2009, ce policier de 41 ans, Mark Kennedy, a renseigné sa hiérarchie sur les coulisses des milieux "alter". Au passage, les autorités françaises ont également profité de ses informations. Ainsi, c'est en partie grâce à lui que la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a pu reconstituer les déplacements à l'étranger de Julien Coupat, considéré par la police comme le chef de file du "groupe de Tarnac". Dix de ses membres ont été mis en examen dans une procédure pour acte terroriste, après le sabotage, en novembre 2008, d'une ligne de TGV, en Seine-et-Marne. Une accusation qu'ils contestent fermement.

Mais, comme dans les films d'espionnage, l'agent Kennedy, alias Mark Stone, vient de faire défection, passant dans le camp altermondialiste. Il s'apprête même à écrire un livre sur son aventure! Consacrera-t-il un chapitre à Tarnac?

 

Germany sent five undercover police officers to G8 protests

Five undercover police officers from Germany were sent to the G8 protests in Gleneagles to infiltrate activist groups, German police have privately admitted.

The officers took orders from the UK's National Public Order Intelligence Unit (NPOIU), the secretive police division that employed Mark Kennedy to spy on activists across Europe, said Jörg Ziercke, head of Germany's federal police.

Ziercke made the admissions in a private sitting of the German parliament held at the end of January to discuss Germany's involvement in the Kennedy case, Der Spiegel reported.

Kennedy, known to activists as Mark Stone or "Flash", because of his seemingly ready supply of cash, was a regular visitor to Germany and helped organise protests in Heiligendamm, the town near Rostock where the G8 meetings took place in 2007.

According to Der Spiegel, whose reporters claim to have been leaked the minutes from the January meeting, Ziercke admitted that German state authorities had specifically requested Kennedy's presence in Heiligendamm.

At the same meeting, Ziercke was forced to tell MPs that Kennedy worked for three German states during at least five visits to the country between 2004 and 2009. He worked for Mecklenburg-Vorpommern, where the G8 meeting was taking place, as well as Baden-Württember and Berlin.

The agent was working on a contract brokered directly by the German parliament, who deemed him a trusted agent, Der Spiegel claimed.

Ziercke also told MPs at the Bundestag that Kennedy had a long-term lover in Berlin – in direct violation of a law forbidding police officers having sexual relationships while undercover – and that he had been invited to Germany by the authorities to infiltrate the anti-fascist movement.

While discussing the Kennedy case, Ziercke answered questions about German undercover officers abroad. The minutes do not specify how many agents were sent to Gleneagles, but someone present at the meeting told Der Spiegel that Ziercke talked of five being sent to Scotland.

Thousands of leftwing protesters disrupted the Gleneagles summit by paralysing traffic and throwing stones at the police.

Ziercke allegedly said the secret operation in Gleneagles was merely part of a European-wide project to exchange information from undercover operatives working across a number of countries.

He said the police forces in EU member states help each other by sharing information "regarding Euro-anarchists, militant left extremists and leftwing terrorists". This sort of co-operation was also common during major international sporting events, he added, and was widely praised by governments. Ziercke said this exchange programme appeared to be useful tool. Police can only tackle organised and conspiratorial international networks by working just as "internationally and conspiratorially", said Ziercke.

However, he said, police should think again about how to control and monitor these sorts of clandestine operations.

Both the Guardian and Spiegel have already reported that Ziercke told German MPs that the agent committed at least two crimes, but the cases against him were dropped at the behest of German authorities who knew Kennedy's true identity.

Kennedy first broke the law during protests at Heiligendamm. He later committed arson during a demonstration in Berlin at which he set fire to containers, Der Spiegel said. The newspaper said Kennedy's involvement in criminal activity raised concerns that he was working as an agent provocateur and not just an observer - and the fact that investigations into both crimes were shelved suggested police authorities wielded an unacceptable influence over the country's judicial process.

Kennedy spent long periods in Germany and lived with individuals in the anarchist movement during his time in the country. At the same time, he entered 22 different countries across Europe using a fake passport, including Spain, Italy and Iceland – where he helped found the activist movement.

The revelations about Kennedy's role in Germany come despite the government maintaining its refusal to publicly answer a series of parliamentary questions from opposition politicians.

The Bundestag said "operational reasons" prevented them answering any questions about the country's co-operation with undercover police officers from other countries, and Kennedy in particular.

The Metropolitan police, which recently took control of the NPOIU, declined to comment.

piqué au tas sur www.guardian.co.uk - 20/02/2011- Helen Pidd in Berlin

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14:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

2 Jahre danach…

…und immer noch kein Ende der Repression

Zwei Jahre nach den Protesten gegen den NATO-Gipfel im französischen Strasbourg kommt es nun erneut zu einem Verfahren gegen einen der ehemaligen Inhaftierten. Jan wurde nach 4 Monaten Haft vor dem Berufungsgericht in Colmar freigesprochen worden. Kurz nach diesem Urteil ging der Oberstaatsanwalt in Revision. Nach dem dieser durch das Pariser Revisionsgericht stattgegeben wurde, wird der Prozess neu aufgerollt.

Die durch den französischen Staat erhobenen Anklagepunkte bleiben dabei erhalten, das tragen einer Waffe der 6. Kategorie (Eisenstange) und die Anteilnahme an einer nicht genehmigten Zusammenrottung. Darüber hinaus wird die Staatsanwaltschaft mit großer Wahrscheinlichkeit erneut versuchen eine Zugehörigkeit zum sog. Black Bloc zu konstruieren. Jan drohen erneut bis zu drei Jahre Haft ohne Bewährung.
Auch Matthias hat vor kurzem das Urteil seines zivilrechtlichen Prozesses erhalten. Aufgrund seines Einreiseverbotes konnte er zu dem Verfahren nicht persönlich erscheinen. Die Höhe der geforderten Summe beträgt 6000 Euro. Damit weicht das Gericht in seinem Urteil deutlich von der ersten Forderung des Klägers ab. Dieser wollte zu Beginn des Prozesses ca. 30.000 Euro erstreiten. Angesichts der Tatsache, dass der betroffene Beamte bei der Verhaftung ohne Matthias Zutun stürtzte, ist dieses Urteil eine Frechheit (siehe Zusammenfassung).
Phillip strebt nach wie vor ein Revisionsverfahren an, um einen Freispruch zu erwirken.

Jans Verhandlung findet am 9. März 13:30 Uhr in Nancy statt. Aus diesem Grund rufen wir zu vielfältigen, dezentralen Soliaktionen an diesem Tag auf. In Nancy selbst, wird es eine Kundgebung vor dem Gerichtsgebäude geben. Aus diesem Anlass gibt es einen Bus der vorraussichtlich von Berlin über Dresden und Strasbourg nach Nancy fährt. Start in Berlin ist der 08.März 20:00 Uhr. Die Rückreise erfolgt abhängig von der Dauer des Prozesses zwischen 17:00 und 20:00 Uhr am Verhandlungstag. Mehr Infos erhaltet ihr in Kürze unter: http://breakout.blogsport.de

Bustickets könnt ihr per Mail an: strasbourgsoli[at]riseup.net bestellen.

Der Richtwert für Hin- und Rückfahrt liegt bei 10 Euro / Person. An fehlendem Geld soll eine Mitfahrt nicht scheitern.

Spendenkonto 1:
Rote Hilfe Dresden
KontoNr.: 609760434
BLZ.: 36010043
Stichwort: „Hans“
International:
IBAN: DE72 3601 0043 0609 7604 34
BIC: PBNKDEFF

SpendenKonto 2:
„Spenden und Aktion“
KontoNr: 928 818 06
BLZ: 513 900 00
Stichwort: Strasbourg
International:
IBAN DE29 5139 0000 0092 8818 06
BIC VBMHDE5F

PGP-Key für Strasbourgsoli[at]riseup.net als .rtf

11:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le logement social à la parisienne

Conquête de l’est. Le 14 quai de charente dont la Ville s’apprête à faire expulser la coordination des intermittents et précaires doit accueillir une crèche et des logements "sociaux". Ces deux réalisations ne constituent qu’une infime partie de la vaste opération que constitue la ZAC Claude Bernard et contribuent à légitimer une opération de restructuration urbaine qui participe de la mise en oeuvre le projet du "Grand Paris" : cette ZAC qui enjambe les boulevards des maréchaux et le périphérique comporte pour l’essentiel des dizaines de milliers de mètres carrés de bureaux... Dans ce contexte, il nous a paru utile de publier cet article qui explicite ce que le gargarisme auto-satisfait sur la "priorité" accordée au logement "social" tend à occulter : là où les mots servent à taire les choses, des rapports sociaux. On gouverne la ville en prétendant faire le bien, et l’on assure le renouveau de la profitabilité du territoire et du contrôle des populations.

 

La suite ici :

• faites connaître et signer en ligne Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde.

indiquez à accueil@cip-idf.org un n° de téléphone afin de recevoir un SMS en cas de besoin.

Pour soutenir la coordination des intermittents et précaires, envoyez vos chèques à l’ordre de AIP à la CIP-IdF, 14-16, quai de la Charente 75019 Paris. Sur demande une attestation peut vous être fournie

09:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/02/2011

Bouygues remporte le projet du Pentagone à la française

http://socio13.files.wordpress.com/2008/12/sarkozy-dassault-bouygues-lagardere.jpg?w=450&h=241

Le deuxième groupe français de BTP a été préféré à Vinci et Eiffage. Le contrat dépasse 3 milliards d'euros, pour bâtir ou renover 467.000 m2 de bureaux qui accueilleront 9300 salariés.

Les pouvoirs publics ont tranché jeudi : selon nos informations, Bouygues a été choisi comme l'attributaire pressenti pour construire puis gérer les locaux du ministère de la Défense transféré à Balard au sud de Paris fin 2014. Une information confirmée par le ministère de la Défense qui dans son communiqué indique avoir choisi le «Bouygues pour construire le site de Balard. Il inclut Thales, Sodexo, une filiale des Caisses d'Epargne et Natixis».

Bouygues, groupement «pressenti», doit encore travailler deux mois avec le ministère pour peaufiner le contrat de Partenariat public privé (PPP) sur 30 ans qui doit être signé en avril. Ce n'est qu'à ce moment là que le projet lauréat sera dévoilé au public.

Il s'agit d'un énorme chantier où il faut d'abord bâtir ou rénover 467.000 m2 de bureaux qui accueilleront 9300 salariés aujourd'hui dispatchés sur quinze sites en région parisienne. Au total, cela fait un contrat qui dépasse trois milliards d'euros

Si le deuxième groupe français de BTP a été préféré à Vinci et Eiffage également présents dans la short-list, c'est qu'il proposait la solution la moins onéreuse. Concrètement, il touchera chaque année un loyer compris entre 125 et 130 millions d'euros payé par l'Etat pendant la durée de ce partenariat-public privé, soit 26 ans. De quoi construire les bâtiments mais aussi s'occuper de leur maintenance et assumer d'autres fonctions comme la restauration….

Bouygues a également été choisi pour faire ce Pentagone à la française grâce à la qualité de sa proposition architecturale signée Nicolas Michelin et Jean-Michel Wilmotte. Les esquisses ont séduit les militaires par leur caractère pratique et évolutif. Pour le groupe de Martin Bouygues, ce succès tombe à point nommé : en 2010, il n'avait gagné aucun des contrats à plusieurs milliards, pour des lignes ferroviaires à grande vitesse, tombés dans l'escarcelle de Vinci et d'Eiffage.

piqué au tas sur www.lefigaro.fr - 18/02/2011

15:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

L’investigation est un sport de combat : enquête sur le journalisme sportif

Quoi qu’en ait dit le baron Pierre de Coubertin, le sport n’est plus une affaire d’amateurs. Devenu spectacle professionnel, ses écarts (tricherie, dopage, violence, corruption, etc.) sont d’autant plus saillants, et ses ramifications tentaculaires. Pour le journaliste sportif, le subtil équilibre entre contact et distance, entre l’enquête et le commentaire, est difficile à trouver. Cela tombe bien : la définition de son rôle social est en jeu. Enquête.

À la surprise générale, la Fifa (Fédération Internationale de Football Association) attribue début décembre l’organisation de la coupe du monde de football à la Russie en 2018 et au Qatar en 2022. « Nous avons ouvert de nouveaux marchés de développement du football (...) Ce n’est pas pour l’argent, c’est une folie de prétendre cela » [1], explique sans craindre la contradiction Sepp Blatter, président de la fédération internationale dont le fonctionnement du comité exécutif est entouré de soupçons de corruption.

De ces suspicions, le journal L’Équipe se borne à reprendre quelques dépêches d’agence. Et se contente pour tout commentaire de reproduire la parole officielle de Blatter. Au sein du journal, certains reconnaissent que c’est dommage. « On est mauvais sur la Fifa comme on est mauvais sur le CIO », s’énerve Damien Ressiot, chargé de l’antidopage à L’Équipe.

Cet épisode illustre les rapports délicats que le journalisme entretient avec le sport. Envahi par l’argent des sponsors et les contrats d’exclusivité, lié par essence à la presse qui a créé maintes compétitions et continue d’en régenter, le sport professionnel serait réfractaire à l’information indépendante, et le journaliste sportif serait suspecté de compromissions et de collusion avec la matière qu’il traite. Parce qu’il faut promouvoir et entretenir le spectacle, le sport s’accommoderait mal du travail d’enquête journalistique.

la suite sur ACRIMED

12:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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