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13/03/2011

La centrale nucléaire de FUKUSHIMA Daiichi - Le MOX - COGEMA - Le scandale TEPCO

 

Transport de combustibles MOX d'Europe vers le Japon - Annonce de la politique d'information -

30 juin 1999

 

Un transport vers le Japon de combustibles MOX, fabriqués en Europe, aura lieu d'ici la fin de l'année : les assemblages concernés sont destinés aux réacteurs nucléaires de Fukushima Daiichi et de Takahama, exploités respectivement par TEPCO (Tokyo Electric Power Company) et KEPCO (Kansai Electric Power Company).
La production d'électricité d'origine nucléaire constitue en effet une pièce maîtresse de la politique énergétique du Japon.
En 1977-78, les 10 compagnies japonaises d'électricité ont signé avec les groupes COGEMA, en France, et BNFL, au Royaume-Uni, des contrats prévoyant le traitement de leurs combustibles nucléaires usés.
Le traitement-recyclage du plutonium sous forme de combustible MOX relève d'une stratégie à long terme. Le Japon a, en effet, décidé de charger avec ce combustible 16 à 18 réacteurs d'ici 2010.
Ce transport a été préparé en étroite collaboration par les Autorités gouvernementales et les partenaires industriels japonais, français et britanniques.
A l'occasion de ce transport, les informations suivantes seront rendues publiques :
1. La date de départ, le nom des navires, le nom des ports de chargement, ainsi que le nombre total d'assemblages combustibles et d'emballages de transport seront communiqués un ou deux jours avant le départ d'Europe
2. La route choisie et la date approximative d'arrivée au Japon seront publiées après le départ d'Europe. Le transport des matières nucléaires, notamment celui des combustibles MOX, obéit à un système établi de réglementations internationales strictes et rigoureuses.
Ces réglementations concernent les emballages de transports spécifiques, appelés châteaux, la conception des navires ainsi que les dispositifs de protection physique Des matières nucléaires sont ainsi transportées par mer depuis les années 1960. Les transports de combustibles MOX seront effectués par deux navires armés appartenant à la compagnie PNTL (Pacific Nuclear Transport Limited), qui quitteront conjointement l'Europe et navigueront de conserve jusqu'au Japon.
Ce communiqué est diffusé simultanément en France, au Royaume-Uni et au Japon, respectivement par COGEMA, BNFL, TEPCO / KEPCO.

piqué au tas sur : www.areva.com/FR/actualites-5483/transport-de-combustibles-mox-d-europe-vers-le-japon-annonce-de-la-politique-d-information.html

2007 - Inquiétudes nucléaires après le séisme

par Monique Mas

Article publié le 18/07/2007 Dernière mise à jour le 18/07/2007 à 16:31 TU

La fuite d’eau radioactive constatée à la centrale de Kashiwazaki-Kariwa repose la question de la sécurité nucléaire.( Photo - Reuters )

La fuite d’eau radioactive constatée à la centrale de Kashiwazaki-Kariwa repose la question de la sécurité nucléaire.
( Photo - Reuters )

«Il y a eu une erreur dans le calcul de la radioactivité de l'eau qui s'est échappée dans la mer» lors du séisme de lundi qui a ébranlé la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, la plus grande du monde, indiquait mercredi un communiqué de la compagnie d’électricité privée Tokyo Electric Power (Tepco) qui assurait en même temps que «la radioactivité corrigée reste sous la limite légale et n'affecte pas l'environnement». Pour autant, le maire de Kashiwazaki, au nord-ouest du Japon, mais aussi le gouvernement de Shinzo Abe ont ordonné la fermeture du site nucléaire, jusqu’à plus ample information. En écorchant la sensibilité des Japonais aux questions de sécurité nucléaire, le séisme a aussi un impact politique.

C’est revêtu du bleu de travail des employés de la centrale nucléaire, comme le rapporte l’Agence France Presse, que le PDG de Tepco, Tsunehisa Katsumata, s’est battu la coulpe mercredi devant le maire de Kashiwazaki qui venait d’ordonner l’arrêt des sept réacteurs d’une puissance totale de 8 212 mégawatts du site qui alimente en électricité la mégalopole de Tokyo, située à 250 kilomètres au sud. Tsunehisa Katsumata avait fait le chemin de Kashiwazaki-Kariwa pour présenter ses «excuses, du fond du cœur, pour avoir causé des craintes et des problèmes terribles». Les craintes se sont en effet rapidement nourries du panache de fumée noire qui s’est élevé lundi matin au-dessus de l’incendie déclenché dans un transformateur électrique de la centrale de Kashiwazaki –Kariwa, l’un des premiers effets visibles du violent séisme de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter dont l'épicentre a été localisé à seulement neuf kilomètres de là. Une centaine de fûts d'acier éventrés destinés à sceller gants et autres vêtements potentiellement irradiés avaient également attiré l’attention des secours, Tepco reconnaissant initialement une légère fuite d’eau radioactive.

Comme il est d’usage dans ce domaine sensible, Tepco se targue d’une sécurité sans faille, mettant en avant la multiplicité des verrous sécuritaires imaginés en cette région à très haut risque tectonique. Durement sermonné par Akira Amari, le ministre de l'Economie et de l'Industrie, qui a lui-aussi exigé la fermeture de la centrale jusqu’à nouvel ordre, Tsunehisa Katsumata, a finalement reconnu que les réacteurs nucléaires «avaient subi sans aucun doute un choc supérieur aux limites de résistance prévues à l'époque de la construction». Il a aussi admis «une certaine inefficacité dans les mesures» prises par Tepco en matière de prévention et de lutte anti-incendie. Plus largement, le PDG du géant électrique japonais a revu à la hausse le niveau de radioactivité des fuites qu’il a reconnues, parlant de 90 000 becquerels au lieu de 60 000 et admettant au total une cinquantaine d’incidents dans le vaste complexe. Parmi ceux-ci : le déversement en mer de 1 200 litres d'eau radioactive et l’éparpillement au sol du contenu de plusieurs centaines des quelque 10 000 fûts destinés aux vêtements contaminés.

Une énergie nucléaire jugée vitale pour l’indépendance de l’archipel

Le sursaut de transparence à retardement de l’industriel du nucléaire civil ne va pas encore jusqu’à un bilan vraiment circonstancié de l’impact du séisme et de ses répliques sur la centrale de Kashiwazaki. Il répond d’abord au souci des autorités politiques qui redoutent surtout que leurs administrés retirent leur confiance à une énergie nucléaire qu’elles jugent vitale pour l’indépendance économique du pays. Celle-ci représente déjà plus de 35 % de la production d’électricité de l’archipel qui compte 55 réacteurs et a lancé la construction de treize autres. C’est d’ailleurs de ce risque de désaffection du nucléaire civil que s’est inquiété le ministre japonais de l’Economie en reprochant à Tepco la lenteur de ses agents à éteindre l’incendie de lundi, d’abord avec de l’eau, avant que les pompiers n’en viennent à bout avec des produits chimiques. En adoptant la posture du pénitent décidé à faire amende honorable, le PDG de Tepco fait cause commune avec les autorités politiques pour tenter de rassurer l’opinion publique. Celle-ci est priée de croire en sa bonne foi lorsque la compagnie dit par exemple qu’il n’y a aucun danger de contamination de l’océan où se sont déversées des matières et de l’eau radioactives.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a offert au Japon ses services pour repérer et mesurer les fuites radioactives. Mais, dans l’immédiat, des examens géologiques ont été ordonnés par les autorités japonaises et par Tepco qui redoutent qu’une ligne de fracture passe désormais sous la centrale nucléaire et veulent «analyser l'emplacement de la faille en étudiant les répliques et les modifications du terrain». Pour leur part, les écologistes de Greenpeace rappellent qu’en 2003, cette même centrale de Kashiwazaki-Kariwa, «avait déjà été fermée sur ordre des autorités et pour vérifications pendant quarante jours, après que Tepco avait admis avoir falsifié ou ignoré à 29 reprises des conclusions d’inspecteurs faisant état de fissures dans les réacteurs». L’organisation rappelle aussi que «ces derniers mois, plusieurs compagnies ont reconnu avoir caché au public et aux autorités des dizaines d’incidents survenus entre 1978 et 2002». Tout récemment, en mars dernier, «la compagnie Hokuriku n’avait pas informé le public et les inspecteurs nucléaires d’un incident important dans la centrale de Shika». Dans ce contexte, la révélation de fuites radioactives à l’occasion du séisme de lundi est une première, sur le mode de «faute avouée est à moitié pardonnée».

Mercredi, le bilan humain du séisme était toujours de 9 morts, un millier de blessés et quelque 12 000 déplacés, toujours sous la pluie battante et la menace des répliques, une centaine déjà ces derniers jours, dont certaines ont été ressenties jusqu’à Tokyo. Un millier de policiers et de pompiers continuaient à fouiller les centaines d’immeubles pulvérisés de Kashiwazaki où les personnes âgées ont été les plus touchées. Sept bâtiments de la Marine japonaise croisaient au large de la région de Niigata. 450 militaires avaient également été dépêchés en renfort pour participer aux opérations de ravitaillement en eau et en nourriture des préfectures de Niigata et de Nagano où la circulation reste entravée par les fissures et les éboulis.

A une dizaine de jours des sénatoriales du 29 juillet où il arrive avec une popularité extrêmement ébréchée, le Premier ministre Shinzo Abe, s’est montré sur les lieux du séisme dès lundi, ordonnant à son cabinet «d'agir sans délai» pour venir en aide aux sans-abris. Pour sa part, Tepco, a déjà vu ses titres chuter en bourse mercredi, lorsque le ministre du Commerce lui a interdit de relancer les réacteurs de Kashiwazaki-Kariwa qui représentent environ 7% de ses capacités de production d’électricité. «Je crois que l'on ne peut faire fonctionner les centrales nucléaires qu'avec la confiance de la population», a lancé le Premier ministre Shinzo Abe en ajoutant à l’endroit de Tepco : «Si un incident se produit, il faut qu'ils en rendent compte dans le détail et avec rapidité et nous devons les amener à refléter fidèlement cet incident». Question d’image, la vérité nucléaire restant quant à elle à la discrétion des experts.

piqué au tas sur www.rfi.fr/actufr

2007 - Le séisme au Japon ravive la peur du nucléaire

STÉPHANE KOVACS (avec AFP, AP, Reuter)
14/10/2007 | Mise à jour : 18:43
AU LENDEMAIN d'un violent tremblement de terre qui a fait neuf morts et provoqué des fuites radioactives dans la plus puissante centrale du monde, le Japon s'inquiétait hier de la solidité de ses installations nucléaires. L'épicentre du séisme, de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter, était situé à quelques kilomètres seulement de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, dont les sept réacteurs, d'une puissance totale de 8 212 mégawatts, alimentent en électricité la mégapole de Tokyo, 250 km plus au sud. Pas moins de cinquante dysfonctionnements ont été identifiés hier dans la centrale !
Selon Tokyo Electric Power (Tepco), la compagnie qui l'exploite, cette centrale respecte scrupuleusement les normes parasismiques nippones très strictes. Mais la compagnie a avoué hier que le séisme s'était révélé plus fort que ce qu'étaient censés supporter ses réacteurs. Lundi, un incendie avait éclaté dans un transformateur, sans être immédiatement circonscrit. Hier, Tepco a annoncé qu'une centaine de fûts contenant des déchets faiblement radioactifs étaient tombés, et que « plusieurs » avaient perdu leur couvercle. Seule la moitié de ces fûts avaient été inspectés hier, et l'on ne sait pas encore si l'incident a eu des conséquences sur l'environnement ou la population. Tepco a aussi admis que 1 200 litres d'eau légèrement radioactive avaient fui d'un des réacteurs. « Je reconnais qu'il y a eu une certaine inefficacité dans nos mesures d'extinction », s'est excusé le président de Tepco, Tsunehisa Katsumata, après s'être fait réprimander par le ministre de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie, Akira Amari.
35 % de l'électricité du pays
Les autorités n'ont pas caché leur inquiétude au sujet du temps de réaction de Tepco. « On ne peut faire fonctionner les centrales nucléaires qu'avec la confiance de la population », a déclaré le premier ministre, Shinzo Abe. La lenteur à régler l'incident « pourrait amener les gens à ne plus faire confiance à l'énergie nucléaire », a renchéri le ministre de l'Économie. « Nous devons apporter une réponse sans fard en examinant soigneusement la façon dont le séisme a dépassé les normes de résistance (des réacteurs) prévues », a affirmé pour sa part le porte-parole du gouvernement.
Toutefois, selon Koji Omamoto, spécialiste du nucléaire à l'université de Tokyo, l'incident était mineur. « Certes, un incendie n'est pas censé se déclarer, mais ce qui est arrivé n'a rien à voir » avec une catastrophe comme Tchernobyl, plaide-t-il, rappelant que les réacteurs japonais « sont globalement sûrs, car le Japon a probablement les normes antisismiques les plus strictes du monde ».
Mais l'incident risque de nourrir l'aversion de l'opinion japonaise à l'égard du nucléaire, industrie qui produit 35 % de l'électricité du pays mais qui est régulièrement blâmée pour son manque de transparence. En 2003, la centrale de Kashiwazaki-Kariwa avait été fermée sur ordre des autorités et pour vérifications pendant quarante jours, après que Tepco eut admis avoir falsifié ou ignoré à vingt-neuf reprises des conclusions d'inspecteurs faisant état de fissures dans les réacteurs. Deux ans plus tôt, lors d'un référendum, les 3 589 électeurs du village de Kariwa s'étaient prononcés à 54 % contre l'utilisation dans la centrale de plutonium recyclé (MOX), que les écologistes jugent plus dangereux que l'uranium en cas d'incident. Tepco s'était incliné face au résultat du vote.
L'industrie nucléaire a subi une nouvelle avalanche de reproches ces derniers mois, plusieurs compagnies ayant reconnu avoir caché des dizaines d'incidents, certains « critiques », entre 1978 et 2002. Toutefois les autorités n'ont pas l'intention de renoncer à cette énergie : treize réacteurs sont en construction au Japon.

piqué au tas sur www.lefigaro.fr/international/2007/07/18


Séisme atomique au Japon.
Le nucléaire civil ébranlé dans le monde.

 

Premier bilan par le Réseau "Sortir du nucléaire"
(25 juillet 2007)

 

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Vue sur la centrale japonaise après le séisme du 16 juillet  © AP

 

Que s’est-il passé ?


Le 16 juillet à 10h13, la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, située dans le Nord-Ouest du Japon, qui abrite 7 réacteurs nucléaires[1] d’une puissance cumulée de 8 212 MWé[2], a été frappée par un séisme très important de magnitude 6.8 sur l’échelle de Richter.[3] La violence du séisme est à mettre en lien avec la grande proximité de l’épicentre du séisme, à 9 kilomètres seulement des réacteurs. Ce séisme a fait au 25 juillet 11 victimes et plus de 1800 blessés, dont la plupart dans la ville de Kashiwazaki contiguë à la centrale.
7 personnes ont été blessées dans l’enceinte de la centrale nucléaire. 4 réacteurs étaient en fonctionnement lors du séisme et ont été arrêtés en urgence[4], les trois autres réacteurs étaient en arrêt pour inspection. Cette centrale nucléaire, qui est la plus grande au monde par sa puissance, appartient à la Tokyo Electric Power Company (Tepco), le premier producteur d’électricité du Japon, éclaboussé récemment par de nombreux scandales.

La centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kawira n’a pas été conçue pour résister à la violence du séisme du 16 juillet. Au Japon, les centrales nucléaires doivent supporter un tremblement de terre de magnitude 6.5 or les secousses du séisme du 16 juillet étaient trois fois supérieures à cette norme. Les sept réacteurs ont tous subi des secousses supérieures aux secousses maximales prévues.[5] La centrale a été très abîmée et plusieurs rejets incontrôlés de radioactivité ont eu lieu. Selon la chaîne de télévision NHK, le réacteur n°1 a subi les plus fortes secousses jamais enregistrées par un réacteur nucléaire au Japon, justement en raison de la proximité de l’épicentre. Le réacteur n° 2, qui était en fonctionnement pendant le tremblement de terre, a subi des accélérations sismiques[6] trois fois et demi plus fortes que ce qu’il pouvait théoriquement affronter.[7] Ce réacteur était d’autant plus vulnérable qu’il était en cours de démarrage : le combustible nucléaire contient alors le maximum de matière fissile. C’est une phase délicate du fait de la forte réactivité initiale du combustible, qui doit être surveillée de près pour éviter tout emballement du réacteur. Exercice délicat pendant un séisme de magnitude 6.8.

 

 

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Derrière la route crevassée, la centrale de Kashiwazaki © AP

 

La centrale a subi des dégâts importants


Le 24 juillet, TEPCO répertoriait après le tremblement de terre, 67 incidents dans la centrale dont 15 concernaient les installations nucléaires.[8]
Parmi les incidents les plus graves, un incendie s’est déclaré sur un transformateur du réacteur n°3 qui a brûlé pendant deux heures avant d’être éteint par les pompiers. Ce feu lié à l’huile isolante présente dans le transformateur aurait été provoqué par l’affaissement du sol de 50 cm. Les canalisations d’eau pour lutter contre les incendies, endommagées par le séisme, étaient indisponibles. La centrale ne possédait pas d’extincteurs adéquats pour lutter contre les feux de produits à base de pétrole bien qu’on y trouve des centaines de milliers de litres de fuel pour alimenter les générateurs de secours des réacteurs nucléaires. Il a donc fallu attendre l’arrivée de ces produits pour combattre l’incendie. Dès lors les employés de la centrale sont restés impuissants devant l’incendie, attendant les pompiers qui n’arrivaient pas. L’exploitant a déclaré avoir appelé les pompiers mais la ligne était occupée ![9] Ce 16 juillet était un jour férié national au Japon, et seuls 17 pompiers étaient de permanence dans la ville de 95 000 habitants de Kashiwasaki dévastée par le séisme. On se doute que les pompiers devaient être très occupés. Cinq pompiers d’astreinte arriveront au bout d’une heure pour éteindre le feu.
Il y a deux ans, l’AIEA [10] avait mis en garde Tepco sur  l’insuffisance de ses moyens de lutte contre le feu mais il semble que ça n’ait pas eu beaucoup d’effet sur l’exploitant. Selon les pompiers de Kashiwasaki, il s’agissait du troisième incendie cette année dans cette centrale. En avril dernier, il avait fallu trois heures à la centrale pour signaler un départ de feu aux pompiers de la ville.21 ans après la catastrophe de Tchernobyl, dans un des pays les plus développés au monde, le risque incendie dans une centrale nucléaire est totalement négligé alors que le feu peut conduire à l’accident majeur.

 

 

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Incendie d’un des transformateurs du réacteur n°3.

 

Où sont les pompiers ?


Hormis ce transformateur, cinq autres ont été fortement détériorés et présentaient des fuites d’huile. Des inspecteurs gouvernementaux en visitant la centrale accidentée ont déclaré que si un seul transformateur avait pris feu, c’était uniquement "par chance". [11]
Dès que les quatre réacteurs nucléaires en fonctionnement lors du séisme ont été arrêtés en urgence, il était vital de refroidir les cœurs des réacteurs car des réactions de fission se poursuivaient et dégageaient une chaleur d’une très grande intensité. Celle-ci aurait suffi à faire fondre le cœur et à rejeter des quantités importantes de radioactivité dans l’environnement. [12] Pour l’instant, Tepco n’a pas expliqué si les quatre réacteurs ont pu être refroidis grâce à une alimentation électrique extérieure ou bien seulement par des générateurs de secours. Les transformateurs défectueux ont pu provoquer une perte d’alimentation électrique extérieure des réacteurs, le risque de fusion des cœurs nucléaires aurait alors été augmenté. A noter qu’une ligne à haute tension a été coupée dans la centrale pendant le séisme.

Les bâtiments abritant les réacteurs nucléaires doivent être construits à même la roche, selon les normes antisismiques japonaises mais ce n’était pas le cas des bâtiments auxiliaires qui ont subi de forts dégâts. La route qui traverse la centrale a été coupée. A certains endroits, le sol de la centrale nucléaire a subi des affaissements allant jusqu’à 1.60 m qui expliquent notamment les dégâts importants dans les transformateurs. [13] Les conduites reliées aux cheminées d’évacuation des gaz et des particules radioactives se sont déplacées sur cinq réacteurs. Le bâtiment du réacteur n°1 a été éventré.

 

 

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Vue sur la route qui traverse la centrale. © AP

 

 

Les sept piscines de désactivation [14], dans lesquelles sont immergés les combustibles nucléaires usés pour qu’ils refroidissent, ont toutes débordé. Une caméra de surveillance a filmé des vagues de plus d’un mètre de hauteur lors du séisme, dans la piscine du réacteur n°3 qui abritait du combustible au plutonium. [15] Le combustible usé n’est pas un matériau anodin, il est brûlant de radioactivité. S’il n’est pas refroidi en permanence, il peut entrer en fusion et relâcher en masse de la radioactivité comme cela s’est passé à la centrale de Paks en Hongrie en 2003. Il est aujourd’hui impossible de savoir dans quel état se trouve le combustible usé dans les piscines des réacteurs.

 

Rejets incontrôlés de radioactivité : plus de 400 millions de becquerels [16] rejetés dans l’environnement

 

La piscine du réacteur n° 6 a laissé s’échapper au moins 1200 litres d’eau radioactive [17]dans la mer du Japon mais un responsable de Tepco a annoncé qu’une quantité nettement plus importante avait dû fuir. [18]
On a découvert aussi deux autres fuites d’eau radioactive dans les sous-sols du réacteur. [19] La cheminée du  réacteur 7 a laissé échapper des particules radioactives pendant apparemment trois jours car un employé avait oublié d’éteindre la ventilation de la turbine du réacteur. Il s’agit de rejets colossaux : 400 MBq [20], c’est-à-dire 400 millions de becquerels d’iode 131, d’iode 133, de cobalt 60 et de chrome 51 qui se sont échappés de cette cheminée à cause d’une erreur humaine. Les rejets d’iodes ont duré trois jours. Tous ces éléments radioactifs présentent un risque pour la santé humaine. De plus, ces émissions pourraient indiquer une détérioration du combustible dans le réacteur.
Dans les sous-sols du réacteur n°1, une fuite de 1670 litres d’eau radioactive a été découverte mais l’exploitant n’a donné aucune information sur la radioactivité du rejet.
Plusieurs centaines de fûts de déchets radioactifs ont été renversés et plusieurs dizaines se sont ouverts : là non plus, aucune information sur la radioactivité rejetée.

 

 

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Fûts de déchets radioactifs renversés dans la centrale de Kashiwazaki. © AP

 

 

Enfin, Tepco a annoncé neuf jours après le séisme que le bâtiment du réacteur n°1 a été inondé par une fuite de 2 millions de litres d’eau à cause d’une canalisation incendie percée lors de l’affaissement du sol à proximité du réacteur. [21] L’équivalent du contenu de 5 piscines de 25 mètres s’est engouffré dans un bâtiment supposément étanche qui abrite une cuve chargée de combustible nucléaire. L’industriel a annoncé une "faible" contamination de l’eau sans en dire plus.

Comme les industriels du nucléaire en ont l’habitude, Tepco a déclaré, dans les heuresqui ont suivi le séisme, que la radioactivité échappée sans contrôle ne présentait aucun risque. Mais rien ne le prouve puisque l’exploitant n’a toujours pas livré d’informations suffisantes pour évaluer le risque sanitaire réel et n’a pas, semble-t-il, effectué de campagne de prélèvements d’échantillons dans l’environnement de la centrale pour analyser la radioactivité dégagée lors du séisme. Hormis pour les rejets de la cheminée du réacteur n° 7 et de la piscine de combustible usé, Tepco a gardé le silence sur la nature des éléments radioactifs échappés et la radioactivité des fuites n’est pas toujours chiffrée. Immédiatement après le séisme, le site web de Tepco qui informait les habitants vivant à proximité des réacteurs des mesures de la radioactivité dans la centrale a cessé de fonctionner pendant 56 heures. Voici une coïncidence malheureuse.
On ignore toujours dans quel état est la zone la plus sensible des réacteurs, les cœurs nucléaires. Le 25 juillet, les cuves n’avaient toujours pas été inspectées [22]. Tepco a déclaré que l’inspection ne serait pas possible avant septembre prochain.

 

Dormez, braves gens !

 

Il semble que le séisme du 16 juillet n’ait pas eu raison de l’inébranlable culture du mensonge de Tepco, qui a d’abord affirmé qu’il n’y avait eu qu’un incendie de transformateur et aucune fuite de radioactivité. Douze heures après le séisme, l’industriel annonçait une fuite radioactive de 1.2 litre puis rapidement le volume de cette fuite a été multiplié par 1000. Il est tout de même étonnant que l’exploitant n’arrive pas à déterminer le volume d’eau radioactive qui a pu s’échapper de la piscine de combustible usé, alors qu’il suffit de comparer le volume de la piscine avant la fuite et après …
Par la suite, on a aussi appris que des centaines de fûts de déchets radioactifs se sont renversés. Il faudra attendre quatre jours pour que Tepco annonce 5 fuites de radioactivité et 67 incidents différents. Un peu tard pour protéger les 95 000 habitants de Kashiwazira, dont l’agglomération se situe à proximité immédiate de la centrale ébranlée. L’industriel a justifié ses hésitations par le fait que le personnel avait été évacué des lieux lors du séisme et n’avait donc pas pu mesurer la radioactivité. On retrouve ici le mélange, malheureusement bien connu en France, de dissimulation d’informations, de mensonges, d’incompétence et d’impréparation propres aux industriels du nucléaire. Les déclarations contradictoires de Tepco ont renforcé la méfiance des Japonais envers une industrie nucléaire qui connaît des scandales à répétition. L’entreprise a ainsi avoué en 2002 avoir dissimulé des informations 29 fois dans des rapports d’inspection sur la sûreté de ses réacteurs nucléaires. [23] Les 17 réacteurs nucléaires de l’industriel ont alors été arrêtés pour inspection.
En 2007, Tepco a avoué 200 nouvelles falsifications d’informations concernant ses réacteurs nucléaires depuis trente ans. [24]
Les tergiversations sur le bilan du séisme du 16 juillet pourraient coûter très cher à Tepco. Le Premier ministre japonais a critiqué les manquements dans l’information du  public et le ministre de l’Industrie japonais a vertement rappelé à l’ordre l’entreprise dès le lendemain du séisme. L’arrêt de la centrale coûtera à l’exploitant au moins un milliard d’euros. Les autorités de la région frappée par le séisme estiment que la peur des consommateurs japonais d’une contamination des produits agricoles locaux pourrait provoquer une perte supérieure au milliard d’euros. [25]

Il y a une faille sismique active sous la centrale nucléaire

 

Selon l’Agence japonaise de météorologie, une faille active court maintenant sous la plus grande centrale nucléaire du monde. [26] C’est la répartition des répliques après le séisme qui a permis de localiser la faille. Une faille active est une fracture de l’écorce terrestre le long de laquelle se produisent des tremblements de terre. Cette faille n’avait pas été révélée par les sondages de prospection réalisés avant la construction des réacteurs. En 2005, la Haute cour de justice de Tokyo a rejeté la plainte de 33 habitants de Kashiwazaki qui remettaient en cause la fiabilité des études de risque sismique de la centrale. Cette même cour a aussi statué négativement sur la possibilité qu’une faille active sous la centrale existe et qu’elle puisse provoquer un accident lors d’un violent séisme. [27]
La centrale de Kashiwazaki est fermée pour une année selon le quotidien Nikkei mais la centrale d’Onagawa a été fermée deux ans suite à un séisme en 2005 qui avait provoqué moins de dégâts. Pour redémarrer la centrale, Tepco devra prouver au gouvernement que les structures des réacteurs n’ont pas été abîmées irréversiblement. Elle devra aussi prouver que la centrale résisterait à un séisme encore plus puissant. C’est une gageure. Il est probable que ces réacteurs ne redémarreront jamais.

 

Un séisme sous la centrale ne laisserait aucune chance aux réacteurs nucléaires.

 

Selon Katsuhiko Ishibashi, un sismologue réputé au Japon, le monde est passé tout près d’un "Genpatsu-Shintsai" [28], c’est-à-dire de la combinaison d’un violent tremblement de terre et d’un accident nucléaire avec des millions de morts à la clé et une nation à genoux.
Il est aujourd’hui évident que les normes antisismiques japonaises appliquées aux centrales nucléaires sont totalement obsolètes. Ce séisme est le troisième en deux ans qui excède ces normes dans une centrale japonaise. [29] Le risque sismique démultiplie la possibilité d’un accident majeur. Voilà pourquoi le Japon doit fermer tous ses réacteurs définitivement. Les autorités japonaises attendent-elles que leur pays soit dévasté par la radioactivité pour arrêter ces centrales ? Personne ne peut plus ignorer aujourd’hui qu’un accident nucléaire grave menace le Japon et au-delà, toute l’Asie.

En France, le Réseau "Sortir du nucléaire" vient de dévoiler des documents internes à EDF qui démontrent que la plupart des centrales nucléaires françaises ne sont pas adaptées au risque sismique. Ces documents sont disponibles ici : http://www.sortirdunucleaire.org

 

Martin Leers
Pour le Réseau "Sortir du nucléaire"

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1. Il s’agit de réacteurs à eau bouillante (REB).

2. MWé = Méga watt électrique. 1 MW = 1 million de watt

3. Données sismiques (en anglais) : International Institute of Seismology and Earthquake Engineering : http://iisee.kenken.go.jp/special/20070716japan.htm
et Earthquake Research Institute (University of Tokyo) :
http://www.eri.u-tokyo.ac.jp/topics/niigata20070716/index...

4. Il s’agit des réacteurs 2, 3, 4 et 7.

5. Tableau comparant les accélérations sismiques subies par les réacteurs et les accélérations auxquelles ils étaient censés résister (en anglais) : http://www.tepco.co.jp/en/press/corp-com/release/betu07_e/images/070719_01.jpg

6. L’accélération sismique est un ordre de grandeur physique qui détermine précisément l’intensité d’un tremblement de terre dans un endroit donné. On la calcule en centimètre par seconde au carré (cm/s²).

7. Accélérations sismiques est-ouest subies : 606 cm/s². Normes de résistance prévues : 167 cm/s².

8. Bilan des incidents au 24 juillet par Tepco (en anglais) :
http://www.tepco.co.jp/en/press/corp-com/release/betu07_e/images/070724e1.pdf

9. La centrale ne possédait pas de ligne téléphonique dédiée pour les pompiers.
http://www.tepco.co.jp/en/press/corp-com/release/07072001... (en anglais)

10. Agence Internationale de l’Energie Atomique

11. More damage found at TEPCO plant, 23.07.07, journal Asahi (en anglais).

12. Comme dans la centrale de Three Mile Island aux Etats-Unis en 1979.

13. N-plant shows scars of quake, 23.07.07, journal Yomiuri (en anglais).

14. Piscines où la radioactivité des combustibles nucléaires usés décroît une fois sortis du réacteur.

15. Waves in pool over 1 meter high, 25.07.07, journal Yomiuri (en anglais).

16. Le becquerel est l’unité d’activité radioactive légale.

17. Cette fuite correspond à une activité de 90 000 Bq avec cobalt 58, cobalt 60 et antimoine 124.

18. Radioactive water likely flowed via electric cables after earthquake, 23.07.07, journal Asahi (en anglais).

19. Ces fuites totaliseraient une activité de 16 280 bB

20. 1 MBq= 1 Méga becquerel =1 million de becquerels

21. Water from pipe flooded reactor floor, 25.07.07, journal Asahi (en anglais)

22. N-plant likely to stay shut for long time, 24.07.07, journal Yomiuri (en anglais)

23. Tepco a dissimulé un accident qui a conduit à une réaction en chaîne incontrôlée en 1978 dans le réacteur n°3 de Fukushima mais a aussi caché l’existence de fissures dans les cuves de treize réacteurs dont ceux de la centrale de Kashiwazaki.

24. "Not Again": Yet Another TEPCO Scandal, Citizens' Nuclear Information Center (CNIC), (en anglais).

25. Niigata puts quake damage at 1.5 trillion yen and counting, 25.07.07, journal Asahi (en anglais).

26. Nuke plant may sit on fault that caused Niigata quake, 18.07.07, Kyodo News, (en anglais).

27. Japan nuclear plant suffers malfunctions, 17.07.07, AP (en anglais).

28. “Genpatsu”  signifie énergie nucléaire et “Shintsai” séisme catastrophique.

29. La centrale d’Onagawa le 16 août 2005 et la centrale de Shika le 25 mars 2007.

 

Les déconvenues de l'énergie nucléaire au Japon

www.dissident-media.org/infonucleaire


Japon: report de mise en chantier d'une usine de combustible nucléaire MOX

16/4/2009 - La société Japan Nuclear Fuel (JNFL) a annoncé jeudi un report de la mise en chantier et du démarrage d'une usine de fabrication de combustible nucléaire exploitable Mox, à partir de matériaux qui seront retraités par ses soins dans une autre usine, elle aussi en souffrance. Le lancement des travaux du site de fabrication de combustible utilisable dans les centrales nucléaires, à partir de mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium (Mox), devait initialement avoir lieu en octobre 2007, pour une entrée en exploitation en octobre 2012. Finalement, la construction ne débutera qu'en novembre prochain et l'usine ne devrait être prête que mi-2015. Cette dérive de calendrier est due à diverses mesures de précaution supplémentaires qui modifient grandement le projet, notamment pour renforcer les dispositifs parasismiques prévus. Un surcoût total de 60 milliards de yens, qui comprend aussi la réévaluation des prix des matériaux et équipements, est d'ores et déjà envisagé, qui portera l'investissement total à 190 milliards de yens (1,46 milliard d'euros au cours actuel). JNFL est parallèlement en train d'achever les préparatifs d'une autre usine, celle de retraitement (étape antérieure à la préparation d'un combustible recyclé). Mais cet autre site, situé à Rokkasho (nord), subit aussi des retards à répétition, en raison de problèmes techniques dans la dernière phase de traitement, la plus complexe, qui n'est pas encore éprouvée. Cette usine de JNFL, bâtie en partenariat avec Areva, doit aux dernières nouvelles être mise en exploitation en août prochain, après une bonne douzaine de reports successifs depuis le lancement des travaux en 1993. En attendant de disposer d'infrastructures en propre prêtes à l'emploi, le Japon fait retraiter en France son combustible nucléaire usé et préparer du mélange d'oxydes (Mox) exploitable. Une importante cargaison de Mox partie par bateaux spéciaux de Cherbourg début mars est attendue le mois prochain au Japon. Ce matériau radioactif devrait pour la première fois être exploité dans des réacteurs japonais. Jusqu'à présent, le Japon faisait revenir des déchets retraités qu'il entreposait mais n'utilisait pas dans ses centrales de combustible recyclé Mox.

 


Enerpresse, 25/3/2009:

Tepco repousse la construction d'un réacteur

Le premier électricien japonais, Tepco, vient d'annoncer le report d'un an de la construction d'un nouveau réacteur sur le site d'Higashidori, dans la préfecture d'Aomori. Ce report d'une tranche de 1 385MW, dont l'édification devait débuter en novembre, est dû à la procédure d'autorisation liée à la sûreté, précise Tepco. Bloomberg précise qu'un porte-parole a indiqué que le dossier serait étudié le 31 mars, à l'occasion du plan pour l'année fiscale 2009-2010.

 


www.enviro2b.com, 4/11/2008:

Le japonais Tecpco enregistre une perte record de 847 millions d'euros

Tokyo Electric Power (Tepco) a enregistré une perte nette record de 874 millions d'euros au premier trimestre 2008-2009. La première compagnie d'électricité nipponne doit faire face depuis juillet 2007, à la fermeture de sa grosse centrale nucléaire. Le résultat très fortement déficitaire pour la période d'avril à septembre fait suite à un résultat net positif l'an passé de 170 millions millions d'euros. Au premier trimestre, le chiffre d'affaires a néanmoins progressé de 7,6% par rapport à la même période de l'année dernière, à 23,3 milliards d'euros.

Tepco souligne une augmentation de 23,4% de ses dépenses courantes sur un an notamment liées à "une forte augmentation du coût de l'essence et des dépenses pour acheter de l'électricité", en raison de l'augmentation du prix du pétrole et de la fermeture de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Karima depuis juillet 2007

La plus grande du monde, la centrale atomique de Kashiwazaki-Kariwa est implantée au nord de Tokyo. Le site nippon est fermé depuis l'été 2007, lorsque qu'un violent séisme a créé un incendie et provoqué une légère fuite radioactive. Privé de cette importante production, Tepco achète depuis lors de l'électricité à ses concurrents pour assurer la continuité de l'approvisionnement de la mégalopole de Tokyo.

Avec ses 7 réacteurs nucléaires, la centrale de Kashiwazaki-Kariwa est la plus puissante au monde avec une capacité totale de 8.212 GW, soit 13% de la capacité globale de production de la compagnie Tepco. Désormais tous arrêtés depuis le 16 juillet 2007, ces réacteurs pourraient ne jamais redémarrer. Pour relancer ces réacteurs, Tepco devra démontrer qu'il n'y a pas eu de dommages structurels irréversibles et que la centrale pourra résister à un séisme plus important.

1,76 milliard d'euros de perte pour l'exercice. Légèrement plus optimiste qu'il y a quelques mois, la direction de Tepco prévoit une perte nette de 1,76 milliard d'euros à la fin de l'exercice 2008-2009, fin mars, pour un chiffre d'affaires en hausse de 10%.

 


Les Echos, 2/5/2008:

Electricité: le leader japonais enregistre sa première perte en vingt-huit ans

Tepco, la première compagnie électrique au Japon, ne se remet pas de l'arrêt brutal de sa centrale nucléaire de Kashiwazaki-Karima après le tremblement de terre de juillet 2007. C'est certainement l'une des dernières répliques du tremblement de terre de Niigata, de juillet 2007. Tokyo Electric Power (Tepco), le premier producteur d'électricité japonais et le troisième mondial derrière le russe UES et le français EDF, paie au prix fort l'arrêt brutal de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Karima, située juste à la verticale d'une faille. L'installation de 8.210 mégawatts, la plus importante du monde, avait été initialement arrêtée pour un an, le temps de faire les inspections nécessaires après la légère fuite radioactive détectée. Dix mois après le séisme, l'hypothèse d'un redémarrage semble encore bien lointaine. « Deux tranches sur les sept que compte l'installation pourraient peut-être redémarrer en 2009 », avance timidement un expert. Il s'agirait des deux dernières tranches, la 6 et la 7, de 1.356 MW chacune, plus modernes et mieux protégées contre les secousses sismiques. Pour Tepco, le coût est doublement difficile à supporter. Non seulement, il a dû inscrire dans ses comptes une perte exceptionnelle de 269,2 milliards de yens, pour financer les réparations, mais il a dû trouver des solutions alternatives pour amortir la perte d'exploitation et donc de production. Il a paré au plus pressé en redémarrant de vieilles centrales au charbon et au fioul. Le groupe a donc dû importer davantage en prévision des 14 % supplémentaires de combustible qu'il a dû brûler. En outre, il a consommé près de 20 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié. Rien d'étonnant alors qu'il soit confronté, pour la première fois en vingt-huit ans, à une perte pour l'exercice 2007-2008. Celle-ci est de 150 milliards de yens contre un bénéfice l'an dernier de 298 milliards. En outre, alors que son résultat opérationnel a chuté de 75 %, à 136 milliards de yens, l'électricien prévient déjà que le premier semestre sera lui aussi dans le rouge. Pour lui, la hausse attendue des tarifs de l'électricité ne devrait pas régler le problème. La hausse du coût de l'énergie pénalise tous les électriciens, malgré les réajustements réguliers de tarifs. Ainsi, Kansai Electric Power, le numéro deux japonais, affiche lui aussi une baisse de son résultat opérationnel à 187 milliards de yens contre 272 milliards un an plus tôt. Le scénario est identique pour Kyushu Electric Power, dont le résultat opérationnel est abaissé à 106 milliards de yens, contre 155 milliards un an plus tôt.


Tepco déficitaire en 2007-08 à cause d'une centrale nucléaire arrêtée après un séisme

30/4/2008 - La grosse compagnie d'électricité japonaise Tokyo Electric Power (Tepco) a fait état mercredi d'une très importante perte nette pour l'exercice 2007-2008 à cause de la paralysie de sa centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, endommagée par un puissant séisme en juillet. Au terme de l'année budgétaire achevée le 31 mars, Tepco a subi un déficit net de 150,11 milliards de yens (960 millions d'euros), très légèrement en-deçà de ses dernières prévisions (155 milliards), mais nettement plus important que son estimation initiale (95 milliards). Tepco avait dégagé un bénéfice net de 298 milliards de yens l'année précédente. La dégringolade du résultat net s'explique, selon le groupe, par des frais extraordinaires de 175 milliards de yens (1,13 milliard d'euros) dus à la fermeture depuis juillet, et pour une durée indéfinie, de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa (centre), la plus grande du monde (8.212 mégawatts), touchée par une secousse tellurique dépassant les normes selon lesquelles elle a été bâtie. Entre avril 2007 et mars 2008, Tepco a totalisé un chiffre d'affaires de 5.479,38 milliards de yens, en progression de 3,7% sur un an grâce à l'augmentation des revenus tirés de l'électricité fournie aux foyers et entreprises. Cependant, son profit d'exploitation a dévissé de 75,2% à 136,04 milliards de yens à cause de la fermeture de la centrale abîmée, raison majeure qui a obligé Tepco à acheter de l'électricité aux autres compagnies nippones pour subvenir aux besoins. S'est ajouté à cela un autre facteur négatif: le prix plus élevé des combustibles. La contraction des frais de personnels grâce à des modifications du système de retraite n'a évidemment pas suffi à contre-balancer l'explosion des dépenses. Pour l'exercice en cours qui sera clos le 31 mars 2009, Tepco s'attend à un chiffre d'affaires en progression de 6,8% sur un an à 5.850 milliards de yens. La compagnie n'a toutefois pas fourni de précisions concernant le bénéfice net consolidé annuel "en raison de la difficulté d'estimer les frais auxquels le groupe va devoir faire face, n'étant pas, à l'heure actuelle, en mesure de présenter un plan de relance de la centrale à l'arrêt".


Tepco s'enfonce dans le rouge à cause de sa centrale nucléaire endommagée

30/1/2008 - La compagnie d'électricité japonaise Tokyo Electric Power (Tepco) a lourdement aggravé mercredi sa prévision de perte nette pour l'exercice 2007-2008 à cause de la paralysie de sa centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, endommagée par un séisme en juillet. Pour l'ensemble de l'exercice, qui s'achèvera fin mars, Tepco prévoit désormais une perte nette de 155 milliards de yens (environ 1 milliard d'euros) alors qu'il ne tablait auparavant que sur une perte de 95 milliards. Au troisième trimestre (octobre-décembre), la perte nette du groupe s'est élevée à 3 milliards de yens (19 millions d'euros), contre un bénéfice net de 254,8 milliards au cours de la même période de 2006-2007, selon un communiqué. Toujours au troisième trimestre, le chiffre d'affaires de Tepco, la première compagnie d'électricité privée du monde, a augmenté de 2,4% à 3.971,8 milliards (25,62 milliards d'euros). Tepco n'a pas publié son résultat d'exploitation. La dégringolade du résultat net s'explique, selon le groupe, par une perte extraordinaire de 175,2 milliards de yens (1,13 milliard d'euros) due à la fermeture depuis juillet, et pour une durée indéfinie, de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa (centre), la plus grande du monde (8.212 mégawatts). Cette centrale avait été endommagée par le violent séisme de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter qui avait ravagé la région le 16 juillet. Un incendie avait détruit un transformateur, et de l'eau légèrement radioactive s'était déversée accidentellement dans la mer du Japon voisine. Selon le gouvernement japonais, cette centrale, qui joue un rôle clé dans l'approvisionnement en électricité de la mégalopole de Tokyo, pourrait rester fermée pendant au moins deux ans, le temps que des milliers de vérifications soient réalisées. Une équipe de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) effectuait cette semaine une mission d'inspection sur place.



Tepco va plonger dans le rouge en 2007/08 à cause de sa centrale nucléaire endommagée

31/10/2007 - La première compagnie d'électricité japonaise, Tokyo Electric Power (Tepco), a annoncé mercredi qu'elle allait terminer l'exercice 2007-2008 dans le rouge à cause du violent séisme qui, en juillet, a endommagé et entraîné l'arrêt indéfini de sa principale centrale nucléaire. Tepco, la plus grosse compagnie d'électricité privée du monde, prévoit une perte nette de 95 milliards de yens (580 millions d'euros) en 2007-2008, alors qu'elle tablait initialement sur un bénéfice net de 65 milliards. Tepco a également abaissé à 65 yens par action sa prévision de dividende pour l'exercice en cours, contre 70 yens initialement attendus. Le groupe a été obligé de fermer pour une durée indéterminée sa centrale atomique de Kashiwazaki-Kariwa (centre), qui a subi de légères fuites radioactives et un incendie lors d'un puissant séisme le 16 juillet. Tepco calcule que l'arrêt de cette centrale, la plus grande du monde, lui coûtera 603,5 milliards de yens (3,68 milliards d'euros) en 2007-2008 en frais d'inspection et de réparation, en achats d'électricité à ses concurrents pour compenser ses pertes de capacités de production, etc. La compagnie ne prévoyait auparavant qu'un impact négatif de 282 milliards. Pour le premier semestre 2007-2008, Tepco a annoncé un bénéfice net en baisse de 88,0% sur un an à 21,2 milliards de yens, pour un chiffre d'affaires en hausse de 2,8% à 2.677,1 milliards. Ses ventes d'électricité au cours du semestre ont augmenté de 2,3% sur un an à 148 milliards de kilowatts/heure, les Japonais ayant fait tourner leurs climatiseurs à fond cet été en raison des températures particulièrement torrides. Le phénomène, allié à la fermeture de la centrale nucléaire, a d'ailleurs failli provoquer une pénurie de courant à Tokyo en août.

 

 

19/7/2007:
La plus grande centrale nucléaire du Japon Kashiwazaki-Kariwa fermée pour un an après un violent séisme

 

 

Enerzine, 3/5/2007:

Les centrales nucléaires japonaises [à l'arrêt sont] à l'épreuve des secousses

Le 25 mars 2007, un séisme de magnitude 6,9 a secoué la péninsule de Noto dans le centre du Japon provoquant d'importants dégâts matériels. Les secousses provenaient d'une faille active et l'hypocentre était à 11km de profondeur.

La centrale nucléaire de Shika située à 21 km de l'épicentre possède deux réacteurs nucléaires mis en service en 1993 pour le premier (R1) et en 2006 pour le deuxième (R2). Cette centrale est malheureusement populaire pour les divers problèmes qu'elle a connu depuis sa création. En 1999, le ministère de l'économie, du commerce et de l'industrie (METI) avait ordonné l'arrêt immédiat du R1 suite à un accident de criticité.

En 2006, c'est le tribunal local de Kanazawa qui avait demandé l'arrêt du R2 pour "prévenir la population d'un risque d'irradiation en cas d'accident dû à un séisme". La Hokuriku Electric Power Company qui possède la centrale avait fait appel de cette décision.

Les secousses enregistrées de 25 mars dernier étaient de période 0,625s pour une accélération de 7,11 m/s2 soit presque deux fois les 3,74 m/s2 prévus dans la conception des réacteurs. Les études préliminaires à construction des réacteurs avaient en effet très largement sous estimé le risque sismique de la région. La compagnie électrique a remis un rapport le 19 avril affirmant que ces faits ne remettaient aucunement la sécurité du site en question. Le METI a approuvé ces conclusions.

On peut cependant noter qu'au moment du séisme, les deux réacteurs étaient à l'arrêt pour cause de travaux et que des dégâts mineurs ont tout de même été constatés dans le reste du site. La Hokuriku Electric Power Company prévoit la révision de ses estimations du risque sismique ainsi que des mesures qui les accompagnent.

C'est la troisième fois que des secousses excédant les limites de résistance frappent une centrale nucléaire japonaise sans que de réelles mesures d'amélioration ne soient prises.

 


L'internaute, 10 avril 2007:

L'industrie nucléaire japonaise fait voeu de transparence

Les industriels du secteur nucléaire japonais ont appelé mardi à une profonde analyse des erreurs et incidents survenus dans les centrales nippones, pour garantir la sécurité et l'acceptation de l'énergie atomique par les populations.
"Si nous ne faisons pas la lumière sur les problèmes du passé, l'usage de l'énergie nucléaire n'a pas d'avenir. J'invite toutes les parties concernées à faire corps dans cet objectif", a déclaré le président du Forum de l'industrie atomique japonaise (JAIF), Takashi Imaii.
"Nous ne gagnerons pas la confiance des citoyens si de tels problèmes se produisent à nouveau, faute d'avoir retenu les leçons du passé", a-t-il prévenu en ouverture de la conférence annuelle du JAIF, qui réunissait 1.500 participants à Aomori, dans le nord du Japon.
Plusieurs compagnies d'électricité japonaises ont récemment avoué que des incidents, y compris au stade "critique", avaient eu lieu dans leurs centrales entre 1978 et 2002, mais que les faits avaient été dissimulés au public et aux autorités. Une vaste enquête est en cours.
"La sécurité est la première priorité. Sans elle, pas d'énergie", a également reconnu le gouverneur d'Aomori, Shingo Mimura, après un plaidoyer pour le nucléaire, industrie phare de sa région.
La préfecture d'Aomori héberge l'usine de retraitement nippone en cours de tests, et s'apprête à accueillir un site satellite du projet de réacteur international de fusion thermonucléaire expérimental (ITER).
"Il est indispensable de réformer nos procédures de contrôles réguliers", a pour sa part assuré le président du Comité de l'énergie atomique japonais, Shunsuke Kondo, souhaitant atteindre un niveau d'excellence international.
"Ensemble le Japon et les USA exploitent plus d'un tiers des réacteurs atomiques du monde. Nous sommes les gardiens du temple des technologies du cycle nucléaire. Nous avons donc une responsabilité particulière et nous devons établir des normes très élevées de sûreté et de sécurité", a renchéri le président de la Commission de la régulation nucléaire américaine, Dale Klein.


Peut-être un incident "critique" dans une centrale nucléaire en 1978

22/03/2007 - La compagnie d'électricité japonaise Tepco (Tokyo Electric Power Co.) a indiqué jeudi qu'il était possible qu'un incident soit survenu dans l'une de ses centrales en 1978 et ait atteint un stade critique. Un porte-parole de Tepco, n°1 du secteur au Japon, a déclaré que des barres de combustible nucléaire étaient tombées dans le coeur d'un réacteur de l'unité n°3 de la centrale électrique de Fukushima Daiichi et pouvaient avoir provoqué une réaction de fission nucléaire spontanée. Tepco tiendra une conférence de presse à 18h00 (09H00 GMT).


Japon/nucléaire: des compagnies avouent des incidents en 1988 et 1991

TOKYO (19 mars 2007) - Deux compagnies d'électricité japonaises ont reconnu lundi des incidents dans leurs centrales nucléaires survenus en 1988 et 1991 et non rapportés aux autorités, à l'instar d'une autre compagnie blâmée par le gouvernement la semaine passée.
Chubu Electric Power et Tohoku Electric Power, qui exploitent des installations dans le centre et le nord du Japon, ont avoué dans des communiqués avoir masqué la survenue de ces incidents mineurs. Elles ont dans le même temps affirmé qu'elles avaient alors géré la situation avant le stade critique (réaction en chaîne incontrôlable), et que personne n'avait été accidentellement irradié. Cet acte de contrition intervient alors que le ministère japonais de l'Economie a ordonné la semaine dernière l'arrêt immédiat, aux fins de vérifications de sécurité, d'une centrale nucléaire de Hokuriku Electric Power dans le nord du pays en raison d'un incident sérieux survenu en 1999, mais jusqu'ici dissimulé par ses responsables. A la suite d'une fausse manoeuvre ainsi que d'une défaillance du système de sécurité, une réaction nucléaire en chaîne s'était déroulée de façon incontrôlée pendant 15 minutes. Cet accident, soigneusement gardé secret pendant huit ans, n'a été découvert que récemment par les autorités nippones de sécurité nucléaire.

 

Japon: remise en route du réacteur de Mihama après l'accident mortel de 2004

10 janvier 2007 - Le réacteur N°3 de la centrale nucléaire japonaise de Mihama (ouest de Tokyo) a été remis en route à des fins commerciales mercredi, plus de deux ans et demi après avoir été fermé suite à un accident mortel, a annoncé la compagnie électrique opératrice de la centrale. Aucun problème n'a été signalé après la remise en route du réacteur mercredi après-midi, a indiqué Ryuichi Suehiro, porte-parole de la société Kansai Electric Power. Le réacteur était fermé depuis août 2004, date à laquelle un accident avait fait cinq morts et six blessés.

Japon: un réacteur nucléaire s'arrête à cause d'un éclair, pas de fuite radioactive

26 décembre 2006 - Un réacteur nucléaire situé au nord du Japon s'est automatiquement arrêté tôt mercredi matin après qu'un éclair eut frappé la ligne à haute tension qui alimentait l'installation, a déclaré l'Agence japonaise de l'énergie atomique. Il n'y a pas eu de fuite radioactive ni de dégâts, a-t-elle ajouté. Le réacteur expérimental [à neutrons rapides], baptisé Joyo ce surgénérateur est situé [à 30 km de Tokaimura] dans l'enceinte du Centre de développement et de recherche O-arai de l'Agence japonaise de l'énergie atomique à Ibaraki s'est arrêté peu avant 1h00 du matin mercredi (16h00 GMT mardi) après qu'un éclair eut frappé la ligne électrique qui alimente le réacteur, a indiqué l'Agence dans un communiqué. Le courant a été rétabli dans la ligne électrique une heure et demie plus tard, a-t-elle ajouté. Aucune autre installation du site n'a été touchée.

Fuite de vapeur radioactive dans une centrale du nord du Japon: aucun dégât prévisible

TOKYO (11/8/06) - Une quantité négligeable de vapeur radioactive s'est échappée d'une centrale nucléaire du nord du Japon, ne provoquant aucun dégât à l'environnement, a annoncé la firme Tokyo Electric Power, vendredi.
Une augmentation du niveau de tritium a été détectée au cours d'un prélèvement d'air près de la centrale, et l'opérateur a ensuite découvert que de la vapeur radioactive s'échappait de la centrale Fukushima Daiichi, située à environ 240 kilomètres au nord-est de Tokyo, a précisé Tokyo Electric Power.

La justice japonaise ordonne l'arrêt d'un réacteur nucléaire (risque sismique)

24/03/2006 - Un tribunal japonais a ordonné vendredi, pour la première fois, l'arrêt d'un réacteur nucléaire dont les capacités de résistance aux tremblements de terre étaient mises en doute par des riverains. "La structure architecturale du réacteur sous-estime les dommages que pourraient provoquer un tremblement de terre", a estimé le juge Kenichi Ido, du tribunal de Kanazawa (centre), en ordonnant l'arrêt du réacteur numéro deux de la centrale nucléaire de la compagnie Hokoriku Electric Power. "Il est à craindre que les riverains soient exposés à des radiations en cas d'accident dû à un séisme supérieur aux estimations de la compagnie", a jugé le magistrat, qui a donné droit à une requête présentée par 130 plaignants.
Hokoriku Electric Power a annoncé qu'elle ferait appel, ce qui devrait lui permettre de poursuivre pour le moment l'exploitation de son réacteur de 1 358 mégawatts, inauguré le 15 mars dernier.
Le Japon, qui est situé à la jonction de quatre plaques tectnoniques, subit 20% des secousses telluriques les plus violentes enregistrées dans le Monde. Les centrales nucléaires du pays sont conçues pour s'arrêter immédiatement de fonctionner dès qu'un séisme d'une certaine importance est ressenti.
C'est la première fois qu'un tribunal japonais ordonne l'arrêt d'un réacteur nucléaire en activité.
En janvier 2003, un tribunal avait bloqué le redémarrage du réacteur nucléaire expérimental de Monju (centre), arrêté depuis un accident en 1995, mais cette décision a été annulée en mai dernier par la Cour suprême du Japon.
Quelque 30% de l'électricité produite au Japon provient du nucléaire.
Mais la population nippone est de plus en plus hostile à l'énergie atomique depuis un accident dans lequel deux personnes avaient été tuées et quelque 600 autres exposées à des radiations dans l'usine d'uranium de Tokaimura, au nord-est de Tokyo, en 1999.

 

Incendie dans une centrale nucléaire de l'ouest du Japon: pas de fuite radioactive

TOKYO (22/3/06) - Un incendie qui s'est déclaré mercredi soir dans une centrale nucléaire de l'ouest du Japon a entraîné l'hospitalisation de deux ouvriers ayant inhalé les fumées mais n'a pas provoqué de fuite radioactive, selon des responsables locaux.
L'incident s'est produit sur un site d'incinération des déchets de la centrale d'Ohi, située dans la préfecture de Fukui, à 380km à l'ouest de Tokyo.
Les fumées épaisses ont d'abord empêché les pompiers d'atteindre les flammes pendant près de deux heures, puis il a fallu encore deux heures pour éteindre le feu.
La société propriétaire de la centrale, Kansai Electric Power, a affirmé que le

09:38 | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

Combien de temps faudra-t-il pour que le gouvernement japonais exige des menteurs de Tepco qu'ils doivent devenir des liquidateurs? Il s'agit en plus de MOX!

Écrit par : ZIMMERMANN | 16/03/2011

>
>> Fukushima Leaks :
>>
>>
>> Depuis plus de 40 ans, la centrale de Fukushima connaît des accidents, dont plusieurs ont été dissmimulés par TEPCO.
>>
>>
>> Voir ici les détails : http://fukushimaleaks.wordpress.com

Écrit par : FukushimaLeaks | 18/03/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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