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30/03/2011

Profanations - pièges à cons - Strasbourg - Mendes - Cimetières

Bagdad Cemetery

Huit skinheads mis en examen ce matin

Huit des seize jeunes gens interpellés mardi matin par les policiers (DNA d’hier) devraient être mis en examen aujourd’hui dans le cadre des profanations commises dans trois cimetières strasbourgeois en 2010. Certains ont livré des aveux en garde à vue.

Sur les quinze individus arrêtés mardi matin dans plusieurs communes bas-rhinoises, trois ont été mis hors de cause et relâchés mardi dans la soirée, après avoir passé toute la journée en garde à vue à l’hôtel de police de Strasbourg. Aucun élément tangible susceptible d’établir qu’ils auraient participé à l’une ou l’autre des profanations n’a pu être retenu à leur encontre. D’autres ont été libérés hier en cours de journée.

Un projet né lors d’une soirée alcoolisée

Les sept autres mis en cause, qui appartiennent tous à la mouvance skinhead locale (lire ci-dessous), ainsi qu’un seizième individu interpellé dans le sud de la France, ont été informés de la prolongation de leur garde à vue mardi soir. Certains étaient mineurs au moment des faits. Hier, leurs auditions se sont poursuivies dans les locaux de la sûreté départementale du Bas-Rhin.

Plusieurs suspects sont passés aux aveux devant les enquêteurs quant à leur implication dans les dégradations commises dans des cimetières strasbourgeois. D’autres skinheads n’ont pas formellement reconnu s’être rendus dans les cimetières. Ils ont en revanche été mis en cause par leurs comparses.

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Un «noyau dur»

L’idée d’aller profaner un cimetière aurait germé dans la tête de l’un des suspects, à l’occasion d’une soirée de beuverie, le 27 janvier 2010. Une dizaine de jeunes se seraient alors rendus en pleine nuit au cimetière israélite de Cronenbourg à bord de deux véhicules. Une fois dans le cimetière, le petit groupe se serait réparti les tâches : les uns taguant des croix gammées à la bombe orange sur des tombes, les autres renversant des stèles à coups de pied.

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Des jeunes décrits comme «désœuvrés»

Devant la résonance médiatique prise par cet événement, certains auraient choisi de se désolidariser du groupe. Laissant un «noyau dur» composé de quatre individus. Ce sont ces quatre-là qui auraient ensuite planifié les profanations des carrés musulmans de la Robertsau et de la Meinau, en juin et en septembre 2010. Trois d’entre eux auraient d’ailleurs reconnu les faits.

Au terme des 48 heures passées en garde à vue, huit hommes devraient être présentés, tôt ce matin, à Nathalie Beaudoux, la juge d’instruction strasbourgeoise en charge de la triple profanation de 2010. La magistrate devrait leur notifier leur mise en examen. Certains des jeunes gens, dont la majorité sont décrits comme «désœuvrés», pourraient être placés en détention provisoire.

Céline Lienhard et Antoine Bonin

piqué au tas sur dna.fr - 31/03/2011

 

Atteintes aux symboles religieux en 2010

  • Juifs : 42 sites visés, dont 12 cimetières

  • Musulmans : 57 sites visés, dont 7 carrés funéraires

  • Chrétiens : 522 sites visés, dont 214 cimetières (5 agressions à caractère satanique, 11 actes à connotation nazie, le reste n’étant pas identifié), et 308 dégradations visant des chapelles (272), des calvaires (10), des monuments aux morts (26).

(Source : chiffres Renseignements généraux)


Quinze personnes ont été arrêtées mardi matin dans le Bas-Rhin, en lien avec les profanations de tombes juives et musulmanes dans des cimetières, l'an dernier, à Strasbourg. Les suspects, interpellés dans le département et dans l'agglomération strasbourgeoise, ont été placés en garde à vue par les policiers qui agissaient à la demande d'un juge d'instruction.

Le quotidien Les Dernières nouvelles d'Alsace (DNA), qui a révélé ces arrestations, fait état pour sa part  de 16 personnes. Les suspects, qui appartiennent à la mouvance skinhead selon une source proche de l'enquête, ont été arrêtés à l'issue de plusieurs mois de surveillance. Les DNA ajoutent que des perquisitions ont été menées. Aucune information n'a filtré sur l'âge des suspects. Le parquet ne devrait pas communiquer sur cette affaire avant la fin de la garde à vue.

piqué sur le parisien.fr

Dans le cadre de l’enquête sur les profanations de cimetières, perpétrées l’année dernière à Strasbourg et à Wolfisheim, une quinzaine de personnes ont été interpellées, hier matin dans le Bas-Rhin.

C’est à la suite d’une enquête de plusieurs mois que les policiers de la Sûreté départementale de Strasbourg ont procédé, hier matin, sur commission rogatoire d’un juge d’instruction strasbourgeois, à une quinzaine d’interpellations dans l’agglomération strasbourgeoise et dans le Bas-Rhin. Ces arrestations ont été menées dans le cadre des investigations conduites depuis plusieurs mois après les profanations, l’an dernier, de plusieurs cimetières à Strasbourg et à Wolfisheim (lire ci-dessous).

Les personnes interpellées appartiendraient à la mouvance skinhead. La police, comme le parquet, se sont refusés à donner plus de détails sur l’implication dans l’une ou plusieurs de ces profanations des suspects, préférant attendre la fin des gardes à vue avant de communiquer. À la suite de ces profanations, une cellule spéciale d’enquête, la cellule « cimetières », avait été constituée, rassemblant des policiers de plusieurs services qui n’ont pas cessé de travailler sur ces affaires à partir d’indices recueillis sur les lieux. Ces investigations étaient une des priorités du préfet et de la Direction départementale de la sécurité publique.

D’autre part, l’arrestation d’un marginal en janvier dernier, soupçonné d’avoir inscrit des graffitis à caractère nazi sur la porte d’une association d’étudiants turcs et de la compagnie Royal Air Maroc, place Kléber à Strasbourg, avait conduit à identifier un de ses amis, qui était souvent vu en sa compagnie, et qui appartient à la mouvance d’extrême-droite.

Cet individu a permis aux enquêteurs de remonter à plusieurs de ses relations dans la même mouvance, qui ont été placées sous surveillance.

Roland Ries, sénateur-maire de Strasbourg, avait appelé, en octobre, à un « Front républicain contre l’inacceptable », qui avait recueilli des milliers de signatures. Il a refusé de s’exprimer, hier, sur les interpellations, préférant attendre de voir ce qui ressortirait des gardes à vue.

Abdelaziz Choukri, qui était délégué général de la Grande Mosquée de Strasbourg au moment des profanations, a pour sa part « salué le travail minutieux des enquêteurs », « le professionnalisme et la détermination des policiers », ce qui « a permis de faire avancer les enquêtes de façon significative ». Il a également jugé « important le signal donné aux auteurs de ces actes ».

Le président de la Licra du Bas-Rhin, Philémon Lequeux, lui-même victime de tags antisémites à son domicile en décembre, a déclaré que ces interpellations « étaient une bonne nouvelle », alors qu’il s’attendait « à une enquête très compliquée ». Toutefois, il s’est montré prudent, en précisant attendre de savoir « si les charges contre les suspects se confirment ».

piqué sur l'alsace.fr le 30/03/2011

 

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