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30/03/2011

MaM Out - Interpellation à Saint-Jean-de-Luz d'une militante basque espagnole

Une jeune Espagnole de 24 ans, membre de l'organisation des jeunes basques Segi, a été interpellée mercredi matin par la police judiciaire à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), a-t-on appris de source policière. Lire la suite l'article

Elle faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen lancé par l'Espagne pour "appartenance à une organisation terroriste". Ce dernier devait lui être signifié mercredi après-midi par le parquet général de Pau où elle a été transférée.

Cette jeune femme appartenait au groupe de huit militants espagnols de Segi qui avaient tenu une conférence publique le 21 février à Ispoure (Pyrénées-Atlantiques) pour dénoncer la répression exercée à leur encontre par les autorités espagnoles et la multiplication des mandats d'arrêt européen lancés contre eux.

Sept d'entre eux ont depuis été interpellés par les policiers français. Interdit en Espagne, le mouvement Segi est considéré comme l'antichambre de l'organisation séparatiste basque ETA. AP

piqué au ats sur fr.news.yahoo.com - 30/03/2011

De jeunes indépendantistes demandent que "MAM dégage du Pays basque"

SAINT-JEAN-DE-LUZ (Pyrénées-Atlantiques) — Environ cinquante militants du mouvement de la jeunesse radicale basque Segi ont manifesté vendredi devant la mairie de Saint-Jean-de-Luz, où se trouvait Michèle Alliot-Marie, réclamant son départ du Pays basque, a constaté l'AFP.

Les militants se sont rassemblés sans aucun incident de 17H30 à 18H30, alors que se tenait un conseil municipal auquel assistait l'ancienne ministre des Affaires étrangères, première adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz.

Les militants de Segi, un mouvement considéré par Madrid comme proche du groupe indépendantiste armé ETA, ont également déployé des banderoles et scandé des slogans exigeant que Mme Alliot-Marie, écartée du gouvernement fin février après avoir exercé quatre postes régaliens dont l'Intérieur et la Justice depuis 2002, "dégage du Pays basque".

Ils ont aussi réclamé "la vérité" sur la mort du membre de l'ETA Yon Anza, dont le corps avait été retrouvé en mars 2010 dans une morgue toulousaine, onze mois après sa disparition.

En quelques mois, il s'agit du troisième rassemblement hostile à l'ancienne ministre tenu à l'occasion d'un conseil municipal à Saint-Jean-de-Luz. En décembre, quelques militants avaient été brièvement interpellés.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une douzaine d'affiches et de tags anonymes, attribuées par une source policière à Segi et indiquant déjà "MAM dégage", ont été disséminés sur des murs à Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et Urrugne.

Ils avaient été retirés dès jeudi matin, à la demande du maire de Saint-Jean-de-Luz, Peyuco Duhart.

 

Segi se mobilise encore

Des militants de Segi se sont réunis hier, en fin d'après-midi, juste avant le début du Conseil municipal auquel participait Michèle Alliot-Marie.

Les forces de police, la seule confrontation à laquelle les manifestants ont eu le droit. photo Jean-Daniel chopin

 Les forces de police, la seule confrontation à laquelle les manifestants ont eu le droit. photo Jean-Daniel chopin

Hier, aux alentours de 17 h 30, des militants du mouvement Segi, le mouvement de jeunes de la gauche radicale basque (interdit en Espagne mais autorisé en France), se sont rassemblés sur la place Louis XIV de Saint-Jean-de-Luz. Le lieu et l'heure du rendez-vous n'étaient pas anodins. Quelques minutes plus tard (à 18 heures), le Conseil municipal auquel l'ancienne ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, participait pour la première fois depuis son retour sur les terres luziennes, allait démarrer.

Postés juste en face de l'entrée de la mairie, la cinquantaine de manifestants, drapeaux basques sur l'épaule, a scandé en chœur des paroles au message clair et unanime : « Michèle Alliot-Marie dégage du Pays basque ». Un message similaire était ensuite repris en basque. « MAM Entzun ! Bim Bam Boum ! » pouvait-on entendre. Leurs banderoles, dépliées devant la cinquantaine de policiers déployés devant eux, affichaient la même ténacité.

« Symbole de l'oppression »

Amaia Elichiry, qui était hier la représentante du mouvement, a pris la parole depuis le kiosque de la place Louis XIV. « Michèle Alliot-Marie a occupé les responsabilités politiques les plus importantes du gouvernement français et maintenant elle est hors jeu. Virée à cause de ses fautes graves, c'est le sort qu'elle méritait. Elle n'a plus sa place dans le gouvernement mais elle est toujours ici, au Pays basque, élue à la mairie de Saint-Jean-de-Luz. Elle est le symbole de l'oppression que l'État Français maintient au Pays basque », a-t-elle déclaré dans un haut-parleur, avant de rajouter : « Lorsque le tribunal de Pau a accepté le mandat d'arrêt européen contre Aurore Martin, elle était ministre de la Justice ».

Imperturbable

Les jeunes militants ont ensuite continué à prononcer leur message, attendant l'arrivée de Michèle Alliot-Marie devant la mairie. Mais celle-ci se trouvait déjà à l'intérieur. Arrivée dans le courant de l'après-midi, l'ancienne ministre n'aura croisé le regard d'aucun des membres de Segi. Elle les aura simplement entendus. Car les manifestants ont poursuivi leur mouvement durant toute la première demi-heure du Conseil municipal. Face à ces appels à la démission, Michèle Alliot-Marie a su rester imperturbable. Assise aux côtés du maire Peyuco Duhart, elle a tenu son rôle de première adjointe sans sourciller durant toute la séance, affichant parfois quelques sourires, et interrogeant à certains moments les opposants d'Herri Berri et de la gauche abertzale sur des sujets de politique locale.

Sur la place Louis XIV, les manifestants, eux, ont attendu 18 h 30 avant de replier leurs banderoles, et quitté les lieux, dans le plus grand calme.

 

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