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30/03/2011

MaM Out - Interpellation à Saint-Jean-de-Luz d'une militante basque espagnole

Une jeune Espagnole de 24 ans, membre de l'organisation des jeunes basques Segi, a été interpellée mercredi matin par la police judiciaire à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), a-t-on appris de source policière. Lire la suite l'article

Elle faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen lancé par l'Espagne pour "appartenance à une organisation terroriste". Ce dernier devait lui être signifié mercredi après-midi par le parquet général de Pau où elle a été transférée.

Cette jeune femme appartenait au groupe de huit militants espagnols de Segi qui avaient tenu une conférence publique le 21 février à Ispoure (Pyrénées-Atlantiques) pour dénoncer la répression exercée à leur encontre par les autorités espagnoles et la multiplication des mandats d'arrêt européen lancés contre eux.

Sept d'entre eux ont depuis été interpellés par les policiers français. Interdit en Espagne, le mouvement Segi est considéré comme l'antichambre de l'organisation séparatiste basque ETA. AP

piqué au ats sur fr.news.yahoo.com - 30/03/2011

De jeunes indépendantistes demandent que "MAM dégage du Pays basque"

SAINT-JEAN-DE-LUZ (Pyrénées-Atlantiques) — Environ cinquante militants du mouvement de la jeunesse radicale basque Segi ont manifesté vendredi devant la mairie de Saint-Jean-de-Luz, où se trouvait Michèle Alliot-Marie, réclamant son départ du Pays basque, a constaté l'AFP.

Les militants se sont rassemblés sans aucun incident de 17H30 à 18H30, alors que se tenait un conseil municipal auquel assistait l'ancienne ministre des Affaires étrangères, première adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz.

Les militants de Segi, un mouvement considéré par Madrid comme proche du groupe indépendantiste armé ETA, ont également déployé des banderoles et scandé des slogans exigeant que Mme Alliot-Marie, écartée du gouvernement fin février après avoir exercé quatre postes régaliens dont l'Intérieur et la Justice depuis 2002, "dégage du Pays basque".

Ils ont aussi réclamé "la vérité" sur la mort du membre de l'ETA Yon Anza, dont le corps avait été retrouvé en mars 2010 dans une morgue toulousaine, onze mois après sa disparition.

En quelques mois, il s'agit du troisième rassemblement hostile à l'ancienne ministre tenu à l'occasion d'un conseil municipal à Saint-Jean-de-Luz. En décembre, quelques militants avaient été brièvement interpellés.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une douzaine d'affiches et de tags anonymes, attribuées par une source policière à Segi et indiquant déjà "MAM dégage", ont été disséminés sur des murs à Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et Urrugne.

Ils avaient été retirés dès jeudi matin, à la demande du maire de Saint-Jean-de-Luz, Peyuco Duhart.

 

Segi se mobilise encore

Des militants de Segi se sont réunis hier, en fin d'après-midi, juste avant le début du Conseil municipal auquel participait Michèle Alliot-Marie.

Les forces de police, la seule confrontation à laquelle les manifestants ont eu le droit. photo Jean-Daniel chopin

 Les forces de police, la seule confrontation à laquelle les manifestants ont eu le droit. photo Jean-Daniel chopin

Hier, aux alentours de 17 h 30, des militants du mouvement Segi, le mouvement de jeunes de la gauche radicale basque (interdit en Espagne mais autorisé en France), se sont rassemblés sur la place Louis XIV de Saint-Jean-de-Luz. Le lieu et l'heure du rendez-vous n'étaient pas anodins. Quelques minutes plus tard (à 18 heures), le Conseil municipal auquel l'ancienne ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, participait pour la première fois depuis son retour sur les terres luziennes, allait démarrer.

Postés juste en face de l'entrée de la mairie, la cinquantaine de manifestants, drapeaux basques sur l'épaule, a scandé en chœur des paroles au message clair et unanime : « Michèle Alliot-Marie dégage du Pays basque ». Un message similaire était ensuite repris en basque. « MAM Entzun ! Bim Bam Boum ! » pouvait-on entendre. Leurs banderoles, dépliées devant la cinquantaine de policiers déployés devant eux, affichaient la même ténacité.

« Symbole de l'oppression »

Amaia Elichiry, qui était hier la représentante du mouvement, a pris la parole depuis le kiosque de la place Louis XIV. « Michèle Alliot-Marie a occupé les responsabilités politiques les plus importantes du gouvernement français et maintenant elle est hors jeu. Virée à cause de ses fautes graves, c'est le sort qu'elle méritait. Elle n'a plus sa place dans le gouvernement mais elle est toujours ici, au Pays basque, élue à la mairie de Saint-Jean-de-Luz. Elle est le symbole de l'oppression que l'État Français maintient au Pays basque », a-t-elle déclaré dans un haut-parleur, avant de rajouter : « Lorsque le tribunal de Pau a accepté le mandat d'arrêt européen contre Aurore Martin, elle était ministre de la Justice ».

Imperturbable

Les jeunes militants ont ensuite continué à prononcer leur message, attendant l'arrivée de Michèle Alliot-Marie devant la mairie. Mais celle-ci se trouvait déjà à l'intérieur. Arrivée dans le courant de l'après-midi, l'ancienne ministre n'aura croisé le regard d'aucun des membres de Segi. Elle les aura simplement entendus. Car les manifestants ont poursuivi leur mouvement durant toute la première demi-heure du Conseil municipal. Face à ces appels à la démission, Michèle Alliot-Marie a su rester imperturbable. Assise aux côtés du maire Peyuco Duhart, elle a tenu son rôle de première adjointe sans sourciller durant toute la séance, affichant parfois quelques sourires, et interrogeant à certains moments les opposants d'Herri Berri et de la gauche abertzale sur des sujets de politique locale.

Sur la place Louis XIV, les manifestants, eux, ont attendu 18 h 30 avant de replier leurs banderoles, et quitté les lieux, dans le plus grand calme.

 

18:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Profanations - pièges à cons - Strasbourg - Mendes - Cimetières

Bagdad Cemetery

Huit skinheads mis en examen ce matin

Huit des seize jeunes gens interpellés mardi matin par les policiers (DNA d’hier) devraient être mis en examen aujourd’hui dans le cadre des profanations commises dans trois cimetières strasbourgeois en 2010. Certains ont livré des aveux en garde à vue.

Sur les quinze individus arrêtés mardi matin dans plusieurs communes bas-rhinoises, trois ont été mis hors de cause et relâchés mardi dans la soirée, après avoir passé toute la journée en garde à vue à l’hôtel de police de Strasbourg. Aucun élément tangible susceptible d’établir qu’ils auraient participé à l’une ou l’autre des profanations n’a pu être retenu à leur encontre. D’autres ont été libérés hier en cours de journée.

Un projet né lors d’une soirée alcoolisée

Les sept autres mis en cause, qui appartiennent tous à la mouvance skinhead locale (lire ci-dessous), ainsi qu’un seizième individu interpellé dans le sud de la France, ont été informés de la prolongation de leur garde à vue mardi soir. Certains étaient mineurs au moment des faits. Hier, leurs auditions se sont poursuivies dans les locaux de la sûreté départementale du Bas-Rhin.

Plusieurs suspects sont passés aux aveux devant les enquêteurs quant à leur implication dans les dégradations commises dans des cimetières strasbourgeois. D’autres skinheads n’ont pas formellement reconnu s’être rendus dans les cimetières. Ils ont en revanche été mis en cause par leurs comparses.

http://www.casa-lesroches.com/noyaux.jpg

Un «noyau dur»

L’idée d’aller profaner un cimetière aurait germé dans la tête de l’un des suspects, à l’occasion d’une soirée de beuverie, le 27 janvier 2010. Une dizaine de jeunes se seraient alors rendus en pleine nuit au cimetière israélite de Cronenbourg à bord de deux véhicules. Une fois dans le cimetière, le petit groupe se serait réparti les tâches : les uns taguant des croix gammées à la bombe orange sur des tombes, les autres renversant des stèles à coups de pied.

guerrier.jpg

Des jeunes décrits comme «désœuvrés»

Devant la résonance médiatique prise par cet événement, certains auraient choisi de se désolidariser du groupe. Laissant un «noyau dur» composé de quatre individus. Ce sont ces quatre-là qui auraient ensuite planifié les profanations des carrés musulmans de la Robertsau et de la Meinau, en juin et en septembre 2010. Trois d’entre eux auraient d’ailleurs reconnu les faits.

Au terme des 48 heures passées en garde à vue, huit hommes devraient être présentés, tôt ce matin, à Nathalie Beaudoux, la juge d’instruction strasbourgeoise en charge de la triple profanation de 2010. La magistrate devrait leur notifier leur mise en examen. Certains des jeunes gens, dont la majorité sont décrits comme «désœuvrés», pourraient être placés en détention provisoire.

Céline Lienhard et Antoine Bonin

piqué au tas sur dna.fr - 31/03/2011

 

Atteintes aux symboles religieux en 2010

  • Juifs : 42 sites visés, dont 12 cimetières

  • Musulmans : 57 sites visés, dont 7 carrés funéraires

  • Chrétiens : 522 sites visés, dont 214 cimetières (5 agressions à caractère satanique, 11 actes à connotation nazie, le reste n’étant pas identifié), et 308 dégradations visant des chapelles (272), des calvaires (10), des monuments aux morts (26).

(Source : chiffres Renseignements généraux)

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12:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le Grand soir : analyse des dérives droitières d’un site alter

Il fait depuis longtemps partie du paysage : dans le monde militant, Le Grand Soir est lu et respecté. Et il n’y aurait rien à y redire si les choix éditoriaux du site n’avaient lourdement évolué ces dernières années, avec la publication d’auteurs issus de l’extrême-droite ou de la mouvance conspirationniste. Une dérive regrettable, sur fond de confusionnisme politique et avec l’anti-impérialisme pour seule grille de lecture.

lundi 28 mars 2011, par Marie-Anne Boutoleau et Joe Rashkounine

Pour beaucoup de camarades de lutte, Le Grand Soir, crée en 2002 par Viktor Dedaj et Maxime Vivas, a longtemps été une référence [1]. À l’époque où il a été lancé, il se voulait un site d’informations alternatives. On pouvait ne pas forcément partager toutes ses prises de positions politiques – pro-Castristes ou pro-Chavez, par exemple –, mais on y trouvait des informations lisibles et compréhensibles, sur une ligne politique clairement anticapitaliste.

Cependant, depuis trois ou quatre ans, ce site altermondialiste de gauche a fait évoluer ces choix éditoriaux historiques en ouvrant ses colonnes à l’extrême-droite et au conspirationnisme. Des dérives (signalées à de multiples reprises, ces derniers mois, sur divers forums [2]) s’incarnant dans la publication, de plus en plus fréquente et sous couvert de défense de la liberté d’expression, d’auteurs ou de textes ouvertement fascisants et d’extrême-droite.

Un exemple vaut parfaite illustration de ce trouble virage. Le 23 février 2009, Le Grand Soir reprenait un communiqué annonçant la création du Parti antisioniste (PAS), signé de la main de son président Yahia Gouasmi (qui est aussi le président du Centre Zarha, un groupuscule religieux pro-iranien). Antisémite virulent, ce dernier a fondé le PAS aux cotés de Dieudonné et du pseudo-pamphlétaire d’extrême-droite Alain Soral. Ce parti, qui s’est présenté en 2009 aux élections européennes en Île-de-France, est un groupuscule ouvertement antisémite (bien qu’il s’en défende mollement), qui compte aussi dans ses rangs un aréopage de conspirationistes bien allumés. Par exemple, le défenseur des sectes, Christian Cotten : celui-ci est membre de l’Omnium des libertés, un lobby militant pour que les sectes bénéficient en France du statut d’associations cultuelles, au même titre que les religions.
Parmi les membres du PAS figurent aussi des négationnistes reconnus, comme Ginette Hess Skandrani (exclue des Verts pour sympathie négationnistes). Celle-ci a créé, aux cotés de Maria Poumier [3], des sites et associations négationnistes particulièrement odieux, comme La Gazette du Golfe et des banlieues, l’Aaargh (Association des amateurs de récits de guerre et d’holocauste) et l’association Entre la Plume et l’enclume (le site éponyme est le plus lu de la mouvance négationniste française).

Le 1er juin 2009, (bien) après une avalanche de mails et de commentaires furieux de lecteurs, le site a fini par accueillir la republication d’un article du site antifasciste REFLEXes, « Dieudonné tel qu’il est ». Un éclair de lucidité de courte durée : le 12 mars 2010, Le Grand Soir mettait à nouveau en ligne un article du Parti antisioniste, écrit de la main de son président Yahia Gouasmi et intitulé « Nucléaire Israélien, l’Europe à l’abri ? ». Ce charmant personnage s’y livrait à une véritable apologie du régime iranien d’Ahmadinejad [4], tout en dénonçant « USraël », suivant la typologie chère à la mouvance conspirationniste d’extrême droite.

la suite sur A.11

LES ROUGES BRUNS

COMMENT LES OBTENIR

Ils sont obtenus par des mélanges en proportion variable de terres et de rouge.

Vous obtiendrez des nuances différentes de cette gamme en utilisant du rouge de cadmium moyen ou du cramoisi d'alizarine (qui est un rouge qui contient du bleu) et des terres comme terre de sienne naturelle, terre de sienne brûlée, terre d'ombre brûlée, jaune de Mars.

Voici quelques exemples de mélanges pour obtenir ces tons terre cuite ou brique du plus foncé au plus clair:

Rouge de cadmium moyen + terre d'ombre brûlée pour un ton brique foncé.
Cramoisi d'Alizarine + Terre de Sienne Naturelle
Rouge de cadmium moyen + Terre d'ombre naturelle
Cramoisi d'Alizarine + Jaune de Mars
Rouge de Cadmium + Terre de Sienne brûlée
Rouge de Cadmium + Terre de Sienne naturelle

AVEC QUELLES COULEURS LES ASSOCIER
-Avec d'autres nuances de rouges chauds (ceux qui contiennent donc un peu de jaune mais pas de bleu)

08:56 | Lien permanent | Commentaires (1) |

28/03/2011

Cette Terre qui Nourrit les Machines - film de Jérôme Champion & Luciano Ibarra

Documentaire (France) de Jérôme CHAMPION, Luciano IBARRA - 2011 La voix de la terre sur un ton souvent coquasse, amusant mais aussi humain et grinçant nous interpelle tout au long d'un périple qui nous mène de l'Allemagne au Brésil, du Mexique à la Belgique et à la Grande Bretagne. On y découvre alors le portrait de paysans en proie à la résistance face aux logiques des monocultures et de l'agro-industrie.

souscription cette terre.pdf

18:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/03/2011

Mir fällt zu Sarkozy nichts ein - Troisième nuit de Walpurgis

Gloses marginales aux Commentaires sur la société du spectacle

 

S’il existe, en ce siècle, un écrivain auquel Debord accepterait peut-être d’être comparé, c’est Karl Kraus. Personne n’a su mieux que Kraus, dans sa lutte acharnée contre les journalistes, mettre en lumière les lois cachées au cœur du spectacle, « les faits qui produisent les nouvelles et les nouvelles coupables des faits ». Et si l’on pouvait imaginer quelque chose qui corresponde à la voix hors champ qui dans les films de Debord accompagne l’exposition du désert des décombres du spectacle, rien ne serait plus juste que la voix de Kraus qui, au cours de ces fascinantes lectures publiques décrites par Canetti, met à nu, dans l’opérette d’Offenbach, la secrète et féroce anarchie du capitalisme triomphant.

On connaît la boutade avec laquelle, dans la
Troisième nuit de Walpurgis, Kraus justifie son silence devant l’avènement du nazisme : « Sur Hitler il ne me vient rien à l’esprit. » Ce Witz féroce, où Kraus confesse sans indulgence ses propres limites, marque également l’impuissance de la satire face à l’indescriptible qui devient réalité. Comme poète satirique, il est réellement « l’un des derniers épigones qui habitent l’antique maison du langage ». Certes, pour Debord comme pour Kraus, la langue se présente comme l’image et le lieu de la justice. Toutefois, l’analogie s’arrête ici. Le discours de Debord commence précisément là où la satire se tait. L’antique maison du langage (et avec elle, la tradition littéraire sur laquelle la satire se fonde) est désormais falsifiée et manipulée de fond en comble. Kraus réagit à cette situation en faisant de la langue le lieu du Jugement dernier. Debord, au contraire, commence à parler lorsque le Jugement dernier a déjà eu lieu et que le vrai n’a été reconnu que comme un moment du faux. Le Jugement dernier dans la langue et la nuit de Walpurgis du spectacle coïncident totalement. Cette coïncidence paradoxale est le lieu d’où sa voix résonne perpétuellement hors champ.

 

Giorgio Agamben

 

Postface de l'édition italienne des Commentaires sur la société du spectacle de Guy Debord, 1990

à lire chez atheles.org/agone

 

 

20:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Les Cadavres - Nucléaire mon ami !

19:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/03/2011

Mort de Carlo Giuliani: l’Italie reconnue non responsable par la CEDH

Manifestant tué au G8 de Gênes: l'Italie blanchie par la CEDH

STRASBOURG (Conseil de l'Europe) - La Cour européenne des droits de l'Homme a blanchi jeudi l'Italie de toute responsabilité dans la mort d'un manifestant tué par un policier lors de heurts en marge du G8 de Gênes en 2001.

"Le recours à un moyen de défense potentiellement meurtrier, tels des coups de feu, était justifié", estime dans son arrêt définitif la cour de Strasbourg.

Le carabinier "a agi dans la conviction honnête que sa propre vie et celles de ses collègues se trouvaient en péril du fait de l'agression", souligne les juges. "Il ressort par ailleurs clairement qu'il a procédé à des sommations en tenant son arme de manière bien visible et que ce n'est que face à la poursuite de l'agression qu'il a tiré les coups de feu", écrit la cour.

Carlo Giuliani, alors âgé de 23 ans, avait reçu une balle dans la tête pendant de violents affrontements entre carabiniers et militants altermondialistes le 20 juillet 2001. Une voiture de police lui avait en outre roulé sur le corps après le coup de feu.

Les circonstances de son décès avaient suscité une vive émotion internationale et des critiques contre le gouvernement de Silvio Berlusconi.

La famille du jeune homme s'était tournée vers la CEDH en dénonçant le classement sans suite, en 2003, des poursuites contre l'auteur du coup de feu. Elle dénonçait une atteinte au droit à la vie, un traitement inhumain, un usage excessif de la force et une mauvaise organisation des forces de l'ordre.

Dans un premier jugement en août 2009, la Cour avait condamné les autorités italiennes pour des manquements dans l'enquête sur ce décès, sans retenir l'usage excessif de la force et les dysfonctionnements dans le dispositif de maintien de l'ordre.

Jeudi, les juges ont estimé par 13 voix contre 4 que "l'enquête a été suffisamment effective pour déterminer si le recours à la force avait été justifié et si l'organisation des opérations de police avaient été conformes à l'obligation de protéger la vie".

Ils ont également considéré qu'il n'y avait pas lieu d'examiner la plainte pour "traitement inhumain".

Ni la famille ni l'avocat de Carlo Giuliani n'étaient présents à la lecture de l'arrêt.

La représentante du gouvernement italien s'est déclarée "satisfaite" du jugement qui intervient une semaine après une autre décision favorable à Rome.

Le 18 mars, les juges de Grande chambre ont infirmé une première décision condamnant l'Italie sur la présence de crucifix dans les écoles publiques. Ils ont estimé que ce symbole religieux est conforme à la Convention européenne des droits de l'Homme car il n'a "pas d'influence sur les élèves".

(©AFP / 24 mars 2011 12h02)

 

L'Italie complètement blanchie à Strasbourg dans la mort d'un manifestant en marge du G8 de Gênes

24 mars 2011 11:44

07:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/03/2011

L’idiotie sur le sentier de la guerre

Là où certains voient une « victoire » ou encore un « coup de maître » de la diplomatie française sous l’impulsion de l’ « omni-président » Sarkozy, je n’y voit personnellement que honte et exaspération.

Tout d’abord, il y a une étrange relation entre le sommet à Paris des « bons démocrates » du samedi 19 mars et les premiers tours des élections cantonales ayant lieu le 20, soit le lendemain. A posteriori, on peut affirmer que l’effet escompté n’a pas eu lieu, les voix n’ont en effet pas bénéficier à la machine de guerre (c’est maintenant officiel) UMP, mais bien pire : les vautours du FN planent aux second tours dans environ 400 cantons ! On aurait pu imaginer que les porte-parole du gouvernement appellent à un front républicain pour barrer la route au FN, mais c’était sans compter sur le clivage pseudo-idéologique (PS/UMP), ou plutôt sur la réactivation volontaire du clivage politique traditionnel (gauche/droite). Mais le pire n’est pas là : à force de s’exprimer comme le FN, l’UMP est vidé de sa substance et dé-légitimé lorsque les électeurs racistes (de l’UMP ou du FN) font fausse route à l’UMP et reviennent se faire materner dans le camp nauséabond de Marine Le Pen.

De plus, des écrans de fumées planent sur la France en même temps que le spectre du fascisme, depuis 2007. Cette déclaration de guerre de Sarkozy réveille de vieux démons et augmente l’exaspération de sa politique opportuniste. « Une bonne guerre, voilà ce qui leur faut à ces jeunes glandeurs sur-diplômés. Une propre qui fasse peur mais tu sais, de ces zéro mort là comme aux États-Unis... ». D’accord mais contre quoi au juste ? Ah oui , c’est plus contre le « terrorisme » maintenant puisque Kadhafi s’est repenti (sic) mais contre la terreur répressive qu’il impose à son peuple. Autrement dit, la France rompt avec sa tradition bien chauvine (ya qu’à demander à Michèle Alliot-Marie) des escadrons de la mort, testés et appliqués en Indochine, en Algérie, puis exportés en Amérique latine, aux États-Unis... etc. L’action de la France s’apparente donc comme étant pro-révolutionnaire, démocratique et finalement juste. Nul besoin de se justifier, encore moins de creuser ou de demander l’avis du peuple (« il s’en fout »), il faut agir ! Vous avez pas vu les infos ? BFM TV et Euronews en boucle clamant : « Vive la guerre et vive Sarkozy !! ». Sarkozy est un héros, allez les bleus, cocorico ! Affligeant. Les massacres perpétrés par Kadhafi sont-ils plus émouvants que ceux ayant lieu actuellement en Côte d’Ivoire ? L’intervention militaire n’est-elle pas intéressée ?

Rappelons quelques souvenirs enfouis : alors qu’en 2007, ce dernier « ne voyait pas pourquoi » recevoir Kadhafi pouvait choquer, que de cette rencontre il n’était question que d’enjeux économiques (pétrole, gaz, deux énergies dont la France ne dispose pas) et politiques (freiner les flux des migrants africains) qu’il semblerait qu’il ait financé l’UMP d’après un fils du colonel... etc. La construction de la figure du mal est bien ficelée, avec comme modèle médiatico-historique Saddam Hussein et Ben Laden. En France, cela correspond à la figure de l’arabe, « menaçant » depuis le début des années 80, sur une échelle beaucoup plus large, diffuse et pernicieuse car engendrant un racisme devenu quasi ordinaire. Dans le cas actuel, le terme « génocide » était abusivement employé par les médias de masse pour désigner la répression.

Cette guerre, qu’on se le dise, est de même nature que celles menées en Irak ou en Afghanistan par exemples, c’est-à-dire une guerre de conquête et de pillages. Que veulent Sarkozy au fond ? Consolider les réseaux françafricains ? Veut-il trouver le moyen de faire diminuer le chômage et de relancer la machine, comme au casino, même si c’est moins marrant ? Vient-il d’officialiser de manière fracassante sa candidature aux élections présidentielles de 2012, au moment où personne n’ose s’afficher UMP par honte, par peur ou les deux ?

Aussi, cette guerre est l’occasion de voir les ténors de l’oligarchie française au premier plan : les fabricants d’armes comme Dassault ou Lagardère fournissant les moyens à Kadhafi d’un jour ou l’autre s’en servir contre son peuple, fomentant du même coup un « auto-génocide », étant lui-même très isolé... Absurde ! Ou contre un autre peuple ! L’hypocrisie occidentale s’indignera ! Et l’attaquera au nom d’une politique agressive et rompant les accords internationaux ! Cela ne vous rappelle rien ? L’affaire étant tellement bien ficelée que Sarkozy s’appuie sur la crème de l’économie « made in France » : Dassault et Lagardère (ou d’autres peu importe) arment la Libye, celle-ci s’embrase, ils arment la France, et impose leur consensus va-t’en-guerre via leurs médias (à eux seuls, les deux hommes possèdent plus de 70 pour 100 de la presse française ! ) contre Kadhafi, après s’être fait des choux gras sur les révoltes tunisiennes, égyptiennes...etc. La figure du traître n’est plus d’ordre politique actuellement, le libéralisme a imposé l’ordre strictement économique, et à tout prix : Kadhafi un jour allié économique de l’Élysée se faisant bombardé par cette même alliance quatre ans après.

Ainsi, le consensus interventionniste établit, les peuples émus et troublés par les déclarations délirantes du colonel aux RAYBAN et contents que le plus américain des présidents français mène le bal, sortent frileusement de leurs apathies, et intrigués par les bouleversements arabes ils commencent à s’indigner. « Aux armes de destruction massive » s’est substitué le « génocide » et le tour est joué. Alain Juppé jubile ! Lui qui est probablement le mieux placé pour parler de financements de partis politiques et donc donner des leçons démocratiques ! (mais c’est une autre histoire, hum.) Car ce qui est à l’œuvre actuellement en Libye est tout sauf une guerre révolutionnaire : Sarkozy n’a pas troqué son béret de CRS contre un béret du Che ; ce qui motive cette intervention est la crainte d’une ré-appropriation des moyens de production du gaz et du pétrole par la population, doublé d’une peur paranoïaque de manipulation des forces islamistes. Ce qui apparaît clairement est donc : l’Union européenne n’existe pas, d’ailleurs Sarkozy n’a pas demandé l’accord populaire (ce qui est dérangeant quand on va exporter la démocratie), elle se découvre des pouvoirs d’intervention à l’américaine, hors de ses terres. La dernière intervention de ce type ( d’« humanisme militaire » ou d’ »impérialisme humanitaire » ) remonte à la guerre du Kosovo et l’Europe porte encore en son sein les traces de cette guerre atroce. Ce qui existe en Europe, ce sont des intérêts des multi-nationales avides de tirer profit de cette barbarie, et de s’approprier l’énergie nécessaire aux démocraties dévorantes. Il s’agit, ainsi, d’accroître le fossé existant entre les démocraties « civilisées » du nucléaire et les dictatures « barbares » car arabes...

Pourtant cette « consensusalisation » de la France et d’une petite minorité d’Etats européens (Espagne, Italie, Royaume-Unis et Allemagne) a été un véritable rouleau compresseur d’information, le trop-plein favorisant une amnésie collective énorme. Les guerres « préventives » d’Irak et d’Afghanistan ne sont toujours pas finies, et « la guerre comme politique étrangère des États-Unis » est en passe de devenir le futur modèle politique de l’Europe forteresse, dans les limites que lui poseront les États-Unis, sous l’impulsion d’un ou deux coqs comme Sarkozy ou encore BHL. Ce dernier ayant bénéficier d’une médiatisation d’exception dans le système propagandiste machiavellement réformé, pour plus de « transparence »...

L’Europe veut consolider son mur invisible en contrôlant les migrations de populations sub-sahariennes. Elle payait jusqu’alors le colonel pour « juguler » les migrants. Inutile de décrire les conditions dans lesquelles sont sous-traitées ces populations (puisque monnayées), la France, la Belgique, et d’autre États européens ne veulent déjà pas voir comment ils traitent eux-mêmes les « sans-papiers ». C’est une des limites de la démocratie exportable, mais elle est fondamentale dans un moment où les exilés climatiques vont affluer. C’est aussi une question dont on entend jamais parler BHL ou d’autres intellectuels de gouvernement, ou encore du mur de la haine en Palestine.

Quoi de plus naturel en politique, que lorsqu’un événement embarrasse, on veuille tourner la page médiatique coûte-que-coûte ? Quant aux révoltes arabes résonnent les casseroles Islandaises, les insurrections anglaises, françaises, italiennes, américaines, et j’en passe, passées sous silence, il requiert de la « responsabilité » d’un bon patriote d’écrire, très vite, une nouvelle histoire dépoussiérant les souvenirs de la précédente, pour qu’elle devienne « de l’histoire ancienne ». On redonne alors un coup de pouce aux amis milliardaires des médias. L’événement embarrassant dont je veux parler, ce n’est pas la bonne vielle peur de « contamination » communiste (« voyons, c’est la fin de l’histoire », haha les cons), non non, là c’est tout chaud ! C’est la contamination radioactive de Fukushima due au séisme de Tokyo. Il est clair qu’en ce moment où les politiques les plus « responsables » de la planète font l’autruche quant à la dévastation de la planète (qui leur appartiens, c’est bien connu, et pis comme dirais l’autre « l’écologie ça commence à bien faire » haha) en capitalisant sur le « développement durable », sans rien changer aux problèmes qui viennent, c’est une question de vie ou de mort de l’industrie nucléaire française (1ère productrice mondiale) et donc du pouvoir politique, de faire changer les « Unes ». Here comes Story-telling ! On remarque que les intérêts publiques et économiques ont tendance à se substituer : les gens importent moins dans l’action des « démocrates » que les actions dans les cours de bourses !

En conclusion, il est utile de rappeler que l’intervention militaire européenne est sous commandement américain, les États-Unis ne pouvant « se battre sur tous les fronts » ! Tiens, tiens, non seulement l’Europe prouve qu’elle n’est pas capable (ou n’a pas le courage) de se gouverner elle-même, mais en plus la tutelle américaine par son « excuse » légitimerait les autres guerres préventives ? C’est étrange et désespérant de voir comment l’ « exportation » de la démocratie, s’accompagnant toujours de massacres atroces de civils, de dévastations écologiques... etc, n’a pour seul moteur que la haine de la démocratie, c’est-à-dire du et du pouvoir et du droit du peuple Libyen à disposer de lui-même. Il semblerait que le libéralisme économique a ses raisons que la raison ignore ; et qu’il rendre fortement aveugle et sourd par la même occasion !

post de Jbb - piqué chez A.11

16:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le fanatisme - Alberto Toscano

11:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Bug sur PROBE (résolu)

Suite à un bug à l'insu de mon plein gré, je ne suis plus en mesure de pouvoir poster une photo ou un lien sur le blog, n'ayant plus d'affichage des îcones...

 

...finalement il semblerait que ce soit en lien avec la non actualisation de Firefox...

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