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20/05/2011

G 8 à Deauville : Les CRS bouleversent le calme du quartier

Violaine Béasse, devant sa maison au Coteau. Sur la route, les voitures flirtent avec les barrières.
Violaine Béasse, devant sa maison au Coteau. Sur la route, les voitures flirtent avec les barrières.
Croiser des policiers au centre de Deauville ne surprend plus. Mais quand ils s'installent au Coteau, leur présence suscite l'étonnement et l'incompréhension.
Reportage

 

Violaine et Sandrine habitent dans les hauteurs de Deauville. Depuis deux jours, les CRS s'installent dans leur quartier. « Quand je les ai vus arriver, je me suis sentie oppressée », confie Violaine, aide-soignante à l'hôpital de Cricqueboeuf. Elle considère que leur présence porte « atteinte à leur liberté ».

Les CRS se sont installés dans l'école maternelle Gustave-Flaubert. Sur place, le pôle logistique du G8. « Nous gérons l'organisation du matériel, de l'armement, et des moyens radios », explique le brigadier-chef, responsable du matériel. En plus d'avoir investi l'école, les membres des forces de l'ordre ont installé des barrières autour de plusieurs parkings et autour d'une aire de jeu. « Les enfants ne peuvent plus jouer alors qu'ils sont nombreux dans le quartier », commente Sandrine, vendeuse dans un magasin de vêtements.

« Si seulement on nous avait prévenus »

« Nous avons été très surpris par l'arrivée des CRS. Si seulement on nous avait prévenus », constate Violaine. Au fond de son salon, de grandes portes fenêtres donnent sur un jardin. « Voyez, ils sont tout le temps là. Ils passent et regardent chez nous. Pas moyen de faire un barbecue », montre le mari de Violaine, restaurateur.

Le maire de Deauville, Philippe Augier, a informé les policiers sur les zones où ils pouvaient s'installer. « Ce n'est pas à nous de prévenir les riverains. C'est au maire de gérer ses administrés », rappelle le brigadier-chef. Afin de comprendre pourquoi le quartier n'a pas été mis au courant, Violaine et son mari ont téléphoné à la mairie. Ils ont été redirigés vers le numéro vert du G8 sans obtenir d'explication.

Le paradoxe du G8

« La présence permanente des policiers fait un drôle d'effet aux enfants », racontent Violaine et Sandrine. Lors de l'installation des barrières autour de l'aire de jeux, Margot, bientôt 3 ans, a dit : « C'est fermé et on n'a pas les clefs ! »

Sa maman explique que l'enfant est perturbée : « Elle a un peu peur de sortir. » Paradoxalement, Violaine se sent rassurée par la présence des policiers quand les plus grands sortent. Les CRS, eux, comprennent mal les plaintes des riverains : « Nous faisons le moins de bruit possible. On limite les déplacements au maximum. Notamment la nuit. Si les Français ne veulent plus de police, on a qu'à faire un referendum pour voir. »

Quoi qu'il en soit, Violaine et ses voisines se sentent moins libres depuis l'arrivée des CRS autour de leur pavillon. « Le G8 va nous gâcher une semaine », explique le père de famille. La maman regrette une chose : « Rien n'est organisé pour que les enfants rencontrent les chefs d'États. Les Deauvillais ne retirent rien de cet événement. »

Armelle CAMELIN.

piqué au tas sur OuestfRance

09:42 | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

Elle a raison cette femme de ce revolter c'est une honte tous ces CRS pour rien il faudrais demander une reduction d'impôt suite a tout ça c'est vraiment grave en faisant tout ça ils les attire les terroriste mais je suppose que si une bombe éclate dans ce quartier faisant des blesser voir des mort bah c sur ce seras pas mr sarkosi on n'en parleras juste au 20h00

Écrit par : Samira | 22/05/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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