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29/05/2011

Afghanistan : nouvelle "bavure" de l'OTAN

 

Des responsables afghans tiennent l'OTAN responsable de la mort de 14 civils. Selon les autorités de la province du Helmand, la tragédie serait survenue dans la nuit de vendredi à samedi dans le district de Nawzad.

Douze enfants et deux femmes auraient été tués lors d'une frappe aérienne, réclamée par des marines américains assiégés dans leur base par des insurgés.

Deux habitations auraient alors été atteintes, par erreur, par des tirs d'hélicoptères.

Six personnes ont aussi été blessées.

Un correspondant de la BBC affirme que des villageois ont transporté jusque dans la capitale de la province les corps de huit enfants, pour preuve de la tragédie.

Un porte-parole de l'OTAN a affirmé que l'Alliance atlantique était encore à vérifier ces informations. Une enquête est en cours sur les lieux du drame.

La province du Helmand, bastion taliban, est une des plus dangereuses pour les forces de la coalition internationale.

Le gouverneur du Nouristan, province orientale du pays, soutient pour sa part que 18 civils et 20 policiers ont été tués le 25 mai dernier lors d'une frappe aérienne. De forts combats se déroulaient alors, opposant les talibans aux forces afghanes, appuyées par l'OTAN. La rébellion est bien implantée dans cette région. Des enquêteurs de l'OTAN sont aussi sur place.

La mort de civils, vérifiée ou alléguée, par les bombardements de l'OTAN est une des principales sources de tension entre le gouvernement afghan et ses alliés de la coalition, mais aussi entre les troupes de l'OTAN au sol et la population locale.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press, Reuters et BB

piqué au tas sur www.radio-canada.ca - 29/05/2011


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27/05/2011

Alaska Permanent Fund - Travail et revenu garanti -

piqué chez http://perso.wanadoo.fr/marxiens/politic/revenus/richesse.htm


Dans un passage pas très connu des Grundisse (p. 387), Marx se demande ce qu'est la richesse "une fois dépouillée de sa forme bourgeoise bornée" ; il répond qu'elle n'est rien d'autre que le développement dans l'échange universel de la totalité des facultés et capacités humaines "en tant que telles, comme fin pour elles-mêmes, mesurées selon nul étalon préétabli". Ce qui me plaît et m'intéresse par dessus tout dans ce passage, c'est que les "facultés de jouissance, de production, de création, de cognition etc." ne sont pas comprises comme des "forces productives" qui permettent la création de richesse mais comme "étant", fins en elle-mêmes.

La richesse elle-même

Nous voilà enfin au-delà du productivisme, au-delà de l'habituelle façon de considérer la "matière grise" comme "matière première de la richesse" (p.27).

Considérer le développement des facultés humaines comme création de richesse, c'est déjà, en effet, abandonner une conception marchande-utilitaire-économiste de la richesse. Prendre le développement humain comme fin en lui-même, c'est dire qu'il vaut par soi, indépendamment de son utilité économique immédiate. C'est en "n'étant pas" fonctionnel au procès de production immédiat qu'il va féconder l'orientation, la finalité, la nature de la production et des échanges économiques, et les "mettre à leur place". S'il est seulement fonctionnel à la production économique, il engendrera des individualités aplatie, mutilées, inaptes au loisir (otium, scholé), sauf aux loisirs consommables sous forme de marchandises (cf. dans le dernier Rifkin, les chapitres sur la commercialisation de la culture et l'industrie du loisir).

Les facultés cognitives, esthétiques, imaginatives etc. exigées par la mutation du mode de production ne s'apprennent pas par la formation professionnelle accélérée, ni par l'enseignement scolaire. Elles relèvent de ce que j'ai appelé le "travail de production de soi" et celui-ci demande du temps. Dès à présent le temps, formellement "hors travail", de la production de soi dépasse, et de loin, le temps de travail immédiat. Pour être à la hauteur des exigences de leur travail immédiat une proportion forte et rapidement croissante d'actifs doivent avoir des capacités et des dispositions qui dépassent de loin celles que leur travail immédiat exige d'eux. Une tension croissante apparaît ainsi entre le travail immédiat et le travail de production de soi qu'il implique, la temporalité de l'un et de l'autre. L'importance du travail de production de soi tend à l'emporter, et de loin, sur celle du travail immédiat et le sens de la vie à se déplacer vers le premier. Il devient factuellement impossible de considérer que seul le travail immédiat produit de la richesse et que seul le temps de travail immédiat donne droit à un revenu. Impossible également de faire dépendre la hauteur du revenu de la quantité, mesurée en heures, de ce travail. La majorité de la population active, d'ailleurs, n'occupe plus un emploi stable à plein temps et chez les moins de 35 ans la majorité ne désire plus ce genre d'emploi, préférant une vie multidimensionnelle, multiactive, polycentrique...

L'importance tendanciellement prépondérante du travail de production de soi agit comme un poison lent sur le rapport salarial, mine la notion de "travail" et la "loi de la valeur". Le travail de production de soi, en effet, n'est pas réductible à une quantité de "travail simple, travail abstrait" comparable à, et échangeable contre n'importe quel autre travail. Son produit et son rendement ne sont pas mesurables. Il n'a pas de valeur d'échange calculable, n'est pas marchandise. La place qu'il occupe - la place qu'occupe le développement des connaissances, capacités, qualités personnelles, aptitudes aux échanges, aux coopérations, etc. - confère légitimité et crédibilité à l'exigence d'un revenu découplé du "travail" et rend attentif à toutes les richesses qui, elles non plus, ne sont pas mesurables selon un étalon universel ni échangeables les unes contre les autres. Ce qui est le cas notamment de la vie, de la culture, du tissu relationnel et de la nature qui est fin en elle-même du point de vue esthétique, bien commun universel du point de vue social et force productive du point de vue économique.

Annexe

C'est précisément parce qu'il devient incontournable que le droit au revenu découplé du travail est combattu par le Medef avec la plus grande énergie. Entre autres formes il prend actuellement celle du revenu parental d'éducation (un an avec 80% du salaire pour chaque enfant en Suède, le partage de cette année entre la mère et le père étant sur le point d'être exigé) et, d'autre part, la forme du droit au congé "formation" (un an au Danemark) le contenu de cette "formation" n'étant pas pré-déterminé. A creuser, également, le droit, envisagé en France, à 20 années de "formation" au cours de la vie de chacun avec droit à un revenu non encore défini. Claus Offe propose une formule qui revient à peu près au même : toute personne ayant droit à un "compte sabbatique" égal à dix années de revenu de base. Après accomplissement de sa scolarité obligatoire elle pourra, à sa guise, prendre un total de 120 mois de congé par fractions ne dépassant pas six mois.

Il faut savoir exploiter les brèches qui s'ouvrent dans la logique du système pour les élargir. Le statut du travail de production de soi, la définition, la production, les modes de transmission, de partage et de mise en commun du "savoir", la tendance qu'a le capital à le privatiser et monopoliser pour en faire la source d'une rente, tout cela est désormais l'enjeu d'un conflit central. Reconnaître les richesses non commercialisables, non monétarisables, les rendre librement accessibles à tous, en interdire la privatisation-monopolisation-valorisation capitalistes, tout cela exige que le droit à un revenu suffisant cesse de dépendre du travail immédiat et de sa quantité, en voie de rapide décroissance.

Au bout du compte, un revenu suffisant garanti à tous ne pourra rester longtemps un revenu de transfert. On ne voit pas sur quels revenus primaires il serait prélevé quand le volume du travail immédiat ne cesse de se contracter et que sa part dans le PIB ne cesse de diminuer. Vouloir le prélever sur les revenus du capital et de la fortune est un contre-sens : quand le travail et les revenus du travail régressent, les revenus du capital ne peuvent augmenter, comme ils l'ont fait dans les années récentes, que grâce au gonflement d'une bulle spéculative à l'implosion de laquelle on assiste actuellement. Croire qu'on peut indéfiniment gagner de l'argent avec de l'argent placé en Bourse et que celle-ci peut par elle-même créer de la monnaie et de la richesse est une stupéfiante stupidité dont Alain Minc n'a pas, hélas, le monopole.

Bref : au bout du compte, un revenu de base suffisant garanti à tous ne pourra être servi que comme revenu primaire par émission d'une monnaie de consommation.

André Gorz

 

 

piqué chez arbeitmachtnichtfrei.skynetblogs.be

Une critique d'André Gorz et du « revenu garanti » par Anselm Jappe

Extrait du livre Les Aventures de la marchandise. Pour une nouvelle critique de la valeur (pp. 268-270, Denöel, 2003), publié dans le bulletin Sortir de l'économie n° 2, p. 56.


Une critique d'André Gorz et du « revenu garanti »


Pour les néomaussiens, le don devrait simplement jouer un rôle subsidiaire par rapport au marché et à l'Etat, institutions qu'ils ne songent pas à mettre en discussion [...] Ces auteurs doivent admettre que désormais le concept de don est également utilisé par les économistes néoclassiques - qui ont découvert, par exemple, l'importance du volontariat - et par les "théoriciens du management" qui commencent à apprécier la "valeur des liens". Mais les théoriciens du don restent désarmés face à cette récupération, parce qu'ils ont déjà décidé qu'entre le don et la marchandise il n'y a pas de polarité et que concevoir le don comme alternative totale à la marchandise serait un "romantisme" déplorable. [...]

 

André Gorz considère lui aussi que pour sortir de la crise que la société traverse actuellement il faut à la fois moins de marché et moins d'Etat. On obtiendrait ainsi des échanges qui ne soient gouvernés ni par l'argent ni par quelque appareil administratif, mais basés sur des réseaux d'entraide, de coopération volontaire et de solidarité auto-organisée. C'est ce que Gorz appelle le renforcement de la "société civile". Il articule une polémique contre le travail qui n'est pas sans mérites [Gorz est notamment influencé par Robert Kurz], même s'il affirme que le caractère hétéronome du travail est dû aux nécessités techniques d'une production complexe. Ainsi, il serait indépassable. Il faudrait, selon lui, limiter le plus possible le travail hétéronome - qui cependant restera toujours soumis aux exigences de la "rentabilité" abstraite - et placer à son côté une sphère basée sur la coopération libre et dégagée de la forme valeur. Cette sphère devrait être soutenue économiquement par l'Etat.

 

Chez Gorz restent présentes des références à Marx [...]. Il sait qu'une quantité réduite de travail signifie en même temps une quantité réduite de valeur. Mais il ne voit pas que cela implique nécessairement une quantité réduite d'argent. A la production accrue de biens d'usage ne correspond pas une augmentation de la valeur, mais sa diminution ; il y a donc bien peu à "redistribuer" en termes monétaires. Pour croire qu'il y a des quantités énormes d'argent à "redistribuer", il faut prendre pour "argent comptant" les sommes fictives créées par la spéculation. L'Etat ne peut aider économiquement le secteur du non-travail - même s'il le voulait - que dans la mesure où il y a encore des procès de valorisation réussis qui produisent de l'argent "valable". Ceci n'est possible que lorsque l'économie nationale en question - qui doit créer la "base imposable" qui permet à l'Etat de financer ses interventions - résiste à la concurrence toujours plus acharnée sur les marchés mondiaux. Autrement dit, toutes les propositions faites dans les pays les plus riches pour une redistribution monétaire en faveur des secteurs non "rentables" - donc à nourrir des " bouches inutiles "  - présupposent toujours tacitement que ces économies maintiennent leur position de gagnants au détriment du reste du monde.

 

Enfin, cette perspective du "no profit" n'est pas très différente de celle des néokeynésiens : oui à la marchandise, à condition pourtant qu'elle reste dans ses bornes et renonce à dévorer la société entière. Ce qui n'est rien d'autre qu'un voeu pieux. Mais même ici existe le risque que ces théories bien intentionnées servent finalement à gérer la nouvelle pauvreté causée par le rétrécissement du travail : on invite les marginalisés à organiser eux-mêmes leur survie en s'aidant l'un l'autre et en échangeant directement des services - mais toujours à un niveau matériel très bas, parce que naturellement les ressources resteront réservées en priorité aux circuits mercantiles, même quand seulement une minorité infime pourra s'en servir. Et rien ne changerait si l'on réalisait la proposition commune aux différentes âmes de la nouvelle contestation, d'instaurer un "revenu de base" ou "salaire social" à attribuer à chaque citoyen, indépendamment de son travail [André Gorz après l'avoir longtemps combattu, a rejoint cette proposition en 1998]. Ce n'est pas par hasard si le salaire social a été proposé il y a bien des années précisément par Milton Friedman, un des fondateurs du néolibéralisme. Selon lui, l'octroi d'une aide de survie à chaque nécessiteux devrait permettre de faire l'économie de toutes les autres aides publiques, telles que l'indemnité de chômage. Auparavant déjà, pour des théoriciens du libéralisme comme Quesnay, le soin des pauvres était un des rares devoirs auxquels l'Etat devait se limiter. Et si le salaire social sera vraiment introduit, ce sera sous cette forme.

 

Dans une situation de précarité généralisée, où les embauches temporaires, le temps partiel, les stages de formation, etc., alternent avec le chômage et le travail au noir, une telle aide minimale n'a rien d'émancipateur, mais faciliterait l'extension ultérieure de ces pratiques. Il faudrait combattre le travail en tant que tel, même là où il existe encore, au lieu de proposer des solutions pour faire survivre les nouveaux pauvres sans qu'ils demandent l'accès aux ressources.

 

Stephen Bouquin critique également André Gorz et l'idée de "revenu garanti" dans son texte Fin du travail ou crise du salariat ?

 

Autres critiques d'André Gorz :

Antiéconomie : André Gorz et la critique de la valeur par Franz Schandl

Paradoxes autour du travail par Jean-Marie Vincent et Toni Negri

Conscience ouvrière, adieu au prolétariat ou multitude ? par Alexander Neumann (in Variations, Hiver 2009-2010 : Conscience de casse. La sociologie critique de l'école de Francfort, pp. 49-66.)

Travail et consitution du sens par Pascal Nicolas-le Strat

Antoine Artous critique longuement la "critique weberienne du travail" effectuée par Gorz, Meda, Gollain, etc. dans son livre Travail et émancipation sociale.

 

D'Anselm Jappe, voir notamment la Discussion autour de son livre Les Aventures de la marchandise... ; Pourquoi critiquer radicalement le travail ? et Au sujet de la décroissance.

 

Sur le don, voir par exemple le premier chapitre du livre d'Alain Testart, Critique du don : études sur la circulation non marchande : [PDF] Qu'est-ce que le don ?, et/ou Marcel Mauss et le paradigme du don par Alain Caillé.

 

autre docs PDF :

http://www.futuribles.com/pdf/PSDI/07_RevenuUniversel.pdf

http://www.creageo.ch/le_revenu_universel_comme_prospective_sociopolitique__162d102d07_.pdf

 

 

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24/05/2011

Gaza - Jamal Al-Dura - Affaire Enderlin : Clément Weill-Raynal coupable de diffamation publique

piqué au tas sur /teleobs.nouvelobs.com - 23/05/2011

Affaire Enderlin: un journaliste de France 3 condamné pour diffamation

Reportage du 30 septembre 2000 sur France 2

Reportage du 30 septembre 2000 sur France 2

Clément Weill-Raynal, journaliste de France 3, a été reconnu coupable, le 29 avril, par la 17ème chambre correctionnelle de Paris de diffamation publique envers Jamal Al-Dura, le père de Mohamed Al-Dura, l’enfant décédé le 30 septembre 2000 lors d’un échange de tirs entre soldats israéliens et militants palestiniens au carrefour de Netzarim, dans la bande de Gaza.

Le journaliste avait mis en doute, dans un article publié le 4 septembre 2008 dans le journal Actualité juive et signé sous le pseudo de Daniel Vavinski, la réalité des blessures reçues par le père Jamal Al-Dura.

Cette affaire s’inscrit dans celle du reportage de Charles Enderlin, correspondant de France 2 qui avit tourné dans la bande de Gaza le 30 septembre 2000, dans les premiers jours de la deuxième Intifada, des images d’enfant, victime de tirs. Ces images avaient donné lieu à une controverse sur l’origine des tirs ayant provoqué sa mort et sur une éventuelle mise en scène.

Depuis des années, Clément Weill-Raynal remet en cause le travail de ses confrères qu’il accuse d’être pro-palestiniens, explique le syndicat SNJ-CGT de France Télévisions dans un communiqué.

Le syndicat SNJ-CGT s’insurge: “Il n’est pas acceptable que, pour des raisons idéologiques, un journaliste ne respecte pas le travail de ses confrères, et ne respecte pas non plus la charte des journalistes”.

Les élus CGT demandent donc, dans leur communiqué, à la direction de France 3 de prendre ses responsabilité vis à vis du journaliste condamné.

 

piqué au tas sur millebabords - 23/05/2011

communiqué du 23 mai 2011
SNJ-CGT

Un journaliste de la rédaction nationale France3 condamné

pour diffamation publique envers le père de l’enfant décédé le 30 septembre 2000 lors d’un échange de tirs entre soldat israéliens et militants palestiniens

Le 29 avril, la 17ème chambre correctionnelle de Paris a reconnu Clément Weill-Raynal coupable de diffamation publique envers Jamal Al-Dura, le père de Mohamed Al-Dura, l’enfant décédé le 30 septembre 2000 lors d’un échange de tirs entre soldat israéliens et militants palestiniens au carrefour de Netzarim dans la bande de Gaza.

La décision très détaillée du tribunal est accablante pour le spécialiste judiciaire de notre rédaction. Elle concerne un article paru le 4 septembre 2008 dans le journal «  Actualité juive », signé par Clément Weill-Raynal sous le pseudo de Daniel Vavinski, et qui met en doute la réalité des blessures reçues par le père Al-Dura. Cet épisode s’inscrit dans une campagne menée contre notre confrère Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jérusalem et son JRI, accusés d’avoir « mis en scène » la mort de l’enfant.

Au-delà de cette affaire, rappelons que, depuis des années, Clément Weill-Raynal remet en cause le travail de ses confrères qu’il accuse d’être pro-palestiniens. En janvier dernier encore, il accusait sur son blog le correspondant de Radio-France à Jérusalem, entraînant une descente à Radio-France de nervis de la Ligue de Défense Juive. Enfin, le JRI qui avait osé informer notre rédaction de l’action en justice contre CWR a été pris à parti par celui-ci.

Lors de plusieurs réunions des délégués du personnel, les élus CGT ont demandé à la direction si Clément Weill Raynal avait obtenu les autorisations nécessaires pour travailler pour des revues ou des radios communautaires. La direction n’a jamais voulu répondre précisément à cette question. De même, à l’époque, Paul Nahon avait affirmé aux DP que Clément Weill-Raynal avait nié signer ses articles sous le pseudo de Daniel Vavinski.

Il n’est pas acceptable que, pour des raisons idéologiques, un journaliste ne respecte pas le travail de ses confrères, et ne respecte pas non plus la charte des journalistes de juillet 1918 révisée en 1938 qui dit entre autre : « Un journaliste digne de ce nom tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles. ».

La direction a toujours affirmé qu’elle prendrait ses responsabilités si Clément Weill- Raynal était condamné. C’est ce que les élus CGT demandent aujourd’hui.

Paris le 19 mai 2011

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Des avocats s'attaquent aux contrôles au faciès

piqué au tas sur lefigaro.fr - 24/05/2011

Ils vont déposer durant deux semaines des questions prioritaires de constitutionnalité pour dénoncer le caractère trop large du texte qui définit les contrôles d'identité.

L'initiative est spectaculaire. Une cinquantaine d'avocats vont déposer à partir de ce lundi des questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) sur les contrôles d'identité, devant les juridictions de plusieurs villes françaises (Paris, Lyon, Marseille, Lille, Nanterre, Versailles ou Créteil). L'information a été révélée par France Bleu 107.1 (antenne parisienne du groupe Radio France).

Concrètement, pendant deux semaines, ces avocats, dont certains, écrit lundi Le Monde , sont membres du Syndicat des avocats de France (SAF, proche de la gauche), vont déposer une QPC pour chaque dossier traité par la justice dans lequel il a été fait état d'un contrôle d'identité. Créée par une loi de 2008, la QPC permet depuis l'an dernier à tout justiciable de contester devant un tribunal ou une cour la conformité d'une loi avec la Constitution.

Selon Me William Bourdon, un avocat parisien, militant des droits de l'homme, qui coordonne cette action, les dispositions du code pénal qui définissent le contrôle d'indentité, en l'occurence l'article 78-2 du code de procédure pénale, laissent la voie à l'arbitraire. «Des milliers de contrôles d'identité sont effectués chaque jour en France» sur la base de cet article, rappelle son cabinet. Un article «extrêmement large» et qui ne contient «aucun moyen pour que le juge puisse vérifier le motif du contrôle d'identité».

Soutenus par une ONG américaine

Les QPC sur les contrôles d'identité visent également à attirer l'attention sur les «contrôles au faciès». Des contrôles d'identité visant des citoyens en fonction de leur couleur de peau que le code du code de procédure pénale favoriserait.

Ces avocats sont soutenus par Open societyjustice initiative, une branche de l'ONG américaine Open society foundations, financée par le milliardaire Georges Soros. Cette organisation qui défend les droits de l'homme par les moyens judiciaires à travers le monde, est d'ailleurs à l'origine d'un rapport publié en 2009 et portant sur les contrôles d'identité à Paris. L'étude montrait que dans certains lieux de la capitale, le risque d'être contrôlé était multiplié par six ou sept pour ceux qui sont d'origine maghrébine ou africaine. Elle précisait aussi que les contrôles d'identité avaient été «des éléments déterminants» à l'origine du déclenchement d'émeutes urbaines majeures au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France».

Interrogé par lefigaro.fr, Guillaume Drago, professeur de droit à l'université Paris 2*, rappelle que malgré le dépôt - «médiatique» - de QPC multiples, une seule juridiction va traiter la question. Les autres juridictions sursoient à statuer. Par ailleurs, il précise que lors du dépôt d'une QPC, la justice vérifie si la question a déjà été traitée par le Conseil constitutionnel. Or celui-ci, dans une décision datant de 1993, s'est prononcé sur des dispositions qui pourraient être comparables. Dans sa décision, il estimait que «la pratique de contrôles d'identité généralisés et discrétionnaires serait incompatible avec le respect de la liberté individuelle». Le Conseil rappellait aussi que lorsque le contrôle n'est pas lié au comportement de la personne, il revient à l'autorité concernée de justifier les raisons de celui-ci.

«Nous ne sommes pas parfaits, explique dans les colonnes du Monde Marc Baudet, commissaire divisionnaire à l'Inspection générale de la police nationale, mais on essaie de s'améliorer». La législation française interdisant les statistiques ethniques, il estime impossible de quantifier le phénomène des contrôles au faciès.

* Il est aussi directeur du centre d'études politiques et constitutionnelles de Paris 2.


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21/05/2011

Loïc Garnier et Bernard Squarcini entre les loups solitaires et le gardien de chèvres...

 

Menace terroriste. Aqmi peut passer à l'offensive en France

Aqmi, les «filières afghanes» et les terroristes en herbe sur internet: voici les trois menaces qui inquiètent particulièrement la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Son patron, Bernard Squarcini, répond aux questions du Télégramme.

Après la mort de ben Laden, al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) vous inquiète-t-il particulièrement?
Ce groupe dispose, grâce aux rançons versées pour libérer les nombreux otages étrangers enlevés au Mali, au Niger, en Algérie, et aux divers trafics locaux, d'un trésor de guerre. Aqmi a donc pu acheter des équipements dernier cri: armes, GPS, matériel de communication cryptée et de vision nocturne, véhicules... Ils ont également recruté de nouveaux combattants et ont désormais clairement les moyens de passer à la vitesse supérieure. Les cibles potentielles sont nos ressortissants et l'ensemble des intérêts français à l'étranger. Nous avons évidemment renforcé nos dispositifs de sécurité sur les sites concernés. Mais la politique française reste de ne pas verser de rançon.

Aqmi a-t-il les moyens de passer à l'offensive en France?
La DCRI reste très vigilante avec les contacts que cette mouvance peut entretenir en France. Les réseaux de soutien logistique n'ont jamais cessé. On sait par exemple qu'Aqmi se fait envoyer du matériel - GPS, faux papiers, médicaments... Par ailleurs, plusieurs affaires récentes réalisées par la DCRI ont montré qu'Aqmi n'était pas dénué de toute intention malveillante sur le territoire.

On évoque régulièrement les «filières afghanes». Combien de résidents français sont partis faire le djihad à l'étranger?
On estime qu'ils sont au moins une vingtaine. Souvent, ce ne sont pas des trajets directs. Les intéressés transitent par plusieurs pays étapes et utilisent de faux papiers. Certains sont morts sur zone. D'autres y sont encore. Le danger, pour nous, survient lorsqu'ils reviennent sur le territoire. C'est là que la DCRI les interpelle rapidement. Ce phénomène de filières concerne aussi d'autres pays européens, principalement l'Allemagne.

Vous dites cependant que ces Français ne sont pas forcément, en Afghanistan, très prisés...
Oui, ils ne sont pas les mieux vus. Visiblement, ils ne s'adaptent pas toujours bien à la rude vie qui les attend...

On parle de ces filières depuis plus d'une dizaine d'années maintenant. Rien ne change?
En effet, après l'Irak, il y a un regain d'intérêt pour les zones tribales du nord Waziristan (au nord-ouest du Pakistan, NDLR) et, pour certains Européens, pour la Somalie. Par ailleurs, le Yémen continue à attirer pour ses écoles coraniques. Aqpa (alQaïda dans la péninsule arabique) nous inquiète aussi. Cette organisation a une force médiatique et ses experts en explosifs sont ingénieux. Face à cela, les services de renseignement occidentaux coopèrent étroitement. Les Allemands ont arrêté trois suspects à Düsseldorf, à la fin du mois d'avril. Ils préparaient depuis plusieurs mois un attentat, sans que la cible n'ait encore été désignée. Il y a deux semaines, nous avons interpellé, en région parisienne, sept personnes suspectées de vouloir se rendre en zone pakistano-afghane. Leur leader, un Indien, avait structuré cette filière et déjà envoyé deux djihadistes au Pakistan qui ont été arrêtés à leur arrivée, à Lahore.

Quelle autre menace vous inquiète ? 
"L'autre menace loups solitaires qui s'autoradicalisent sur Internet et qui ont l'intention de passer à l'acte sans être affiliés à aucune organisation. Cela semble être le cas du responsable présumé de l'attentat de Marrakech (17 morts dont 8 Français, le 28 avril dernier) et c'est une tendance qui se confirme aussi de manière générale en Europe. Il est très difficile de détecter et suivre toutes ces personnes. C'est la menace que nous craignons le plus. Face à elle, la coopération entre services franco-français et avec les services étrangers est capitale. Nos dispositifs de veille sont complémentaires et nous permettent d'être très réactifs. Mais personne n'est à l'abri."

  • Propos recueillis par Hervé Chambonnière

piqué au tas sur Letélégramme.fr - 21/05/2011

Procès Colonna : rebondissement et incident

Publié le 21/05/2011, 08h57

(Laetitia Pietri - Alta Frequenza) - Procès Colonna.  Hier (vendredi), ce sont les femmes des membres du commando qui ont commencé à témoigner à la barre. Corinne Cau, ancienne épouse de Martin Ottaviani a ouvert le bal. Et rebondissement, cette dernière a déclaré que les aveux de son ex-mari avaient été réalisés en sa présence. « Les policiers m’ont conduit dans le bureau où mon mari était interrogé. Il voulait avouer en ma présence » , a t-elle déclaré pour la première fois dans ce dossier. Une déclaration qui pourrait ainsi conforter la thèse de la défense, selon laquelle les gardes-à-vue des membres du commando n’ont pas été étanches et que le nom d’Yvan Colonna n’est pas apparu de manière spontanée. Corinne Cau, rappelons-le, avait fourni un alibi à Martin Ottaviani en 1999 alors qu’ils étaient, tous deux, placés en garde-à-vue. Elle s’était ensuite rétractée deux jours plus tard. Parallèlement, ce matin, un incident a eu lieu lors du procès. Un témoin qui n’a pas encore déposé a été repéré dans l’assistance par l'un des avocats d'Yvan Colonna. Or, il est formellement interdit aux témoins de suivre le déroulement du procès avant leur témoignage. Cela peut d’ailleurs être un motif  de cassation d’un procès. Jacques Follorou, le journaliste du Monde a du quitter la salle tandis que l’audience a été interrompue.

piqué au tas sur www.alta-frequenza.com - 21/05/2011

 

« Tous les services sont mobilisés »

« Des gens qui avaient des velléités » d'attentats en France ont été arrêtés.

« Des gens qui avaient des velléités » d'attentats en France ont été arrêtés. S. ORTOLA / 20 MINUTES

Loïc Garnier

« 20 Minutes » a rencontré le patron de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste

A la tête de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), Loïc Garnier est l'un des hommes les plus informées des menaces terroristes. Il détaille l'organisation des services.

Comment définiriez-vous l'état de la menace terroriste ?
La menace est toujours élevée. Les actions d'Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) sont très inquiétantes. N'oublions pas qu'ils détiennent cinq otages français. Leurs éléments les plus virulents sont dans une sorte d'émulation. Ils sont susceptibles de menacer tous nos intérêts à l'étranger et on travaille à ce qu'ils n'agissent pas sur notre territoire.

Le message d'Oussama ben Laden vous a-t-il étonné ?
Non. Notre politique domestique a eu des retentissements sur la scène internationale avec notre présence en Afghanistan et la loi sur la burqa. Ce message a vocation à mobiliser Al-Qaida en interne et en l'occurrence, Aqmi.
Peut-il radicaliser des éléments présents sur notre sol ?
On ne peut pas l'exclure. Ces Lone Wolves [loups solitaires] font partie du danger. Mais ils ne sont jamais totalement isolés. Un terroriste parle toujours à quelqu'un. Notre mission est aussi de surveiller les gens qui vont vers les zones de djihad. Surtout quand ils en reviennent, car ils ont pu bénéficier d'un entraînement sur place.

Depuis le début de l'année, des attentats terroristes ont-ils été déjoués en France ?
On a arrêté des gens qui avaient des velléités. Mais en matière de terrorisme, on ne peut pas s'arrêter aux chiffres. Une personne mal intentionnée peut causer beaucoup plus de dégâts que quinze moyennement entraînées.

Les effectifs de l'antiterrorisme ont-ils augmenté depuis cet été ?
Non. Mais tous les services sont mobilisés. Les acteurs majeurs sont bien sûr les services de renseignements qui font de l'infiltration, de l'écoute (DCRI, DGSE, etc.), mais la prise d'information concerne tout le monde : les policiers, les gendarmes et même chaque citoyen.

Les services se parlent-ils davantage ?
Ils se sont rapprochés. La fusion des RG et de la DST a fait du bien et c'est aussi une question d'hommes qui s'entendent bien.

Propos recueillis par Matthieu Goar

piqué au tas sur www.20minutes.fr - 09/11/2010

"Il n'y a pas de nouvelle menace terroriste en France"

Par Angelina Guiboud

La mort de Ben Laden va-t-elle engendrer des représailles en France -cible depuis 2010 d'Al-Qaïda? Les mesures de sécurité vont-elles être renforcées? Les réponses de Loïc Garnier, chef de l'unité de coordination de la lutte anti-terroriste.

"Les menaces sont partout et on peut craindre effectivement que la France soit l'objet, comme les Etats-Unis, comme d'autres pays amis, de représailles et d'une volonté de vengeance." C'est en ces termes que le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant a répondu aux craintes engendrées par la mort d'Oussama Ben Laden. Le chef de l'unité de coordination de la lutte anti-terroriste, Loïc Garnier confirme le renforcement des mesures de précautions.

Trois jours après la mort de Ben Laden, chef d'Al-Qaïda, quelles sont les nouvelles menaces qui pèsent sur la France?

Les menaces qui pèsent sur la France sont beaucoup plus fortes en dehors du territoire, avec des organisations telles qu'Aqmi qui mènent des actions contre nos intérêts. Sur notre territoire, - même si l'on peut craindre quelques esprits échauffés qui voudront venger Ben Laden- il n'y a pas de nouvelle menace ni d'augmentation des risques d'attentats. Cependant, la situation reste tendue, fragile. Tous nos services -forces de l'ordre- restent mobilisés et la vigilance est accrue.

Le plan vigipirate a-t-il été renforcé?

Le plan vigipirate est constitué d'une série de mesures qui s'adaptent selon les événements. La mort de Ben Laden a enclenché un ajustement de ces mesures principalement dans le secteur aérien. Nous procédons par ailleurs à une sensibilisation de nos effectifs et nous leur demandons de redoubler d'attention.

Quels sont les risques pour les otages actuels (en Afghanistan, au Niger)?

Je ne souhaite pas évoquer les otages pour des raisons de sécurité.

Quelles sont les actions menées à l'étranger?

La menace étant permanente, nous allons opérer à un renforcement dans la coopération entre les pays alliés.

piqué au tas sur l'express.com - 04/05/2011

 

 

11:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/05/2011

La consommation de drogues et d'alcool au travail bientôt dépistée ?

Dépistage, campagnes de prévention, formations... Pour lutter contre les ravages de l'usage de l'alcool et de la drogue au travail, un Comité préconise la mise en place de mesures.

 

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Deux millions de Français sont dépendants à l'alcool, 1,2 million de personnes consomment du cannabis et 250.000 prennent de la cocaïne. Hors, 10% des salariés consommeraient plus ou moins régulièrement des produits illicites, essentiellement du cannabis.

Conséquences de ces consommations, la perte de vigilance, des troubles du comportement voire des accidents du travail. Ainsi, entre 10 et 20% de ceux-ci sont liés à l'alcool.

Pour faire baisser ces chiffres préoccupants, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) envisage de mettre en place pour les postes de sûreté et de sécurité, des dépistages. Ils ne deviendraient toutefois pas systématiques.

L'éthylotest est déjà régulièrement utilisé pour les postes-clés. Mais le recours aux tests salivaires pour dépister les drogues pose encore des problèmes éthiques, liés au respect de la vie privée et de la liberté individuelle ou au nom de la non-discrimination à l'emploi. Le comité préconise donc que ces dépistages salivaires soient effectués par les médecins du travail et couverts par le secret médical et professionnel.

Le CCNE suggère également d'autres outils pour faire baisser la consommation de drogue ou d'alcool dans le cadre professionnel : des campagnes d'information et des enseignements spécifiques dans les formations professionnelles pourraient être mis en place. Par ailleurs, de véritables services de « santé au travail », qui se substitueraient à la médecine du travail, pourraient être mis en place.
piqué au tas sur www.francesoir.fr - 20/08/2011

21:04 | Lien permanent | Commentaires (0) |

frédéric revenant des commissions

les commisions note02

11:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

G 8 à Deauville : Les CRS bouleversent le calme du quartier

Violaine Béasse, devant sa maison au Coteau. Sur la route, les voitures flirtent avec les barrières.
Violaine Béasse, devant sa maison au Coteau. Sur la route, les voitures flirtent avec les barrières.
Croiser des policiers au centre de Deauville ne surprend plus. Mais quand ils s'installent au Coteau, leur présence suscite l'étonnement et l'incompréhension.
Reportage

 

Violaine et Sandrine habitent dans les hauteurs de Deauville. Depuis deux jours, les CRS s'installent dans leur quartier. « Quand je les ai vus arriver, je me suis sentie oppressée », confie Violaine, aide-soignante à l'hôpital de Cricqueboeuf. Elle considère que leur présence porte « atteinte à leur liberté ».

Les CRS se sont installés dans l'école maternelle Gustave-Flaubert. Sur place, le pôle logistique du G8. « Nous gérons l'organisation du matériel, de l'armement, et des moyens radios », explique le brigadier-chef, responsable du matériel. En plus d'avoir investi l'école, les membres des forces de l'ordre ont installé des barrières autour de plusieurs parkings et autour d'une aire de jeu. « Les enfants ne peuvent plus jouer alors qu'ils sont nombreux dans le quartier », commente Sandrine, vendeuse dans un magasin de vêtements.

« Si seulement on nous avait prévenus »

« Nous avons été très surpris par l'arrivée des CRS. Si seulement on nous avait prévenus », constate Violaine. Au fond de son salon, de grandes portes fenêtres donnent sur un jardin. « Voyez, ils sont tout le temps là. Ils passent et regardent chez nous. Pas moyen de faire un barbecue », montre le mari de Violaine, restaurateur.

Le maire de Deauville, Philippe Augier, a informé les policiers sur les zones où ils pouvaient s'installer. « Ce n'est pas à nous de prévenir les riverains. C'est au maire de gérer ses administrés », rappelle le brigadier-chef. Afin de comprendre pourquoi le quartier n'a pas été mis au courant, Violaine et son mari ont téléphoné à la mairie. Ils ont été redirigés vers le numéro vert du G8 sans obtenir d'explication.

Le paradoxe du G8

« La présence permanente des policiers fait un drôle d'effet aux enfants », racontent Violaine et Sandrine. Lors de l'installation des barrières autour de l'aire de jeux, Margot, bientôt 3 ans, a dit : « C'est fermé et on n'a pas les clefs ! »

Sa maman explique que l'enfant est perturbée : « Elle a un peu peur de sortir. » Paradoxalement, Violaine se sent rassurée par la présence des policiers quand les plus grands sortent. Les CRS, eux, comprennent mal les plaintes des riverains : « Nous faisons le moins de bruit possible. On limite les déplacements au maximum. Notamment la nuit. Si les Français ne veulent plus de police, on a qu'à faire un referendum pour voir. »

Quoi qu'il en soit, Violaine et ses voisines se sentent moins libres depuis l'arrivée des CRS autour de leur pavillon. « Le G8 va nous gâcher une semaine », explique le père de famille. La maman regrette une chose : « Rien n'est organisé pour que les enfants rencontrent les chefs d'États. Les Deauvillais ne retirent rien de cet événement. »

Armelle CAMELIN.

piqué au tas sur OuestfRance

09:42 | Lien permanent | Commentaires (1) |

Affaire de Cognin : « C’est la montagne qui accouche d’une toute petite souris »

COGNIN, 2 ANS APRÈS Le 30 avril 2009, l’explosion fait un mort et un blessé grave

La Savoie, nid de subversion. C’est l’impression que donnent les premiers jours de mai 2009. Les policiers de l’antiterrorisme sillonnent Chambéry en convois rapides de monospaces noirs et les gendarmes mobiles investissent sans ménagement les squats de l’agglomération. Dans la nuit du 30 avril au 1 er mai, au fin fond d’une usine désaffectée de Cognin, Z, une Ardéchoise de 23 ans, est morte dans une explosion. Son copain, M, un Haut-Savoyard de 25 ans venu de Genève, a été gravement blessé au visage et au bras. Les deux jeunes gens essayaient de fabriquer une bombe. Ils étaient squatters et partageaient, avec d’autres, une vie marginale “alternative”. L’air du temps n’est pas favorable à la bohême. Le pays est encore sous le coup des sabotages SNCF et de l’affaire dite “de Tarnac”. Ces groupes hétérogènes et informels constitués de doux étudiants, de militants d’ultra-gauche ou anarchistes, d’agitateurs plus durs aussi, sont dans l’œil du cyclone et sous la surveillance étroite de l’État. Très naturellement, donc, dans ce contexte, la direction de l’enquête sur l’explosion de Cognin a été prise, en moins de douze heures, par le parquet et le pôle d’instruction antiterroristes de Paris. Dans les jours et les semaines qui suivent, les Savoyards Raphaël Serres, Joris Allibert passent entre les mains des policiers spécialisés de la Sdat (sous-direction antiterroriste de la police judiciaire) puis, en détention. Suivra le Nantais William Vallet puis, le Chambérien T, interpellé en Hongrie et extradé. Les quatre, âgés de 20 à 25 ans, qui partageaient le squat avec le couple, et M seront mis en examen principalement pour “association de malfaiteurs en vue de la préparation d’une entreprise terroriste”. Poursuite criminelle qui les exposait aux assises. Assez vite, l’histoire ne ressemble plus du tout à une affaire d’État. Quelques jours, quelques semaines de détention provisoire et, ils seront tous libérés puis placés sous un contrôle judiciaire très strict. L’histoire ne ressemble vraiment plus à un complot contre l’ordre établi. Suit alors un calme plat. Jusqu’en juillet dernier, lorsque l’antiterrorisme se dessaisit du dossier et le renvoie entre les mains de la justice chambérienne. C’est officiel : ces jeunes gens ne préparaient pas d’attentat, ils n’appartenaient à aucune organisation terroriste. Tous ont été entendus par la juge d’instruction Céline Chastel, à Chambéry, il y a quelques semaines. « Des auditions de pure forme » affirme l’avocat de M, M e Bernard Ripert. Dans la foulée, le contrôle judiciaire a été allégé pour son client, levé pour les autres, le 22 mars. À ce jour, le dossier est au règlement. « Il est sur mon bureau et j’ai commencé à le lire pour prendre mes réquisitions » confirme le procureur de la République, Jean-Pierre Valensi. Cela veut dire : décision du juge d’instruction d’ici deux mois et procès en correctionnelle à la fin de l’année ou début 2012. Car il y aura procès. En correctionnelle sur des incrimnations plus “légères”. Au moins pour M qui reconnaît avoir manipulé des produits explosifs, ce qui est interdit. « C’était pour faire une expérience » rebondit Me Ripert. « Comme il n’y a plus de terroriste, la justice a voulu s’en fabriquer et on les a mis en détention parce qu’une affaire où les gens sont libres n’est pas une affaire grave ». Les autres espèrent un non-lieu puisqu’ils restent en cause seulement pour avoir détruit des documents et des pièces à conviction. « L’entreprise terroriste n’existant plus, il faudra apporter la preuve que les tracts étaient en lien avec la détention de produits explosifs reprochée à M pour les renvoyer devant le tribunal » fait valoir M e Sarah-Emmanuelle Pozzallo, l’avocate des trois Chambériens. Deux ans sont passés. M n’a pas perdu la vue comme le laissait craindre le premier pronostic. Sa vision a beaucoup baissé et elle s’est stabilisée. Il est lourdement handicapé de la main et attend de nouvelles opérations. Il a tenté de reprendre des études, il n’a pas tenu et il a remis sur la route. Avec l’autorisation du juge, Joris Allibert a pu se former à Lyon comme aide médico-psychologique. T est étudiant en histoire et Raphaël Serres travaille comme projectionniste de cinéma. « Ils ne vivent plus de la même manière mais, ils restent fidèles à leurs idées » rapporte leur avocate. L’usine a été démolie. Les squats de Chambéry, notamment celui des “Pilots”, ont été dissous. Deux ans après, jour pour jour, voilà comment se termine en toute discrétion, “l’affaire terroriste de Cognin”. M e Pozzallo conclut. « C’est la montagne qui accouche d’une toute petite souris ».

piqué au tas sur le Daubé du 30/04/2011

 

 

09:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/05/2011

Already Dead

already dead.JPG

11:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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