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04/06/2011

Les idéologues sécuritaires et la voie du décèlement précoce de la sûreté aérienne

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Christine de Veyrac se prononce pour les Scanners corporels dans les aéroports

Le rapport adopté en début de semaine, à une très large majorité, par la commission des transports du Parlement européen, propose d’autoriser les scanners corporels pour l’inspection des passagers dans les aéroports. Il en encadre aussi strictement les conditions d’utilisation.

« Il est certain que ces scanners représentent un progrès réel en matière de sûreté aérienne. Ils permettront en effet de détecter les objets non métalliques cachés par de potentiels terroristes, comme des pains d’explosifs plastiques ou des couteaux en céramique » a commenté la députée européenne UMP Christine de Veyrac, membre de la commission des transports du Parlement européen.

Parallèlement, « il est heureux que le vote d’hier exclue l’utilisation de technologies émettant des radiations ionisantes, et interdise que toute image du corps des personnes ne puisse être visualisée ou conservée. Nous protégeons ainsi la santé et la vie privée des passagers, ainsi que des employés des aéroports et des compagnies aériennes », a souligné la députée européenne de Toulouse.

Le Parlement européen arrêtera définitivement sa position lors de sa session plénière en juin prochain.

piqué au tas sur www.toulouse7.com

Bientôt des scanners corporels dans les aéroports français

Par TF1 News (D'après agence), le 07 janvier 2010 à 11h16, mis à jour le 07 janvier 2010 à 11:20

La DGAC a annoncé mercredi qu'ils seront bientôt expérimentés "dans les meilleurs délais". Ils permettent de repérer les objets interdits dissimulés sous les vêtements sans palpation des passagers.

La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a annoncé mercredi dans un communiqué que des scanners corporels seraient expérimentés "dans les meilleurs délais (...) dans certains aéroports français". Des scanners corporels "devraient être installés prochainement pour expérimentation à ADP" (Aéroport de Paris), précise le communiqué qui ajoute que cette décision a été prise "selon les directives d'un groupe de travail interministériel".

Mercredi, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait annoncé qu'un groupe de travail sur les scanners corporels dans les aéroports français avait été mis en place et devait "faire des propositions" rapidement.

Les scanners corporels sont des portails qui permettent de repérer les objets interdits dissimulés sous les vêtements sans palpation des passagers et "l'absence d'impact sur la santé des passagers a été évaluée et confirmée par un organisme indépendant", selon la DGAC.

Parallèlement à l'installation de scanners corporels, "d'autres voies d'amélioration doivent être approfondies ou complétées", comme le "profilage des passagers", "l'amélioration de la détection des traces d'explosifs" ou "l'analyse et l'exploitation des informations connues sur les personnes déjà signalées comme suspectes". "Par ailleurs, la formation de personnel chargé de la sûrete sera renforcée", conclut le communiqué.

Piqué au tas sur TF1 News (D'après agence) le 07 janvier 2010

penser ces menaces dans l’esprit de les révéler (au sens radiographique).jpg

Scanners corporels : la sécurité renforcée dans les aéroports

Le secrétaire d'État aux Transports Dominique Bussereau a confirmé l'usage, à l'aéroport Roissy Charles de Gaulle, des premiers scanners corporels en France, permettant une fouille au corps virtuelle.

Publié le 15/01/2010





Qu'est ce que le scanner corporel ?

Le scanner corporel est une imagerie du corps. Il en existe deux types : le premier, qui sera pratiqué dans les aéroports de France, utilise des ondes millimétriques se limitant à la surface de la peau. Le second type, pratiqué aux Etats-Unis, utilise le système X-Ray qui pénètre sous la peau.

Comment ça marche ?

Le passager rentre dans un portique. Des antennes-récepteurs lui tournent autour et émettent des ondes radio qui traversent les vêtements. Les ondes réfléchies sont enregistrées sur un écran de contrôle qui fait alors apparaître une scan en 3D du passager.

A quoi ça sert ?

Le scanner corporel permet de renforcer la sûreté des aéroports, notamment depuis la tentative d'attentat du 25 décembre sur le vol Amsterdam-Detroit. Cette fouille virtuelle des passagers permet de détecter toute matière (objet ou liquide) dissimulée à la surface du corps, que ce soit de la poudre à explosif ou même des couteaux en céramique. Il permet ainsi un contrôle de sécurité des aéroports plus rapide, plus sûr et moins génant par rapport aux palpations corporelles.

Est-il dangereux pour la santé ?

Le premier type de scanner par ondes millimétriques, le seul qui sera utilisé en France, ne présente aucun danger pour la santé. D'après la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), ses ondes sont 500 fois moins puissantes que celles d'un téléphone portable. Quant au second type de scanner, pratiqué uniquement aux Etats-Unis, une exposition marquée ou régulière à ces ondes est nuisible à la santé.

Porte-t-il atteinte à la vie privée et à l'intimité ?

L'imagerie qui apparait sur l'écran de contrôle ne laisse apparaître qu'un androïde reconstitué en 3D. L'agent en charge de surveiller l'écran ne voit pas la personne scannée et ne connaît pas son identité. Le visage et les parties génitales sont floutées à l'écran. Les hommes contrôleront les hommes, les femmes contrôleront les femmes.

Sera-t-il obligatoire ?

La France étant pour le moment en phase d'expérimentation, le scanner corporel n'est pas obligatoire. Les passagers pourront choisir entre le scanner corporel et la fouille manuelle habituelle.

Combien ça coûte ?

Chaque scanner coûte entre 100 000 et 150 000 euros.

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Armes dans les aéroports: «Il faudrait exiger que les agents de sûreté sachent lire, écrire compter...»

INTERVIEW - Le criminologue Christophe Naudin est chercheur à l'université Paris 2 et auteur du livre «Sûreté aérienne, la grande illusion»…

La sûreté dans les aéroports et les avions est-elle suffisante? Le débat est relancé après que des journalistes ont réussi à déjouer les systèmes de sécurité à deux reprises, dans les aéroports de Roissy et de Marseille. Dans le cadre d’un reportage pour «Envoyé spécial», diffusé ce jeudi soir sur France 2, les reporters sont entrés dans deux avions, en possession d’un pistolet semi automatique 9mm. Rien de surprenant pour le criminologue Christophe Naudin, qui estime que les agents chargés de la sûreté ne sont pas assez qualifiés pour faire face aux risques.

Les mesures de sûreté sont elles efficaces dans les aéroports?
Non, il y a un problème d’efficacité, c’est certain. Que les journalistes aient réussi à embarquer avec une arme n’est pas du tout surprenant. Il s’agit avant tout d’un souci de recrutement: il faudrait exiger que les agents de sûreté dans les aéroports sachent lire, écrire, compter. Et c’est vraiment loin d’être le cas.
Il ne faut pas croire que ces agents sont juste des personnes qui regardent un écran pour voir si un objet est caché dans vos bagages. L’imagerie de sûreté est une science, qui nécessite une analyse. Une meilleure sélection des agents - et un meilleur salaire – permettrait d’améliorer de 30% l’efficacité de la sûreté dans les aéroports.

Pourtant des mesures de contrôle ont été prises ces dernières années. Elles ne servent à rien?
On en rajoute toujours une couche en fonction de l’actualité mais ce sont des mesures cosmétiques, qui sont toutes centrées sur la recherche de l’objet. Or ce n’est pas lui, en soi, qui est dangereux mais l’usage que certaines personnes peuvent en faire. La mesure qui consiste à empêcher les voyageurs de monter dans un avion avec une bouteille de liquide est la plus stupide que j’ai jamais rencontré. Il faudrait se concentrer davantage sur les personnes, cibler celles qui présentent plus de risque, et arrêter d’emmerder 100% des voyageurs.

Ces mesures ne diminuent donc pas le risque que des personnes mal intentionnées montent dans un avion?
Les contrôles sont accrus sur les destinations sensibles comme les Etats-Unis ou Israël. Mais le risque est alors diminué non parce que les mesures sont efficaces mais parce que la possibilité est plus grande qu’un agent repère ce que son collègue n’a précédemment pas vu.

La technologie peut elle être améliorée pour que les risques diminuent ?
Non, niveau matériel, on est au top. Ce n’est pas un problème de technologie mais bien de personnes qui se servent de cette technologie.

Propos recueillis par Enora Ollivier
piqué au tas sur www.20minutes.fr - 06/01/2011

« Les contrôles sont d'une nullité totale »

CHARLES DE COURSON, député de la Marne

28.12.2009
Rapporteur de la commission des Finances de l'Assemblée pour le transport aérien, le député Charles de Courson (Nouveau Centre) dresse un bilan sans concession du système actuel de contrôles dans les aéroports. Le renforcement des mesures de sécurité est-il adapté ? Charles de Courson. Achaque nouvel attentat ou tentative, la stratégie adoptée est celle de la fuite en avant. On nous parle alors de nouveaux appareils, comme ces scanners corporels. Leur seule utilité est d'enrichir les industriels, notamment américains, qui les commercialisent. Pour le reste, ils contribuent surtout à ralentir le transport aérien. Les contrôles actuels sont-ils si mauvais ? Ils sont d'une nullité totale. Tout a été pensé après le 11 septembre 2001 par l'administration Bush avec un unique objectif : restaurer la confiance des passagers. Ces mesures ont ensuite été imposées aux autres nations. Mais cette conception de la lutte antiterroriste est totalement erronée et inefficace face à des gens déterminés. Pourquoi ? J'appelle ça la théorie de la ligne Maginot. On veut faire croire que tous les objets peuvent être détectés. C'est illusoire. Prenez le sac à main de votre femme et fouillez-le pour y trouver des explosifs. Cela vous prendra un quart d'heure. Imaginez, si vous appliquez ça aux 90 millions de passagers qui prennent chaque année l'avion en France ! Vous aviez vous-même mis en lumière ces lacunes… En 2003, dans le cadre d'un rapport confidentiel pour le ministre des Transports, nous avions travaillé avec le criminologue Christophe Naudin. Sur onze tentatives pour introduire des armes ou des explosifs dans un appareil, dix ont fonctionné. Les mêmes tests aux Etats-Unis, réalisés dans sept aéroports, enregistraient 35 % à 65 % de réussite. Quelle est la solution ? Il faut arrêter ce naufrage économique. Chaque année, 500 millions d'euros sont dépensés en France pour ces contrôles de sécurité, 7 milliards aux Etats-Unis. Dans le même temps, seulement 50 millions d'euros sont alloués chez nous à l'infiltration des réseaux terroristes. Il faut faire l'inverse et pratiquer la lutte antiterroriste en amont, grâce au renseignement. La logique actuelle n'a aucun sens. Pourquoi ne pas faire des contrôles aux entrées du métro ou des gares, pendant qu'on y est ?
Cet article a été publié dans la rubrique A la une

Sûreté aérienne : le reportage qui fait peur

« Pièces à conviction »

Julien Dumond | 22.12.2006
C'EST UN MODE d'enquête journalistique plus fréquent dans les pays anglo-saxons qu'en France. Depuis plusieurs semaines, des journalistes de « Pièces à conviction », diffusée aujourd'hui en deuxième partie de soirée sur France 3, s'attachent à tester l'efficacité des mesures prises cet été pour améliorer la sûreté aérienne. Le résultat est édifiant. A l'image, Christophe Naudin, expert en sécurité, déjoue absolument tous les contrôles. Le 30 novembre, avec le journaliste de France 3 Laurent Richard, ils s'envolent de l'aéroport d'Orly pour celui de Nice. Dans son bagage cabine, Christophe Naudin a emporté la réplique exacte d'un pain de Semtex, un puissant explosif utilisé dans de nombreux attentats terroristes, un détonateur et une pile. Aucun agent au sol n'a repéré l'ensemble qui pourrait pourtant être transformé en bombe s'il s'agissait de réel Semtex. Au retour, l'expert passera les mêmes objets dans son bagage de soute cette fois. Le 4 décembre, c'est à bord d'un avion à destination de New York que l'équipe embarque deux cutters. Au moment du contrôle du bagage cabine aux rayons X, on voit que les agents discutent sans même regarder leur écran. Christophe Naudin est également parvenu à s'envoler pour Marseille avec un faux passeport lituanien après avoir acheté son billet le matin même en liquide... Enfin, l'auteur du reportage a pu approcher, seulement muni de son permis de conduire, la zone de fret numéro 4 de Roissy, pourtant ultra-sécurisée, en se faisant passer pour le chauffeur livreur du sous-traitant d'un sous-traitant. On le voit donc à l'image, la nuit du 13 décembre, au plus près des avions en partance sur le tarmac. « Les mesures sont mal appliquées mais surtout mal pensées » Interrogé sur ces investigations, le directeur des affaires stratégiques de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) bafouille. Et lorsque les journalistes lui font visionner les images, il reste carrément sans voix, répliquant seulement : « Les contrôles sont bons dans leur ensemble, vous voulez faire peur aux gens, c'est cela ? » « Les mesures sont mal appliquées mais surtout mal pensées », dit Christophe Naudin, qui avait par ailleurs réalisé 12 tests de ce type pour le député Charles de Courson : onze avaient réussi ! Un commandant de bord ne semble pas étonné par ces révélations. « La formation des agents de sûreté n'est que de quatre-vingt-onze heures », glisse-t-il. A voir ce « Pièces à conviction », il en faudrait en effet beaucoup plus.

Cet article a été publié dans la rubrique Spectacles
les deux articles piqué au tas sur Le Parisien.fr

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