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13/09/2011

Les soutiens financiers du PKK sont pris pour cible...par le procureur Fragnoli

Turkey targets PKK financial sources in Europe

01/09/2011

As part of a multi-pronged strategy to fight the PKK, Turkey launches a new diplomatic initiative to cut off its financial resources in Europe.

By Alakbar Raufoglu for Southeast European Times -- 01/09/11

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Kurdish cultural centre in Berlin with PKK flag and poster of PKK leader Abdullah Ocalan hanging on the wall. [Reuters]

Under its new initiative, Ankara will share dossiers, including evidence to EU-member states, in hopes European states will take stronger action to end terrorist financing. The names of companies contributing financial aid to the PKK are also being sent to relevant countries.

Turkey has long been critical of the EU for its inability or unwillingness to curtail the activities of the PKK, recognised by Turkey, the EU, and the US as a terrorist organisation.

"We need sincere support from our European friends to dry out PKK's financial resources, otherwise it is impossible to overcome this problem," Mehmet Metiner, MP from the ruling Justice and Development Party (AKP), explained.

"Our message to Europe is that we have no intention to kill the [Kurdish] people in the mountains. Help us to help them," Metiner said.

More than 160 Kurdish rebels have been killed in over a week of air and artillery strikes on suspected PKK bases in northern Iraq, according to the Turkish military. Ankara began the strikes after a rise in PKK attacks that have claimed more than 40 soldiers' lives over the past months.

Wladimir van Wilgenburg, a journalist for the Kurdish newspaper Rudaw, believes the diplomatic initiative targeting the PKK's financial resources is a part of the recent military operations and the worsening conflict between the PKK and the Turkish government.

"It's clear that the PKK is dependent on money from Europe and the Kurdish diaspora for its media activities. Furthermore, according to the Dutch intelligence services, the PKK supplies goods to the PKK camps in northern Iraq," he said.

"The support the PKK gets is mostly from financial contributions that are collected from its supporters through social-cultural unions. In every European country there are these federations or unions," he explained. "However, Turkish Kurds do not own major companies and are mostly involved in small companies like small restaurants, supermarkets and other businesses. Often it's difficult to track these money flows."

Francesco Milan, a PhD candidate at the Department of War Studies at King's College in London, notes that Interpol and Europol identify Turkey as a major staging area and transportation route for heroin destined for European markets, while the PKK is one of the main players in drug smuggling and human trafficking inside the EU.

"The development of a laundering and financial sub-system is just a natural evolution for such a large and pronged terrorist organisation, so I would not be surprised at all if investigations would lead to the discovery of more companies involved in these kinds of activities, especially those that should be small enough to operate below police forces' radars," he added.

In the medium term, he says, an initiative targeting PKK financial resources could be successful in limiting the rebels' military strength, but "it is hard to see it as the silver bullet that would eliminate PKK".

Institutions' stances towards the issue have changed in recent years and European countries are fighting the PKK with much more commitment than previously.

"But public opinion works in a different way. Part of the European public is still quite attached to the romantic image of PKK as a freedom and democracy-inspired group," Milan says.

Salih Akyurek, a former army colonel and PKK analyst at the Wise Men Centre for Strategic Studies in Ankara, believes the Turkish government is very serious this time as it develops a multi-pronged strategy to weaken the PKK.

"Turkey's role and support is increasing in Europe. We expect more visible measures will be taken [by the EU] on the issue of the PKK's financial resources," Akyurek notes.

This content was commissioned for SETimes.com.

Les réseaux français du PKK dévoilés

 

Une enquête du procureur Thierry Fragnoli vient de mettre à jour le réseau financier et politique du PKK en France. On y découvre ainsi son infrastructure régionale et locale et ses modes de financement liés aux trafics de drogue ou à l’extorsion de fonds.

 

Une longue investigation de trois années des services judiciaires français sur le PKK a révélé la structure organisationnelle et les ressources financières de l’organisation en France. L’investigation a été menée par le procureur français Thierry Fragnoli après des plaintes pour extorsion de fonds et financement d’« activités terroristes » en 2007. Le procès de 18 leaders, dont Nedim Seven, coordinateur européen du PKK chargé du financement et connu comme le « défenseur » de l’organisation, ou encore Rıza Altun et Canan Kurtyılmaz, a commencé le 20 juin. Le PKK se bat pour l’autonomie du sud-est de la Turquie depuis 1984. Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées durant ce conflit. L’enquête menée a révélé que le PKK opère principalement dans quatre régions de France : le nord de Paris, l’est de Strasbourg, le sud de Lyon et l’ouest de la Normandie. Selon des sources proches du procureur, il existe un leader officiel du PKK dans chacune de ces régions qui coordonne les activités du groupe au niveau régional et un second, au niveau local. Le responsable de ces groupes d’activités en France est basé à Paris. Il existe aussi une rotation parmi les subalternes du PKK qui oeuvrent dans les villes chaque année.

Les commerciaux du PKK sont valorisés

Ces membres sont en général des commerçants qui ont sympathisé avec le PKK. Ils sont chargés de distribuer des quotidiens pro-PKK, de vendre des billets pour des événements du mouvement et de collecter de l’argent extorqué. Des fonctionnaires régionaux organisent des comités et les collectes d’extorsion débutent au mois d’octobre. Le PKK de France rassemble ensuite cet argent comme « donation » et le montant du budget dont ses membres ont besoin est déterminé lors d’une assemblée générale, en présence des responsables du PKK en Europe. Une fois que les cibles sont fixées, les quatre régions organisent des meetings avec des partisans du PKK et décident des objectifs individuels. Alors que les travailleurs ne se voient confier que de légères missions, les activistes impliqués dans des activités commerciales ont des tâches plus importantes. A la fin de la campagne, la plupart de l’argent collecté est envoyé à Bruxelles. Les festivals organisés pour réunir des fonds pour le PKK sont aussi des sources importantes de revenu pour l’organisation en France.

La drogue rapporte 1 milliard d’euros

Les commerçants doivent vendre des tickets pour de tels évènements et le PKK n’hésite pas à saccager les magasins qui refusent de vendre ces tickets pour intimider les gens. L’organisation kurde récolte également une somme importante des ventes des journaux et magazines pro-PKK. Mais le volet financier du dossier ne se limite pas à ces activités.  Selon le rapport d’Europol sur la situation terroriste de l’UE en 2011, le PKK a également reçu de l’argent en provenance d’activités telles que le trafic de drogue, l’exploitation de filières d’immigration illégale ou le blanchiment  d’argent. Selon l’acte d’accusation du procureur Fragnoli, les activités de trafic de drogue gérées par Seven atteindraient même la mirobolante somme de 1 milliard d’euros. Après le début du procès du PKK en France, ses membres ont décidé de développer un langage codé. Les dirigeants qui gèrent les flux des fonds de l’organisation ont commencé par utiliser des mots comme « kilomètre » ou « tomate » pour parler d’argent. Des sources proches du bureau du procureur français ont noté que des personnages clés du PKK tels que Seven et Kurtyılmaz, dont les téléphones sont sur écoute, utilisent des noms de code pour se référer à des villes et ainsi pouvoir se rencontrer discrètement.

Un nouveau discours vers les jeunes

De plus, il a été révélé que les membres communiquent via Facebook ou Msn plutôt que par téléphone pour des raisons de sécurité. En ouvrant de faux comptes Facebook, ils ont pu développer leurs activités et discuter de leurs problèmes financiers sur internet. En attendant, la branche française du PKK a pu transférer de l’argent liquide à Kandil (mont irakien qui sert de campement à environ 5000 membres), à travers un système de donation lié à une fondation créée dans le but de prévenir la capture des membres du PKK. Afin d’attirer la sympathie des jeunes vivants en France, le PKK a récemment développer un nouveau discours de type religieux. Les membres tentent par exemple de convaincre les familles qu’envoyer leurs enfants militer pour le parti pourrait leur éviter des mauvaises fréquentations et leur permettre de devenir d’honnêtes personnes. Certaines mosquées pro-PKK en France organisent également des activités spécifiques pour les jeunes.

piqué au tas sur /fr.zaman.com.tr/ - 30/06/2011
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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