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26/11/2011

Illuminations de Noël : l'incendie ravage l'église

Le feu s’est généralisé à toute la toiture, détruisant 300 à 400 m² de couverture, et ne laissant que les murs et le clocher. Photo Jean-Marc Loos

Le feu s’est généralisé à toute la toiture, détruisant 300 à 400 m² de couverture, et ne laissant que les murs et le clocher. Photo Jean-Marc Loos

Un violent incendie a ravagé l’église de Gerstheim, près d’Erstein, dans la nuit de jeudi à vendredi. Le feu aurait été provoqué par les illuminations de Noël, installées la veille.

Il ne reste plus que les murs et le clocher de l’église catholique de Gerstheim. Celle-ci a été totalement ravagée par un très violent incendie dans la nuit de jeudi à vendredi. L’alerte a été donnée peu après 1 h 30. 41 pompiers de Gerstheim, Erstein, Boofzheim, Benfeld et Strasbourg sont intervenus à l’aide de cinq lances et une grande échelle.

Deux pompiers ont été blessés, souffrant de traumatismes à la cuisse pour l’un, au mollet pour l’autre. À 8 h hier matin, le feu n’était pas encore totalement éteint.

D’après les témoignages, corroborés par l’enquête de la gendarmerie d’Erstein et du Psig de Sélestat, le feu aurait été provoqué par les illuminations de Noël, mises en place la veille : un projecteur placé non loin de la rosace de la façade, près de l’orgue, aurait chauffé et mis le feu à des éléments en bois. Le feu s’est ensuite propagé à la caisse de l’orgue, en bois également, puis à la charpente. Celle-ci s’est alors effondrée, provoquant un embrasement général.

L’église était dotée d’un ensemble de dix vitraux datant de 1869, qui présentaient un chemin de croix, avec un turquoise très particulier. La série était considérée comme une rareté dans l’histoire des vitraux. Restaurée il y a un an, elle a été totalement détruite par les flammes.

Coup du sort, cet incendie s’est produit non seulement en ce début de période d’avent, mais aussi alors que la communauté de paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul, comprenant Erstein et les six paroisses environnantes dont Gerstheim, devait être reconnue ce samedi même. La cérémonie devait avoir lieu à Erstein et les participants devaient se rendre également à Gerstheim. La manifestation est cependant maintenue.

Par ailleurs, les fidèles de la paroisse pourront suivre la messe à l’église protestante, le prêtre et le pasteur ayant donné leur accord selon le maire Marc-Daniel Roth, qui a souligné « la forte tradition œcuménique du village ».

VOIR Notre diaporama sur www.lalsace.fr

le 26/11/2011 à 05:00 par Geneviève Daune-Anglard, Rémy Klipfel, Françoise Marissal

 

11:32 | Lien permanent | Commentaires (1) |

art sabotage - la perturbation des courants du pouvoir

people,occupy,indignados

 

 

 

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Là ou les praxis politico-artistiques ne revendiquent pour elles-mêmes ni le pathos révolutionnaire de la démolition des structures du pouvoir, ni la participation réformiste au déblocage de celles-ci, un large champ de stratégies de perturbation des courants du pouvoir a émergée, spécialement durant le cours de la décennie passée. Allant de l'auto-historifiante post-néo-avant-garde du Néoisme, les actions volupteuses et subversives de la guérilla de communication, aux hoaxes, faux et jeux d'identité dans les entre-deux du réel et du virtuel : loin par-delà l'espace d'art et de retour à nouveau.

Sous les paradigmes de la société du contrôle et du travail immatériel, la communication incessante devient de manière croissante une charnière centrale du pouvoir, et la question de la perturbation des structures du pouvoir tourne également de l'assaut retentissant des machines à l'interruption des flux de communication. Dès lors, la forme contemporaine de sabotage est le bloc coincé entre les roues de la communication, la création d'interstices vides de non-communication, le déplacement et la défiguration des codes.

 

art sabotage débat des méthodes et des exemples de ce nouveau type de sabotage, dirigé contre les flux de communication et les commandements de la société du contrôle, ainsi que la diversité de ses moyens : sur-affirmation subversive et sur-identification, détournement, distanciation et pollution d'image, mythes collectifs, noms multiples et pop stars ouvertes.


Traduit par Francisco Padilla

10:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/11/2011

MANUEL DE COMMUNICATION-GUÉRILLA - chez ZONES

d'après une suggestion de Ramiro

http://www.decitre.fr/gi/19/9782355220319FS.gif

Vient de paraître, un "Manuel de Communication-Guerilla", classique de la subversion carabinée, paru en Allemagne en 1997. Tandis que la politique radicale traditionnelle mise sur la force persuasive du discours rationnel, la communication-guérilla ne s’appuie pas sur des arguments, des chiffres et des faits, mais cherche à détourner les signes et les codes de la communication dominante. Elle travaille à intensifier la charge subversive du non-verbal, du paradoxe, du faux, du mythe. A retrouver en librairie et à lire en ligne ici.

 

Un livre à brûler ?

En décembre 1994, mon ami Peter Tatchell fit irruption dans la cathédrale de Westminster à Londres en pleine messe. Ses camarades et lui lâchèrent des préservatifs gonflés à l'hélium, qui s'envolèrent avec une grâce toute poétique vers le dôme de l'édifice. Et ils se mirent à chanter : "La capote sauve des vies !"

Les prêtres et leurs ouailles, arrivant aussitôt, virent cette abomination, horresco referens. Armés de leurs goupillons, ils sautillaient, tentant, mais vainement, d'attraper les capotes qui flottaient dans les airs, imperturbables, au-dessus de leur tête. Certains prélats demandèrent aux policiers d'utiliser leurs pistolets pour abattre ces baudruches qui les narguaient, mais les bobbies s'y refusèrent, ne voulant pas dégrader les voûtes de la sainte cathédrale. Bref, il n'y avait qu'une solution : attendre que, d'eux-mêmes, les préservatifs retombent, au fil des heures. Les journalistes présents eurent tout le loisir de prendre en photo ces prêtres sautillants, ennemis des capotes, qui furent la risée de tout le royaume.

Peter me raconta fièrement cette anecdote, à la veille de la première Gay Pride à Moscou, en 2006. La manifestation ayant été réprimée par les autorités, nous réfléchissions aux manières alternatives d'intervenir malgré tout dans l'espace public... A l'évidence, cet épisode de Westminster mériterait de figurer en bonne place dans le Manuel de communication-guérilla, publié en Allemagne en 1997, et qui vient d'être traduit en français sous le label "Zones", aux éditions La Découverte.

Livre culte, ce manuel n'est-il pas plutôt un livre à brûler ? S'appuyant sur des théoriciens comme Umberto Eco, Guy Debord ou Roland Barthes, les auteurs déconstruisent la "grammaire culturelle" de nos institutions sociales, et affirment que "la soumission à la normalité relève d'un choix et non d'une nécessité naturelle". Dès lors, ils proposent un certain nombre de techniques destinées à déjouer, voire à saboter l'ordre public.

Parmi les procédés mis en avant, la distanciation, qui met en oeuvre une critique des normes, souvent humoristique, et la suridentification, qui constitue au contraire une adhésion exagérée - ainsi, quand, dans un meeting, des perturbateurs mêlés parmi la foule, ne cessent d'applaudir l'orateur à tout rompre, et à contretemps, cassant ainsi la liturgie du rite social. D'autres groupes, en leur temps, organisèrent des manifestations pour "applaudir les banquiers". Le manuel évoque aussi le banditisme antipub, les pancartes facétieuses "free shopping day" devant les magasins (bordel garanti !), et les auteurs nous invitent à subtiliser les poupées Barbie des rayons jouets des grandes surfaces, pour les glisser parmi les steaks des rayons surgelés !

La force de cette communication-guérilla réside "dans sa mobilité, dans son aptitude à porter des coups avec un temps d'avance sur ses adversaires. Car le pouvoir se caractérise aussi par sa lenteur : tenu de camper sur une position stratégique, il a la tête lourde et des jambes de plomb". Dès lors, les auteurs apparaissent comme des gâcheurs, oui, des gâcheurs qui ruinent les efforts des dominants, des garnements insolents qui font de la subversion politique un des beaux-arts, et qui allument, non sans gourmandise, la mèche de la subversion. Un livre à ne pas mettre entre toutes les mains !

piqué au tas sur lemonde.fr - 27/10/11

17:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Mobilisation policière devant la gare de Strasbourg... le Train Castor passe par Forbach (actualisé)

gare strasbourg1.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ce matin 25 novembre 2011 à 8h30 gare de Strasbourg

- 09h20 départ de Rémilly en direction de Forbach

- Voici les nouveaux horaires jusque Forback : St Avorl 09:47, Hombourg 9:55, bening 10:00 - 10:03, Forbach 10:13

- le train a passé la frontière à 10h01

source twitter sdnfr

police,gare de strasbourg, castor

09:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/11/2011

Denis Robert : « La fiction est le meilleur chemin pour dire le réel »

Après dix ans de procès, le journaliste Denis Robert est enfin « blanchi ». Posément, sans rancune envers ses anciens détracteurs, il tente de convaincre les politiques de l’urgence à agir contre les dérives du système bancaire.

Regards.fr : Après avoir été blanchi en février par la cour de Cassation, la cour d’appel de Lyon fixera le 29 novembre les préjudices engendrés par Clearstream à votre encontre. Vous êtes soulagé ?

Denis Robert : J’ai gagné sur le plan judiciaire, mais je n’ai pas gagné politiquement, ni médiatiquement. Le scandale Clearstream n’a pas encore véritablement explosé. À quoi sert un journaliste si ce qu’il écrit n’a pas de résonance effective dans le réel ?

Regards.fr : Pourquoi ce silence, selon vous ?

Denis Robert : Il est relatif. Mais l’absence de prise en compte de ce que révèle mon enquête tient à son contenu. Ce que je montre est insupportable pour les banquiers car ça touche le cœur de leur bizness et celui de leurs plus gros clients. Le lobby bancaire est plus puissant que je ne l’imaginais. Ils ont mis en place une sorte de cordon de sécurité autour de mon travail. Dix années de plaintes à répétition et de calomnies. La décision de la cour de cassation réamorce l’histoire. Je vais à Bruxelles dans les jours qui viennent pour rencontrer des eurodéputés. Je suis sollicité par des candidats à la présidentielle. Je ne suis pas pressé. Le temps joue pour moi.

Regards.fr : Les politiques ne s’emparent pas de cette question ?

Denis Robert : C’est un débat qui commence enfin à agiter la gauche. Les candidats à la Primaire socialiste ont parlé de régulation du capitalisme ou de lutte contre les paradis fiscaux mais sans entrer concrètement dans le vif du sujet. Arnaud Montebourg ou Jean-Luc Mélenchon ont tenu les propos les plus offensifs, mais on reste encore trop à la surface des choses. Prenons l’exemple des paradis fiscaux. Nicolas Sarkozy avait promis leur disparition. Quelle blague ! Là, les candidats disent tous : « Il faut lutter contre les paradis fiscaux. » J’ai même entendu : «  Il faut interdire les paradis fiscaux. » C’est juridiquement impossible. C’est comme se saisir d’une savonnette avec un gant de boxe. Les paradis fiscaux sont des leurres. Il est par contre possible de surveiller, voire de stopper les pompes qui alimentent ces paradis fiscaux. On sait que les virements se font pour l’essentiel grâce à une société de routing financier, Swift et grâce aux réseaux informatiques des deux chambres de compensation Euroclear et Clearstream. Il faut contrôler ces structures…

Regards.fr : C’est ce que vous avez indiqué à François Hollande dans la note que vous lui avez donnée ?

Denis Robert : Oui, entre autres. On m’a demandé d’écrire une note. Je l’ai fait bien volontiers. On a trop tendance à considérer l’univers de la finance comme impénétrable ou trop compliqué. Ça ne l’est pas. C’est possible, c’est politique.

Regards.fr : Depuis l’appel de Genève lancé en 1996, c’est un de vos combats moteur ?

Denis Robert : J’ai affiné mes connaissances. En 1996, je n’imaginais pas que l’information financière était autant centralisée. Je ne connaissais pas les chambres de compensation. Je ne savais pas leur importance dans l’organisation du commerce interbancaire. Le juge Garzon, comme les six autres magistrats signataires de l’appel, s’avouait impuissant face aux moyens techniques et à la rapidité des prédateurs financiers. Les fonctionnements judiciaires étaient tellement lourds que les criminels gagnaient toujours. Malheureusement, d’un point de vue judiciaire, la situation n’a pas évolué. Les juges restent toujours cadenassés dans leurs frontières. Par contre, la perception que l’on a de la circulation des valeurs a changé. Il est inutile d’aller chercher des dépositaires dans des paradis fiscaux. Ils sont protégés par ces législations de papier. Le seul moment où les prédateurs financiers sont vulnérables, c’est pendant le temps du transfert de fonds. Et ce temps est électronique. C’est un jeu d’écriture qui s’opère à l’intérieur des chambres de compensation. C’est là qu’il faut taper.

Regards.fr : Vous faites de la pédagogie car souvent le vocabulaire financier est ardu ?

Denis Robert : Quand j’écris, je pense souvent à mon père ou à mes copains qui n’y connaissent rien. Je fais de gros efforts d’écriture et de simplification. Je n’ai pas peur d’être parfois naïf, ou de répéter plusieurs fois la même question quand je ne comprends pas. Cette méthode m’a permis de découvrir le fonctionnement de Clearstream. Au début, son PDG et son staff se sont moqués de mes questions. Ce sont ces questions et leurs réponses qui ont pourtant provoqué leur perte. Aussi puissants qu’ils pouvaient être, ils ont été virés comme des larbins trois mois après la sortie de mon premier livre Révélation$.

Regards.fr : Vous ne lâchez donc pas le morceau ?

Denis Robert : J’aimerais que d’autres prennent le relais. Je sais que des films et des articles sont en préparation en France et à l’étranger. Je suis content de ne pas y participer. Il faudrait maintenant une commission d’enquête et un véritable audit sur Clearstream mais aussi sur Euroclear et Swift. J’ai encore cette ultime étape à franchir.

Regards.fr : Vous avez d’autres projets ?

Denis Robert : Oui, mais j’ai un peu de difficulté à m’y remettre. Je n’ai pas peint une seule toile depuis presque un an. Mon prochain livre – un récit qui n’a pas grand-chose à voir avec la finance- est en rade. J’ai plusieurs films en fabrication. Une série documentaire sur le journalisme est en cours montage. Je prépare un film hommage sur un vieux journaliste qui m’a beaucoup inspiré à mes débuts, Cavanna… J’ai aussi envie de réaliser un film sur des ouvriers qui ont occupé une usine il y a trente ans. Il est important de témoigner de la classe ouvrière. De le faire sans nostalgie. J’ai aussi le dernier tome de ma BD L’ Affaire des affaires qui sort fin novembre. Et une autre BD adaptée de mon dernier roman Dunk est en cours d’écriture.

Regards.fr : Depuis quelques années, vous vous tournez vers la peinture, le théâtre, la BD. Vous êtes fâché avec le réel ?

Denis Robert : Tout a toujours tourné autour de la même question  : « Comment une société aussi riche peut produire autant de pauvreté ? » Mes toiles ou mes BD parlent de ça. La pièce de théâtre que je suis en train de monter au théâtre du Rond-Point aussi. Hunter Thomson disait que la fiction était le meilleur chemin pour dire le réel. C’est assez juste. La saga Clearstream, c’était un combat à mains nues avec le réel. Un affrontement long, excitant mais fatigant. Je suis allé au bout de cette histoire. La cour de cassation a mis un point final à mon travail de journaliste. J’ai maintenant envie de passer à autre chose.

Regards.fr : Vous avez un auteur fétiche ?

Denis Robert : Plusieurs. Mais celui qui m’a amené au journalisme disons littéraire, c’est Truman Capote. La lecture de De Sang-froid a été déterminante. J’ai eu envie de faire comme Truman Capote au début. Je n’y suis pas encore parvenu. Mais sans lui, je serais sûrement resté dans un journal où c’était finalement très confortable.

Regards.fr : Et la peinture ? Quel a été le déclic ?

Denis Robert : Quand on a interdit mon livre Clearstream, l’enquête en 2006, qu’on l’a retiré des rayons, j’ai pris un coup au moral. Le hasard et Facebook m’ont fait croiser la route d’une galerie parisienne. La galerie W. Je me suis dit que là, les policiers ou les censeurs ne viendraient pas m’emmerder. C’est comme ça que ça a commencé. Et ça ne s’est plus arrêté.

Regards.fr : L’enquête, les journaux vous manquent ?

Denis Robert : Parfois. Récemment, il y a eu une page sur moi dans Le Monde avec ce titre : « Le marginal de l’info ». Cette marginalité n’a jamais été un choix de ma part. Le système médiatique et ses influences m’ont mis à l’écart. L’information que j’ai produite n’est plus marginale aujourd’hui.

Regards.fr : Vous êtes conscient d’être devenu une sorte d’emblème, pour tous ceux qui se battent contre les dérives du système, les « indignés » ?

Denis Robert : Pas vraiment, même si je suis souvent sollicité. Je me sens plus utile à écrire, à faire des films qu’à m’engager sur le terrain politique. Au fond, j’ai du mal à y croire. On est dans un pays avec des élections, différents partis, une démocratie qui fonctionne pas trop mal… On n’est pas encore dans un climat insurrectionnel. Ça peut venir assez vite.

Regards.fr : Pour qui allez-vous voter à la Présidentielle ?

Denis Robert : Pour celui ou celle qui réglera le problème des dérives du capitalisme financier. À la gauche de la gauche au premier tour. Et au second tour, sans aucun état d’âme, pour le candidat socialiste qui sera qualifié. S’il l’est… Si ce n’est pas le cas, ça va devenir très compliqué.

Regards.fr : Tous ces gens qui vous font des risettes aujourd’hui après vous avoir lâché pendant les plus dures années, ça vous énerve ?

Denis Robert : Non, pas du tout. Je n’ai de rancoeur pour personne.

piqué au tas sur regards.fr

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Valognes... schottern !!!

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Castor ?! SCHOTTERN !!!

castor,schottern,atom

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22/11/2011

Ouvrier mort à Cinélac: deux chefs condamnés

«Il me manque la moitié de moi-même» confiait la veuve de R. au lendemain de sa mort. Cet ouvrier, un Bâlois de 35 ans, est tombé de huit mètres en installant une tribune à Cinélac le 19 juin 2007. Selon nos renseignements, le chef de projet et le chef d’équipe de la société en charge des constructions temporaires de la manifestation du Port-Noir ont été récemment condamnés à six mois de prison avec sursis pour homicide par négligence.

Cette sanction, prononcée le 7 novembre, intervient plus de quatre ans après le drame. Comme le prévoit la loi, un magistrat peut émettre une telle ordonnance pénale pour des peines «modestes» sans recourir pour cela à un procès public.

Sans harnais

A l’époque des faits, l’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail (Ocirt) dénonce: la victime n’avait pas de harnais et aucun filet de récupération n’a été placé au sol. R. a perdu l’équilibre en voulant installer un chevron dans une entaille et a chuté d’environ huit mètres. Hospitalisé, il a succombé à ses blessures. A la suite de l’accident, l’Etat avait demandé à l’entreprise de renforcer la sécurité du chantier notamment en matière de port de casques et de harnais, confirme Palmolino Esposito, administrateur et président de Cinélac: «Mais nous n’étions pas directement mis en cause.»

En effet, les ordonnances pénales de la procureure Laurence Piquerez ne mettent pas en cause Cinélac. Elles se focalisent sur deux responsables de l’entreprise de montage et de démontage, défendus par Mes Grégoire Mangeat et Arun Chandrasekharan. Lors de son audition, le chef de projet, âgé de 41 ans, a expliqué que «les ouvriers n’étaient pas contrôlés à chaque moment et qu’ils travaillaient de manière indépendante».

Le responsable ajoute que le jour du drame, la victime s’était attelée «à une autre tâche que celle qu’il s’était vu confier.» Entendu par la justice, un fonctionnaire du service de l’inspection des chantiers a conclu, pour sa part, que l’accident était dû à «un manque d’organisation ou de coordination».

«Il aurait dû le corriger»

L’autre prévenu, un chef d’équipe de montage âgé de 36 ans, a expliqué ne pas avoir vu ce que faisait effectivement la victime ce jour-là. Mais pour la procureure, il aurait dû voir, comme l’autre prévenu condamné, que R. travaillait «de façon non conforme et il aurait dû le corriger.» Au-delà de sa peine de prison avec sursis, le chef d’équipe écope d’une amende de 5000 francs. Son collègue est condamné, quant à lui, à s’acquitter de 6500 francs. Dans ses deux ordonnances, la procureure conclut: «On peut affirmer avec une vraisemblance confinant à la certitude que le résultat dommageable ne se serait pas produit» si les prévenus avaient adopté «un comportement conforme aux règles de prudence».

Contacté hier, Me Mangeat confirme que les deux hommes ont recouru la semaine dernière contre leurs ordonnances pénales. Ils seront donc jugés, l’année prochaine, lors d’un procès public devant le Tribunal de police. Avocats de la veuve, Mes Robert Assaël et Laura Santonino expliquent que leur cliente «est soulagée qu’une autorité ait dit que cette mort ne relève pas de la fatalité mais de la violation crasse de normes de sécurité. La veuve de R. aurait préféré que l’entreprise reconnaisse d’emblée ses responsabilités qu’elle a toujours fuies. Notre cliente a l’espoir que ce drame servira à augmenter la prudence des entreprises en matière de sécurité.»

Fedele Mendicino | 22.11.2011 | 00:00

 

piqué au tas sur tdg.ch

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PERMANENCES JURIDIQUES

Face à la police, la justice et la prison

 

PERMANENCES JURIDIQUES

Tous les 1ers et 3e jeudis du mois

 

De 17h à 19h30 (gratuit)

 

"LA GUEULE NOIRE"

 

16 RUE DU MONT (QUARTIER BELLEVUE)

 

42100 SAINT-ETIENNE

 

permjuridiques(at)riseup.net

 

Pour les urgences : 06-75-90-82-23/ Renseignements : 04-27-77-28-83


via lenumerozero

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20/11/2011

Transport Gorleben 2011

via groupes.sortirdunucleaire.org

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