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04/01/2012

"Fafwashing"... la Nouvelle droite fait de l'entrisme à l'insu du plein gré de l'indignation

Les discussions apolitiques des Indignés se font souvent autour du thème de la "finance". Les informations trouvées ça et là, faisant fi de précautions minimales à propos des sources, auteurs, sites, cachent quelques fois des revendications occultées qui proposent des aspirations quelque peu plus complexes. C'est ainsi qu'on peut tomber "par hasard" sur le concept douteux de "démocratie réelle" d'Yvan BLOT, ici promu innocement sur le site des Indignés Strasbourg :

indignés,occupy,reopen,conspis

Yvan BLOT, personnage au passé politique quelque peu chargé (je te laisse libre de faire une recherche), intervient sous le titre : "débat en Etienne Chouard et Yvan Blot sur la démocratie réelle" qui est promu sur la chaîne Enquêtes & Débat , site qui comme tu le vois propose une large "ouverture apolitique" : de Dieudonné à Stéphane Hessel , et qui propose des thèses financières via des articles à tendances libérales de Damien Theillier,  Président de l'Institut COPPET...

 

coppet,institut, confusionnisme, entrisme, yvan blot


Mais tu penses bien qu'Yvan Blot n'a pas choisit de jouer la carte de l'apolitisme en cette journée du 11.11.11 à 11h :

yvan blot,synthèse nationale,11 novembre 2011

En fait, notre preux Yvan, comme la frange ultra de la Nouvelle droite, joue la carte Carl Lang :

 

carl Lang, synthèse nationale, spieler


Présidentielle 2012 : Carl Lang est candidat

Dans le ballet de la recomposition politique à l'extrême droite, une drôle d'alliance est née. Le Parti de la France (PdF) de Carl Lang, la Nouvelle droite populaire (NDP) de Roland Hélie et de Robert Spieler, et le MNR se lancent dans la course de 2012, à la présidentielle et aux législatives. Pour s'opposer à la candidature de Marine Le Pen, qu'ils considèrent comme "n'appartenant plus à la droite nationale". Jusque-là, rien d'étonnant puisque ces trois partis avaient lancé des listes communes aux régionales de 2010, en Lorraine et en Franche-Comté et travaillent ensemble. Mais il s'agit de pousser plus loin l'expérience, en montant une "confédération", utile pour bénéficier des remboursements des frais de campagne. Cette alliance était dans les tuyaux depuis début 2011. La création de cette "structure confédérale" et la candidature de Carl Lang à la présidentielle de 2012 ont été officiellement annoncées ce mardi 13 septembre.

Cette "confédération" intègre jusqu'à  l'Oeuvre française - Jérôme Bourbon, patron de Rivarol fait déjà campagne en ce sens- en passant par la NDP - Nationaliste révolutionnaire, proche des skinheads de Serge Ayoub - et le Parti de la France, plus catholique traditionnaliste.

Positionnement économique libéral

Si M. Lang refuse de se positionner par rapport à Marine Le Pen, il n'en demeure pas moins que la candidate du Front national est dans toute les têtes. D'ailleurs, Carl Lang a pris soin de souligner ses différences d'avec Mme Le Pen. "Moi, je ne suis pas à gauche d'Obama", faisant ainsi allusion à une déclaration récente de la présidente du FN.  Carl Lang dit être représentant de "la droite nationale", loin du "ni droite, ni gauche" lepéniste. Mais surtout, c'est sur l'Europe et les sujets économiques que les différences se font les plus marquées. Défendant l'entreprise, critiquant l'Etat interventionniste, Carl Lang se place plutôt dans un registre classique et traditionnel de l'extrême droite quand Marine Le Pen prône un "Etat fort".

Sur l'Europe, M. Lang se distingue du FN en indiquant que la sortie de l'UE déclencherait "le déclin inéluctable" de la France et aboutirait "à une situation d'isolement".  Idem sur l'euro. Il juge que si la monnaie unique "perdure", "la France doit rester dans la zone euro. C'est une erreur majeure. La sortie unilatérale verrait une augmentation de la dette, une hausse de tous les produits d'exportations dont le pétrole et une baisse du niveau de vie. Politiquement, tout se ferait autour de l'Allemagne. Il n'y aurait plus qu'un rôle de second rang pour la France".

En revanche comme à l'instar du FN, il prône un "partenariat privilégié avec la Russie". Pour M. Lang, celui ci se ferait avec une Europe des nations dans la perspective "d'une reconquête civilisationnelle".

Il risque tout de même d'être difficile pour M. Lang de récolter les 500 signatures nécessaires à sa candidature. Pour y parvenir il compte sur le président de son comité de soutien, Fernand Le Rachinel, ancien imprimeur et ancien créancier du Front national.

D'autres vieilles figures de l'extrême droite étaient présentes: Roger Holeindre ancien vice-président du FN dont il a claqué la porte après l'élection de Marine Le Pen à sa tête, et Pierre Descaves, ancien activiste de l'OAS.

(Version réactualisée de notre article du 28 janvier)

 

via droites-extremes.blog.lemonde.fr

Mais notre Yvan n'est pas le seul sur cette vague surfant sur le confusionnsime conspirationiste souverainiste ultra-catho.

Hervé Ryssen joue maintenant la même carte. Son ancien blog sur over-blog.com. propose des liens vers des sites très "tendances" (soleil blanc 1618, fdesouche, rivarol, konigsberg) :

hervé ryssen,soleil banc 1618,over-blog, rivarol


Sans surprise, il est maintenant hébergé sur hautetfort : herveryssen.hautetfort.com

Tu remarqueras le changement "fafwashing" de liens vers les sites d'infos sous le titre "blogs amis" qui propose maintenant une flopée de sites libertaires : Alsace libertaire, CNT, LCR, etc... (manque plus que Sud Education) Si ce n'est pas de l'entrisme !

hervé ryssen,over-blog,confusionnisme,entrisme

Quand à nos Indignés ? Ils surfent toujours sur le fil du rasoir, se faisant peur avec une info de type "Conspi" échangée au petit bonheur la chance, sans réelle prise de conscience que le net est devenue le terrain de chasse du "gramscisme technologique" (Douze thèses pour un gramscisme technologique - Polémia - 1er novembre 2008)

:

 

gramsci,polémia,alain de benoît

Ce qui me fait dire :

C'est le click final !
Groupons-nous, et demain,
L'Internet
Sera le genre humain.

 détournement de l'hymne sur une idée de Ramiro !

à lire également pour se faire une idée des dérives constantes rencontrées sur le net :

- http://affreuxsalebeteetmechant.20minutes-blogs.fr/trackb...

- http://www.article11.info/?Le-Grand-soir-analyse-des-deri...

 

11:23 | Lien permanent | Commentaires (51) |

Commentaires

C'est là tout "l'art de la guerre" idéologique. Les milieux critiques ou radicaux sont par nature destinés à accueillir un tas de gogos serviles dont l'activisme consiste à recracher la soupe des Soral et autres De Benoist. Certains le font plus discrètement que d'autres. Ceux-là sont évidemment les plus dangereux.

L'utilisation répétée de certains termes avant la généralisation plus large de leur usage, une disposition à jouer le rôle de la victime de "l'inquisition" (antifasciste ou de la "pensée unique"*) et à mélanger les références de droite et de gauche permettent cependant de les confondre.

Les principaux moteurs de recherches proposent par ailleurs des fonctions permettant de vérifier "dans le temps" la justesse des soupçons. Dans la vraie vie il existe d'autres moyens, mais aussi des moments et des lieux plus propices que d'autres...

Se souvenir aussi que les réalisations socio-économiques de la République de Salò n'étaient que fort peu éloignées de ce que revendiquent habituellement les anarchistes et (ou) les communistes.

http://fr.wikipedia.org/wiki/République_sociale_italienne#La_R.C3.A9publique_Sociale.2C_un_.28vain.3F.29_retour_aux_sources_du_squadrisme

La proximité idéologique apparente doit donc toujours être (re)interrogée au delà de ces seules apparences.

* http://fr.wikipedia.org/wiki/Pensée_unique

Écrit par : Démodocos | 04/01/2012

Yvan Blot qui nous donne une leçon de démocratie, j'aurais tout vu, mais pourquoi pas. Maintenant pour ce qui est De Benoîst, j'ai le souvenir d'Alain Touraine qui disait en somme que les thèmes de la Nouvelle Droite pouvaient être entendus comme une extension des concepts de la gauche radicale, en ce qui concerne l'ethno-différencialisme :
« Dans "ethnopluralisme", le mot important est "pluralisme". Ce que je n'ai cessé de combattre tout au long de ma vie se résume dans ce que j'ai appelé l'idéologie du "Même", en l'occurrence toutes les formes de pensées, religieuses ou laïques, qui ont eu pour visée, ou pour effet, d'effacer les différences, c'est-à-dire de ramener l'humanité à l'Unique. Dans cette définition, c'est évidemment l'universalisme qui est visé, universalisme dont je me suis efforcé de montrer qu'il est toujours un ethnocentrisme masqué. » [ De Benoîst ]. On peut penser que d'autre mouvements identitaires peuvent se réclamer de cette définition.

En ce qui concerne la finance, c'est toujours la même chanson qu'en 1847 : « Par l'exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l'industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour. » Pas assez au goût de certains. La question est la suivante, comment faire passer le "cosmopolitisme" imposée par la bourgeoisie comme un bienfait pour les populations du monde entier. Si l'on s'insurge contre le caractère "cosmopolite bourgeois", est- on un fasciste en puissance ? C'est un peu l'impression que j'ai eu quand au traitement réservé à Sapir ou Lordon par des têtes pensantes du parti du progrès. Il est vrai que les clivages sont de moins en moins évidents, on l'impression de la mise en place d'un brouillard artificiel sur toutes les questions. Et cette volonté de faire bouger les frontières n'est pas qu'imputable à l'extrême-droite classique. Je pense au positionnement anti-FN de madame Parisot qui n'est pas sans pimenter un peu le débat sur la nature de la lutte des classes. Baudrillard disait en substance que l'éloignement d'une réponse à la question sociale était le signe du surgissement par défaut de la question raciale.

Écrit par : Le Marronnier | 06/01/2012

Je ne suis pas du même avis concernant plusieurs points. Mais peut-on imaginer en discuter "de visu" sur Stras. ?

à propos :
"Pour comprendre cette évolution, il faut se reporter à un texte récent d’Alain de Benoist, qui quarante ans après, porte un regard désabusé mais pas totalement négatif sur Mai 68. Alain de Benoist juge que « à l’origine mouvement de révolte contre l’autoritarisme politique, Mai 68 fut d’abord, indéniablement, une protestation contre la politique-spectacle et le règne de la marchandise, un retour à l’esprit de la Commune, une mise en accusation radicale des valeurs bourgeoises. Cet aspect n’était pas antipathique, même s’il s’y mêlait beaucoup de références obsolètes et de naïveté juvénile »[12]. La Nouvelle Droite, qui a lu et apprécié Guy Debord et avec laquelle Guy Hocquenghem fit un bout de chemin, celle aussi qui continue à s’intéresser à Proudhon et Blanqui comme à Louis Rossel et son « patriotisme communard », pense cependant que les valeurs de Mai ont été dévoyées. Par quoi ? Avant tout par la transformation de l’anti-autoritarisme en hédonisme et en individualisme qui ont conduit les meneurs gauchistes de 1968 non seulement à se glisser dans le système pour s’y fondre, mais encore à en devenir des acteurs et des propagandistes clés. "
http://tempspresents.wordpress.com/2009/08/31/jean-yves-camus-la-nouvelle-droite-francaise-et-son-rapport-avec-mai-68/

Écrit par : fred | 06/01/2012

Sapir, Lordon, Baudrillard... Michéa, Collon et Bricmont en plus et on obtient à la play-liste d'Egalité & Réconciliation. Sympa !

Écrit par : Le top du top ! | 06/01/2012

« La question est la suivante, comment faire passer le "cosmopolitisme" imposée par la bourgeoisie comme un bienfait pour les populations du monde entier. Si l'on s'insurge contre le caractère "cosmopolite bourgeois", est- on un fasciste en puissance ?»

Cosmopolitisme imposé par la bourgeoisie... Yeah, ça c'est la classe !!! C'est vrai que par les temps qui courent, ça le fait mieux qu'exploitation ou aliénation imposée par la bourgeoisie. M'enfin les goûts et les couleurs c'est un peu comme le bruit et l'odeur : ça ne se discute pas.

En tout cas bravo pour l'utilisation répétée du mot fourre-tout (ça nous change de mondialisme), les références reprises à droite et à gauche et la posture courageuse de la victime prête à affronter l'inquisition. Ca doit être (hêtre ?) ça un working class hero.

Sinon pour les autres, on peut lire ça : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cosmopolitisme#Connotation_antis.C3.A9mite

Écrit par : Yaka Dmandé | 06/01/2012

J'ai comme l'impression qu'il y en a un qui aimerait bien qu'on le traite de fascisme. Il risque d'attendre longtemps le bougre. Dans son cas sous-fifre sous-fasciste conviendrait beaucoup mieux.

http://mondialisme.org/spip.php?article1712

Écrit par : C. Ameraria | 06/01/2012

La vertu de la provocation est qu’elle donne la possibilité d’« anticiper », en rendant immédiatement visible ce que seules l’intuition ou la connaissance permettent de pressentir

Écrit par : Prosit | 06/01/2012

A Fred

Avant que je puisse envisager de discuter de quoi que se soit avec vous en tête à tête, j'aurais voulu vous avertir je suis marqué à l'extrême droite par la flicaille gauchiste. Je vous dit cela pour vous éviter d'éventuels désagréments, votre réputation risquerait d'être entachée. Si vous penser que je me trompe ou si vous voulez exprimer votre désaccord avec moi, rien ne vous empêche de l'écrire sur ce blog. Comme je suis loin d'avoir la science infuse, je suis toujours curieux d'un avis différent du mien. Il serait dommage, que votre avis reste dans le domaine de la sphère privée, alors que l'on parle de choses publiques.

Une discussion autours d'un verre peut s'avérer plus sympathique et moins laborieuse que sur un fil de discussion où on est souvent en bute à des intervenants plus ou moins retords. Prenons un exemple tout près d'ici avec le commentaire " Sapir, Lordon, Baudrillard... Michéa, Collon et Bricmont en plus et on obtient à la play-liste d'Egalité & Réconciliation. Sympa !". Que Soral prennent comme références monsieur Lordon, Sapir ou Baudrillard ne veut pas dire que monsieur Lordon, Sapir ou feu Baudrillard et Marx prennent monsieur Soral comme référence. Il faut donc laisser à Soral ce qui est à Soral et ce qui est à Lordon à Lordon et ne pas pratiquer la politique de l'amalgame propre aux tchékistes boutonneux. Pour information, j'aime à regarder les interventions d'Alain Soral, c'est plus amusants que les analyses débiles qui réduisent Lordon ou Sapir à des crypto-fascistes. Mais tout cela ne fait pas grandement avancer les choses. Car le but n'est-il pas de reprendre un peu de pouvoir sur nos existences, ou par défaut, de contribuer un tant soit peu à participer modestement à la fin du mode de domination actuel. Effectivement, on devrait d'abord s'atteler à discerner les causes de notre malheur. Dans ma première intervention de ce fil de discussion, j'avais évoqué le "cosmopolitisme" imposé par la bourgeois, j'ai utilisé ce mot en référence à la citation de Marx tirée du Manifeste du parti communiste qui prenait acte du caractère cosmopolite de la production induite par la pensée bourgeoise. J'avais pris soin d'utiliser des guillemets de façon à interroger les termes de "cosmopolite" et de "cosmopolitisme"dans le cadre du monde bourgeois. Il me semble que ce n'est pas le terme "cosmopolite" ou "cosmopolitisme" qui doit être important, mais les termes " imposé par la bourgeoisie" ou " bourgeois". Il semble évident que les mots d'exploitation et d'aliénation viennent d'eux-mêmes à l'esprit lorsqu'on cite Marx. Maintenant, on me montre par Wikipédia que le mot de cosmopolitisme peut être synonyme d'antisémitisme, la belle affaire.. on avance grâce au maître de l'allusion.

Pour en revenir à vous, monsieur Fred, je conçois qu'il vous soit plus facile de communiquer " de visu " pour éviter que la discussion ne s'embourbe sur des termes équivoques, mais il me semble que tout le piquant de la chose est d'essayer de définir de quoi on parle, et pour cela rien ne vaut le débat public . Aussi, je vous prie de bien vouloir exprimer vos points de désaccord.

Écrit par : Le Marronnier | 07/01/2012

à Le Marronnier

Ne te connaissant pas, je peux juste me faire "une idée" de toi via tes écrits. Il est vrai que la sphère public internet peut être sujette à de multiples interprétations, selon l'impreging et affects des participants. Pour ma part, internet est plus sujet aux querelles car on ne prend pas le temps (ou on ne peut pas) de connaître l'autre. Suite à diverses expériences de "rencontre" sur le net, j'ai toujours remarqué que de rencontrer la personne désamorçait beaucoup de choses, par contre, cela peut aussi renforcer un sentiment, une intuition...

pour ma part, j'aimerais discuter de :

- les thèmes de la Nouvelle Droite pouvaient être entendus comme une extension des concepts de la gauche radicale

- l'idéologie du "Même", en l'occurrence toutes les formes de pensées, religieuses ou laïques, qui ont eu pour visée, ou pour effet, d'effacer les différences, c'est-à-dire de ramener l'humanité à l'Unique.

On peut donc rester sur le net pour échanger les points de vues mais je n'ai pas de scrupules à souffrir de "Cette mauvaise réputation" si jamais on se retrouvait autour d'un verre ou deux.

Écrit par : fred | 07/01/2012

Personnellement je n'ai plus de boutons depuis bien longtemps et je n'ai jamais appartenu à une quelconque Tchéka (sic). Ca ne m'empêche pas de constater que ce marronnier est particulièrement tordu (retors si l'on préfère). Bien évidemment et contrairement à ce qu'il affirme sans honte, à aucun moment Lordon ou Sapir n'ont été assimilés ici à « des crypto-fascistes ». Il a simplement été rappelé qu'il font avec d'autres parties de la playlist (on aurait certes pu rajouter de gôche) d'un certain Alain Soral. Connard notoire dont le Marronnier, je cite toujours, « aime à regarder les interventions», les trouvant « plus amusantes» que ce qu'il peut lire ici. Une façon comme une autre de lui faire de la pub et de nous chier à la gueule...

Écrit par : Yaka Dmandé | 07/01/2012

A Fred

En ce qui concerne l'extension des concepts de la gauche radicale, il serait plus juste de parler de récupération de ces concepts de gauche. Ainsi, la nouvelle droite citera comme référence Berth ou Sombart. Ce qui nous ramène à l'idée de socialisme, d'autonomie de la classe ouvrière, d'autogestion, voir à celle de plus de démocratie dans les entreprises coome le suggère Blot . Ces références peuvent être considérées comme simple tentative de récupération, il ne s'agirait que de décorer le vieux sapin de l'extrême droite avec des guirlandes autogestionnaires et de l'anticapitalisme de bon aloi. Il y a peut être une autre perspective : celle de penser que les idées socialistes travaillent sur un sol différend que le sien pour obtenir quelque chose de nouveau. Un mouvement de ce type a déjà eu lieu le siècle précédent, ce fût le fascisme et le national socialisme … Mais l'histoire ne repasse pas les plats. Il serait plus intéressant d'analyser ce qui différencie les différents courants qui traversent ce qu'on appelle la "droite extrême" plutôt que de se livrer à des amalgames faciles. Je ne dis pas cela pour vous… mais pour l'ignoble groupuscule qui me traite de sous-fasciste et qui s'étonne que je lui chie sur la gueule.

Pour ce qui est du second point, il me semble que l'on peut commencer l'ouvrage de Pierre Clastres , " La société contre l'État". Ce qui déplace le problème sur le plan d'une pratique de l'égalité dans le rejet du pouvoir . Et effectivement, à partir de là, on pourrait aborder la citation d’Alain de Benoîst sous un angle différend. Monsieur Fred, si vous voulez poursuivre cette discussion devant un verre, laissez-moi un commentaire sur mon blog, il ne sera pas publié.



Terminons sur une petite mise au point.
Monsieur Yaka Dmandé s'insurge, non il n'a pas assimilé Sapir ou lordon à des "crypto-fascistes", mais le rapprochement avec Alain Soral fait sens. Rappelons la prose de neuf membres du conseil scientifique d’Attac à propos de la démondialisation : « politiques brunes [qui] se frayent un chemin sous les déguisements les plus divers » . On ne peut mieux dire, et monsieur Yaka Dmandé évite la sortie de route de justesse grâce au panneau de signalisation judicieusement placé par mes soins .

Écrit par : le Marronnier | 09/01/2012

les fachos doivent bien se marrer, s'ils tombent sur ce qui se raconte sur des sites comme celui-ci... Ce n'est pas forcément inutile de voir leur argumentaire, mais à la condition de garder la distance nécessaire -par rapport à des trouducuteries auxquelles ils ne croient pas eux-mêmes. On en est parfois loin, hélas, et si tous les commentaires ne vont pas jusqu'à l'effet pervers de véritable mise en respectablisation (!) qui caractérise la production d'un Pierre-André Taguieff par exemple, il y a en bien des cas une pitoyable tendance à prendre leur charabia au premier degré...
A quoi j'ajoute que ce qui est vrai par rapport au présent, l'est par rapport au passé.
Alors que le grand public, aussi sous-informé soit-il, sait encore à peu près ce que "fascisme" veut dire : c'est du côté des universitaires, et de ce côté-là, seulement (!), qu'ont lieu toutes les tentatives de brouiller les cartes ! Les nostalgiques, ou autres post- et néo-fascistes l'avaient déjà bien compris dès les années 1970, qui les voyaient observer sur le terrain historien ce qu'il faut bien appeler une relative discrétion et se contenter de recopier, dans leurs torche-cul du genre Défense de l'Occident etc., des... pages entières (!) de ce qu'écrivaient d'éminents fumeurs de pipe.
Tout ceci est bien triste.

Écrit par : luc nemeth | 09/01/2012

Je ne pense pas que monsieur Yvan Blot ne croit pas en ce qu'il dit, il a l'air convaincu quand il parle de démocratie directe. Mais on suppose qu'il a surtout en tête le modèle suisse, modèle qui peut présenter des avantages lorsqu'on se trouve dans une logique de conservation des rapports sociaux.

Écrit par : Le Marronnier | 11/01/2012

alons allons, Le Marronnier, resaisissez-vous : vous savez très bien que ce Yvan Blot ne dit pas que ça. Et surtout : peu importe ce qu'il DIT.
Admettons un instant et par pure hypothèse que les fachos, sitôt qu'ils s'affublent d'oripeaux idéologiques, soient autre chose qu'une réalité à combattre, et deviennent un "courant d'idées" -à étudier comme tel : cela n'autorise pas à déroger aux règles habituelles de la recherche. Et de ce point de vue je m'étonne d'avoir à vous rappeler qu'on n'étudie pas un courant d'idées en prenant son discours au premier degré. A moins bien sûr, comme le font les universitaires gavés de subventions, de prendre au sérieux le charabia révolutionariste de l'extrême-droite, pour mieux nous chanter le grand air de... "la démocratie " !

Écrit par : luc nemeth | 12/01/2012

@ propos du charabia révolutionariste de l'extrême-droite

Vos bons conseils ne lui seront d'aucune utilité. Le Marronnier est parfaitement maître de soi et de son destin

ladroitestrasbourgeoise.com/archive/2011/10/12/lisez-vouslesesclavessalariealsaciensetleurdestin/

C'est loin d'être un con mais il joue particulièrement bien son rôle. Comme ici, mais sous un autre nom d'emprunt :

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/23445
la-feuille-de-chou.fr/archives/22507
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/22770

Écrit par : Le Bucheron | 12/01/2012

Pour trouver où ce perroquet va chercher son inspiration il suffit de saisir les mots et les tournures de phrase qu'il emploie. Immanquablement on tombe sur des sites comme E&R et VoxNR. Deux sites caractéristiques de ce néo-fascisme à la française directement inspiré par la stratégie d'un F.Duprat. A savoir :

« Exciter les gauches pour se légitimer auprès des droites. Faire avaliser son discours anti-immigrés par les droites pour se légitimer comme une offre politique normale. Dénoncer le mondialisme de droite pour se légitimer auprès des classes populaires. Bref, donner des signes à tout le monde pour faire lentement exploser le système politique à son profit ». (N.Lebourg, Article 11, déc 2011-Jan 2012)

Écrit par : Biscuter | 13/01/2012

Monsieur Nemeth, j'ai du mal à croire qu'il ne faille porter aucune attention aux paroles des fascistes. Il existe toute une littérature qui est consacrée à l'avènement du fascisme, là je ne vous apprend rien. Maintenant, n'étant pas chercheur professionnel et n'ayant pas fait d'études, je ne peux pas m'en référer aux règles habituelles de la recherche. Si je traduis ce que vous me dites, c'est qu'il ne faut pas prendre des paroles pour des actes et des vessies pour des lanternes. Surtout en ce qui concerne des concepts aussi généraux que démocratie et liberté.

Ancien député et haut fonctionnaire, Monsieur Blot, raconte son expérience de parlementaire de manière assez éloquente. Il tournait les clefs au parlement pour voter à la place de ces collègues. Et il votait des textes que lui même et ses collègues ne pouvait pas rédiger car ils n'avaient la compétence technique pour le faire, vu la complexité juridique de la chose publique. Les textes votés sont écrits par des technocrates spécialisés, ces textes sont soumis aux gouvernement et proposés aux députés. Députés qui généralement disent oui et amen à tout pour rester dans le jeu politique rentable. C'est peut être un raccourci, mais en tout cas cela à l'air d'être terriblement vraisemblable.

Maintenant nous nous retrouvons avec des lois européennes qui émanent très vaguement d'un processus démocratique. Si l'aboutissement du processus vaguement démocratique n'est pas conforme au résultat attendu, on s'assied dessus ou on fait revoter. Voilà donc l'image qu'offre ce qui se prévaut d'être démocratique. Passons sur les états qui exécutent les quatre volontés des banque et sur les élites parachutées sur Rome et sur Athènes. Mais l'ennemi de la liberté, c'est toujours le Front National, un parti " mosaïque " propulsé de 1% à plus de 10% des votes durant le premier mandat Mitterrand.

Tiens, on vient de perdre notre triple AAA. Nous allons payer des intérêts en plus…Emmanuel Todd considérait que l'Etat soumis à ce point au grand capital, c'est déjà du fascisme. Et le FN n' y est pas pour beaucoup. Loin de penser que le Front National est porteur d'un avenir meilleur et souhaitable, j'ai du mal à croire les autres grands partis quand ils nous chantent le grand air… de la démocratie. Et puisque que nous sommes censés être en démocratie, il faut payer la dette, puisque nous avons choisi de nous endetter démocratiquement.

Et après cela il faut combattre les méchants fascistes Soral et de Benoîts. En attendant que le prolétariat ivre de colère balaye tout sur son passage, je lis les sites d'informations honnis par les rebelles "antifascistes". Eux préfèrent les blogs tenus par les subversifs journalistes du Monde.

Écrit par : le Marronnier | 13/01/2012

Lire et recracher ce n'est pas exactement la même chose. C'est comme jouer franco et faire le tartuffe.

Écrit par : Nota bene | 14/01/2012

vous me faites dire à peu de choses près le contraire de ce que j'ai dit, Le Marronnier... A aucun endroit je n'ai dit qu'il fallait combattre ceux que vous appelez par dérision "les méchants fascistes Soral et de Benoîts", sic : j'ai dit qu'il ne fallait pas les faire plus importants qu'ils ne le sont.
Sur un point en revanche nous devrions tomber d'accord : il existe toute une littérature qui est consacrée à l'avènement du fascisme ! Mais ce n'est guère ma faute si après la grande peur de mai 1968 (car ce fut bien pour la bourgeoisie une grande peur, même si aujourd'hui on nous dit que tout cela ne fut qu'un feu de paille), qui eut pour corollaire un regain d'intérêt pour le passé et un retour en force des enjeux s'y attachant, toute cette littérature s'est trouvée quasiment balayée, au profit des flatulences des politologues. Parmi les mensonges de ces messieurs il en est un, dont ce qui aujourd'hui se raconte à propos de la soi-disant Nouvelle Droite etc. est un lointain effet, et qui consiste à traiter le fascisme non pas comme ce qu'il fut, essentiellement (à savoir une réponse concrète de la bourgeoisie à ses difficultés du moment) mais comme un... courant d'idées. Et alors là c'est banco pour l'idéologie dominante, et ceux qui sont payés pour la propager :
- si le fascisme est un "courant d'idées" alors il faut, pour l'étudier, se pencher sur d'autres courants d'idées... Et hop, suivez mon regard, du côté des... "origines socialistes du fascisme" !
- le terrain des idées est bien le seul sur lequel on peut affirmer de bonne foi qu'il y aurait eu la moindre... opposition entre démocratie(s) et dictature(s). Mais cette arnaque repose sur un tour de bonneteau, que même sans être chercheur professionnel et sans avoir fait d'études vous devriez comprendre : "la Démocratie", pour les historiens, n'existe pas. Il n'y a jamais que DES démocraties, dans un pays donné et à une époque donnée. Et, comme le rappela Daniel Guérin (que je cite de mémoire) : LES démocraties ne respectent pas toujours les principes dont elles se revendiquent...

PS. avec plaisir j'apprends que ce monsieur Blot a dénoncé des turpitudes dont il aura été témoin, dans des parlements dits démocratiques où il émarge : mais j'avoue mal comprendre par quel cheminement il prétendrait en tirer argument pour condamner le principe démocratique -car tel est bien, le but poursuivi par cette fine équipe.

Écrit par : luc nemeth | 14/01/2012

C'est quand même pathétique ce besoin de toujours la ramener en tapant à coté du sujet. Le billet cause d'une infiltration fasciste et l'autre débarque avec ses élites parachutées sur Rome et sur Athènes (sic), le mandat Mitterand, les subversifs journalistes du Monde (resic), etc. En français je sais pas mais sur internet il me semble que ça a un nom. Après dans la vraie vie ça a sûrement plein d'autres noms, mais on est pas obligé d'être grossier.

Écrit par : Jacques Soupir | 14/01/2012

Notre farouche opposant à la « politique immigrationniste », grand admirateur de Môssieur Allais devant l'éternel (cf. la-feuille-de-chou.fr/archives/22507), a décidé, à grand renfort de Todd par ci et de Parisot par là, de nous convaincre que le FN c'était trois fois rien ou alors pas grand chose. Fort bien. Il faut donc croire que cette importance est toute relative, qu'elle dépend des jours et de l'endroit où l'on se trouve.... Plus sérieusement et pour faire le tour de la question il est peut-être bon de rappeler l'existence de ce petit texte :

http://www.wobook.com/WBzt3VW5Gv1S/FN-pire-ennemi-des-salaries.html

Notez bien qu'il a été rédigé par par de simples syndicalistes et qu'on est tout à fait en droit de lui préférer « l'impact » des savants calculs d'un prix Nobel d'économie , fût-il libéral (et oui !) en plus d'être antimondialiste et protectionniste. Nul n'est parfait.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Allais

Ceci dit, après tout, une connerie de plus ou de moins, qu'est-ce que ça change ? Nan c'est vrai, mieux vaut en rire qu'en pleurer. D'ailleurs c'est ce qu'on fait.

Écrit par : Basic instinct | 15/01/2012

Lisez-vous Maurice Allais en alsacien ?

Vos réponses à la ladroitestrasbourgeoise.com qui transmettra

Un autographe de Em Robes Sini Band à gagner pour les dix premiers

Écrit par : Adresse aux esclaves salariés | 16/01/2012

de toute façon on voit mal pourquoi ce Marronnier se gênerait puisque les mots n'ont plus aucun sens et qu'aujourd'hui on peut voir des gens qui se font des nouilles en or en spéculant sur la crédulité des gogos s'afficher du côté des... opprimés, et même, sans susciter grand scandale, se faire les chantres d'un "ordre libertaire", ben voyons...

Écrit par : luc | 16/01/2012

@ Luc

Il y a quand même des différences. Les chantres mous du style Onfray n'oseraient pas se pointer ici. Il n'en éprouvent d'ailleurs pas le besoin. Ils ne se proposent pas non plus, comme Bouchet, Soral et leurs gogos, de nous faire subir les pires outrages à la première occasion. Bref c'est d'abord une question d'auto-défense (condition nécessaire, mais certes insuffisante, pour espérer passer à quelque chose de plus conséquent).

Écrit par : Une chose après l'autre | 16/01/2012

@Une chose après l'autre

bien d'accord avec toi ; et je n'ai pas dit que ce chantre mou est "la même chose" que la fine équipe... Mais tout ce qui participe de la confusion profite toujours, même si c'est lointainement, à tous les courants qui en vivent et prospèrent sur ce fumier. J'inverserais presque la perspective, si je ne pensais que tu es peut-être d'accord : à force de ne vouloir combattre que celui qui est "le pire", et à chaque fois se dire que tel ou tel "n'est pas le pire", on finit par tout avaler !

Écrit par : luc | 16/01/2012

A monsieur Nemeth

« Je suis un libéral. La nouvelle réalité de demain, répétons-le, sera capitaliste. La vraie histoire du capitalisme ne commence que maintenant. Le socialisme n'a plus une chance de s'imposer. [...] Il faut abolir l'État collectiviste, tel que la guerre nous l'a transmis, par la nécessité des choses, et revenir à l'État manchestérien » (Mussolini au Parlement le 21 juin 1921)

Il n'y a pas photo, et la direction actuelle du Front National n'a pas dans son programme l'abolition du capitalisme. Là encore, il n'y pas photo. Pour en revenir au fascisme originel, Mussolini pouvait dire tout et son contraire :

« Le fascisme est absolument opposé aux doctrines du libéralisme, à la fois dans la sphère politique et dans la sphère économique.… L'État fasciste veut gouverner dans le domaine économique pas moins que dans les autres; cela fait que son action, ressentie à travers le pays de long en large par le moyen de ses institutions corporatives, sociales et éducatives, et de toutes les forces de la nation, politiques, économiques et spirituelles, organisées dans leurs associations respectives, circule au sein de l'État. »
— Benito Mussolini, La Doctrine du fascisme (1935).

Ainsi le Front National, naguère furieusement reagannien est devenu un peu moins libéral sous l'effet des crises du capitalisme. Mais, je me permets de constater que le fascisme est parvenu assez vite au pouvoir après la première guerre mondiale. Tandis que le Front National est instrumentalisé depuis plus de trente par les partis de gauche et de droite. Mais le problème n'est pas l'accession ou non du Front national au pouvoir. Jean Marie Le Pen a-t-il réellement voulu le pouvoir?

Mais tout cela ne répond au déficit démocratique actuel, déficit démocratique dans lequel le Front National joue un rôle secondaire. C'est à dire, plus précisément, le système de gouvernance européenne s'éloigne de plus en plus d'un modèle démocratique, ou de l'image que les gens en ont. Je comprend qu'on ne puisse pas comparer la démocratie athénienne avec la démocratie corporatiste de certaines villes allemandes du XV ou XVI siècle et cette dernière avec la cinquième République Française. Mais pour en revenir à la citation de Guérin, si les démocraties ne respectent plus les principes dont elles se revendiquent, c'est qu'elles ne sont plus des démocraties. Et dans ce cas, les partis populistes n'ont plus de leçons de démocratie à recevoir, puisque la démocratie n'existe pas ou plus.

Voilà ce qui peut expliquer une certaine porosité entre différents milieux, ou ce que d'autres nomment une infiltration fasciste. Nous vivons dans un monde où débattre avec un supposé fasciste en respectant les règles basiques de politesse devient une pleine adhésion à l'idée d'ouvrir de nouveaux camps d'extermination. Le fait de remarquer que l'immigration tend à faire pression sur les salaires est considéré par certains comme le produit d'un cerveau nourri aux éructations de Goebbels. Tout le monde sait que nous sommes soumis à un régime du renard dans le poulailler, pardon, au régime de la "loi" de l'offre et de la demande, où est le fascisme dans cette constatation. Autre temps, autre méthode, une fois le plein emploi retrouvé dans l'Allemagne de 1936 , le régime nazi dût promulguer une lois sur les salaires maximaux face à l'échauffement du marché du travail. C'est une autre façon de faire pression sur les salaires. Que la bourgeoisie ait eu besoin du fascisme ou du nazisme pour conserver la main, c'est une chose. Mais cela ne veut pas dire que la bourgeoisie s'allie à tous les coups à ce qui fait figure de fascisme . Il se peut que la bourgeoisie change son fusil d'épaule au gré des situations. Il est entendu, qu'en utilisant le terme de bourgeoisie, je simplifie…

Écrit par : le Marronnier | 16/01/2012

De plus en plus pleurnichard, ***** et envahissant ce Marronnier. Tant qu'à tartiner autant que ça apporte des éléments de compréhension.

Où l'on verra que c'est « le syndicalisme – et non le contrôle de l’immigration – (qui) est le meilleur moyen à la disposition des travailleurs pour contrecarrer les effets pervers de leur mise en concurrence sur le marché du travail » :

http://tintinrevolution.free.fr/fr/crouchimmigres.html

Écrit par : b.a.-ba | 17/01/2012

A monsieur Le Marronnier

Mais qu'est-ce que c'est encore que ce brouillage de cartes où il est question de... "une autre pression sur les salaires" : et pourquoi pas une... "Nouvelle Droite", pendant qu'on y est ?!!! La pression, dans le cas du fascisme, fut DIRECTE -avec une politique de baisse des salaires qui fit que l'Italie fasciste est à ma connaissance le seul grand pays européen où le salaire en valeur réelle ait baissé entre 1919 et 1938. Le calcul qui consiste à troquer sa liberté contre un peu plus de pain est toujours, avant tout, immoral mais dans le cas précis, et pour ceux qui l'auraient fait de sang-froid, il s'avéra tout simplement : erroné.

En ce qui concerne par ailleurs Guérin la lecture de son œuvre vous permettra de constater qu'il n'a jamais dit que "la bourgeoisie, c'est le fascisme" mais qu'il a dit à peu de choses près le contraire : le fascisme n'est jamais que... l'ultime solution de rechange de la bourgeoisie, lorsque les illusions de type démocratique ont échoué.

Écrit par : luc | 17/01/2012

Allais, Clastres, Mussolini, Marx, Todd, j'en passe des pires et des meilleurs. Un vrai gloubiboulga. Voilà ce que c'est que de lire Eléments tous les trois mois.

Écrit par : CQFD | 17/01/2012

oui, CQFD, mais loin d'être un gloubiboulga ordinaire c'est un gloubiboulga grandiose, et dont le sophisme qui le sous-tend commence à se préciser : 1) capitalisme, égale LIBERALISME 2) Mussolini égale, ETATISME 3) DONC : le fascisme est tendanciellement... anticapitaliste !
Mais ce qu'oublie notre pompeux-cornichon est qu'existe aussi l'Etat fort, au service du Capital. C'est même, sauf erreur de ma part, l'une des principales caractéristiques du fascisme.

Écrit par : luc | 18/01/2012

Confusionnisme n.m. -1907 de "confusion"

-1 PSYCHOL. Etat de la pensée syncrétique, chez l'enfant, où tout de mêle, alterne et fusionne

-2 POLIT. Le fait d'entretenir la confusion dans les esprits et d'empêcher l'analyse.

Écrit par : Robert 2010 | 18/01/2012

Mais vous ne m'avez pas lu monsieur Nemeth, Je ne remets pas en cause le fait que les salaires réels aient baissé dans l'Italie fasciste, ni le fait que que que les régimes nazis ou fascistes restent des régimes capitalistes.Même l'Union des républiques socialistes soviétiques restait un régime de capitalisme d'état.

Avant de me traiter de "pompeux cornichon", il faut apprendre à lire et à ne pas en rester à des insultes laborieusement apprises en maternelle. J'ai écris : «Pour en revenir au fascisme originel, Mussolini pouvait dire tout et son contraire». Et le syllogisme que vous semblez me faire endosser est issu de votre cerveau et non du mien. Pour le citer : « 1) capitalisme, égale LIBERALISME 2) Mussolini égale, ETATISME 3) DONC : le fascisme est tendanciellement... anticapitaliste !»

Vous comprendrez que ce n'est pas à moi d'assumer votre logique particulière, et si vous voulez vous mettre à ma place, je suis désolé pour vous, vous n'y êtes pas. Précédemment, je me bornais à dire que le nazisme faisait pression sur les salaires en promulguant une loi pour des rémunérations maximales en période de plein emploi, tandis que la bourgeoisie actuelle préfère une sorte d'abolition des frontières pour garder une la main sur une armée de réserve du prolétariat. Ce qui a comme conséquence de créer une certaine pression sur le marché du travail.

Maintenant, de savants syndicalistes nous annoncent que non. Que tout compte fait, on peut chanter les louanges du libéralisme : « Les patrons ne font pas non plus une fixation sur la main d’œuvre immigrée parce qu’elle permet de baisser les salaires. A la fin de l’an passé, la Bank of England a enquêté auprès de 200 sociétés employant 275.000 salariés sur leur recours à la main d’œuvre immigrée. Moins de 2% ont répondu qu’elles employaient des immigrés parce qu’ils étaient moins chers, alors que 60% ont déclaré que c’était parce qu’elles étaient confrontées à une pénurie de main d’œuvre locale. Nous voyons ici que les travailleurs immigrés contribuent à la croissance économique, avec l’effet secondaire (‘knock-on’) de créer de nouveaux emplois. » ( http://tintinrevolution.free.fr/fr/crouchimmigres.html ).
Si c'est les patrons et la Bank of England qui le disent, c'est que cela doit être vrai. Cela doit être une nouvelle manière de pratiquer la lutte des classes. En route vers la croissance économique, comme si le vocable « croissance économique » ne méritait pas une petite explication… Ce paragraphe étant une petite parenthèse pour un intervenant autre que vous.



Sinon je vois que avez décidé de tomber sur le premier venu pour vous passer les nerfs, pourquoi pas. Mais je vous conseille le sport, c'est mieux.

Écrit par : le Marronnier | 19/01/2012

oui, Robert 2010, et le plus simple avec ces gens est peut-être même d'en rester au mot "confusion", tel qu'il est défini en page 506 du Nouveau Petit Robert 2010 :

- 3 Action de confondre entre elles deux personnes ou deux choses.

Il n'y a donc rien d'autre à attendre de ceux qui ne savent pas distinguer leur gauche, de leur droite.

Écrit par : luc | 19/01/2012

La logique et le Marronnier c'est un peu comme un arbre qui rencontrerait une tronçonneuse. Une sorte de feu d'artifice. Si j'ai bien compris, si les patrons disent le contraire de Bonnet de Soral et de Marine Le Pen c'est parce qu'il mentent (une sorte de tare naturelle ou génétique qu'il ont en eux). En poussant le bouchon on pourrait tout aussi bien dire que le chauve et la blonde (ou Fabrice Engelman et Serge Ayoub) sont les tenants de la lutte de classe (la vraie) alors que les vrais jaunes ce sont les syndicalistes. Bin quoi c'est pas logique ?

Écrit par : Un fan, un vrai | 19/01/2012

le Marronnier je prends connaissance de votre post, dans lequel vous écrivez : «Pour en revenir au fascisme originel, Mussolini pouvait dire tout et son contraire». C'est là, raisonner de travers et à partir d'un concept faux. En effet ce ne fut pas seulement au départ mais sans fin, que Mussolini se réserva toujours de tout dire et son contraire ; mais je n'insisterai pas sur ce point, qui peut n'avoir été de votre part qu'un raccourci de langage.
Beaucoup plus gênante en revanche sous votre plume et... mine de rien est cette notion de "fascisme originel", chère aux confusionistes dont Robert 2010 rappelle si besoin est l'existence, et qui n'est : qu'une trouducuterie (terme dont vous voudrez bien noter que je ne l'ai pas trouvé sous la plume de Céline mais sous celle de Pouget, dans le cadre de recherches sur l'affaire Dreyfus). Nul ne conteste en effet que de mars 1919 à septembre 1920, durant les dix-huit premiers mois de leur existence, les fasci di combattimento aient été obligés de faire quelques concessions au climat d'époque révolutionaire du "biennio rosso" ; et que Mussolini ait eu recours à un jargon socialisant, que d'une certaine manière d'ailleurs il n'abandonna vraiment jamais. Mais ce flou savamment entretenu n'autorise pas à en déduire une quelconque ambiguité quant à la nature de ce phénomène qui se constitua dès le départ CONTRE le socialisme italien, alors au maximum de sa puissance en 1919 (même si la mémoire dite collective a préféré retenir l'occupation des usines de septembre 1920). Tout au plus peut-on admettre que parmi ceux qui mordirent à l'hameçon, encore qu'ils furent peu nombreux jusqu'à l'automne 1920, date à laquelle ces fasci commencèrent à se développer mais seulement après avoir été transformés en garde patronale, certains étaient persuadés d'en avoir "seulement" après le Parti socialiste, et non, après le prolétariat dans son ensemble : mais leurs illusions n'engagent qu'eux-mêmes et ne permettent pas de parler d'un "fascisme originel" (ou encore d'un "premier fascisme", comme l'écrivent les révisionnistes).

Écrit par : luc | 19/01/2012

"trouducuteries cafardesques"

Le 5 septembre 1897, Libertad est au Sacré-Cœur :
« Dans l’intérieur de la boîte à prières, le ratichon Lemius, perché dans l’égrugeoir à paroles, prêchait. (…) A un moment, voilà que le Lemius se fout à baver contre les anarchos, les traitant de suppôts de Satan, de fauteurs de scandales… et autres trouducuteries cafardesques. Il n’a pas continué longtemps ! De la foultitude des déchards amoncelés émerge un gas hirsute, béquille au poing, et qui clame : — C’est vous qui faites du scandale et avez des idées malsaines ! Vous avez un sacré toupet !… »


Les voûtes en casque-à-mèche de l’usine à prières se seraient effondrées que l’ahurissement n’eût pas été pire. La bedaille policière, hurlante et furibonde, a sauté sur le béquillards et, avec autant de méchanceté que des flics enragés, a fait subir au pauvre gas un passage à tabac en règle. A la porte de la turne infecte, le malheureux a passé des griffes de la bedaille aux pattes des sergots. Et il n’y a pas trouvé de différence ! Conduit chez le quart-d’œil, le manifestant a déclaré se nommer Albert Libertad, être comptable et a ajouté qu’il en pince pour les idées anarchistes. On l’a foutu au bloc ! Et, un de ces matins, les copains des ensoutanés, les enjuponnés, vengeront l’affront fait au ratichon à Notre-Dame de la Galette. Les acteurs seront changés, mais ce sera toujours même sinistre comédie ».

Emile Pouget, Le Père Peinard (1897), cité par Roger Langlais, Le culte de la charogne, Paris, Galilée, 1976, p. 29.

Écrit par : fred | 19/01/2012

Le pompeux cornichon mérite malgré tout quelques applaudissements. Personnellement j'ai adoré le coup du « premier venu ». Vous savez bien, celui qui passait par là par hasard, qui n'a rien demandé et qui s'en prend plein la gueule pour pas un rond.

Écrit par : Quel talent ! | 19/01/2012

Le pompeux cornichon mérite même (à l'insu de son gré) des remerciements puisque grâce à lui, fred nous a transmis du très bon Pouget !

Écrit par : luc | 20/01/2012

fort heureusement il n'y a pas que Le Marronnier, pour amuser les gosses : il y aussi Michel Onfray ! Et c'est ainsi que l'intéressé, dans le Monde daté du 22-23 (p. 5), co-signe en compagnie de l'ex-nazillon Devedjian et de l'infect Arno Klarsfeld, faut plus s'gêner, un texte qui soi-disant en appelle au "Respect pour les victimes du génocide arménien". Drôle de façon de respecter les victimes, en vérité, que d'emboîter le pas au voyou Nicolas S. en plein racolage...

Écrit par : luc nemeth | 21/01/2012

@ propos de la « Récupération au profit de l’extrême-droite d’auteurs, de pratiques et de combats qui ne sont pas les siens

Les diatribes de Soral sont truffées de références, parfois explicites, à des auteurs qui ne sont pas d’extrême-droite. C’est bien connu : la culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale. Soral tient donc à nous faire savoir qu’il a lu Guy Debord (tout en affirmant par ailleurs qu’il est « la partie de l’œuvre de Marx accessible aux publicitaires », Ibid., p. 96 ), Jean-Claude Michéa, Michel Clouscard (référence à « l’idéologie du désir » ou dénonciation de la récupération de Nietzsche par des intellectuels de gauche), Pier Paolo Pasolini (« codes intégralement fascistes de la mode »), Pierre Clastres…

De là où ils sont, Debord, Pasolini et Clastres ne risquent pas de protester… Concernant Michéa : les thèses qu’il développe dans ses essais sont contestables, mais il n’en reste pas moins évident que c’est de manière abusive que Soral se sert d’elles comme caution à sa prose d’extrême-droite. Nous ne pouvons que vous inviter à vous faire votre propre opinion en lisant L’enseignement de l’ignorance et ses conditions modernes, Impasse Adam Smith, L’empire du moindre mal, etcetera.

Quant à Michel Clouscard (dont les thèses sont, là aussi, contestables – mais, présentement, là n’est pas la question), dans une tribune libre dans L’Humanité (30 mars 2007), il a tenu à préciser qu’ « associer […] d’une manière quelconque nos deux noms [le sien et celui de Soral] s’apparente à un détournement de fonds. Il s’avère qu’Alain Soral croit bon de dériver vers l’extrême droite (campagne pour le FN). Il veut y associer ma personne, y compris en utilisant mes photos à ma totale stupéfaction. Je n’ai en aucun cas autorisé Alain Soral à se prévaloir de mon soutien dans ses menées prolepénistes. Le Pen est aux antipodes de ma pensée. » Clouscard étant décédé le 21 février 2009, gageons que le fossoyeur Soral va pouvoir reprendre tranquillement son « détournement de fonds »…

Soral se plaît également à affirmer que « Marx voterait aujourd’hui Le Pen. » Sans doute conscient que cet « argument » est trop visiblement spécieux, il prétend aussi que votent pour le FN « des branchés, des marginaux, […] des anciens d’Action Directe »… A défaut de correspondre à une quelconque réalité, cette façon de présenter l’électorat FN est bien plus sympatoche que celle qui dépeindrait les partisans de Le Pen sous les traits de bourges de la région PACA, de vieilles rentières, de boneheads alcooliques (ah ouais mais nan… eux, ‘faudrait déjà qu’ils trouvent le bureau de veaute) ou encore de petits patrons/commerçants/artisans (qui ont eu l’occasion de montrer, tout au long du XXe siècle, qu’ils constituaient le terreau de toutes les réactions).

Dans la même veine, Soral reprend à son compte le concept de décroissance, se dit « assez proche de certains écologistes ». Il évoque aussi « un processus de domination par l’intégration du flic ». Ce qui est juste, seulement voilà : ça sonne très « Mai 68 » (cf. les slogans du style « Tue le flic qui est dans ta tête. ») dont Soral est, comme chacun sait, un contempteur ! Plus fort encore, il s’imagine même rejoindre un jour « les anti-système radicaux qui vivent uniquement de récup’ dans les poubelles, et dans des endroits squattés » et il n’hésite pas à prendre la défense de Julien Coupat. Et puis quoi, ensuite ? Une apologie des black-block ? A un tel stade d’opportunisme et de démagogie, tout est possible…

Démagogie toujours, lorsque Soral justifie son soutien aux PME en disant que des « économistes marxistes » prônaient un tel soutien dès les années 90. « Économistes marxistes » que, bien sûr, il ne cite pas… Et pour cause puisque soit ils n’existent pas, soit ils ne sont pas marxistes !

Alain Soral se réclame abusivement de la « dialectique. » En fait, il ne s’agit que d’un artifice rhétorique bien commode dont il use à chaque fois que son arrivisme ou sa médiocrité intellectuelle menacent d’éclater au grand jour. Ainsi, à ceux qui s’étonnent de sa trajectoire politique, Soral répond qu’elle est « dialectique ». Et sa fâcheuse tendance à faire de Karl Marx un apôtre de l’extrême-droite est – devinez quoi ? – « dialectique » !

Notons que cette tendance à la récupération de tout et n’importe quoi va au-delà du seul Alain Soral : c’est une véritable mode à l’extrême-droite depuis quelques temps. Presque tous se disent maintenant « révolutionnaires » (en période de crise économique, ça passe mieux que « contre-révolutionnaires » ou « royalistes »… mais il s’agit de « révolutionnaires » bien particuliers : des « révolutionnaires » qui sont anticommunistes primaires, qui soutiennent les contre-réformes du gouvernement et qui agressent les grévistes). Et pendant que certains fachos se réclament de Che Guevara, d’autres découvrent les situationnistes… Des identitaires se prétendent même « enfants de la Commune et du 6 février 1934 ». Comme s’il était possible d’établir une filiation entre le premier gouvernement prolétarien de l’Histoire et une tentative de coup d’Etat fasciste ! Cela étant dit, le 6 février 34, on leur le laisse et on confirme : ils en sont bien les héritiers ! »

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/dissection-d-une-pensee-sous-57760

Écrit par : La méthode du discours | 24/01/2012

à luc

"du très bon Pouget"

Par ce qu'il y a aussi du franchement moins bon :

- "Un youtre alsacien, Dreyfus, grosse légume au ministère de la Guerre, a bazardé un tas de secrets militaires en Allemagne. Ohé, bourgeois, ne vous épatez donc pas; les militaires ont ça dans le sang."
(Le Père peinard, novembre 1894)."

Écrit par : fred | 24/01/2012

à La méthode du discours

Au travers de cet article d'agoravox, on peut très bien se faire une idée de la prise de pouvoir du "gramscisme technologique" sur les sites "citoyens".

quelques commentateurs et auteurs (30%) ont essayé de dénoncer la chose...

Écrit par : fred | 24/01/2012

@fred

tu pourrais aussi bien citer... Bernard Lazare, qui sans avoir eu recours au langage spécifique du "Père peinard" (qui tapait le genre argotique) eut des propos terribles... AVANT, que n'éclate cette affaire qui le vit mettre un point d'honneur et en tant que juif à être le premier qui se levât pour Dreyfus. Mais elle éclate à la mi-novembre 1897, cad. trois ans APRES ce que tu cites. Et même si on devait prendre à la lettre le langage du "Père peinard" alors Pouget n'en aurait eu que plus de mérite à faire ensuite un effort sur lui-même et à prendre parti, non seulement pour ce cas d'espèce mais -clairement- contre l'antisémitisme.

Écrit par : luc | 25/01/2012

Sur cette question on peut lire l'article antisémitisme sur Wikipédia. L'affaire en question y apparaît comme un moment clé après lequel plus rien ne sera comme avant. Un peu comme pour Auschwitz. Ceci des fois qu'un farceur (du genre cornichon mal masqué) ait l'idée de la ramener avec des citations de « La question juive » (Marx) ou de tout autre texte écrit avant la fin des années 1890.

Voir aussi : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/anhistorique/3561

Écrit par : Pour ne pas se raconter d'histoires | 25/01/2012

merci de rappeler Bernard Lazare
Bernard Lazare-L'Antisémitisme, son histoire et ses causes (1894)
A lire ici : http://kropot.free.fr/Lazare-antisemcauses.htm

Pour surtout ne pas aller acheter le livre chez kk !

Écrit par : fred | 25/01/2012

A monsieur Nemeth et à machin.


"Le Marronnier je prends connaissance de votre post, dans lequel vous écrivez : «Pour en revenir au fascisme originel, Mussolini pouvait dire tout et son contraire». C'est là, raisonner de travers et à partir d'un concept faux. En effet ce ne fut pas seulement au départ mais sans fin, que Mussolini se réserva toujours de tout dire et son contraire ; mais je n'insisterai pas sur ce point, qui peut n'avoir été de votre part qu'un raccourci de langage."


Pour être clair, j'utilise l'expression de fascisme originel pour qualifier le fascisme italien dans son ensemble. Et comme vous l'avez très bien compris, c'était un raccourci de langage. Vous me faîtes une réponse à la Dupont et Dupond du style : « Et je dirais même plus, Mussolini se réserva toujours de tout dire et son contraire!»

Maintenant je vois ce qui vous gêne : c'est l'idée qu'un fascisme originel ait pu exister, une sorte d'âge paradisiaque du fascisme. Et pour vous, si je comprend bien, parlez de "fascisme originel" ou de "premier fascisme" revient à faire croire en l'existence d'une belle idée qui fût incarnée de manière fugace, mais qui fût très vite pervertie par les nécessités historiques. Mais là n'était pas mon propos. Et personnellement, ne connaissant comme document sérieux sur la question que la Marche sur Rome de Dino Risi,je souris un peu en lisant votre leçon d'histoire du fascisme . Remarquez-bien, je ne le remets pas en cause, j'ai juste l'impression d'un dialogue de sourd.

Mais au-delà de l'aspect historique du fascisme, le sujet de l'article parle d'infiltration des idées d'extrême droite dans un mouvement, qui en France, semble un peu marginal. En lieu d'idées, ce fut un débat entre Blot et Chouard sur la démocratie réelle. Et plutôt qu'une réaction pavlovienne à l'évocation du nom de Blot. Il serrait utile d'analyser comment un tel débat a été possible. Et si pour vous "Il n'y a donc rien d'autre à attendre de ceux qui ne savent pas distinguer leur gauche, de leur droite", dites ce que c'est pour vous la gôche.


Quant à l'intervenant à m'assène son brouet de réformisme par l'intermédiaire d' une brochure syndicale où il est écrit : " Les patrons ne font pas non plus une fixation sur la main d’œuvre immigrée parce qu’elle permet de baisser les salaires. A la fin de l’an passé, la Bank of England a enquêté auprès de 200 sociétés employant 275.000 salariés sur leur recours à la main d’œuvre immigrée. Moins de 2% ont répondu qu’elles employaient des immigrés parce qu’ils étaient moins chers, alors que 60% ont déclaré que c’était parce qu’elles étaient confrontées à une pénurie de main d’œuvre locale." La moindre des choses serait de s'interroger sur ce questionnaire et sur la réponse des patrons, pour ma part j'en reste à l'avis d'un Pouget sur ce type de questions : "La vérité, c'est que, de même qu'il y a deux classes dans la société, il y a aussi deux morales, celle des capitalistes et celle des prolétaires." Emile Pouget , Le sabotage.


Ce que mon interlocuteur traduit par :"Si j'ai bien compris, si les patrons disent le contraire de Bonnet de Soral et de Marine Le Pen c'est parce qu'il mentent (une sorte de tare naturelle ou génétique qu'il ont en eux)." Pour être plus clair, les rapports sociaux qui animent notre société ne sont pas tous de nature biologique, mais plutôt culturel. Ces rapports sociaux déterminent les réponses. Dans cette question, on semble occulter le fait que c'est le patronat qui détermine en grande partie le niveau des salaires. On est dans une position, " c'est à prendre ou à laisser". Là dessus se greffe les conditions de travail, sécurité, cadences, horaires… paramètres qui interviennent aussi dans le coût de la main d'œuvre. Je n'apprend rien à personne quant aux conditions de travail qui sont faites aux immigrés, ayant vécu en foyer Sonacotra, je vois un peu de quoi il s'agit. Alors la réponse politiquement correcte du patronat anglais n'est pas de nature à changer fondamentalement mon point de vue sur la question.

Quant à la phrase qui vient immédiatement après : " Nous voyons ici que les travailleurs immigrés contribuent à la croissance économique, avec l’effet secondaire (‘knock-on’) de créer de nouveaux emplois." Je vois avec effarement que ces syndicalistes prennent pour argent comptant le concept de "croissance économique". La croissance économique est fondée sur l'esclavagisme salarié. On ne peut faire plus clair, les indices économétriques sont directement liés aux rapports sociaux. A en entendre certains, ces indices économétriques sont d'une objectivité à toute épreuve, personnellement j'en doute . Et quand j'entends on va faire ceci et cela pour chercher un quart de point de croissance, j'attends la mauvaise nouvelle qui va généralement avec.

Maintenant, pour être clair, madame Le Pen n'est pas une solution pour moi, ni monsieur Engelmann. Par contre le grand talent de Soral, c'est de démonter l'antifascisme d'opérette, et c'est cela qui vous déplaît avant tout.

Écrit par : le Marronnier | 26/01/2012

@"Pour ne pas se raconter d'histoires"

Bien d'accord avec toi : l'affaire est un moment clé. Car elle fit apparaître, qu'en dépit de ce qu'essayent encore parfois de faire croire les crétins lepénistes et autres, l'antisémitisme n'était pas une opinion-sic, mais une expression de violence.

Quant à... Marx, qui sur ce point peut aisément être réfuté à l'aide... du reste de sa théorie : il avait clairement un problème avec cette composante de ses origines. Il y a d'ailleurs de bonnes pages à ce propos dans un livre écrit directement en français (car publié en 1935 en exil) par Berneri, sous le titre "Le Juif antisémite".

Écrit par : luc | 26/01/2012

Apparemment son blog souffre d'un manque cruel de commentaire... D'où cet irrésistible besoin de taper l'incruste et de se répandre.

lesarbresdestrasbourg.blogspot.com/2012/01/je-me-fais-des-potes-en-tapant-la.html

Écrit par : Bernard | 27/01/2012

Faut-il répondre à l'intoxe ingénue de Le Marronnier ?
Peut-on vraiment la laisser sans réponse ?
Car enfin il fait sienne à son tour la devise chiraquienne plus-c'est-gros-mieux-ça passe là où sans rire il énonce : "Par contre le grand talent de Soral, c'est de démonter l'antifascisme d'opérette, et c'est cela qui vous déplaît avant tout".

Une meilleure connaissance de ceux qu'il appelle... "vous", dans sa phraséologie un peu aigrie de facho-qui-n'ose-pas-dire-son-nom, permettrait à Le Marronnier de savoir qu'ils n'ont pas attendu ce Soral, pour dénoncer l'antifascisme d'opérette. Mais bon, chacun aura compris que l'important pour lui était ici de mettre en avant le mot "talent". Dont acte.

Écrit par : luc | 02/02/2012

Généralement on peut aussi trouver sur le net un autre qualificatif qui commente les propos tenus dans les clips d'auto-promotion de M. Alain Bonnet de Soral : "Magistrale intervention".

Mais il me semble évident que c'est à prendre au deuxième degré.

Écrit par : fred | 02/02/2012

savoir ce qui est premier et second degré n'est pas toujours facile, fred : je te rappelle les louanges dont a pu bénéficier dans... Siné-Hebdo, le scandaleux Michel Onfray !

Écrit par : luc | 03/02/2012

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