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30/01/2012

Appel à une Convergence NoBorders, Londres, du 13 au 18 février 2012

Le groupe NoBorders de Londres — en commun avec les étudiant-e-s de Goldsmiths et d'autres groupes — organisent une semaine de « convergence » à Londres, entre le 13 et le 18 février 2012. Le but est de se rassembler, pour partager connaissances et expériences au sujet de la liberté de circulation et des restrictions qui l'entravent, pour diffuser nos savoirs, pour se connecter, pour élaborer des stratégies et pour agir. Nous entendons ainsi créer un espace temporaire favorisant la production de discours et de pratiques dirigées contre l'idée même de gestion des mouvements des individus via les contrôles aux frontières.

Pourquoi une convergence

Alors que la crise économique mondiale devient de plus en plus profonde, qu'un chaos climatique incontrôlable ainsi que des crises énergétique et alimentaire se font de plus en plus menaçants, les frontières de l'Europe sont fortifiées encore davantage, pour protéger les intérêts des quelques privilégié-es aux dépends du reste de la population. Toute une série de développements inquiétants sont observables : système discriminatoire de visa « à points » pour les étudiant-e-s étrangèr-e-s et les personnes qui migrent pour travailler, utilisation accrue des détentions et expulsions, qui plus est dans des conditions inhumaines, opérations de type militaire dans la mer Méditerranée pour intercepter les bateaux de migrant-e-s, conduisant souvent à des tragédies mortelles, surveillance high-tech et collecte de renseignements, externalisation des frontières de l'Europe par la corruption des pays voisins afin de les amener à se comporter comme une police des frontières pour l'Union Européenne, etc. Pour la plupart des migrant-e-s de l'hémisphère sud, l'Europe ressemble de plus en plus à une forteresse et à un camp de travail.

Au même moment, une vague de mouvements populaires dans le monde entier exige des changements radicaux dans le système économique et politique actuel, responsable de la souffrance de la majeure partie des populations du monde. Des soulèvements arabes, en passant par les manifestations contestataires et les émeutes des étudiant-e-s et travaileurs/travailleuses, jusqu'aux occupations anticapitalistes dans les « démocraties » occidentales, de plus en plus de personnes réalisent que ce mode de fonctionnement n'est plus tenable, et sont en train de prendre les choses en main. Les luttes des migrant-e-s font aussi partie de cet éveil, et l'idée même de l'Europe est en train d'être redéfinie en conséquence des luttes et du développement des nouvelles politiques mentionnées précédemment.

Tout comme le capital, les ressortissant-e-s nationaux/nationales de l'Union Européenne et des autres pays du « premier monde » sont libres de voyager où ils et elles le souhaitent. Cependant, les personnes qui sont situées du mauvais côté de frontières artificiellement érigées, dont les pays sont souvent déchirés par les conquêtes capitalistes et impérialistes, sont rendues illégales, criminalisées et empêchées de réaliser ce que l'espèce humaine fait depuis des milliers d'années : se déplacer, pour espérer trouver une vie meilleure, pour échapper à la pauvreté, aux abus, discriminations, persécutions, oppressions de genre, guerres etc. Le droit de chacun-e à voyager et vivre où il/elle le souhaite est refusé à ceux et celles qui ont la « mauvaise » couleur de peau, le « mauvais » passeport ou le « mauvais » compte en banque.

Ce système fondamentalement raciste de contrôle des frontières ne se contente pas de créer des hiérarchies de « bon-nes » ou « mauvais-es » migrant-e-s, utiles ou indésiré-e-s. Il soumet aussi les personnes rendues « illégales » à la répression et à l'exploitation, légitimées par une rhétorique politique et une couverture médiatique de plus en plus racistes et droitières.

Quoi, où, quand

La convergence No Borders, qui se tiendra à Londres du 13 au 18 février 2012, comprendra des séminaires et des ateliers sur un grand nombre de sujets : de la détention des migrant-e-s aux expulsions forcées, des politiques migratoires de l'Union Européenne et de son agence sur les frontières (Frontex), en passant par le racisme institutionnel et la prestation des services publics, l'exploitation des migrant-e-s travaillant et étudiant, juqu'aux camps No Borders, à la solidarité radicale, à l'action directe et à bien d'autres choses encore.

Cependant, nous ne voulons pas juste parler ; nous espérons que durant cette semaine, des personnes se rassembleront pour s'organiser et agir contre différents aspects du régime des frontières, à Londres et dans les environs.

Cette convergence sera ce que les participant-e-s en feront, mais nous aimerions qu'elle soit un laboratoire d'idées, de discussions et d'actions radicales ; une convergence de nombreuses personnes différentes mais rassemblées par une lutte commune contre les frontières, intérieures et extérieures.

Rejoignez-nous à Londres du 13 au 18 février 2012. Nous nous efforcerons de mettre en place un lien vidéo pour que les personnes qui ne peuvent pas venir puissent quand même suivre et participer aux discussions. Plus d'informations et de détails ici.

Liberté de circulation et égalité des droits pour tou-tes!

 

via noborders.org.uk

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28/01/2012

Ci-dessous tu trouveras un texte que j'ai écris ces derniers jours à l'intention des indignéEs pour partager des réflexions, et pourquoi pas alimenter des débats

Aux indignéEs : *

Je suis Angélique, 37 ans, et j'ai un fils de (presque) 10 ans.
Je n'appartiens à aucune "case" organisationnelle, ni partisane, ni drapeau (car même noirs, ils restent des drapeaux), ni idéologique figée et pré-mâchée. Je construis ma conscience par ma propre réflexion à l'aide de mes expériences, des mes rencontres, de mes lectures, des débats politiques avec mes amis et ennemis, et surtout je tente de mettre en pratique et en cohérence mes actes à ma conscience, au fil de son évolution.

Je ne suis pas née militante, même pas dans une famille militante, mais dans une famille modeste et rurale.
J'ai vécue pendant 30 ans armée d'un fort esprit républicain et d'un sentiment de révolte justicier dictés par mon éducation familiale et scolaire, se résumant ainsi : la gloire et la fierté de la nation française à travers sa révolution, son empire et ses grèves ouvrières. Je ne connaissais rien d'autre.

J'ai cru en ces valeurs et les appliquées lors de ma tentative d'intégration à notre système sociétal durant des années :
J'ai regardé la télé, je connaissais les pub par coeur, gueulait avec mon père devant les actualités comme il se doit,
J'ai été au catéchisme, fréquenter les églises, malgré moi, et répété bêtement par coeur des valeurs chrétiennes comme il se doit,
J'ai consommé, j'ai même fait des crédits à la consommation et me suis bien sûr surendettée comme il se doit,
J'ai été fonctionnaire à l'hôpital et m'y suis impliquée puisqu'il est bien
connu que le système se change de l'intérieur, jusqu'à ce qu'il vous écrase, et suis tombée gravement en dépression professionnelle (ou burn out) comme il se doit,
J'ai suivi les préceptes de fondation d'une famille : fiancée, mariée, maison, et j'ai bien sûr divorcé comme il se doit,
J'ai été élue, conseillère municipale, de mon petite village, j'ai découvert les méandres du pouvoir politiciens et de la fameuse démocratie républicaine, et j'ai bien sûr appris à manipuler comme à fermer ma bouche comme il se doit,
J'ai élevé mon fils seule, en bon père de famille (expression légale) suivant les dictats de notre société moderne (= femme active, mère attentive mais pas possessive, vie sociale riche, loisirs culturels, activités de développement pour les enfants, et bien sûr s'occuper de son corps pour préserver sa féminité), j'ai bien sûr fini par consulter un psy comme il se doit.
Etc.

En bon petit soldat, j'ai usé de mes droits et devoirs républicains, sur
lesquels était collée l'étiquette citoyenneté comme gage de liberté, tel un
slogan pour me faire acheter le produit.
Malgré tout mes bons et loyaux efforts, je ne me trouvais pas à l'aise dans
cette société, pas à ma place, et surtout elle me décevait, me trahissait sans cesse, et, souvent, me rejetait violemment à la figure "t'es anormalement révoltée, calme-toi" ou "tu finiras à la rue ou en asile" qui parfois me faisait douter de moi-même.

Puis des évènements personnels importants ont tout bousculé, si bien et
profondément que le voile s'est levé :
Ma vie n'était qu'application simple et bête de valeurs apprises par coeur et de repères dominants imposés.
Ma vie n'était qu'une page de pub respectant les valeurs de ce qui n'est rien d'autre que de la propagande et du formatage d'un système étatique dictatorial grimé d'artifices telle que la "république", la "liberté d'expression démocratique", les "pays développés" synonymes d'une soi-disant évolution humaine.

J'ai enfin compris la mascarade à laquelle j'avais participé. Je me suis sentie hautement trahie et en colère contre cette société et mes parents. J'ai alors créé le chaos dans ma vie : démissionner, déménager, reprendre des études, etc.
Je me suis débattue et j'ai tenté de jeter loin ces valeurs : en vain.
Cependant, il fallait que je passe par cette destruction pour me reconstruire.
Impossible de reconstruire sur de l'existant, mais pour autant impossible de reconstruire sans une partie des ruines : il m'a fallu décoder et revisiter ces valeurs, les réfléchir, leur donner un sens humain réel et me les approprier.

Ce que je n'aurais pas pu faire et continuer de faire sans les rencontres avec d'autres qui avaient levé aussi leur propre voile ou qui ne l'avait jamais eu.
Ces autres ont été et sont multiples : encartés, non-encartés, anarchistes,
communistes, autonomes, socialistes, libertaires, tout celles et ceux que la
société (médiatique comme populaire) montre du doigt comme étant des
"révolutionnaires", des "utopiques", "des extrémistes, voire "terroristes", des "chiants-avec-leur-politique-d

ans-les-repas-de-famille".
J'ai rencontré des personnes de tout âge, de toute situation sociale, sans
papiers, sans toits ; de toute normalité mentale : dépressif, schizophrène,
sociopathe, parano, égocentrique, limité intellectuellement, etc. ; des
venus-d'ailleurs : polonais, marocains, turcs, kurdes, allemands, russes,
sénégalais, lituaniens..........

C'est grâce à ces rencontres et nos échanges que j'ai pu et peux encore me "déformater" et me reconstruire : j'ai appris à reconnaître et décortiquer mes propres codes, ceux qui m'avaient été imposés et que j'imposais à d'autres dans mon comportement, dans mon fonctionnement sans en avoir une conscience éveillée : la domination, la compétition, la séduction, le patriarcat, la surconsommation, l'individualisme égoïste, la charité bienveillante colonialiste, etc... la liste est dans le désordre et devrait être plus longue.
Et c'est un long travail de discussions, de pratiques, d'erreurs et de succès, mais surtout un long travail sur soi-même, avant de d'entrevoir et de commencer la reconstruction possible.

Voilà ce que j'étais, voilà ce que je suis. Je suis un être humain en perpétuel devenir.

Et c'est sur toute cette base, que je viens de décrire, que je peux exprimer en conscience ce qui suit :

Je suis née blanche et fille, j'ai grandi dans un système colonialiste,
fasciste, patriarcale et capitaliste : il ne suffit pas de dire que je rejette
ce système ou de manifester contre ses travers pour changer ce qui a été
enraciné en moi au cours de ma vie, particulièrement dans mon
enfance-adolescence quand j'étais le plus "façonnable". Son empreinte est là
dans mes rapports avec les autres : le nier, c'est continuer de faire vivre ce système en moi et par moi.

Je compose maintenant avec et dans ce système en ayant conscience qu'il est mon ennemi intérieur comme extérieur : J'essaye d'axer mes projets et actes de vie au plus près de la cohérence à mes idées, à mon ressenti humain et à mes espoirs. L'espoir que nous, mon fils, nos enfants n'aurons pas ou plus du tout à composer avec ce système, mais pourrons vivre dans une totale autre organisation de l'humanité, "horizontale" et en symbiose avec la planète.

Tout ceci ne fait de moi en rien une partisane, et je refuse à quiconque le
droit de me réduire, moi ou mes propos, à une case quelque soit.

Alors j'ajoute en toute liberté, indépendance, sans aucun intérêt individuel ou collectif :

Ne me parle pas, ne m'attire pas et même m'effraye : tout mouvement social qu'il soit contestataire d'une loi, d'une économie, d'un sommet, qu'il soit pacifique ou violent, remettant en cause seulement les conséquences de ce système, et non pas le système lui-même, et souhaitant seulement l'améliorer et le rendre plus juste.

Ce mouvement serait vain, l'histoire nous le prouve par sa répétition. Ce
mouvement ne servirait qu'au pouvoir, car bien plus dangereux que l'argent qui n'est qu'un outil, il y a le pouvoir. Tant que nous ne remettrons pas en cause toute forme de pouvoir des uns sur les autres dans nos vies quotidiennes et politiques, nous ne ferons que perpétuer ce système qu'il soit étatique, capitaliste, monarchique, républicain, etc.
Le pouvoir des uns sur les autres, c'est une dictature qu'elle qu'en soit la
forme. A mon sens, nous devons apprendre d'abord à dompter notre propre envie de pouvoir individuel sur les autres, et l'user sur nous-même afin de retrouver auto-confiance et autonomie.

C'est pourquoi après des mois de doutes, de réflexions et de constats, je peux écrire :

Je ne participerai pas et ne soutiendrai pas le mouvement des indignés (de
France car je ne connais pas les autres) parce que ce mouvement est mort-né, sclérosé par son histoire culturelle et militante française, par sa situation socio-politique-économique actuelle, par sa pseudo-neutralité politique qui n'en est plus une depuis longtemps, les participantEs à ce reste de mouvement se comportant à présent comme des partisanEs montrant et délimitant le "chemin" à suivre.

Je ne participerai pas et ne soutiendrai aucune idéologie
citoyenniste-justicière car elle n'éveille pas les consciences individuelles. Au contraire, elle mène à de frénétiques besoins de supra-gouvernance et favorise la mise en place de pouvoirs qui perpétuent le système : pouvoir religieux (Révoltes arabes) ou pouvoir patriotico-économico-démocratique (réclamé par les indignés).

Je ne participerai pas et ne soutiendrai pas la quête de vérité sur des complots qu'ils soient réels ou imaginaires, parce qu'ils émanent et sont parties intégrantes de ce système, et que par là même, par cette servitude, cette vérité serait vaine, voire dangereuse. Elle astreindrait l'illusoire émancipation individuelle et collective à la déduction simpliste que si ce système ne fonctionne pas, c'est parce qu'il y aurait quelques groupes de "mauvaises personnes" au pouvoir.
Ainsi, tous les groupes intimement persuadés d'être les "bonnes personnes" pour le pouvoir, sincèrement convaincues que leurs solutions sont les "bonnes", serait accréditées pour prendre la parole et le pouvoir, grâce à un sentiment collectif de "ils-ont-raison-finalement".
Et il suffit d'analyser l'histoire passée et récente pour constater que ce "ils" furent, entre autres, la petite classe intellectuelle bourgeoise dictant la révolution française, les fascistes de l'Allemagne nazi et de la France
vichyste, les religieux des révoltes arabes.

Je ne participerai pas et ne soutiendrai pas un mouvement que certains veulent susciter, ressusciter, créer et organiser car un mouvement né, grandi, s'accroit par lui-même sans l'aide de quelques groupes, partisans ou pas, montrant le chemin, sinon il meurt, ou pire il est dévoyé.
Un mouvement, par son auto-croissance exponentielle, libère et créé lui-même des espaces pour la parole et les actes de toutes et tous. En aucun cas, ces espaces ne peuvent être conçus et mis en place au préalable par quelques groupes de pseudo-avertis.

Je tenterai de reconnaître en moi ou chez les autres le sentiment de
supériorité, enfoui derrière ma croyance que mes connaissances et expériences, intellectuelles et pratiques, personnelles et militantes font de moi quelqu'un qui aurait la sagesse d'être un leader qui ne se reconnaît pas en tant que tel, même déguisé de manière diplomatique, tolérante et pacifique, mais qui "sait" et indique le chemin. Car je ne serais alors là qu'un gourou de plus, porté inconsciemment par mes désillusions systémiques, animé par un non reconnu "J'ai
mal à mon existence", un gourou qui cherche son propre remède à travers et aux dépends des autres et d'un sentiment de mouvement.

Je ne répondrai pas à l'urgence, créée de toute pièce par le système, à travers ses classes dirigeantes et leurs médias, pour sauver ce système. Le système est la crise.

Je suis une privilégiée par rapport à beaucoup d'autres : je suis blanche, j'ai un toit, je bénéficie du RSA, j'ai des papiers, je suis reconnue comme saine d'esprit par la société, j'ai le droit d'élever mon fils. La répression sous toutes ses formes et ses conséquences ne s'abat sur moi aussi fortement que sur d'autres à qui il manque parfois seulement un de ces privilèges. C'est pourquoi je ne prendrai plus le risque facile d'entrainer ou de cautionner des personnes dans une action ou une lutte dans lesquelles leurs risques ne seraient pas égaux aux miens. Seul un réel mouvement collectif et de masse pourrait atténuer ces risques.

Et, si ce mouvement de masse avait lieu, et que je sois mise dans la position de choisir un camp : je choisirai sans aucun doute celui qui propose de détruire ce système, pas de le réparer pacifiquement, celui qui tend vers un monde où les frontières sociales et géopolitiques n'existent pas et où l'on agit en symbiose avec son environnement. Je choisirai ce camp même s'il est accusé et use de violence, car ce système est bien plus violent qu'une pierre jetée dans une vitrine ou vers un flic, et que s'il ne se détruit pas lui-même, il faudra bien plus que de belles AG (consensuelles ou pas) pour en venir à bout, et respirer enfin.

En attendant, ce mouvement de masse ou l'autodestruction de ce système qui n'auront peut-être jamais lieu, je préfère mettre mon énergie dans la création de lieux et de liens qui permettent l'apprentissage et la mise en pratique de la solidarité et de l'autonomie, sans pouvoir des uns sur les autres : autant de bases qui nous permettent de survivre dans ce système et nous permettraient de
résister si et lors de sa destruction.

Il y a beaucoup à faire, beaucoup d'énergie nécessaire pour se préparer et
commencer à reconstruire : Reste à sortir le nez de l'urgence d'un mouvement mort et ouvrir les yeux pour s'en apercevoir (je sais de quoi je parle, j'étais moi-même aveugle très longtemps et aveuglée encore ensuite par l'espoir d'un mouvement social de grande ampleur il y a quelques années).

Juste à titre d'exemple, pour montrer les possibles, où les énergies se dirigent et se multiplient : voir l'appel ci-joint émanant de Reclaim The Field
<http://reclaimthefields.org/nl/content/about

> qui n'est pas antagoniste à
l'actualité, au contraire, qui se met en lien avec les luttes locales comme
internationales. (si besoin : l'appel existe en plusieurs langues).

Peut-être est-il ce qu'on pourrait appeler un "mouvement" de fond constructif qui, après l'indignation, est passé à l'action concrète et durable, et qui à tout moment rejoint d'autres actions sous d'autres formes ?

Sans amertume et avec optimisme,

Angélique
Une individu parmi tant d'autres...
 
 
via un mail de "maman", mère de tribu.

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"Les marchands de peur" en débat - Mardi 31 janvier, à 20 h 45, au théâtre Na Loba

Mardi 31 janvier, à 20 h 45, au théâtre Na Loba, Les amis du Monde diplomatique, en partenariat avec la mairie, présentent : "Les marchands de peur", avec Mathieu Rigouste, chercheur en sciences sociales rattaché à Paris VIII.

Après une première venue dans la commune, en 2009, pour alerter sur l'utilisation du concept d'"ennemi intérieur" dans le fonctionnement de la police, le jeune sociologue est de retour pour dévoiler les manoeuvres de ceux qui théorisent et contribuent à la mise en place d'un système répressif critiquable...

«Du haut de la chaire qui lui a été créée sur mesure au conservatoire national des Arts et métiers par Nicolas Sarkozy, expliquent Les amis du Monde diplomatique, Alain Bauer entend promouvoir la ' criminologie' en France. La conquête d'une position académique apparaît comme la dernière victoire de cet ancien consultant en sécurité urbaine, conseiller écouté d'élites politiques, de droite comme de gauche, et chéri des médias. L'ouvrage de Mathieu Rigouste permet de comprendre cette ascension apparemment irrésistible. Elle repose sur un système d'échanges, de dons et de contre-dons, avec une série d'autres personnages que l'auteur regroupe sous le label de ' bande à Bauer'. Si l'on peut émettre quelques réserves sur le cadre général d'explication, ce livre n'en reste pas moins un passionnant voyage dans l'univers des ' marchands de peur', pour qui ' la sécurité globale' sert de substitut à l'anticommunisme de naguère".

 

piqué au tas sur lindependant.fr - 28/01/2012

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Quand Nestlé faisait espionner Attac

Entre 2003 et 2008, dans le canton de Vaud, en Suisse, deux employées de l’entreprise de sécurité privée Securitas ont infiltré et espionné, pour le compte de Nestlé, la section locale de l’association altermondialiste Attac, qui préparait un livre consacré à la multinationale. Après le procès au pénal, en 2009, qui s’était conclu par un non-lieu, l’affaire était jugée au civil cette semaine. Compte-rendu d’audience.

par Arnaud Crevoisier et Yanik Sansonnens, vendredi 27 janvier 2012

Le procès au civil de l’affaire du « Nestlégate » s’est ouvert mardi 24 janvier à Lausanne. Neuf plaignants, membres de l’organisation altermondialiste Attac, réclament à la multinationale et à l’entreprise de sécurité privée Securitas une indemnité de 27 000 francs suisses (22 000 euros environ) et la publication du jugement dans la presse.

Ecrivain et membre fondatrice d’Attac, Susan George est l’une des parties au procès. Pour l’intellectuelle franco-américaine, il faut que justice soit rendue : « La Suisse, un pays garant des libertés individuelles et chantre de la démocratie, ne doit pas permettre à Nestlé d’utiliser des méthodes moralement et légalement répréhensibles. Dans cette affaire, nos libertés d’opinion et d’expression ont été bafouées. Si Nestlé peut agir comme bon lui semble en Suisse, nous ne sommes plus en démocratie. »

Les faits remontent à l’automne 2003. Sous le pseudonyme de Sara Meylan, une employée de Securitas rejoint la section d’Attac Vaud, alors en pleine préparation du livre Attac contre l’empire Nestlé. Ayant gagné la confiance du groupe, elle participe à plusieurs réunions, où elle a accès à des documents confidentiels. Elle livre à Nestlé des comptes-rendus détaillés des discussions. Ses rapports mentionnent également des détails sur la vie privée des auteurs. Elle rédigera même un chapitre du livre en préparation. Peu après la révélation des faits, en 2008, une deuxième « taupe » de l’entreprise de sécurité sera confondue. Barbara Rimml, l’une des auteurs d’Attac contre l’empire Nestlé, rappelle qu’« une plainte a été déposée il y a trois ans. Tout a pris beaucoup de temps et j’espère que la justice fera son travail ».

Après les révélations de la Télévision suisse romande (TSR), à l’été 2008, une plainte avait été déposée au pénal. En juillet 2009, la procédure s’est conclue par un non-lieu. Le juge a en effet estimé que la seule infraction susceptible d’être poursuivie, à savoir une contravention à la loi fédérale sur la protection des données, était prescrite au bout de trois ans. Il n’a tenu compte que de la première espionne, qui a agi entre l’automne 2003 et l’été 2004, et n’a pas pris en considération la seconde « taupe », débusquée par Attac en septembre 2008.

Cette affaire représente-t-elle un cas isolé ou d’autres scandales couvent-ils ? Après le « Nestlégate », une autre infiltration d’un agent de Securitas avait déjà été révélée : à Lausanne, une jeune femme avait espionné durant plusieurs années le Groupe Anti-Répression (GAR), toujours pour le compte de Nestlé.

« Je serais très surpris si cette affaire était une exception. L’intelligence économique est si grande et les procédés utilisés par les multinationales sont tels qu’il y a aucune raison que Nestlé soit la seule. Des méthodes d’espionnage sont aussi utilisées dans des domaines plus sensibles comme le nucléaire ou les industries polluantes », affirme Jamil Soussi, avocat à Genève. En Suisse, le « Nestlégate » a été fermement condamné par bon nombre d’élus, sans pour autant qu’une réforme législative soit envisagée. Selon Me Soussi, « l’arsenal législatif est assez fort en Suisse. Le problème réside dans les moyens mis en œuvre pour traquer les espions, ainsi que dans la faiblesse des délais de prescription en général ».

Mardi, le procès civil s’est ouvert sur un petit coup de théâtre. Citée à comparaître comme témoin, S. J., l’une des trois employées de Securitas impliquées dans l’espionnage d’Attac Vaud, a refusé de se présenter à l’audience. Dans une lettre lue par le président du tribunal, elle invoque le « droit de garder le silence », craignant un « lynchage médiatique ». Elle estime avoir tout dit lors de son audition dans le cadre de l’instruction pénale. La supérieure des deux « taupes » s’est également désistée : invoquant à son tour le « droit au silence » dans une lettre lue à l’audience, elle dit se sentir menacée.

Les plaignants ont évoqué les séquelles psychologiques de l’affaire : méfiance, angoisse, sentiment paranoïaque d’être constamment surveillé. « Cette invasion de mon espace personnel et professionnel m’a profondément choquée », résume Susan George, auteure de la préface d’Attac contre l’empire Nestlé. « On éprouve une vraie terreur lorsqu’on réalise que des personnes en qui on a confiance nous trahissent », dit une autre plaignante. L’audition des témoins cités par Attac confirme le malaise durable suscité chez les personnes espionnées comme au sein de l’organisation. 

M. R., un ancien adjoint au responsable de la communication de Nestlé, prétend qu’il ignorait qu’un agent de Securitas avait infiltré Attac. De « Sara Meylan », qu’il a rencontrée, mais dont il dit ne pas avoir su le rôle exact, il affirme aussi n’avoir jamais lu les rapports : « Les seuls documents que j’ai vus étaient des parties de l’ouvrage en préparation. » Une assertion mise en doute par les déclarations de l’ancien secrétaire général de la multinationale, qui avait lui-même vent des comptes-rendus de Securitas : « Le service de communication recevait copie de ces rapports. Je ne sais pas si M. R. les a lus. »

La « taupe » a mis fin à sa mission
car elle n’avait « plus de vie privée »

Puis « Sara Meylan » elle-même fait son entrée. Me Rodolphe Petit, l’un des deux avocats des plaignants, s’étonne du foisonnement de détails dans certains de ses rapports, alors que la jeune femme ne prenait presque aucune note lors des réunions. Elle assure n’avoir « jamais enregistré quiconque » et avoir tout rédigé de mémoire. Elle reconnaît avoir établi un profil physique détaillé des rédacteurs du livre, mais se défend d’avoir ausculté leurs penchants idéologiques. « Je n’ai jamais cherché à établir des profils politiques. J’ai rapporté ce que les participants disaient. » Elle explique avoir mis fin à sa mission car sa double vie commençait à lui peser : « Je n’avais plus de vie privée. »

L’ancien directeur de Securitas avait donné son feu vert à l’infiltration d’Attac, menée par la section « Investigation Service », spécialisée notamment dans les enquêtes sur les fraudes aux assurances. Selon lui, c’est le chef de cette unité (il sera par la suite embauché par Nestlé) qui lui en avait soumis l’idée. Disant ne pas connaître S. J., la « taupe » infiltrée après « Sara Meylan », il déclare : « En septembre 2005, j’ai ordonné la cessation, à bref délai, des activités d’infiltration. Au 31 décembre 2005, lorsque j’ai quitté la société, ces infiltrations devaient être terminées. »

Dans sa plaidoirie, Me Petit exprime les sérieux doutes subsistant sur les activités postérieures de S. J. La jeune femme a en effet participé aux réunions et reçu les courriels du groupe d’Attac consacrés aux multinationales jusqu’en septembre 2008, tout en restant employée par Securitas. Il apparaît que jusqu’au début de 2008, elle a été rémunérée au même tarif qu’en 2005, avec des suppléments réguliers. Me Petit rappelle aussi l’existence d’un rapport d’octobre 2006 établi par sa supérieure après une réunion publique d’Attac. Conclusion : « La poursuite de la mission d’infiltration au-delà de 2005 paraît établie. »

A sa suite, Me Jean-Michel Dolivo balaye l’idée que les rédacteurs du livre consacré à Nestlé aient pu représenter une quelconque menace pour la multinationale, relevant qu’aucun rapport n’a accrédité cette thèse. « Il n’y a pas l’ombre d’un intérêt privé prépondérant qui justifiait l’atteinte à la sphère privée », souligne l’autre défenseur d’Attac.

C’est précisément ce que va tenter d’infirmer le défenseur de Securitas, Me Gilles Robert-Nicoud. Selon lui, Attac a mené dès 2003 une « campagne très agressive contre Nestlé », lors de conférences publiques, à l’occasion des manifestations contre le G8 d’Evian ou encore en distribuant des tracts lors des assemblées des actionnaires. « Face à cette campagne de dénigrement, il est compréhensible que Nestlé ait cherché à savoir quelles seraient les actions futures d’Attac », déclare l’avocat, qui dément que la préparation du livre ait été la cible de la mission d’« observation préventive ». Il soutient aussi que, du fait de leur engagement militant, les membres d’Attac « ne peuvent prétendre à une protection de la sphère privée aussi étendue que ceux qui ne participent pas au débat public ». S’appuyant sur le non-lieu auquel a abouti la procédure pénale, il accuse Attac de faire une « exploitation politique » de l’affaire.

Avocat de Nestlé, Me Christian Fischer s’emploie pour sa part à contester le caractère confidentiel des courriels échangés et réfute que Nestlé les ait reçus, affirmant en outre que « les rencontres ayant fait l’objet des rapports de Sara Meylan étaient ouvertes à tous ». Réplique de Me Petit : « C’est un prétexte que d’affirmer que la mission d’infiltration avait pour but de prévenir des atteintes aux personnes et aux biens. » Par ailleurs, de nombreuses pièces attestent « l’atteinte à la vie privée » des plaignants. Verdict dans quelques semaines.

Arnaud Crevoisier et Yanik Sansonnens sont journalistes pour le quotidien suisse d’information alternative Le Courrier.

 

via monde-diplomatique.fr - 27/01/2012

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27/01/2012

Michael Seidman – « Ouvriers contre le travail ». Barcelone et Paris pendant les fronts populaires (ebook)

via rgz

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23/01/2012

28 janvier - Soirée soutien Noborder Calais, Oostende

Soirée soutien Noborder Calais, Oostende


Partout où il y a des prisons, des gens essayent de s'en évader. Partout
où il y a des frontières, des gens essayent de les traverser...

A Calais , à Ostende comme ailleurs sur les frontières de l'Europe
Forteresse, des personnes essayent de sortir de la prison de Schengen
(l'espace de « libre circulation » Européen) pour trouver un tant soit
peu d'espoir de vie ailleurs. Ces envies ou nécessités de voyage se
trouvent constamment opprimées par les forces policières ainsi que par le
fascisme et le racisme ambiant. Il y a un mois le corps d'un migrant a été
retrouvé mort sous un pont le visage complètement défiguré en ayant soit
disant tombé d'un pont, des compagnons sont quotidiennement humiliés par
contrôles de papiers, par la destruction de leurs tentes de survie et leur
expulsion des squats et autres lieux d'occupation.

A Calais, comme ailleurs des personnes s'organisent en solidarité avec les
migrantEs et contre toute forme d'enfermement. Afin de contribuer à la
diffusion de l'information sur ces luttes nous organisons une soirée
d'information et de concerts, ce 28 janvier au 47 chée de Wavre.

A partir de 18h, vous pouvez apporter deZ'euros ou du matériel (tentes,
sacs de couchages) mais surtout apportez vous cerveaux et vos cœurs
histoire de partager des expériences et des points de vues.


Au programme :


19h : Repas à prix libre

19h30 : projection de « Ce sont des Hommes » de Mathieu Quillet

+ Discussion et partage d'info's sur la situation à Calais et à Ostende
avec des personnes venant de Calais et de Ostende, ainsi que le réalisateur

21h30 Concerts avec projections de photos

Plus tard DJ Break that wall !!!!


Remarques importantes :

Après le tabassage d'un copain par les CRS , 4 migrants ont été condamnés
à 6 mois fermes pour avoir jeté des pierres sur les CRS. Une caisse de
solidarité pour les soutenir en prison est prévue en envoyant sur le
compte de Calais Migrant Solidarity communication « solidarité 4 inculpés


A partir de 15h vous pouvez passer au 47 pour y déposer tentes et sacs de
couchage

Vous pouvez trouver d'autres info's sur la situation à Calais sur Calais
Migrant Solidarity www.calaismigrantsolidarity.wordpress.com et envoyer
des dons sur le compte : GB11CPBK08005150073210 Bic : CPBKGB22

20:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/01/2012

Retrouvons-nous le mardi 31 janvier 2012 à 8h30 à Cherbourg pour soutenir les personnes poursuivies.

 

11:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Squarcini: "je ne suis l'espion de personne"

"Tout ce qu'on appelle "squale" est attiré irrésistiblement par le bruit et les turbulences aquatiques produites par un humain qui nage. C'est une donnée naturelle." Matt - Les Dents de la Mer.


Le patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, accusé dans un livre d'être "instrumentalisé" par l'Élysée et d'avoir créé un groupe d'"opérations spéciales", a affirmé mercredi n'être "l'espion de personne". "Je ne suis l'espion de personne", déclare, dans un communiqué à l'AFP, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) en faisant référence à des extraits du livre L'espion du président, au coeur de la police politique de Sarkozy (1), à paraître jeudi.

Cette semaine, Le Point publie, en exclusivité, les extraits de ce livre. Pendant un an, deux collaborateurs du Point et un journaliste du Canard enchaîné ont plongé au coeur du plus puissant service de renseignements dont s'est jamais dotée la France. La DCRI et ses 4 000 fonctionnaires. Ce "FBI à la française" voulu par Nicolas Sarkozy, qui fusionne les renseignements généraux et la DST, la Direction de la surveillance du territoire, a été créé avec une promesse : en finir avec les cabinets noirs, les manipulations et les coups tordus.

C'est tout le contraire que l'on découvre à la lecture de leur enquête. Dès sa création, en juin 2008, l'outil a été dévoyé au profit d'un clan. Une dérive rendue possible par l'extrême proximité de son patron, Bernard Squarcini, avec l'Élysée. Mais aussi par la cloche du secret-défense qui permet de tenir à distance magistrats ou journalistes trop curieux. Les troublantes fréquentations du "Squale", comme on l'appelle, "l'homme qui sait tout et qui veut tout savoir", selon sa formule, sont elles aussi passées au crible. En octobre 2011, Bernard Squarcini a été mis en examen pour "atteinte au secret des correspondances" dans l'affaire des fadettes du journal Le Monde.

 

piqué au tas sur lepoint.fr - 19/01/2012

10:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Un vol de câbles perturbe le trafic sur la LGV Est

19/01/2012 à 08 HEURES 15

Le trafic SNCF est fortement perturbé sur la LGV Est Européenne suite à un vol de câbles à Vaires, à l'entrée de la LGV Est. Les TGV Paris-Reims sont détournés sur la ligne classique, et les TGV Paris-Strasbourg accuseront d'une demi-heure à une heure trente de retard jusqu'en soirée.

Articles liés - Réservez un billet de train

Suite à un acte de malveillance à l'entrée de la ligne à grande vitesse, le trafic est fortement perturbé sur la LGV Est Européenne. Un vol de câbles a été effectué en banlieue parisienne à Vaires.

Les TGV sur la relation Paris-Reims empruntent un autre itinéraire via la ligne classique afin de contourner l'incident. Ces trains accusent un retard de 25 minutes en moyenne. Les TGV sur la relation Paris-Strasbourg accusent un retard d'une demi-heure à une heure trente de retard jusqu'en soirée.

Face à la hausse des cours des matières premières, les vols de câbles ont triplé entre 2009 et 2011 à la SNCF, et coûteraient annuellement plus de 40 millions d'euros à l'entreprise ferroviaire. La SNCF a signé en février 2011 une convention avec la gendarmerie nationale pour une surveillance rapprochée des voies ferrées.

David Herrgott


piqué au tas sur webtrains.net

10:04 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/01/2012

Frontex : Aérovision et Thales ont organisé un vol de drone.

Un premier vol avait eu lieu en octobre 2011 en Grèce :

AEROVISION will make a flight demo with the Fulmar system to FRONTEX in Greece in October 2011

FRONTEX, the EU agency tasked to coordinate the security of the borders in Europe, organize a set of UAS flight demos in October in Greece. AEROVISION will participate in these demos with the Fulmar system to patrol the west coast of the country. Some other UAV manufacturers from USA, Israel and Europe will also participate in the demos during the month of October 2011.

piqué ici

 La chasse aux immigrés (ici nommés intruder) en trois click sur fond de musique pop... à gerber...

autre article en anglais :

The UAV Fulmar was the only fully Spanish model presented to the European agency for border control purposes.

• It is fitted with surveillance systems that supply real-time images and video and other types of information for the efficient control of maritime areas. 


Thales and Aerovisión have given a real flight demonstration of the UAV Fulmar (Unmanned Aerial Vehicle) for the European Agency Frontex, the organism in charge of coordinating the border control operations of the European Union member states.
Fulmar is a wholly Spanish project that is a global solution that uses the Maritime Surveillance Systems of ThalesGroup. These systems supply images and video in real time and integrate the information in a security system, as is the case with border control. Such systems facilitate surveillance and control of maritime and border traffic and can provide inestimable support to rescue operations.
The UAV Fulmar is a small-size model (3.1 metres) weighing only 19 kilos that can fly at a height of 3,000 metres and achieve 150 kilometres per hour, with an 8-hour flight range that would allow it to fly up to 800 kilometres without having to refuel.
The demonstration for border authorities organised by Frontexwas held at the Aktio Air Base in the Greek locality of Preveza. For three days, several international UAV manufacturers performed test flights patrolling the west coast of Greece, with Fulmar being the only Spanish product to demonstrate its capacities in a market dominated by unmanned aerial vehicles from the United States and Israel.
The demonstration confirmed the ease of installation and flying of the UAV Fulmar, as it does not require a runway for takeoff and landing given that it is launched from a catapult and is recovered by means of an impact-absorbing net. Both elements are simple to install in a short time and in different places. This facilitates the assembly and handling of the system and differentiates it from other models on the market. A demonstration of the UAV Fulmar flight can be viewed here (video). 

Integration with maritime surveillance systems

In the demonstration for border authorities organised by Frontex, the UAV Fulmar flew for two hours, detecting the information sent in from the different points established for the flight and sending images and video in real time that were viewed by the attendants at the ground base. The Fulmar thus displayed its capacity to integrate with maritime surveillance systems such as radars, a crucial aspect in this type of unmanned aerial surveillance system.

At this event Thales and Aerovisión have demonstrated that the Fulmar is a competitive solution that can be adapted to different needs and can integrate with other systems to provide a global solution. Fulmar is currently operative in Malaysia, where it performs border surveillance tasks in the Strait of Malacca.
Thales is at the forefront of innovation in Systems for Unmanned Aerial Vehicles (UAS) and is a leader and strategic partner in important international programmes in avionics, sensors and mission systems for UAS.

piqué sur thalesgroup.com - 16/01/2012

23:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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