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23/02/2012

Armement : net rebond des exportations françaises

La France a signé pour 6,5 milliards d'euros de contrats en 2011 contre 5,1 milliards en 2010.

Après un creux, les exportations de matériels militaires français se sont nettement redressées en 2011. «Le montant global devrait s'élever à 6,5 milliards d'euros, ce qui permet à la France de maintenir son rang de quatrième exportateur mondial d'armements», a annoncé mercredi Laurent Collet-Billon, le délégué général à l'armement (DGA).

La vente de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral à la Russie, le contrat de modernisation des Mirage 2000 en Inde ou encore la vente de gros 4 × 4 protégés Aravis à l'Arabie saoudite ont accéléré de 27% l'activité export par rapport à 2010. Faute de gros contrats, elle était tombée à 5,1 milliards d'euros l'an dernier.

Laurent Collet-Billon relève que «les exportations françaises sont constituées pour les deux tiers de petits contrats qui constituent un socle solide». Plus sophistiqués, les grands contrats s'inscrivent dans des échéances de temps plus longues. Ils sont sujets à des délais et nécessitent de longues négociations très détaillées, d'autant que le pays client ne se contente plus de «signer un chèque», mais souhaite s'approprier une partie du savoir-faire du pays vendeur via des transferts de technologie.

«La performance» de la France est une bonne nouvelle pour les 100.000 emplois dont la moitié directs qui dépendent des contrats exports. Mais elle est encore loin de son objectif de 10 milliards d'euros à l'export, un niveau jugé idéal par le DGA car il serait alors équivalent en valeur à la commande nationale.

Axe franco-britannique

En 2011, la France a dépensé 10,7 milliards d'euros en R & D et en achats d'équipement pour les armées tels que 4 hélicoptères de transport NH 90, 6 engins de combat Tigre, plus d'une centaine de blindés (VBCI) ou encore 4000 équipements Felin pour les fantassins.

En matière de budget, la continuité est cruciale. Il faut maintenir l'effort de R & D afin de préparer les «systèmes de défense» des guerres du futur. Parmi les chantiers ouverts figurent la robotique navale, la cyberguerre ou les drones (avions sans pilote). En raison de budgets de la défense sous tension, une partie de la réponse passe par «une coopération pragmatique» avec nos voisins européens, souligne le DGA.

C'est pourquoi la France et la Grande-Bretagne, les deux premières puissances militaires européennes, ont décidé d'avancer en créant une filière drone - du petit drone tactique en passant par un appareil d'observation et un chasseur sans pilote (lire nos éditions des 17 et 18 février). Cela, en s'appuyant sur leurs champions respectifs - Dassault Aviation et BAE Systems - dans un cadre bilatéral. Avec pour perspective ultérieure d'en faire les deux moteurs des futurs programmes européens.

L'armée française devrait s'équiper, comme son homologue britannique, de drones tactiques Watchkeeper, construits par Thales UK, d'ici à 2013. «Dans quelques semaines, les DGA demanderont à BAE et Dassault de lancer la phase d'évaluation du futur drone d'observation Male», affirme Laurent Collet-Billon, qui indique avoir reçu «la semaine dernière une offre de la part de Dassault» concernant le futur drone intermédiaire sur plate-forme israélienne (Heron TP).

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» L'Inde sélectionne le Rafale 

» DCNS prévoit de livrer le premier Mistral russe fin 2014

 

piqué au tas sur lefigaro.fr - 22/02/2012

via une info de yvette

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