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28/02/2012

Jacques Kotoujansky, conseiller santé de Marine Le Pen...

Capture d'écran du site de Jacques Kotoujansky

Le docteur Jacques Kotoujansky gagne à être connu. Ce gynécologue-obstétricien de 58 ans, diplômé de Science-Po Strasbourg, a rejoint le Front national après être passé par le MPF de Philippe de Villiers, le Rassemblement pour l'Indépendance de la France (RIF) de Paul-Marie Coûteaux et le parti de Nicolas Dupont-Aignan (Debout La République). Conseiller municipal de Lasson (Yonne) et candidat frontiste l'année dernière dans son canton, il est aujourd'hui membre du comité d'action programmatique du FN sur la santé.

A l'instar de Jean-Marie Le Pen, Kotoujansky est un adepte des thèses de Thierry Meyssan sur le 11-Septembre. En 2008, il avait envoyé par e-mail à 3000 « cadres politiques, sociaux et culturels de la France » une longue lettre ouverte développant la thèse d'un « complot intérieur » et renvoyant au site conspirationniste ReOpen911.

Le texte avait essaimé sur des sites d'extrême droite (Géostratégie.com, Generationfa8.com...) ou altermondialiste (Bellacio.org). Dans la foulée, on avait applaudit, sur le forum de discussion de ReOpen911, le « courage » de ce « scientifique ». Si Atmoh, le président de ReOpen911, avait appelé à la prudence sur les données invérifiables que comportait la lettre ouverte de Kotoujansky, il n'hésitait pourtant pas à la qualifier de « précieuse ». Quant à Kotoujansky, il était intervenu en personne : « Merci d’avance à tous les internautes et aux amis de ReOpen (à qui je dois presque tout !) qui ont la gentillesse de commenter favorablement mon travail (...) Courage à toutes et tous, on les aura ! ».

''Bienvenue au Front'', de Claire Checcaglini
 
Après avoir donné des conférences sur le 11-Septembre à l'invitation de Terre et Peuple (en janvier 2009) et du Local (en septembre 2010), Jacques Kotoujansky a fondé sa propre association conspirationniste, "Vérité & Liberté", adossée à un site, kotou.fr dédié à la théorie du complot. En août 2011, quelques jours avant la commémoration du dixième anniversaire des attentats, il diffuse une seconde lettre ouverte dans laquelle on peut lire : « Je suis militant au Front National et si je milite au Front, c’est parce que je sais depuis longtemps la vérité sur le 11-septembre, que j’en mesure toutes les conséquences et que le FN est le seul parti en France à même d’assumer les implications de cette vérité, avec les risques que cela comporte ».

Auteure de Bienvenue au FN, journal d'une infiltrée (éditions Jacob-Duvernet, 2012), la journaliste Claire Checcaglini révèle que Jacques Kotoujansky n'est pas seulement un adepte de la théorie du complot sur le 11-Septembre : il nierait également la réalité des chambres à gaz. Au cours d'un dîner organisé pendant les universités d'été du FN à Nice en septembre dernier, il aurait ainsi défendu les thèses négationnistes de Robert Faurisson. Voici le témoignage de Claire Checcaglini :

 


La soirée de gala des universités d'été FN par Mediapart

via conspiracywatch.info (avec les réserves qu'on peut avoir)

 

Infos supplémentaires [Probe] :

Jacques Kotoujansky, Terre et Peuple, île de France,

Conférence du Dr Jacques Kotoujansky, spécialiste auto/proclamé des attentats du 11 septembre 2001 - page de Synthèse nationale.

Jacques Kotoujansky, Terre et Peuple, Synthèse Nationale, Front Comtois,Roland Hélie, Robert Spieler, André Gandillon, Directeur de Militant, Jérôme Bourbon, Jean-Paul Chayrigues de Olmétta,Pierre Vial,Marie-Paule Darchicourt,Yves Darchicourt, enseignant, Marc Rousset,Serge Ayoub,Martin Peltier,Franck Abed, Anne Kling, Jean-Claude Rolinat, Christian Perez, Dr Jacques Kotoujansky, René Delacroix, Olivier Grimaldi,Arnaud Raffard de Brienne, François Ferrier, Pierre Descaves,

Appel national "à la sécession" - page de Front Comtois.

 

On y retrouve :

 

- Roland Hélie, avec Robert Spieler, qui ont lancés la maison d’édition Semis Diffusion, copinant avec Anne Kling (1). Roland Hélie est, depuis novembre 2011, le Secrétaire national de l'Union de la droite nationale (UDN), structure rassemblant la NDP dirigée par Robert Spieler, le Parti de la France de Carl Lang et le MNR fondé par Bruno Mégret.

- André Gandillon, actuel rédacteur en chef de Militant, une revue  " gardien[ne] de la mémoire du nationalisme français, avec l’Œuvre Française, en organisant des commémorations à la mémoire de Brasillach, François Duprat, mais également en l’honneur de La Commune par le biais de l’Association des Amis du Socialisme Français (ceux-ci se revendiquant de l’héritage de la Commune de Paris) ou encore en organisant un banquet annuel. Lors de ces initiatives la Gauche Nationale de Kavan Herbin vient renforcer les maigres troupes de sympathisants de la revue, abaissant sensiblement par la même occasion la moyenne d’âge de toute la petite troupe." (2).

- Jérôme Bourbon, directeur de Rivarol, hebdo d'extrême droite, héritier d'une "tradition polémique et pamphlétaire" qui s'est encore vu condamné par "quelques segments de phrase jugés corrosifs d'Hervé Ryssen sur le «peuple sûr de lui et dominateur».

- Pierre Vial, l'indécrottable amateur de solstice, compagnon de route au GRECE (Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne ) de Guillaume FAYE (dictionnaire fondamental de 177 mots-clés) et Jean-Yves Le Gallou (président de la fondation Polémia et promoteur du Gramscisme technologique). Vial cherche à unifier "un courant identitaire [,] une véritable doctrine de synthèse idéologique et politique qui au-delà de tous les partis (3)

- Serge Ayoub, énergique animateur du club de rencontre "Le Local", également présent à la 5ème journée de synthèse du 11/11/11 à 11h00 (4)

 

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- Olivier Grimald, activiste français d'extrême droite de longue date : il fut notamment membre du mouvement Ordre Nouveau, du Parti des forces nouvelles (dans les années 1970-1980) et du comité Espace nouveau (regroupant dans les années 1990 des dissidents du FN). Il est surtout connu comme étant le président du Cercle franco-hispanique (CFH), dès son apparition en 1982.(5)

- Christian Perez qui cultive les relations du parti Populiste sur Pearltree (6)

- François Ferrier, responsable lorrain de la NDP, ex RPR, ex conseiller régional FN de Lorraine élu en 2004.

- Pierre Descaves, ancien activiste de l'OAS et conseiller régional en 2004 au FN qui, depuis qu'il a "entendu le message christique de Jean-Paul II", s'est rangé des camions et de l'action directe en tentant une reconvertion dans l'écriture. Il rejoint Arnaud Raffard de Brienne autour des Ateliers Fol'Fer (7)

 

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Jacques Kotoujansky, lecteur de Pierre Hillard depuis 2007, s'est aussi essayé au "journalisme citoyen" sur agoravox (8)

 


1 - http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2011/10/22/au-sec...

2 - http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article345

3 - http://tempspresents.wordpress.com/2009/03/03/reflexions-...

4 - http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2012/01/04/herve-...

5 - http://www.resistances.be/fnaced03.html

6 - http://www.pearltrees.com/#/N-f=1_2287459&N-fa=44899&...

7 - http://www.atelier-folfer.com

8 - http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/traite-europeen-ce-que-veut-l-27636

15:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/02/2012

Il y a trente huit ans, Salvador Puig Antich

http://www.elpais.com/recorte/20070201elpepinac_10/XXLCO/Ies/Salvador_Puig_Antich.jpg

2 mars 1974 : il y a trente et un ans, en Espagne, un régime dictatorial finissant exécutait le militant du Mouvement ibérique de libération (MIL) Salvador Puig Antich au moyen du « garrot vil » : il avait 26 ans. Le présent ouvrage, constitué principalement de témoignages, a pour but de rappeler la trajectoire du MIL. Né à la fin des années 1960, de tendance antiléniniste et plutôt conseilliste, influencé par les situationnistes, le mouvement se voulait un groupe spécifique de soutien des luttes et des noyaux appartenant au mouvement ouvrier le plus radical de Barcelone. Avec une double activité : édition de textes théoriques et militants, agitation armée (y compris des hold-ups pour aider économiquement les grèves ouvrières). « Ce faisant, le groupe ne peut échapper au piège d’un activisme révolutionnaire isolé de type “groupusculaire”. L’autodissolution, en août 1973, est décidée d’abord au nom de ce constat. » Un mois après, Puig Antich est arrêté, accusé du meurtre d’un policier au cours de la fusillade qui s’ensuit et condamné à mort au terme d’un procès uniquement à charge prestement expédié. Franco restera inflexible, malgré les protestations indignées et d’importantes manifestations au niveau international, notamment en France. Parmi les membres du MIL, révoltés par cet assassinat légal, un certain Jean-Marc Rouillan allait fonder quelques années plus tard Action directe...

Jean-Jacques Gandini

 

http://pmcdn.priceminister.com/photo/895432243.jpg

via monde-diplomatique.fr

Salvador Puig Antich

A l’occasion de la sortie du film Salvador, cette évocation parue dans la revue « CPCA » [centre de propagande et de culture anarchiste), n° 25, mai-juin 1984 est encore valable.

FA DEU ANYS QUI SE’N RECORDA ? QUI ERA ? QUE VA PASSAR ? PER QUÈ NO SE’N PARLA ? ANTICH PER QUÈ EL VAN MATAR ? QUI HO VA FER ?

Cela fait dix ans, qui s’en souvient ? Qui était-il ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi est-ce qu’on n’en parle pas ? Antich, pourquoi l’a-t-on tué ? Qui l’a fait ?

SALVADOR PUIG, 2 MARS 1974,

EXECUTION AU GARROT DE PUIG ANTICH ET HEINZ CHEZ

Il y a dix ans, peu de ceux qui s’intéressaient à Puig Antich, peu nombreux même parmi les anarchistes- croyaient que l’exécution aurait lieu : en décembre 1970, au procès de Burgos contre les militants de l’ETA dont cinq avaient été condamnés à mort, la pression de dizaines de milliers d’espagnols et de personnalités du pays et de l’étranger avaient permis d’obtenir la grâce. Avec l’accélération de la démocratisation, il semblait que Franco ferait de même, se gagnant ainsi l’appui des masses, comme si depuis 1963 les derniers condamnations à mort du communiste Julian Grimau - fusillé - et des anarchistes Francisco Granados et de Joaquin Delgado - garrotés -, Franco avait choisi de se transformer en un grand-père démocrate.

L’exécution fut rapide, et glaça l’opinion espagnole et étrangère. Le garrot est un instrument simple, composé d’une vis qui permet à deux morceaux de métal en forme de collier de se réunir. Suivant la vitesse que donne le bourreau, on est d’abord étouffé, puis les vertèbres cervicales sont brisées. Le terme juridique officiel était " a garrote lento" en souvenir du temps où les juges faisaient durer le suplice.

La réaction d’une bonne partie des travailleurs -bien que les organisations politiques n’aient guère protesté et aucunement manifesté - en Espagne fut de faire grève pour montrer leur indignation. Ce fut le cas à Barcelone, à Madrid, à Valladolid. Et ce n’était jamais arrivé pour des raisons politiques. L’année suivante en septembre 1975, lors de l’exécution des cinq militants du FRAP (organisation marxiste alors en faveur de la violence, qui quelques mois plus tard passa à la lutte démocratique, la dialectique permet d’oublier les tombes à défaut d’autre chose), il n’y eut pas de réactions, parce que le franquisme était visiblement prêt à écraser dans le sang toute velléité d’opposition. La peur de 1936-42 de la répression dont les jeunes Espagnols anti-franquistes n’avaient entendu parler que par leurs parents, voire leurs grand-parents, les saisit alors à la gorge.

Je pourrais continuer à évoquer le MIL auquel appartenait Puig Antich (Mouvement ibérique de libération, curieux mélange de situationnisme, de textes de Pannekoek et de revendication de la CNT-FAI de mai 1937 à Barcelone, et de hold-ups à mains armées) les groupes ouvriers autonomes qui sont à l’origine, et le terrorisme antifranquiste donnant naissance en partie à Action Directe qui suivit l’exécution de Puig Antich. Mais El Pais" - équivalent du Monde en Espagne- a fait une belle évocation, dont des extraits suffisent.

Salvador Puig Antich est né à Barcelone le 20 mai 1947 dans une famille catalane de la classe moyenne. Le frère aîné est médecin, une soeur institutrice et une autre infirmière. Après des études religieuses, un début d’étude d’économie à Barcelone, et le service militaire comme infirmier, Salvador devient membre du MIL, passe dans la clandestinité, abat un sous-inspecteur de police, ce pourquoi il est condamné à mort en janvier 1974. Le 1 mars Franco confirma la peine, qui fut transmise aux avocats le soir et à Salvador à 21 h. Elle était exécutoire le 2 mars au matin.

Sachant que l’heure de l’exécution était fixée, atteint de diarrhée aussitôt, Salvador pensait que la grâce allait arriver. Cependant, les avocats cherchaient à toucher des personnalités, les frères et soeurs de Salvador arrivaient dans la cellule ; le bourreau dinait après avoir été sorti de la prison de Madrid où il était incarcéré pour pratique homosexuelle, et une bonne partie des gens regardaient un match de boxe à la télévision.

Salvador accueillit sa famille en disant : "on transpire vachement pour cette grâce" (este indulto nos lo harán sudar) et les frères et soeurs évoquèrent le passé ,l’actualité, le futur quand la grâce serait arrivée. Vers 3h du matin, tous étaient crevés n’avaient plus rien à dire, alors ils se prirent la main" comme pour une sardane. Ce furent de très belles minutes. "A l’aube, un curé ex-professeur de Salvador arriva (sans que personne de la famille ne l’ait appelé)

Salvador l’accepta et ils parlèrent de connaissances mutuelles. A 7 h 30 - deux heures avant le garrotage - les soeurs durent s’en aller. "Les dernières heures furent terri- bles. Chaque fois que la porte de la cellule du condamné s’ouvrait, Salvador était pris aux tripes. Mais la grâce n’arriva pas." A 9h 30, il fut conduit sur le lieu d’exécution. Il dit au juge "bien joué, mon gars" (majo, lo has conseguido), ce qui le foudroya. Quand il vit le garrot, il dit "même ça, c’est de la merde !" Il refusa qu’on l’attache et qu’on lui mette une cagoule. Le bourreau avait dit que ce serait rapide, et en trois tours, il exécuta, sans bruit.

Depuis 1978, la famille a eu droit d’inscrire le nom de Salvador Puig Antich sur sa tombe à Barcelone.

Heinz Chez était un réfugié polonais, qui avait tué en 1972 un garde civil au moment d’un vol dans un bar. Oublié de tous, même de son avocat, Heinz attendit la grâce en compagnie d’un jésuite espagnol, qui déclara qu’il était mort "en aimant et en pardonnant Personne n’a jamais réclamé ses restes qui sont dans la fosse commune de Tarragone.

Une troupe de théâtre catalan - celle de Boadella - reconstitua sa mort dans une pièce qui fut interdite par l’armée, en 1976-77 avec arrestation de Boadella (qui s’évada, passa en France, puis fut amnistié).

Triste destin d’un triste mois de mars.

via fondation-besnard.org

 

18:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le Conseil constitutionnel abroge les modalités de désignation des avocats intervenant en garde à vue en matière de terrorisme

Le Conseil constitutionnel a rendu aujourd’hui une importante décision en censurant l’article 706-88-2 du code de procédure pénale qui limitait la liberté de choix du gardé à vue en matière de terrorisme en prévoyant une liste d’avocats habilités à intervenir et parmi lesquels un magistrat aurait pu choisir un défenseur à la place de la personne mise en cause.


« Cette décision nous donne une fois de plus l’occasion de saluer les belles avancées du Conseil constitutionnel qui renforcent notre État de droit. ».
Extraits de l'éditorial de Christian Charrière-Bournazel, Président du Conseil national des barreaux, Ancien bâtonnier de Paris | 17 février 2012

  • Le Conseil constitutionnel a d’abord affirmé que, en principe, la liberté, pour une personne soupçonnée, de choisir son avocat « peut, à titre exceptionnel, être différée pendant la durée de sa garde à vue afin de ne pas compromettre la recherche des auteurs de crimes et délits en matière de terrorisme ou de garantir la sécurité des personnes ». Cependant, il a tempéré ce principe en indiquant que la loi devait alors définir « les conditions et les modalités selon lesquelles une telle atteinte aux conditions d'exercice des droits de la défense peut être mise en œuvre » (cons. 7).

  • Appliquant ce raisonnement aux dispositions de l’article 706-88-2 du code de procédure pénale, le juge constitutionnel a relevé qu’elles n’offraient pas de garanties suffisantes et violaient les droits de la défense dès lors que le pouvoir donné au juge de priver la personne gardée à vue du libre choix de son avocat n’était pas suffisamment encadré. En effet, le Conseil constitutionnel relève que la loi ne prévoit pas l’obligation pour le juge de motiver sa décision et qu’elle ne définit pas les circonstances particulières de l'enquête ou de l'instruction ni les raisons permettant d'imposer une telle restriction aux droits de la défense.

L’article 706-88-2 du code de procédure pénale est donc abrogé à compter de la publication de la décision n° 2011-223 QPC au Journal officiel. Cette décision est applicable à toutes les gardes à vue mises en œuvre à compter de la date de sa publication.

Pour aller plus loin :
● Le CNB forme un recours contre le décret relatif à la désignation des avocats pour intervenir en garde à vue en matière de terrorisme - Actualité du CNB du 20 novembre 2011

Les textes et références cités :
● Décision n° 2011-223 QPC du 17 février 2012, Ordre des avocats au barreau de Bastia - www.conseil-constitutionnel.fr
● Article 706-88-2 du Code de procédure pénale - www.legifrance.gouv.fr
● Loi n° 2011-392 du 14 avril 2011 relative à la garde à vue - JO du 1er juin 2011
● Décret n° 2011-1520 du 14 novembre 2011 relatif à la désignation des avocats pour intervenir au cours de la garde à vue en matière de terrorisme - JO du 16 novembre 2011

 

courriel du 26/02/2012

13:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/02/2012

Mandales d'arrêt

Des policiers ordinaires, des jeunes ordinaires donc suspects, trois tartes sans la moindre raison, violence banale... Les policiers plaident coupables, acceptent la sanction a minima, financière. La justice n’y trouve pas son compte, un juge expédie les policiers fautifs en correctionnelle.

Il n'y avait aucune raison cette nuit-là, mais les policiers se sont quand même énervés. Juste ce qu'il faut pour décocher trois baffes appuyées à un lycéen de 17 ans. Les cinq adolescents qui revenaient d'un fiesta en plein air n'avaient rien à se reprocher. On ne peut pas avouer quelque chose pour faire plaisir à un gardien de la paix qui en redemande. C'est peut-être ce qui a poussé deux policiers à user d'un vieux standard policier : mettre la pression, intimider, bousculer et parfois se lâcher, physiquement. Les faits remontent à mai 2011, à Saint-Sébastien-sur-Loire, paisible banlieue nantaise. Appelée via Facebook, une fête rassemble quelques dizaines de jeunes. Aucun débordement. Quatre heures du mat, cinq de ces fêtards s'en retournent à pied chez un de leurs potes, où ils vont dormir. Pour rigoler, un gars du groupe se fait véhiculer dans une poubelle à roulettes. Ses copains se sont fait des bandeaux avec les rubans rouge et blanc cernant un chantier. C'est tout. Ni tapage nocturne, ni bousculade, ni chanson à tue-tête.

 

la suite sur Globalmagazine

via barouf

21:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

"You Can't See It, and You Can't Smell It Either" - Rankin Taxi

15:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Tarnac: fin de garde à vue pour l'homme soupçonné d'avoir fabriqué les crochets

La garde à vue d'un homme présenté comme un "proche" du groupe de Tarnac et soupçonné d'avoir fabriqué des crochets utilisés pour le sabotage de lignes TGV en 2008, a été levée vendredi soir, a-t-on appris de source proche du dossier.

La garde à vue d'un homme présenté comme un "proche" du groupe de Tarnac et soupçonné d'avoir fabriqué des crochets utilisés pour le sabotage de lignes TGV en 2008, a été levée vendredi soir, a-t-on appris de source proche du dossier.

La garde à vue d'un homme présenté comme un "proche" du groupe de Tarnac et soupçonné d'avoir fabriqué des crochets utilisés pour le sabotage de lignes TGV en 2008, a été levée vendredi soir, a-t-on appris de source proche du dossier.

Cet homme, originaire de la région rouennaise, n'a pas été mis en examen mais pourrait être reconvoqué ultérieurement, a-t-on précisé.

Sa garde à vue avait débuté jeudi dans les locaux de la Sous-direction de la lutte antiterroriste (SDAT) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Agé d'une trentaine d'années, l'homme, qui a une formation de forgeron/ferronnier, était présenté comme proche du "groupe de Tarnac", en référence à la dizaine de personnes qui ont été mis en examen pour les sabotages commis en 2008 sur des lignes TGV.

Les enquêteurs ont par ailleurs procédé à une perquisition dans l'atelier de son père, qui exerce le même métier que lui, auquel le suspect avait accès.

Les policiers soupçonnent cet homme d'avoir fabriqué les crochets constitués de morceaux de fer à béton qui avaient été placés dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 sur des caténaires, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne.

 

piqué au tas sur lepoint.fr - 24/02/2012

sdat,tarnac,enquête,fragnoli

08:32 | Lien permanent | Commentaires (1) |

24/02/2012

Nous sommes tous des FERS A BETON


16:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

L'héroïque juge Fragnoli met (enfin) la main sur des fers à bêton chez un ferronnier...Étonnant, non ?

Un homme est en garde à vue à la Sous-direction Anti-terroriste depuis jeudi 23 février dans l'affaire dite de Tarnac. Il est soupçonné d'avoir fabriqué les crochets utilisés dans les sabotages de lignes à grande vitesse à l'automne 2008.

Âgé d'une trentaine d'années, proche du groupe de Julien Coupat, il a une formation de forgeron/ferronnier et vit en région rouennaise. Les policiers, accompagnés par le juge d'instruction Thierry Fragnoli, ont effectué une perquisition dans l'atelier de son père qui exerce le même métier que lui et auquel il avait accès. Les enquêteurs y ont trouvé plusieurs fers à béton.

D'après nos informations, cet homme est proche d'autres Rouennais, déjà interpelés et mis en examen dans ce dossier pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste en novembre 2008.

Les enquêteurs, après avoir trouvé dans la Marne des tubes qui auraient pu servir à accrocher les crochets en fer à béton qui ont servi à endommager les caténaires, cherchent à trouver où et comment ont été façonnés ces crochets. Selon la législation anti-terroriste, la garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures.

Isabelle Monnin et Olivier Toscer - Le Nouvel Observateur

piqué au tas sur lenouvelsobs.fr - 24/02/2012

http://nosferatuttiquanti.n.o.pic.centerblog.net/obj8o8h1.jpg

 

11:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/02/2012

Armement : net rebond des exportations françaises

La France a signé pour 6,5 milliards d'euros de contrats en 2011 contre 5,1 milliards en 2010.

Après un creux, les exportations de matériels militaires français se sont nettement redressées en 2011. «Le montant global devrait s'élever à 6,5 milliards d'euros, ce qui permet à la France de maintenir son rang de quatrième exportateur mondial d'armements», a annoncé mercredi Laurent Collet-Billon, le délégué général à l'armement (DGA).

La vente de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral à la Russie, le contrat de modernisation des Mirage 2000 en Inde ou encore la vente de gros 4 × 4 protégés Aravis à l'Arabie saoudite ont accéléré de 27% l'activité export par rapport à 2010. Faute de gros contrats, elle était tombée à 5,1 milliards d'euros l'an dernier.

Laurent Collet-Billon relève que «les exportations françaises sont constituées pour les deux tiers de petits contrats qui constituent un socle solide». Plus sophistiqués, les grands contrats s'inscrivent dans des échéances de temps plus longues. Ils sont sujets à des délais et nécessitent de longues négociations très détaillées, d'autant que le pays client ne se contente plus de «signer un chèque», mais souhaite s'approprier une partie du savoir-faire du pays vendeur via des transferts de technologie.

«La performance» de la France est une bonne nouvelle pour les 100.000 emplois dont la moitié directs qui dépendent des contrats exports. Mais elle est encore loin de son objectif de 10 milliards d'euros à l'export, un niveau jugé idéal par le DGA car il serait alors équivalent en valeur à la commande nationale.

Axe franco-britannique

En 2011, la France a dépensé 10,7 milliards d'euros en R & D et en achats d'équipement pour les armées tels que 4 hélicoptères de transport NH 90, 6 engins de combat Tigre, plus d'une centaine de blindés (VBCI) ou encore 4000 équipements Felin pour les fantassins.

En matière de budget, la continuité est cruciale. Il faut maintenir l'effort de R & D afin de préparer les «systèmes de défense» des guerres du futur. Parmi les chantiers ouverts figurent la robotique navale, la cyberguerre ou les drones (avions sans pilote). En raison de budgets de la défense sous tension, une partie de la réponse passe par «une coopération pragmatique» avec nos voisins européens, souligne le DGA.

C'est pourquoi la France et la Grande-Bretagne, les deux premières puissances militaires européennes, ont décidé d'avancer en créant une filière drone - du petit drone tactique en passant par un appareil d'observation et un chasseur sans pilote (lire nos éditions des 17 et 18 février). Cela, en s'appuyant sur leurs champions respectifs - Dassault Aviation et BAE Systems - dans un cadre bilatéral. Avec pour perspective ultérieure d'en faire les deux moteurs des futurs programmes européens.

L'armée française devrait s'équiper, comme son homologue britannique, de drones tactiques Watchkeeper, construits par Thales UK, d'ici à 2013. «Dans quelques semaines, les DGA demanderont à BAE et Dassault de lancer la phase d'évaluation du futur drone d'observation Male», affirme Laurent Collet-Billon, qui indique avoir reçu «la semaine dernière une offre de la part de Dassault» concernant le futur drone intermédiaire sur plate-forme israélienne (Heron TP).

LIRE AUSSI: 

» L'Inde sélectionne le Rafale 

» DCNS prévoit de livrer le premier Mistral russe fin 2014

 

piqué au tas sur lefigaro.fr - 22/02/2012

via une info de yvette

07:15 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/02/2012

DE QUELQUES TECHNIQUES « MODERNES » POUR EMBASTILLER…

à lire sur le site de l'OCL

Extrait :

Un antiterrorisme en plein… boom !

La politique sécuritaire actuelle qui sévit en France comme ailleurs dans le monde, en particulier parce que la « crise » économique entraîne une contestation grandissante, traduit la volonté pour les tenants du système de criminaliser toujours davantage les personnes qui se mobilisent contre l’ordre établi – jusqu’aux classes moyennes en voie de précarisation, ciblées dès lors qu’elles « s’indignent » contre le sort qui leur est fait. Après avoir peaufiné les méthodes coercitives dans les cités populaires, le champ répressif s’est ainsi élargi à la jeunesse lycéenne et estudiantine. De là l’adoption d’une panoplie de lois sécuritaires, soutenue par une intense propagande médiatique – et le rapide glissement du sécuritaire à l’antiterrorisme, grâce à l’étiquetage « ultra-gauche » par lequel le pouvoir forge comme bon lui semble l’image d’un ennemi invisible et diffus, donc d’autant plus dangereux (6). En juin 2008, le rapport de la Direction centrale des renseignements généraux intitulé Du conflit anti-CPE à la constitution d’un réseau préterroriste international : regards sur l’ultragauche française et européenne énumérait toutes les actions attribuées à la « mouvance anarcho-autonome » en assurant : « Les faits et comportements observés sur notre territoire sont similaires à ceux recensés à la fin des années 1970 qui avaient été précurseurs de la constitution du groupe Action directe. » De là les montages policiers et l’instrumentalisation politique de certaines affaires, comme Tarnac, sous les chefs d’« association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » ou de « dégradations en réunion en relation avec une entreprise terroriste » (Julien Coupat est ainsi resté en préventive plus de six mois, en dépit d’une mobilisation militante et du soutien de personnalités politiques et médiatiques). Le pas franchi entre le sécuritaire et l’antiterrorisme n’a rien d’anodin pour les personnes qui en subissent les effets, étant donné les moyens exorbitants que détiennent les juges antiterroristes (7). Les six inculpé-e-s qui vont passer en procès ensemble à la mi-mars, à Paris, pour quatre affaires regroupées par le juge Brunaud autour d’une dépanneuse de police ont été les premières à en faire la pénible expérience (on y reviendra dans un prochain CA). Elles ont effectué entre cinq et treize mois de détention provisoire, et sont restées ensuite sous contrôle judiciaire (avec interdiction d’entrer en contact entre elles pour la plupart et de sortir du territoire français sans autorisation, pointage une fois par mois au commissariat ou au tribunal, ainsi que suivi par un contrôleur judiciaire tous les mois ou tous les trois mois pour justifier de leurs activités professionnelles). Aujourd’hui, l’antiterrorisme a sa police, sa section spéciale au parquet… et ses dispositions réglementaires. La circulaire (parue le 13 juin 2088) de Rachida Dati, alors ministre de la Justice, a en effet élargi le champ des poursuites en matière de terrorisme, au prétexte d’« une résurgence de faits en lien avec la mouvance anarcho-autonome » et de violences commises « à l’occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou des étrangers en situation irrégulière ». Cette circulaire, qui demande aux parquets locaux confrontés à de tels faits et violences d’« informer dans les plus brefs délais la section antiterroriste du parquet de Paris […] pour apprécier de manière concertée l’opportunité d’un dessaisissement à son profit », a donné à la police (en particulier la brigade anticriminalité) un sentiment de toute-puissance dont elle use et abuse depuis : interventions brutales en de multiples occasions avec flashballs, tasers, etc. ; fouilles non autorisées ; provocations afin d’inciter à l’outrage et de pouvoir inculper pour rébellion… Il s’agit d’instaurer un climat de peur et de pousser à la faute (voir, pour un bref historique,http://www. lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/57636/date/2011-01-19/article/lultragauche-nouvelle-menace-pour-la-police-antiterroriste/ ; mais aussi, pour ce qui tend à devenir du quotidien basique, par exemple http://www.fsl-nancy.fr/qui-nous-pr...). Désormais, des enquêteurs de la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle travaillent sur les dégradations de distributeurs bancaires, les collages d’affiches ou les occupations d’agences commerciales par des « anarcho-autonomes ». Ils appuient leurs recherches sur des photos de militant-e-s – identifié-e-s par la Direction centrale du renseignement intérieur et la Direction du renseignement de la préfecture de police en région parisienne – qui proviennent pour beaucoup des manifs organisées en soutien aux affaires de Tarnac et de la dépanneuse de police à Paris. Les personnes suspectées, souvent interpellées au hasard et mises en garde à vue sans suite, se voient demander leur ADN ; et leur fréquent refus de ce prélèvement entraîne une perquisition à leur domicile (visant à le collecter contre leur gré sur leurs affaires)… et un procès.

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