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17/03/2012

La bande à Bauer obtient sa section "criminologie"...

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La criminologie : Nouvelle discipline universitaire en France

Jeudi (15/03/2012], le ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche a officiellement crée une section de « criminologie » au sein du Conseil National des Universités (CNU). La décision, publiée au Journal Officiel, fait suite à l'arrêté du 13 février 2012 qui « consacre l'aboutissement d'un long processus en plusieurs étapes, processus qui a débuté en 2008 ».

La criminologie constitue une discipline scientifique qui aborde le phénomène criminel, ainsi que les réponses que la société lui apporte ou pourrait lui apporter. Elle fait appel à des connaissances et des compétences spécifiques dans des domaines complémentaires tels que les sciences de la société, la philosophie, la médecine ou encore le droit. L'objectif de cette section universitaire consacrée à la criminologie serait donc de permettre la fédération des formations, des recherches et des enseignants-chercheurs.

Cette nouvelle discipline universitaire s'inscrit dans un processus de longue date. Après la remise d'un rapport au ministère en 2010 et suite à une consultation publique sur le site internet du ministère, il est apparu qu'il existe une demande de formation ad hoc en ce domaine, non seulement de la part des étudiants en formation initiale, obligés de s'expatrier s'ils veulent suivre un cursus complet, mais aussi des professionnels des champs concernés desquels sont exigées des connaissances plus pointues.

Les critiques du monde universitaire

La majorité des enseignants en science et en droit (la criminologie était jusqu'à présent une spécialisation) refusent de voir en cette matière une science à part entière. Dans un communiqué publié par le Snesup-FSU, le principal syndicat de l'enseignement supérieur parle d'un « oukase gouvernemental (...) pris en dépit d’une très large opposition des communautés scientifiques concernées en s'appuyant sur une pseudo-consultation publique dont les résultats n'ont cependant jamais été publiés. Cette décision impacte la composition et le fonctionnement de quinze sections du CNU sans que cette instance n'ait été consultée de quelque façon ». Le Snesup s'élève par ailleurs « avec force contre le coup de force du ministère » et demande « que soient abrogés ces deux arrêtés ».

Une dimension politique

La politique en effet eu un rôle à jouer dans cette décision. A l'origine du projet, Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient de 2000 à 2003 qui s'est depuis rapproché de Nicolas Sarkozy. Devenu son conseiller sur les questions de sécurité et président de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), Alain Bauer a pesé de tout son poids pour la création de cette filière. La communauté universitaire redoute que, sous son influence, le comportement criminel ne soit analysé sous un angle trop statistique et sécuritaire. Elle lui reproche également son manque de crédibilité dans le domaine.

Par Damien Helene

piqué au tas sur francesoir.fr - 16/03/2012

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Les partenaires en crime de l’influent Alain Bauer

Le conseiller de Nicolas Sarkozy a fait plier le monde universitaire en imposant la « criminologie » comme nouvelle filière autonome, avec le soutien de réseaux très à droite.

Il faut reconnaître à Alain Bauer une réelle dextérité politique. Il est passé de gauche à droite dans les années 1990, a surfé sur la vague sarkozyste dans les années 2000. D’un coup de pouce du président, il s’est fait catapulter à la tête de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), puis professeur de « criminologie appliquée » au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam). À cinquante ans, le CV de ce franc-maçon multicartes, conseiller officieux du président, est complètement délirant. Il serait même consultant auprès de la police de New York.

Aujourd’hui, Alain Bauer fait plier l’université française en imposant la « criminologie » comme nouvelle discipline universitaire autonome. Autour de lui, une fine équipe. Avec, en tête, Xavier Raufer et Yves Roucaute. Le premier est un de ces ex de l’extrême droite, passé d’Ordre nouveau au commerce de la peur et à « l’analyse des nouvelles menaces ». Le second, ferme partisan de l’intervention en Irak, était le porte-plume de Claude Guéant, pour son fameux discours sur les « civilisations qui ne se valent pas ».

Au second cercle des soutiens d’Alain Bauer, on trouve aussi deux universitaires qui servent de caution. Car, tout de même, c’est de recherche que l’on parle. Christian Vallar, professeur de droit à l’université de Nice et pilier de la droite dure, façon Club de l’horloge, a été chargé d’une « consultation de la communauté scientifique ». Et Loïc Villerbu, professeur de psychopathologie à la retraite, d’une étude de faisabilité. L’ensemble du monde universitaire s’est soulevé contre cette manœuvre. « C’est une OPA sur le monde de la recherche ! » s’indigne Laurent Mucchielli, sociologue au CNRS. Pour ce spécialiste de la délinquance, l’opération relève d’une vaste imposture intellectuelle : « Alain Bauer n’a pas fait de thèse, n’a pas de doctorat. On est dans le charlatanisme et l’escroquerie. »

Le Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (Cesdip) est l’équivalent français des instituts de criminologie anglo-saxons. « C’est nous les criminologues. Aucun d’entre eux n’a jamais publié dans les revues internationales, comme Criminology ou The European Journal of Criminology », rappelle Fabien Jobard, chercheur au Cesdip.

Un « Risque social »

Selon la communauté universitaire, la criminologie est un champ d’étude interdisciplinaire. « On ne peut pas fondre dans la même discipline des sciences qui relèvent à la fois du psychisme et du social, qui vont de la psychopathologie aux relations internationales », estime Fabien Jobard, chercheur au Cesdip. Selon lui, un « risque social » existera lorsque 
ces nouveaux criminologues seront chargés par des juges d’expertiser des criminels.

Mehdi FIkri

piqué au tas sur humanite.fr - 15/03/2012

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« Alain Bauer n’a pas fait de thèse, n’a pas de doctorat. On est dans le charlatanisme et l’escroquerie. »

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