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31/03/2012

Justice de classe pour Adlène Hicheur

Six ans de prison ferme ont été requis vendredi contre Adlène Hicheur, le physicien franco-algérien incarcéré depuis 2 ans et demi sur des soupçons de terrorisme. Décision le 4 mai.

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29/03/2012

L'expulsion des juifs d'Espagne au nom de la pureté du sang - 31 mars 1492

Tous les exilés de Jérusalem en Espagne quittèrent cette contrée maudite le cinquième mois de l'année 5252, c'est-à-dire en 1492, et de là se dispersèrent aux quatre coins de la terre." Qui mieux que Joseph Ha-Cohen, dans La Vallée des Pleurs (1560), a décrit la tragédie de l'expulsion des juifs d'Espagne ? "Les juifs s'en allèrent où le vent les poussa, en Afrique, en Asie, en Grèce et en Turquie. D'accablantes souffrances et des douleurs aiguës les assaillirent, les marins génois les maltraitèrent. Des créatures infortunées mouraient de désespoir pendant leur route : les musulmans en éventrèrent pour extraire de leurs entrailles l'or qu'elles avaient avalé pour le cacher. Il y en eut qui furent consumées par la peste et par la faim. D'autres furent débarquées nues par le capitaine du vaisseau dans des îles désertes. D'autres encore vendues comme esclaves dans le port de Gènes et les villes soumises à son obéissance."

1492, année du malheur pour les juifs, mais pour l'Espagne des Rois catholiques celle du triomphe de la croix et d'une triple bénédiction : la chute de Grenade le 2 janvier, qui achève la Reconquista sur les Maures ; l'exil d'au moins 120 000 juifs après le décret du 31 mars ; la découverte de l'Amérique par Colomb. L'Espagne s'éblouit, l'Espagne s'enivre. Elle refait son unité et s'ampute de sa "gangrène" juive. Pour avoir purifié son sol, Dieu la récompense par l'or du Nouveau Monde. Le plan de Dieu et l'histoire des hommes coïncident et qu'importe si le prix des métaux précieux d'Amérique est le sang du paysan indien qu'on exploite dans les mines ! Et celui de la pureté de l'Espagne l'expulsion des juifs - avant celle des moriscos (musulmans convertis) à partir de 1609 -, qui, grâce à l'argent récolté par le rabbin Abraham Senior ou Isaac Abravanel, avaient pourtant fait beaucoup pour la Reconquista !

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28/03/2012

Vol d’essence : 17 000 € pompés dans des stations-service du Mans et Parigné-l’Évêque

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À plusieurs reprises, au Mans et à Parigné-l’Evêque, commune voisine, un homme a trouvé le moyen de se servir à la pompe d’une station-service sans payer. Il avait débloqué le système permettant de verser le carburant. Et remplissait de gros conteneurs, la nuit. Démasqué grâce à une vidéo, le voleur a reconnu les faits. Le préjudice est estimé à 17 000 €.

via ouest-france.fr - 28/03/2012

20:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

L’avis des lecteurs

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via feu de prairie

17:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Rendez-vous le 7 avril 2012 - Antispe - Actionday - manifestation Francfort sans fourrure !

 

 

Appel à un Black Block Total Liberation lors de la manifestation Francfort sans fourrure en 2012 !

Nous vivons dans un système de domination – un système où l’oppression et l’exploitation sont une partie du caractère normal de cette société, et qui n’apparaissent pas comme remis en question dans le quotidien.

Derrière les vitrines, il y a les chers manteaux des boutiques, le filet chez le boucher, le chocolat emballé dans un délicat papier alu, qui font scintiller devant nous un monde coloré de marchandises, afin de masquer que derrière cette apparence il y a quelque chose de totalement différent qui se cache.

Ouvrier à l’usine, lycéenNe au lycée, étudiantE à l’université ou employé au bureau – tous et toutes partagent le fait que ce n’est ni eux ni elles qui sont au centre de leur activité, dont les facultés peuvent se déployer de manière libre et créative.

Au lieu de cela, il en va uniquement pour les uns de la mise en valeur pour la maximisation du profit, pour les autres de la mise en valeur comme utilité pour le marché du travail.

Naturellement, les humains ne sont le plus souvent ici pas dans la misère : ils roulent en voiture, boivent un vin lors d’une soirée, ils prennent des vacances, passent un week-end quelque part, ils ont une télévision, un portable, la radio et un ordinateur, plus qu’ailleurs, c’est mieux qu’avant, et pourtant tous et toutes sont obligéEs de fonctionner comme un rouage de la machine de mise en valeur.

A côté du travail et du repos après cela, il n’y a de fait plus de temps pour se déployer soi-même, pour être davantage qu’un simple rouage de la machine, qui tourne toute une vie.

C’est le principe de la société capitaliste et cela nous semble en apparence également pacifique, lorsqu’on voit son résultat, le monde scintillant de la marchandise des centres commerciaux.

Néanmoins ce principe, où tout, tous et toutes doivent être utiliséEs pour le profit, est destructeur et hostile à la vie, et conduit à tous les niveaux à des expressions de crise : la crise économique, la crise de l’environnement, la crise de l’énergie et la guerre, qui sont tous des conséquences de la même logique bornée.

Cependant, là où c’est le plus clair, c’est peut-être dans l’industrie de l’exploitation animale, où les corps des animaux sont transformés en chose au maximal, soumis à la logique de la mise en valeur, où le maximum doit être retiré d’eux – et toute souffrance, tout meurtre d’un être avec des sens semble permis avec n’importe quelle justification.

De la même manière que les animaux sont censés avoir eu une « bonne vie » avec beaucoup d’aliments, les ouvrierEs reçoivent pareillement un salaire, de par leur soumission au travail salarié.

Mais peu importe si les travailleurs et travailleuses dans le capitalisme ont réussi à un endroit d’avoir plus de part dans le profit, et de l’autre n’ont que le minimum pour vivre : de la même manière contre l’industrie de l’exploitation animale, il ne s’agit pas d’avoir de plus grandes cages ou de plus grandes maisons, une meilleure alimentation ou un meilleur salaire, plus de place ou plus de vacances.

Il en va de tout le principe de domination, la mise en valeur de tout et de chacun pour la maximisation du profit, c’est cela qu’il faut remettre en question et combattre !

Quel principe est plus haut dans l’échelle, celui de la vie et de son déploiement, ou bien celui du profit et de sa maximisation ? En relation avec la Nature, cette question touche une dimension existentielle, la destruction de l’environnement menaçant la vie sur la Terre elle-même, et cela pour satisfaire le profit.

Que ce principe est le fondement de notre société, que c’est le problème et non pas un symptôme fondé sur la société, fait que la seule solution est : abolir l’exploitation animale et le capitalisme ! Pour une société libre !

Nous ne voulons pas établir une philosophie morale et dire aux gens ce qu’ils doivent faire ou laisser faire, mais construire des possibilités individuelles et sociales afin de se confronter aux rapports de domination et à l’obligation de la mise en valeur, de développer les luttes de classe, afin finalement de travailleur à dépasser ce système !

Vivre vegan et aller dans la rue sont deux possibilités parmi beaucoup de faire cela. Venez par conséquent également dans le Black Block Total Liberation à la manifestation Francfort sans fourrure, la plus grande manifestation pour les droits des animaux dans les pays germanophones, afin de donner un signal, que la lutte pour la libération est nécessaire et ne s’arrête pas à l’humain !

Les rapports de domination sont liés les uns aux autres, ils sont interdépendants, ils sont structurellement ancrés dans le capitalisme, et c’est structurellement qu’il nous faut combattre ce système, et pas seulement en rester aux symptômes !

Avec le Black Block Total Liberation, il s’agit de construire un contre-pouvoir face aux organes de rpéression de l’Etat, et de nous séparer des partisans régressifs des droits des animaux, qui banalisent et relativisent l’holocauste, participent au culte des célébrités, et considèrent le sexisme comme un moyen de leur propagande – bref, ces gens dévalorisent l’humain, ce qui fait qu’ils peuvent se lier aux fascistes, et ils ne posent en rien une critique générale du système capitaliste, alors que c’est cela dont il doit s’agir en première ligne.

Dehors, dans la rue ! Contre le commerce de la fourrure, la domination et l’exploitation ! Cherchez un groupe affinitaire, venez en noir et informez-vous de comment se protéger de la répression !

Rendez-vous le 7 avril 2012 dans le Black Block Total Liberation, lors de la manifestation Francfort sans fourrure !

Antifasciste, anti-capitaliste, anti-sexiste ! De manière combative, radicale et décidée ! Pour la société libérée !

Antifa Vegan Sud & Collectif antifasciste de libération animale Antispe Aix-la-Chapelle

vegane antifa süd & antifaschistisches tierbefreiungskollektiv (atiko) antispe aachen

http://www.antispeaction.blogsport.de

16:44 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/03/2012

En 2003, à Toulouse, les policiers ne sont pas là pour jouer au foot...


Sarkozy tance le chef de la police toulousaine par rue89

C'était le 3 février 2003, dans une salle du commissariat de Bellefontaine. Sarkozy exécute en direct, sous l'œil des caméras, le directeur de la police et, avec lui, la police de proximité, par un cinglant : « Les policiers ne sont pas là pour jouer au foot ». Le sort de Jean-Pierre Havrin est scellé. C'est par cette scène, relatée par le menu, que débute le livre.

À l'époque, la sortie du ministre de l'Intérieur avait été ressentie comme une profonde injustice. Quelques jours plus tôt, le « Figaro » avait décerné un « bonnet d'âne » à la Ville rose en raison de son très faible taux d'élucidation de 13 %. Jean-Pierre Havrin, qui avait senti venir le coup, défendait, lui, un bilan de la délinquance à la baisse à ce moment-là. Il estimait que la police de proximité portait ses fruits. Surtout, a-t-il révélé par la suite, le ministère de l'Intérieur lui avait dit de préparer une visite consacrée à la prévention. Il s'est donc senti piégé.

 

piqué au tas sur ladepeche.fr - 24/09/2010

 

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23/03/2012

France : Remise en question de la constitutionnalité du fichage ADN

La troisième audience du procès de Xavier Renou pour refus de prélèvement ADN fut la plus courte de toutes. La juge de Senlis a reconnu le caractère pertinent des 4 Questions Prioritaires de Constitutionnalité déposées par le porte-parole du collectif des Désobéissants. Elles seront donc toutes transmises à la Cour de Cassation, afin que celle-ci les transmette à son tour au Conseil Constitutionnel. Là, une audience publique et contradictoire devra être organisée, où sera débattu pour la première fois le fichage génétique des militants, et, au-delà, de l’ensemble de la population.
Aux précédences audiences du procès de la désobéissance civile contre les prélèvements d’ADN, à Senlis, près de Paris, la généticienne Catherine Bourgain (INSERM) avait apporté la preuve du caractère « codant » des segments d’ADN prélevés par la police. Des travaux de recherche récents montrent en effet que le Fichier des Empreintes Génétiques (FNAEG) permet ainsi de connaître les origines géographiques (donc avec une forte probabilité la couleur de peau) et diverses caractéristiques intimes (comme les prédispositions à certaines maladies). Le gouvernement avait pourtant prétendu le contraire. Le rapporteur de la loi de Sécurité intérieure, avait affirmé en 2003 aux députés réunis pour voter cette loi : « Si à partir d’une empreinte génétique inscrite dans le Fnaeg, vous essayez d’obtenir la moindre information sur la personne – état de santé, métabolisme, couleur des cheveux, des yeux, de la peau, etc. – vous ne le pourrez pas, parce que ces empreintes sont non codantes. C’est totalement impossible. »
30.000 Français entrent chaque mois dans le FNAEG. Depuis 2003, plus de 2 millions de Français ont fait l’objet d’un prélèvement ADN, en garde-à-vue (donc alors qu’elles étaient encore présumées innocentes) ou après une condamnation, même bénigne ou strictement politique (de désobéissance civile).

via secours rouge

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Après Toulouse, une question s’impose : ET TARNAC DANS TOUT ÇA ?

Le hasard a fait que j’ai terminé la lecture du livre de David Dufresne, Tarnac Magasin général (Calmann-Lévy), quelques jours avant l’assassinat de militaires français et l’attentat terroriste contre une école privée juive [1].

À l’écoute des informations peu à peu distillées par la presse sur le passé de Mohamed Merah, notamment le fait qu’il a été pendant un temps surveillé et même interrogé par la DCRI, à l’écoute des critiques - y compris guidées par d’immédiats et transparents intérêts politiciens - adressées à cet organisme, issu en 2008 de la fusion entre les Renseignements généraux et la DST, le rapprochement avec l’affaire dite « de Tarnac » s’impose à l’esprit.

Pas « dangereux », Merah, de retour d’Afghanistan et du Pakistan. Mais signalés « dangereux », Julien Coupat et Yildune Levy pour avoir franchi sans passer par un poste de douane la frontière entre le Canada et les USA.

Pas de « moyens » pour détecter l’achat par Merah d’un arsenal de guerre. Des moyens énormes, en hommes (et en femmes), en matériels, et en temps, pour trouver... rien du tout à la ferme du Goutailloux. Rappelons que l’opération façon western à grand spectacle de Tarnac débouchera sur des gardes à vue, des inculpations et des emprisonnements, le tout sous le régime « antiterroriste ».

Certes, et le livre de Dufresne le rappelle dans le détail, l’affaire judiciaire « de Tarnac » intervient comme apothéose d’une farce bâclée, dans laquelle jouent des rôles non négligeables tel gougnafier, marchand de peur, spécialiste autoproclamé de la terreur, et telle godiche politicarde persuadée de laisser son nom sur le livre d’or de la pensée policière.

Pourtant, rien de semblable n’aurait été possible sans l’existence d’un arsenal législatif dit « antiterroriste » - moyen de ce que j’ai désigné comme système de terrorisation démocratique - patiemment fabriqué depuis 1986 (au moins) et dopé, au niveau européen, par les attentats du 11 septembre 2001 [2].

Or force est de constater que de la farce honteuse de Tarnac et des drames de Toulouse, l’« antiterrorisme » a permis la première et s’est montré incapable de prévenir les seconds.

On ne s’étonnera donc pas que M. Sarkozy ait conclu son communiqué de victoire, après la mort de Mohamed Merah, en annonçant... que l’arsenal législatif « antiterroriste » serait, pour la énième fois depuis vingt-cinq [ans], alourdi et renforcé.

Sur le rapprochement entre Tarnac et le cas d’Adlène Hicheur, détenu, et dont le procès aura lieu le 30 mars 2012, on peut trouver l’écho d’une conférence de presse commune des inculpés de Tarnac et des proches d’Hicheur dans cet article de presse.

[1] Il n’aura pas échappé à la sagacité de mon lectorat que je n’évoque pas dans les mêmes termes un acte de guerre - tuer des soldats, même de dos et même hors « théâtre d’opération » comme disent les militaires avec tant de poésie - et le fait de mitrailler des gamins à l’entrée d’une école. Cela ne signifie pas pour autant que j’approuve l’acte de guerre, tant je suis persuadé qu’il est préférable - autant que faire se peut - de laisser une chance aux individus. Beaucoup de jeunes soldats français reviennent d’opération plus que dubitatifs sur les justifications et l’efficacité de la politique militaire française. Les descendre comme des pipes à la foire ne fait que renforcer un esprit de corps militaire et nationaliste.

[2] J’ai au moins un reproche à faire à David Dufresne : pourquoi, dans un gros livre de 486 pages, ne pas consacrer dix lignes à la définition légale, précise, actuelle, de ce qui peut être qualifié « terroriste » ? Le lecteur peut (mais doit) la déduire de plusieurs passages du livre. Or tous les débats autour de mon livre m’ont convaincu que la plupart des gens ignorent l’état actuel du droit français (et européen). Ce fut d’ailleurs, pour une bonne part, le ressort de l’indignation suscitée par l’emprisonnement prolongé de Julien Coupat et la qualification des fait qui lui sont reprochés.

 

 

via http://claudeguillon.internetdown.org

m'sieur Guillon a changé d'attitude depuis Coucou papa !

07:33 | Lien permanent | Commentaires (1) |

La tuerie de Toulouse à l’école Ozar Hatorah est un acte antisémite – n’ergotons pas !

« il s’agit d’un acte bar­bare, à l’inten­tion pro­ba­ble­ment antisé­mite » (Christian Picquet)

 

« Après les meur­tres de Montauban, ceux de Toulouse sem­blent indi­quer une dém­ence raciste des cri­mi­nels. S’il est trop tôt pour en être sûr, il est cer­tain que cela ajou­te­rait l’igno­mi­nie au crime. » (Jean-Luc Mélenchon)

 

C’est avec cons­ter­na­tion que l’on a pu lire les propos de mem­bres du Front de Gauche repro­duits ci-dessus.

 

La tuerie serait « pro­ba­ble­ment antisé­mite » pour Picquet, ces meur­tres « sem­blent indi­quer une dém­ence raciste », pour Mélenchon, encore plus pru­dent que son compère du Front de gauche et qui s’égare sur la piste de la « dém­ence », que cer­tains jour­na­lis­tes avaient déjà invo­quée à propos du tueur fas­ciste norvégien l’été der­nier.

 

Les fas­cis­tes sont des antisé­mites, très secondai­re­ment des « fous ». Plus exac­te­ment, on peut être fas­ciste et fou, fou et fas­ciste, on reste antisé­mite quand on tue des Juifs.

 

Hitler et cer­tains diri­geants du NSDAP étaient sans doute « fous », cela ne fait pas du nazisme une "dém­ence" expli­ca­ble et trai­ta­ble par le biais de la psy­chia­trie, mais un mou­ve­ment poli­ti­que qu’il faut com­bat­tre et éli­miner avec les armes quand il veut impo­ser sa ter­reur.

 

Un homme pénètre dans une rue étr­oite et peu fréquentée, entre dans une école privée juive. Il tire sur des adul­tes et des enfants juifs, les pour­chasse au sein même de l’école, en sachant évid­emment qu’il s’agit d’une école reli­gieuse juive.

 

Et mes­sieurs Picquet et sur­tout Mélenchon hésitent à qua­li­fier ouver­te­ment cet acte d’ « antisé­mite » ?

 

Que leur faut-il de plus ?

 

On com­prend leur volonté res­pec­ta­ble de ne pas récupérer poli­ti­que­ment une tragédie humaine, scru­pu­les que n’ont pas d’autres poli­ti­ciens. Mais on ne com­prend pas du tout cette rétic­ence à appe­ler un chat un chat. Quelles que soient les moti­va­tions poli­ti­ques, ou reli­gieu­ses, du ou des tueurs, il n’y a pas à chi­po­ter, ergo­ter.

 

IL S’AGIT D’UNE TUERIE ANTISEMITE.

 

Y.C. Ni patrie ni fron­tières 19/3/2011

via Même pas peur

 

 

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Le Théorème de la Hoggra – la violence et le mépris

Scénariser, mettre en scène - pour mieux faire comprendre. Et à la recherche historique et au combat politique, adjoindre l’arme de la littérature. Le Théorème de la Hoggra, dernier ouvrage du sociologue Mathieu Rigouste, relève de cette double ambition : il s’agit d’incarner ce que démontrait L’Ennemi Intérieur. De lui donner vie.

« Alors il faut bien se raconter quelques histoires avant de crever. »
.

Des histoires, il en est question au cours de ces presque 240 pages. Elles cheminent, en d’incessants va-et-vient, le long des fissures qui parcourent le fond de la Méditerranée : de l’Europe à l’Afrique, de la France à l’Algérie, de la métropole au département, du moins celui d’avant 1962. Des fissures sans fin, sans fond, dans lesquelles l’auteur n’hésite pas à trimballer sa lampe de spéléo, histoire de mettre à jour la nature intrinsèque de tout bon État démocratique qui se respecte. Une nature qui pourrait se réduire à une seule obsession : le contrôle de sa population, et notamment de sa frange la plus pauvre. Et dans ce registre-là, qui mieux que l’armée pour mener la danse ? Qui mieux que l’armée française lors des fameuses opérations de pacification menées en Algérie de 1954 à 1962 ?

De la doctrine de la guerre révolutionnaire, Mathieu Rigouste a tout dit dans son bouquin L’Ennemi Intérieur1. Dans Le Théorème de la Hoggra2, son dernier ouvrage, il s’agit cette fois de rendre le propos plus fluide, plus accessible, mais aussi de l’incarner à travers le parcours et la destinée de plusieurs personnages, avec comme épicentre géographique, La Mandoline, une cité de Gennevilliers. Il y a Houria, la vieille Algérienne née à Constantine en 1934. Fille d’un mineur militant indépendantiste, sa conscience politique sera définitivement aiguisée lors des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata en 1945. Après avoir été torturée par l’armée française, le FLN l’enverra en France en 1957 «  pour se reconstruire et disparaître ». Il y a Nordin, qui a eu comme pouponnière le bidonville de Nanterre. «  Le nom de son père figurait dans la liste des portés disparus du 17 octobre 1961. Cette nuit-là, il venait d’avoir trois ans, il a commencé à saisir de quel côté de la France il était né. » Travailleur à la chaîne, Nordin participera aux agitations ouvrières des années 1970, dealera de la came avant de renouer avec le combat politique dans les années 1980. À la Brasserie des blés, on croisera le commissaire Maurice Carnot, bourré comme une huître mais beaucoup plus disert que le susdit mollusque. Carnot a fait la bataille d’Alger, «  vitrine de l’excellence française dans le domaine de la contre révolution ». En octobre 1961, le flic a balancé quelques fellouzes dans la Seine. « Certains collègues avaient pris l’habitude de leur faire bouffer une ou deux cigarettes, pour être sûr de les crever. J’ai jamais apprécié ces méthodes mais c’était la guerre  », confiera le poulet éthylique. Quelques pages plus loin, on fera la connaissance de sa fille, Mélanie. L’indocile purge une peine de perpette à la maison d’arrêt pour femmes de Fleury. « Ceux qui m’ont enfermée disent que je suis la fille de Maurice Carnot et de Liliane Schmitt, mais dans la réalité je suis ce qui ne fonctionne pas. » Pute à son compte, Mélanie s’est fait serrer par les condés avant que ces derniers ne la violent lors de sa garde à vue. Fleur bleue, elle a choisi le jour de la Saint Valentin pour rendre à ses amants assermentés la mitraille de leur pièce, «  trois jolies cartouches de fusil de chasse, qu’ils doivent conserver entre les poumons et la gorge ».

De violence il est éminemment question dans ce bouquin puisque de coloniale, la guerre s’est fait sociale. Et donc totale. Le spectre de Rigouste balaie les cinquante dernières années durant lesquelles va fermenter un dispositif sécuritaire qui confine à la paranoïa. D’Alger à Tarnac, en passant par Dakar et Villiers-le-Bel, l’auteur dessine les contours de plus en plus nets d’une mécanique militaro-policière toujours en recherche du dernier ajustement. Aux manettes de cette machine de mort, quelques concepteurs à la botte des 1 % planétaires. Politiques, industriels ou bien hauts-gradés, toujours cyniques, Rigouste les caricature ébauchant et griffonnant le portrait-robot de cet ennemi intérieur tant fantasmé. Tel ce boss du GIGN qui, hésitant entre ultragauche et islamistes, fait ce constat alarmant : «  Les derniers rapports de la SDAT confirment la mise en place de plusieurs réseaux d’autodéfense à travers le pays. C’est pas les révolutionnaires qui embarquent la racaille, comme on croyait. C’est toute la vermine, bougnoules et subversifs confondus qui parle de prendre les armes ! »

Outil éminemment politique, Le Théorème de la Hoggra ne saurait se laisser réduire à un exercice de pur didactisme. Se faisant passeur d’histoires, Rigouste a taillé son verbe pour le béton et le verre de ces zones grises où l’hystérie médiatico-sécuritaire joue à plein. Il n’en fallait pas moins pour donner chair à ces hommes et femmes de peu, à ces silhouettes toujours mouvantes car en dérapage constant sur des lignes de fuites. Fuite devant la norme, fuite devant la génuflexion, fuite au travers les mailles d’un filet qui se tend en fonction des convulsions capitalistes du moment. Des rouages d’une machinerie en rodage permanent naîtront des accès de jubilation. La vengeance est un carburant qui ne connaît pas la crise. La matière est là pour nourrir le polar forcément insurrectionnel : « Le spectacle assimile les rois et les bouffons. Il enivre et rend les pères Ubu assez stupides pour laisser traîner la lame que le peuple leur plongera dans la couenne. »
Rigouste fait ainsi un pari, et mise tout sur des épaules soudain lasses de tenir les murs. De clinique, sa phraséologie devient incantatoire. Peut-être de quoi en rebuter certains. Quant aux autres, celles et ceux pour qui résignation rime avec suicide quotidien, la brèche est là qui fait béance. C’est le grand soir des calendes grecques qui précipite soudain son agenda. Sous nos yeux, l’écrivain se fait stratège et scénarise le retournement. Comme si les vieilles cendres n’avaient jamais été froides, et les brasiers prêts à repartir. Finalement il n’aura fallu qu’un souffle. Celui du vent qui se lève. Ou celui d’un larsen prêt à irriguer les fièvres.

.

«  Au départ des courts-circuits, au croisement des contraires,
Au carrefour des massacres, au point d’impact des colères,
À contre-courant envers et contre toutes les muselières,
À la périphérie des genres, au cœur des poudrières.
 »
(L’Angle Mort - Zone Libre vs Casey & Hamé)


L'ANGLE MORT - Zone Libre VS Casey Hamé/La... par elmadj

via article 11

07:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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