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05/04/2012

squat 69 : "Un compromis avec la Ville vient d’être trouvé"...

Ce que Strasbourg fait de son patrimoine immobilier vacant

 

Le n° 69 de la Carpe-Haute était inhabité depuis un an et demi avant l'arrivée des six occupants. (photo L.D)

Depuis l’automne 2011, six jeunes âgés de 20 à 23 ans occupent illégalement le numéro 69 de la rue de la Carpe-Haute à la Robertsau. Ce logement appartient à la Ville, géré par le bailleur social Habitation Moderne. Le « squat du 69 » est sous le couperet d’un mandat d’expulsion depuis le 26 mars. Retour sur cette affaire, qui interroge sur ce que fait la commune de son patrimoine immobilier vacant.

 

Ils l’ont cherché leur squat et ils l’ont déniché au bout d’une longue rue calme de la Robertsau, à proximité d’un terrain de sport et de petits jardinets. Les six occupants, dont trois étudiants, se renseignent alors auprès du cadastre, car ils souhaitent intégrer un lieu qui appartient à la collectivité. C’est le cas pour cette maison qu’ils occupent donc depuis octobre. Aux dires des habitants, leur projet pour ce squat se fonderait sur « l’envie de remplir un lieu vide et partager une expérience collective ».

La visée sociale ou culturelle, portée dans certains projets d’ouverture de squats, n’est pas clairement établie pour celui du 69 (à la différence, par exemple, de la Maison Mimir et la conclusion d’un bail emphytéotique de 20 ans, acté lors du conseil municipal de février dernier). Changement des barillets, ouverture du compteur électrique, inscription des noms au gros feutre noir sur la boîte aux lettres,  la bande trouve son rythme de vie, jusqu’à ce qu’une société d’élagage repère sa présence en janvier. Les jeunes ne veulent pas quitter les lieux : le bailleur social Habitation Moderne dépose une plainte.

Les habitants ont décoré les murs de leur squat avec les citations évoquées lors de leur jugement. (photo L.D)

Le 17 février, le tribunal ordonne une expulsion après le 26 mars, le paiement d’une astreinte provisoire de 1000€ par jour de retard et une amende de 100€ par habitant.

Les occupants expriment alors leur souhait de dialoguer avec Philippe Bies, adjoint au maire en charge du logement et vice-président de la CUS, et se rapprochent de Paul Meyer, conseiller municipal, délégué à la vie étudiante. Dans une lettre adressée au Préfet de région, Pierre-Etienne Bisch, les habitants invoquent l’argument de la poursuite de leur année universitaire pour demander un délai d’occupation des lieux. Un compromis avec la Ville vient d’être trouvé. Les squatteurs s’engagent à quitter les lieux d’ici le 15 juin. D’ici là, il ne sera pas fait usage de la force publique.

 

piqué au tas sur rue 89

05:27 | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

Moi ca me m'énerve les sales profiteurs.

Écrit par : profiiiite | 05/04/2012

Les commentaires sont fermés.

 
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