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30/04/2012

[Brochure] Mauvaises intentions #3 autour du procès antiterroriste de mai 2012

via http://cestdejatoutdesuite

Il nous importe de partager des expériences et de construire un discours
collectif et une solidarité la plus large possible face à la répression.
Partager ses expériences, c’est aussi tenter de comprendre et d’expliquer
certaines limites de l’antirépression qui reste un moment auquel il est
difficile d’échapper.

Recueil de textes- avril 2012
contact : solidaritesinculpes [a] riseup.net
soutien financier : billet ou chèque à l’ordre de « Les » à envoyer à
Mauvaises Intentions, 21 ter rue Voltaire 75011 Paris

Infokiosques.net, pour sa part, propose le DOSSIER « Mauvaises Intentions«
, où se trouvent archivés – de la manière la plus exhaustive possible –
les textes, analyses, comptes-rendus d’actions glanés sur les sites
d’informations « alternatifs »…

SOMMAIRE

1/ Introduction

2/ Rappel des faits
- chronologie rapide
- révoltes du « CPE ». La solidarité continue ! +
- extraits de la procédure antiterroriste +

3/ Antirépression & luttes sociales
- un pavé dans les rouages +
- travail, prison, travail +
- solidarité ! +
- danse avec l’état +
- contribution aux discussions sur la répression antiterroriste +
- briser ses liens… +

4/ Temps judiciaire et techniques policières
- garde à vue : manuel de survie en garde à vue +
- taule : texte d’un prisonnier du mitard de Bois d’Arcy +
- taule : lettre de Frank depuis la prison de La Santé +
- contrôle judiciaire : la prison à la maison +
- contrôle judiciaire : depuis notre chez nous carcéral +
- expertise psy : lettre à un expert psychiatre +
- adn : sur l’ADN – du sang, de la chique et du mollard +
- enquête : analyse d’un dossier d’instruction antiterroriste +
- antiterrorisme : face à l’outil antiterroriste +

5/ Solidarité
- actions de solidarité
- caisses et collectifs de solidarité
- émissions de radio anticarcérales

INTRODUCTION :
Prélude en M.I. [1] bémol

Nous voilà repartis pour le même cirque électoral qu’il y a cinq ans ;
avec, en prime, du 14 au 22 mai 2012, le procès concernant 6 camarades
désignés comme appartenant à la « mouvance anarcho-autonome francilienne »
et interpellés en 2008. Les médias et le pouvoir avaient alors brandi
l’épouvantail anarcho-autonome, les accusant, entre autre, d’avoir pris
part à l’agitation qui avait eu lieu après l’élection de Sarkozy en 2007.
Hasard du calendrier, longueur de l’instruction, volonté politique ?
Toujours est-il qu’à cette occasion, il nous a semblé important de
réaliser un nouveau recueil de certains des textes qui nous ont
accompagnés dans nos réflexions ces dernières années. Depuis le début de
ces affaires, nous avons choisi d’en parler dans le cadre de leur contexte
politique et social (lutte dans les centres de rétention, élections
présidentielles, mouvement CPE), persuadés qu’elles révélaient une réalité
politique plus large. Il nous paraît nécessaire de diffuser le plus
possible ce que nous avons compris des techniques policières et
judiciaires car nous sommes convaincus que c’est en partageant des
informations, des expériences, que nous pouvons être plus forts dans ces
moments là, que ce n’est pas une affaire privée entre des individus et
l’État.
Cette période nous a fait réfléchir sur l’antirépression et nous avions
envie de partager quelques impressions et analyses afin d’élargir la
discussion sur ce sujet toujours sensible.

Après quatre ans d’instruction, trois ordonnances de renvoi et autant de «
réouvertures » du dossier, la procédure est enfin close. Chaque fois, on
s’est dit qu’on touchait à la fin, puis, chaque fois on était renvoyé à ce
temps qui s’étale, qui semble ne pas avoir de fin. Le temps de la justice
est un temps qu’on ne maîtrise pas. Il peut être court, comme lors des
mouvements sociaux ou révoltes où l’Etat veut faire des exemples en
réprimant fortement et rapidement avec les comparutions immédiates. Il
peut aussi s’éterniser, comme pour cette affaire, ce qui provoque une
grande distance temporelle entre les actes reprochés et leur contexte et
donc une difficulté à les inscrire dans un réel qui semble loin. C’est un
temps long qui concerne non seulement les mois de prison pour les
inculpés, mais aussi toutes les arrestations, les surveillances policières
liées à l’enquête, les contrôles judiciaires, les interrogatoires avec le
juge d’instruction, les demandes d’aménagement de contrôles… Il comprend
aussi l’antirépression, les heures passées avec les avocats, les parloirs,
la recherche de thune, la publicisation des nouvelles de l’affaire, les
actions de solidarité… Tout ce temps passé qui change entièrement le
quotidien des mis en examen et de leurs proches, est imposé par l’État. La
répression crée une forme d’immobilisation, d’attente qui se prolonge et
dont on ne connaît pas la fin. L’issue du procès pourrait amener à des
peines de prison supplémentaires, des « mises à l’épreuve » qui perdurent.
Et si on va au-delà, le temps judiciaire comprend même les fichages liés à
la peine, les marqueurs (ADN, casier, sursis…) qui te suivent et les «
récidives » qui s’ensuivent. En fait, la punition se mesure toujours en
temps : temps passé depuis le début de la procédure, auquel s’ajoutera le
nombre total de mois ou d’années au moment du verdict.
S’extraire du temps judiciaire ou dépasser le « calendrier » du pouvoir ne
dépend pas de notre volonté. Par exemple, quand tu es en cavale, tu fuis
l’arrestation mais restes soumis à son éventualité, qui régit en grande
partie ton quotidien. Et, même à un niveau collectif, il est difficile
d’échapper à ce calendrier, l’antirépression suit la répression.

On peut constater que les marges de manœuvre et le cadre de la légalité
vont en se restreignant dans les luttes (utilisation de l’outil
antiterroriste, réquisitions policières de travailleurs en grève,
multiplication des garde-à-vue…). Pour autant, il ne s’agit pas de
s’indigner de la « criminalisation des mouvements sociaux » mais de penser
cette répression dans un contexte plus large. En temps de crise, tous les
rapports sociaux se durcissent et la répression s’alourdit pour tous,
qu’elle frappe pour des actes de survie quotidienne, des actions
militantes… Elle est une réponse de l’État à toute attaque dirigée contre
lui ou ce qu’il protège, un moyen de maintenir l’ordre et de garantir la
pérennité du système. Si la répression est à considérer comme un mécanisme
général touchant une large partie de la société, elle n’en est pas moins
adaptée aux différents groupes et milieux sociaux qu’elle touche, aux
différents actes qu’elle cible. Elle n’est pas la même quand elle
s’attaque aux sans-papiers, aux dealers ou aux militants. Les séparations
qui existent dans la société sont reproduites et cristallisées dans la
répression par un traitement différent, un arsenal judiciaire et policier
particulier.
Le procès qui aura lieu en mai, est, comme d’autres affaires [2], le
résultat d’une de ces formes de répression particulière. Ces affaires sont
inscrites par l’État à l’actif de ce qu’il appelle la « mouvance
anarcho-autonome ». Même s’il s’agit effectivement d’attaquer des
mauvaises intentions [3], cette répression ne peut s’effectuer qu’autour
d’une compilation d’actes qui permet de punir certaines pratiques, de
ficher un grand nombre de personnes et surtout de donner un cadre, une
existence judiciaire et policière à la mouvance. L’acharnement de la
répression à définir la « mouvance anarcho-autonome » lui donne une
réalité publique et constituée dont il n’y a pas lieu de se revendiquer.
Malgré tout on ne peut pas nier la pré-existence d’une mouvance ou d’un
milieu se retrouvant autour d’idées révolutionnaires et de pratiques
autonomes vis-à-vis des organisations politiques institutionnelles.
Cette répression polarise l’attention sur l’identité des «
anarcho-autonomes ». Elle crée un double phénomène, poussant les individus
à questionner cette identité et trop souvent à s’y référer alors même que
cette identité les enferme dans les catégories du pouvoir. La complexité
de ce phénomène tient à ce que la répression plonge l’individu ou le
groupe dans un rapport binaire de bras de fer, et de face à face avec
l’État (parfois fantasmé comme un rapport de force), l’isole dans sa
situation, dans une confrontation qui ne peut pas avoir d’issue en
elle-même.
Pour s’organiser collectivement contre la répression, il est nécessaire de
s’armer de patience et d’outils de solidarité (caisse de soutien, aides
juridiques, partages des expériences). Mais l’antirépression, comme moment
de lutte à part, séparé, au-delà de l’auto-défense élémentaire, a lieu
dans un moment de faiblesse. Parvenir à dépasser ce moment, à le lier à
d’autres types de répression, ou à des luttes en cours est très compliqué.
Le rôle même de la répression étant de cibler et d’isoler, il est
difficile de construire une offensive ou un rapport de force à partir de
cette question. A travers une analyse de la société de classe, on peut
théoriquement faire le lien entre toutes les répressions mais il ne suffit
pas de nier les séparations ou de mettre en avant leur absurdité pour les
déconstruire. Il ne s’agit pas de créer une échelle de légitimité ou de
pertinence des différentes réactions à la répression mais plutôt de
réussir à appréhender une forme de reproduction des séparations ou
d’enfermement que peut produire l’antirépression. Il ne s’agit pas non
plus d’envisager un mutisme passif qui pourrait s’apparenter à
l’intégration complète de l’isolement et de la peur produits par la
répression.
La répression enferme souvent les gens « figés » par l’Etat dans une
identité (comme celle de « la mouvance anarcho-autonome »), enferme
souvent dans une alternative entre la volonté de défendre des pratiques,
en elles-mêmes et coûte que coûte, et celle de s’en démarquer à tout prix.
Le jeu de la répression pousse les individus à se positionner en termes
d’association ou de dissociation, on ne s’autorise plus à remettre en
cause, à questionner la pertinence des actes dont les personnes sont
accusées. De la même manière, la discussion sur les pratiques et les
actions mises en place dans l’antirépression est souvent évacuée.

Nous l’avons dit, il nous importe de partager des expériences et de
construire un discours collectif et une solidarité la plus large possible
face à la répression. Partager ses expériences, c’est aussi tenter de
comprendre et d’expliquer certaines limites de l’antirépression qui reste
un moment auquel il est difficile d’échapper.

[1] Mauvaises Intentions

[2] Affaires de Tarnac, Labège, Chambéry, etc.

[3] « La haine de l’état bourgeois et de ses appareils »


http://cestdejatoutdesuite.noblogs.org/2012/04/27/brochur...


05:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/04/2012

Conférence/débat. La politique de la peur, avec Serge Quadruppani

 

11:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/04/2012

Rocker Horror Picture Show III


L’Institut für Syndikalismusforschung (Institut de recherche sur le syndicalisme révolutionnaire) fait appel à la solidarité pour réunir les 2247,03 euros qu’il doit verser, à titre de frais de procédure, à Heiner Becker. On sait que ledit Institut – nom légèrement pompeux d’un petit groupe d’historiens non académiques allemands, de tendance anarcho-syndicaliste – avait été traîné en justice pour avoir mis en ligne/publié des textes de Rudolf Rocker (et de Milly Witkop-Rocker), sans l’autorisation de celui qui se dit investi de tous les droits sur l’œuvre des Rocker… jusqu’en 2029.

Folkert Mohrhof
Kontonummer: 2002314600
BLZ: 43060967
GLS Bank Bochum
IBAN: DE64430609672002314600
BIC: GENODEM1GLS

Kennwort: Soli Syfo

Ça ne nous fait plus rire.

(Milly et Rudolf, dans un parc de Berlin, vers la fin des années 20)

 

via RGZ

http://raumgegenzement.blogsport.de/2012/04/22/rocker-horror-picture-show-iii/

19:54 | Lien permanent | Commentaires (1) |

No Border / STOCKHOLM - 17 juin au 24 juin 2012

08:43 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Anarchy dans l'Union Européenne - Europol - manif au Kreuzberg à Berlin à 17h

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Dissolution des services secrets et de la police – Anarchisme dans l´UE !

 

Selon un pro­to­co­le du grou­pe­ment « Ter­ro­ris­me » du Con­seil de l´UE l´agence po­li­cière européenne EU­RO­POL or­ga­nise une conférence sur l´An­ar­chis­me le 24/25 Avril qui pro­ba­ble­ment aura lieu au site d´EU­RO­POL à Le Hague. Selon des re­ports dans les me­di­as, il y aura un exposé de la délégati­on ita­li­en­ne sur les ac­tivités de la „Fe­dera­zio­ne An­archi­ca In­for­ma­le“ (F.A.I.) et la conférence va trai­ter des ac­tivités cont­re « l´in­fra­struc­tu­re fer­ro­viai­re » et le « réseau No Bor­der ».

 

« L´in­fra­struc­tu­re fer­ro­viai­re »

Très con­formément à la po­li­tique européenne le véri­ta­ble con­tent de la conférence et ce qui les or­ga­ni­sa­teurs in­ten­tent reste dans l´ob­scu­rité. De quel­les cam­pa­gnes est-​ce qu´on parle – on est tenté de cro­ire qu´il s´agit des pro­tes­tes cont­re l´ « in­fra­struc­tu­re fer­ro­viai­re » Stutt­gart 21 ainsi que cont­re le pro­jet d´une liai­son fer­ro­viai­re á gran­de vi­tes­se « Treno ad Alta Ve­lo­cità » (TAV) de Turin à Lyon. Les po­pu­la­ti­ons lo­ca­les s´op­po­sent énormément cont­re ces deux pro­jets – et na­tu­rel­le­ment des mou­ve­ments de gau­che de l´Ita­lie et de l´Al­le­ma­gne sup­port­ent la résis­tan­ce. Le gou­ver­ne­ment al­le­mand parle dans ce con­tex­te de « l´ex­tre­mis­me et ter­ro­ris­me de gau­che » et leurs préten­du­es « at­taques au trans­ports fer­ro­viai­res ». On peut présumer donc que la conférence d´ EU­RO­POL vise à se fo­ca­li­ser sur la résis­tan­ce légi­ti­me cont­re des gros pro­jets ab­sur­des ou des tech­no­lo­gies dan­ge­reu­ses. Ceci con­vi­ent à la po­li­tique du gou­ver­ne­ment ita­li­en­ne et sa po­li­ce qui préten­dait récem­ment que les pro­tes­tants se­rai­ent prêts à ris­quer des décès et dev­rai­ent être clas­si­fié comme « ter­ro­ris­tes ». Pour­tant c´était la po­li­ce ita­li­en­ne qui fai­sait tom­ber un grim­peur d´une gran­de hau­t­eur et ainsi le fai­sait subir de gra­ves bles­su­res.

« 96 an­ar­chis­tes » et le « Réseau No Bor­der »

Selon le gou­ver­ne­ment al­le­mand on fait aussi un thème de di­s­cus­sion à la conférence les ac­tivités du « réseau No Bor­der ». Ici aussi, ce n´est pas clair dans quel­le me­su­re le réseau doit être de la compétence d´ EU­RO­POL. De­puis les années 90 les grou­pes so­li­dai­res avec des mi­grants or­ga­nis­ent régulière­ment des ma­ni­fe­sta­ti­ons, camps et cam­pa­gnes par-​des­sus les fron­tières. Cette année ils se prépar­ent pour pro­tes­ter sur la Médi­ter­ranée cont­re la vio­lence in­hu­mai­ne et sou­vent mor­tel­le de l´agence européenne de contrôle des fron­tières FRON­TEX et ils ont pour de­vi­se « Boats for peop­le ». Les ca­va­liers de la forter­es­se Eu­ro­pe évi­dem­ment in­ter­prètent la so­li­da­rité so­li­de avec les re­fu­giés comme « ter­ro­ris­me ». Mais peut-être on se réfère aux événe­ments sur le No Bor­der Camp à Bru­xel­les en 2010 : Avec une ac­tion sans précédent la po­li­ce belge ten­tai­ent d´empêcher les gens de quit­ter le camp pour par­ti­ci­per à une ma­ni­fe­sta­ti­on syn­di­ca­le in­ter­na­tio­na­le. Pro­ba­ble­ment l´in­di­ca­teur Simon Brom­ma en as­sis­tait qui avait trans­mis ses « con­nais­sances » chaque jour à l´of­fice de la po­li­ce cri­mi­nel­le des Län­der (LKA) à Stutt­gart et qui était démasqué plus tard. C´est pos­si­ble que de faus­ses in­for­ma­ti­ons par­venaient en­sui­te aux au­to­rités bel­ges et con­du­i­sai­ent à l´ar­re­sta­ti­on de « 96 an­ar­chis­tes », comme le rap­por­tait à l´époque un por­te-​pa­ro­le de la po­li­ce sans don­ner des ex­pli­ca­ti­ons. Les mi­li­tants ni avai­ent des ob­jets in­terdits chez soi ni fai­sai­ent-​ils des ac­tions cri­mi­nel­les donc on conçoit aisément qu´ils so­i­ent été arrêtés seu­le­ment à cause d´un es­prit « An­ar­chis­te ».

G8, OTAN et les « Eu­ro-​An­ar­chis­tes »

Aussi le chef de l´of­fice fédéral de la po­li­ce cri­mi­nel­le (BKA) a mis les mi­li­tants de gau­che et un prétendu « An­ar­chis­me » com­ba­tif au même rang. En jan­vier de l´année dernière, on a de­mandé Jörg Ziercke du comité intéri­eu­re al­le­mand du Bun­des­tag pour­quoi son ser­vice échan­ge abon­dam­ment des agents secrets avec la Gran­de-​Bre­ta­gne. Ziercke a ju­s­ti­fié l´in­fil­tra­ti­on éta­tique des mo­bi­li­sa­ti­ons cont­re le som­met G8 en 2007 et le som­met OTAN en 2009 par une préten­due « européisa­ti­on du mi­lieu des an­ar­chis­tes » à la Grèce, l´Es­pa­gne, Gran­de-​Bre­ta­gne, Fran­ce, Da­ne­mark et l´Al­le­ma­gne. Plus tard, le gou­ver­ne­ment al­le­mand a précisé sa ju­s­ti­fi­ca­ti­on de l´échan­ge des in­di­ca­teurs à l´oc­ca­si­on des pro­tes­tes cont­re les som­mets par l´ « envoi trans­fron­ta­lier des lettres piégées ». Le chef du BKA par cont­re a déclaré l´in­ter­ven­ti­on des in­di­ca­teurs bri­tan­ni­ques à Hei­li­gen­damm comme ac­tion cont­re des « Eu­ro-​An­ar­chis­tes » et des « gau­chis­tes com­ba­tifs et ter­ro­ris­tes ». Jusqu´alors, le terme « Eu­ro-​An­ar­chis­te » n´était pas uti­lisé dans les pays ger­ma­no­pho­nes. Ent­re-​temps on at­tes­te même le parti libéral bour­geois des Pi­ra­tes une « at­ti­tu­de of­fen­si­ve cont­re l´État » et qua­li­fie leurs con­cepts sur beau­coup de su­jets d´être « an­ar­chis­te ».

« Cri­mi­na­lité or­ga­nisée et ter­ro­ris­me »

Les ser­vices secrets de l´UE Sit Cen, aussi, est sur la piste du « phénomène de l´An­ar­chis­me » : En oc­tob­re, les ser­vices ont dressé une « éva­lua­ti­on de la si­tua­ti­on » (« si­tua­ti­on as­sess­ment ») à laquel­le le BKA aussi avait donné sa cont­ri­bu­ti­on. EU­RO­POL soi-même pu­blie chaque année les con­stats entrés dans le « Ter­ro­rism Si­tua­ti­on and Trend Re­port » (TE-​SAT) TE-​SAT 2010 titulé « An­ti­ca­pi­ta­lis­me, an­ti­mi­li­ta­ris­me, an­ti­fa­scis­me et la cam­pa­gne No Bor­der » donne des rap­ports re­la­tifs aux su­jets fa­vo­risés par des « An­ar­chis­tes extrémis­tes » ba­sant sur des in­for­ma­ti­ons de l´Al­le­ma­gne, la Suède, la Répu­bli­que tchèque et de la Gran­de-​Bre­ta­gne. Il n´y est de­venu évi­dent que récem­ment que EU­RO­POL aussi ob­ser­ve des in­itia­ti­ves des mi­li­tants éco­lo­gi­ques et des défen­seurs des droits des ani­maux. En se ba­sant sur ces in­for­ma­ti­ons EU­RO­POL or­ga­nise régulière­ment des conféren­ces sur le prétendu « extrémisme de droits des ani­maux ». Les ob­ser­va­tions dans le con­tex­te du « ter­ro­ris­me » et « extrémisme » sont classées chez EU­RO­POL dans le fi­chier de tra­vail à des fins d´ana­ly­se (AWF) « Dol­phin » qui peut par­ti­el­le­ment con­tenir des véri­ta­bles dos­siers sur des per­son­nes, ob­jets ou dérou­le­ment des faits. Selon le gou­ver­ne­ment al­le­mand la conférence sur « l´An­ar­chis­me » aura lieu le 25 Avril 2012 dans le cadre d´une in­vi­ta­ti­on des 20 États mem­bres de l´ AWF « Dol­phin ». Ce n´est seu­le­ment parce qu´ils sont sur les lis­tes des dos­siers « Dol­phin » que les mi­li­tants po­li­ti­ques sont cri­mi­na­lisés. A par­tir de mai, les nom­breu­ses les fi­chiers de tra­vail à des fins d´ana­ly­se doiv­ent être re­mo­delé et géré sous les mots-​clés « cri­mi­na­lité or­ga­nisée » et « ter­ro­ris­me ».

Quand les ri­ver­ains et les an­ar­chis­tes de­vi­en­nent un « ris­que de lo­ca­li­sa­ti­on »

L « An­ar­chis­me » ou des préten­dus « Eu­ro-​An­ar­chis­tes » de­vi­en­nent de plus en plus le terme générique dési­gnant un en­ga­ge­ment po­li­tique déplais­an­te, in­ter­na­tio­na­le et gau­chis­te. L´An­ar­chis­me est néan­mo­ins une po­si­ti­on po­li­tique que re­fu­se le règne des hu­mains par des hu­mains et toute façon d´hiérar­chie comme une sorte d´op­pres­si­on de la li­berté in­di­vi­du­el­le et collec­tive. Une telle po­si­ti­on que parie à la li­berté, l´au­to­no­mie, l´égalité et l ´épanouis­se­ment des in­di­vi­dus et que de­man­de la façon so­li­dai­re de s´y prend­re n´est pas « ter­ro­ris­me ». La cri­mi­na­li­sa­ti­on de la résis­tan­ce légi­ti­me cont­re les « in­fra­struc­tu­res fer­ro­viai­res » ou des « trans­ports fer­ro­viai­res », les ac­tivités meur­trières de FRON­TEX ainsi que la dif­fa­ma­ti­on idéolo­gi­que de l´An­ar­chis­me sont les rai­sons pour­quoi les gens se met­tent en colère. La ten­ta­ti­ve du mi­nist­re de l´intérieur à Ber­lin de cri­mi­na­li­ser les pro­tes­tes des ri­ver­ains cont­re des aug­men­ta­ti­ons de loyer (comme récem­ment cont­re le BMW Gug­gen­heim Lab) – par ap­pe­ler les pro­tes­tants des « gau­chis­tes bordéli­ques » et par­ler des « ris­ques de lo­ca­li­sa­ti­on » – laisse voir une autre fois l´anxiété des gou­ver­nants de la résis­tan­ce des op­po­sants. Le 25 Avril 17:00 heu­res nous al­lons nous mett­re en route vers le BKA à Ber­lin-​Trep­tow pour ex­pri­mer clai­re­ment notre mécon­ten­te­ment à l´égard de la conférence sur « l´An­ar­chis­me » d´ EU­RO­POL, du ra­cis­me quo­ti­di­en en Eu­ro­pe ainsi que de l´équa­ti­on de l´An­ar­chis­me et l´ac­tivis­me de gau­che avec « ter­ro­ris­me ». D´ail­leurs, la route de la ma­ni­fe­sta­ti­on nous per­mett­ra de nous adres­ser vers les re­struc­tu­ra­ti­ons ur­bai­nes ca­pi­ta­lis­tes écœur­an­tes et les manœuvres d´in­ti­mi­da­ti­on des agen­ces répres­si­ves de Ber­lin préala­ble­ment au 1 mai.

C´est le système qui est cri­mi­nel – pas la résis­tan­ce !



Out of Con­trol Ber­lin

Ma­ni­fe­sta­ti­on | 25 Avril | 17:00 heu­res | U-Bhf Schle­si­sches Tor | Ber­lin-​Kreuz­berg

via http://nantes.indymedia.org

Anarchy in the EU

 

Geheimdienste und Polizeien auflösen – Anarchy in the EU!

Demonstration

25.4. | 17 Uhr | U-Bhf Schlesisches Tor | Berlin-Kreuzberg

Info-Veranstaltung

23.4. | 21 Uhr | Kadterschmiede/Rigaer94 | Berlin-Friedrichshain

Laut einem Protokoll der EU-Ratsarbeitsgruppe „Terrorismus“ organisiert die europäische Polizeiagentur EUROPOL am 24./25. April 2012 in Den Haag eine Konferenz zu Anarchismus. Den spärlichen Informationen zufolge ist davon auszugehen, dass diese Konferenz ein weiterer Schritt zur umfassenden Repression gegen soziale Bewegungen wie dem Anti-Atom-Widerstand, den Kämpfen gegen die Hochgeschwindigkeitsverbindung „Treno ad Alta Velocità“ (TAV) von Turin ins französische Lyon sowie Menschenrechts- und Flüchtlingsgruppen ist.

Der legitime Widerstand gegen sinnlose Großprojekte, gefährliche Technologien und gesellschaftliche Missstände soll unter den Stichpunkten „Schiennetzwerke“, „No-Border-Netzwerk“ und explizit auch der „Federazione Anarchica Informale (F.A.I.)“ mit der Konferenz in den Fokus konservativer Sicherheitsfanatiker rücken. Dies würde zur Politik der Regierungen und ihrer Polizeien passen, die immer wieder behaupten, Demonstrant_innen würden Tote in Kauf nehmen und seien als „terroristisch“ einzustufen. Demgegenüber sind es immer wieder sie selbst, die bei Demonstrationen mit Waffengewalt und Terrormethoden das Leben von engagierten Menschen gefährden. Jüngste Beispiele sind der No-TAV-Aktivist „Luca“, der durch eine Aktion der Polizei lebensbedrohlich aus großer Höhe abstürzte oder der junge Mann, der beim spanischen Generalstreik gegen die kapitalistische Krisenpolitik von den Bullen ein Gummigeschoss in den Kopf gejagt bekam.

Auch das BKA setzt linken Aktivismus mit einem angeblichen militanten „Anarchismus“ gleich. Mit Phrasen wie der „Europäisierung der Anarchoszene“ werden Spitzelmethoden und offene Repression gerechtfertigt. Aktivist_innen bei Castortransporten oder No-Border-Camps werden öffentlich durch Kampfbegriffe wie „Euroanarchisten“ und „militante Linksextremisten und –terroristen“ diffamiert.

Ebenso beschäftigt sich der EU-Geheimdienst SitCen mit dem „Phänomen ’Anarchismus’“. Im Oktober 2011 hatte der Dienst ein „Situation Assessment“ erstellt, für das auch das deutsche Bundesamt für Verfassungsschutz einen Beitrag lieferte. Bei EUROPOL werden einlaufende Erkenntnisse im jährlichen „Terrorism Situation and Trend Report“ veröffentlicht. Zu den von „anarchist extremists“ unterstützten Themen zählen demnach „anti-capitalism, anti-militarism, anti-fascism and the ’No Borders’ campaign“.

Die Beobachtungen zu „Terrorismus“ und „Extremismus“ werden bei EUROPOL in der weitgehenden Analysearbeitsdatei (AWF) „Dolphin“ abgelegt, die teilweise regelrechte Dossiers über Personen, Objekte oder Tathergänge enthalten kann. Laut Bundesregierung findet das Treffen zu „Anarchismus“ am 25.04. im Rahmen einer Einladung an die 20 Mitgliedsstaaten der AWF „Dolphin“ statt. Nicht nur durch die Listung in den „Dolphin“-Dossiers werden politische Aktivist_innen kriminalisiert. Im Mai sollen die zahlreichen AWFs neu strukturiert und fortan unter den beiden Schlagworten „Organisierte Kriminalität“ und „Terrorismus“ geführt werden.

„Euro-Anarchismus“ ist zum Sammelbegriff von politisch unliebsamem internationalen, linken Engagement geworden. Anarchismus ist indes eine politische Einstellung, die Herrschaft von Menschen über Menschen und jede Art von Hierarchie als Form der Unterdrückung von individueller und kollektiver Freiheit ablehnt. Eine solche auf Freiheit, Selbstbestimmung, Gleichberechtigung sowie Selbstverwirklichung der Individuen setzende und einen solidarischen Umgang der Menschen miteinander einfordernde Haltung müsste bei einem freiheitlichen Projekt, das die EU ja angeblich sein soll, eigentlich auf Respekt stoßen.
Die Kriminalisierung des legitimen Widerstands gegen „Schienennetzwerke” oder „Zugtransporte”, die mörderischen Aktivitäten von FRONTEX sowie die ideologisch-motivierte Diffamierung des Anarchismus sehen wir daher als Resultat der Unvereinbarkeit von Staat und Freiheit.

Out of Control Berlin

Gegen die EUROPOL-Konferenz gibt es eine Demonstration zum “Gemeinsamen Terrorismusabwehrzentrum des BKA”: Kriminell ist das System – nicht der Widerstand!
 

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 Relire : http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2011/01/28/europo...

et : http://signalfire.org/?p=9658&utm_source=twitterfeed&...

 

 

08:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/04/2012

Le Printemps de la Nouvelle Droite... à combattre !

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"On est la Nouvelle Droite" Gilbert Collard - 22/04/2012 sur France 2

20:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/04/2012

Concert de soutien aux prisonniers de Villiers-le-Bel et au collectif Vies Volées

http://www.demosphere.eu/files/docs/vengeance_d_etat.png

19:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Les élucubrations d'Europol et de la DCRI autour de l'affaire Merah...

Lutte contre le terrorisme : à la lumière de l'affaire Merah

Fanny Bussac, magistrate spécialisée dans la lutte antiterroriste (à gauche) était lundi l'invitée de Lille2 avec Gilles de Kerchove (à droite).Fanny Bussac, magistrate spécialisée dans la lutte antiterroriste (à gauche) était lundi l'invitée de Lille2 avec Gilles de Kerchove (à droite).

À Lille 2, des étudiants ont réuni le directeur adjoint d'Europol, le coordinateur de la lutte contre le terrorisme de l'Union européenne, et la magistrate chargée de l'affaire Mohamed Merah. Débat instructif.

Exercice pratique de haute volée lundi soir pour des étudiants en Master 1 du droit international et européen : à l'initiative de leur professeur, Patrick Meunier, ils ont réussi à inviter sur le même plateau Michel Quillé, directeur adjoint (département des opérations) d'Europol, Gilles de Kerchove, coordinateur de la lutte contre le terrorisme de l'Union européenne et Fanny Bussac : cette dernière, vice-procureur à la section antiterroriste et aux atteintes à la sûreté de l'État auprès du Parquet de Paris, a été en charge du dossier Mohamed Merah au tout début de l'affaire.
Autant dire que sa seule présence dans l'enceinte de la faculté de droit était de nature à attirer ceux et celles avides d'en savoir un peu plus sur une affaire désormais à l'instruction.

 

Risque d'actes « isolés »


Avant cela, Gilles De Kerchove avait expliqué combien le dossier Merah, comme celui du tueur Norvégien Breivik, montrent « l'importance de la prévention et de ne pas faire que du répressif ». Michel Quillé, pour Europol, évoquant lui le rapport 2012 de l'agence européenne - créée pour soutenir les États membres de l'UE dans la lutte contre le crime organisé et le terrorisme - qui met en avant « le risque » de v oir se développer des « actes émanant d'individus isolés ». Constat étrangement prémonitoire quand on connaît la suite.


La suite, c'est Fabienne Bussac, une magistrate propulsée bien malgré elle sous les feux de l'actualité à cause de l'affaire Merah, qui la raconte. Elle évoque la piste des adresses IP permettant l'identification des ordinateurs, « au début des investigations, on en avait plusieurs. On a cherché » . Cherché et trouvé d'autres adresses IP connectées à l'ordinateur de Mohamed Merah depuis la Belgique et l'Espagne. La convention du 29 mai 2000, qui a mis en place l'entraide judiciaire pénale entre les États membres de l'Union européenne, a facilité les « échanges d'informations » , dans l'affaire Merah comme pour d'autres dossiers. « Une révolution, cette convention », témoigne la magistrate pour qui « là où une demande mettait avant trois semaines, ça dure une seconde aujourd'hui », via un mail ou un fax transmis aux magistrats des pays concernés. La lutte contre le terrorisme s'est encore trouvée facilitée avec « un second grand apport, le mandat d'arrêt européen », explique Fanny Bussac. Le mandat permet des échanges de détenus, qui ont notamment servi pour le chef de l'ETA arrêté en 2008 par la France, réclamé par l'Espagne pour dix assassinats et finalement « prêté » mais dans des conditions très strictes.
Oui mais dans le cas de l'affaire Merah, « ne pouvait-on pas aller plus vite ? », interroge le public. « Le lundi à 11 h, on se saisit et le lundi soir, un suspect est sous surveillance. J'ai l'impression que l'on a fait un pas mauvais boulot », assure Fanny Bussac. Qui avouera cependant que dans une enquête de ce type, « tout le monde se dit qu'il y a peut-être quelques heures du dimanche où si l'on avait parlé à telle ou telle personne, on serait peut-être arrivé à une réponse le lundi matin et non le soir. C'est le genre de choses qui nous hante ».
w

piqué au tas sur nordeclair.fr - 19/04/2012

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Comment le contre-espionnage a égaré la fiche de Merah

Dès 2006, l'auteur des tueries de Toulouse et Montauban était fiché comme susceptible d'attenter à la sûreté de l'Etat.

Bernard Squarcini, le chef de la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI), est formel. Ses services n'auraient entendu parler de Mohamed Merah qu'en novembre 2010, et ce pour la première fois.

Dans l'entretien accordé au journal "le Monde" après les tueries de Toulouse et de Montauban, le patron du contre-espionnage français a expliqué qu'"après un simple contrôle routier à Kandahar, en Afghanistan en novembre 2010 (...) la direction de la sécurité et de la protection de la défense nous a signalé l'incident". Squarcini précise même qu'il n'y a aucun lien entre Merah et le démantèlement, fin 2006, à Artigat, à une soixantaine de kilomètres de Toulouse, d'une filière de combattants djihadistes en Irak. Pour lui, l'amitié entre Mohamed Merah et Sabri Essid, un Toulousain arrêté les armes à la main à la frontière syro-irakienne, tout comme le concubinage entre sa mère et le père d'Essid, n'en font pas un "activiste chevronné" qui aurait mérité d'être étroitement surveillé. Le chef de la DCRI affirme donc qu'il n'y a "pas de lien, en dehors de mandats que (Merah) a envoyés à l'un des condamnés en prison, ce qui peut être une simple solidarité de cité".

Or Mohamed Merah a bien été fiché comme susceptible d'attenter à la sûreté de l'Etat dès 2006. Suite à l'opération conduite à Artigat, les Renseignements généraux (ancêtres de la DCRI) avaient émis une fiche "S", comme sûreté de l'Etat, à son nom, le désignant comme "membre de la mouvance islamiste radicale, susceptible de voyager et de fournir une assistance logistique à des militants intégristes". La procédure implique que les policiers contrôlant un individu fiché "S" signalent sa présence aux RG et recueillent un maximum de renseignements sur lui (provenance, destination, moyens de transport, etc.). Bref, qu'ils le surveillent étroitement, "sans attirer l'attention".

Imbroglio administratif

C'est du reste ce qui s'est passé le 18 novembre 2007, à 1h30 du matin, lors d'un contrôle au col du Perthus, à la frontière espagnole, comme l'a révélé M6. Merah se trouvait dans une BMW immatriculée à Toulouse, en compagnie de deux petits voyous de cité. Bernard Squarcini paraît l'ignorer. Voici pourquoi.

Selon notre enquête, la fiche Merah de 2006 s'est volatilisée deux ans plus tard, soit en 2008, à la faveur d'un incroyable imbroglio administratif sur fond de guerre des polices, à l'occasion de la fusion entre les RG et la DST (Direction de la Surveillance du Territoire), devenus la DCRI. Un projet cher à Nicolas Sarkozy. "Les fiches S ont une validité de deux ans et doivent être renouvelées après ce délai par les services", explique un agent de renseignement qui s'est penché sur cette bévue. "Dans la nouvelle organisation, le pôle 'Islamisme radical' des RG, à l'origine de la fiche, a été presque entièrement démantelé pour faire la part belle aux spécialistes antiterroristes venus de la DST", explique ce même agent. "La mémoire des RG est partie en fumée, et la fiche S de Merah est passée à l'as."

Il franchit les frontières sans attirer l'attention

A l'époque, le jeune homme, incarcéré à Toulouse pour un délit mineur, ne se fait donc pas remarquer dans les milieux islamistes. A sa libération en septembre 2009, Merah, sorti des radars des services antiterroristes, peut franchir les frontières sans attirer l'attention. Et sillonner le Moyen-Orient, de l'Egypte à l'Afghanistan en passant par la Syrie, la Jordanie et Israël.

Ce n'est qu'en novembre 2011 que la DCRI rédigera une nouvelle fiche S sur Merah, après son retour du Pakistan et un léger débriefing à l'antenne toulousaine du service. Cette fiche, figurant au fichier des personnes recherchées (FPR) et dont "le Nouvel Observateur" a pu prendre connaissance, est étonnamment minimaliste. Elle présente Merah comme "un militant proche du milieu djihadiste international" mais n'est classée que "S 5" : une procédure qui demande de signaler ses passages aux frontières, mais n'implique ni de fouiller ses bagages, ni de le surveiller sur le territoire français. "Une surveillance très légère", reconnaît un agent de renseignement.

Le raté administratif durant lequel s'est perdue la première fiche Merah - celle de 2006 - a-t-il été évoqué devant la délégation parlementaire pour le renseignement qui a auditionné le chef de la DCRI, le 4 avril dernier, soit cinq jours après que M6 en eut fait état ? Les huit parlementaires concernés ont-ils posé la question ? "Secret-défense", répliquent-ils en choeur. Seul le président de la délégation, le député Guy Tessier, affirme qu'il n'y a eu "aucune faille ou aucune ombre au tableau" (dans le traitement de l'affaire Merah, ndlr). Contre toute évidence.

Cécile Deffontaines et Olivier Toscer

piqué au tas sur tempsreel.nouvelobs.com - 18/04/2012

12:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Frankreich: Geheimes Dokument zur radikalen und anarchistischen Linken geleakt

Die französische Plattform Mediapart hat auszugsweise eingeheimes Dokument (pdf, 17 MB) online gestellt, das in einer Art “Risikoanalyse” die Aktivitäten der radikalen Linken und AnarchistInnen in Frankreich beschreibt. Das Papier dient als Grundlage im sogenannten “Tarnac-Verfahren” und geht auch auf internationale Verbindungen ein: Darunter Proteste bei Gipfeltreffen, “Black Block”-Strategie, “Clowns-Army” etc. Länderschwerpunkte sind z.B. Griechenland, Italien, Deutschland und die Schweiz.

Das Datum des Reports ist unklar, es dürfte sich um 2008 handeln. Verfasserin ist die “Direction centrale des Renseignements” (auch Renseignements généraux, RG genannt), ein Nachrichtendienst der Polizei. Die RG wurde 2008 im Zuge eines größeren Umbaus der Repressionsstrukturen mit der “Direction de la surveillance du territoire” (DST) zur neuen “Direction centrale du renseignement intérieur” zusammengelegt.

Das Dokument kann gewissermassen als Grundlage der französischen Delegation für das Treffen zu “Anarchismus” gesehen werden, das in einer Woche bei Europol stattfindet.

10:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/04/2012

Etats-Unis: la machine de la lutte antiterroriste ne cesse de grossir

Tandis que la France s'apprête à adopter de nouvelles mesures antiterroristes, les Américains découvrent le poids toujours croissant de leurs propres services spécialisés. Ce gigantesque réseau de surveillance ignore la crise, mais son efficacité a été plus d'une fois prise en défaut. 

 

L'un a tué, l'autre pas. Le premier, Mohamed Merah, pourtant fiché par la police et le contre-terrorisme français, a assassiné sept personnes et grièvement blessé deux autres, à Toulouse et à Montauban. Le second, le 25 décembre 2009, aurait entraîné dans la mort les quelque 200 passagers du vol 253 de Northwest Airlines s'il n'avait raté l'amorçage de sa bombe à l'approche de l'aéroport de Detroit, avant d'être maîtrisé par un voyageur. Alors que le gouvernement français prépare de nouvelles mesures antiterroristes, qui seront présentées le 11 avril au Conseil des ministres, Paris gagnerait sans doute à méditer sur les avanies, outre-Atlantique, des plus puissants services antiterroristes de la planète. 

piqué au tas sur l'express.fr - 18/04/2012

 

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16:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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