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13/05/2009

Nous ne sommes rien, mais nous sommes là.

Arbitraire de l’antiterrorisme à Chambéry : Rafou mis en détention

Publié le lundi 11 mai 2009 sur Indymedia-Grenoble, par le Collectif de soutien à Rafou
http://grenoble.indymedia.org/2009-05-11-Arbitraire-de-l-...

 

Le 30 avril, les Pilos ont reçu une lettre d’assignation en justice de la part de la mairie de Chambéry (ville de gauche et tout le tralala). En marge de ça, dans la nuit du 30 au 1er mai ont eu lieu les évènements de Cognin, dont nous-mêmes n’avons pas pris connaissance avant le vendredi 1er au soir.

 

 

Ce qui a mené à des perquisitions, une enquête confiée à la SDAT (Sous-direction antiterroriste) de Paris, et la mise en GAV de Rafou pour 96 heures dans le cadre de tout ce même délire.

 

Le vendredi 8 mai, a eu lieu une manifestation sauvage dans les rues de Chambéry, en soutien aux Pilos menacés, mais surtout en soutien à Rafou. Environ 200 personnes de tous genres (artistes, jongleurEUSEs, habitantEs, amiEs, politiques, voisinEs, personnes fréquentant – ou non - les activités du lieu...) y étaient rassemblées, malgré la pluie constamment présente durant le défilé. Celui-ci a duré près de deux heures dans les rues de la ville, sans qu’il y ait d’incidents ou d’altercations avec les forces de « l’ordre », malgré leur présence en civil ou en armure pour « défendre » la gare ou la préfecture, où ils s’étaient retranchés. Tout s’est bien passé, tout le monde est rentré à la maison, mais il y a surement beaucoup de photos qui ont été prises.

 

 

Rafou était déféré devant le juge antiterroriste cette même après-midi, au terme de ses 96 heures de GAV. Une après-midi que nous avons passée penduEs au téléphone en attente de nouvelles. Nouvelles qui se sont avérées mauvaises : dès sa sortie de séance avec le juge d’instruction (qui a duré près de 7h30), il a été entendu de nouveau, cette fois par le juge des « libertés » et de la détention. Et la Cour a décidé la détention provisoire pour Rafou. Il a été transféré à la Santé [prison parisienne] dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 mai. Et il devrait y rester selon nos informations au moins trois semaines, avec le traitement de « faveur » réservé aux personnes incarcérées dans le cadre de procédures antiterroristes : courrier entrant et sortant lu et vérifié, restriction minimale des visites en parloir (en termes clairs : son avocat et ses parents), interdictions diverses et variées (de bibliothèque commune, de travailler, entre autres...), pas de contacts avec le « service général », sans toutefois être en QHS non plus.

 

 

Qu’y-a-t-il dans son dossier ? Rien. Et il a un alibi, plusieurs témoins : ce soir-là, Rafou jouait aux cartes chez des amis. Ses témoins sont prêtEs à se présenter. AucunE n’a été entenduE. Se pose alors la question de savoir de quoi est-il accusé ? La justification qui a été invoquée est la « destruction de preuves ».

 

 

Quelle réflexion, quelle piste peut-on considérer pour comprendre la situation dans laquelle est Rafou ? Le jour de la perquisition des Pilos, il est le seul des 11 personnes à avoir été gardé. La question qui est à se poser n’est pas « Pourquoi lui ? ». Car n’importe lA/EquelLE d’entre nous aurait pu être à sa place. Aujourd’hui c’est lui, demain moi, puis nous, et vous.

 

 

A travers Rafou, et à travers touTEs les autres qui ont été incarcéréEs lors de procédures similaires, c’est cette illusoire cellule, ou mouvance, ou appelons-là de n’importe quel nom, «anarcho-autonome» dont on entend tant parler par les temps qui courent, qui est visée, traquée.

 

 

Est-ce un hasard si les magistrats saisis de l’affaire sont les mêmes que pour « l’affaire » de Tarnac ? Est-ce un hasard si les enquêteurs sont les mêmes ? Est-ce un hasard si Rafou a été placé à la Santé, dans le même département [quartier de prison] que Julien Coupat ? L’ensemble des gens fréquentant le lieu sont photographiéEs, suiviEs, écoutéEs, des dossiers sont constitués à longueur de journées. La paranoïa s’installe. Nous ne sommes plus libres nulle part. Qui peut encore croire au hasard ?

 

 

Comment ne pas voir la criminalisation de toute forme de réflexion politique contestataire et/ou alternative ?

 

 

L’État porte dans chacun de ses bras, droit et gauche, ses armes pour lutter contre une cellule invisible. Une cellule d’autant plus invisible qu’elle n’existe pas. Mais eux sont la pour là créer, cette cellule, en inventant des liens fictifs, en regroupant des éléments sans rapport, sans comprendre qu’on peut connaître ou côtoyer quelqu’unE sans savoir la moindre chose de ce qui se passe dans sa tête.

 

 

Tout sombre dans un délire conspirationniste et paranoïaque, d’où le fait qu’ils disposent de moyens quasi-illimités contre lui. Ce qui «justifie» l’absence de droits pour les personnes accusées, suspectées de «terrorisme» (mais quel crédit accorder à ce terme quand on voit que même RESF est qualifié de réseau quasi-terroriste ?). La moindre chose anodine peut pousser n’importe qui, n’importe quand, n’importe où et dans n’importe quelles circonstances, a être confrontéE à ces lois arbitraires et sans cesse durcies par le cercle vicieux de la construction de cet «ennemi intérieur».

 

 

Une balade en vélo devient une rencontre entre suspects en vue de préparer une action terroriste. Lier des bonnes relations avec ses voisinEs devient une preuve de mauvaises intentions et de préméditation dans le cadre d’un complot (Cf. les déclarations de MAM). Il n’y a plus de présomption d’innocence. Seulement des degrés de culpabilité. Toi qui lis ces lignes, tu es complice de ça. Tu es l’ennemiE désignéE.

 

 

Toutes ces lois, ces perquisitions, ces mises en accusation, sont là pour instrumentaliser la peur médiatique qui a été créée. Élargir cette peur, et diffuser son acceptation. Peu importe l’innocence. Peu importe la destruction d’une personne par de la GAV, par de la détention, sans qu’aucun fait ne soit reproché concrètement. L’essayer, c’est l’adopter.

 

Le but ultime étant de créer cette mouvance anarcho-autonome fictive. Lui faire prendre forme. Ou plutôt agir en ce sens en lui tranchant la tête avant qu’elle n’existe. Et donc multiplier les arrestations, les écoutes, les filatures, les interrogatoires, les procès, les durcissements sécuritaires, les lois arbitraires, la diffusion médiatique contrôlée, la peur distillée. Lui faire prendre âme sans qu’elle n’ait corps.

 

Mais tout est bien évidemment fait pour notre sécurité.

 

Comment y croire encore ? Qui peut y croire ?

 

A Chambéry, un comité de soutien a été créé par les proches de Rafou, malgré la peur, malgré la tension palpable ; des concerts et autres choses vont être organisés. Aux Pilos ou ailleurs. Autant dire que des descentes de police y sont envisageables.

 

Ils voudraient nous faire taire en nous trainant dans la boue. Nous, nos proches et nos idées. Mais personne ne doit être oubliéE, abandonnéE. Tout ceci n’est pas un jeu. Ce n’est pas un show débile où on donne des bonbons à la fin aux perdantEs comme lot de consolation.

 

Tout ceci, c’est la vie telle que nous la connaissons, c’est la réalité qui nous est imposée, et en NOTRE nom. Qui mieux que Louise Michel résumerait la situation que nous vivons : « Mon drapeau sera le noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions » ?

 

Soutien à Rafou, et à touTEs les autres prisonnierEs, politiques ou non. Nous ne sommes rien, mais nous sommes là.

 

Collectif de soutien à Rafou (et à celleux à venir

 

 

 

Mardi 12 mai 2009
Après l’explosion, la police vise les squats

«L’affaire n’est pas finie, on s’attend à de prochaines gardes à vue. On ne sait pas exactement ce qu’ils cherchent, ni jusqu’où ils sont prêts à aller, résument les occupants du squat des Pilos, à Chambéry (Savoie). On sait qu’ils recherchent une troisième personne.» Zoé A., 24 ans, a été tuée, et Michaël D., 25 ans, grièvement blessé par l’explosion d’une bombe artisanale qu’ils manipulaient dans la nuit du 30 avril au 1er mai, à Cognin, près de Chambéry.

La sous-direction antiterroriste (Sdat) de la PJ a visé, la semaine dernière, le milieu des squats
de la ville. Dès le 4 mai, 130 policiers ont mis le squat des Pilos sens dessus dessous à la recherche d’indices. Sur les onze personnes interpellées ce jour-là lundi, Raphaël S., 24 ans, a été conduit à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), siège de la Sdat, pour une garde à vue sous le régime antiterroriste. Il a été présenté au parquet, vendredi soir, mis en examen et écroué pour «association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de terrorisme», et «destruction de documents ou objets relatifs à un crime ou un délit». L’information judiciaire ouverte contre Michaël, Raphaël et «tous les autres» a été confiée aux trois juges antiterroristes Yves Jannier, Thierry Fragnoli et Edmond Brunaud.

Jonglage. Blessé au visage et aux bras, Michaël est hospitalisé à Lyon, où il est maintenu dans un coma artificiel. Aucun élément n’a été retrouvé sur l’utilisation que le couple comptait faire de l’engin explosif. Un extincteur et un réveil ont été retrouvés, et l’explosion a été provoquée par un mélange de chlorate de soude, de sucre et d’engrais. «Je ne comprends pas pourquoi il a fait cette bombe, s’étonne une amie suisse de Michaël. Il prônait la non-violence quand je l’ai connu.» À Genève, d’où il est originaire, Michaël a fait une première année d’école de chimie, avant de se consacrer à la musique, au jonglage, et d’intégrer un groupe de ska. «Il écrivait les paroles, et chantait, c’était assez engagé, mais pacifique, raconte l’un des musiciens. C’était son obsession, d’être à contre-courant.» Michaël emménage au squat la Tour à Genève, un important centre culturel alternatif. «Il s’est installé là. Et c’est vrai qu’à chaque descente, les flics sont tombés sur lui. Mais il n’était pas dans son tort. Il graffait, et il a eu aussi des problèmes à cause de ça.» En juillet 2007, l’expulsion du squat lui fait quitter la Suisse. «Tout s’est fermé à Genève, résume un ami. Les squatteurs se sont cassés. Tout part de là : on coupe tout à ces gens qui ont leur utopie.»

Les policiers qui ont fait remonter les fiches RG de Zoé A. n’y ont trouvé que sa participation à différentes manifs. La projection d’un film antinucléaire. Une occupation d’arbres menacés. Mais Zoé était militante des squats elle aussi. En février 2007, elle participe à l’occupation du consulat du Danemark à Lyon, en solidarité avec un centre social de Copenhague menacé d’expulsion à Copenhague. Le bureau du consul avait été envahi, et un communiqué faxé au maire de Copenhague. À Chambéry, elle s’est installée à château Chamouth, un squat où elle vivait seule.

Raphaël S., mis en examen vendredi, y avait habité lui aussi, un an plus tôt. «Raphaël a été placé en détention à la hussarde, commente son avocat, Me Laurent Pascal. Le juge avait un présupposé. Il voulait des réponses qu’on ne pouvait pas lui apporter. On ne lit pas dans les boules de cristal, nous.»

Preuves. Les proches de Raphaël, diplômé en montage cinéma, sont stupéfaits par l’incarcération. «Son nom était resté sur la boîte aux lettres où logeaient les deux qui se sont fait péter, assure l’un d’eux. Et on l’accuse d’avoir voulu se débarrasser avec des potes de tracts anarchistes du genre “manifestation contre la politique ultra-sécuritaire de Sarko le 1er mai”, ce qui n’est pas un crime.» Ce «nettoyage» lui vaudrait une mise en examen pour destruction de preuves. «L’idéologie du service qui s’occupe du terrorisme, c’est la théorie des cercles concentriques, juge Me Pascal. Vous avez les durs, Zoé et Michaël, ceux qui aident, et ceux qui savent. Mais sauf à raconter une fable, on ne peut pas y adhérer.» Un autre habitant du squat doit être entendu, à sa demande, par la Sdat, aujourd’hui. Il risque d’être à son tour placé en garde à vue, pendant 96 heures.
Karl Laske - Libération, 12 mai 2009.



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08/05/2009

Photos etablissements Ibis Strasbourg

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Feu Ibis côté Ouest

 

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EPA Ibis

 

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Etablissement + échelle entrée Ibis

 

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Etablissements face Nord Ibis

 

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Début fumée toit Ibis photo côté Ouest

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02/05/2009

Les vrais Résistants ne vous saluent pas

 

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"Non, M. Sarkozy, les combattants des Glières ne sont pas récupérables !"

24/05/2007

Voici le texte de l'appel signé le 5 mai par les anciens des Glières Walter Bassan, Constant Paisant et Robert Lacroix à la suite de la visite sur le plateau de Nicolas Sarkozy, 48 heures avant le second tour de l'élection présidentielle :


« Non, M. Sarkozy, les combattants des Glières ne sont pas récupérables !
M. Sarkozy vient de réaliser une opération médiatique sur le lieu des combats de 1944, aux Glières.
Tantôt marchant absolument seul vers le monument, tantôt serré par des parlementaires de son parti et entouré de micros et caméras, il est certain que M. Sarkozy disposait d'un bon metteur en scène ce vendredi 4 mai 2007.
Les dialogues étaient beaucoup moins affûtés : parler de la « sérénité » du lieu s'accommodait bien mal de la bousculade médiatique de ce jour là. Et les propos polémiques contre sa concurrente au poste de la Présidence de la République face aux micros tendus n'étaient pas dignes d'être proférés sur le lieu même du sacrifice des Résistants unis.
M. Sarkozy ne sert pas la mémoire des Glières et de la Résistance. M. Sarkozy se sert des Glières.
Nul ne lui contesterait le droit de rendre un hommage personnel et discret aux hommes tombés ici. Nul ne lui contesterait le droit de rendre un hommage public dans une fonction officielle. Nous lui contestons le droit de récupérer un symbole historique au service de son ambition personnelle, dans une mise en scène détestable à quelques heures du scrutin. La mémoire des combattants des Glières appartient au peuple français.
Les avancées politiques issues de ces sacrifices et des combats de toutes les Forces Françaises de l'Intérieur doivent être défendues. Le programme du Conseil National de la Résistance, unifiant les composantes combattantes a permis des avancées sociales extraordinaires à la Libération. Nous, nous y souscrivons toujours.
Nous appelons à un rassemblement digne sur le plateau des Glières, autour d'un repas tiré du sac et fraternellement partagé, dimanche 13 mai 2007 vers midi : citoyennes et citoyens sont conviés à montrer que ce sont des gens du peuple, d'origines très diverses, qui se sont dressés ici contre l'oppression. Non, aucun politique en campagne, de quelque bord qu'il soit, n'aurait dû venir entacher l'esprit du plateau.
« Le mot "Non", fermement opposé à la force, possède une puissance mystérieuse qui vient du fond des siècles. » (extrait du discours prononcé par André Malraux, le 2 septembre 1973, à l'occasion de l'inauguration du Monument de la Résistance érigé par le sculpteur Gilioli sur le Plateau des Glières.)
Au nom de la dignité et du respect pour les martyrs et les rescapés des Glières, au nom des trois résistants qui soutiennent l'appel, et au nom de cette initiative citoyenne et non-partisane, il est demandé instamment aux participants de n'arborer aucune banderole ou bannière.
De plus il n'y aura pas de prises de parole politiques : la parole sera simplement rendue aux résistants oubliés par le candidat Sarkozy, tout à sa précipitation de se montrer face aux caméras devant ce symbole qui, décidément non, ne lui appartient pas, qui n'appartient à personne, ou plutôt à tout le monde !
Montrons la force de notre « non » par notre silence recueilli dans la quiétude de cet alpage, par notre attitude forçons le respect.
Ce lieu est donc un symbole... Dans l'histoire de la Résistance, le maquis des Glières représente le premier groupement réunissant des mouvements de différentes sensibilités, Armée secrète et FTP. L'unité de la Résistance s'y est caractérisée. C'est également un symbole d'une lutte antifasciste de dimension internationale. Après la dispersion du maquis, la Résistance s'est reconstituée. La Haute-Savoie sera le premier département de la métropole à être libéré, le 19 août 1944, par les seules forces de la Résistance. Les Glières ont donc une signification nationale."


Lucie Aubrac et les valeurs de la Résistance

21/03/2007

Le 15 mars 2004, Lucie Aubrac et son mari Raymond avaient signé l'Appel des Résistants, lors de la commémoration du 60e anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance. Un appel dirigé vers les jeunes générations pour que celles-ci n'oublient pas les combats des années noires et les valeurs de la Résistance :

« Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et transmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.
Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.
Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d'accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais.
Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l'éducation pour tous, presse délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ?
Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : « Créer, c'est résister. Résister, c'est créer ».

Signataires : Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.



Une proposition de loi pour attribuer le Titre de reconnaissance de la Nation aux réfractaires du STO

12/10/2006

Député UMP de la Mayenne, Yannick Favennec a récemment déposé une proposition de loi (distribuée aux parlementaires le 25 septembre 2006 et portant le numéro 3150) relative à « l'attribution du Titre de reconnaissance de la Nation aux réfractaires au service du travail obligatoire (STO) ».
Dans son exposé des motifs, le député de la majorité rappelle que jusqu'ici le Titre de reconnaissance de la Nation a été réservé aux titulaires de la carte du combattant, excluant ainsi les réfractaires au STO. Pourtant, l'article L 303 du code des pensions militaires indique que « la période durant laquelle le réfractaire aura dû vivre en hors-la-loi est considérée comme service militaire actif ». Rejoignant la clandestinité, les réfractaires ont privé la machine de guerre allemande d'un milliard cinq cent millions d'heures de travail tout en mobilisant sur le territoire français des troupes que les nazis n'ont pu utiliser sur d'autres théâtres d'opérations militaires, sans oublier les faits de résistance que certains ont pu accomplir, comme des sabotages.
Aussi, selon Yannick Favennec, « il a fallu attendre le 22 août 1950 pour que la loi établisse le statut de réfractaire et reconnaisse les mérites de ceux-ci dans le combat contre l'occupant nazi. L'article 8 de cette loi n° 50-1027, adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale et le conseil de la République, a reconnu que l'opposition aux lois et décrets de Vichy concernant le service du travail obligatoire, ayant porté un grave préjudice à l'ennemi et comportant pour son auteur des risques graves, est considérée comme un acte de résistance. C'est pourquoi, rien ne permet de s'opposer à l'extension du titre de reconnaissance de la Nation aux titulaires de la carte de réfractaire. C'est dans cet esprit que faisant devoir de mémoire, notre pays devrait reconnaître enfin aux quelques milliers de réfractaires aujourd'hui survivants, leur droit imprescriptible à réparation en leur attribuant le titre de reconnaissance de la Nation (TRN). »




TDC : Quelles raisons vous ont poussée à entrer dans la Résistance ?

Lucie Aubrac. Je me suis engagée dans la Résistance par rébellion contre Pétain. Il venait de signer un accord de collaboration avec Hitler en octobre 1940 à Montoire. Durant ma vie étudiante, j’avais milité activement contre la montée du fascisme et cette collaboration avec les nazis m’avait bouleversée. Jean Cavaillès, professeur de philosophie (fusillé en janvier 1944), Emmanuel d’Astier de La Vigerie, journaliste, et moi-même, professeur d’histoire, nous étions du côté de la liberté. Nous avons donc fondé le mouvement Libération-Sud à Clermont-Ferrand. Par la force des choses, ce mouvement est devenu antinazi avec l’occupation allemande.
Le statut des juifs était aussi pour moi un sujet de révolte. Vichy avait par exemple interdit aux juifs d’exercer dans la fonction publique. La directrice de notre lycée avait été révoquée. Mon nom de jeune fille était Lucie Bernard, un nom très courant dans la région de Cluny, mon village d’origine, près de Mâcon. Il a fallu que j’apporte la preuve que je n’étais pas juive pour continuer d’enseigner. Je devais fournir mon certificat de baptême, celui de mes parents, et celui de deux de mes grands-parents. À cause de mon nom, j’étais plus sensible à la condition des élèves juives et je leur témoignais plus d’attention.

TDC : Comment cela se traduisait-il dans votre vie quotidienne ?

L. A. Jusqu’en novembre 1942, il n’y avait pas d’Allemands en zone sud, mais la police française avait instauré un climat de répression. Il y avait beaucoup d’arrestations de juifs étrangers, d’Espagnols républicains, de syndicalistes, d’hommes politiques (parmi lesquels Blum et Daladier). Des élèves imprudents volaient la craie en classe pour faire des inscriptions antinazies sur les murs. Dans la Résistance, nous ne pouvions pas séparer le gouvernement de Vichy des nazis.
Les accords de Montoire étaient aussi des accords économiques : les Allemands raflaient tout. Dès 1941, la France a connu une pénurie qui s’est traduite par la mise en circulation de cartes de rationnement. Tous les biens de consommation étaient échangés contre des tickets attribués par catégories de personnes (adultes, jeunes, vieillards...). Nous manquions de tout. Nous passions un temps fou à faire la queue devant les magasins pour nous ravitailler. Le 3 mai 1941, j’avais accouché de mon fils, Boubou. Je le nourrissais car nous avions une boîte de lait concentré par semaine. C’était insuffisant.
J’arrivais à améliorer l’ordinaire en allant voir régulièrement mes parents en Saône-et-Loire qui me fournissaient en pommes de terre et en haricots secs. La Résistance nous procurait aussi des fausses cartes volées dans les mairies. Les cartes étaient renouvelées tous les mois. Chaque fois, la mise en scène était la même. Les maires et leurs secrétaires étaient attaqués (avec leur consentement) et les résistants repartaient avec les cartes qui étaient arrivées la veille de la préfecture. Nous avions aussi nos propres imprimeries clandestines.

TDC : Que faisiez-vous dans la Résistance ?

L. A. Au début de la guerre, Libération-Sud était surtout un mouvement de propagande. La radio était contrôlée par Vichy et les journaux étaient censurés. Notre seul moyen d’expression était donc la presse clandestine. Nous avons créé le premier journal de résistance en zone sud : Libération. Nous étions de gauche et gaullistes. Dès 1942, notre journal a soutenu le général de Gaulle.
À cette époque, je recrutais également pour notre mouvement. J’avais deux bases : mon milieu d’enseignante et mon ancien milieu de militante antifasciste. Après mon agrégation, j’avais été nommée professeur à Strasbourg. L’évacuation de cette ville et l’éparpillement des professeurs que je connaissais dans toute la France a été pour moi une base de recrutement. Je prenais le train et j’allais discuter avec les gens qu’on engageait dans l’Isère ou à Montpellier, Toulouse, Limoges, Clermont-Ferrand...
À partir de janvier 1942, le mouvement a marqué un tournant. Ce furent les débuts de l’unification intérieure de la Résistance pour laquelle Jean Moulin avait été parachuté de Londres avec un ordre de mission du général de Gaulle. J’effectuais des missions d’information de mouvement en mouvement. Les cheminots me faisaient passer la ligne de démarcation en me cachant dans les trains de marchandises. Je m’occupais aussi des faux papiers. Pierre Kahn-Farelle avait monté ce service en 1942. Il fallait lui fournir des noms et des adresses, avec la complicité de l’administration.
Puis, le 11 novembre 1942, les Allemands sont entrés en zone sud. La Milice française et la Gestapo se sont livrées à une violente répression contre la Résistance. À partir de ce moment, début 1943, je me suis occupée presque exclusivement d’évasions. J’ai dirigé un groupe franc de dix garçons. C’était toujours le même scénario. Un garçon revêtait l’uniforme allemand, un autre représentait la Gestapo et un troisième avait le rôle d’un policier français pour servir d’interprète. Ils venaient chercher les prisonniers que nous avions fait transférer à l’hôpital. Pour organiser ce transfert, nous leur faisions passer un médicament qui donnait la fièvre.

TDC : Est-ce que le fait d’être une femme vous a servi dans vos missions ?

L. A. Si vous saviez le nombre de fois où j’ai été prétendument fiancée à un prisonnier pour entrer en contact avec lui ! Pour organiser l’évasion de mon mari, je suis allée voir Klaus Barbie, responsable de la Gestapo de Lyon, en me faisant passer pour une jeune fille de bonne famille à la recherche de son fiancé retenu prisonnier. J’étais alors enceinte de quatre mois et je lui demandais de nous permettre de nous marier. Une telle demande était prise très au sérieux. À cette époque, être une femme enceinte sans être mariée était déshonorant. Les filles mères étaient jetées dehors par les parents la plupart du temps. Dans la Résistance, les femmes utilisaient leur habileté. Un jour, en descendant d’un train, une camarade résistante, qui transportait des documents compromettants, a demandé à un soldat allemand de lui porter sa valise sous prétexte qu’elle était trop lourde, le temps de passer les contrôles en toute sécurité dans la gare. Personne n’aurait eu l’idée de fouiller un Allemand.

TDC : Parallèlement à votre activité de résistante, vous avez continué d’enseigner l’histoire. Adaptiez-vous vos cours à l’actualité ?

L. A. J’ai enseigné jusqu’en novembre 1943. J’ai cessé d’enseigner deux jours après l’attaque réussie contre la Gestapo. Cette attaque a permis de faire évader quatorze prisonniers dont mon mari. Après cette évasion, j’ai été obligée de vivre dans la clandestinité et j’ai été révoquée pour abandon de poste. Je n’ai repris mon activité d’enseignante qu’en 1946.
Durant la guerre, l’enseignement de l’histoire était très surveillé et je ne pouvais évoquer directement l’actualité. Toutefois, il y avait toujours un moyen de faire des allusions. Après tout, les révoltes paysannes, les guerres de religion, la révocation de l’édit de Nantes sont autant d’attaques à la liberté de pensée. Mac-Mahon fut aussi en son temps un maréchal de France contre la République. On ne pouvait pas me reprocher de l’étudier en classe. Aucun élève n’a jamais su que j’étais résistante.

TDC : Comment faisiez-vous pour concilier vos activités de mère de famille, d’enseignante et de résistante ?

L. A. J’avais beaucoup de liberté car je donnais douze heures de cours par semaine. Lorsque je devais m’absenter du lycée, je fournissais un certificat médical. Nous avions monté un dossier attestant que j’avais contracté la tuberculose et que j’en étais guérie. À cause de cette maladie, je souffrais d’anémie et j’étais sujette à la fatigue. Je savais en jouer.

TDC : Vous deviez vivre continuellement dans le mensonge ?

L. A. Nous avions fait le choix de désobéir. Nous avons commencé par être des faussaires. Puis certains sont devenus des assassins. Notre morale a été changée. Nous vivions dans une société officielle que nous réprouvions et dans une société clandestine que nous considérions comme légitime. Mais nous avions nos propres lois : la discipline, l’exactitude et la solidarité. C’était nos valeurs.

Pour TDC : Béatrice Monnet

 

 

http://video.metrofrance.com/video/iLyROoaftm9x.html

 

Apprendre à désobéir
par Isabelle Masson dans le mensuel du Soir, Familles, mars 2005, n°33, p. 55-56.

La désobéissance et le chaos. L’obéissance et l’ordre. Au-delà de ces clichés, désobéir peut être un acte positif et utile, voire salutaire, comme l’histoire des démocraties l’a déjà montré avec Ghandi ou Lucie Aubrac ! Peut-on éduquer à un respect critique des règles ?

Aux lendemains de la découverte des camps de la mort, nombre de scientifiques se sont interrogés sur ce qui avait pu pousser des millions d’hommes à participer à un tel crime contre l’humanité sous le couvert de l’obéissance aux ordres, un argument souvent cité par les inculpés lors des procès de l’après seconde guerre mondiale. Au cours des années soixante, pour tenter de comprendre le processus psychologique de la soumission à l’autorité, un jeune psychologue américain, Stanley Milgram, réalise une série d’expériences testant la capacité de l’individu à résister à l’autorité.

La soumission à l’autorité
Le scénario général de l’expérience est celui d’une prétendue étude sur la mémorisation : il est demandé à des sujets volontaires “naïfs” d’appliquer les instructions d’une “autorité scientifique” et d’infliger une série de chocs électriques, à un acteur/victime lorsque ce dernier ne récite pas correctement une liste de mots. Au fur et à mesure des mauvaises réponses, la décharge fictive devient plus forte et une voix de rétroaction est programmée pour faire entendre au sujet des plaintes d’intensité croissante… jusqu’au silence fatal !
Lorsque le tortionnaire implore le scientifique de mettre fin à l’expérience, celui-ci l’exhorte à continuer pour le bien de la science… L’expérience standard a révélé que les deux tiers des sujets furent “obéissants” au point d’infliger la douleur extrême !
Comment expliquer un tel niveau d’obéissance chez des sujets qui ont pourtant bien compris le caractère douloureux et potentiellement meurtrier de leurs actes ? Pour Milgram, c’est le processus de socialisation qui, bâti sur un système de récompenses et de châtiments, fixe et renforce la tendance à l’obéissance. En pénétrant dans un système d’autorité “perçu” comme légitime, le sujet sera aux prises avec un puissant sentiment d’obligation et deviendra un simple “agent” de la volonté d’autrui, ne se sentant plus personnellement responsable de ses actes.

Pour une éducation raisonnée aux règles
Dans le courant de “Mai 68”, cette réflexion a mené à un rejet des morales de l’obéissance… Aujourd’hui pourtant, estime Claudine Leleux, maître assistante de philosophie au département pédagogique Defré de la Haute Ecole de Bruxelles, on s’est rendu compte que ce rejet de l’obéissance aveugle a mené à des dérives laxistes, que ce soit dans les écoles ou au sein des familles, en remettant en question le principe même de la règle. Cette tendance a permis aux jeunes de mieux s’affirmer en exprimant leurs désirs et volontés. Le revers de la médaille fut une incompréhension de la règle en tant que véhicule de communication, essentielle pour nous permettre de coopérer et de nous entendre…
Aujourd’hui, philosophes, psychologues et spécialistes de la pédagogie plaident pour une éducation raisonnée aux règles : une façon de reconnaître l’importance de la règle tout en se gardant de tomber à nouveau dans l’obéissance aveugle… Obéir ou désobéir librement à la loi, à la norme ou à la règle, suppose un jugement sur son bien-fondé. Or pour apprendre à juger, il est important d’être confronté depuis le plus jeune âge à des dilemmes moraux.

Apprendre ou désobéir ?
Pas si opposé ! Jacques Lautrey, professeur au laboratoire Cognition et Développement à l’Université Paris 5, a mis en évidence un lien entre le développement cognitif des enfants et le degré de structuration des règles de vie familiales. Les familles dites « souples », dans lesquelles les règles existent mais sont négociées pour arriver à une adhésion volontaire, se sont révélées les plus favorables au développement cognitif. Les enfants de ces familles réussissent mieux du point de vue scolaire et obtiennent des résultats supérieurs aux tests d’intelligence que ceux élevés dans la rigidité des règles. Les moins favorisés néanmoins sont les enfants éduqués dans un milieu laxiste au sein duquel les règles n’existent pas ou changent continuellement ! Comme l’explique Claudine Leleux, en l’absence de règle, il est plus difficile de prévoir, d’anticiper, et donc de réaliser des opérations cognitives telles que planifier, gérer ou calculer !

Comprendre l’inter-dit
Choisir d’adhérer librement à une règle ou de la transgresser librement, et donc d’assumer la sanction, permet l’apprentissage raisonné des normes… Négocier la règle ne signifie pas pour autant la remettre en question perpétuellement mais plutôt expliquer son fondement : Dès la naissance, notre condition d’humain est d’apprendre en obéissant. Il est important que les parents mettent des mots sur la règle pour que l’enfant acquière cette démarche et comprenne ce qu’est l’inter-dit, c’est-à-dire ce qui est dit entre personnes et qui justifie la règle, la rend légitime. Le parent ou l’éducateur qui ne parvient pas à expliquer une règle devrait se remettre en question, car cela signifie bien souvent que cette règle est illégitime ! Un des risques, plus important au sein des familles qu’à l’école, est de s’appuyer sur une pédagogie affective : cela arrive lorsqu’au lieu de donner la raison de la règle, on exige un comportement de l’enfant en recourant à la peur et non à la raison. Le chantage affectif a les mêmes effets sur l’enfant : en lui faisant peur de perdre l’amour de ses parents, on maintient l’enfant prisonnier de ses sentiments !

Jouer pour apprendre les règles
Le jeu est un excellent laboratoire de la vie en société : au fil des stades d’apprentissage de l’enfant, il va permettre, au travers de l’appréhension des règles, l’acquisition de l’autonomie et de la coopération. Alors que les tout-petits jouent les uns à côté des autres, passé l’âge de 3 ans ils vont s’approprier la règle en tant que condition pour jouer et vivre ensemble. Après un stade de sacralisation de la règle, les enfants vont connaître une phase de négociation, au cours de laquelle ils s’expliquent les règles, prennent en compte le point de vue des uns et des autres et construisent de nouvelles règles… Le jeu permet ainsi d’éduquer à la décentration de l’enfant, c’est un moyen de sortir de l’égocentrisme des enfants-rois. Eduquer aux règles par le jeu et par la négociation est utile sur le plan de l’éthique comme sur un plan fonctionnel : c’est former des individus capables de fonctionner en équipe pour la société de demain.

À lire
Claudine Leleux, L’École revue et corrigée. Pour une formation générale de base universelle et inconditionnelle, De Boeck, 2001.
Pierre-Arnaud Perrouty (dir), Obéir et désobéir. Le citoyen face à la loi, Éd. de l’ULB, 2000.


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01/05/2009

Mai Disaster

 

http://www.youtube.com/watch?v=kwHoX5nmrAk

 

http://www.youtube.com/watch?v=Dss2_05zvQU

 

http://mai.blogsport.de/materialien/#karte

 

a href="http://mai.blogsport.de/"><img src="http://mai.blogsport.de/images/1mai09.gif" alt="Naziaufmarsch am 1. Mai in Mainz zum Desaster machen" /></a>

 

<a href="http://mai.blogsport.de/"><img src="http://mai.blogsport.de/images/securedownload2.gif" alt="Naziaufmarsch am 1. Mai in Mainz zum Desaster machen" /></a>

 

Nützliches zum Verhalten auf Demos und Aktionen

„Jetzt helfe ich mir selbst“ Naziaufmärsche verhindern, wie geht das?

„Was tun wenn’s brennt“ Ratgeber für Demonstrationen

Filmen auf Demos? Infoflyer der Antifa Koblenz und des AK Antifa Mainz

„Ruhig Blut! Selbstschutz und Erste Hilfe bei Demonstrationen und Aktionen“

„Bitte sagen Sie jetzt nichts!“ Broschüre der Roten Hilfe zum Thema Aussageverweigerung

Infos zur Nazi-Szene

Vier Nazi-Kader aus der Region Rheinhessen/ Mainz/ Wiesbaden
(Matthias Kairies, Sebastian Haasler, Mario Matthes, Ingo Helge)

NPD-Strukturen in Rheinland-Pfalz (von 2006!)

 

Des incidents violents ont opposé policiers et manifestants vendredi aux premières heures de la journée à Berlin et à Hambourg à l'occasion de la fête du 1er mai. A Berlin, 29 policiers anti-émeutes ont été blessés et 12 personnes ont été arrêtées cependant qu'à Hambourg, la police a fait état de trois blessés dans ses rangs. (Reuters/Johannes Eisele)

 

A Berlin, 29 policiers anti-émeutes ont été blessés et 12 personnes ont été arrêtées lors d'échauffourées au cours desquelles environ 200 protestataires scandant des propos anticapitalistes ont lancé des bouteilles et des pierres sur des tramways et des voitures. Les fenêtres en verre de certains abribus ont également volé en éclats.

A Hambourg, la police a fait état de trois blessés dans ses rangs lors d'affrontements avec les manifestants.

Après trois années de relative tranquillité, Berlin se préparait à une résurgence des violences quasi traditionnelles du 1er mai du fait de la crise économique et des tensions sociales qu'elle engendre.

Les manifestations de la Fête du travail ont souvent dégénéré dans Berlin entre forces de l'ordre et casseurs depuis 1987. Ces dernières années, la police berlinoise avait modifié sa stratégie, optant avec succès pour une approche en "désescalade" et de non-confrontation.

Mais la crise économique et ses conséquences sociales (chômage, ressentiment contre les disparités sociales notamment) font craindre un retour aux journées violentes.

Une série d'indicateurs abondent dans ce sens, dont les violences qui ont entouré le sommet de l'Otan, début avril à Strasbourg et dans la ville allemande de Kehl.

Selon des statistiques fédérales publiées en avril, les crimes et délits de nature politique ont crû de 11% en Allemagne en 2008.

En outre, le parti d'extrême droite NPD organise une manifestation ce 1er mai à Berlin. Les défilés de l'extrême droite débouchent souvent sur des affrontements avec des militants d'extrême gauche.

 

http://www.youtube.com/watch?v=QUzyUZcB4Jo

 

http://www.youtube.com/watch?v=k_ZNE6E3jJU

 

RULES OF ENGAGMENT

ANTIFA WILDEAST Rules of Engagement:

- fighting fascism under any disguise and in every part of life: point that is sef-explanatory. Doesn't matter if they are nazi skinheads, "elite" from blood&honour, Polish fascists such as NOP or ONR, pagan shitheads from Niklot or other kind of right wing, homophobic and racist scum they are all our enemy and a target.

- against any sort of discrimination: while fighting groups representing those ideas, discrimination should be also confronted in our own circles.

- ideological and physical confrontation: it means fighting on two levels. Fascists can never win control over streets, thats why physical confrontation is inevitable and neccessary, but its a mistake to concentrate only on this, forgetting about ideological struggle. Fascisms breeds often where no body gave better alternatives for the people and thats why they turned towards far right ideology. Countering their propaganda is as important as physical struggle.

- ABSOLUTELY NO CO-OPERATION police and secret services: this institutions are always our enemy and we cannot be fooled when they are arresting nazis, because next day it can be us. 100% ACAB!

- No co-operation with political parties: for them anti-fascism is only a fashionable slogan, bandwagon on which they can jump to get more influence. When shit hits the fan, they are nowhere around.

- Authoritarian left is not an ally: all sorts of Lenin followers, communists and pro-state socialists never were and never will be on our side. For them anti-fascism is a disguise in struggle for power and from the history we can learn how communist's allies end up when they are no longer needed.

- no activity of fascists can stay without reaction: you will leave them once, they will keep coming... - every group acts in full autonomy, without structures from above: there is no central committee, every antifa group acts as it sees fit, following only general rules.

- defense of our own people from the repression: militant anti-fascism is not a joke. Lots of our activities might break the law and you should bear in mind legal consequences. Every person taking part in actions must know, that it has all sorts of help and unconditional solidarity guaranteed.

 

 

 

 

 

 

 

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Espion Russie Otan

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Les relations entre l'OTAN et la Russie se sont suffisamment améliorées pour envisager la reprise formelle de leur dialogue, après six mois de brouille causée par la guerre russo-géorgienne, a affirmé jeudi le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jaap de Hoop Scheffer.

"Nous avons un intérêt commun évident avec la Russie: l'Afghanistan, la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la prolifération d'armes de destruction massive et d'autres", a-t-il dit en ouvrant une réunion des ministres des Affaires étrangères des 26 pays de l'OTAN à moins d'un mois d'un sommet atlantique.

"Nous ne craignons pas du tout d'exprimer leurs divergences à la Russie, en particulier à propos de la Géorgie", a-t-il ajouté.

L'intention des chefs de la diplomatie alliés de formaliser la reprise des relations avec Moscou avait déjà été confirmée par des diplomates, y compris par un responsable américain, en marge de la première visite au siège de l'Alliance atlantique de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, le chef de la diplomatie belge, Karel De Gucht, avait affirmé que "la majorité des 26 pays alliés sont en faveur d'une reprise" des relations formelles du Conseil OTAN-Russie, suspendues depuis le mois d'août en guise de protestation contre l'intervention russe en Géorgie.

"La chance existe que l'on décide dans les prochaines semaines de relancer le Conseil OTAN-Russie", a souligné le ministre, faisant allusion aux semaines qui s'annoncent avant le prochain sommet de l'OTAN, prévu les 3 et 4 avril à Strasbourg et Kehl (Allemagne), de part et d'autre du Rhin.

(Belga)

 

OTAN-Russie: une possibilité d'opérations conjointes (diplomatie russe)

17:47 | 23/ 01/ 2008
Version imprimée

MOSCOU, 23 janvier - RIA Novosti. La Russie et l'OTAN commenceront sans doute à effectuer des opérations conjointes de maintien de la paix, estime Sergueï Riabkov, directeur du département de la coopération en Europe au ministère russe des Affaires étrangères (MID).

"A l'heure actuelle, nous ne coopérons nulle part avec l'OTAN, sauf dans le cadre de l'opération antiterroriste menée en Méditerranée orientale par les forces navales de l'alliance et de la Russie", a rappelé le diplomate lors de la table ronde "Russie-OTAN: l'état actuel des relations et les perspectives de la coopération" organisée mercredi à RIA Novosti.

"Mais à l'avenir, nous pourrons parfaitement engager des actions conjointes, et nous devons nous y préparer. Nos responsables militaires partagent entièrement ce point de vue", a-t-il poursuivi.

Des navires militaires russes patrouillent en Méditerranée avec ceux de l'OTAN dans le cadre d'une opération antiterroriste. La Russie et l'alliance atlantique échangent des renseignements secrets, ainsi que des informations sur les déplacements dans leurs espaces aériens respectifs. Elles mènent un intense dialogue en matière de défense antimissile et luttent ensemble contre le trafic des drogues provenant d'Afghanistan.

Selon M. Riabkov, sans l'OTAN, il serait impossible de "faire face aux nouveaux risques et défis mondiaux" ou de régler "certains problèmes régionaux graves", notamment le problème de la sécurité en Europe.

Sur ce plan, estime le diplomate russe, l'OTAN est un partenaire naturel, logique et très important pour la Russie.

"Sans le dialogue et la coopération avec l'OTAN nous ne pourrons pas résoudre les problèmes ayant trait à notre sécurité", a-t-il constaté.

D'après lui, la Russie et l'OTAN sont intimement liés entre eux et doivent donc chercher un modus operandi afin de rendre le monde et la sécurité internationale plus stables et plus sécurisés.

"C'est précisément ce but que nous poursuivons en intensifiant notre dialogue avec l'alliance dans de nombreux domaines", a ajouté M. Riabkov.

Il a cité en qualité d'exemple les échanges de vues sur le Traité FCE adapté, la coopération visant à stabiliser la situation et à réprimer le trafic de drogues en Afghanistan, ainsi que le dialogue sur le système ABM et sur le projet de déploiement de ses éléments en Pologne et en République tchèque.

"Tout cela reflète le caractère très complexe des relations entre l'OTAN et la Russie", a fait remarquer le diplomate russe, soulignant "la nécessité de poursuivre le dialogue là où cela est possible".

 

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Lavrov assistera à la réunion Otan-Russie

Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, assistera le 19 mai à la réunion ministérielle du forum Otan-Russie, malgré la polémique sur les manoeuvres programmées par l'Alliance en Géorgie. Les cadres militaires boycotteront en revanche la réunion prévue le 7 mai avec leurs homologues de l'Otan, pour protester contre ces actes militaires en Géorgie, théâtre en août d'une offensive de l'armée russe. Les deux rencontres entrent dans le cadre de la relance de la coopération Otan-Russie. La première réunion au niveau des ambassadeurs doit se dérouler le 29 avril.

 

 

L'expulsion par l'Otan de deux diplomates de la mission russe auprès de l'alliance, confirmée jeudi, "est un acte de provocation qui ne peut rester sans réponse", a estimé l'ambassadeur russe auprès de l'Otan Dmitri Rogozine.

"Cet acte de provocation ne peut pas rester sans réponse, la Russie en décidera dans un avenir très proche", a-t-il dit à la presse. "Ce sera une réaction réfléchie. Nous n'allons pas perdre les pédales", a cependant assuré M. Rogozine. "Ceux qui ont fait cela veulent miner le désir de nos deux présidents (russe et américain) d'avoir de bonnes relations", a-t-il encore accusé.
L'Otan a ordonné ces deux expulsions à la suite de l'affaire Herman Simm, ce haut fonctionnaire estonien condamné en février par la justice de son pays à 12 ans de prison pour avoir livré plus de 2.000 documents secrets à Moscou, dont des centaines hautement sensibles pour la sécurité de l'Otan. M. Simm a avoué avoir fourni des informations à des "membres des renseignements russes".
L'un des deux diplomates expulsés, a révélé M. Rogozine, est un professionnel chevronné de 63 ans, le Premier conseiller Victor Koutchakov, chef de la section politique de la mission russe, en poste à l'Otan depuis six ans. L'autre est un tout jeune attaché de 23 ans, Vassili Tchijov, chargé des questions administratives et par ailleurs fils de l'actuel ambassadeur russe auprès de l'UE, Vladimir Tchijov.

 

 

L'Otan expulse deux diplomates russes pour espionnage

Jeudi 30 avril 2009

Comme au plus fort de la guerre froide, l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) a ordonné l'expulsion de deux diplomates russes, soupçonnés d'être des espions à la solde de Moscou. La Russie dénonce une "provocation grossière".

 

REUTERS - L'Otan a expulsé deux diplomates russes après la condamnation en février d'un ancien haut fonctionnaire du ministère estonien de la Défense pour espionnage au profit de Moscou, a-t-on appris de source diplomatique auprès de l'Alliance atlantique.

"Deux diplomates russes ont été avisés qu'ils n'étaient plus les bienvenus ici", a dit un diplomate qui a requis l'anonymat.

Il a précisé que la mesure était liée à la condamnation à douze ans et demi de prison pour espionnage et haute trahison, le 25 février à Tallinn, de Herman Simm.

Le ministère russe des Affaires étrangères a protesté en qualifiant l'expulsion de ses ressortissants de "grossière provocation".

Simm, 61 ans, arrêté en septembre dernier, avait eu accès entre 1995 et 2006 à des documents ultraconfidentiels, concernant notamment l'Alliance atlantique.

Les autorités estoniennes n'ont jamais précisé pour quelle puissance étrangère il travaillait mais la presse locale a montré du doigt la Russie voisine.

L'Estonie, ancienne république soviétique, a rejoint l'Otan en 2004.

L'expulsion des deux diplomates russes est intervenue mercredi, au moment où l'Otan renouait des contacts officiels avec la Russie, pour la première fois depuis le bref conflit russo-géorgien d'août dernier.

Selon le Financial Times, l'un des diplomates expulsés est le fils de Vladimir Chijov, ambassadeur de Russie auprès de l'Union européenne.

Selon des sources proches de l'Otan citées par le journal, les deux hommes utilisaient leur poste à la mission russe à l'Otan comme couverture pour leurs activités d'espionnage.

L'Otan a refusé de commenter ces informations.

Le Financial Times précise que les deux diplomates expulsés ne sont pas directement impliqués dans l'affaire estonienne, mais que celle-ci a fait de tels dégâts pour la sécurité de l'Otan que cette dernière se devait d'accomplir un geste fort.


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MOSCOU, 30 avril (Xinhua) -- Le représentant permanent russe auprès de l'OTAN, Dmitri Rogozin, a confirmé jeudi que deux diplomates russes ont été renvoyés de l'alliance pour espionnage,  ont rapporté jeudi les agence de presse russes.

Les deux diplomates sont le conseiller russe et chef du bureau  politique, Viktor Kochukov, et l'attaché de mission et secrétaire exécutif, Vasily Chizhov, a indiqué l'agence de presse Interfax.

M. Rogozin a informé que les deux hommes sont accusés  d'espionnage « incompatible avec le statut diplomatique ».

Le représentant russe a qualifié ces accusations de « farfelues, irresponsables et provocantes », et a nié tout acte présumé  d'espionnage, soulignant que « les deux diplomates sont connus de  leurs homologues au siège de l'OTAN. Ils n'ont participé qu'à leur activité diplomatique professionnelle ».

M. Rogozin a affirmé que la Russie réagira à cette décision.

« Je souhaite dire qu'en accord avec les pratiques  diplomatiques établies, cet acte ne demeurera pas sans réponse »,  a indiqué Interfax.

Il a également mis en garde que cette expulsion affectera sans  aucun doute le dialogue mené dans le cadre du Conseil OTAN-Russie. La Russie et l'alliance ont repris les négociations formelles  mercredi.

« Ce type d'actions, dirigées contre notre mission, ne restera  pas sans réponse », a rapporté Itar Tass, citant M. Rogozin.

« Les conséquences seront décidées par le leadership politique, qui possède l'ensemble des informations concernant les événements  actuels ».

Plus tôt, le ministère russe des Affaires étrangères avait  indiqué que l'expulsion de deux de ses diplomates du siège de  l'OTAN à Bruxelles est « une provocation », a rapporté Interfax.

Moscou rendra ses propres conclusions à propos de cette  expulsion provocante, a indiqué le ministère.

Les médias ont rapporté que l'expulsion est due apparemment à  un scandale d'espionnage, dans lequel un ancien officiel estonien  aurait fourni des secrets concernant l'Alliance à Moscou.

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Moscou dénonce les exercices de l'OTAN en Géorgie

BRUXELLES, 29 avril (Xinhua) -- L'ambassadeur russe auprès de  l'OTAN, Dmitri Rogozine, a fustigé mercredi les exercices  envisagés par l'alliance en Géorgie, les qualifiant de "totalement hors de propos".

L'expulsion des diplomates russes par l'OTAN est une provocation

MOSCOU, 30 avril (Xinhua) -- Le ministère russe des Affaires  étrangères a qualifié jeudi l'expulsion de deux diplomates russes  du quartier général de l'OTAN à Bruxelles de "provocation", a  rapporté l'agence de presse Interfax.

L'OTAN et la Russie reprennent leurs entretiens formels politiques

BRUXELLES, 29 avril (Xinhua) -- L'OTAN et la Russie ont repris mercredi leurs entretiens formels politiques par la tenue d'une réunion entre les ambassadeurs des 28 alliés et de l'envoyé russe Dmitry Rogozine au siège de l'OTAN à Bruxelles.

La Russie préoccupée par le projet de Partenariat oriental de l'UE

LUXEMBOURG, 28 avril (Xinhua) -- Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a indiqué mardi que la Russie pourrait suivre de près l'initiative de l'Union européenne (UE)  visant à s'engager davantage dans les anciennes républiques soviétiques.

 



 

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