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08/10/2009

Mémoire lourde : archives du 17 octobre 1961

20:58 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Manifestation du collectif Otan-Afghanistan à Paris contre la guerre, 13 brèves interpellations

pris chez le JL :

 

Communiqué

À l’occasion du huitième anniversaire de l
occupation de lAfghanistan, des membres dAgir Contre la Guerre, Americans Against the War, Mouvement de la Paix, du CEDETIM, et du Nouveau Parti Anticapitaliste ont investi le centre de recrutement et dinformation de lArmée de terre à Paris au nom du collectif OTAN-Afghanistan. Ils ont jeté des milliers de flyers exigeant le retrait des troupes françaises, exprimant ainsi leurs solidarité avec le peuple afghan de Kaboul à Calais, demandant la fermeture des casernes et louverture de bureaux de postes, décoles et dhopitaux.


Du sang a été projeté dans le centre et de la peinture rouge sur la façade. Alors que l
armée française justifie des «dommages collatéraux» qui font des milliers de morts en Afghanistan, cette action a entrainé une réponse policière démesurée. Treize personnes ont été arrêtées et relachées après un contrôle didentité sous prétexte de «dégradations de biens publics en réunion».

Collectif Otan-Aghanistan, 7 octobre 2009.


Manifestation à Paris contre la guerre en Afghanistan, 13 brèves interpellations

Quelques dizaines de militants opposés à la guerre en Afghanistan, appartenant notamment au collectif Otan-Afghanistan, ont manifesté mercredi devant un centre de recrutement de l’armée française à Paris, et 13 d’entre eux ont été brièvement interpellés, a constaté un photographe de l’AFP.

Les manifestants demandaient l’arrêt de l’opération internationale en Afghanistan et le retrait de l’armée française de ce pays. Ils ont projeté de la peinture rouge sur la façade de l’établissement, situé dans le 12e arrondissement de Paris, et certains ont réussi à pénétrer brièvement dans les locaux de la caserne. Cette manifestation était organisée à l’occasion du huitième anniversaire du début de l’intervention internationale en Afghanistan. Treize personnes ont été interpellées, selon le journaliste de l’AFP, et relâchées après un contrôle d’identité pour «dégradations de biens publics en réunion», selon les organisateurs. Le collectif Otan-Afghanistan avait fait partie des organisateurs des manifestations en marge du sommet de l’Otan, à Strasbourg et Kehl en avril dernier.

Leur presse (AFP), 7 octobre.

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07/10/2009

Dissident Chaber (dans l'oeil du Tigre...)

22:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Tout ce qui est noir et casqué n'est pas CRS

REPORTAGE SUR LES CRS. - RD du 4 décembre 1986 : place des Invalides, les CRS attendent dans les cars. Ordre de descendre pour affronter les étudiants qui contestent la Loi DEVAQUET : images de la manifestation Un CRS dans un car : on a un peu peur, il faut obéir. La manifestation se poursuit la nuit et François RIGAL perd son oeil victime d'une grenade lancée à tir tendu. - RD 5/12/1986 : voltigeurs dans le Quartier Latin. Ils vont frapper à mort MALEK OUSSEKINE. - Commentaires d'un CRS, un an plus tard : "malade comme il (M OUSSEKINE) était, il aurait pu rester chez lui". - A Lagny sur Marne, la 4ème compagnie de CRS s'entraîne : tir, [gros plan] de la grenade non toxique de gaz lacrymogène. Interview: quand on lance les fusées grenades c'est sur ordre du commandant ; les tirs tendus sont interdits. Les CRS, gardes mobiles et autres forces de police ont les mêmes armes, mais seuls les CRS ont mauvaise réputation, on les rend responsables de toutes les bavures. - Suite des manoeuvres. - Interview de CRS sur l'attente dans les cars : le plus dur c'est d'attendre comme l'année dernière 3 heures devant les manifestants. / attendre 3 heures dans un car n'est pas important, le pire est d'être 3 heures face aux manifestants. - La compagnie boit et joue au flipper. - Entraînement des appelés dont le responsable mâchant son chewing-gum explique qu'il était en stage lors des événements de déc 1986. - Interview de jeunes recrues : j'ai la vocation de CRS / un ex étudiant : j'ai un peu manifesté à Nancy, je veux être dans la police/ autre ex étudiant : pas intéressé par les manifs, j'étais du côté de la police. - En famille, un CRS : lorsque l'ordre de charge est donné on agit dans un cadre légal, peu importe qui est en face. Ses enfants : c'était pas des CRS pour Malik/ on a fait la grève. Le père CRS : ma fille a SUBI la grève de ses professeurs. La fille : on a participé à la contestation. Le fils déguisé en CRS : je veux être CRS, ça se voit pas ?

22:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/10/2009

Kazakhstan - Turkménistan les ciments Bouygues et Jacques Merceron-Vicat promètent des bénéfices "en bêton"

http://socio13.files.wordpress.com/2008/12/sarkozy-dassault-bouygues-lagardere.jpg

 

 

05-10-2009 10h51

Total : PLUSIEURS MILLIARDS D’EUROS DE CONTRATS À SE PARTAGER AU KAZAKHSTAN

(investir.fr) Le président français, Nicolas Sarkozy, se rendra demain à Astana, capitale du Kazakhstan, pour concrétiser, par une série de contrats portant sur plusieurs milliards d’euros, l’arrivée des entreprises françaises dans ce pays à forte croissance économique.

Total et GDF Suez devraient ainsi profiter de la visite de Nicolas Sarkozy chez le plus gros producteur d’hydrocarbures d’Asie centrale pour signer une prise de participation dans le champ gazier de Khvalynskoye, en mer Caspienne, pour un montant d’environ un milliard d’euros.

Vinci, à travers un consortium dirigé par sa filiale Spie Capag, va engager des négociations exclusives en vue de la construction d’un oléoduc reliant le champ pétrolier Kashagan et les côtes de la mer Caspienne. Un aboutissement favorable de ces discussions entraînerait la signature d’un contrat de 1,5 à 2 milliards d’euros, dont 1,2 milliard d’euros revenant aux entreprises françaises. L’Elysée précise qu’un tel contrat permettrait de créer ou de préserver plusieurs milliers d’emplois dans le bassin industriel de Dunkerque, chez des entreprises comme ArcelorMittal.

Des contrats dans le domaine de la défense et de l’espace devraient également voir le jour entre ces deux pays liés par un partenariat stratégique depuis juin 2008. EADS, via sa branche Astrium, serait amené à fournir deux satellites d’observation terrestre (un tiré depuis Kourou et le second depuis Baïkonour) et à construire un centre d’intégration pour un montant global de 230 millions d’euros. Eurocopter, autre filiale d’EADS, signera un accord portant sur la construction d’un centre régional d’hélicoptères. Thales fournira par ailleurs 4.500 radios tactiques à l’armée kazakhe. La valeur de ce contrat pilote approche les 100 millions d’euros, pour un programme devant représenter un total de deux milliards d’euros.

Dans le domaine nucléaire, Areva va créer une nouvelle coentreprise avec son partenaire Kazatomprom afin de commercialiser, à terme, 400 à 500 tonnes de combustible pour centrales nucléaires, à destination principalement de la Chine.

Enfin, le groupe Suez Environnement, via sa filiale Degrémont, devrait conclure un accord pour la fourniture d’une usine de traitement des eaux à Astana, pour 150 millions d’euros.

Le titre Thales gagne 2,22%, à 33,50 euros, Total 0,48% à 39,51 euros tandis que l’action EADS cède 0,17%, à 14,46 euros.

DD

(Zonebourse.com) - Encore une fois, Borat a tort de se moquer du Kazakhstan…. Après avoir investi au Sénégal, Vicat, le cimentier familial dirigé par Jacques Merceron-Vicat, vient d’annoncer la conclusion d’un accord avec la société d'investissement Kazkommerts Invest pour créer en commun une société de production et de commercialisation de ciment. Vicat détiendra 60 % de la nouvelle société et son associé Kazakhe, le solde. C'est le dernier épisode du feuilleton : « Vicat mise sur les pays émergents ».

Le projet, qui représente un investissement de 230 millions de dollars (156,2 millions d'euros), prévoit la création d'une nouvelle usine à Mynaral au Kazakhstan. Celle-ci sera construite par une entreprise chinoise et devrait commencer à fonctionner en 2010, pour produire 1,1 million de tonnes de ciment. Premier marché du monde, la Chine consomme environ 40% de la production mondiale de ciment. Ce marché devrait s'accroître annuellement de 5% dans les cinq prochaines années.

Renforcement dans les pays émergents

« Cela faisait plus de trois ans que nous cherchions à nous implanter dans ce pays qui est contraint d'importer massivement du ciment faute de structure de production », souligne Jean-Pierre Souchet, directeur financier de Vicat. « Cette acquisition correspond à notre stratégie de nous développer dans les pays émergents, Egypte, Sénégal, Mali, mais aussi en Malaisie et Inde », indique-t-il.

Pour mémoire, Vicat avait annoncé en décembre dernier 150 millions d’euros d’investissement au Sénégal. 150 millions d’euros, c’est à peu près l’équivalent des 230 millions de dollars annoncés aujourd’hui dans cet Etat l’ex-URSS.

Promesses d’Asie centrale

Le Kazakhstan dispose de richesses (pétrole, gaz et uranium) on ne peut plus convoitées et d’une situation géographique stratégique, entre Russie et Chine.


Poutine le sait bien, qui renouvelle les opérations de « charme » envers ce pays. Les Etats-Unis aussi, puisque que Condoleezza Rice a fait « ses armes » dans le monde pétrolier au sein de l’opérateur américain Chevron en négociant les contrats d’exploitation de cette ancienne république soviétique. Ces activités lui ont d’ailleurs permis de rencontrer Dick Cheney à cette occasion, lorsqu’il présidait aux destinées de Halliburton.

Grâce à ses importantes ressources naturelles (pétrole, uranium, or), le Kazakhstan connaît une forte croissance et des besoins en construction (et donc en ciment et béton), lesquels augmentent de 10 % à 15 % par an.

L’entreprise Vicat, née à Grenoble est quant à elle toujours contrôlée par les héritiers des fondateurs. La famille Merceron-Vicat – dont est issu Louis Vicat, l'inventeur du procédé industriel de la fabrication de ciment – détient 57 % de l'entreprise et est encore aux commandes : Jacques Merceron-Vicat en est le PDG depuis 1984.

Le groupe Bouygues en Asie Centrale
Le 22 octobre 2004

Au Turkménistan, après la mosquée de Gueok-Tepe et le Palais présidentiel, Bouygues Construction a été chargé de construire le Théatre d’arts dramatiques, le Musée des beaux-arts d’Ashkabad, ainsi que la mosquée de Kiptchak. Cette nouvelle mosquée réalisée par le groupe français pour le président à vie du Turkménistan, Niazov, dans son village natal de Kiptchak, doit être inaugurée ce vendredi. Le coût de ce projet remporté par la société française au Turkménistan est de 139 millions de dollars...

Le secteur du Bâtiment-travaux publics est le second domaine dans lequel d’importants contrats ont été signés entre les Républiques d’Asie centrale et la France.

Kazakhstan

Le groupe Bouygues a réalisé plusieurs chantiers dans les ex-républiques de l’Union Soviétique, comme le complexe présidentiel du Kazakhstan. Les ventes françaises au Kazakhstan, d’un niveau élevé (1,2 milliards de francs) sont en grande partie dues à un seul très grand contrat : la construction du palais présidentiel réalisé par la société Bouygues pour un montant de près de 500 millions de francs.

L’Ouzbékistan

Un contrat d’une ampleur identique a été conclu en Ouzbékistan pour la construction d’un hôtel 4 étoiles à Tachkent.

Turkménistan

Le Centre des Congrès et des Beaux-Arts a été construit par la société Bouygues à Ashkabat/ Turkménistan entre 1997 et 1999. De même, au Turkménistan, Bouygues a construit le Théatre d’arts dramatiques et la mosquée de Geoh-Tepe.

Celui qui se fait appeler Turkmanbashi ’le Père des Turkmènes’ dispose d’un palais présidentiel et d’une nouvelle gigantesque mosquée Kiptchak, dans son village natal, dans la banlieue d’Achkhabad dont la construction a coûté quelque 139 millions de dollars au budget national. Bouygues Construction, déjà présent sur de nombreuses constructions au Turkménistan, a construit la mosquée Kiptchak de 17.500 m2, avec des minarets atteignant 90 mètres, dans ce village où en 1940 est né le président Niazov. Elle doit pouvoir accueillir un millier de fidèles.

vendredi 22 octobre 2004
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Martin Bouygues entre le président turkmène Berdymoukhammedov et Sarkozy

Martin Bouygues, PDG du groupe de communication et de BTP du même nom, a été l’un des témoins de mariage de Nicolas Sarkozy et de sa compagne Cécilia. M. Bouygues est le parrain de leur fils Louis.

Le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhammedov a félicité lundi Nicolas Sarkozy pour son élection à la tête de l’Etat français et exprimé son "attachement" à la poursuite de la coopération entre la France et ce pays très fermé d’Asie centrale.

Le président turkmène "adresse au président élu ses voeux de bonne santé, de bien être et de succès" au poste de président, selon un communiqué cité par l’agence officielle turkmène.

"J’exprime mon attachement au développement futur (de nos relations) pour le bien des peuples du Turkménistan et de la France", ajoute le leader turkmène, dont le pays entretient de longue date des relations commerciales avec la France.

Le géant français du bâtiment, Bouygues, y honore des contrats pour une valeur totale de un milliards de dollars.

Bouygues a ainsi construit quelques-uns des projets les plus décriés et mégalomaniaques de l’ancien président à vie Saparmourat Niazov, disparu en décembre, notamment le mausolée dans lequel il a été inhumé, et la plus grande mosquée d’Asie centrale, dont les murs sont recouverts de versets du Coran et de citations de Niazov.

Martin Bouygues, PDG du groupe de communication et de BTP du même nom, a été l’un des témoins de mariage de Nicolas Sarkozy et de sa compagne Cécilia. M. Bouygues est le parrain de leur fils Louis.

dimanche 6 mai 2007
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envoyé par rougememoire.


Textes adoptés
Jeudi 17 septembre 2009 - Strasbourg Edition provisoire
Kazakhstan: le cas d'Evgeniy Zhovtis


Résolution du Parlement européen du 17 septembre 2009 sur le cas d'Evgeniy Zhovtis au Kazakhstan

Le Parlement européen ,

—  vu ses résolutions antérieures sur le Kazakhstan et les républiques d'Asie centrale,

—  vu sa résolution du 20 février 2008 sur une stratégie européenne en Asie centrale(1) ,

—  vu la stratégie de l'Union européenne pour un nouveau partenariat avec l'Asie centrale, adoptée par le Conseil européen le 23 juin 2007,

—  vu le document de stratégie régionale pour l'aide à l'Asie centrale de la Commission (2007-2013),

—  vu les conclusions de la dixième réunion du Conseil de coopération UE-Kazakhstan,

—  vu les conclusions de la huitième réunion de la commission de coopération parlementaire UE-Kazakhstan, qui s'est tenue à Bruxelles le 31 mars 2008,

—  vu l'accord de partenariat et de coopération conclu entre la Communauté européenne et le Kazakhstan, qui est entré en vigueur le 1er juillet 1999,

—  vu l'article 122, paragraphe 5, de son règlement,

A.  considérant que les relations et la coopération entre l'UE et la République du Kazakhstan ne cessent de se développer à tous les niveaux et que ce pays joue un rôle crucial pour la stabilité et la sécurité de l'Asie centrale ainsi que pour le développement économique de l'ensemble de la région,

B.  considérant qu'en 2010 le Kazakhstan assumera la présidence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), que cette fonction accroîtra la visibilité et la responsabilité de ce pays dans le domaine de la démocratie et des droits de l'homme; considérant que l'OSCE a déjà exhorté le Kazakhstan à approfondir les réformes démocratiques avant d'assumer la présidence de l'organisation,

C.  considérant qu'en dépit de cette fonction internationale importante, la situation intérieure du Kazakhstan s'est assombrie au cours des derniers mois à la suite du durcissement des restrictions à l'encontre des médias et d'une série de poursuites judiciaires controversées,

D.  considérant que le 3 septembre 2009, Evgeniy Zhovtis, directeur du Bureau international du Kazakhstan pour les droits de l'homme et l'état de droit et défenseur éminent des droits fondamentaux, a été déclaré coupable d'homicide involontaire pour avoir heurté un piéton et causé sa mort alors qu'il était au volant de sa voiture le 26 juillet 2009, et qu'il a été condamné à quatre ans d'emprisonnement dans un centre de répression,

E.  considérant que le 27 juillet 2009, Evgeniy Zhovtis avait été cité comme témoin dans l'enquête de police diligentée le jour même, qu'en cours d'enquête son statut de témoin a été modifié et qu'il a été déclaré suspect le 28 juillet 2009 mais que, en violation de la loi kazakhe, son avocat n'en a été informé que le 14 août 2009,

F.  considérant que selon le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme de l'OSCE, "les droits d'Evgeniy Zhovtis à un procès équitable, comme le garantissent la constitution kazakhe, les engagements contractés par le pays dans le cadre de l'OSCE et les normes internationales fondamentales, ont peut-être été bafoués par des procédures contestables",

G.  considérant que lors de réunions de l'OSCE, Evgeniy Zhovtis avait exposé en détail les violations des droits de l'homme dans son pays, suscitant des doutes quant à l'opportunité de confier au Kazakhstan la présidence d'une organisation attachée à faire respecter les principes démocratiques,

H.  considérant que de sérieux doutes ont été exprimés dans le passé au sujet des procès menés à l'encontre d'autres défenseurs kazakhs des droits de l'homme, parmi lesquels Ramazan Yesergepov et Sergei Duvanov, et des peines d'emprisonnement prononcées,

I.  considérant qu'en juin 2008 puis à nouveau en mai 2009, dans la perspective de la présidence de l'OSCE que son pays assumera, le ministre kazakh des affaires étrangères, M. Marat Tazhin, a promis d'œuvrer en faveur du renforcement et du respect des droits fondamentaux au Kazakhstan,

J.  considérant que l'article 2 de l'accord de partenariat et de coopération UE-Kazakhstan prévoit que la démocratie, les principes du droit international et les droits de l'homme doivent être respectés,

1.  se garde certes de remettre en cause l'indépendance du système judiciaire, élément-clé de toute démocratie, mais se déclare vivement préoccupé par la façon dont l'enquête concernant cet incident tragique et le procès qui s'en est suivi ont été menés et appelle l'attention sur les allégations selon lesquelles des éléments présentés par l'avocat d'Evgeniy Zhovtis n'ont pas été admis comme preuves au cours du procès;

2.  appelle les autorités kazakhes à réaliser immédiatement une deuxième enquête, complète et impartiale, dans le plein respect des principes de transparence et de l'état de droit, sur les circonstances de l'incident, ainsi qu'à réexaminer la condamnation d'Evgeniy Zhovtis et la sentence prononcée contre lui;

3.  exhorte les autorités kazakhes à faire officiellement toute la lumière sur le cas d'Evgeniy Zhovtis et à accorder à ce dernier les garanties d'une procédure régulière, y compris le droit de recours, conformément au droit kazakh;

4.  rappelle les vives réserves exprimées par des organisations de défense des droits de l'homme, peu convaincues de l'engagement réel du gouvernement kazakh sur la voie du progrès, lors de l'annonce, en 2007, de la décision visant à confier à ce pays la présidence de l'OSCE, et attend des autorités kazakhes qu'elles ne ménagent aucun effort pour améliorer la situation et pour réaliser des progrès tangibles sur la voie de la démocratisation et du respect des droits de l'homme avant d'assumer la présidence de l'OSCE;

5.  invite à cet égard la Commission à renforcer l'aide et la coopération de l'UE avec le Kazakhstan dans ces domaines afin de mieux préparer le gouvernement kazakh à s'acquitter de cette importante fonction internationale;

6.  demande instamment au Conseil de soulever avec fermeté cette affaire avec les autorités kazakhes et, en particulier, d'évoquer le cas d'Evgeniy Zhovtis dans le cadre du dialogue UE-Kazakhstan sur les droits de l'homme, lors de la deuxième série de discussions fixée au 21 octobre 2009 ainsi qu'à l'occasion de la réunion du conseil de coopération UE-Kazakhstan prévue pour la mi-novembre 2009;

7.  demande instamment à la Commission d'intensifier ses projets et ses programmes au Kazakhstan dans le cadre de l'Instrument européen pour la démocratie et les droits de l'homme;

8.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, au Secrétaire général des Nations unies, au Représentant spécial de l'UE pour l'Asie centrale, à l'OSCE, au Conseil de l'Europe ainsi qu'au parlement, au gouvernement et au président du Kazakhstan.

(1) JO C 184 E du 6.8.2009, p. 49.

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LUCRATE MILK "Fucking Pacifits" + témoignage

 

 

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05/10/2009

Assises du journalisme à Strasbourg ...« Je mets la fille publique, du point de vue éthique, au-dessus de l’éditorialiste libéral et je tiens l’entremetteuse pour moins punissable que l’éditeur de journal. » Karl Kraus

Karl Kraus, contre l’empire de la bêtise


Ceux qui auront l’occasion de se plonger dans la lecture des Derniers Jours de l’humanité et de Troisième nuit de Walpurgis, deux ouvrages majeurs de Karl Kraus publiés récemment, partageront sans doute le jugement que Jacques Bouveresse porte sur l’œuvre du satiriste autrichien : « Peu d’auteurs sont susceptibles de nous apporter une aide aussi précieuse dans les combats que nous avons à mener aujourd’hui. »
Aucune introduction à la lecture de ces ouvrages ne peut, mieux que la préface de Bouveresse à Troisième nuit de Walpurgis, aider les lecteurs à comprendre exactement ce que fut le rapport de Kraus à la société de son époque, et plus précisément le sens et la portée exacts de l’incomparable satire qu’il en donne. Ces ouvrages, élaborés quasiment à chaud, dans un esprit militant, l’un dans le contexte de la Première Guerre mondiale, pour stigmatiser la guerre et le bellicisme, l’autre dans le contexte de la montée du nazisme en Allemagne et en Autriche, pour en dénoncer la folie criminelle, conservent néanmoins une réelle actualité et ont encore quelque chose d’important à dire aux Français, et plus largement aux Européens, de ce début de XXIe siècle célébré à l’envi comme une ère de paix, de prospérité et de liberté pour tous.
Justement, une démarche dont on pourrait dire qu’elle est d’inspiration krausienne consisterait à dénoncer le règne du faux-semblant généralisé dans lequel la France et les autres puissances occidentales, sont installées. Contrairement aux apparences, ce monde « développé » moderne, ne connaît ni la paix, ni la prospérité, ni la liberté pour tous, sinon en trompe-l’œil comme privilèges de minorités dominantes, masquant une réalité fondamentalement faite de violence, d’inégalité et d’oppression. La barbarie moderne n’a pas diminué, mais elle a appris à se farder davantage.
On fera remarquer que cette dénonciation est déjà, de façon de plus en plus explicite, à la base du refus que beaucoup de gens opposent au système établi. Il n’est pas douteux, en effet, que des personnalités, voire des petits groupes militants, font preuve d’une lucidité, d’une rigueur de pensée et d’un courage intellectuel et moral qui pourraient être qualifiés de krausiens, même si ces qualités ne s’accompagnent pas nécessairement d’un égal talent de satiriste. Mais l’existence d’un courant de critique radicale ne saurait faire oublier la persistance massive de ce qui constituait la cible centrale de Kraus et qu’il désignait globalement du terme de « bêtise ». Pratiquement tous les ingrédients de l’effarante stupidité qu’il stigmatisait sans relâche dans sa revue Die Fackel et dans ses livres, sont toujours agissants dans le monde actuel, et souvent même se sont renforcés.

Kraus ne s’attaque pas à une idée métaphysique de la bêtise, mais à ses manifestations et incarnations concrètes dans la société de son temps. En démontant ses multiples formes environnantes, il en dégage des aspects essentiels, parfaitement reconnaissables à notre époque encore, dont le trait commun est l’incapacité d’analyser rationnellement la réalité et d’en tirer les conséquences. L’hitlérisme par exemple est pour Kraus un fatras d’insanités idéologiques et de mensonges éhontés qui ne saurait résister à un examen de la saine raison. Mais ce qui rend ce délire irrésistible, dans l’Allemagne des années 1930, c’est que les nazis sont passés maîtres dans l’art de soumettre l’intellect aux affects, de rationaliser des émotions viscérales, de « faire passer la bêtise, qui a remplacé la raison, pour de la raison, de transformer l’impair en effet, bref dans ce que l’on appelait autrefois : abrutir ». Comme le commente de son côté Bouveresse, cette entreprise de « crétinisation caractérisée » a pour résultat de faire « perdre tout sens de la réalité, aussi bien naturelle que morale » aux individus soumis en permanence au pilonnage de la propagande.
C’est très exactement l’état dans lequel la propagande d’aujourd’hui, développée, systématisée et euphémisée sous les espèces de la « communication » et de l’« information », tend à mettre les populations, au bénéfice des grands exacteurs de l’ordre établi. L’honnêteté oblige à dire qu’aujourd’hui comme hier, et peut-être plus encore, le processus d’abrutissement par l’évacuation de la réflexion critique, par le martèlement des slogans exaltant le vécu immédiat, le pulsionnel et le fusionnel, par la réduction du langage au boniment publicitaire et par l’appauvrissement intellectuel qui l’accompagne, a pénétré profondément l’ensemble de la culture et de la vie sociale et provoqué de terribles dégâts. Lorsque le discours public ne sert plus qu’à masquer le vide de la pensée, à proférer avec aplomb des arguments spécieux ou controuvés, à habiller d’une apparence de bon sens le déni de toute logique rationnelle, à rendre admirables et honorables des actes ou des idées ignobles et méprisables, lorsque parler et écrire ne sont plus, pour beaucoup, que des moyens, non pas de chercher vérité et justice, mais de séduire et de mentir aux autres comme à soi-même, bref quand le langage n’est plus que le véhicule d’une manipulation démagogique et un instrument de domination parmi d’autres, mis au service des puissants par des doxosophes de tout acabit (1), alors c’est une tâche primordiale, pour ceux qui savent encore ce que parler veut dire et refusent de s’en laisser conter, de mettre méthodiquement en lumière, comme faisait Kraus, le fonctionnement de la machine à abêtir.

Si Kraus pourfendait impitoyablement la bêtise sous toutes ses formes, ce n’était pas tant la bêtise puérile et honnête, si l’on peut dire, celle des esprits simplets, que celle des intelligents, la bêtise chic et distinguée, instruite et éloquente, spécialement chez ceux des intellectuels qui utilisent la culture et le raisonnement à rendre acceptable, par eux-mêmes et par les autres, la démission intéressée de l’entendement en face de certaines situations réelles. Ainsi, pour n’en donner qu’un exemple particulièrement significatif, Kraus fustigeait-il « ces hommes de main qui font dans la transcendance et proposent dans les universités et les revues de faire de la philosophie allemande une école préparatoire aux idées de Hitler ». Parmi eux, il s’en prenait particulièrement à Heidegger, dont les nazis avaient fait un recteur de l’université et qui « align[ait] ses fumeuses idées bleues sur les brunes » en appelant ses étudiants au culte du Führer et au « service militaire de l’esprit ». Sans aucun égard pour la réputation de philosophe éminent que s’était acquise Heidegger, Kraus décoche ce trait, qui n’est pas chez lui simple banderille : « J’ai toujours su qu’un savetier de Bohême est plus proche du sens de la vie qu’un penseur néo-allemand. »
Plus généralement Kraus excelle à mettre le nez dans leur incohérence à tous les faiseurs de démonstrations qui s’ingénient à bricoler des prémisses rationnellement acceptables pour justifier des conclusions dictées d’avance par des croyances affectives et des intérêts partisans, tels que les préjugés racistes ou nationalistes, ou, davantage encore, à tourner en dérision ceux qui, abdiquant toute exigence intellectuelle, se félicitent de faire partie des gens qui, comme l’écrivait un éditorialiste, « ont appris, comme nous, à renoncer à tout degré dans l’ordre de l’intellect pour non seulement vénérer un tel Führer mais l’aimer tout simplement ».


Se prostituer à l’ordre établi

Parmi les différentes catégories intellectuelles qui, de plus ou moins bonne foi, se complaisaient à prendre la nuit pour le jour, et travaillaient à croire et à faire croire que l’ordre nouveau nazi était, sinon toujours absolument irréprochable, du moins contrôlable, amendable, et donc acceptable, il y en avait deux en particulier qui fournissaient une cible de choix à Kraus : les partisans de la social-démocratie et les journalistes, chez qui cécité et surdité au réel composent une forme de bêtise proche de l’autisme.
L’aptitude des sociaux-démocrates à emboîter le pas aux nationalistes et bellicistes lors de la Première Guerre mondiale avait édifié Kraus sur leur inaptitude politique et morale à résister. Où trouveraient-ils la force de résister, demandait-il, « alors que chaque fibre de leur être incline à pactiser » avec le monde comme il va. Aussi ne les croyait-il pas en mesure de s’opposer à la barbarie montante. Kraus avait parfaitement compris que l’essence même de la « bêtise » sociale-démocrate, c’était le réformisme de principe, l’illusion de croire qu’on peut dîner avec le diable, le refus systématique de l’affrontement, la volonté forcenée d’intégration, le désir éperdu d’être bienséant, de « mener une vie bien tranquille dans une jolie petite opposition sécurisante », et l’irrémédiable naïveté de penser que les bandits d’en face allaient respecter ces beaux sentiments et être assez raisonnables pour entendre raison.
Si on peut dire aujourd’hui que les partis sociaux-démocrates et ceux qu’ils influencent n’ont pas su tirer de l’expérience d’un siècle d’histoire d’autre enseignement que celui d’un acquiescement encore plus délibéré à la dictature du « réel » (ennoblie de nos jours en « logique de marché »), que dire alors de l’activité de la presse et de ses journalistes, de cette « journaille libérale » pour laquelle Kraus éprouvait une exécration à la mesure du rôle essentiel qu’elle jouait dans l’entreprise d’abrutissement généralisé des populations. Une grande partie du travail de Kraus, pendant des lustres, a consisté à lire attentivement la presse de son époque et à en démonter savamment, méticuleusement, le discours, pour en montrer toute l’imposture, à partir « de l’usage qu’elle fait du langage, de la déformation du sens et de la valeur, de la façon dont sont vidés et déshonorés tout concept et tout contenu ». À ses yeux la pente naturelle de la presse était à la prostitution à l’ordre établi. Il prenait soin d’ailleurs de préciser : « Je mets la fille publique, du point de vue éthique, au-dessus de l’éditorialiste libéral et je tiens l’entremetteuse pour moins punissable que l’éditeur de journal. »
Kraus n’a eu de cesse de combattre l’emprise de la niaiserie, de l’inculture et de « l’ordure journalistique quotidienne » sur les esprits. Encore sa critique s’adressait-elle alors essentiellement à la presse écrite. Il n’aurait rien à rabattre de sa sévérité aujourd’hui, bien au contraire. Tout au plus, compte tenu de l’évolution sociologique de ce secteur, de sa croissance explosive, de la concentration des titres, stations et chaînes entre les mains d’un petit nombre de puissants groupes capitalistes, admettrait-il peut-être de faire une distinction entre la caste dirigeante et éditorialisante du monde journalistique, quasi tout entière acquise à l’économie libérale et au maintien de l’ordre idéologique, et l’armée des simples exécutants dont beaucoup connaissent les affres de la précarité et dont quelques-uns se battent courageusement, seuls ou avec leurs syndicats, contre l’arbitraire patronal privé ou public et contre la pente, plus prononcée que jamais, à la prostitution de la presse au pouvoir économico-politique de l’argent.

Kraus, qui est mort en 1936, n’a pu voir le règne nazi de la force s’effondrer sous l’assaut d’une force extérieure plus grande encore. Mais, bien qu’on puisse supposer dans toute posture satirique un appel à se battre, l’espoir d’être compris et le projet au moins implicite de corriger ce que l’on dénonce, il semblerait que, comme la plupart des esprits très acérés, en particulier chez les moralistes, Kraus n’ait pas été excessivement optimiste sur les dispositions de ses contemporains à faire preuve de lucidité et de courage. Peut-être est-ce là, peut-on penser, un « travers » d’intellectuels que leur vaste culture, et de surcroît la lecture intensive des journaux, inclinent à discerner le tragique dans toute farce et la farce dans toute tragédie, et à prendre ses distances avec les illusions communes. Il n’en reste pas moins que le cours historique des choses réserve bien des surprises. Le pire n’est pas toujours le plus probable et, s’agissant des luttes sociales, elles ne sont vraiment perdues, on le sait, que lorsqu’on se refuse à les livrer. Nous venons, en France, de l’expérimenter une fois de plus. Kraus, infatigable résistant, n’aurait certainement aucune réticence à admettre qu’en mai 2005 les Français ont porté un formidable coup d’arrêt à l’étouffante bêtise qui croyait avoir assuré son empire en Europe.


________________
(1) Doxologie : étymologiquement, prière à la gloire de Dieu ; doxosophe : personne impliquée dans le champ intellectuel et dont le fonds de commerce est la défense de la doxa (l’opinion commune et dominante).
Alain Accardo
Le Monde diplomatique, août 2005






Le programme des Assises 2009 en un coup d'oeilarticle thumbnail "Quelle information pour demain ?" Au menu des Assises du Journalisme et de l’Information 2009, ce sont près de 150 intervenants journalistes, éditeurs, universitaires, enseignants, et associations qui se réuniront à Strasbourg pour plus d’une trentaine de forums et 5 jours de débats.



Le programme détaillé, jour par jour
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30-09-2009

Toute la semaine prochaine, du 5 au 9 octobre 2009, les étudiants du CUEJ et du CFJ tiendront deux blogs pour suivre toute l'actualité des Assises.

Les Assises du Journalisme et de l'Information 2009 : Demandez le programme !

16-08-2009

La troisième édition des Assises se tiendra à Strasbourg du 5 au 9 octobre 2009, en partenariat avec le Conseil de l’Europe. Pour tout savoir sur les débats, les intervenants, et les thématiques des Assises 2009, consultez ici notre page spéciale dédiée aux Assises.

 

 

"Les guerres de Karl Kraus"

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04/10/2009

On fout l'feu au lac - Genève 24 octobre 2009


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Warum Joe "Vent divin"

 



 

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Présentation de l’observatoire des pratiques policières et de la brochure “Vos droits face à la police”

 

Le 17 octobre au Moloko, Usine (Place des volontaires), Genève

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