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15/12/2009

Leningrad Cowboys & Russian Red Army Choir - "Those Were The Days" / "Dark Eyes"

21:43 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/12/2009

Honduras : le chef des antinarcos a été assassiné

du blog Primitivi

 

Après un week-end sanglant où les honduriens ont découvert que les escadrons de la mort avaient été réactivés et qu’ils avaient fait 30 victimes. La semaine s’engage de la même manière avec l’assassinat mardi du chef de la brigade des stups honduriens Julián Arístides González. Il faut dire qu’au début de l’année ce général à la retraite avait mis en cause une directrice du Ministère Public pour ses liaisons avec des narcos.

Le chef des antinarcotiques honduriens assassiné dans un climat dictatorial

Tegucigalpa, le 08 Décembre. ABN. - Le directeur de la lutte contre le trafic de stupéfiants du Honduras, le général à la retraite Julián Arístides González, a été assassiné mardi par les inconnus qui l’ont tué par balle depuis une moto tandis qu’il se déplaçait en voiture dans les rues de Tegucigalpa, a informé la police.

’Ils ont tiré sur González depuis une moto dans El Guanacaste’, une rue très passante du nord-est de Tegucigalpa, tandis qu’il se déplaçait à bord de son véhicule, le porte-parole policier Daniel Molina a dit au correspondant de l’AFP.

Un détective qui inspectait la scène du crime, avant l’nelèvement du cadavre par les autorités judiciaires, a raconté à des journalistes radio que González passait dans sa voiture sans escortes quand tout à coup sont apparus deux personnes qui l’ont attaqué avec des armes à feu.

’Des douilles ont été retrouvées autour du véhicule’ et le corps est resté dans l’auto, a dit l’officier.

Le crime du général González s’est passé dans un pays qui vit chaque jour sans lois, à la marge de la constitution, isolé internationalement, tandis que gouverne un régime dictatorial produit du coup d’État militaire du 28 juin 2009.

Une autre donnée importants consiste en ce que, après le coup militaire le Honduras a atteind un taux d’homicide tel que cela le place dans les pays les plus dangereux d’Amérique Latine.

De la même façon, le Honduras est depuis quelques mois devenu l’un des pays les plus importants pour le passage de drogues en provenance de la Colombie et à destination des États-Unis et du reste de l’Amérique du Nord.


Source : Liste Fian-Honduras Asesinan al jefe antinarcóticos de Honduras en clima dictatorial y de elecciones fraudulentas (nécessite un compte Gmail)
Traduction : Primitivi

Pour mieux comprendre cet assassinat revenons un peu en arrière :
Peu de monde (nous compris) connait bien l’actualité hondurienne en Europe, mais une grande spécialité, qui se retrouve également en Europe, est de mettre en accusation son adversaire pour enrichissement ou prise d’intérêt afin de le discréditer et de l’évincer. _ C’est d’ailleurs la stratégie qui a servi à expulser Zelaya de son poste de président.

Voici la reprise de l’article datant du 23 mars 2009 publié dans le quotidien El Heraldo (quotidien appartenant à Jorge Canahuati Larach soutien du putsch) :

"Je ne pense pas renoncer"

Le titulaire de la Direction de Lutte contre le Trafic de stupéfiants (DLCN), Julián Arístides Gonzales, a dit aujourd’hui qu’il ne pensait pas renoncer à son poste comme le laisse penser une rumeur qui circule.

Gonzales a assuré qu’il existe une campagne pour le discréditer et que c’est un problème qui ne date pas d’aujourd’hui. Tout a commencé depuis le moment où il a remis au Procureur Général de la République de l’époque d’Ovidio Navarro, un document démontrant les liens entre la directric du personnel du Ministère Public, Paola Ancheta Donnera, avec les personnes qui étaient suspectées de trafic de stupéfiants.

Il a accusé Navarro d’avoir agi non comme procureur, mais comme un homme politique et ami de cette madame, jusqu’à avoir remis ce document confidentiel à Daysi Anchecta, secrétaire du Tribunal Supérieur ded Comptes (TSC).

Pour sa part, Ovidio Navarro a démenti les déclarations de Gonzales, en assurant n’avoir reçu aucun document. Il a dit qu’à ce momentlà, il n’avait pas destitué Gonzales parce qu’il n’avait pas trouvé de cause légale pour le faire.


Source : El Heraldo "No pienso renunciar"
Traduction : Primitivi

mercredi 9 décembre 2009, par Primitivi

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Lesly Portillo, épouse de Julian Aristides Gonzalez,Tegucigalpa, Honduras,08 Décembre 2009

19:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Silvio : "They're coming to get you, Johnny, there's one of them now !"

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18:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

[Radiosterni] Ce soir, mardi et mercredi en direct de Copenhague !

Bonjour à tou-tes,

une fraction de Radio Sterni & co(llaborat-rice/eurs) est en déplacement
à Copenhague pour le contre sommet sur le changement climatique.

Radio Sterni prends donc part à la radio polyglotte d'indymedia pour
couvrir le contre sommet de la COP15 depuis Copenhague !

Le flux en direct à lieu tous les soirs de 20h à minuit.

- 20h - 21h : espagnol
- 21h - 22h : allemand
- 22h - 23h : anglais
- 23h - 23h30/0h00 : français !

Le premier essai francophone aura lieu ce soir (14 décembre) pour à
priori une demi-heure seulement !
Mardi (15) et Mercredi (16) ça devrait durer plus longtemps !

Le flux en mp3 n'est pas accessible à l'adresse habituelle, mais ici :
[url=http://live1.radiovague.com:8000/cop15radio.mp3]http://live1.radiovague.com:8000/cop15radio.mp3[/url]

Faites le savoir !

Les 3h30/4h polyglottes seront ensuite rediffusés en boucle jusqu'au
direct suivant !

à ce soir, demain soir et mercredi soir !

--
Radio Sterni
http://radiosterni.qsdf.org

18:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Cave ne cadas !

http://blogs.warwick.ac.uk/images/mhillebrandt/2008/04/15/berlusconi.jpg

09:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

L'insurrection qu'on vit

Undgohmsuseht, Tarnac, les batailles de Strasbourg (Otan), Calais (No border), Poitiers, Genève (Omc), Grèce (insurrection généralisée), Copenhague, tous les ouvriers qui sabotent leurs usines ou menacent de les faire sauter, les occupations de lycées et de facs dans toute l’Europe…


Les batailles se multiplient et gagnent en intensité ;

De mauvaises graines, nous sommes devenus mauvaise herbe qui partout se répand.

Partout la guerre sociale fait rage, il n’est pas un jour, une heure, sans que quelque part en Europe une émeute fasse trembler le vieux monde, sans qu’un squat s’ouvre, sans qu’une frange toujours plus large du peuple sabote les dispositifs de contrôle et s’organise à ne plus payer, les loyers, les péages, les licenciements, la bouffe ; il n’est pas un jour, pas une heure, sans que quelque part en Europe la résistance s’organise contre l’Ordre Nouveau.

Arracher la vraie mauvaise herbe, cette société qui pousse et nous repousse de son sale engrais, celui de l’exploitation et de la domination. Arracher la vraie mauvaise herbe, brûler les ronces de la répression, détruire les racines de la marchandise, qui nous grattent et nous étouffent. Arracher la vraie mauvaise herbe, la propriété et le profit.
Puis, enfin, labourer la terre, la retourner, la faire respirer, d’où naîtra et émergera une nouvelle possibilité du vivre-ensemble.

Depuis quelques années jusqu’aux derniers mois, aux dernières semaines, l’État recule et rétrécit sa zone de barbelés ; les combats de rue et les brèches de vie pullulent dans une permanence non-linéaire, dans toutes les strates de la société, dans tous les coins et recoins du monde occidental, à toutes les échelles locales et internationales, et s’exposent à toutes les répressions qui ne pourront empêcher l’effondrement en cours des rouages du pouvoir.

Nous en avons tous conscience, notre guerre est latente mais totale, diffuse mais réelle, et l’État ne peut empêcher la guerre civile d’avancer ; notre guerre est pleine de positivité, remplie de tous les élans d’aspirations d’émancipation et de libération des corps, des gestes et des rapports. La contre-insurrection est en marche, l’Europe sombre dans un obscur totalitarisme, dans un sombre absolutisme du marché, dans une guerre ouverte aux squats, aux «déviants», à ceux qui font de leur finalité leurs moyens immédiats. La répression militaro-médiatique est de plus en plus dure, brutale, infernale.

Nous voguons à travers l’océan du vivre que l’on brave sur notre petite barque du vécu, entre les tempêtes du survivre.

Nous refusons de croire en la religion du spectacle qui nous fait marcher sur du vide. Nous assumons, bien au contraire, d’être au fond du ravin et remontons à la surface à partir de la base par l’effectivité de nos luttes ;
Laissons syndicats, gauche bien-pensante et Etat régner sur l’abîme.

Nous ne voulons pas être immortels, mais réels.
Nous ne voulons pas être puissants, mais vivants.
Nous ne voulons pas régner, mais exister.

Au passé que nous n’avons pas choisi, nous préférons un futur qui nous appartient.

Nos pavés sont les graines qui feront germer les rêves, l’amour et la réalité, de par la plage qu’ils libèrent, de par les casques policiers dans lesquels ils seront encastrés.
Nos Molotov chassent la mauvaise herbe du règne mensonger, du spectacle et de la consommation.

Progressivement, les brèches s’élargissent et se stabilisent, par lesquelles nous recréons de nouvelles communautés sans rapports marchands ;
Nous saurons apprécier enfin ce monde que nous ne voulons pas posséder, nous saurons nous laisser bercer par notre libre usage du temps ;
Nous réapprendrons à voir ce qui se trouve sous nos yeux, loin du bruit des villes, nous écouterons pour la première les rumeurs des collines sauvages, nous créerons l’instant perdus dans les grands espaces baignant dans le soleil.
Nous découvrirons un nouveau rapport au monde, à soi, à l’autre ; nous serons une partie du tout, notre joie sera notre confort ; nos nouveaux havres de paix seront les clés qui ouvriront les chaînes du vieux monde en ruines ;

Nous sommes l’accomplissement de l’anéantissement de la société.

Nous sommes les plantes qui émergeront des cendres de l’ancien monde, nous créons le possible. Nous clamons l’absence de gestion : de nos vies, de nos besoins, de nos désirs, de nos amitiés, de nos rires, de nos amours.

Quand les exilés se seront retrouvés pour partout créer des lieux qui détruiront les cartes, nous réapprendrons à voyager entre les communautés ;
Nous rirons devant les ruines d’une folie capricieuse de 2000 ans, nous oublierons ce qu’ont pu signifier le pouvoir, la gloire, la jalousie et la propriété ;
Nous deviendrons les enfants de notre propre existence ; l’ère de la survie, du salariat, de l’isolement et du calcul, du spectacle et de la marchandise, de la domination et de la neutralisation, nous amusera comme un mauvais rêve dissipé.

Nous sommes l’anéantissement de la représentation.

Nous sommes la brèche vivante,
Nous sommes la faille frémissante, d’où s’écroule l’autorité étatique.

Dans l’ancien monde, nos rires sont des étoiles de fissures sur les sinistres vitrines de la marchandise, nos chants sont des slogans dont les accords sont des pavés et les mélodies les crépitements des flammes qui consument les palais du pouvoir ;
Notre imagination collective détraque les machines les plus solides et effrite les usines ;
Nous combattons avec rage mais sans haine.

Rage de vivre, rage de rire, rage d’aimer.

Chaque commune autogérée que nous créons repousse les barbelés qui protègent encore les puissants qui ne règnent plus ;
Chaque ferme de liberté abolira le pouvoir du fait même qu’elle l’ignore, il se résorbera et disparaîtra ;
Les barrières et les frontières de nos têtes tombent d’elles-mêmes dans la réalisation de nos aspirations.

Quand prendra fin la guerre en cours ? Ce n’est pas la question à se poser. Car oui, la guerre est à peine commencée.

Nous sommes la conscience vivante, vibrante et joyeuse d’un monde en dépassement de lui-même.

Les générations futures connaîtront peut-être enfin ce qu’on nous a appris à fuir et à oublier : l’innocente insouciance…

Pour l’amour,
Pour la vie et la réalité,
Viva Insurrection.


guitoto

13 décembre 2009.

pris chez le JL

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07:28 | Lien permanent | Commentaires (2) |

13/12/2009

L'insurrection nationale est inséparable de la Libération

 


Nous avons toutes et tous des sentiments Donquichottiens...
Il y a des gens qui sont résistantes et résistants par nature...
Nous sommes naturellement "mauvaises têtes"...
Sombrer dans l'attentisme ?

21:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le chagrin et la pitié...

« C'était un Paris de folle gaieté, Maxim's tournait à plein. Tout le monde a honte d'en parler aujourd'hui. »

 



 

 

 

Collaboration et Résistance dans la France de Vichy

Le Chagrin et la Pitié de Marcel 0phuls

 

Par Richard Phillips

16 août 2001

 

Le Chagrin et la Pitié : Chronique d'une ville française sous l'Occupation, film documentaire épique de quatre heures et demie sur l'occupation allemande de la France pendant la seconde guerre mondiale, fut projeté récemment au festival du film de Sydney. Sorti il y a trente ans à Paris, ce film qui est maintenant distribué en DVD, est considéré à juste titre comme un des documentaires les plus importants du cinéma et parmi les rares films qui révèlent la collaboration de la classe dominante française avec l'Allemagne nazie de 1940 à 1944.

 

Ce film d'Ophuls révèle non seulement la répression politique et l'antisémitisme de la France de Vichy et l'opposition croissante contre ce régime, mais il remet aussi en cause la mythologie d'après-guerre, créée autour du mouvement gaulliste de la France Libre. Ce n'est pas un compte-rendu complet de la période, il y a des omissions importantes, mais néanmoins le film représente une introduction remarquable à cette période.

 

Marcel Ophuls, fils unique du cinéaste et metteur en scène Max Ophuls et de l'actrice Hilde Wall, naquit en Allemagne en 1927 et vécut une partie de la période traitée par le documentaire. Sa famille déménagea pour aller vivre en France en 1933, où son père continua à réaliser des films, servit dans l'armée française en tant que simple soldat de 1939 à 1940 et participa aussi à la production d'émissions de radio antinazies. La famille s'enfuit de Paris en 1940, peu de jours avant que l'armée allemande ne prenne la ville, pour l'Espagne et puis les Etats Unis en 1941.

 

Marcel Ophuls rentra en France en 1950 et travailla comme assistant au tournage du Moulin Rouge de John Huston (1953) et du Lola Montès de son père (1955). Après quelques longs métrages de fiction sans succès au début des années 60, Marcel se tourna vers le documentaire et réalisa Munich ou le passé pour cent ans (1967) et le Chagrin et la Pitié (1969). Il enchaîna avec La mission de Mai Lai (1970), sur la guerre du Vietnam; A sense of loss (1972), sur le conflit de l'Irlande du Nord; et The memory of justice (1976) qui traite des procès de Nuremberg, du colonialisme français en Algérie et de l'intervention américaine au Vietnam. Après douze ans sans faire de film, il réalisa Hôtel Terminus: Klaus Barbie et son temps (1988), qui remporta un Acadamy Award, Jours en novembre (1992) et plus récemment Veillée d'armes: Histoire du journalisme en temps de guerre (1994).

 

Le Chagrin et la Pitié est divisé en deux parties et se concentre sur la vie à Clermont-Ferrand, une ville de 150 000 habitants en Auvergne, près de Vichy. La première partie, l'Effondrement, ébauche la crise politique de la bourgeoisie française - sa désagrégation face à l'armée allemande et la division de la France en deux, la zone occupée et la zone non occupée. Le Choix, la deuxième partie, traite de l'opposition au régime, de la désagrégation de ce régime et de sa défaite.

 

La zone occupée fut gouvernée directement par les nazis et comprenait l'intégralité des côtes atlantiques et de la Manche, ainsi que les régions les plus riches de l'ouest du nord et du nord-est de la France. La zone non occupée, qui était gouvernée par un régime bonapartiste pro-nazi conduit par le maréchal Philippe Pétain, un officier français de la première guerre mondiale, avec comme premier ministre Pierre Laval, comprenait le centre, le sud et le sud-est de la France. Les nazis, selon Pétain et ses partisans, défendaient la civilisation contre le communisme. Le slogan fondamental du gouvernement de Pétain était « Travail, Famille, Patrie ».

 

Combinant des entretiens approfondis avec des participants de l'époque, 36 au total, et des extraits de films d'actualités et d'archives, pour confirmer ou pour infirmer leurs témoignages, le Chagrin et la Pitié construit un portrait en mosaïque de la période. Les gens interviewés, dont bon nombre le sont par Ophuls lui-même, comprennent des militaires allemands, des collaborateurs et des aristocrates français de tendance fasciste, des démocrates libéraux, des diplomates et des espions britanniques, des patrons d'usine, des indécis de la classe moyenne, des enseignants et des marchands ainsi que des paysans résistants.

 

Le film commence avec Helmut Tachsend, grand fumeur de cigares, ancien capitaine de la Wehrmacht et occupant, qui maintient que le peuple français accueillit à bras ouverts les nazis. Interviewé aux noces de son fils, Tachsend se vante de ses exploits pendant la guerre. Le documentaire alterne les propos de Tachsend et les actualités de propagande nazies dénonçant la France comme « une honte pour la race blanche » car elle avait des soldats vietnamiens et africains dans son armée.

 

Ophuls utilise des extraits de films d'archives, dont des discours de Pétain et de Laval, et des commentaires de collaborateurs qui en toute franchise lui disent qu'ils avaient soutenu Pétain croyant que celui-ci écraserait les militants communistes, mettrait un coup d'arrêt à l'agitation ouvrière et assurerait une position forte pour la France dans une Europe nouvelle dominée par les Allemands. Par contre, un gradé allemand raconte à Ophuls plus tard dans le film qu'il fut soulagé quand les nazis furent vaincus. « Si Hitler avait gagné », dit-il, « je serais probablement toujours soldat aujourd'hui, en train d'occuper l'Afrique, l'Amérique ou ailleurs ».

 

Répression politique et antisémitisme français.

 

Mises à part quelques perturbations mineures pendant les premières semaines de l'occupation allemande en juin 1940, la vie sociale de la grande bourgeoisie et des couches supérieures des classes moyennes parisiennes reprit son train habituel: défilés de mode, théâtre, opéra, courses hippiques. Comme l'explique une des personnes interviewées: « C'était un Paris de folle gaieté, Maxim's tournait à plein. Tout le monde a honte d'en parler aujourd'hui. »

 

Sur cette toile de fond, Ophuls représente la vague de répression menée par le gouvernement nazi et le régime de Vichy contre la grande masse du peuple. Les partis politiques furent interdits, les grèves rendues illégales, des milliers de travailleurs aux idées socialistes, de juifs, de gitans et de réfugiés de l'Espagne fasciste furent persécutés, emprisonnés et puis transportés dans les camps de concentration allemands. Il y eut un grand battage dans tout le pays pour promouvoir des théories pseudo-scientifiques raciales et la propagande antisémite, y compris le film français Le Péril Juif, qui représentait les juifs comme des sous-hommes.

 

Une des personnes interviewées, Claude Lévy, qui a écrit une des études les plus complètes sur la persécution des juifs en France et qui fut un résistant actif dès l'âge de seize ans, fournit des détails sur la rafle du vél' d'Hiv (vélodrome d'Hiver), quand la police française rafla près de 13 000 juifs parisiens, dont 4 051 enfants, et les enferma dans le stade du vélodrome d'Hiver à la mi-juillet 1942. Cinq jours plus tard, ces prisonniers furent embarqués dans des wagons à bestiaux et transportés au camp de concentration de Drancy près de Paris et puis au camp de la mort d'Auschwitz. En fait, des fonctionnaires français déportèrent environ 75 000 juifs, dont 12 000 enfants, vers des camps nazis entre 1941 et 1944 où ils furent exécutés.

 

Bon nombre des gens interviewés, cependant, feignent l'ignorance ou la perte de mémoire quand Ophuls les interroge sur ces événements. Le gendre du premier ministre Laval maintient que son beau père était contre le racisme et deux professeurs qui avaient vécu ces événements prétendent n'avoir aucun souvenir de lois interdisant aux juifs d'exercer dans les établissements scolaires en France. Ophuls interroge Marius Klein, marchand français qui, craignant boycotts, attaques à l'incendie ou déportation, maintint, tout au long de l'Occupation, une annonce dans le journal local déclarant qu'il n'était pas juif.

 

Le documentaire d'Ophuls montre aussi de brefs extraits de Jacques Doriot, ancien dirigeant du Parti communiste français (PCF) élu à la Chambre des députés mais qui rompit avec le parti en 1934 et qui par la suite forma en 1936 le Parti populaire français d'extrême droite. Doriot soutenait les nazis et collaborait directement avec l'armée d'occupation allemande.

 

Vers la fin du Chagrin et la Pitié, Andrew Harris, un des réalisateurs du film, conduit un entretien, à faire frémir, avec l'aristocrate français et brute fasciste Christian de la Mazière. De la Mazière avait été l'un des 7 000 français qui s'étaient inscrits à la division Charlemagne, unité spéciale de SS assignée au front de l'est. De la Mazière explique que, quoique fasciné par les éléments mystiques et religieux du fascisme, son attrait principal résidait pour lui dans sa détermination à étouffer toutes les idées et toutes les organisations socialistes.

 

« Il faut comprendre la France à l'époque où j'ai grandi », explique-t-il. « En 1934 toute école était un champ de bataille et on parlait de révolution partout - en France, en Espagne et en Afrique du nord. Il fallait choisir entre un parti révolutionnaire ou l'autre et mon parti révolutionnaire fut le fascisme. Un garçon élevé dans mon milieu, comment pouvait-il ne pas être anticommuniste ? »

 

Le Chagrin et la Pitié prête très peu attention au mouvement de La France Libre de de Gaulle, la force créée par un petit groupe d'éléments de la classe dominante opposés aux nazis. Dans la France de l'après-guerre, de Gaulle et le mouvement de la France Libre furent promus comme figures de proue de la Résistance antinazie, mais contrairement à la version officielle, de Gaulle, qui avait fui en Angleterre en juin 1940, avait très peu de soutien populaire à l'intérieur de la France. Mis à part un soutien limité de la part de gouverneurs coloniaux en Syrie, à Madagascar et en Algérie, ce chef auto-proclamé dépendait quasi totalement des armées britannique et américaine.

 

Plutôt que de détruire directement la mythologie de de Gaulle, Ophuls insiste sur le sacrifice et l'héroïsme de simples travailleurs et paysans qui se battirent contre l'armée allemande et le régime de Vichy pendant de longues années sans aide de l'extérieur. De Gaulle n'apparaît que brièvement dans des extraits de films d'actualités et aucun des résistants interviewés n'a de lien avec lui ni avec la France Libre. Le film contient aussi des commentaires cinglants de résistants contre des membres de la bourgeoisie qui prétendirent après-coup avoir combattu les fascistes.

 

Denis Rake, espion britannique et artiste de boîte de nuit qui travaillait à Paris pendant l'Occupation, explique: « La bourgeoisie ne m'a pas aidé énormément. Les ouvriers français étaient formidables - nourriture, cigarettes, ils vous donnaient leur dernier centime si vous en aviez besoin. »

 

Louis Grave, un fermier qui dirigea de sa cave, avec son frère Alexis, un groupe de résistants, donne le récit discret mais profondément émouvant de leurs activités clandestines. Grave fut dénoncé par un voisin du village, arrêté par les autorités et envoyé au camp de concentration de Buchenwald. D'anciens résistants locaux réunis dans la cuisine de la ferme des Grave décrivent la répression et les tortures infligées contre les amis et les familles soupçonnées de s'opposer aux fascistes. Ces héros sans prétentions disent à Ophuls qu'ils ne ressentent aucun désir de se venger de ceux qui avaient collaboré ou donné des résistants aux autorités, la question principale, expliquent-ils, c'est d'empêcher que des forces similaires ne resurgissent aujourd'hui.

 

Le Chagrin et la Pitié se termine sur un extrait de film d'archives du chanteur Maurice Chevalier qui tente de justifier un concert qu'il donna en Allemagne nazie. Il faut comprendre, déclare-t-il, avant de nous proposer une interprétation de Sweeping the Clouds away, que cette visite n'avait pas pour but de divertir les troupes allemandes mais de donner du courage aux prisonniers français d'un camp de concentration. Cela fait frémir.

 

Le film d'Ophuls accusé d'être « antipatriotique »

 

Le Chagrin et la Pitié souleva une grande polémique en France. Il avait été prévu de le diffuser en deuxième volet d'un documentaire en trois parties sur l'histoire contemporaine française, cependant l'ORTF, l'organisation de radio-télévision française contrôlée par l'état, refusa de le programmer quand il fut achevé en 1969. Le film ne sortit qu'en avril 1971, presque deux ans plus tard, dans un petit cinéma du quartier latin de Paris.

 

Comme une bonne partie de la production artistique faisant suite à la révolte des étudiants et la grève générale de mai-juin 1968, le film d'Ophuls cherchait à miner la crédibilité du gouvernement de droite de Charles de Gaulle qui prétendait avoir dirigé la Résistance. Comme l'expliqua plus tard Andrew Harris: « Ce qui m'agaçait, ce n'était pas la résistance mais le résistancialisme, qui ne représentait pas la réalité de l'Histoire et dont on a encombré la littérature, le cinéma, les conversations de bistrot et les manuels d'histoire ».

 

En fait, Ophuls et les producteurs du documentaire, Andrew Harris et Alain de Sédouy, qui avaient soutenu activement les mouvements de mai-juin 68, s'étaient heurtés à la direction de l'ORTF pendant la grève et furent licenciés du réseau avant que le Chagrin et la Pitié ne soit terminé. Ophuls partit travailler pour la télévision allemande et le film fut mené à terme avec un financement suisse et allemand.

 

Les politiciens gaullistes et des sections de l'intelligentsia française furent outrés par le film et l'accusèrent d'être « antipatriotique ». Le patron de l'ORTF, Jean-Jacques Bresson, ancien résistant, affirma à un comité du gouvernement que le film « détruit des mythes dont les Français ont encore besoin ».

 

Un critique alarmé déclara que le film minait les efforts de la France pour « reprendre son rang » et que « toute complaisance dans la honte, toute purge de grande envergure dans le but de se débarrasser de tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre, avaient mal agi, n'auraient servi que les desseins de ceux parmi les alliés de la France qui voulaient la reléguer à un rôle mineur dans l'ère de l'après-guerre » (retraduit de l'anglais)

 

D'après lui, le danger résidait en ce que « des publics étrangers, surtout dans les pays qui eurent des raisons de s'indigner des actions de la France après la guerre, ou de soupçonner que la version officielle soit une tentative de réhabilitation, ne seraient que trop heureux d'accepter Le Chagrin et la Pitié comme l'entière vérité. » (retraduit de l'anglais)

 

Cependant, le documentaire resta en salle à Paris pendant 87 semaines et fut largement représenté dans les festivals du film et dans les cinémas sérieux en Europe et aux Etats Unis pendant toute la décennie. Les entretiens approfondis et in situ et l'utilisation mesurée et souvent ironique de film d'archives influença toute une génération nouvelle de réalisateurs de films documentaires et de fiction. En 1981, plus de dix ans après sa création, le film d'Ophuls fut finalement diffusé à la télévision et attira une audience de 15 millions de téléspectateurs.

 

De graves omissions sur le rôle du stalinisme.

 

Il est nécessaire, cependant, d'émettre des avertissements sur le documentaire d'Ophuls. Deux questions essentielles ne sont pas examinées dans le film: Pourquoi n'y eut-il pas de résistance initiale de masse de la classe ouvrière contre l'occupation allemande ? Comment fut-il possible que Charles de Gaulle et son mouvement de la France Libre, qui avait peu de soutien populaire au début des années quarante, put prendre le pouvoir après l'effondrement de l'occupation allemande?

 

Il est impossible de répondre à ces questions sans examiner le rôle du Parti communiste français (PCF), ce que le documentaire d'Ophuls ne fait pas et ce qui laisse la porte ouverte à des conclusions pessimistes. Un critique a prétendu, par exemple, que le Chagrin et la Pitié prouve « la capacité tellement humaine d'abandonner tout sens moral quand les forces militaires et la propagande rendent cela plus commode ».

 

En fait, l'occupation allemande de la France et l'émergence du régime de Vichy ne furent pas la conséquence de « défaillances humaines » mais le résultat final de la politique contre-révolutionnaire de la bureaucratie stalinienne en Union Soviétique et suivie par ses organisations satellites en France et ailleurs, lesquelles étouffèrent l'action indépendante de la classe ouvrière contre le fascisme.

 

A la suite de la montée au pouvoir d'Hitler en Allemagne en 1933, rendue possible par la politique de Staline qui divisa et paralysa la classe ouvrière allemande, la bureaucratie soviétique s'allia ouvertement avec les rivaux impérialistes de l'Allemagne. Dans le but de donner des preuves de loyauté à leur nouveaux partenaires les staliniens supprimèrent les luttes révolutionnaires pays après pays.

 

Le socialisme fut retiré de l'ordre du jour avec la politique du Front populaire, adoptée en 1935 par l'Internationale Communiste, laquelle subordonnait la classe ouvrière à des alliances avec divers partis politiques bourgeois. C'est sous cette bannière que la révolution espagnole et la lutte contre les fascistes de Franco furent sabotées et trahies.

 

En France, le PCF encouragea les travailleurs à soutenir le gouvernement du Front populaire qui vint au pouvoir sous la direction du dirigeant du Parti socialiste, Léon Blum et qui comptait aussi le Parti Radical, bourgeois, sous la direction d'Edouard Daladier. Tout en prétendant que ce régime représentait un « moindre mal », la direction du PCF mina le mouvement de grèves et d'occupations de juin et juillet 1936 et la grève générale de novembre 1938. Dans cette situation révolutionnaire, les staliniens s'opposèrent à toute lutte de la classe ouvrière pour défendre ses propres intérêts, ce qui créa une vaste désorientation politique.

 

Les défaites de la classe ouvrière ne firent que renforcer la réaction. En France, Daladier, auparavant salué comme « progressiste » par les staliniens, accéda au poste de premier ministre en 1938 et se mit à faire marche arrière sur les conquêtes du mouvement de grève de 1936. Le gouvernement de Daladier attaqua les syndicats et s'adapta à ceux qui cherchaient un rapprochement avec les nazis.

 

Loin de renverser sa politique désastreuse, la bureaucratie soviétique chercha à se préserver en arrivant à un accord avec Hitler, une démarche qui paralysa toute lutte contre le fascisme et qui conduisit directement à la seconde guerre mondiale. Le 21 août 1939, la bureaucratie soviétique signa le pacte de défense mutuelle, l'infâme pacte germano-soviétique, en déclarant que l'Allemagne d'Hitler était amie de l'URSS. Les partis communistes partout dans le monde, y compris le PCF, approuvèrent cette politique et ordonnèrent à leurs adhérents de s'opposer à toute guerre menée contre l'Allemagne.

 

Ceci explique comment, lorsque les troupes d'Hitler saisirent la France en juin 1940 il n'y eut pas de résistance organisée de la part de la classe ouvrière. Le PCF, quoique menant une existence clandestine, ayant été proscrit en septembre 1939 par le gouvernement de Daladier, ne tenta nullement de s'opposer aux forces d'occupation ni au gouvernement de Vichy. En fait, le PCF, plus à droite que de Gaulle, accusa ce dernier de collaborer avec les anglais.

 

Le PCF ne commença à s'intéresser à la Résistance qu'un an plus tard en juin 1941, quand l'Allemagne envahit l'Union Soviétique. La bureaucratie stalinienne, ayant antérieurement décrit la Grande-Bretagne et les Etats-Unis comme des ennemis de l'URSS, subitement redéfinit ces puissances impérialistes comme alliées. Le PCF se mit à collaborer avec les forces de de Gaulle et ordonna à ses cadres de s'incorporer à la Résistance et prit le contrôle des organisations les plus importantes. Dans les mois précédant le jour J, le PCF dominait le Conseil National de la Résistance (CNR) composé de six hommes, le Comité Militaire d'Action (COMAC), et le comité de pilotage pour la Libération de Paris (CPL).

 

Bien que les travailleurs aux convictions socialistes voyaient en l'effondrement de l'occupation allemande l'opportunité d'en finir avec le capitalisme, le PCF avait d'autres projets. Conformément aux assurances données aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne par Staline à la conférence de Téhéran de 1943, laquelle organisa la configuration de l'Europe de l'après-guerre, les staliniens français aidèrent à imposer l'installation de de Gaulle au pouvoir, puis à contenir et disperser la Résistance. En échange, les staliniens français reçurent des postes ministériels importants dont le ministère de la production et du travail, de l'économie nationale et de la défense, dans le premier gouvernement d'après-guerre de de Gaulle.

 

Comme de Gaulle le reconnut plus tard dans ses mémoires, le dirigeant du PCF, Maurice Thorez « aida à en finir avec les derniers vestiges de la milice patriotique que certains cherchaient obstinément à maintenir dans une nouvelle clandestinité...[et] parmi les travailleurs il ne cessa de prôner le slogan: travailler au maximum et produire, à tout prix ». (retraduit de l'anglais).

 

Bien qu'il n'analyse pas ces questions essentielles et par conséquent ne fournisse pas une présentation complète de cette époque, le Chagrin et la Pitié fournit tout de même un compte-rendu précieux de la vie sous l'occupation allemande en France et un point de départ utile pour des réalisateurs de documentaires à l'avenir qui tenteraient d'analyser cette période cruciale. Il mérite, certes, un public plus large que celui qui assiste à des festivals du film.

20:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Sécurité, menaces et salaires de la peur, tout le monde veut en croquer !!! CNR ( conseil national du renseignement )

http://image.toutlecine.com/photos/s/a/l/salaire-de-la-peur-1953-03-g.jpg

A ne pas manquer : Premier colloque européen des directeurs de sécurité d’entreprise

Mardi 15 décembre, dans les locaux de l’OCDE à Paris, se tiendra sous la présidence de François Roussely, président du CDSE, le premier colloque européen des directeurs de sécurité/sûreté d’entreprise, ouvert par Henri Proglio et clôturé par Guillaume Pepy.

Les entreprises évoluent dans un environnement changeant et doivent aujourd’hui faire face à de nouvelles menaces. Quelles sont-elles et comment l’entreprise peut-elle y répondre ? Le CDSE présentera les résultats exclusifs d’une large enquête menée conjointement avec l’Edhec sur les perceptions et les réactions des entreprises face à ces nouvelles menaces.

Autour de quatre tables-rondes, il s’agira d’établir un état des lieux de ces nouvelles menaces, pour certaines nées de la crise économique, et de réfléchir aux moyens d’y faire face à partir des « bonnes pratiques » de certaines entreprises. Seront abordés les enjeux de la cybercriminalité, les nouvelles formes de contestation sociale (blocages, sabotages, terrorisme, etc.), l’impact de la crise sur les budgets de sécurité, etc.

Ce colloque, organisé par le CDSE, sera animé par un riche panel de directeurs sécurité internationaux, de PDG, de hauts fonctionnaires, de conseillers politiques, d’experts et d’universitaires. Il comptera notamment les présences de Bernard Bajolet (Coordonnateur National du Renseignement à la Présidence de la République) et Pascal Teixeira (Directeur de la Stratégie à la DGSE).

 

> Programme du colloque :

 

> 9h30-11h00 : Quelles menaces ?

Enquête : Etat des lieux des menaces pour les entreprises européennes. Enquête réalisée avec le concours de l’Edhec.

 

> 11h15-12h45 : Crise économique et nouvelles formes de contestation

Quelles sont ces nouvelles formes de contestation ? Est-ce un phénomène français ? Comment les entreprises sont-elles susceptibles d’y répondre ? Comment les partenaires de l’entreprise peuvent-ils travailler de concert pour éviter tout débordement ?

 

> 14h30-15h00: La mise en oeuvre d’une politique de sécurité sur le marché international

L’International Security Management Association (ISMA) présentera les outils mis en place par les grandes entreprises pour combattre les nouvelles menaces.

 

> 15h00-16h30 : Quelles répercussions la crise économique a-t-elle sur l’organisation de la sécurité des entreprises ?

Hausse de la malveillance, baisse des budgets sécurité : Comment les acteurs de la sécurité peuvent-il s’adapter à cette nouvelle donne ?


10/12/2009
Élysée : renfort à la cellule “renseignement”
Jérôme Poirot, ancien haut fonctionnaire de la ville de Paris et ex-conseiller de Rachida Dati au ministère de la Justice, rejoint le coordonnateur national du renseignement à l’Élysée.

La cellule “renseignement” de la présidence de la République s’étoffe avec l’arrivée de Jérôme Poirot. Ce haut fonctionnaire de 45 ans vient d’intégrer l’équipe du coordonnateur national du renseignement, Bernard Bajolet. Conseiller technique pour les affaires budgétaires au cabinet de la garde des Sceaux, Rachida Dati, jusqu’en juin dernier, cet administrateur de la ville de Paris a beaucoup bougé, comme en témoigne sa carrière. Docteur en géographie, diplômé de l’École supérieure des transports, Jérôme Poirot est aussi passé par l’ENA (promotion Averroès, 2000).



Le Coordonnateur national du renseignement vient enterrer le CIR (comité interministériel du renseignement) jusqu’alors placé sous l’autorité du Premier ministre , au sein du Secrétariat général de la défense national (SGDN) dont le périmètre d’action est sérieusement menacé depuis plusieurs années.

 

En effet, l’ordonnance du 7 janvier 1959 confiait au Premier ministre le soin d’animer la coordination entre les différents services de renseignement et de sécurité ; puis, le décret du 17 octobre 1962 a créé le Comité interministériel de renseignement (CIR) chargé de rédiger un plan gouvernemental de renseignement que le Premier ministre soumettait à l’approbation du Président. Le dispositif, tombé en désuétude, a été ranimé par le décret du 20 avril 1989, élaboré par le cabinet de Michel Rocard , et qui reprend les grandes lignes fixées dès 1962. Jean-Pierre Raffarin, en 2004, a également tenté de réactiver ce mécanisme.

 

Avec la création du CNR, la marginalisation du Premier ministre en matière de renseignement est officialisée. En effet, plusieurs facteurs se combinent : nul besoin de rappeler qu’en France le Président de la République exerce des pouvoirs que la Constitution ne lui octroie pas explicitement comme l’a démontré le Professeur Pierre Avril ; en matière de renseignement, en particulier, alors même que le Premier ministre est doté d’outils tels que le CIR ou encore le rattachement des services de renseignement et de sécurité aux ministres de l’Intérieur et de la Défense, l’autorité du Président de la République, hors période de cohabitation, s’exerce sans partage dans ces domaines régaliens (grâce à la soumission des responsables concernés).

 

Nicolas Sarkozy a vite saisi l’importance stratégique de ces compétences et services : en juillet 2008, il a impulsé la création de la DCRI et placé à sa tête Bernard Squarcini, un fidèle. Par la suite, il a procédé au remplacement du très chiraquien patron de la DGSE, Pierre Brochand, pour nommer à sa place Erard Corbin de Mangoux, ancien conseiller élyséen pour les affaires intérieures et ancien collaborateur au conseil général des Hauts-de-Seine (les mouvements au sein de la direction générale se poursuivent d’ailleurs dans le même sens).

 

Certains, Nicolas Sarkozy en premier, ont dénoncé cette hypocrisie de l’exercice du pouvoir sous la Vème République qui concentre les prérogatives les plus importantes dans les mains du chef de l’Etat, irresponsable pour la durée du mandat  ; toutefois, au lieu de réformer la Constitution pour déchirer ce voile de mensonges et doter le Président de la République d’une véritable responsabilité politique, Nicolas Sarkozy préfère exercer au grand jour tous les pouvoirs acquis par le chef de l’Etat depuis 1958, et accentuer la marginalisation du Premier ministre. L’hypocrisie est dissipée mais la fonction présidentielle est directement exposée et la clef de voûte des institutions pourrait, en cas de scandale comparable à celui du Rainbow Warrior , être durablement atteinte.

 

Un dispositif de coordination du renseignement plus démocratique pourrait être envisagé, sans aller jusqu’à instituer le Premier ministre en acteur central du renseignement, comme Michel Rocard l’avait un temps imaginé. Il conviendrait en premier lieu de revenir sur la décision gaullienne de 1966 qui avait retiré le SDECE (l’actuelle DGSE) de la tutelle du Premier ministre pour le placer sous l’autorité du ministre de la Défense. On pourrait également procéder à la création d’un portefeuille de Secrétaire d’Etat au renseignement, en s’inspirant du modèle espagnol. Dans les deux cas, le Président de la République exercerait toujours les pouvoirs qu’il possède aujourd’hui sans exclure le Premier ministre, l’activité de renseignement gagnerait une administration ministérielle apte à agir pour le mieux, la question du contrôle parlementaire des activités de renseignement s’en trouverait simplifiée et, enfin, les services jouiraient d’une certaine reconnaissance publique (« réconcilier le renseignement avec la nation », selon le CNR) qui leur fait encore défaut.

 

Au final, l’idée d’améliorer la coordination entre les services contribuant aux activités de renseignement est louable. Le dispositif mis en place depuis 2008 n’est guère satisfaisant, à divers niveaux. Le renseignement nécessite autre chose qu’une volonté de puissance comme principe coordonnateur.

Terra Nova :

http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1097

 

« Le Bajolet nouveau est arrivé » (p.11) : L’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, va coordonner l’ensemble des services de renseignements à l’Elysée.

Le Bajolet nouveau est arrivé

Algérie / samedi 21 juin 2008 par Renée de Saissandre

François Fillon est attendu ce samedi à Alger, où il devrait retrouver l’actuel ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, 59 ans et toutes ses dents. Ce dernier se prépare à coordonner l’ensemble des services de renseignements à l’Elysée. Portrait.

Le nouveau poste que l’Ambassadeur Bernard Bajolet se prépare à occuper ne devrait pas trop le dépayser. Les bunkers sécurisés et les environnements hostiles, ça le connaît. Alors, coordonner l’ensemble des services de renseignement à l’Élysée, quand on sait leur enthousiasme à travailler ensemble, ne peut que lui rappeler des terrains mouvants familiers. Ce nouveau poste de coordinateur vise à introduire cohérence et complémentarité entre des administrations bunkérisées (Lire l’encadré) et va faire grincer des dents. Pour en imposer aux espions militaires et civils, il fallait donc un serviteur de l’État doté d’un pédigrée riche en faits d’armes. Un champion des missions casse-gueule, les casseroles en moins. Le genre de profil qu’on irait davantage dégoter boulevard Mortier, à la DGSE, qu’au Quai d’Orsay.

C’est pourtant sur un diplomate que Nicolas Sarkozy a jeté son dévolu. Un haut fonctionnaire qui choisit de représenter la France à Sarajevo plutôt qu’à Berlin, à Bagdad plutôt qu’à Abou Dhabi, à Alger plutôt qu’à Rabat ne peut être foncièrement mauvais pour un Président qui a souvent du mal avec une culture Quai d’Orsay, trop pusillanime à ses yeux. Et plus que ses congénères diplomates, Bernard Bajolet a pratiqué la communauté du « rens » [renseignement, pour les initiés] et la diplomatie de crise. Deux qualités requises pour prévenir les batailles rangées à venir entre services.

La confiance totale de Pierre Brochand

Parfait arabisant et vrai orientaliste, ce natif de Lorraine a fait l’essentiel de ses quelques trente années de carrière dans l’Orient compliqué. Et plus c’est compliqué, plus il aime. Il est conseiller à Damas de 1986 à 1990, alors que la France est la cible d’actions violentes liées aux réseaux proche-orientaux. Il se frottera alors à la DST, qui développe des contacts avec les Syriens. Il rejoint Amman comme Ambassadeur entre 1994 et 1998. Poste d’observation idéal d’un Irak sous embargo et base de repli des huiles du régime comme de ses opposants, il développera les contacts, se préparant sans le savoir encore à l’affectation qui le sortira définitivement du lot.

Bernard Bajolet, actuel ambassadeur de France en Algérie et futur coordonnateur des services de renseignements français - JPG - 67.7 ko
Bernard Bajolet, actuel ambassadeur de France en Algérie et futur coordonnateur des services de renseignements français
© Mor

Rentré de Sarajevo, flanqué du titre de Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur qu’il a reçu à l’issue de sa mission dans la capitale bosniaque, c’est en « chef de section des intérêts français » qu’il arrive à Bagdad, en septembre 2003. La France qui s’est opposée à l’intervention américaine quelques mois plus tôt, n’est pas la bienvenue. Pendant que les envoyés américains restent barricadés dans la « zone verte » de la capitale irakienne, ciblés par les premiers groupes djihadistes, l’Ambassadeur de France se promène. Et va au contact des Irakiens apportant à l’Élysée et au gouvernement qui naviguent à vue des éclairages précieux sur la politique à mener. Cette connaissance fine du terrain lui sera utile quand il sera confronté aux prises d’otages de journalistes français. Il y gagne un rare crédit auprès de la DGSE, et la totale confiance de son patron, Pierre Brochand, un autre diplomate.

Un homme peu disert

Si l’homme aime communiquer avec les médias, sait murmurer à l’oreille des chevaux (il pratique l’équitation) et dialoguer avec des preneurs d’otages par mail, il parle peu de lui. Seul un magazine a réussi à lui extorquer quelques secrets : Le mag des Contrexévillois, le journal de la ville où vivent ses parents. Dans une interview titrée « exclusif » et publiée en janvier 2005, « l’ami et citoyen d’honneur » de la bourgade thermale des Vosges, connue pour son eau, révèle appeler de Bagdad « une fois par semaine » ses parents – papa a même été « plusieurs années adjoint au Maire ». L’Ambassadeur en eaux troubles ne boit pas que de la Contrex. Scoop : il aime le casino et le bal du Nouvel an. Sa faille ? La patience, « qui n’est pas innée ». Heureusement, il a « la foi » dans ce qu’il fait. Voilà qui devrait plaire au très catholique Claude Guéant, l’influent secrétaire général de l’Elysée.

Renseignements pris…

À Alger, qu’il rejoint fin 2006 dans la foulée de Bagdad, il retrouve une autre Ambassade bunkérisée où cohabitent gaiement et en nombre des agents de la DGSE et de la DST. Le numéro deux d’Al Qaïda vient d’annoncer l’intégration du GSPC algérien dans ses réseaux, augurant la série d’attentats sanglants qui frapperont ensuite l’Algérie. Les menaces directes contre la France le replongent dans la gestion du sécuritaire et les affaires de terrorisme. Une autre expertise à son actif, qui lui permettra d’avoir son mot à dire sur l’un des dossiers prioritaires du renseignement. Barbus et moustachus, attention ! L’homme à la barbiche qui arrive à l’Élysée va tous vous mettre à poils…

Voir en ligne : in Bakchich n°86

Diplomatie gonflée Les journalistes algériens d’El Watan et du Quotidien d’Oran ont assisté à un spectaculaire pétage de plomb de Bernard Bajolet, ambassadeur de France à Alger, au cours d’une rencontre informelle avec le diplomate. Outre une attaque perfide à l’encontre de Kouchner, qui, selon le diplomate, n’aura pas grande influence sur la politique étrangère de la France, Bajolet a rappellé qu’il n’avait qu’un patron, Nicolas Sarkozy. Au sujet de l’épineuse question du Sahara, M. Bajolet n’a pas fait preuve de langue de bois : le conflit sahraoui ne sera pas un facteur de blocage dans les relations algéro-françaises dans la mesure où « le Sahara occidental n’est pas un problème majeur, ni un enjeu pour la France ». Sur l’immigration et les visas, M.Bajolet a littéralement dérapé arguant que le nombre d’Algériens en situation irrégulière en France était de 350 000 ! Sachant que l’on estime habituellement de 200 000 à 400 000 le nombre de personnes en situation irrégulière en France, on peut se demander où M.Bajolet est allé chercher ses chiffres…

http://www.bakchich.info/RLD-bien-conseille,01282.html

09:51 | Lien permanent | Commentaires (1) |

Anti-Otan, la justice allemande s'acharne contre les antimilitariste de Rostock !

stattweb.de-News und -Mitteilungen, 05.Dezember 2009

Strasbourg / Rostock: Immer noch Repressionen gegen Rostocker AntimilitaristInnen?

 

[Mit einer Presssemitteilung vom 04.12.2009 meldet das Antirepressionsbündnis Rostock "die Eintreibung von Zwangsgeldern durch die Rostocker Staatsanwaltschaft". Wir dokumentieren die Pressemitteilung. Redaktion StattWeb]

Nato Gipfelproteste 2009: Trotz Beendigung des Strasbourger Prozesses gegen 2 Rostocker geht die Staatsanwaltschaft Rostock weiter mit Zwangsgeldern gegen sogenannte „Zeugen“ vor

Mit Empörung und Unverständnis reagiert das Antirepressionsbündnis Rostock auf die jetzt zur Kenntnis gelangte Eintreibung von Zwangsgeldern durch die Rostocker Staatsanwaltschaft im Zeugenvernehmungs-Verfahren gegen Rostocker Antimilitarist Innen. Die Staatsanwaltschaft hat jetzt die Zahlung von Zwangsgeldern gegen 2 Antimilitaristen in Höhe von je 300 Euro angeordnet, um sie zu zwingen, im inzwischen abgeschlossenen Verfahren wegen eines Brandes im Rahmen der Demonstration vom 4.4 gegen den NATO-Gipfel in Strasbourg auszusagen. Dabei wurden letzte Woche andere schon vorgeladene „Zeugen“ wieder ausgeladen. Das geschah unter Verweis darauf, das nach der sich aufgrund des beendeten Prozesses inzwischen veränderten Rechtslage keine Möglichkeit mehr bestünde, sie zur Aussage zu zwingen.

Seit Monaten versucht die Rostocker Staatsanwaltschaft schon, die TeilnehmerInnen einer Busfahrt von Rostock zur großen Friedensdemonstration nach Strasbourg am 4.4. dazu zu zwingen, Aussagen zu machen gegen andere Mitreisende. Konkret geht es dabei vor allem um die Namen der anderen Mitreisenden, aber z. B. auch um den Inhalt der Diskussionen, die im Bus geführt wurden und darum, was die Leute während der Demonstration gemacht hatten. Dabei schreckte die Staatsanwaltschaft selbst vor völlig unverhältnismäßigen Zwangsmaßnahmen nicht zurück. Es wurden gegen 4 Personen Zwangsgelder in Höhe von 300 - 500 Euro verhängt, bei der Organisatorin der Busfahrt wurde darüber hinaus eine Hausdurchsuchung durchgeführt. Es wurde Zwangshaft und ein Strafverfahren wegen Strafvereitelung angedroht. Laut Oberstaatsanwalt Peter Lückemann bot das in Strasburg anhängige Strafverfahren anlässlich der Demonstration gegen 2 im Bus mitgefahrene Rostocker die gesetzliche Grundlage für die in den letzten Monaten eingeleiteten Zwangsmaßnahmen gegen die Zeugen.

Vor knapp 3 Wochen wurden die 2 Rostocker in Strasbourg verurteilt, dieses Urteil ist inzwischen rechtskräftig. Daraufhin hat die Staatsanwaltschaft alle noch vorhandenen Befragungstermine von weiteren 5 Busreisenden abgsagt mit der Begründung, das es aufgrund der Beendigung des Strasbourger Verfahrens keinen weiteren Ermittlungsbedarf gebe. Umso unverständlicher ist es, das zwei Aktivisten nun gezwungen werden sollen, ein Zwangsgeld in Höhe von je 300 Euro zu zahlen, das einzig und allein den Zweck hat, sie zur Aussage zu zwingen.

Zwar hat das Landgericht auf eine Beschwerde der Betroffenen das Zwangsgeld für rechtens erklärt, allerdings mit der Begründung, das dieses notwendig seie, um den Fall in Strasbourg aufklären zu können. Mit dem Strasbourger Urteil ist der Fall aber nun aufgeklärt und somit abgeschlossen. Und es ist schwerlich mit der herrschenden Rechtsauffassung in Einklang zu bringen, einen Zwangsgeld-Beschluss des Rostocker Landgerichts umzusetzen, wenn dessen Vorraussetzungen nicht mehr gültig sind. Im Übrigen liegt in einem Fall eine Beschwerde gegen den Landgerichtsbeschluss beim Bundesverfassungsgericht in Karlsruhe vor.

„Dieser Eiertanz der Staatsanwaltschaft ist eigentlich ein Fall für die Rechtsaufsicht“, so Sandra Kubitzki vom Antirepressionsbündnis, das eine Dienstaufsichtsbeschwerde erwägt.

Überdies ist es ein juristischer Offenbarungseid ohnegleichen, wenn bei 2 Personen Zwangsmittel zum Erpressen von Zeugenaussagen mit genau den Argumenten begründet werden, die bei anderen Personen in exakt gleich gelagerten Fällen als nicht stichhaltig erachtet werden und zum Verfahrensabbruch führen“, so Kubitzki weiter.

Entgegen anderslautenden Beteuerungen des Oberstaatsanwaltes ist dieses erneute Vorgehen gegen zwei Rostocker Antimilitaristen nach Auffassung des Antirepressionsbündnisses ein Beweis für die schon seit langem gehegte Befürchtung, das es der Staatsanwaltschaft nicht um Ermittlungen zu dem Fall in Strasbourg geht, sondern einzig und allein um eine Ausforschung der linken Szene in Rostock.

Quelle: Presssemitteilung 04.12.2009
AutorIn: Antirepressionsbündnis Rostock

 

tarduction Google Trad + Probe:

 

stattweb.de nouvelles et d'annonces, Dec 05, 2009

Strasbourg / Rostock: la répression encore contre les antimilitaristes de Rostock?

[Par une déclaration de presse du 04/12/200 de la répression anti-Alliance de Rostock,
le procureur demande le recouvrement d'amendes par  les manifestants de Rostock ». Nous retraçons les communiqué de presse. Editorial StattWeb]

Protestations sommet de l'OTAN 2009: malgré la fin du procès (de T et N)à Strasbourg, le procureur a requis la procédure de sanctions contre  soi-disant 2 "témoins" de Rostock.

L'indignation et l'incompréhension, la répression anti-Rostock Alliance a répondu à l'astreinte demandée par le procureur de Rostock dans les méthodes d'interrogatoire des témoins contre le
coeur antimilitariste de Rostock . L'accusation a désormais demandé le paiement de lourdes pénalités contre les 2 anti-militaristes = un montant de 300 euros imposées en vue de les contraindre à témoigner dans  le procès (aujourd'hui clos) de l'incendie (de la douane) lors de la manifestation de 4 avril 09 lors du Sommet de l'OTAN à Strasbourg. Cette dernière semaine  d'autres "témoins ont été déchargés" de nouveau. Ce qui s'est passé, en soulignant que, par elle-même serait mis fin a la procédure judiciaire qui est en train de changer de moyen pour les contraindre à témoigner.

Le procureur de Rostock a essayé de forcer les participants à un voyage en bus de Rostock à la grande manifestation pour la paix à Strasbourg le 4.4.09 de faire des déclarations contre les autres passagers. Plus précisément, il concerne principalement les noms des autres passagers, par exemple, mais aussi sur la teneur des discussions qui ont eu lieu dans le bus et sur ce que les gens avaiten construit durant la manifestation. Ici, le procureur à lui-même hésité à des mesures coercitives, mais il n'est pas entièrement déraisonnable. 4 personnes se sont vues infliger des pénalités s'élevant de 300 à 500 euros,
une perquisition a été également été effectuée l'organisateur de l'autobus . Il a été menacé de détention forcée et une condamnation pénale pour entrave à la justice. Selon le procureur général Peter Lückemann ,la procédur pénale en cours à Strasbourg contre les 2 co-voyageurs du bud de Rostock a donné la base légale pour les initiatives récentse, dont la mesure permetant la contrainte des témoins.

Il y a un peu moins de 3 semaines, les 2 inculpés ont été condamnés à Strasbourg, ce jugement est maintenant définitif. En réponse, le procureur a annulé les dates de comparution restantes contre les autres 5 passagers du bus,au motif de l'interruption de la procédure de Strasbourg, et que maintenant, selon lui,  aucune investigation complémentaire est nécessaire. C'est dautant plus incompréhensible que deux militants sont maintenant quand même contraints de payer une astreinte de 300 euros, ce qui a pour seul but de les forcer à témoigner.

 

(la suite est un peu trop techique pour moi), donc je laisse la version google trad, si qulqu'une ou un peu traduire...

Bien que le tribunal de district a déclaré à une plainte de la personne une pénalité pour être légal, mais au motif que cette SEIE nécessaires pour éclaircir le cas à Strasbourg. L'arrêt de Strasbourg, l'affaire est éclairci maintenant, et donc terminée. Et il est difficile de concilier avec la conception juridique qui règne à concilier d'appliquer une décision de sanction à la cour de district de Rostock, si ses conditions ne sont plus valables. En outre, dans un cas, une plainte contre la décision du tribunal devant la Cour constitutionnelle fédérale de Karlsruhe.

«Cette entreprise délicate de poursuite est effectivement une affaire de la légalité», dit Sandra Kubitzki d'alliance Antirepression envisage une verbal ou.

En outre, il s'agit d'une déclaration judiciaire de faillite sans parallèle quand ils sont basés sur 2 personnes extorsion de coercition de témoignage avec exactement les arguments qui sont considérées comme avec d'autres personnes exactement dans les mêmes catégories de cas comme non fondé et conduire à la démolition processus ", a déclaré Kubitzki plus loin.

Répression Contrairement à d'autres assurances du procureur en chef de cette dernière action contre deux anti Rostock-militaristes, en fonction de lutte contre l'Alliance, témoigne de la préoccupation de longue date a été qu'il ne s'agit pas de l'enquête du procureur sur l'affaire à Strasbourg, mais simplement une partie de pêche sur la gauche
scène à Rostock.

Source: Presssemitteilung 04/12/2009
Auteur: Antirepression Alliance Rostock


09:14 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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