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06/12/2009

à Malik

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Strasbourg 06/12/1986

11:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/12/2009

Strasbourg en lutte: 10 décembre à 18h au Patio

Salut, c'est une info à faire tourner pour ceux qui sont sur Strasbourg...des étudiants "inorganisés" organisent des soirées débats et des projections à l'UDS...


Ce jeudi, 10 décembre à 18h au Patio, c'est une soirée à texte qui est prévu.

Le thème : 3 textes de Pannekoek sur les "conseils ouvriers"


Après, il y a une soirée avec des musicos (des "baba carambar"...mais s'il y a du monde ça peut être super).



Pour le programme et les salles : www.strasbourgenlutte.com

 

A+

 

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Obama, le nouveau Mr Freedom

 

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Jello Biafra Writes An Open Letter To Barack Obama

By: Jello Biafra Tuesday December 16, 2008 6:30 am

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http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2008/12/29/jello-biafra-writes-an-open-letter-to-barack-obama.html

 

11:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Hymne au coureur des bois

Hymne au coureur des bois

De l'indien, j'ai l'insouciance
L'ouïe et l'intrépidité
Pareil mépris de l'existence
Pareil amour de liberté

Il n'est pas un souffle, un murmure
Pas un frémissement des bois
Pas un seul bruit de la nature
Que ne puisse imiter ma voix

J'ai pour sceptre ma carabine
Le dôme des cieux pour palais
Pour tapis, j'ai la mousse fine
Pour trône, les monts, les forêts

Lorsque l'ombre du soir arrive
Je me fais un lit de sapin
Couché près de la flamme vive
Je rêve et dors jusqu'au matin

 

abbé Henri-Raymond Casgrain (1831 - 1904)

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08:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/12/2009

Rebetiko : Ne plus payer le journal

 



Ne plus payer le journal

Rebetiko se distribue gratuitement ou contre une participation libre. Dans les bars, dans la rue, les librairies, les médiathèques, les facultés, sous les lits, dans les toilettes publiques des aires d’autoroute, chez les coiffeurs… partout où circule la plèbe. La distribution est diffuse, et a vocation à se densifier quand la situation le requiert.

Les 200 premières demandes envoyées à
Rebetiko accompagnées d’une adresse postale bénéficieront d’un abonnement gratuit. Envoi en toute discrétion ! Il est possible d’en faire parvenir un paquet pour une diffusion locale. Toute bonne adresse où laisser des stocks pourra également être approvisionnée.

Rebetiko no 3, automne 2009
Chants de la plèbe.


22:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/12/2009

Quand l’avocat de Faurisson fait de la retape sur AgoraVox ... (ou avons nous trouvé touché le fond de la liberté d'expression, ce qui va nous permettre de remonter à la surface).

Un sujet glissant

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de l'excellent JBB sur articleXI

 

C’est un avocat qui sait choisir ses clients… Déjà représentant de Paul-Eric Blanrue, auteur du controversé "Sarkozy, Israël et les Juifs", John Bastardi Daumont a accepté d’assurer la défense du négationniste Robert Faurisson en septembre dernier. Avocat modèle, il assure même le service après-vente de ces deux clients sur Agoravox. Ça, c’est de la conscience professionnelle !

Quand l’avocat de Faurisson fait de la retape sur AgoraVox

mercredi 2 décembre 2009, par JBB

C’est une bête histoire d’entrisme, comme il s’en joue beaucoup en ces temps troublés, frontières devenant floues et idéologies se faisant mutantes : assez classique, en somme. En filigrane, pourtant, elle dit beaucoup sur la porosité de quelques positions politiques et tout autant sur celle de certains canaux de communication. Elle démontre surtout combien il faut se méfier d’une "nouvelle extrême-droite" avançant masquée et s’ingéniant à brouiller les pistes idéologiques.

À l’origine, il y a un bouquin, Sarkozy, Israël et les Juifs, publié il y a six mois, par un certain Paul-Éric Blanrue. Du fond de ce livre, je ne te dirai rien en mon nom propre : je ne l’ai pas lu (et n’en ai guère envie, pour être honnête). Je vais par contre revenir un brin sur les personnes qui le promeuvent et sur les forces qu’il met en jeu.

Un livre

Sarkozy, Israël et les Juifs, donc. Le titre se suffit à lui-même : l’auteur ambitionne de traiter de l’influence des « réseaux pro-israéliens » - c’est le terme qu’il utilise - sur le locataire de l’Élysée. « Israël est devenu hors de portée du débat démocratique », prétend ainsi l’auteur, qui s’interroge : «  La France est-elle devenue un pays sioniste ? »

S’il porte sur la France, l’ouvrage n’y est par contre pas distribué [1] : c’est une maison d’édition belge, Oser Dire, qui a imprimé et distribué l’ouvrage, refusant de le mettre en vente - selon l’avocat de l’auteur, John Bastardi Daumont - dans l’Hexagone. « Le voilà, en France, écrit ce dernier, contraint en raison de son sujet, qu’il traite d’ailleurs très sereinement, de chercher à l’étranger un éditeur, d’expatrier sa pensée, son enquête, son travail, car toutes les personnes contactées dans le milieu de l’édition française ont refusé. Sans parler de celles qui répondirent par un éloquent silence. Le voilà contraint d’éditer en Belgique, comme Voltaire en son temps s’expatriait en Hollande, et de fournir sa recherche au courageux éditeur : Oser Dire. »

Pourquoi pas en France, demandes-tu ? L’opus n’est pourtant pas antisémite, à en croire le directeur du Monde Diplomatique, l’un des seuls médias dits sérieux à en avoir fait une recension. Alain Gresh reproche à l’auteur des approximations, une thèse « pas très claire » et la superficialité de ses sources. Mais : « Quoi qu’on pense de l’ouvrage, il n’a rien d’antisémite », assène t-il. Et de regretter que le bouquin ne soit pas distribué en France : « Ce livre, sorti en Belgique, n’a pas trouvé d’éditeur en France, et les principaux distributeurs ont refusé de le distribuer. (…) Ce refus est d’autant plus stupide qu’il accréditerait l’idée que l’on ne peut critiquer Israël en France, ce qui est évidemment faux. »

Ben alors ?, tu te demandes. Pourquoi un tel ostracisme pour un bouquin presque innocent ? Les choses ne sont pas si claires et il faut lire d’autres plumes qu’Alain Gresh pour savoir un peu plus à quoi s’en tenir. L’excellent site Reflex, notamment, remarque que Paul-Éric Blanrue a pris « toutes les précautions afin que son livre ne soit pas taxé d’écrit antisémite », mais note « un sentiment de malaise ressenti à sa lecture, (…) une désagréable impression de déjà vu ou entendu tout de même ». Le même site fait état de nombreux raccourcis, contre-vérités et notes de bas de pages renvoyant à des sites très douteux.
Mais Reflex fait surtout ce qu’Alain Gresh n’a pas fait : revenir sur la personnalité de l’auteur. Le site explique que Paul-Éric Blanrue a été, à la fin des années 1980, « directeur de publication du Bulletin Légitimiste, feuille d’information royaliste de la région Lorraine dont le rédacteur en chef adjoint était Thierry Gourlot (cadre du Front National, aujourd’hui responsable du Groupe FN au Conseil Régional de Lorraine […]) ». Qu’il a fait « un passage au FN en Moselle ». Qu’il avait plus ou moins disparu des cercles militants d’extrême-droite au cours des années 1990. Et - enfin - qu’il a récemment refait surface dans l’entourage de Dieudonné et du négationniste Faurisson : « On le retrouve donc au côté de Robert Faurisson lorsque celui-ci fête ses 80 ans chez Dieudonné, certains prétendant même qu’il serait l’initiateur de la petite sauterie, étant un membre actif de la liste de diffusion Résistance Révisionniste [RR]. Le retrouver au procès des deux compères le 22 septembre [2] est donc plus que naturel (…). » À l’appui de cette proximité entre l’auteur d’Israël, Sarkozy et les Juifs et le duo Faurisson-Dieudonné, le site publie plusieurs photos. Dont celle-ci :

De gauche à droite, Robert Faurisson, une certaine Michèle Renouf, Paul-Éric Blanrue et Dieudonné.

Ce positionnement idéologique de Paul-Éric Blanrue apparaît un peu plus clairement sur son blog, l’auteur s’y livrant davantage. Ainsi de cette très brève note, postée le 30 novembre dernier et réagissant à la votation suisse sur l’interdiction des minarets : « Et si, au lieu de critiquer les Suisses, on instaurait le même système de votation en France, afin de poser au peuple français (immigrés inclus) la question suivante : "Voulez-vous que les sionistes continuent de diriger la France, oui ou non ?" On découvrirait peut-être alors de nouvelles vertus à la démocratie directe. » Ou cette simple phrase, pour le 19 : On connaissait la "Françafrique" ; il y a désormais la "Fransioniste". Ou encore cette vidéo, postée le 25 octobre, d’un violent discours du président iranien, Ahmadinejad.
Mais ce sont aussi les relais dont bénéficie Paul-Éric Blanrue sur le net qui démontrent combien son livre sert une certaine idéologie. Si Sarkozy, Israël et les Juifs n’est pas distribué en France, il a par contre fait l’objet d’une ardente promotion sur bon nombre de sites d’extrême-droite ou apparentés. Interviews de Blanrue réalisées par Thierry Mesyssan du Réseau Voltaire, par le site d’extrême-droite Alter Info ou par le très antisémite La Banlieue s’exprime comme recension-reprises du livre dans toute la blogosphère d’extrême-droite : l’auteur est partout, sur le site du mouvement Égalité et Réconciliation d’Alain Soral comme sur celui de la Liste antisioniste.

Note, pourtant, que Paul-Éric Blanrue se défend d’appartenir à l’extrême-droite et récuse tout proximité avec Faurisson. En un billet sur la question, il prétend que sa présence aux côtés du négationniste est motivée par l’écriture d’un livre sur le personnage, qu’il promet pour 2011. Quelle coïncidence… Un argument pas plus convaincant que ne l’est le soutien apporté par Jean Bricmont à Paul-Éric Blanrue, en un texte publié sur Le Grand Soir, Antifascistes encore un effort… si vous voulez l’être vraiment.

Un avocat

Je crois d’autant moins à cette "innocence" revendiquée de Paul-Éric Blanrue qu’il s’est trouvé, pour représenter ses intérêts, un jeune avocat qui n’est pas tout à fait un inconnu : John Bastardi Daumont. Un homme efficace. Enfin… surtout dans sa façon de brouiller les pistes.

L’avocat ne se résume pas à la très policée fiche de présentation qu’il propose sur son blog, façon gendre parfait : « Titulaire d’un DEA de sciences criminelles et d’un DESS police, j’exerce au Parquet de Nice en qualité d’assistant de justice pendant deux ans avant de rejoindre l’avocature. Actuellement Secrétaire de la Conférence du Barreau de Nice, je fus représentant des jeunes avocats au Conseil de l’Ordre, et ancien Vice Président de l’Union des Jeunes Avocats. »
John Bastardi Daumont s’est distingué le 3 juillet dernier, lors de la manifestation de soutien à la librairie Résistances, attaquée quelques jours avant par des nervis de la Ligue de défense juive (LDJ). Au milieu des drapeaux du NPA, des Verts et du Parti de gauche - une partie de la gauche parisienne s’était mobilisée pour protester contre l’attaque - et prenant prétexte d’une pétition en préparation, l’avocat de Paul-Éric Blanrue avait pris la parole: lien vidéo

http://www.dailymotion.com/video/x9u73p_rassemblement-devant-la-librairie-r_news

Il en avait aussi profité pour se faire prendre en photo avec l’ouvrage de Blanrue, les manifestants en arrière-fond. Un évident clin d’oeil au fait que la librairie Résistances était alors, à l’en croire, la « seule en France à avoir osé importer ce livre disponible en Belgique depuis juin, et le mettre en vitrine ».

Anodin ? Non. Et d’autant moins que l’avocat de Paul-Éric Blanrue a annoncé, quelques jours après cette manifestation, qu’il comptait représenter le négationniste Robert Faurisson lors de son procès de septembre. De quoi laisser aux militants présents à cette manifestation de soutien l’amer sentiment de s’être fait un brin manipuler.

John Bastardi Daumont avec son client, Robert Faurisson.

Il n’y a pas qu’aux manifestations de gauche que l’avocat du négationniste Faurisson se tape l’incruste : sur AgoraVox aussi. Ce n’est pas si étonnant tant le site emblématique de ce qui se voulait le journalisme citoyen est devenu un repaire pour quelques complotistes, fans de Dieudonné et autre tendancieux idéologues, à qui il laisse régulièrement tribune ouverte. Avec John Bastardi Daumont, qui y a publié des articles sur ses deux plus médiatiques clients, un pas supplémentaire a été franchi.
Le 28 octobre, l’avocat de Faurisson met ainsi en ligne un billet titré Affaire du Zénith : La LICRA déboutée face à Robert Faurisson, en lequel il revient sur la relaxe obtenue pour son client. Pour s’en féliciter : « Ce fut un honneur de défenseur que d’avoir à représenter celui qui se surnomme souvent lui même, "le condamné d’avance". En ce 27 octobre 2009, c’est un contentement de le voir innocenté par la XVIIe chambre correctionnelle des poursuites engagées injustement par la LICRA. » Un « honneur » de défendre Faurisson ? La conclusion a plu aux lecteurs d’AgoraVox : 46 d’entre eux, sur les 51 qui ont voté pour juger l’article [3], le considèrent « intéressant »…
Le 29 octobre, bis repetitae : John Bastardi Daumont publie "L’objet du scandale" : ce soir, Guillaume Durand briguait le poste d’animateur le plus fade du PAF. Le billet revient sur une émission de télévisée traitant du 11 septembre et s’insurge de l’usage du terme révisionniste à l’encontre de deux des invités, Jean-Marie Bigard ou Mathieu Kassovitz. Un article qui débute ainsi : « Il faudra peut-être rappeler un jour aux intervenants, y compris à Jean Marie Bigard ou Mathieu Kassovitz, que le terme révisionniste est un terme neutre. Il n’est nullement péjoratif. » Des mots qu’il est difficile d’imaginer innocents sous la plume de l’avocat de Faurisson… Qu’importe : 76 lecteurs, sur les 81 qui ont voté pour juger l’article, le rangent dans la même catégorie. « Intéressant »…
Enfin, aujourd’hui, rebelotte : John Bastardi Daumont poste un article nommé Livre censuré, comment nous avons fini par gagner, en fait la reprise d’un article de Paul-Éric Blanrue se félicitant de la mise en vente en France, à compter de ce 2 décembre, de l’ouvrage Sarkozy, Israël et les Juifs. L’auteur y écrit notamment : « (…) Sur le net, les rumeurs et les accusations fantaisistes sur mon compte ne manquèrent pas d’être diffusées sur une grande échelle : on est allé jusqu’à me reprocher de m’être rendu au procès de l’humoriste Dieudonné, contre qui a été requis un an de prison avec sursis dans l’affaire du Zénith. »

Le net est décidément méchant, qui laisse fleurir autant de « rumeurs et accusations fantaisistes ». Heureusement, il reste AgoraVox pour rétablir la juste vérité…

Notes

[1] C’était vrai jusqu’à aujourd’hui : à compter de ce 2 décembre, le livre se trouve dans les librairies françaises.

[2] Procès intenté à Dieudonné pour avoir, lors d’un spectacle, fait remettre à l’historien révisionniste Robert Faurisson le "prix de l’insolence et de l’infréquentabilité" par un individu déguisé en déporté juif.

[3] AgoraVox a mis en place un système de notation de la qualité des articles par ceux des lecteurs qui sont inscrits sur le site.

 

 

à lire aussi:

Antifascistes encore un effort... si vous voulez l’être vraiment.

post:

22/10/2009 à 21:31, par Hans

N’en déplaise au GS... (BC publient ce qu’ils veulent, etc.) Certes. Mais en remplissant une fonction publique, BC, comme le GS, comme tous les sites d’information, s’exposent à des critiques, sinon, autant relire les vieilles Pravda du temps de Brejnev. Allez voir la volée de bois vert que prend Langlois de la part de ses lecteurs (tous les posts sans exception, pour une seule phrase, inexcusable en effet, dans l’affaire Polanski).

Mettons que si j’avais été BC, je ne l’aurais pas publié, ce truc signé Anonyme. Ou alors, je l’aurais fait en émettant des réserves, car il y avait de quoi ! On dirait du père Garasse ! Qui, lui, écrivait sans fautes – surtout d’orthographe et de grammaire. ( Pour les jeunes pas au courant : jésuite français du XVIIe siècle, responsable de la mort de Cyrano de Bergerac. )

Personne ne me fera jamais prendre ça pour un écrit d’anar, ni même d’anars, ni même d’anars sous speed. Ce n’est ni dans leurs moeurs habituelles ni dans leurs possibilités. Rien que pour collecter ces faits, il faut une organisation et des moyens. Des flics ? Plus que probable. Officine du Mossad ? Y’a des chances. On ne prête évidemment qu’aux riches...

Il ne faut pas sous-estimer non plus le fait que la nébuleuse anarchiste, avec ses interdictions d’interdire, se prête merveilleusement à des manoeuvres d’infiltration.

Mon impression, mettons épidermique et je la partage : ce truc a été rédigé dans le seul but de déconsidérer au maximum un certain nombre de gens qui gênent les vrais-maîtres-du-monde-et-de-la-France, à savoir : Bricmont, Collon, le CAPJPO, la librairie Résistances et les associations de soutien non manipulées à la Palestine. (Moi, je vois très bien pourquoi. Pas vous ?) Tout le reste - sans doute plus ou moins exact si le boulot de renseignements a été bien fait - n’est mis là que pour les barbouiller au passage. Travail de pros.

Mais aussi, c’est l’enfance de l’art : vous prenez des gens qu’à peu près personne ne peut accepter, dont on sait l’effet dissuasif qu’ils auront sur le lecteur lambda. Vous les présentez comme culs et chemises avec ceux dont on n’a pas peur parce qu’on sait qu’on a efficacement réussi à les diaboliser ( tombés qu’ils sont depuis longtemps dans tous les pièges qu’on leur a tendus), et vous amalgamez le tout plus ou moins habilement (plutôt moins d’ailleurs) avec ceux que vous voulez atteindre, car ceux-là, oui, vous dérangent. C’est plutôt flatteur, je trouve, pour les intéressés.

J’ai dit « tombés dans les pièges qu’on leur a tendus », oui. Par exemple Dieudonné : si les Sionistes avaient voulu se débarrasser de lui définitivement, terminer d’un seul coup sa carrière artistique et sa carrière politique, ils lui auraient envoyé Soral dans les pattes. Qui sait, peut-être l’ont-ils fait. Peut-être l’OPA vient-elle de Soral seul. Le résultat, pour Dieudonné, sera le même. Enfin, à force de rejeter les dénonciateurs des crimes du sionisme (dits « révisionnistes », voire « négationnistes », à quoi bon lésiner) dans le même sac que les racistes fachos, c’est sûr qu’on allait réussir à les faire s’y rencontrer. Avec un peu de culture politique – et des principes – les révisionnistes et les antisionos seraient restés sur leur quant à soi. Isolés pour isolés... Aucun, ni eux, ni Dieudonné (ni les braves bobos qui l’ont bassiné naguère tout au long de deux vidéos en lui répétant jusqu’à plus soif que Le Pen c’est mal) n’ont sans doute jamais, pour leur malheur, entendu (et surtout compris) cette phrase : « Je ne suis d’aucune faction, je les combattrai toutes ». Dommage pour eux. De là à prendre au sérieux le lavage de synapses de la faction qui s’avance masquée... non merci.

Moralité : les flics ne sont jamais aussi subtils qu’ils le croient. L’ennui, c’est qu’il se trouve toujours des naïfs comme (k)GB pour avaler l’hameçon et la ligne avec. Ça plaide en faveur de leur fraîcheur d’âme, c’est toujours ça.

Donc, que BC n’ait pas reniflé la poulaille et se soit laissé introduire cette fusée à tête chercheuse dans le fondement à l’insu de son plein gré, admettons. Quoique je me demande ce qu’ils auraient fait s’ils avaient eu affaire au Pen par exemple ? L’auraient laissé passer au nom de la non-censure républicaine ?

Ce que je lui reproche, moi, à BC, c’est son post de ci-dessus. Il ne vous met pas mal à l’aise, vous ? « ...si c’était si gênant, la moindre des choses eût été que M. Bricmont nous écrive et nous alerte – on peut comprendre bien des choses – à partir du moment... » . Ils sont bien bons. Que ne commençaient-ils par l’avertir, eux, et lui « expliquer les choses », avant de le laisser débiner par allusions fielleuses, dans leur propre salon, avec leur accord au moins apparent ? Admettons encore qu’ils aient découvert le machin le lendemain matin en arrivant au bureau, que n’y mettaient-ils aussitôt un mot « d’explication » et de prise de distance ? Pourquoi ont-ils attendu qu’un des calomniés se soit manifesté ailleurs que chez eux (tiens, tu m’étonnes !) ?

Je vous laisse vous débrouiller avec le paragraphe : « Elle prête ainsi la main... etc. ». Si vous y comprenez quelque chose, svp. expliquez-moi. Expliquez-nous. Car n’étant pas « initiés », nous n’y entravons que dalle. Moi en tout cas. Quand on a des choses à dire et qu’on dispose de tout un site d’information à soi, on les dit. Clairement. Ou alors on se tait.

« Évidemment personne ici ne dit que M. Bricmont est d’extrême-droite... (ça, c’est gentil de leur part) ... Et nous apprécions certains de ses écrits, par ailleurs. Il semble que nous ayons une ou deux causes communes. »...

Non, Bella. NON et NON. Ces gens n’ont pas besoin que vous leur délivriez un satisfecit du bout des dents sur « certains de leurs écrits » et « une ou deux causes communes » pour mieux les diffamer sans vous mouiller, par votre silence, en laissant entendre que sur tout le reste.... Vous maîtrisez assez bien la technique du courageux anonyme collectif qui vous a squattée pendant que vous dormiez. Mais votre crédibilité en prend un sacré coup, ma vieille.

Voilà, cher G.S. ce qui me déplaît dans ce post. Des manières de faux-culs, qui n’ont pas le courage de leurs opinions, mais qui ne sont pas mécontents qu’elles soient exprimées par d’autres, même si ces « autres » ne sont pas à toucher avec des pincettes.

Comme dit Fontenelle : « l’Anarchie vaincra, mais pas tout de suite ».

 

 

29/10/2009 à 15:34, par Roberto Ferrario

@ Jean-Michel Hureau

1 - c’est pas "Tom" que a écrit notre "déclaration" mais tous les membres de notre collectif... inutile de "personnaliser"...

2 - tu veux faire la "police" ??? bien sur que on connait l’IP de qui a publie l’article de Reflexes (tu en se quelque chose non ?...) mais on connait pas qui est derrière... par contre on connait très bien qui est "derrière" cette association, une "mouvance" que se déclare anarco-autonome et "sioniste de gauche", la même que a "détruit" le "projet" des diffèrent indymedia en France, avec des liens a l’autre "mouvance" : "Multitudes" et "Samizdat" que fait référence aux idées de Tony Negri et Yann Moulier-Boutang... a lire ici

Dans le courant alter-mondialiste, Toni Negri fait partie de la tendance qui a appuyé le "oui" au projet de Traité Consitutionnel Européen, susceptible à ses yeux de "faire disparaître cette merde d’État-nation"... le délire a lire ici

On a trouve, plus que normal, même si c’est pas nous qui l’avons publie, que Jean BRICMONT ait comme une sorte de "droit de réponse" aux "insinuations" de "Reflexes" et donc on a laisse bien volontiers son article..

3 - A propos de Danielle Bleitrach et de "l’assimilation" de "Jean Bricmont et Viktor Dedaj à des fachos" tu n’as qu’à lire sur son blog, et lire ce qu’elle même a écrit... et donc te faire une idée précise avant de cracher... a lire ici

Une petite "remarque" ct "personnage" la D.B. a fait un grand mal dans le passé aux "relations" entre nous même et tu en fait partie, a essaie avec un certain succès de casser les contacts fraternels qu’on a pu avoir entre nous tous, compris avec pas mal des camarades que écrivent et gèrent le site du Grand Soir, je ne veux pas faire la liste mais il se reconnaitront, on en a parle entre quatre jeux à la dernière "fête de l’Huma"...

4 - ta derniere remarque est "immonde" traiter, toi aussi, de fascistes des camarades comme a fait la D.B. ca ne t’honore pas...

Un salut particulier a Viktor, Maxime et Salim et a les autres du site du Grand Soir...

Roberto Ferrario
pour le
Collectif Bellaciao




alain girard 23 octobre 2009 à 1:44

“mais il faut comprendre qu’un avocat n’approuve pas nécessairement son client (contrairement à un site qui publie un texte” Bricmont
donc Viktor approuve tout ce qu’il publie ici, c’est pas une info mais un scoop.
Maboule il est avec des articles parfois complétement contradictoires avec les précédents.
Me voici inquiet, donc le coup du Richaud défendant le niqueur de niakoues de Mitterrand( ah si ils avaient de petits français croyez-moi…) était une collusion Richaud Dedaj ?
Le coup de Bricmont volant au secours des fachos dont il défend bec et ongles la liberté d’expression, sans doute au nom d’Allende, de Dachau, de 30 millions de soviétiques dégommés et un naze pour se féliciter d’une extrême droite devenue assoiffée de justice…
Oui toutes libertés de niquer les petits thailandais, de jouir sans entrave, si possible ailleurs, d’appeler au meurtre, à raser le mur des lamentations origine de tous les maux.
A la libération de Paris, certains diront à son occupation par les juges bolcheviques du PCF, un quota d’intellectuels, et des plus prestigieux, s’arrogeât le droit d’exiger clémence pour un écrivain dont la plume durant las années noires appelait au crime; Ce charmant bambin ne faisait qu’exprimer son opinion, pas en toute démocratie, les démocrates eux partaient en fumée comme juifs et tziganes.
Un artiste, un intellectuel a ce droit extraordinaire, celui d’échapper à toute justice humaine et pour peu que l’opinion ne suive pas ou plus, c’est la levée de boucliers, nous sommes au dessus de la mêlée nous, nous pensons et surtout nous avons culture, connaissance et connaissances…
Je suis certain qu’au nom de la liberté et du droit à l’expression nous aurons ici sur Grand Soir les meilleures feuilles de mein Kampf ;, merde Viktor va pas censurer quand même, hein Grand Soir, le regard fixé sur la ligne bleue de l’audimat.
Parce qu’à y regarder de plus près les articles polémiques c’est de l’audience et ma fois avec ce con de M. Jackson qui raffle les parts de marché, faut assurer le quotidien.
Au nom de la liberté d’expression quelques ratons périront noyés dans la Seine, liberté du Préfet, Jara les dois coupés et flingué comme un rat; liberté d’expression, Guernica liberté d’expression, Che Guevara abattu comme un chien liberté d’expression, des millions de juifs et tziganes en Nuit et Brouillard liberté d’expression,
oui c’est bien connu on choisit toujours un avocat qui ne partage pas vos opinions c’est une défense imparable…
Un autre post nous parle de J Ferrat, povre de lui, lui qui nous chante que certains mettraient bien à la même table SS et déportés, au nom de la liberté d’expression ou de l’audimat.
Je comprends que certains frémissent à l’idée qu’un facho se prennent une prune, au Honduras les non fachos s’en prennent aussi mais d’une autre nature, ils comprennent rien à la liberté d’expression.
Soyez complaisants, perdez vos repères de classe pour soulager vos haines et rancoeurs, laissez toute liberté aux ennemis de la liberté, quand celle-ci sera à défendre je suis bien curieux de savoir de quel côté se rangera Grand Soir et sa courbe d’audimat.
Et un dernier mot
Danielle Bleitrach, tu as écrit sur ces gens là, tu m’as montré des mails reçus qui mériteraient la taule, comme certains je ne t’ai pas suivie, tu disais que ces gens baignaient dans le pire, je m’excuse Danielle, ton mauvais caractère m’a fait pencher du côté du pire mais tu avais raison, la Peste Brune est entrée dans Grand Soir.

http://socio13.wordpress.com/2009/10/23/la-veritable-metamorphose-la-femme-qui-retrecit/#more-18149



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Rappel ! Soutenez Olivier Bonnet - Rendez-vous vendredi 13 h 30 au tribunal correctionnel de Paris

Procès pour "injures publiques" : J - 1

Rendez-vous vendredi 13 h 30 au tribunal correctionnel de Paris

mercredi 2 décembre 2009, par Olivier Bonnet


chut!Comme le savent les plumonautes assidus, le magistrat Marc Bourragué m’accuse d’injure publique et le procès se déroulera vendredi 4 décembre à 13 h 30, 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Après avoir reçu l’ "entier soutien" du député Jean-Louis Bianco - sa lettre est reproduite dans l’article en lien ci-dessus, qui contient aussi une pétition en ma faveur ayant recueilli 1008 signatures - et de diverses autres personnalités médiatiques, l’heure du tribunal a sonné. Venez assister à l’audience.

Le "slapping" judiciaire aura-t-il raison des blogueurs à la langue trop bien pendue ? Au-delà de mon cas personnel, tel est l’enjeu de ce procès. J’encours une amende de 12 000 euros, sans compter d’éventuels dommages et intérêts. Frapper au portefeuille ceux qui n’ont pas derrière eux le soutien d’un grand média peut s’avérer une stratégie extrêmement dissuasive à l’encontre de tous les blogueurs. C’est en cela que je maintiens qu’il s’agit bel et bien d’une attaque contre la liberté d’expression. Soutenez plumedepresse !

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Des nouvelles depuis notre chez nous carcéral

Deux ans et demi maintenant que le 31 Mars 2007, nous incendiions la permanence électorale du Parti Socialiste à Avignon. Quasi immédiatement arrêtés, nous étions dans la foulée incarcérés, pendant près de trois mois en détention provisoire, au centre pénitentiaire d’Avignon-Le Pontet. De notre libération fin juin 2007, à notre procès, le 26 novembre 2008, nous étions placés sous contrôle judiciaire, avec obligation de travailler et de pointer toutes les semaines. Lors de notre procès nous écopions de trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme, avec une mise à l’épreuve pendant trois ans. Mise à l’épreuve impliquant principalement une obligation de travail, et un suivi nous forçant à rendre des comptes aux services sociaux de la justice (SPIP, service pénitentiaire d’insertion de probation) sur toutes nos activités et déplacements.

Deux ans et demi et certainement encore tout autant devant nous, avant de remettre les compteurs de notre redevabilité à zéro, d’en finir avec une compression de nos vies aux tonalités parfois sourdes et d’autres fois assourdissantes. Depuis les 20 et 29 octobre, c’est dans une phase assourdissante qu’elle est entrée. Nos lieux de vie sont devenus nos cellules. Des cellules où les murs ne sont pas de béton, mais d’ondes magnétiques, où les barreaux sont invisibles, impalpables, mais bien présents. Où le rôle du maton nous est imparti. À nous de nous escorter dans notre cellule aux heures fixées, de veiller à ne pas enfreindre le règlement. À nos proches, également de partager les conséquences de cette situation, d’en subir les contraintes, de nous rappeler l’heure lorsque des fois / souvent, on a tendance à l’oublier. Une sorte d’autogestion de notre enfermement. Nous venons donc d’écoper d’un Placement sous Surveillance électronique (PSE). Un bracelet électronique comme aménagement de notre peine de prison ferme. Une laisse virtuelle attachée à notre cheville, pour parler en termes clairs.

« Il faut bien savoir que c’est pour vous éviter la prison que nous faisons tout ça. » Remarque lancée en guise de mise en garde par le maton venu installer le bracelet.

Effectivement, le bracelet électronique devrait nous permettre de ne pas remettre les pieds en taule, son isolement et sa désocialisation radicale. De plus nous ne sommes pas seuls, nous sommes entourés, épaulés. Nous sommes chez nous tous les soirs, près de nos amis, de nos proches. Si infime soit-elle, nous gardons également une certaine emprise sur nos vies, par le biais de petites marges sur nos horaires de sorties, par le fait d’avoir tout de même suffisamment d’espace à nos domiciles pour ne pas trop étouffer. En étant « dehors », hors des murs bien réels et physiques d’une taule, il nous semblait aussi bien plus simple de pouvoir continuer à prendre part aux luttes, de conserver une part ne serait-ce que minime de notre capacité d’agir, de nuire. Nous avons été placé devant un choix. Notre peine (pas plus d’un an) nous permettait d’obtenir un PSE plutôt qu’une incarcération. Et pour toutes les raisons citées ci-dessus, c’est ce que nous avons choisi. Peu d’autres possibilités s’offraient à nous si nous avions refusé le PSE. Nous n’en voyions que deux, l’incarcération ou la cavale. Cette dernière nous l’avons écartée, les conséquences nous paraissaient bien trop lourdes en comparaison de la peine à purger.

Nous avons fait le choix du PSE, mais en aucun cas nous n’en faisons une évidence. Beaucoup trop de paramètres entrent en compte dans une telle décision. Pour des personnes isolées, atomisées, sans le moindre soutien, et cloitrées dans des clapiers à peine plus grands que les 9 m2 cellulaires, cette décision paraît peut être beaucoup moins évidente. Mais plus largement, quel est ce choix ? Est-ce réellement un choix ? S’il paraît difficile de nier que le PSE permet, dans certains cas, des conditions un peu plus supportables que durant une incarcération, il n’empêche que ces deux mesures restent, de manière certes différente, des formes d’enferment, d’isolement et de contrôle, et conservent les mêmes objectifs pour la justice et l’Etat. A travers elles, ils exercent leur besoin vindicatif, affirment leur autorité, soumettent les récalcitrants par des mesures punitives, poussent vers une réinsertion sociale en plaçant l’accès au salariat comme condition de libération. Mais ils restreignent également des pratiques de lutte et de survie aux strictes cadres de la légalité (et de la démocratie). Par la peur ils tentent de dissuader de toutes intentions offensives.

Pour vous éviter la prison... nous vous proposons : la prison. En remplaçant un enferment par un enferment, un isolement par un isolement, une désocialisation par une désocialisation, une perte d’autonomie par une perte d’autonomie, on voudrait nous voir nous réjouir et, de surcroît, ostensiblement. On voudrait non seulement nous faire accepter, mais aussi apprécier, l’inacceptable en l’opposant à des situations toujours pires[1].

Dans la même logique, oui, le placement sous surveillance électronique permet plus de marges de man½uvre qu’une incarcération. Mais bien hypocrites sont ceux qui maintiennent que c’est réellement un choix et le placent au rang de progrès social. On ne choisit pas entre l’incarcération et l’enfermement à domicile, on se débat seulement face aux exactions du pouvoir. Et dans ce contorsionnement tout le monde ne réagit pas de la même manière. Chacun, en fonction d’une multitude d’éléments et de ses capacités à faire face, s’engage dans la voie qui le fera le moins souffrir et/ou lui offrira le plus de marges de man½uvre. En acceptant le bracelet nous n’acceptions pas le discours qui fait de lui une avancée, l’humanisation d’un système qui n’a pour but que d’écraser et d’asservir des vies.

Deux ans et demi donc que la machine judiciaire s’attèle quotidiennement à comprimer nos vies, en mettant tout en ½uvre pour nous maintenir à sa disposition, sous son joug. Toujours dans l’attente d’une nouvelle décision, d’une nouvelle mesure, qui constituent l’interminable processus punitif de la machine judiciaire. Comprimer nos vies, également en nous imposant de nous soumettre, sans aucune alternative, à l’exploitation salariale. Peu importent les conditions de cette exploitation, sa rudesse physique, psychologique, économique, morale…, la justice ne s’embarrasse évidemment pas de telles considérations. Il n’y a de toutes manières rien à attendre de sa part.

Même si le fait d’être sous le joug de la justice n’accentue pas, en soi, la violence de notre exploitation salariale[2], et si ces conditions sont les mêmes que celles de n’importe quel exploité (sans traitement spécifique), cette situation réduit néanmoins drastiquement les infimes marges de man½uvres encore en notre possession (débrouille, rapine, black, entraide…). Le fait d’avoir en permanence, comme épée de Damoclès, la réincarcération au moindre faux pas, développe et/ou accentue la peur de perdre son taff. Et cette peur là est véritablement fatale pour tout exploité. Elle nous rend corvéable à merci. Nous ôte la capacité à être ne serait ce que défensif face aux exactions de nos patrons. Nous pousse à accepter le moindre taff de merde. Avoir un taff pour avoir un taff. Aller bosser non plus en raison d’une précarité économique, pour sa survie, mais seulement sous la contrainte à l’état pur. Une tentative de mise au pas de ceux qui s’aventurent hors des sentiers battus, ou bien une tentative de réinsertion sociale qui, si elle échoue sur le long terme, aura permis à minima une exploitation le temps de la peine.

Il nous reste en théorie un peu plus de neuf mois fermes à purger. Remises de peines et conditionnelle cumulées pourraient faire tomber cette durée à quatre mois. Quelques mois qui risquent d’être longs, mais nous savons déjà que nous ne seront pas seuls à les affronter. Nous ne manquons pas de soutien moral, ni de coups de pouce du quotidien. Tout ceci nous réchauffe le c½ur et nous renforce à la fois. Nous rappelle que nous ne sommes pas seuls face à cette justice de classe. Et que face à elle, seules la solidarité et la rage comptent.

La solidarité est bien une arme et, à travers elle aussi, la lutte continue.

Pleins de bisous depuis notre chez nous carcéral. Nous ne sommes pas loin, nous vous rejoindrons vite.

Guerre à ce monde.

Damien et Greg

Avignon, décembre 2009.

[1] Certains n’oseraient ils pas dire à des longues peines « Mais de quoi vous plaignez-vous, il y a trente ans c’est la peine de mort que vous auriez encourue, aujourd’hui il n’est même plus question de vous ôter la vie ». Effectivement, l’état français a bien aboli la peine de mort, mais la prison n’en reste pas moins une peine de mort lente, un maintien à l’état végétatif, une survie imposée dans l’attente de la mort. Combien de condamnés à de longues peines ou, tout bonnement, combien de taulards, ne se sont-ils pas posé la question du suicide ? Et combien passent à l’acte ?

[2] Quoi que certains charognards de patrons, voire la plupart, lorsqu’ils sont au courant des antécédents judiciaires de leurs salariés, n’hésitent pas à les harceler, les humilier, les pousser à bout, pour s’en débarrasser ou bien pour mettre à profit la situation pour tirer toujours plus de profits.D’où l’importance de ne pas faire de sa franchise et sa sincérité une règle, notamment face à ces vermines.

http://toulouse.indymedia.org/spip.php?page=article&id_article=42766

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Qui êtes-vous, Polly Maggoo?

 

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02/12/2009

Adieu Non Fides

Adieu Non Fides

samedi 28 novembre 2009

Après deux ans d’existence et quatre numéros, le journal Non Fides a décidé d’en finir.


Né de la volonté de plusieurs individus de faire quelque chose qui leur ressemble, ce journal se voulait une sorte de proposition à créer, écrire, débattre et réfléchir. Il nous apparaissait à l’époque qu’un certain manque se faisait ressentir dans les domaines de l’analyse critique et de l’écrit, un manque loin d’être comblé, à quelques exceptions prés, par les multiples journaux ne s’éloignant pas des habituels chemins militants et alternatifs.

En ces temps où tout laisse croire que la lecture, l’analyse ou la théorie sont devenus des efforts insurmontables, un privilège d’académiciens et d’intellectuels, et où au final on sait de moins en moins lire, y compris dans les milieux radicaux ; à cette époque où l’on doit choisir entre deux spécialisations : l’activisme ou l’intellectualisme ; à cette époque où tout semble converger vers la dégradation qualitative de la pensée révolutionnaire, vers l’appauvrissement des rapports humains, nous voulions, avec Non Fides, contribuer à notre mesure, à opérer une jonction entre l’activité et la réflexion, l’action et l’analyse. Les personnes qui se sont impliquées dans ce journal au cours de ces deux années, se sont rencontrées dans différentes luttes et ont voulu, ensemble, aller plus loin et partager un peu plus que de simples rassemblements, mouvements, activités, activismes.

Au fil de notre évolution, il serait malhonnête de dire que nous ne nous sommes jamais senti dépassés par l’accueil que nous avons reçu ici et là. Un accueil souvent respectueux dans sa réciprocité, mais un accueil la plupart du temps fait d’enthousiasme acritique, ou à l’inverse d’une stigmatisation permettant d’éviter tout réel conflit d’idées. L’un comme l’autre nous ont encouragés à vouloir en faire toujours plus, et c’est cette course effrénée qui a amené ce sentiment d’aliénation que nous ressentons aujourd’hui, de Non Fides par rapport à ceux qui l’animaient. Comme si Non Fides n’était plus qu’une représentation permanente de lui-même.

Nous tenons à rappeler plusieurs choses. Tout d’abord, nous n’avons jamais voulu, ni prétendu représenter quoi que ce soit, ni une organisation, ni une tendance au sein d’un mouvement plus large, ni un courant, ni une fraction quelconque d’un hypothétique mouvement social, et ce malgré les jugements à l’emporte pièce qui nous ont été adressés : tantôt nous étions les « totos », tantôt les « intellos », tantot les « rupturo-rupturistes » tantôt les « insurrectionalistes », tantôt des « assoiffés de violence ». Si nous avons certainement fait l’erreur plusieurs fois d’employer ou de reprendre à notre compte des « ismes » superflus, parfois pour les critiquer (mais sans que personne ne s’en aperçoive), parfois pour les pousser plus loin, il semble que ces erreurs, nous les avons payées cher jusqu’au bout de l’aventure.

Si nous parlons d’aventure, c’est bien cependant, que nous ne regrettons rien, pas même nos erreurs qui ont contribué à notre évolution et dont nous ne ressentons pas le besoin de nous cacher, ou de les nier. Le journal, et le site qui lui est attaché, ont été le reflet de l’évolution qui a traversé chacun de nous ; une évolution qui n’est jamais facile, certes, mais nécessaire, et qui est toujours restée attachée à son autonomie vis-à-vis des idéologues et des logiques de milieu, parfois avec tant de conviction que nos choix n’ont pas toujours reflété notre objectivité.

La publication Non Fides n’a jamais rassemblé que quelques individus motivés, et comme nous l’avons régulièrement répété, n’a jamais affiché la volonté de s’agrandir, ni fait quoi que ce soit dans ce sens. Au contraire nous avons répété à qui voulait bien l’entendre que nous préférions la multiplication des initiatives à l’unité derrière une grande et même chapelle. Toujours pousser vers la qualité, quitte à ce que la quantité en pâtisse ou ne soit pas au rendez-vous. C’est aussi pour cela que la volonté majeure derrière les publications, a toujours été de lutter contre la confusion, le frontisme et la fausse unité. Ce type de position ne nous a semblé que très rarement comprit, et cela fait partie des raisons qui nous poussent à arrêter.

Le journal est devenu de plus en plus important au fil du temps, de plus en plus présent. Cela, ajouté à l’appauvrissement général dont nous parlions précédemment, nous a amené à un résultat que nous ne souhaitions pas mais que nous avons malheureusement contribué à renforcer, à savoir une impression d’hyper-visibilité et d’omniprésence, souvent virtuelle. Nous admettons sans gène notre part de responsabilité. Cet enthousiasme nous a entre autre amenés à nous doter d’un certain nombre d’outils pratiques (site, brochures, infokiosque…) qui ont contribué à renforcer l’image d’une organisation large et formelle, et ce malgré nos vains efforts pour infirmer ces critiques. Face à la confusion ambiante (dont certains d’entre nous étaient issus), et contre laquelle nous voulions nous inscrire, nous avons eu tendance à forger un discours anti-organisations, avec la volonté de déconstruire chaque pan de ce qui nous déplaisait dans leurs divers discours nauséeux. Dans cette bataille, nous sommes sans doute tombés dans un piège malsain, celui de reproduire des réflexes d’organisation, même informelle, et par là, de nous constituer en tant que « pôle » distinct et facilement étiquettable au milieu de tout ce qui se dit « subversif ». Ceci ajouté à un réflexe de mettre des signatures et des logos là où il n’y en avait nul besoin, et la coupe était pleine. Reste qu’à la fin, et après de nombreuses discussions, nous avons identifié Non Fides comme ce logo que l’on pouvait apposer derrière chacune de nos productions, tel un réflexe conditionné propre aux organisations formelles pour lesquelles nous étions pourtant loin d’éprouver une quelconque sympathie. Cette erreur a été facilitée, à nos yeux, par la place démesurée qu’occupe internet aujourd’hui, et qui fait que les « discussions » entre révolutionnaires ont de plus en plus lieu ailleurs que dans la vie, avec l’appauvrissement qui en découle fatalement, mais aussi toute la cohorte de bassesses, d’insultes faciles et sans conséquences que cela permet, de toute part.

Malgré tout, nous avons toujours tenu à produire un journal papier, avant toute chose, et en priorité. De ce point de vue, nous sommes assez satisfaits du résultat, et contents qu’un journal comme Non Fides ait pu exister, ne serait-ce que le temps de quatre numéros.
Lorsque nous avons publié un « avis aux lecteurs », relatif à la question financière et à nos publications, cela s’inscrivait également dans cette volonté de maintenir l’existence de la presse écrite anarchiste, et quand nous disons cela, nous ne parlons évidemment pas d’une diffusion suivant les schémas et les outils de la presse classique, avec ses codes-barre, antivols, ISBN, et autres kiosques fourre-tout. Nous avions évidemment en tête la volonté de briser une tendance à la consommation de journaux anti-autoritaires, qui n’apporte rien d’enrichissant, d’un côté comme de l’autre. Cet avis traduisait une certaine lassitude, malgré la masse de compliments oraux que nous avons pu recevoir, mais qui n’allaient pas plus loin. Voici ce que nous disions à l’époque : « Le constat, avec l’émergence d’internet et la perte du contact humain qui en découle, que ce genre de publication est de moins en moins soutenue est largement partagé par une majorité de compagnons éditant du papier. Des publications de qualité meurent, réduisent leurs tirages ou se délocalisent sur le net. Pour des anarchistes, ce constat est plus que navrant. Savoir que de nombreuses personnes promettent des chèques qui ne viennent pas et ne pensent jamais aux frais d’envois qui sont les nôtres, que beaucoup, dans une attitude de consommation toute démocratique ne filent jamais un rond à la presse anti-autoritaire que pourtant ils trouvent de l’intérêt à lire, nous informe d’une détérioration claire des rapports. Avoir le même rapport à une publication comme Non Fides, qu’à des publications commerciales montre également à quel point la société de consommation a su envelopper de sa main sale les petites bulles auto-proclamées subversives. » Cette impression est toujours la nôtre aujourd’hui.

Sortir un journal comme celui-là a toujours été une galère financière pour nous, et il nous semblait qu’il allait de soi dans l’esprit de chacun, qu’un journal prêt à l’emploi et disponible ne puisse pas sortir de nulle part et tomber du ciel. Le tirage a toujours coûté cher, ce n’est pas une nouveauté, et en tant qu’anarchistes, nous ne sommes pas disposés à trouver l’argent par n’importe quel moyen, mais selon notre éthique. Ce choix était assumé, pour créer un certain contact humain, éviter la froideur totale d’un PDF balancé sur le net, lu avec les pieds et rangé dans des dossiers virtuels par des archivistes des mondes parallèles. De notre côté, lorsque nous lisons une publication qui nous intéresse sincèrement, nous nous démerdons toujours pour lui filer un coup de main, même modeste, qu’il soit financier ou non, d’ailleurs ; traduire, reprendre des textes, diffuser les publications... autant de petits gestes qui peinent à devenir réciproques, freinant ainsi la diffusion et la création de liens affinitaires et mutuels, et agrandissant l’isolement. Cette réciprocité anti-consommatrice, éliminant de fait les schémas séparatistes auteurs/lecteurs, nous ne l’avons jamais assez ressenti, encore une des raisons de cette mise à plat générale. En résumé, nous tirons des conclusions assez pessimistes, notamment sur le fait qu’il faille être riche et populaire aujourd’hui pour pouvoir proposer un journal de qualité à prix libre et s’y tenir, et pour que sa diffusion dépasse les petits cercles restreints d’aficionados. Il ne s’agit pas là de considérations économiques, et comme nous l’avons souvent répété, être déficitaires ou non, nous nous foutons de cela. La question était ailleurs : être en mesure de continuer à donner une existence papier à nos publications et à pouvoir en retirer encore un peu de sens. Un journal qui ne s’inscrit plus dans une dynamique satisfaisante (émulation, polémiques, discussions, conflits, enthousiasme, solidarité, partage) perd à nos yeux une partie de sa raison d’être.

Tout autre chose : nous avons souvent reçu le qualificatif de « juges » assis dans leur tour d’ivoire, totalement détachés des réalités et délivrant les bons et mauvais points en terme de radicalité, de façon idéologique. Ou alors d’être des « révolutionnaires hors-sol », attendant le Grand Soir en crachant sur toute initiative jugée « molle », « réformiste » et insuffisante. Face à cela, nous répondons simplement que les individus ayant participé à ce journal se sont toujours refusé à reproduire la classique division/séparation entre théorie et pratique, et cela ne changera pas. Non Fides étant un outil anonyme, il n’avait pas à rendre compte des activités de ceux qui le composent. C’est pour cela que lorsqu’on nous envoyait, comme seule réaction à des réflexions, la remarque : « Vous critiquez tout, mais qu’est-ce que vous faites concrètement ? », nous avons toujours refusé de répondre à cela. Tout ce qui a été proposé par le journal Non Fides (journaux, affiches, tracts, brochures) a eu une existence réelle : les journaux en librairies, les brochures sur les tables de presse, les tracts diffusés dans la rue, les affiches collées sur les murs. Les tables de presse, par exemple, ont toujours fait partie de nos activités régulières, et cela non plus ne s’arrêtera pas. Aussi, aux « anarcho-flics » qui nous ont sans cesse emmerdés avec leurs questions sur la concrétude de nos activités, nous n’avons qu’une seule chose à dire : sales flics. Chercher un ou des auteurs, publiquement, derrière chaque texte, chaque affiche, tract ou action, c’est faire un travail de keuf, c’est mériter sa correction.

Un journal disparaît, mais pas les individus qui le faisaient, et ceux-ci comptent fermement continuer ce qu’ils ont fait jusqu’à présent avec l’expérience de leurs erreurs, mais aussi à explorer des voies inconnues, avec au cœur une irrépressible volonté de subvertir ce foutu monde dans lequel nous vivons et contre lequel nous nous battons, et de ne pas laisser en paix tout ce qui contribue à nous maintenir esclaves. Un journal qui meurt pour exploser en une multitude de projets qui ne s’y référenceront pas.

A bientôt, ailleurs.
Vive l’anarchie.

P.-S.

On pourra toujours commander des exemplaires de Non Fides N°4, à l’adresse habituelle. Ce site, lui, plutôt que de se contenter d’être la vitrine d’un journal, continuera son chemin autrement. Il prendra peu à peu la forme d’une base de donnée anarchiste internationale et multilingue qui pourra servir (à celles et ceux qui en ressentent le besoin) d’archive de tracts, affiches, journaux, textes, brochures, analyses, actualité et contre-information. Nous continuerons le travail effectué sur les vieilleries, ainsi que les traductions. Nique la France, guerre sociale.

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